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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 13:58

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 13:49

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 17:14

David, qui venait d'être reconnu roi par toutes les tribus d'Israël, inaugura son règne en prenant Jérusalem qui était encore tenue par les Jébuséens. Il en fit sa capitale et celle d'Israël. Il y fit transporter l'Arche d'Alliance qui était restée à Cariathiarim chez le lévite Abinadab et l'installa sur la montagne de Sion. Il conçut aussi le projet de bâtir à Jérusalem un temple à YaHWeH pour remplacer le Tabernacle qui était, lui, demeuré à Gabaon. Mais le prophète Nathan lui dit de la part de YaHWeH que l'exécution de cette œuvre sainte serait réservée à son fils car il avait trop versé le sang de ses ennemis.

A la fin de sa vie, David, sur l'ordre de YaHWeH, acheta l'aire d'Ornan le Jébuséen sur le mont Moriah pour y offrir un sacrifice. C'était en ce lieu, selon la tradition, qu'Abraham avait amené son fils Isaac pour l'immoler. David y éleva un autel et voyant que cet endroit était agréable à YaHWeH, il décida de le choisir pour y bâtir le Temple.

Il réunit les trésors et les ressources nécessaires à ce projet. Il accumula l'or, l'argent, l'airain et le fer. Il ordonna aux Chefs d'Israël de seconder l'entreprise de tout leur pouvoir. Il remit enfin à son fils Salomon, d'après les indications de YaHWeH, des plans et des dessins de tout ce qui devait être exécuté.

Salomon, dès qu'il fut monté sur le trône, mit en oeuvre les plans de David. Il écrivit à Hiram, roi de Tyr, qui était l'ami et l'allié de son père, pour le prier de lui fournir des cèdres du Liban. Hiram, roi de Tyr, accepta volontiers et lui envoya de plus un homme habile et intelligent, fils d'un bronzier tyrien et d'une veuve de la tribu de Nephtali, qui se nommait Hiram comme lui. Il excellait dans l'art de son père et dans beaucoup d'autres encore. Il était aussi ap¬pelé Abif ce qui, selon certains, signifie "le Maître" et Salomon le choisit pour être après lui et le roi Hiram le chef de tous les travaux du Temple.

Salomon s'occupa aussi de réunir les ouvriers nécessaires pour augmenter le nombre de ceux que son père avait déjà rassemblés.

Il y eut trente mille hommes de corvée dont dix mille étaient envoyés à tour de rôle un mois au Liban sous la direction d'Adonhiram pour couper les cèdres d'Hiram, roi de Tyr. Il y eut aussi soixante-dix mille porteurs qui amenaient à Jérusalem les bois flottés par mer jusqu'à Joppé.

Il y avait enfin quatre-vingt-mille Maçons qui travaillaient sous la conduite de trois mille trois cents Surveillants soit en

tout 183.300 hommes occupés à construire le Temple de YaHWeH.

Hiram Abif partagea les quatre-vingt-mille Maçons en trois classes : les Apprentis, les Compagnons et les Maîtres, qui travaillaient tous sous la direction des 3.300 Surveillants. A chaque classe il fit prêter serment et donna des signes, des poignées de main ou attouchements et des mots afin que chacun ne puisse jamais toucher que le salaire auquel lui donnaient droit ses connaissances et son zèle. Cette organisation eut d'heureux résultats. Elle empêcha toute fraude et fit régner dans les travaux l'ordre et la tranquillité.

Mais trois Compagnons, voyant que les travaux du Temple approchaient de leur fin, et qu'ils n'avaient toujours pas été admis au nombre des Maîtres, poussés par la jalousie et la cupidité, formèrent le dessein d'obtenir par surprise les signes, poignées de main ou attouchements et mots des Maîtres.

Ils avaient remarqué qu'Hiram allait tous les jours à midi pendant le repos des ouvriers visiter les travaux du Temple et adresser à YaHWeH une prière pour leur heureux achèvement. Résolus à user de la violence s'il le fallait, ils se postèrent à l'intérieur, à trois des quatre portes alors en usage pour les ouvriers et qui étaient les seuls accès du Temple.

L'un à la porte du Sud s'arma d'un levier, l'autre à la porte du Nord d'une jauge et le troisième à la porte de l'Est d'un fort maillet.

Hiram, entré dans le Temple par la porte de l'Ouest dirigea ses pas vers la porte du Sud. Notre Maître y trouva un des trois scélérats qui lui dit sa détermination d'obtenir enfin les signes, poignées de main ou attouchements et mots de la Maîtrise et le menaça de le tuer s'il refusait. Hiram répondit : "Malheureux, que fais-tu ? Je ne les ai jamais communiqués ainsi. Je veux bien oublier tes paroles et tu peux être certain que tu obtiendras ces secrets dès que tu les mériteras". Ce misérable, à l'instant, veut lui porter à la tête un coup violent du levier qu'il tient. Mais Hiram fit un mouvement pour parer le coup qui le détourna et il ne fut atteint qu'à l'épaule.

Hiram chercha son salut dans la fuite et tenta de s'échapper par la porte du Nord. Mais il y trouva le deuxième scélérat qui lui fit la même demande. Hiram lui répondit avec autant de fermeté et de mansuétude et tenta à nouveau de fuir. Ce forcené, désespéré, le poursuivit et lui asséna un grand coup de jauge sur la nuque.

Hiram, titubant et perdant son sang, courut vers la porte de l'Est. Le troisième scélérat lui barra le passage et lui demanda pour la der-nière fois les signes, poignées de main ou attouchements et mots de la Maîtrise. "Jamais, lui répondit Hiram, tu ne les obtiendras de moi ain-si. Je préfère la mort". "Eh bien, meurs", dit ce forcené et, d'un grand coup de fort maillet au front, il 1'étendit mort à ses pieds.

Les trois misérables Compagnons se rejoignirent, et comprirent aussitôt toute l'absurdité de leur forfait. Ne pensant plus qu'au châ-timent qui les attendait, ils s'efforcèrent d'en dérober la trace s'il était possible. En prenant grand soin de ne pas être vus, ils empor¬tèrent rapidement le corps d*Hiram par la porte de l'Ouest et le dis¬simulèrent sous un amas de rebuts.

Après s'être cachés tout le reste du jour, à minuit, dans la nuit obscure, ils se retrouvèrent, dégagèrent le corps et le transportèrent jusqu'au sommet d'une colline où ils l'ensevelirent dans une fosse creusée à la hâte. Puis ils prirent la fuite.

Les Maîtres s'aperçurent aussitôt de l'absence d'Hiram. Ils en avertirent le Roi Salomon qui pensa d'abord que son Architecte avait dû se rendre aux carrières ou partir pour un déplacement imprévu. Trois jours, puis cinq se passèrent. Au bout de sept, pris de craintes de plus en plus vives, le Roi Salomon ordonna un dénombrement général des Maçons. On lui rapporta que trois Compagnons étaient manquants.

Redoutant qu'un terrible malheur ne fût survenu, le Roi Salomon fit appeler neuf Maîtres qui avaient toute sa confiance, les constitua en trois Loges et leur ordonna d'aller aussitôt à la recherche d'Hiram, en partant des travaux du Temple.

Une Loge sortit d'abord du Temple par la porte du Nord, mais ses recherches furent vaines. La deuxième partit à son tour par la porte du Sud, mais ses recherches n'aboutirent pas davantage. Ces deux Loges ressortirent ensuite ensemble par les mêmes portes que précédemment, toujours en vain.

Enfin les trois Loges se mirent en route en même temps, quittant le Temple par les portes de l'Est, du Sud et du Nord, afin de conjuguer leurs efforts. Les neuf Maîtres décidèrent de ne pas trop s'éloigner les uns des autres et de rester à portée de voix.

Les recherches se poursuivaient déjà depuis longtemps lorsque, à la nuit tombante, au sommet d'une colline, le chef de la deuxième Loge de Maîtres, accablé de fatigue, prit appui pour s'asseoir à un petit arbuste. Mais son poids l'ayant aussitôt fait céder, il s'aperçut que cet arbuste se trouvait à la limite d'un endroit où la terre avait été fraîchement remuée sur une surface qui correspondait à celle d'une fos-se. Ils creusèrent rapidement et aperçurent un corps. Ne doutant pas que ce ne fût celui de notre Respectable Maître Hiram, ils refermèrent la tombe et, pour retrouver l'endroit, plantèrent au pied une branche d'acacia.

Ils retournèrent porter cette nouvelle au Roi Salomon qui leur ordonna d'aller au plus vite rouvrir cette fosse et, s'il s'agissait bien de celle de notre Respectable Maître Hiram, comme tout le lais¬sait présumer, d'élever son corps et de le lui ramener.

Le lendemain à l'aube, le neuvième jour de la disparition d'Hiram, les neuf Maîtres repartirent vers la colline où ils avaient fait leur triste découverte. Craignant que les trois Compagnons portés manquants n'eussent réussi à obtenir par la violence les secrets de la Maîtrise, ou qu'ils ne se fussent emparés d'un triangle d'or sur lequel la parole était gravée et qu'Hiram portait toujours caché sur lui, ils convinrent que le premier signe qu'ils feraient et la première parole qu'ils pro-nonceraient en exhumant le corps seraient substitués aux anciens dont on ne pouvait plus être sûrs.

Parvenus au sommet de la colline et ayant retrouvé la branche d'acacia, ils recommencèrent à creuser la fosse et dégagèrent le corps, qui avait la main droite sur le coeur au signe pectoral recouverte du tablier relevé, le bras gauche étendu le long du corps, la jambe gau¬che allongée et le genou droit relevé en équerre. Un linge taché de sang lui cachait le visage. L'un des Maîtres le souleva et reconnais¬sant aussitôt Hiram qui portait encore son insigne de Troisième Grand Maître, il se mit instinctivement à l'ordre de Maître mais, ne pouvant y demeurer, porta la main droite, le pouce toujours en équerre, devant les yeux et le front dans un geste d'horreur en détournant la tête sur la droite, afin de ne plus voir cet épouvantable spectacle. Il étendit aussi le bras gauche vers le sol, la main légèrement relevée, le pouce en équerre. Puis, dans un geste naturel, il laissa retomber la main droite sur l'estomac et le bras gauche le long du corps. Un autre Maî¬tre s'exclama : "Mac Bénac '. " dont une forme très proche signifie en hébreu : "L'Architecte a été frappé l" Ce mot, en gaélique, langue des Ecossais, a pour sens: "Le fils béni".

Le chef de la troisième Loge descendit dans la fosse et saisit notre Respectable Maître par la poignée de main ou attouchement d'Ap¬prenti. Mais la chair quitta les os et cette poignée de main glissa.

Le chef de la deuxième Loge fit de même avec la poignée de main ou attouchement de Compagnon, mais la chair quitta encore les os et cette poignée de main glissa pareillement.

Le chef de la troisième Loge descendit alors dans la fosse, prit le poignet droit de notre Respectable Maître Hiram en l'enserrant soli-dement, de chaque côté, de son index et de son annulaire recourbés, l'ongle du médius planté dans la chair et l'ongle du pouce planté lui aussi entre le pouce et l'index. Aidé des deux Maîtres qui n'avaient pas réussi dans leur tentative, il éleva notre Maître par les cinq points du Compagnonnage : pied à pied, genou à genou, main à main, coeur à coeur et main au dos.

Les Maîtres placèrent le corps sur une civière, le couvrirent de manteaux et le ramenèrent au Roi Salomon.

Celui-ci donna toutes les marques de la douleur la plus vive, mais voyant que la peine de ses Maçons était au moins aussi grande que la sienne, il leur accorda la faveur, en attendant les funérailles qu'il ferait à son Architecte, de le veiller dans celle de leurs Loges qui était la plus proche du Temple. Ignorant si les trois scélérats avaient arraché à Hiram ses secrets, et le Triangle d'or n'ayant pas été retrouvé, il confirma le signe que les Maîtres avaient fait et la parole qu'ils avaient prononcée devant le corps, décida qu'ils seraient le signe et la parole de Maître. Les cinq points du Compagnonnage, ayant servi à relever le corps d'Hiram, furent désormais réservés aux Maî¬tres. C'est dans cette posture que se donne la parole de substitution.

Les neuf Maîtres portèrent le corps de notre Respectable Maître Hiram dans leur Loge et lui donnèrent la position exacte qu'il avait lorsqu'ils l'avaient découvert : la main droite sur le coeur au signe pectoral, recouverte du tablier relevé, l'insigne de Troisième Grand Maître au cou, le visage dissimulé sous un linge taché de sang, le bras et la jambe gauches allongés, le genou droit relevé en équerre. Ils placèrent enfin sur le corps la branche d'acacia qu'ils avaient aussi rapportée. Puis ils donnèrent libre cours à leur douleur.

Il était midi, ce même jour, lorsqu'un Compagnon frappa à la porte de la Loge et demanda à recevoir les secrets de la Maîtrise. Cette démarche à ce moment parut surprenante et la première pensée des Maîtres, aveuglés par la douleur, fut qu'un des criminels, poussant l'audace ou l'inconscience à un degré inconcevable, cherchait à recevoir ainsi ce qu'il n'avait pu obtenir par la violence. On se saisit de lui, on lui plaça l'épée sur le coeur et on l'interrogea. On lui montra enfin le corps et son émoi parut sincère. On dut convenir que ce Compagnon était innocent et que, préoccupé de son seul travail, il était resté à l'é¬cart du trouble et de l'agitation générale. Comme ses connaissances étaient satisfaisantes, on décida de lui communiquer sur le champ les nouveaux secrets de la Maîtrise et de l'élever au troisième grade.

Le Roi Salomon fit faire à notre Respectable Maître Hiram de gran-dioses funérailles auxquelles assistèrent tous les Maçons et tous les Surveillants en tablier et en gants de peau blanche afin de témoigner qu'ils n'étaient pas souillés du sang de ce crime.

Il fit déposer les restes de notre Respectable Maître Hiram dans un tombeau de marbre bleu de trois pieds de large, de cinq de profon¬deur et de sept de long, élevé aussi près du Temple que la loi israélite le permettait. Il fit placer sur ce tombeau un triangle de l'or le plus pur sous lequel étaient gravées deux branches d'acacia en sautoir et qui éclairait ce tombeau d'une lumière extraordinaire.

Ayant ainsi rendu à son Architecte des devoirs dignes de ses ta¬lents et de son courage, le Roi Salomon s'occupa de faire rechercher les coupables afin de les châtier comme ils le méritaient.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 13:19

Les questions de la chambre de réflexion :

- Qu'est-ce pour vous que la mort d'autrui?

- Qu'est-ce pour vous que votre propre mort?

- Qu'est-ce pour vous qu'une oeuvre collective?

- Qu'est-ce pour vous que la tradition?

- Qu'est- ce pour vous que l'humilité?

Les trois grands pas de Maître :

Ils se font comme ceux de Compagnon, mais au premier pas (au Midi) et au deuxième (au Septentrion) on n'assemble pas les pieds. On lève au contraire le genou (gauche, puis droit) et on le tient levé en équerre, la cuisse horizontale et la jambe dirigée vers le sol, tant que l'on n'a pas commencé le pas suivant.

La position du serment :

C'est la même qu'aux deux premiers grades.

L'ancienne parole de Maître :

C'est JéHoVaH.

Le grand tapis de Maître :

C'est un double carré de tissu noir sur lequel se trouve dessinée la forme d'un cercueil ou d'un corps grandeur nature, les pieds à l'Est Sur cette forme il y a à l'Ouest une tête de mort, deux os en sautoir,

à l'Est une branche d'acacia  et au centre l'ancienne parole de Maître JéHoVaH, lisible de l'Est. Devant le cercueil, à l'extrémité Ouest, une Equerre trois-quatre les branches tournées vers l'Ouest, à l'Est un Compas ouvert à 90°, les branches tournées de la même façon. Il y a autour du double carré une bordure identique à celle du premier grade dans laquelle sont inscrits les quatre points cardinaux. Entre 1'Equerre et la bordure est laissée une place suffisante pour les pieds du Récipiendaire, et de la même façon une place suffisante sous le Com¬pas. Sur tout le reste du tapis, des larmes. Tous les dessins sont faits en blanc, sauf la branche d'acacia qui peut être verte et le mot JéHoVaH qui peut être écrit en jaune ou en or.

Les grandes lumières de la Loge de Maître :

Ce sont les mêmes qu'au premier grade mais triplées : sur chaque grand chandelier triangulaire sont représentés simultanément le Soleil, la Lune, le Maître de la Loge par une chandelle jaune (au Sud), ivoire (au Nord), rouge (à l'Est).

La disposition des chandeliers (Sud-Ouest, Nord-Est, Sud-Est) n'est pas modifiée. Elle indique un rectangle 3x4 dans lequel est inscrit le double carré du grand tapis. Une pointe de chaque triangle est toujours tournée vers l'Est.

Les modifications, allumages et extinctions, se font toujours dans l'ordre de l'énoncé des trois grandes lumières.

La position du corps d'Hiram :

Il est allongé sur le cercueil du tableau sur le dos, la tête à l'Occident, le bras gauche étendu le long du corps, la main droite sur le cœur au signe pectoral et recouverte par le tablier de Maître relevé. Le pied droit est reculé, posé à plat en sorte que le genou élevé forme une équerre. La branche d'acacia est posée sur la jambe gauche étendue, visible de l'Ouest. Il a sur le visage un linge taché de sang. Il porte l'insigne de Troisième Grand Maître (c'est-à-dire de Deuxième Grand Surveillant).

Le mot de passe:

C'est Gabaon. Il signifie : «lieu élevé". C'est aussi le nom du Maître Maçon.

C'était le nom d'une ville de Palestine où fut déposé le tabernacle et l'autel des holocaustes sous le règne de David. Salomon y offrit de grands sacrifices et y reçut le don de Sagesse pour juger le peuple et discerner le bien et le mal.

La branche d'acacia :

Elle n'est pas déposée par les meurtriers d'Hiram mais par les Maîtres qui ont découvert son corps afin de retrouver l'endroit.

Le signe d'horreur :

Il se nomme ainsi en souvenir de celle dont les neuf Maîtres furent saisis lorsqu'ils aperçurent le corps de notre Respectable Maître Hiram. Il se fait en plaçant la main droite ouverte horizontalement, les quatre doigts serrés, le pouce en équerre posé sur le coeur. On porte la main à la hauteur du front, la paume en dehors, la tête effacée du côté droit, le pied droit légèrement porté en arrière. Le bras gauche est tendu vers le sol, la main légèrement relevée, le pouce en équerre. On repose ensuite la paume de la main droite à plat sur l'estomac, le pouce toujours ouvert en équerre et on laisse retomber le bras gauche. On revient toujours à cette position, et l'on y reste tant que l'on est debout et que l'on ne se remet pas à l'ordre.

L'ordre :

On se met à l'ordre en restant au premier temps du signe. Les pieds sont en équerre comme au deuxième grade.

Les cinq points du compagnonnage :

La parole ne se donne que dans la position des cinq points du compagnonnage, que l'on fait précéder de la marche de Compagnon.

D. Donnez-moi la parole de Maître.

R. L'interrogé fait un pas à droite.

D. L'interrogateur l'imite.

R. L'interrogé fait un pas à gauche.

D. L'interrogateur l'imite.

R. L'interrogé fait un pas en avant.

D. L'interrogateur place son pied à l'intérieur, cheville contre

cheville. C'est le premier point du compagnonnage : pied à pied.

R. Les quatre autres points du compagnonnage sont: genou à genou Les genoux se touchent par l'intérieur main à main

On prend le poignet droit entre l'index et l'annulaire et l'on place le médius sur le poignet, à l'endroit du pouls, le pouce étant entre le pouce et l'index. On doit faire sentir l'ongle du médius et celui du pouce.

coeur à coeur On rapproche la partie droite de la poitrine

main au dos

On passe le bras gauche au-dessus de l'épaule droite et l'on pres¬se 1'extrémité des doigts de la main gauche sur le haut des vertèbres dorsales.

Ils se nomment aussi en France les cinq points parfaits de la Maîtrise.

La parole de Maître :

Dans cette posture l'interrogé dit à l'oreille droite de l'inter¬rogateur MAC et à l'oreille gauche BENAC.

La parole est MAC BENAC. En hébreu une forme très proche (Mak Bena) signifie : "L'architecte a été frappé". En gaélique, langue des Ecossais, ce mot a pour sens : "le fils béni".

Elle se nomme la parole de substitution car elle remplace l'ancienne parole.

La poignée de main ou attouchement :

C'est le troisième des points du compagnonnage. On la nomme parfois aussi la "griffe". Elle ne se donne qu'aux Maîtres et dans des locaux maçonniques.

Le signe de détresse:

Il est réservé aux Maîtres.

Il se fait en France et en Europe en joignant les deux mains devant soi, les doigts entrelacés et en les portant ainsi, renversés, au-dessus de la tête. On s'écrie "A moi les Enfants de la Veuve. " En effet Hiram était le fils d'une veuve de la tribu de Nephtali et les Maçons, se considérant comme ses Frères, sont aussi Enfants de la Veuve.

Ce signe de détresse ne se fait pas de la même façon dans d'autres pays et il est nécessaire d'en être instruit :

En Angleterre il est donné en passant la nain droite horizontale¬ment contre le front, du côté droit au côté gauche, la main étendue, paume vers l'extérieur, les doigts vers le haut, le pouce en équerre, et en la laissant retomber verticalement après le sourcil gauche, décrivant ainsi une équerre.

En Ecosse, en Irlande et aux Etats-Unis d'Amérique ce signe est donné en levant les bras au-dessus de la tête, verticaux et parallèles, les mains ne se touchant pas, les paumes tournées vers le ciel. Puis on laisse redescendre simultanément les bras en trois temps : à hauteur des épaules, à mi-corps, enfin le long du corps en disant à chaque fois

1) 0 Lord my God

2) 0 Lord my God

3) 0 Lord my God, is there no help for the Widow's Son ?

( 0 Seigneur mon Dieu, ô Seigneur mon Dieu, ô Seigneur mon Dieu, n'y a-t-il pas de secours pour l'Enfant de la Veuve?).

L'habillement:

Le tablier de Maître est de peau blanche, bordée de bleu de ciel. Il porte les lettres M.B. qui peuvent être entourées de deux branches d'acacia en sautoir en dessous et de trois lacs d'amour au-dessus. Sur la bavette il y a l'Etoile flamboyante, au centre de l'Equerre trois-quatre et du Compas entrecroisés en double équerre. Accessoirement, sont représentés dans la partie supérieure du tablier le Soleil à gauche et la Lune à droite, entourée de sept étoiles (c'est-à-dire, lorsque le Maître est face à l'Ouest, au Midi et au Nord).

Le cordon de Maître est de la même couleur bleu de ciel. Il peut porter au milieu, brodés, une Equerre et un Compas entrecroisés en dou¬ble équerre. Il se porte de droite à gauche comme un baudrier. A la par¬tie inférieure est une rosette rouge à laquelle est attaché le bijou de Maître.

Le bijou de Maître :

C'est une Equerre et un Compas ouvert à 90°, entrecroisés, formant une double équerre.

L'épée :

Les Maîtres portent l'épée en Loge. Elle se tient de la main gau¬che, le signe d'ordre ayant la prédominance. On la garde la pointe basse dans l'attente du commandement de la lever. Le premier geste in¬dique une volonté de vigilance, le second revêt une signification d'hommage ou d'union solennelle.

Les gants :

Ils se portent aux trois grades, mais ils ont au troisième, comme le tablier de peau blanche, une signification supplémentaire.

Le chapeau :

Les Maîtres sont couverts en Loge de Maîtres. La coiffure la plus convenable est un chapeau de feutre noir, le bord rabattu en avant.

L' âge :

Les Maîtres ont symboliquement sept ans et plus. La batterie:

Comme celle du premier grade, mais suivie de quatre coups rapprochés, sur le même rythme que les deux premiers : oo - o - oooo.

La place :

Les Maîtres se placent partout dans la Loge pour veiller sur tous les ouvriers.

Le baiser fraternel :

Comme au premier grade mais en Loge ouverte on frappe de la main droite sur l'épaule gauche la batterie du troisième grade.

Les voyants :

Ils portent les initiales: S.R.I. (Salomon, Roi d'Israël) H.R.T. (Hiram, Roi de Tyr) H. AB. (Hiram Abif).

Ils indiquent les noms des Trois Grands Maîtres qui ont dirigé la construction du Temple.

Ils sont placés dans l'ordre sur l'autel et sur les plateaux des Premier et Deuxième Surveillants.

Le travail des Maîtres:

Les Maîtres travaillent sur la Planche à tracer les épures.

Les applaudissements :

Ils se font comme au premier grade mais selon le rythme de la batterie du troisième grade : oo - o - oooo.

On ne triple jamais la batterie du troisième grade.

Les entrées et les sorties de la Loge de Maîtres :

Comme aux deux premiers grades, mais avec la marche et le signe du troisième grade.

On ne donne ni signe ni marche des deux premiers grades.

Le nom de la Loge de Maîtres :

On n'usera que du terme : Loge de Maîtres.

La Loge du troisième grade, pas davantage que celle des deux premiers, n'étant le Temple de Jérusalem, on rejettera les termes "Debhir" et "Hikal".

La Loge du troisième grade n'est pas non plus la "Chambre du Milieu" qui fait en réalité partie du deuxième grade.

Le tuilage :

Il doit s'effectuer de la façon suivante :

D. Comment se nomme le signe de Maître ?

R. Le signe d'Horreur.

D. Pourquoi ?

R. Parce qu'ii rappelle l'horreur dont les neuf Maîtres furent saisis lorsqu'ils aperçurent le corps de notre Respectable Maître Hiram.

D. A l'ordre, mon Frère.

R. (On le fait).

D. Donnez-moi le signe.

R. (On le donne).

D. Que demande-t-il ?

R. Les cinq points du Compagnonnage.

D. Quels sont les cinq points du compagnonnage ?

R. Pied à pied, genou à genou, main à main, coeur à coeur et main au dos.

D. Comment les appelle-t-on aussi en France ?

R. Les cinq points parfaits de la Maîtrise.

D. Pourquoi ?

R. Parce qu'ils ne sont maintenant plus connus que des Maîtres et qu'ils rappellent la façon dont le corps d'Hiram a été élevé.

D. De quoi les Compagnons les faisaient-ils précéder ?

R. De la marche de Compagnon exécutée face à face.

D. Quelle est la poignée de nain ou attouchement ?

R. Le troisième de ces points.

D. Que signifient ces cinq points du compagnonnage ?

R. Pied à pied, nous devons toujours être prêts à nous détourner de notre chenin pour partir au secours de nos Frères s'ils sont en danger.

Genou à genou, nous devons sans cesse nous hunilier devant le Grand Architecte de l'Univers qui est Dieu.

Main à main, nous devons assister nos Frères dans la mesure de nos possibilités lorsqu'ils sont dans le besoin.

Coeur à coeur, nous devons conserver tous les secrets que nos Frères nous confient comme les nôtres propres.

Main au dos nous devons à nos Frères les conseils dictés par la Sagesse et la Charité.

D. Que donnez-vous dans cette posture ?

R. La parole de Maître.

D. Que signifie-t-elle ?

R. Une forme très proche  signifie en hébreu, "l'architecte a été frappé" ; en gaélique, langue des Ecossais, ce not a pour sens "le fils béni".

D. Donnez-la moi.

R. Les deux Frères, l'interrogé puis l'interrogateur, font successivement les pas de Compagnon, assez petits; l'interrogé donne ensuite les cinq points du compagnonnage, puis la parole, à l'oreille droite : MAC à l'oreille gauche : BENAC.

La demande de la parole :

Les Maîtres demandent la parole au Surveillant de leur colonne en levant la main et en restant assis. Le Surveillant la leur donne lorsqu'il y a été autorisé par le Vénérable.

Les Maîtres placés à l'Orient demandent la parole directement au Vénérable.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 13:18

PREMIERE PARTIE : LES DEMANDES D'APPROCHE

D. J'admets que vous êtes passé, que vous est-il advenu ensuite ?

R. J'ai été élevé.

D. D'où à où avez-vous été élevé ?

R. Du Niveau à la Perpendiculaire.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Sept ans et plus.

D. Pourquoi cela ?

R. Parce que Salomon employa sept ans et plus à la construction du Temple.

D. Sur quoi travaillez-vous ?

R. Sur la planche à tracer.

D. Quel est le nom de votre fils ?

R. Louveteau.

D. Pourquoi ?

R. Parce que les anciens tailleurs de pierre se nommaient des loups.

D. Quel est son privilège ?

R. D'être fait Maçon avant tout autre.

D. Que signifie votre nom ?

R. "Lieu élevé". C'est le nom d'une ville de Palestine où furent déposés le Tabernacle et l'Autel des holocaustes sous le règne de David. Salomon y offrit de grands sacrifices et y reçut le don de Sagesse pour juger le peuple et discerner le bien et le mal.

D. Donnez-le-moi.

R. Gabaon.

DEUXIEME PARTIE : LES DEMANDES SYMBOLIQUES

D. Etes-vous Maître Maçon ?

R. Je le suis. Examinez-moi, éprouvez-moi ou réprouvez-moi, si vous le pouvez. L'Acacia m'est connu.

D.  Vous étiez sans doute Apprenti et Compagnon avant que d'être Maître ?

R. Je connais Jakhin et Boaz. J'entends la règle de Trois et la clef de toutes les Loges est à mon commandement.

D.  Comment avez-vous réussi à être reçu Maître ?

R. Par le secours de Dieu, l'Equerre et mon propre travail.

D.  Où avez-vous été reçu Maître ?

R. Dans une Loge simple ou Loge de Maîtres.

D.  Qu'est-ce qui fait une Loge simple ou Loge de Maîtres ?

R. Trois.

D. Pourquoi ?

R. Parce que.trois Grands Maîtres ont dirigé la construction du Temple.

D.  Nommez-les moi.

R. Salomon roi d'Israël, Hiram roi de Tyr et Hiram Abif.

D.  Par quoi les représentez-vous ?

R. Par les trois grandes colonnes, Sagesse, Force et Beauté.

D.  Pourquoi la Sagesse à Salomon ?

R. Parce qu'il reçut ce don de Dieu à Gabaon et qu'il le mani¬festa en Lui élevant un Temple magnifique.

D. Pourquoi la Force à Hiram roi de Tyr ?

R. Parce qu'il fournit à Salomon le bois de cèdre du Liban pour la construction du Temple.

D. Pourquoi la Beauté à Hiram Abif ?

R. Parce qu'il fut l'architecte du Temple et qu'il en dessina tous les ornements.

D. Comment avez-vous été reçu Maître ?

R. En passant de l'Equerre au Compas.

D. Si un Maître se trouve en danger que doit-il faire ?

R. Le signe de détresse et dire : "A moi les Enfants de la Veuve".

D. Donnez-le moi.

R. (On le donne).

On joint les deux mains devant soi, les doigts entrelacés, et on les porte renversées au-dessus de la tête et l'on dit : "A moi les Enfants de la Veuve '. ".

D. Pourquoi dit-on les Enfants de la Veuve ?

R. Parce qu1Hiram était fils d'une veuve de la tribu de Nephtali et que les Maçons, se considérant comme ses Frères, sont aussi Enfants de la Veuve.

D. Comment se fait le signe de détresse en Angleterre ?

R. (On le donne).

On passe la main droite horizontalement contre le front, du côté droit au côté gauche, la main étdue, paume vers l'extérieur, les doigts vers le haut, le pouce en équerre et en la laissant retomber verticalement après le sourcil gauche, décrivant ainsi une équerre.

D.  Comment se fait-il en Ecosse, en Irlande et aux Etats-Unis d'Amérique ?

R. (On le donne).

On lève les bras au-dessus de la tête, verticaux et parallèles, les mains ne se touchant pas, les paumes tournées vers le ciel. Puis on laisse redescendre simultanément les bras en trois temps à hauteur des épaules, à mi-corps, erfin le long du corps, en disant à chaque fois :

1) 0 Lord my God

2) 0 Lord my God

3) 0 Lord my God, is there no help for the widow's son ? (0 Soigneur mon Dieu, ô Seigneur mon Dieu, ô Seigneur mon Dieu, n'y a-t-il pas de secours pour l'enfant de la Veuve ?).

D.  Si un Maître Maçon était perdu, où le retrouveriez-vous ?

R. Entre l'Equerre et le Compas.

D.  D'où veniez-vous ?

R. De l'Est.

D.  Où alliez-vous ?

R. A l'Ouest.

D.  Pourquoi cela ?

R. Pour chercher ce qui était perdu et qui est maintenant retrouvé.

D.  Qu'est-ce qui était perdu et qui est maintenant retrouvé ?

R. La Parole de Maître.

D.  Comment avait-elle été perdue ?

R. Par trois grands coups, ou la mort de notre Respectable Maître Hiram.

D.  Où allez-vous désormais ?

R. Sur toute la surface de la terre.

D. Pourquoi ?

R. Pour répandre la lumière et rassembler ce qui est épars.

D. Combien y a-t-il de lumières dans la Loge de Maîtres ?

R. Neuf, trois par grand chandelier.

D.  Que signifient-elles ?

R. Elles explicitent la signification trinitaire des lumières des deux premiers grades en rappelant que chaque Personne de la Trinité contient les deux autres.

D. N'ont-elles pas encore une autre signification ?

R. Si, une signification particulière en relation avec les circonstances de l'Elévation.

TROISIEME PARTIE : LES CIRCONSTANCES DE L'ELEVATION

D. Qu'a-t-on exigé de vous pour être élevé Maître ?

R. D'avoir présenté en Loge mes impressions de Passage et un travail sur un sujet donné par le Très Vénérable, ainsi que de prouver que je connaissais parfaitement les quatre parties de l'Instruction du deuxième grade et la Salutation rituelle.

D. Où avez-vous été conduit avant votre Elévation ?

R. Dans un lieu retiré pour être préparé.

D. Qui était avec vous dans ce lieu ?

R. Un Préparateur.

D. Comment vous a-t-il préparé ?

R. En s'assurant que j'avais bien compris la signification du deuxième grade et la nécessité d'y reprendre conscience des origines opératives de la Franc-Maçonnerie.

D. Que vous a-t-il dit encore ?

R. Que j'allais devenir à mon tour responsable du destin de la Franc-Maçonnerie ainsi que de la transmission de ses enseignements et qu'il espérait que je me montrerais digne de cet honneur.

D. Que vous a-t-il demandé enfin ?

R. De répondre par écrit à cinq questions.

D. Où vous a-t-on conduit ensuite ?

R. A la porte de la Loge de Maîtres.

D. Comment vous êtes-vous annoncé ?

R. Par la batterie de Compagnon.

D. Qu'a-t-on demandé ?

R. Qui frappe ?

D. Qu'a-t-on répondu ?

R. C'est un Compagnon qui désire d'être reçu Maître.

D. Qu'a-t-on demandé à nouveau ?

R. A-t-il travaillé, a-t-il fait son temps, croit-il que ses Maîtres sont contents de lui ?

D. Qu'a-t-on répondu ?

R. Que j'avais travaillé à la construction du Temple, que j'a¬vais fait mon temps, que je croyais que mes Maîtres étaient contents de moi.

D. Qu'a-t-on demandé enfin ?

R. Est-il bien disposé à subir les épreuves de ce grade et à contracter de nouveaux devoirs ?

D. Qu'a-t-on répondu ?

R. Que j'y étais bien disposé.

D. Qu'avez-vous fait lorsque vous avez été admis ?

R. J'ai fait les trois pas de Compagnon et j'ai salué le Très Respectable du signe de mon grade.

D. Que vous a dit ce dernier ?

R. Mon Frère N... votre admission dans cette Loge de Maîtres vous laisse espérer que votre demande d'augmentation de salaire suit un cours favorable. Persistez-vous donc à vouloir accéder à la Maîtrise, dernier grade de la Maçonnerie symbolique ?

D. Qu'avez-vous répondu ?

R. Que je persistais.

D. Que fit alors le Premier Surveillant ?

R. Il m'a présenté au Très Respectable. Puis, après avoir prié le Frère Premier Expert de l'assister, il m'a fait mettre les pieds en équerre, face à l'Est, en bas et au milieu du tableau et fait montrer comment marcher par trois grands pas de l'Occident à l'Orient en partant du pied droit.

D. Comment marchent les Maîtres ?

R. Comme les Compagnons mais en tenant le genou gauche, puis le genou droit levé en équerre.

D. Pourquoi met-on l'épée à la main lorsqu'on reçoit des Obligations de Maître ?

R. C'est pour écarter les Compagnons, les Apprentis, les manoeuvres et les indiscrets.

D. Que vous dit-on lorsque vous êtes arrivé à l'Orient ?

R. Le Frère Orateur m'a averti que les Obligations de Maître comportaient comme aux deux grades précédents une Obligation fondamentale et une Obligation complémentaire mais que cette dernière énonçait des points plus nombreux et plus importants encore.

D. De quoi vous donna ensuite connaissance le Frère Orateur ?

R. Des formules de l'Obligation fondamentale et de l'Obligation complémentaire de Maître.

D. Qu'avez-vous fait ensuite ?

R. J'ai prêté ces Obligations de Maître Maçon.

D. Que vous dit le Maître après ces Obligations ?

R. Afin de sceller définitivement ces Obligations baisez l'E-vangile, ce que je fis.

D. Qu'advint-il après cela ?

R. Le Deuxième Expert me conduisit hors de la Loge et m'enseigna les points de mon Elévation.

D. Par qui avez-vous été reçu à votre retour ?

R. Par le Deuxième Surveillant.

D. Comment ?

R. Comme un Compagnon suspect, l'épée sur le coeur. Comment êtes-vous entré en Loge de Maîtres ? A reculons.

D. Qu'avez-vous vu et entendu en entrant en Loge de Maîtres ?

R. Je n'ai vu qu'un lieu sombre et je n'ai entendu que pleurs et gémissements.

D. Que vous a dit le Très Respectable ?

R. Que nous avions perdu notre Respectable Maître Hiram assas¬siné par la perfidie de trois Compagnons et que le Temple n'avait plus d'Architecte.

D. De quoi vous a-t-il accusé ?

R. D'être le complice de ce crime affreux, peut-être même l'un de ses infâmes auteurs.

D. Qu'avez-vous répondu ?

R. Que j'étais innocent.

D. Qu'a dit le Très Respectable ?

R. Que sans son aveu aucun crime ne peut être pardonné. Qu'a-t-il ordonné ?

D. Que l'on me fasse faire le premier voyage. Comment l'avez-vous fait ?

R. Par le Midi, l'épée sur le coeur et le dos toujours tourné au centre de la Loge.

D. Que vous a demandé le Très Respectable après ce premier voyage ?

R. Si j'étais maintenant disposé à avouer.

D. L'avez-vous fait ?

R. Non, puisque j'étais innocent.

D. Qu'a ordonné ensuite le Très Respectable ?

R. Que l'on me fasse faire le deuxième voyage.

D. Qu'a-t-on fait après cela ?

R. On m'a fait retourner afin que je mesure toute l'horreur de ce crime.

D. Qu'avez-vous vu ?

R. Le corps de notre Respectable Maître Hiram allongé sur le sol, la main droite sur le coeur recouverte de son tablier relevé, le bras gauche étendu le long du corps, la jambe gau che allongée et le genou droit relevé en équerre. Un linge taché de sang lui cachait le visage et il portait encore son insigne de Troisième Grand Maître.

D. Qu'avez-vous vu aussi ?

R. Une branche d'acacia.

D. Qu'avez-vous vu encore ?

R. Neuf Maîtres, en costume de deuil, veillant le corps, qui ont tourné leur épée et leur regard vers moi.

D. Qu'a ordonné à ce moment le Très Respectable ?

R. Que l'on me fasse faire le troisième voyage.

D. Qu'a dit le Très Respectable après ce troisième voyage ?

R. Il m'a demandé si je n'avais pas déjà essayé d'obtenir par la violence les secrets de la Maîtrise. Il m'a dit que ma démarche et mon désir d'obtenir ce grade augmentaient forte ment les soupçons et qu'il était maintenant convaincu que j'avais trempé dans l'assassinat de notre Maître.

D. Qu'a-t-il ordonné au Premier Expert ?

R. De m'arracher mon tablier que je n'étais plus digne de por¬ter, de m'entraîner et de m'interroger afin que j'avoue mon forfait et que je dénonce mes complices.

D. Que vous a demandé le Premier Expert ?

R. Si je n'étais pas il y a neuf jours à midi dans le Temple ; si je n'avais pas, pour obtenir de lui les secrets de la Maîtrise, frappé notre Maître d'un coup de levier, d'un coup de jauge ou d'un coup de fort maillet ; si je n'avais pas ensuite dissimulé son corps dans l'espoir vain qu'un tel crime puisse rester impuni.

D. Qu'avez-vous répondu ?

R. Que j'étais innocent.

D. Que vous a-t-il demandé comme preuve de votre sincérité ?

R. Ma parole d'homme et ma foi de Maçon.

D. Qu'avez-vous donné en outre au Très Respectable ?

R. Ce signe qui rappelle mes Obligations.

Il donne le signe de Compagnon.

D. Qu'a répondu le Très Respectable ?

R. Compagnon, la parole d'un Maçon est sacrée parmi nous et

nous lui accordons une confiance entière. Que la honte soit sur vous si vous veniez un jour à nous abuser. Ne soyez pas surpris de nos soupçons. Je vous l'ai dit, depuis la mort de notre Respectable Maître Hiram, tous les Compagnons nous sont devenus suspects.

D. Que vous a demandé le Très Respectable ?

R. Si je persistais dans mon désir de recevoir les secrets du grade de Maître.

D. Qu'avez-vous répondu ?

R. Que je persistais.

D. Que vous a annoncé le Très Respectable ?

R. Qu'après l'épreuve morale que je venais de subir et qui

n'était qu'un faible emblème de celles que le sort peut nous réserver, j'allais maintenant connaître les circonstan¬ces exactes de la mort de notre Respectable Maître Hiram ainsi que celles de la découverte de son corps.

D. Qu'a-t-il ordonné ?

R. Que l'on me place les pieds en double équerre contre l'Equerre tracée en bas du tableau, puis il a commencé le récit traditionnel.

D. Donnez-moi le début de ce récit traditionnel. Quelle fut la part de David dans le projet d'élever un Temple à Jérusalem ?

R. David, qui venait d'être reconnu roi par toutes les tribus

d'Israël, inaugura son règne en prenant Jérusalem qui était encore tenue par les Jébuséens. Il en fit sa capitale et celle d'Israël. Il y fit transporter l'Arche d'Alliance qui était restée à Cariathiarim chez le lévite Abinadab et l'installa sur la montagne de Sion . Il conçut aussi le projet de bâtir à Jérusalem un temple à YaHWeH pour remplacer le Tabernacle qui était, lui, demeuré à Gabaon . Mais le prophète Nathan lui dit de la part de YaHWeH que l'exécution de cette oeuvre sainte serait réservée à son fils car il avait trop versé le sang de ses ennemis.

A la fin de sa vie, David, sur l'ordre de YaHWeH, acheta l'aire d'Oman le Jébuséen sur le mont Moriah pour y offrir un sacrifice. C'était en ce lieu, selon la tradition, qu'Abraham avait amené son fils Isaac pour l'immoler. David y éleva un autel et voyant que cet endroit était agréable à YaHWeH, il décida de le choisir pour y bâtir le Temple.

Il réunit les trésors et les ressources nécessaires à ce projet. Il accumula l'or, l'argent, l'airain et le fer. Il ordonna aux Chefs d'Israël de seconder l'entreprise de tout leur pouvoir. Il remit enfin à son fils Salomon, d'après les indications de YaHWeH, des plans et des dessins de tout ce qui devait être exécuté.

D. Quelle fut la part de Salomon ?

R. Salomon, dès qu'il fut monté sur le trône, mit en oeuvre

les plans de David. Il écrivit à Hiram, roi de Tyr, qui était l'ami et l'allié de son père, pour le prier de lui fournir des cèdres du Liban. Hiram, roi de Tyr, accepta volontiers et lui envoya de plus un homme habile et intel¬ligent, fils d'un bronzier tyrien et d'une veuve de la tri¬bu de Nephtali, qui se nommait Hiram comme lui. Il excellait dans l'art de son père et dans beaucoup d'autres en¬core. Il était aussi appelé Abif ce qui, selon certains, signifie "le Maître" et Salomon le choisit pour être, après lui et le roi Hiram, le chef de tous les travaux du Temple.

Salomon s'occupa aussi de réunir les ouvriers nécessaires pour augmenter le nombre de ceux que son père avait déjà rassemblés.

D. Combien y eut-il d'ouvriers occupés à la construction du Temple ?

R. Il y eut trente mille hommes de corvée dont dix mille étaient

envoyés à tour de rôle un mois au Liban sous la direction d'Adonhiram pour couper les cèdres d'Hiram, roi de Tyr. Il y eut aussi soixante-dix mille porteurs qui amenaient à Jérusalem les bois flottés par mer jusqu'à Joppé.

Il y avait enfin quatre-vingt-mille Maçons qui travaillaient sous la conduite de trois mille trois cents Surveillants , soit en tout 183.300 hommes occupés à construire le Temple de YaHWeH.

D. Que fit Hiram Abif ?

R. Hiram Abif partagea'les quatre-vingt mille Maçons en trois classes, les Apprentis, les Compagnons et les Maîtres, qui travaillaient tous sous la direction des 3.300 Surveillants. A chaque classe il fit prêter serment et donna des signes, des poignées de main ou attouchements et des mots afin que chacun ne puisse jamais toucher que le salaire auquel lui donnait droit ses connaissances et son zèle. Cette organi¬sation eut d'heureux résultats. Elle empêcha toute fraude et fit régner dans les travaux l'ordre et la tranquillité.

D. Qu'advint-il ?

R. Trois Compagnons voyant que les travaux du Temple appro¬chaient de leur fin et qu'ils n'avaient toujours pas été admis au nombre des Maîtres, poussés par la jalousie et la cupidité, formèrent le dessein d'obtenir par surprise les signes, poignées de main ou attouchements et mots des Maîtres .

Ils avaient remarqué qu'Hiram allait tous les jours à midi pendant le repos des ouvriers visiter les travaux du Temple et adresser à YaHWeH une prière pour leur heureux achèvement. Résolus à user de la violence s'il le fallait, ils se postèrent à l'intérieur, à trois des quatre portes alors en usage pour les ouvriers et qui étaient les seuls accès au Temple.

L'un à la porte du Sud s'arma d'un levier, l'autre à la porte du Nord d'une jauge et le troisième à la porte de l'Est d'un fort maillet.

Hiram, entré dans le Temple par la porte de l'Ouest, dirigea ses pas vers la porte du Sud.

D. Qu'avez-vous fait à ce moment ?

R. le premier pas de Maître au Midi,

D. Continuez le récit.

R. Notre Maître trouva à la porte du Sud un des trois scélérats qui lui dit sa détermination d'obtenir enfin les signes, poignées de main ou attouchements et mots de la Maîtrise et le menaça de le tuer s'il refusait. Hiram répondit : "Malheureux, que fais-tu ? Je ne les ai jamais communiqués ainsi. Je veux bien oublier tes paroles et tu peux être certain que tu obtiendras ces secrets dès que tu les mériteras." Ce misérable, à l'instant, veut lui porter à la tête un coup violent du levier qu'il tient. Mais Hiram fit un mouve¬ment pour parer le coup qui le détourna et il ne fut atteint qu'à l'épaule.

D. Qu'avez-vous fait ?

R. Le deuxième pas de Maître au Septentrion. Qu'avez-vous reçu à cet instant ? Un coup de levier sur l'épaule droite.

D. Que fit Hiram ?

R. Il chercha son salut dans la fuite et tenta de s'échapper par la porte du Nord. Mais il y trouva le deuxième scélérat qui lui fit la même demande. Hiram lui répondit avec autant de fermeté et de mansuétude et tenta à nouveau de fuir. Ce forcené, désespéré, le poursuivit et lui asséna un grand coup de jauge sur la nuque.

D. Qu'avez-vous fait ?

R. Le troisième pas de Maître vers l'Orient.

D. Qu'avez-vous reçu ?

R. Un coup de jauge sur la nuque.

D. Comment étaient disposés v«n pieds après ce troisième pas ?

R. En double équerre contre les branches du Compas ouvert à 90°.

D. Où alla Hiram ?

R. Titubant et perdant son sang, il courut vers la porte de l'Est. Le troisième scélérat lui barra le passage et lui demanda pour la dernière fois les signes, poignées de main ou attouchements et mots de la Maîtrise, "Jamais, lui répon dit Hiram, tu ne les obtiendras de moi ainsi. Je préfère la mort". "Eh bien, meurs", dit ce forcené et, d'un grand coup de fort maillet au front, il 1'étendit mort à ses pieds.

D. Que vous advint-il ?

R. J'ai reçu un coup de fort maillet au front et j'ai été étendu sur le sol à la place de notre Respectable Maître Hiram.

D. Comment étiez-vous étendu ?

R. Comme Hiram lui-même, la main droite sur le coeur,au signe pectoral?recouverte de mon tablier relevé, le bras gaucho étendu le long du corpss la jambe gauche allongée et le genou droit relevé en équerre. Un linge taché de sang me cachait le visage et je portais l'insigne de Troisième Grand Maître,

D. Que dit le Très Respectable ?

R. Vénérables Frères, depuis sept jours comme vous le savez, notre Respectable Maître Hiram a disparu. Le roi Salomon, après le dénombrement général des Maçons qu'il a ordonné, a appris que trois Compagnons étaient manquants. Il redoute le pire. Il a mandé neuf d'entre nous, nous a constitués en trois Loges de Maîtres, et nous a ordonné d'aller aussitôt à la recherche de notre Respectable Maître Hiram en partant des travaux du Temple,

D. Par quoi sont représentés dans la Loge les neuf Maîtres constitués en trois Loges de Maîtres?

R. Par les neuf lumières des trois grands chandeliers.

D. Combien leurs recherches demandèrent-elles de voyages ?

R. Six, ce qui avec les trois que j'avais accomplis, porte le nombre des voyages du grade à neuf.

D. Quand fut-il retrouvé ?

R. A la fin du neuvième voyage.

D. Quel fut l'indice qui le permit ?

R. A la nuit tombante au sommet d'une colline, le chef de la deuxième Loge de Maîtres, accablé de fatigue, prit appui pour s'asseoir à un petit arbuste. Mais son poids l'ayant aussitôt fait céder, il s'aperçut que cet arbuste se trou¬vait à la limite d'un endroit où la terre avait été fraîche¬ment remuée sur une surface qui correspondait à celle d'une fosse.

D. Que firent alors les Maîtres ?

R. Ils creusèrent rapidement et aperçurent un corps. Ne doutant pas que ce ne fût celui de notre Respectable Maître Hiram ils refermèrent la tombe et, pour retrouver l'endroit, plan¬tèrent au pied une branche d'acacia. Ils retournèrent porter cette nouvelle au roi Salomon qui leur ordonna d'aller au plus vite rouvrir cette fosse et s'il s'agissait bien de celle de notre Respectable Maître Hiram, comme tout le laissait présumer, d'élever son corps et de le lui ramener.

D. Quand les neuf Maîtres repartirent-ils ?

R. Le lendemain matin à l'aube. C'était le neuvième jour de la disparition d'Hiram.

D. Comment la parole fut-elle retrouvée ?

R. Craignant que les trois Compagnons portés manquants n'aient réussi à obtenir par la violence les secrets de la Maîtrise, ou qu'ils ne se soient emparés d'un triangle d'or sur le¬quel la parole était gravée et qu'Hiram portait toujours caché sur lui, les neuf Maîtres convinrent que le premier signe qu'ils feraient et la première parole qu'ils pronon¬ceraient en exhumant le corps seraient substitués aux an¬ciens dont on ne pouvait plus être sûrs.

D. Comment avez-vous été élevé ?

R. Comme Hiram lui-même.

D. Rapportez-le-moi.

R. Le chef de la troisième Loge, c'est-à-dire le Deuxième Surveillant, voulut relever notre Respectable Maître par la poignée de main ou attouchement d'Apprenti, mais la chair quitta les os et cette poignée de main glissa.

Le chef de la deuxième Loge, c'est-à-dire le Premier Surveillant, fit de même avec la poignée de main ou attouchement de Compagnon mais la chair quitta encore les os et cette poignée de main glissa pareillement.

Le chef de la première Loge, c'est-à-dire le Très Respectable, descendit alors dans la fosse, prit le poignet droit de no¬tre Respectable Maître Hiram en l'enserrant solidement, de chaque côté, de son index et de son annulaire recourbés, l'ongle du médius planté dans la chair et l'ongle du pouce planté lui aussi entre le pouce et l'index. Aidé des deux Maîtres qui n'avaient pas réussi dans leur tentative, il éleva notre Maître par les cinq points du compagnonnage : pied à pied, genou à genou, main à main, coeur à coeur et main au dos.

D. Qu'avez-vous reçu après avoir été élevé ?

R. Les nouveaux secrets de la Maîtrise, c'est-à-dire le signe et la parole.

D. Que vous a-t-on enseigné ensuite ?

R. Le signe de détresse.

D. Que vous a-t-on remis après cela ?

R. Le tablier de Maître, de peau blanche, bordé de bleu couleur du ciel, le cordon de Maître, bleu également, portant attaché à une rosette rouge le bijou de Maître, mon épée et mon chapeau dont je dois être couvert en Loge de Maîtres.

D. Quelle est la forme du bijou de Maître ?

R. Une équerre et un compas ouvert à 90°, entrecroisés, for¬mant ainsi la double équerre.

D. Que fit à ce moment le Frère Orateur ?

R. Il m'a donné connaissance de la suite du récit traditionnel.

D. Qu'avaient donc fait du corps d'Hiram les trois misérables Compagnons après leur crime ?

R. En prenant grand soin de ne pas être vus, ils avaient em¬porté rapidement le corps d'Hiram par la porte de l'Ouest et l'avaient dissimulé sous un amas de rebuts. Après s'être cachés tout le reste du jour, à minuit, dans la nuit obscure ils se retrouvèrent, dégagèrent le corps et le transportèrent jusqu'au sommet d'une colline où ils l'ensevelirent dans une fosse creusée à la hâte. Puis ils prirent la fuite.

D. Quelle faveur le roi Salomon accorda-t-il à ses Maçons à leur retour ?

R. En attendant les funéraill-s qu'il ferait à son Architecte, il leur accorda de veiller notre Respectable Maître Hiram dans celle de leurs Loges qui était la plus proche du Temple.

D. Que fit-il encore ?

R. Il confirma le signe que les Maîtres avaient fait et la pa¬role qu'ils avaient prononcée devant le corps, décida qu'ils seraient le signe et la parole de Maître. Les cinq points du compagnonnage, déjà en usage auparavant pour les Compagnons, ayant servi à relever le corps d'Hiram, furent désormais réservés aux Maîtres. C'est dans cette posture que se donne la parole de substitution.

D. Qui frappa à midi, ce même jour, à la porte de la Loge de Maîtres ?

R. Un Compagnon qui demanda à recevoir les secrets de la Maîtrise .

D. Quel accueil lui fut-il réservé ?

R. Cette démarche à ce moment parut surprenante et la première pensée des Maîtres, aveuglés par la douleur, fut qu'un des criminels, poussant l'audace ou l'inconscience à un degré inconcevable, cherchait à recevoir ainsi ce qu'il n'avait pu obtenir par la violence. On se saisit de lui, on lui plaça l'épée sur le coeur et on l'interrogea. On lui montra enfin le corps et son émoi parut sincère. On dut convenir que ce Compagnon était innocent et que, préoccupé de son seul travail, il était resté à l'écart du trouble et de l'agita¬tion générale. Comme ses connaissances étaient satisfaisantes on décida de lui communiquer sur le champ les nouveaux se¬crets de la Maîtrise et de l'élever au troisième grade.

D. Qu'advint-il après cela ?

R. Le roi Salomon fit faire à notre Respectable Maître Hiram de grandioses funérailles auxquelles assistèrent tous les Maçons et tous les Surveillants en tablier et en gants de peau blanche afin de témoigner qu'ils n'étaient pas souillés du sang de ce crime.

D. Que fit ensuite le roi Salomon ?

R. Il fit déposer les restes de notre Respectable Maître Hiram dans un tombeau de marbre bleu de trois pieds de large, de cinq de profondeur et de sept de long, élevé aussi près du Temple que la loi israélite le permettait. Il fit placer sur ce tombeau un triangle de l'or le plus pur, sous lequel étaient gravées deux branches d'acacia en sautoir, et qui éclairait ce tombeau d'une lumière extraordinaire.

D. Ayant ainsi rendu à son Architecte des devoirs dignes de ses talents et de son courage, de quoi s'occupa le roi Salomon ?

R. De faire rechercher les coupables afin de les châtier comme ils le méritaient.

D. Décrivez-moi le tableau de la Loge de réception de Maîtres ?

R. C'est un grand tapis noir qui porte en blanc, une bordure, des larmes, et la forme d'un cercueil ou d'un corps.

D. Qu'y a-t-il dans cette forme ?

R. Une tête de mort et deux os en sautoir, une branche d'acacia et l'ancienne parole de Maître, JéHoVaH.

D. Qu'a fait ensuite le Premier Expert ?

R. Il acheva mon instruction.

D. Qu'a fait alors le Très Respectable ?

R. Il m'a reçu Maître Maçon.

D. Où vous pria de vous rendre après cela le Très Respectable?

R. A l'Occident afin de me faire reconnaître par les Frères Deuxième et Premier Surveillants.

D. Qu'avez-vous communiqué au Deuxième Surveillant ?

R. Le signe.

D. Qu'avez-vous donné au Premier Surveillant ?

R. Les cinq points du compagnonnage et la parole de Maître.

D. Où fûtes-vous placé ensuite ?

R. Entre les colonnes et le Très Respectable invita les Frères à applaudir à mon Elévation.

D. Qu'avez-vous demandé ?

R. J'ai demandé et obtenu la faveur de tirer ma première batterie de Maître en l'honneur de la Respectable Loge qui venait de m'élever à ce grade.

D. Où vous a-t-on placé enfin ?

R. A la place de mon choix puisque mon devoir est désormais de veiller sur tous les ouvriers.

QUATRIEME PARTIE : LE TUILAGE ; LES POINTS DE L'ELEVATION.

D. A quoi connaîtrai-je que vous êtes Maître ?

R. A mon signe, aux points de mon Elévation, aux cinq points du Compagnonnage et à la parole de Maître.

D. Donnez-moi les points de votre Elévation.

R. (On les donne).

On frappe oo - o - oooo à la porte de la Loge;

on se tient à l'ordre du troisième grade, les pieds en équerre comme au grade précédent ; on fait les trois pas de Maître en partant du pied droit et en tenant bien le genou levé en équerre ; on s'incline devant le Très Respectable on se relève, on fait le signe et on reste à la position de repos.

On dit :

Me voici, moi, le plus jeune et le dernier Maître élevé, qui ai prêté et renouvelé mes Obligations devant le Grand Architecte de l'Univers, qui est Dieu, et sur l'Evangile de Saint Jean.

D. Donnez-moi le premier point de votre Elévation.

R. Je garde, je cache.

D. Que cachez-vous ?

R. Tous les secrets ou mystères d'un Maître sous un châtiment

qui ne saurait être moindre que d'avoir le corps coupé en deux, une moitié jetée au Sud, l'autre au Nord, mes entrail¬les réduites en cendres et ces cendres dispersées par les quatre vents du ciel afin qu'il ne reste parmi les hommes et particulièrement parmi les Maçons ni trace ni souvenir d'un être aussi méprisable, ce qui est le deuxième point.

D. A qui les cachez-vous ?

R. A tout Compagnon, à tout Apprenti ou à toute personne étrangère à la Franc-Maçonnerie, sauf à un Maître que j'aurai reconnu pour tel après un examen rigoureux ou dans le sein d'une Loge de Maîtres régulièrement assemblée.

D. Donnez-moi les autres points de votre Elévation.

R. J'ai promis de même, ma vie durant, d'aider mes Frères dans le besoin, de les secourir du mieux que je le pourrai sans pour autant compromettre mes propres intérêts ou ceux de mes proches ;

de garder tous les secrets qu'ils me confieront comme les miens propres à l'exception formelle toutefois du meurtre, de la trahison et de tout autre crime contraire aux lois de l'Etat;

d'être sévère avec moi-même et indulgent envers les autres;

de défendre l'honneur d'un Maître Maçon comme le mien propre, de ne pas lui porter moi-même atteinte et de ne pas permettre que d'autres 13 fassent, s'il est en mon pouvoir de l'empêcher ;

de respecter pareillement l'honneur ou la chasteté de sa femme, de sa fille et de tous ses proches.

J'ai promis de même, pour aussi longtemps que durera mon appartenante, de me conduire en Maître Maçon loyal et sincère, de répondre à tous appels et toutes convocations qui me seront adressés par les Officiers mandatés à cet effet lorsque je serai dans la distance de mon câble de halage et de n'user d'aucune excuse sinon grave et impérieuse.

Je me suis engagé à contribuer activement à la bonne marche de la Loge et de la Fédération, à remplir avec conscience toutes les missions et tous les offices, quels qu'ils soient, qui me seront confiés et que j'aurai acceptés.

J'ai déclaré enfin que je m'efforcerai sans cesse de faire des progrès dans la connaissance, la compréhension et la pratique du Rite Français et de toute la Maçonnerie en géné¬ral, que j'instruirai les Apprentis et les Compagnons avec sollicitude et que je donnerai en tout temps en Maçonnerie l'exemple d'un esprit véritablement traditionnel et universel,

D. Comment se nomme le signe de Maître ?

R. Le signe d'Horreur,

D. Pourquoi ?

R. Parce qu'il rappelle l'horreur dont les neuf Maîtres furent saisis lorsqu'ils aperçurent le corps de notre Respectable Maître Hiram.

D. A l'ordre, mon Frère.

R. (On le fait).

D. Donnez-moi le signe.

R. (On le donne).

D. Que demande-t-il ?

R. Les cinq points du compagnonnage.

D. Quels sont les cinq points du compagnonnage ?

R. Pied à pied, genou à genou, main à main, coeur à coeur et main au dos.

D. Comment les appelle-t-on aussi en France ?

R. Les cinq points parfaits de la Maîtrise.

D. Pourquoi ?

R. Parce qu'ils ne sont maintenant plus connus que des Maîtres et qu'ils rappellent la façon dont le corps d'Hiram a été élevé.

D. De quoi les Compagnons les faisaient-ils précéder ?

R. De la marche de Compagnon exécutée face à face.

D. Quelle est la poignée de main ou attouchement ?

R. Le troisième de ces points.

D. Que signifient ces cinq points du Compagnonnage ?

R. Pied à pied, nous devons toujours être prêts à nous détour

ner de notre chemin pour partir au secours de nos Frères s'ils sont en danger ;

Genou à genou, nous devons sans cesse nous humilier devant le Grand Architecte de l'Univers, qui est Dieu ;

Main à main, nous devons assister nos Frères dans la mesure de nos possibilités lorsqu'ils sont dans le besoin.

Coeur à coeur, nous devons conserver tous les secrets que nos Frères nous confient comme les nôtres propres.

Main au dos nous devons à nos Frères les conseils dictés par la Sagesse et la Charité.

D. Que donnez-vous dans cette posture ?

R. La parole de Maître.

D. Que signifie-t-elle ?

R. En hébreu, une forme très proche signifie :"l'architecte a été frappé"; en gaélique, langue des Ecossais, ce mot a pour sens : "le fils béni".

D. Donnez-la moi.

R. Les deux Frères, l'interrogé puis l'interrogateur, font successivement les pas de Compagnon, assez petits ; l'interrogé donne ensuite les cinq points du Compagnonnage, puis la parole, à l'oreille droite : MAC à l'oreille gauche : BéNAC.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 13:07

Les questions de la chambre de réflexion :

- Qu'est-ce pour vous que le Travail ?

- Qu'est-ce pour vous que la Liberté ?

- Qu'est-ce pour vous que la Fraternité ?

- Qu'est-ce pour vous que l'Initiation ?

- Qu'est-ce pour vous que le Grand Architecte de l'Univers ?

Les trois grands pas de Compagnon :

On se place face à l'Est, les pieds en équerre disposés symétrique¬ment de part et d'autre de l'axe frontal du corps. On porte le pied droit à droite et au Midi, en assemblant le pied gauche en équerre comme à la position de départ. On porte ensuite le pied gauche à gauche et au Nord, en assemblant le pied droit de la même façon. On avance ensuite le pied droit vers l'Orient à droite de l'axe central de la Loge et on assemble le pied gauche en équerre toujours de la même façon.

La position du serment :

C'est la mène qu'au premier grade.

Le mot de passe :

Schibboleth. Il signifie "épi". C'était.le mot de passe des Israélites en guerre avec la tribu d'Ephraïm. Les sentinelles placées par Jephté sur le bord du Jourdain demandaient ce mot à ceux qui se présentaient et les Ephraxmites ne sachant le prononcer étaient massa¬crés et précipités dans le fleuve.

La batterie :

Comme celle du premier grade, mais suivie de deux.coups rapprochés, sur le même rythme que les deux premiers : oo - o - oo.

L'ordre :

On se met à l'ordre, la main droite posée à plat sur le coeur, le pouce en équerre. Les pieds sont en équerre, disposés symétriquement de part et d'autre de l'axe frontal du corps.

Le signe :

En partant du signe d'ordre on décrit une équerre exacte comme au premier grade, mais en passant devant la poitrine.

Le signe se nomme pectoral. Il demande la poignée de main ou attouchement.

La poignée de main ou attouchement :

On place le pouce plié en équerre sur la première et grosse jointure du médius et on répond en faisant de même. C'est la poignée de main ou attouchement d'un Compagnon Franc-Maçon. On ne doit la faire qu'en Loge de Compagnons ou dans l'obscurité afin qu'elle ne puisse être aperçue d'un manœuvre ou d'un Apprenti. Mais si on la fait de jour en dehors de la Loge, on doit la couvrir de la main gauche comme au premier grade.

On appuie le pouce une fois. On peut aussi en France et dans certains pays voisins, faire sentir nettement du pouce sur la première et grosse jointure de l'index la batterie d'Apprenti, puis sur la première et grosse jointure du médius les deux coups suivants qui font la batterie de Compagnon. Toutefois ceci n'est pas nécessaire et même ne doit pas être fait dans les pays anglo-saxons.

Cette poignée de main, ou attouchement, demande le mot sacré de Compagnon.

Le mot sacré :

C'est JAKHIN. Il signifie en hébreu "Il établira". C'est le nom de la colonne d'airain qui se trouvait au Sud devant le porche du Temple du Roi Salomon à Jérusalem, à main droite en regardant l'Est. C'est le nom du Maçon. Lorsqu'on le donne en entier dans la Loge on doit y répondre par le mot du premier grade: BOAZ. Ce dernier mot formait primitivement avec le précédent le mot du Maçon, d'une grande importance pour les Maçons de Métier.

Les maçons opératifs, par prudence, avaient donné à ces noms très importants des équivalents : à JAKHIN, Force, et à BOAZ, Beauté. Ainsi Force est-il aussi le nom du Maçon et sa réponse est alors Beauté.

Lorsque le mot sacré est demandé en dehors de la Loge on doit répondre par précaution :

R. Donnez-moi la première lettre, je vous dirai la seconde.

D. J

R. A

D. K

R. H

D. I

R. N

D. JA

R. KHIN

D. Passez, JAKHIN.

L'habillement :

C'est le même tablier qu'au premier grade, mais la bavette triangulaire est abaissée.

La montée et la descente de l'escalier en forme de vis:

Le Compagnon monte l'escalier en forme de vis, à l'ordre du deuxième grade, par sept pas en partant du pied droit et en faisant un tour complet sur lui-même dans le sens solaire tout en avançant, c'est-à-dire en décrivant une boucle. Les pas se font alternativement d'un pied et de l'autre sans assembler. Au dernier pas on assemble le pied gauche en équerre derrière le talon du pied droit. Il faut s'efforcer dans ces pas de parcourir la plus grande distance possible. Les positions de départ et d'arrivée sont face à l'Est.

Le Compagnon redescend en partant du pied droit par la même marche qui se fait alors nécessairement dans le sens opposé à la marche du soleil. Il termine le pied droit en avant, et assemble le pied gauche derrière le talon droit. Les positions de départ et d'arrivée sont face à l'Ouest.

L'escalier en forme de vis conduit à la Chambre du Milieu.

L'âge :

Les Compagnons ont symboliquement cinq ans.

La place :

Le dernier Compagnon reçu prend séance en tête de la colonne du Midi. Il cède la place lorsqu'un nouvel Apprenti est reçu et s'assied à sa gauche.

Le baiser fraternel :

Comme au premier grade, mais en Loge ouverte on frappe de la main droite sur l'épaule gauche la batterie du deuxième grade.

Le travail des Compagnons:

Les Compagnons travaillent à la construction du Temple.

Les voyants :

Ils portent les noms complets des trois colonnes : Sagesse, Jakhin-Force, Boaz-Beauté. Ils sont placés dans l'ordre sur l'autel et sur les plateaux des Premier et Deuxième Surveillants.

Les applaudissements :

Ils se font comme au premier grade mais selon le rythme de la batterie du deuxième grade : oo - o - oo. On ne triple jamais la batterie du deuxième grade.

Les entrées et les sorties de la Loge de Compagnons :

Comme au premier grade, mais avec la marche et le signe du deuxième grade. On ne donne ni signe ni marche du premier grade.

Le nom de la Loge de Compagnons :

Comme au premier grade ; on n'usera jamais, pour désigner la Loge, du mot "Temple".

Le tuilage :

Il doit s'effectuer de la façon suivante :

D. Comment se nomme le signe de Compagnon ?

R. Pectoral.

D. Pourquoi?

R. Parce qu'il rappelle le châtiment de mon Obligation.

D. A l'ordre mon Frère.

R. (On le fait).

D. Donnez-moi le signe.

R. (On le donne).

D. Que demande-t-il ?

R. La poignée de main ou attouchement.

D. Donnez-la-moi.

R. (On la donne).

D. Couvrez-la.

R. (On le fait).

D. Que demande la poignée de main ou attouchement ?

R. Un mot.

D. Comment l'appelez-vous ?

R. Le mot sacré.

D. Que signifie-t-il ?

R. Il établira. C'est le nom de la colonne d'airain qui était placée au Sud devant le Temple du Roi Salomon.

D. Donnez-moi ce mot.

R. Donnez-moi la première lettre, je vous dirai la seconde.

D. J

R. A

D. K

R. H

D. I

R. N

D. JA

R. KHIN

D. Passez, JAKHIN.

La salutation rituelle ou salutation de l'Etranger :

D. D'où venez-vous ?

R. Très Vénérable, je viens d'une Respectable Loge de Maîtres et de Compagnons consacrée à Saint Jean.

D. Qu'apportez-vous ?

R. Les Maîtres et les Compagnons de cette Respectable Loge d'où je viens vous saluent bien, vous saluent bien, vous saluent bien.

D. Dieu salue bien les Maîtres et les Compagnons de la Respectable Loge d'où vous venez. Quel est votre nom mon Frère ?

R. JAKHIN.

D. Le mien est BOAZ. Soyez le bienvenu non Frère.

La demande de la parole :

Les Compagnons demandent la parole au Premier Surveillant en levant la main et en restant assis. Le Premier Surveillant la leur donne lorsqu'il y a été autorisé par le Vénérable.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 13:05

V. M.: Frère Maitre des Cérémonies, veuillez disposer les Fr. Compagnon en vue du départ.

Le M. des Cér. conduit les nouveaux Comp. dans le Pentagone.

V. M.: Frère Secrétaire, nos FF. Comp .sont-ils prêts ?

Secr.: Ils n'ont point de bissacs, V. M.

V. M.: F. Secrétaire faites votre devoir.

Le F. Secrétaire porte les bissacs aux nouveaux Comp., les en munit puis leur dit:

Secrétaire: Puisses tu supporter d'un cœur vaillant les fardeaux de la Vie.

1er Surv.: 0—

V.M., les FF. Comp sont munis de bissacs

V. M.: Frère Orateur, nos FF. Comp. sont-ils prêts ?

Orat.: Ils n'ont pas d'outils, V. M.

V. M.: F. M. des Cér., faites votre devoir.

Le M. des Cér . munit les Соmр. des outils.

Orateur.: C'est en faisant bon usage de tes outils que tu marcheras à l'Etoile.

1er Surv.: 0—

V. M. les FF. Comp. sont pourvus des outils nécessaires

V. M.: Frère Hospitalier, nos FF. Comp. sont-ils prêts ?

Hospitalier.: V. M., il n'ont point de viatique

V. M.: F. M.des Cér., faites votre devoir.

Le M. des Cér. porte aux Comp. les pains du voyage.

Hospitalier Si malgré tes mérites, tu manquais un jour de pain, souviens toi que nous

sommes FF.

1er Surv.: 0—

V.M., les FF.Comp. sont pourvus de pain

V. M.: F. Orat., les FF. Comp. sont-ils prêts ?

Orat.: V. M., leur marche sera longue, Ils auront besoin de bâtons de voyageurs.

Le V.M. remet aux Соmр. les cannes de Соmр.

V. M.: Qu'il te soutienne aux heures de lassitude et te défende à l'heure du danger.

1er Surv.: 0—

V. M., les FF. Comp. sont prêts.

V. M.: 0—

Mes FF. debout et à l'ordre

Les FF. Surv .s'arment de leurs glaives.

V. M.: FF. nouveaux Comp., voici l'instant du départ, Je ferais avec vous les premiers pas.

Faites face à l'occident!

Le V. M. se rend entre les Col. et s'adresse aux nouveaux Comp.

FF. Comp., nous vous avons confié les secrets du grade que nous à transmis l'antique sagesse de l'Ordre. Nous vous avons nantis du bissac, des outils, d'un viatique et du bâton des voyageurs.

Vous ne feriez que peu de progrès cependant si vous n'étiez soutenus par l'affection de tous vos FF.

En gage de celle-ci, il me reste à vous donner à chacun l'accolade fraternelle.

En leur donnant l'accolade, le V.M. murmure à l'oreille de chacun :

V. M.: Va et que la Lumière de l'Etoile Flamboyante illumine ton chemin.

Derrière le dernier Comp., il se retourne et dit :

V.M.: Et maintenant, FF. Comp., allez, puissiez vous revenir capables d'un chef d'œuvre digne d'un maître.

Les portes d'airain sont ouvertes lentement par le F. Couv. Le M. des Cér. conduit les Comp. hors du Temple. Le V. M. fait quelques pas à leur suite. Lorsqu'il arrive à la hauteur des Surv., ces derniers croisent leurs glaives pour l'arrêter. Le V. M. lève le bras en signe d'adieu. Hors du Temple, le M. des Cér.  invite les Comp. à se retourner vers ceux qu'ils quittent. Le M. des Cér. rentre en fermant lentement les portes avec le F. Couvr., Les lumières diminuent lentement. Le V. M. laisse tomber lentement les bras. Les Surv. l'imitent. Le M. des Cér., le V. M., et les Surv. méditent.

Les lumières se rallument lentement. Lorsque la pleine lumière est revenue, le V.M. sort de sa méditation et regagne son plateau d'un pas décidé.

V. M.: 0—

Prenez place mes FF.

 

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 14:10

PREMIERE PARTIE : LES DEMANDES D'APPROCHE.

D. 1 Entrez-vous ou passez-vous ?

R. Je passe.

D. 2 D'où à où passez-vous ?

R. Du Nord au Sud.

D. 3 Quel âge avez-vous ?

R. Cinq ans.

D. 4 Que signifie le mot de passe ?

R. Il signifie épi. C'était le mot de passe des Israélites en guerre avec la tribu d'Ephraim. Les sentinelles placées par Jephté sur le bord du Jourdain demandaient ce mot à ceux qui se présentaient et les Ephraïmites, ne sachant le prononcer, étaient massacrés et précipités dans le fleuve.

D. 5 Donnez-le moi.

R. Schibboleth.

DEUXIEME PARTIE : LES DEMANDES SYMBOLIQUES

D. 1 Etes-vous Compagnon du Métier?

R. Je le suis.

D. 2 Où avez-vous été reçu Compagnon ?

R. Dans une Loge de Compagnons juste.

D. 3 Qu'est-ce qui fait une Loge de Compagnons juste ?

R. Cinq. A savoir : trois Maîtres et deux Compagnons.

D. 4 Avez-vous travaillé ?

R. Oui, Très Vénérable.

D. 5 A quoi avez-vous travaillé ?

R. A la construction du Temple.

D. 6 Par où entrait-on dans le Temple du roi Salomon ?

R. Par la porte de l'Orient.

D. 7 Qu'avait fait dresser le roi Salomon de chaque côté de cet

te porte ?

R. Deux grandes colonnes.

D. 8 De quelle matière étaient-elles ?

R. D'airain.

D. 9 Quelle était leur hauteur ?

R. Dix-huit coudées.

D. 10 Leur circonférence ?

R. Douze coudées.

D. 11 Leur épaisseur ?

R. Quatre doigts.

D. 12 Pourquoi cela ?

R. Parce qu'elles étaient creuses.

D. 13 De quoi étaient-elles ornées ?

R. De chapiteaux hauts de cinq coudées, décorés de lys et de deux rangées de cent pommes de grenade chacune, séparées par un réseau de chaînettes.

D. 14 De qui étaient-elles l'œuvre ?

R. D'un Maître habile et intelligent, Hiram Abif, fils d'un bronzier tyrien et d'une veuve de la tribu de Nephtali.

D. 15 Comment les représente-t-on couramment en France dans les Loges maçonniques ?

R. Par deux colonnes d'ordre corinthien.

D. 16 De quoi en surmonte-t-on aussi la représentation ?

R. De deux globes. L'un, au Sud, représentant la Terre, l'autre, au Nord, figurant la Sphère céleste.

D. 17 Pourquoi cela ?

R. Pour figurer l'opposition du jour et de la nuit et pour marquer l'universalité de la Maçonnerie.

D. 18 Où se tint la première Loge à Jérusalem ?

R. Dans le porche du Temple du roi Salomon.

D. 19 Combien y a-t-il de principes géométriques en Maçonnerie ?

R. Quatre.

D. 20 Quels sont-ils ?

R. Le point, la ligne, la surface et le volume.

D. 21 Expliquez-les moi.

R. Le point est le centre à partir duquel un Maçon ne peut s'égarer, la ligne est longueur sans largeur, la surface longueur et largeur, le volume longueur, largeur et épaisseur.

D. 22 Si autour de ce point vous tracez un cercle, que lui ajoutez-vous ?

R. Deux grandes parallèles, l'une au Nord, l'autre au Sud.

D. 23 Que représentent-elles ?

R. Saint Jean Baptiste qui a annoncé la Vraie Lumière et Saint Jean l'Evangéliste qui l'a répandue.

D. 24 Que placez-vous au-dessus de ce cercle ?

R. L'Evangile de Saint Jean.

D. 25 Pourquoi cela ?

R. Parce qu'il unit les deux Saint Jean. L'Evangéliste y a en effet dit du Baptiste: "Il y eut un homme envoyé de Dieu dont le nom était Jean. Il n'était pas lui-même la lumière, mais le témoin de la lumière".

D. 26 Pourquoi encore ?

R. Parce que si un Maçon suit fidèlement ce cercle autour de ce point, il rencontrera nécessairement ces deux grandes parallèles qui le conduiront vers la Loi d'Amour de l'Evangile de Saint Jean et qu'ainsi il ne pourra jamais s'égarer.

D. 27 Quels sont les cinq ordres de l'architecture antique et classique ?

R. L'ordre toscan, l'ordre dorique, l'ordre ionique, l'ordre corinthien, l'ordre composite.

D.28 Quels sont les cinq principaux éléments de l'architecture romane ?

R. L'arc en plein cintre, la voûte en berceau, le contrefort, la voûte d'arêtes et la coupole.

D. 29 D'où vient la forme de l'arc en plein cintre ?

R. De l'arc-en-ciel.

D. 30 Quels sont les cinq principaux éléments de l'architecture gothique ?

R. L'arc brisé, la croisée d'ogives, l'arc boutant, le pinacle à fleurons, la rose.

TROISIEME PARTIE : LES CIRCONSTANCES DU PASSAGE.

D.1 Qu'a-t-on exigé de vous pour passer Compagnon ?

R. D'avoir présenté en Loge mes impressions d'initiation et un travail sur un sujet donné par le Très Vénérable, ainsi que de prouver que je connaissais parfaitement les quatre parties de l'Instruction du premier grade.

D. 2 Où avez-vous été conduit avant votre Passage ?

R. Dans un lieu retiré pour être préparé.

D. 3 Qui était avec vous dans ce lieu ?

R. Un Préparateur.

D. 4 Comment vous a-t-il préparé ?

R. En s'assurant que j'avais bien compris la signification du premier grade et les problèmes posés par la transformation de la Maçonnerie opérative en Maçonnerie spéculative.

D. 5 Que vous a-t-il dit encore ?

R. Que la plus grave erreur serait de demeurer dans la Franc-Maçonnerie par intérêt matériel ou à contrecœur et qu'il était encore temps d'y réfléchir.

D. 6 Que vous a-t-il demandé enfin ?

R. De répondre par écrit à cinq questions.

D. 7 Où vous a-t-on conduit ensuite ?

R. A la porte de la Loge de Compagnons.

D. 8 Comment vous êtes-vous annoncé ?

R. Par la batterie d'Apprenti.

D. 9  Qu'a-t-on demandé ?

R. Qui frappe ?

D. 10 Qu'a-t-on répondu ?

R. C'est un Apprenti qui désire d'être reçu Compagnon.

D. 11 Qu'a-t-on demandé à nouveau ?

R. A-t-il travaillé, a-t-il fait son temps, croit-il que son Maître est content de lui ?

D. 12 Qu'a-t-on répondu ?

R. Que j'avais travaillé à dégrossir la Pierre brute, que j'avais fait mon temps, que je croyais que mon Maître était content de moi.

D. 13 Qu'avez-vous fait lorsque vous avez été admis ?

R. J'ai fait les trois pas d'Apprenti, et j'ai salué le Très Vénérable du signe de mon grade.

D. 14 Que vous a dit ce dernier ?

R. Mon Frère N... votre admission dans cette Loge de Compagnons vous laisse espérer que votre demande d'augmentation de salaire a été favorablement reçue. Persistez-vous donc à vouloir faire de nouveaux progrès dans la Maçonnerie ?

D. 15 Qu'avez-vous répondu ?

R. Que je persistais.

D. 16 Que fit alors le Premier Surveillant ?

R. Il m'a présenté au Maître de la Loge. Puis, après avoir prié le Frère Premier Expert de l'assister, il m'a fait mettre les pieds en équerre face à l'Est, en bas et au milieu du tableau et fait montrer comment marcher par trois grands pas de l'Occident à l'Orient, en partant du pied droit.

D. 17 Comment marchent les Compagnons ?

R. Par un pas du pied droit au Midi, un second pas du pied gauche au Nord et un troisième pas du pied droit à l'Orient.

D. 18 Pourquoi met-on l'épée à la main lorsqu'on reçoit des Obligations de Compagnon ?

R. C'est pour écarter les Apprentis, les manœuvres et les indiscrets.

D. 19 Que vous dit-on lorsque vous êtes arrivé à l'Orient ?

R. Le Frère Orateur m'a appris qu'à ce moment de la cérémonie les Maçons de Métier anglais donnaient connaissance à celui qui allait être libéré des liens de l'apprentissage et accéder au rang de Compagnon Franc-Maçon, de l'histoire traditionnelle du Métier telle qu'elle se trouve dans les manuscrits anglais dont le plus ancien date du XlVe siècle et que l'on désigne sous le nom de "Old Charges" ou, en français, d'"Anciens Devoirs".

Il a ajouté que cette histoire était purement légendaire mais qu'elle était tellement liée à la Tradition maçonnique qu'il était nécessaire de m'en donner lecture.

D. 20 Quels en sont les principaux traits ?

R. Cette légende décrit l'invention des métiers et des arts libéraux avant le déluge et raconte comment ces enseignements furent inscrits sur deux colonnes, l'une de pierre qui ne serait pas endommagée par les eaux, l'autre de terre cuite qui ne pourrait être détruite par le feu.

D. 21 Qui a retrouvé l'une de ces colonnes ?

R. Le grand Hermès, père des Sages, qui enseigna les arts libéraux aux autres hommes.

D. 22 Combien y a-t-il d'arts libéraux ?

R. Sept, ou trois et quatre.

D. 23 Quels sont les trois premiers ?

R. La grammaire, la rhétorique et la logique.

D. 24 Quels sont les quatre derniers ?

R. L'arithmétique, la géométrie, la musique et l'astronomie.

D. 25 Quel est le plus important de ces arts libéraux ?

R. La géométrie, car sur elle reposent tous les autres arts libéraux.

D. 26 Qui donna aux Francs-Maçons leurs premiers Devoirs ?

R. Nemrod, qui leur enjoignit d'être sincères les uns envers les autres et de s'aimer les uns les autres. Et il leur donna aussi des Devoirs concernant la Maçonnerie.

D. 27 Qui donna encore des devoirs aux Maçons ?

R. Le roi David.

D. 28 Qu'advint-il après la mort de ce roi ?

R. Salomon, son fils, construisit le Temple que son père avait projeté et augmenta le nombre de ses Maçons en sorte qu'il eut à sa disposition quatre-vingt mille ouvriers, tous Francs-Maçons. A ce nombre il en ajouta trois mille trois cents qui furent nommés Surveillants de ses travaux.

D. 29 Que lui envoya Hiram roi de Tyr ?

R. Du bois de cèdre du Liban pour le Temple et un homme habile et intelligent, fils d'un bronzier tyrien et d'une veuve de la tribu de Nephtali, nommé lui aussi Hirarn et surnommé Abif, le "Maître", qui devint le chef de tous ses Maçons.

D. 30 Que fit enfin le roi Salomon ?

R. Il confirma les devoirs et les usages que son père avait donnés aux Maçons.

D. 31 Que vous dit ensuite le Frère Orateur ?

R. Qu'il était d'usage dans la Maçonnerie opérative de donner aussi connaissance à celui qui allait passer Compagnon, des "Devoirs" proprement dits, c'est-à-dire des clauses morales et professionnelles qu'il devait s'engager à respecter désormais avec une extrême rigueur. La plupart de ces -clauses n'ont plus de raison d'être aujourd'hui puisque nous ne-sommes plus des Maçons de pratique ou opératifs mais des Maçons spéculatifs. Toutefois leur esprit ne saurait nous laisser indifférents. C'est pourquoi il m'en a été fait lecture.

D. 32 Citez-m'en un article remarquable.

R. Les Maçons opératifs anglais devaient donner du travail aux Compagnons qui se présentaient à eux selon les usages pour au moins une quinzaine et s'ils ne le pouvaient pas ils devaient leur donner de l'argent pour qu'ils puissent se rendre décemment à la prochaine Loge. C'est une règle que respectait aussi le Compagnonnage français.

D. 33 De quoi vous donna ensuite connaissance le Frère Orateur ?

R. Des formules de l'Obligation fondamentale et de l'Obligation complémentaire de Compagnon.

D. 34 Qu'avez-vous fait ensuite ?

R. J'ai prêté ces Obligations de Compagnon Franc-Maçon.

D, 35 Que vous dit le Maître après ces Obligations ?

R. Afin de sceller définitivement ces Obligations, baisez l'Evangile, ce que je fis.

D. 36 Qu'advint-il après cela ?

R. Le Deuxième Expert me conduisit hors de la Loge et m'enseigna les points de mon Passage.

D. 37 Que reçûtes-vous en premier après votre retour dans la Loge ?

R. L'attouchement.

D. 38 Et ensuite ?

R. Le mot sacré qui, donné par le dernier Compagnon Passé, circula parmi tous les Frères et me fut communiqué par le Maître de la Loge.

D. 39 Qu'est pour vous ce mot sacré?

R. Mon nom de Maçon.

D. 40 Quelle est la réponse à ce mot sacré ?

R. Le mot sacré du grade précédent.

D. 41 Qu'est cette réponse ?

R. Egalement un nom.

D. 42 Que forment ces deux mots ainsi rassemblés ?

R. Le mot du Maçon qui permettait aux Compagnons opératifs de trouver travail, aide et assistance dans toutes les Loges.

D. 43 Le mot sacré de Compagnon a-t-il un équivalent ?

R. Oui, Force et sa réponse est alors Beauté.

D. 44 Que disent à ce sujet les anciens documents maçonniques anglais ?

R. La raison pour laquelle la Maçonnerie a reçu un secret fut que la construction de son Temple plut à Dieu. C'est pour¬quoi en partie par mérite, mais bien plutôt par libre grâce, ils obtinrent un nom G t un nouveau commandement semblable à celui que le Christ donna à ses disciples de s'aimer les uns les autres.

D. 45 Quel était ce nom et ce commandement ?

R. Leur nom signifie Force, sa réponse Beauté, et leur commande ment Amour. Force et Beauté se rapportent aux deux alliances, l'une de justice, l'autre de libre grâce.

D. 46 Que devaient apporter les Compagnons opératifs lorsqu'ils avaient été admis à se présenter dans une Loge ?

R. La Salutation rituelle, ou salutation de l'Etranger.

D. 47 Que vous dit le Maître de la Loge lorsqu'il vous eut communiqué le mot sacré ?

R. Il me pria de porter désormais la bavette de mon tablier abaissée.

D. 48 Que vous dit-il ensuite ?

R. "Mon Frère, puisque vous avez reçu les signes, attouchements et mots de votre nouveau grade et puisque vous connaissez la Salutation rituelle des Compagnons étrangers, vous pouvez prendre la route afin de parfaire vos connaissances en Franc-Maçonnerie. C'est ce que le Compagnonnage de notre pays appelle faire son "Tour de France", après quoi le Compagnon, devenu habile ouvrier, était définitivement reçu".

D. 49 Qu'avez-vous appris dans votre premier voyage ?

R. J'ai mis la pierre que j'avais déjà dégrossie en chantier et

j'ai achevé de la tailler à l'aide du marteau bretté ou laye.

D. 50 Comment se nomme la partie inférieure de la pierre ?

R. Le lit de pose.

D. 51 La partie supérieure ?

R. Le lit d'attente.

D. 52 La partie apparente ?

R. Le parement.

D. 53 De quels instruments les Maçons s'aident-ils pour tailler la pierre ?

R. De panneaux et de biveaux de bois. Le panneau guide dans un plan et le biveau permet de passer d'un plan à un autre.

D. 54 Qu'avez-vous appris dans votre deuxième voyage ?

R. A transporter la pierre que j'avais taillée jusqu'à sa place

définitive dans l'édifice. Le levier me permet de la déplacer horizontalement, le treuil et la louve me permettent de la lever.

D. 55 Que représente en Maçonnerie le Levier ?

R. C'est l'emblème de la Force.

D. 56 De combien de parties se compose la louve ?

R. De trois, de la louve elle-même et de deux louveteaux.

D. 57 Qu'avez-vous appris dans votre troisième voyage ?

R. J'ai placé le mortier sur le lit d'attente de l'assise inférieure en sorte que le joint entre les deux pierres ait exactement l'épaisseur prévue. J'ai posé la pierre et rempli le joint montant.

D. 58 Quelle est la signification de la Truelle en Maçonnerie ?

R. De même qu'avec cet outil le Compagnon dispose le mortier qui doit unir toutes les pierres de l'édifice, de même avec la Truelle le Maçon spéculatif répand l'amour fraternel qui doit unir tous les Maçons de la Loge et aussi tous les hommes de la terre, entreprise longue et difficile. De plus, avec la Truelle, le Maçon spéculatif efface les défauts et les erreurs de ses Frères tant qu'ils demeurent dans les voies de l'honneur et de la probité afin que rien ne nuise jamais à la bonne harmonie de la Loge.

D. 59 Qu'avez-vous appris dans votre quatrième voyage ?

R. J'ai vérifié la pose de ma pierre à l'aide du Niveau et de la Perpendiculaire. En effet, en règle générale, si nos assises ne sont pas exactement horizontales et si nos murs ne s'élèvent pas rigoureusement à la verticale, les édifices que nous construisons ne tarderont pas à s'écrouler pour notre honte et celle du Métier.

D. 60 Qu'avez-vous appris dans votre cinquième voyage ?

R. J'ai vérifié avec l'Equerre la pierre angulaire de l'édifice et ainsi je ne vérifierai moi-même car les Maçons sont des pierres vivantes pour la construction de leur Temple spirituel.

D. 61 Que représente la pierre angulaire en Maçonnerie ?

R. Le modèle suprême de tous les Maçons et c'est pourquoi l'Equerre est pour nous l'outil le plus précieux.

D. 62 Avez-vous été payé ?

R. Je suis content.

D. 63 Où avez-vous été payé ?

R. Dans la Chambre du Milieu.

D. 64 Avant d'accéder à la Chambre du Milieu qui avez-vous rencontré ?

R. Le Premier Surveillant.

D. 65 Que vous a demandé le Premier Surveillant ?

R. Un signe, un attouchement, un mot.

D. 66 Comment êtes-vous parvenu à la Chambre du Milieu ?

R. Par un escalier en forme de vis situé du côté Sud du Temple et qui se montait par trois, cinq et sept.

D. 67 Que vous rappellent ces nombres ?

R. Ceux qui font une Loge juste et parfaite.

D. 68 Lorsque vous êtes entré dans la Chambre du Milieu, qu'avez-vous vu ?

R. L'Etoile flamboyante qui se trouvait au centre.

D. 69 Qu'y avait-il au centre de cette Etoile flamboyante ?

R. La lettre G.

D. 70 Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Compagnon du Métier ?

R. Pour connaître la lettre G.

D. 71 Que signifie cette lettre ?

R. Géométrie, cinquième des Arts Libéraux. La Maçonnerie toute entière est régie par la Géométrie et les Maçons opératifs doivent avoir une connaissance approfondie de cette science.

D. 72 La lettre G. n'a-t-elle pas une autre signification ?

R. Si Très Vénérable, Grandeur et Gloire.

D. 73 Que voulez-vous dire ?

Beaucoup plus grand que vous.

D. 74 Qui peut être beaucoup plus grand que moi qui suis Maçon Libre et Accepté et Maître de cette Loge ?

R. Dieu lui-même, le premier et le plus sublime Géomètre de l'Univers, dont le nom commence par cette lettre dans plusieurs langues.

D. 75 Que signifie l'Etoile flamboyante ?

R. Représentée dans la tradition française par un pentagramme, dans d'autres traditions par un hexagramme, dans d'autres encore par une simple gloire lumineuse, elle est l'emblème du génie qui élève aux grandes choses.

Mais elle est avant tout le symbole de ce feu sacré, de cet¬te lumière divine dont le Grand Architecte de l'Univers a formé nos esprits et grâce à laquelle nous pouvons pratiquer l'Amour, chercher la Vérité et nous régler sur la Justice.

D. 76 Pourquoi l'Etoile flamboyante est-elle l'emblème du Vénérable ?

R. Parce qu'il doit s'efforcer de répandre avec humilité dans la Loge cette lumière divine.

D. 77 Qu'a fait alors le Maître de la Loge ?

R. Il m'a reçu Compagnon Franc-Maçon.

D. 78 Où vous pria de vous rendre après cela le Très Vénérable ?

R. A l'Occident afin de me faire reconnaître par les Frères Deuxième et Premier Surveillants.

D. 79 Qu'avez-vous communiqué au Deuxième Surveillant ?

R. Le signe, l'attouchement et le mot.

D. 80 Qu'avez-vous apporté au Premier Surveillant ?

R. La Salutation rituelle.

D. 81 Où fûtes-vous placé ensuite ?

R. Entre les colonnes et le Très Vénérable invita les Frères à applaudir à mon Passage.

D. 82 Qu'avez-vous demandé ?

R. J'ai demandé et obtenu la faveur de tirer ma première batterie de Compagnon en l'honneur de la Respectable Loge qui venait de me passer à ce grade.

D. 83 Où vous a-t-on placé enfin ?

R. En tête de la colonne du Midi.

QUATRIEME PARTIE : LE TUILAGE, LES POINTS DU PASSAGE.

D. 1 A quoi connaîtrai-je que vous êtes Compagnon du Métier ?

R. A mes signes, attouchements, mots et aux points de mon Passage.

D. 2 Donnez-moi les points de votre Passage.

R. On les donne : on frappe oo - o - oo à la porte de la Loge

on fait les trois pas de Compagnon à l'ordre du deuxième grade en partant du pied droit; on s'incline devant le Maître de la Loge ; on se relève, on fait le signe et on se remet à l'ordre. On dit: Me voici, moi, le plus jeune et le dernier Compagnon Passé qui ai prêté et renouvelé mes Obligations devant le Grand Architecte de l'Univers, qui est Dieu, et sur l'Evangile de Saint Jean.

D. 3 Donnez-moi le premier point de votre Passage.

R. Je garde, je cache,

D. 4 Que cachez-vous ?

R. Tous les secrets ou mystères d'un Compagnon, sous un châtiment qui ne saurait être: moindre que d'avoir le sein gauche ouvert, le cœur arraché et jeté en pâture aux oiseaux de proie...

On fait le signe et on se remet à l'ordre. ... ce qui est le deuxième point.

D. 5 A qui les cachez-vous ?

R. A tout Apprenti ou à toute personne étrangère à la Franc-Maçonnerie sauf à un Compagnon que j'aurai reconnu pour tel après un examen rigoureux ou dans le sein d'une Loge de Compagnons juste et régulièrement assemblée.

D. 6 Donnez-moi les autres points de votre Passage.

R. J'ai promis de même, ma vie durant, de ne pas léser un Frère ni de permettre qu'il le soit et, dans toute la mesure du possible, de l'avertir à temps de tous les dangers, sans aucune exception, qui pourraient le menacer.

J'ai promis enfin, pour aussi longtemps que durera mon appartenance, de me conduire en Compagnon loyal et sincère, d'accorder une part raisonnable de mon activité à la Loge et à la Fédération et de répondre à tous appels et toutes convocations qui me seront adressés par les Maîtres mandatés à cet effet lorsque je serai dans la distance de mon câble de halage.

D. 7 Combien y a-t-il de signes principaux en Maçonnerie ?

R. Quatre.

D. 8 Quels sont-ils ?

R. Le guttural, le pectoral, le manuel et le pédestre.

D. 9 Pourquoi cela ?

R. Le guttural et le pectoral servent à rappeler nos Obligations, le manuel à donner l'attouchement, le pédestre à marquer un Maçon exact à mettre ses pieds en équerre.

D. 10 Comment se nomme le signe de Compagnon ?

R. Pectoral.

D. 11 Pourquoi ?

R. Parce qu'il rappelle le châtiment de mon Obligation.

D. 12 A l'ordre mon Frère.

R. (On le fait).

D. 13 Donnez-moi le signe.

R. (On le donne).

D. 14 Que demande-t-il ?

R. La poignée de main ou attouchement.

D. 15 Donnez-la moi.

R. (On la donne).

D. 16 Couvrez-la.

R. (On le fait).

D. 17 Que demande la poignée de main ou attouchement ?

R. Un mot.

D. 18 Comment l'appelez-vous ?

R. Le mot sacré.

D. 19 Que signifie-t-il ?

R. Il établira. C'est le nom de la colonne d'airain qui était placée au Sud devant le Temple du roi Salomon.

D. 20 Donnez-moi ce mot.

R. Donnez-moi la première lettre, je vous dirai la seconde.

D. 21   J

R.         A

D. 22   K

R.        H

D. 23   I

R.        N

D. 24 JA

R. KHIN

D. 25 Passez, JAKHIN,

LA SALUTATION RITUELLE OU SALUTATION DE L'ETRANGER.

D. 1 D'où venez-vous ?

R. Très Vénérable, je viens d'une Respectable Loge de Maîtres et de Compagnons consacrée à Saint Jean.

D. 2 Qu'apportez-vous ?

R. Les Maîtres et les Compagnons de cette Respectable Loge d'où je viens vous saluent bien, vous saluent bien, vous saluent bien.

D. 3 Dieu salue bien les Maîtres et les Compagnons de la Respectable Loge d'où vous venez. Quel est votre nom mon Frère ?

R. JAKHIN.

D. 4 Le mien est BOAZ. Soyez le bienvenu mon Frère.

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 00:20

LES ORIGINES HISTORIQUES DU RIT MODERNE

Il n'y a jamais eu de Loges ni de Francs-Maçons au Moyen-Age. Les maçons, mortelliers et tailleurs de pierre, étaient groupés en guildes et corporations qu'on appelait le Métier.

Ils travaillaient dans des baraques provisoires, nommées loges en France, « bauhutte » en Allemagne.

Les différents métiers regroupés sous le titre générique de Maçons entraient dans la Guilde en prêtant serment sur les Saintes Ecritures. Ce serinent sanctifiait leur engagement de respecter leurs devoirs envers leurs employeurs, leurs collègues et les femmes de ces derniers, rien de plus. Les savetiers, les bouchers, les serruriers prêtaient identiquement serinent et il n'y a pas de secret ésotérique dans tout ceci.

Aucune Loge de Francs-Maçons -dans le sens d'assemblée d'hommes n'a existé avant la Renaissance, période où le pouvoir de l'église commence à régresser, tant sur le plan spirituel que sur le plan temporel.

C'est alors, au 17e siècle, et exclusivement au Royaume-Uni composé de l'Ecosse, de l'Angleterre et de l'Irlande, qu'apparaissent des Loges de Francs-Maçons, au sens où nous l'entendons.

Conglomérat hétéroclite d'anciens ouvriers du bâtiment, de bourgeois et de notables, vaguement fédérés dans des Grandes Loges locales ou provinciales. Cette institution aux principes religieux et moraux articulés autour de l'allégorie du Temple de Salomon, est profondément restée catholique, malgré les innovations anglicanes d'Henry VIII.

Des documents provenant de ces siècles anciens existent. Ce sont les très catholiques « Old Charges « : Anciens Devoirs.

Jusqu'à la naissance de la Grande Loge de Londres, il n'est jamais question d'initiation ni de symbolisme, mais bien d'emblèmes et d'une cérémonie de réception, dont le point essentiel est la communication secrète du mot de Maçon (Mason's word).

En 1717, sous l'impulsion de quelques Frères TOUS protestants et membres de l'Académie des Sciences (Royal Society of Sciences), donc influencés par les travaux scientifiques d'Isaac NEWTON, se forme la Grande Loge de Londres par la fédération de quatre Loges de cette ville. Ces fondateurs sont très différents des Maçons catholiques et petits-bourgeois qui peuplent les vieilles Loges du Royaume-Uni. Ils sont protestants, remuants, cultivés et convaincus. Et ils font aussitôt du neuf dans le cadre vermoulu de la vieille institution maçonnique. Ils sont, en effet, menés par DESAGULIERS, un homme intelligent et déterminé. Très vite, un certain nombre de Loges se rallient à la nouvelle organisation. Mais les choses ne se passent pas très bien avec les vieux Maçons catholiques et d'Irlande qui, d'abord, critiquent les nouveaux-venus et ensuite deviennent mauvais. La source, à partir d'ici, est l'ouvrage de base extraordinaire, en langue anglaise, de Bernard JONES, qui fut membre pendant 44 ans de la Loge « Ars Quatuor Coronati «, ouvrage préfacé par le célèbre historien J. Héron LEPPER, bibliothécaire et curateur de «Freemason's Hall » de 1943 à1952. Nos dires sont donc contrôlables au chapitre 12 du livre «Freemason's Guide and Compendium».

La Grande Loge de Londres s'est formée en 1717. Une Grande Loge rivale fut fondée en 1751, soit après 34 ans de critiques acerbes.

Les adhérents de cette Loge rivale, croyant qu'ils pratiquaient une forme plus ancienne et plus pure de maçonnerie, se sont appelés eux-mêmes les Antients. Et, pour se moquer d'eux, appelèrent les tenants de la Grande Loge de Londres, formée récemment, les « MODERNS ». Cette épithète est restée. Le nom exact de l'obédience de 1751 est « La Très Ancienne et Honorable Société des Maçons libres et acceptés ».

Ses destinées sont rapidement prises en mains par Laurence DERMOTT, un peintre irlandais de 32 ans, homme d'une grande qualité et d'une indomptable énergie. Dermott se met aussitôt à rédiger une Constitution et la publie en 1756. Ce document s'intitule curieusement « Ahiman Rezon », ce qui veut dire à peu près en hébreu : le «Guide secret du Frère ». Dermott explique clairement dans son ouvrage que ".. les Loges sont les seuls séminaires où l'homme peut entendre, comprendre et apprendre ses devoirs envers Dieu et aussi son prochain" .

Ce qui nous intéresse dans cette aventure, c'est de savoir pourquoi les Antients; en voulaient tellement aux Modems, dont les idéaux de tolérance et d'ouverture intellectuelle et religieuse nous sont connus par les Constitutions d'Anderson de 1723 et surtout de 1738.

En effet, l'édition de 1738 des Constitutions, dans le texte révisé de l'article 1er des Obligations du Maçon, entérine et donne force de loi à un usage qui s'est répandu comme une traînée de poudre tant en Angleterre que sur le Continent. Si la version de 1723 de l'article 1er des Obligations est déjà oecuménique dans son esprit et dans sa rédaction parfois ambiguë, le contexte du document, et en particulier sa longue introduction pseudo-historique, démontre sans équivoque, qu'il s'agit d'un oeucuménisme chrétien, réservé aux seuls tenants des diverses «dénominations « chrétiennes et excluant expressis verbis les athées, les libertins et les musulmans.

Dans la réalité des faits, dès le tout début de l'Ordre Moderne on trouve des traces indiscutables de la présence de Juifs et de « Mahométans » dans certaines Loges anglaises répandues à travers le Commonwealth et sur le continent.

Le nouveau texte de 1738 entérine donc un état de fait et une évolution des esprits qui débordent le cadre restreint et chrétien du projet initial des fondateurs. Tous les monothéismes sont donc désormais concernés. Cette ouverture élargie du compas andersonien se manifeste par la précision apportée dans la rédaction de l'article 1er des Obligations

"... en véritable noachide".

L'Ordre Moderne concerne désormais tous les descendants de Noé, les tenants des trois grands monothéismes: le Christianisme, l'Islam et le Judaïsme.

Dans les cinquante années qui suivront, certaines branches de l'Ordre Moderne verront affluer nombre de rationalistes voire de sceptiques qui côtoieront des ateliers de mystiques et de kabbalistes.

Il faut bien admettre que les Modernes commettent des erreurs entre 1717 et 1751.

Et les Antients publient un document de vifs reproches qui nous concerne, car il reprend toute la liste des griefs des Antients à rencontre des Modems.

Ce qui va nous permettre de bien saisir toutes les différences qui séparent ces deux formes Le Maçonnerie et ces deux rites.

Quelles sont ces accusations à l'encontre des Modernes ?

1. Entre 1730 et 1740, les Modernes ont interverti les mots de reconnaissance traditionnels des 1er et 2me degrés, c'est à dire l'ESSENCE MEME de la réception dans l'Ordre ainsi qu'en témoignent tous les manuscrits relatifs au Métier depuis la Renaissance.

Ce point précis, qui est tout à fait capital, sera développé immédiatement après l'énumération des griefs reprochés par les Antients aux Modems.

2. Les Modernes ont supprimé les prières en Loge. L'ancienne Maçonnerie, en effet, invoquait et continuera d'invoquer très longtemps, le Christ, la Vierge et nombre de Saints lors de l'ouverture de ses travaux, restés très catholiques.

3. Les Modernes ont déchristianisé les rituels. Les catéchismes démontrent que les rituels originaux possédaient un caractère chrétien affirmé, de même que les Constitutions d'Anderson de 1723 (hormis le chapitre des Obligations).

4 . Les Modernes ont ignoré et négligé de fêter les Saints, c'est-à-dire qu'ils ont tenu leurs banquets à des jours différents des deux Saint-Jean.

Cette coutume constituait un véritable « landmark « pour certains Maçons Antients, qu'ils perpétuent du reste de nos jours.

5. Les Modernes ont négligé, dans certains cas, de préparer les candidats de la manière accoutumée.

6. Les Modernes ont abrégé les rituels et ont, en particulier, négligé les catéchismes attachés à chaque degré.

7. Les Modernes ont cessé due réciter les Anciens Devoirs lors des initiations.

Ces Antients Devoirs étaient devenus sans objet dans le Nouvel Ordre Moderne, et leur omission était sans doute justifiée. Mais les Antients voient en cela un nouvel outrage des nouveaux venus.

8. Les Modernes ont introduit l'austérité dans les cérémonies en ayant notamment supprimé l'épée lors des initiations, sauf en ce qui concerne le couvreur extérieur qui porte l'épée.

On ne sait pour quel usage les Antients portaient l'épée en Loge. Les Français modernes, par contre, en ont fait un usage rituel particulier et essentiel de leur RIT. (cfr. les gravures de LEBAS (1745) notamment le 3ème degré).

9. Les Modernes ont laissé tomber en désuétude la cérémonie ésotérique d'installation du Maître, bien que certaines de leurs Loges continuent de la pratiquer.

Cette cérémonie était obligatoire chez les Antients, pour accéder au degré ultérieur de l'Arche Royale; degré que les Modernes n'accepteront de reconnaître que très tardivement.

10. Les Modernes se sont éloignés de l'ancienne manière d'arranger la Loge, notamment la position des trois grands luminaires, les rituels d'ouverture et de fermeture et la place des surveillants en Loge.

11. Les Modernes ignorent la fonction de diacre. Cette fonction est typiquement « Antienne « et les Loges modernes qui, après 1809, ont elles aussi adopté des diacres, l'ont fait sous l'influence dominante des Antients.

Si l'on examine les reproches qui ne portent pas sur des points assez accessoires de cérémonial, on remarque que trois accusations concernent la cessation d'un comportement religieux chez les Modernes :

-la cessation des prières en Loge;

-la déchristianisation des rituels;

-la non-célébration des fêtes de Saint-Jean.

Ceci met en évidence un comportement très différent entre les deux rites, résultant de valeurs fondamentales différentes.

Mais l'accusation la plus grave et la plus essentielle qui fut considérée comme une véritable horreur par la plupart des Maçons même appartenant à la Grande Loge des Modernes, fut l'inversion des mots sacrés des 1er et 2ème degrés qui, de temps immémorial, étaient BOAZ pour les Apprentis et JAKIN pour les Compagnons.

Pourquoi cette inversion proprement sacrilège ?

On prétend et on écrit que les divulgations publiées à partir de 1730 et le souci d'empêcher l'entrée de profanes ainsi avertis en Loge, sont à l'origine de cette inversion. Ce n'est pas exact.

Voici ce que dit JONES, sur base des archives authentiques : en réalité, la Franc-Maçonnerie s'est répandue rapidement en France, en Irlande et en Ecosse. Des Frères, en provenance de ces pays, apportaient en Angleterre des idées qui n'avaient pas pris naissance sur le sol anglais. La Grande Loge de Londres s'est vu pénétrée, vers 1730, de nombre de Maçons non-affiliés à son obédience et réclamant l'admission dans ses Loges. A ses yeux, chacun de ces Maçons non-affiliés était irrégulier et, afin de rendre leur accès difficile voire impossible, la Grande Loge prit une décision très grave.

Elle procéda à rien de moins que l'inversion des mots de reconnaissance des 1er et 2me degrés et émit un véritable ukaze interdisant à ses Loges d'admettre à leurs travaux tout Maçon qui, étant non-affilié, se révélerait non-averti de ce changement.

La Grande Loge des Modernes procéda à cette grave altération de la tradition avec les meilleures intentions mais, suivant JONES, ce faisant, elle s'est rendue coupable d'une profonde erreur de jugement et, par la suite, a payé un prix très élevé pour cette faute. L'inversion fut considérée par ses propres membres et par la totalité de tous les autres Maçons comme une violation extrêmement grave d'un landmark existant de temps immémorial.

Et de plus, une stupidité sur le plan de la logique des fondements de tout rite maçonnique qui demeure celle du Temple de Salomon.

On a beaucoup discuté sur la position des colonnes « J « et « B «, afin de savoir si elles sont situées à droite et à gauche en entrant dans le temple, ou bien lorsqu'on regarde de l'intérieur du temple vers l'extérieur. Le 1er Livre des Rois de la Bible, Chapitre 7, versets 15-21, nous apprend que JAKIN est à droite et BOAZ à gauche. Ensuite, le même Livre des Rois, même chapitre mais versets 38-39, nous apprend que :

" Il plaça les bases, 5 près du côté droit du Temple et 5 près du côté gauche du Temple; quant à la mer (d'airain), il l'avait placée à distance DU COTE DROIT DU TEMPLE, AU SUD-EST. "

La droite est donc le Sud pour les Hébreux, c'est à dire là où siègent les Compagnons, sous la colonne « -J ».

Ceci est la Tradition hébraïque exprimée par la Bible.

Si besoin en était, Flavius Josèphe confirme ce fait en ces termes

" Salomon mit 5 des bassins sur le côté gauche du Temple

QUI ETAIT CE COTE REGARDANT LE VENT DU NORD et autant au Sud mais regardant vers l'Est. Antiquité des Juifs, Livre VIII, Chapitre III, 6.

Nous retiendrons de ceci que la vraie pratique moderne, antérieure à l'inversion, est le respect de la position correcte :

BOAZ est le mot de l'Apprenti

JAKIN est le mot de Compagnon

C'est dans la Bible. C'est dans les « Old Charges «. C'est la Tradition. Un dernier élément vient étayer le bien-fondé de notre position visant à rétablir l'emplacement correct des colonnes ainsi que les mots traditionnels des Apprentis (B) et des Compagnons (J), et cet élément est d'ordre « canonique » ou, si l'on préfère, légal sur le plan du droit maçonnique.

Le 12 avril 1809, la Grande Loge des Modernes, dont le Rit était suivi en France (y compris l'inversion des mots et des colonnes !) prend la décision suivante applicable à toutes les Loges relevant de sa juridiction et pratiquant ses rituels : « que cette Grande Loge accepte l'avis du Comité de Charité qu'il n'y a pas lieu de maintenir en vigueur ces mesures qui furent prises en l'année 1739 ou environ, concernant les Maçons irréguliers, et enjoint par conséquent à toutes les Loges de revenir aux anciens landmarks de la société.

« Ainsi donc, si ces dispositions n'eurent aucun écho en France ni en Belgique, c'est sans doute à l'anglophobie de la France napoléonienne que l'on doit la subsistance, de nos jours, d'un usage en totale contravention avec le bon sens, la Tradition et la loi maçonnique des Modernes.

VALEURS EXPRIMEES PAR LE RIT MODERNE

Le Rit Moderne est donc une construction et un système symboliques qui répondent à une logique interne cohérente. Pas plus qu'aucun autre moyen de communication conventionnel, il n'autorise l'absolue liberté d'interprétation.

Il repose en effet, sur un certain nombre de VALEURS qui sont celles des Maçons andersoniens ou modernes, au début du XVIII ème siècle britannique et français.

Notons que l'œcuménisme religieux fut inventé et réalisé par les Maçons deux siècles et demi avant le Concile de Vatican II.

Ces valeurs sont universelles et sont, à nos yeux, celles de l'Ordre Moderne tel qu'il fut conçu par DESAGULIERS; elles ne sont toutefois pas circonscrites à une époque restreinte qui serait celle des lointaines origines. C'est parce qu'elles sont universelles qu'elles nous concernent et concernent le Rit que nous pratiquons, DE NOS JOURS.

Toutefois, la transmission du Rit au cours des siècles ne s'est pas faite sans altérations notables, dues à de mauvaises inspirations, à des négligences, à des modes, à des ignorances, à des opportunismes politiques, à des alignements ou tout simplement à l'influence déterminante et dominante du prestigieux Rit Ecossais Ancien Accepté.

Il convient donc, pour notre Loge, d'analyser les composants du Rit Moderne originel à la lumière de l'esprit universel qui l'a inspiré, afin de connaître - à défaut de pouvoir le pratiquer - notre Rit dans toute sa pureté et sa haute signification retrouvées.

Nous venons de voir que la Maçonnerie spéculative moderne est née dans un milieu newtonien, sans aucun doute chrétien, mais saturé d'intolérance religieuse et avide de paix, d'universalisme et des lumières de la science naissante. DESAGULIERS veut donner à l'Europe une CIVILISATION NOUVELLE, reposant sur des valeurs nouvelles.

Les statuts tolérants de 1738, encore largement empreints de christianisme, permettront que se fréquentent rapidement en Loge les tenants des trois grands monothéismes. Sur le continent, agnostiques et rationaliste se joindront à leurs efforts, dès la fin du siècle. Car les seuls critères «modernes « sont: l'observance de la Loi Morale et la pratique de la Religion universelle.

Le mouvement maçonnique moderne de 1717, ou la « Nouvelle Maçonnerie », repose fondamentalement sur :

- l'ouverture aux autres, avec pour objectif le Centre de l'Union;

- la tolérance religieuse;

- le respect d'une Loi Morale non-confessionnelle;

- la déchristianisation des rituels « antients » au profit d'une conception à la fois vétéro et néo-testamentaire (et non plus exclusivement catholique) dont l'articulation est le Maître de la Loge, identifié à l'Etoile Flamboyante.

EXPRESSION DE CES VALEURS DANS LES RITUELS MODERNES DU DEBUT DU XVIIIème SIECLE.

1. La Loge « moderne « illustre le message des deux Testaments, et donc du Livre sur lequel les Maçons modernes prennent leurs obligations. La Loge joue un rôle pédagogique par la disposition des éléments qui la composent. Cet enseignement est dispensé comme celui des cathédrales. Il faut le déchiffrer, il faut ENTRER dans les données de cette géographie sacrée, articulée autour de l'Etoile Flamboyante.

2. La Loge est l'image du Cosmos, orientée dans les trois directions de l'espace. Elle est surmontée d'une voûte étoilée, soutenue par trois piliers. Ces piliers s'appellent: Sagesse, Force et Beauté.

(Références: documents de 1730, 1743, 1744, 1760, 1772 et 1801)

3. La Loge des Maçons se tient dans leparvis du Temple de Salomon, et non dans le Temple, dont l'accès est réservé aux seuls prêtres. Elle est donc à l'air libre, raison pour laquelle la voûte étoilée constitue sa sixième dimension. On n'utilisera donc jamais le mot TEMPLE pour désigner l'endroit où se réunissent les Francs-Maçons des trois premiers degrés.

4. Le porche du Temple de Salomon est soutenu par deux colonnes situées à l'Ouest (et une troisième à l'Est). Dans l'authentique tradition moderne, Jakin est la colonne de droite; elle est attribuée au 1er Surveillant et symbolise la Force. Boaz est la colonne de gauche; elle est attribuée au 2nd Surveillant, et symbolise la Beauté.

Ceci était de pratique courante avant 1730 (manuscrit Chetwode Crawley de 1700, manuscrit Trinity Collège, Dublin, de 1711). Quant au Manuscrit Chetwode Crawley de 1700, il contient un catéchisme dont est extraite la réplique suivante :

Question "Où se trouvent les mots ?

Réponse " Dans Rois 1, 7 à 21, et Chronique II, dernier verset.

Les deux colonnes décrites dans la Bible sont de même taille, de couleur identique et n'ont pas de « sexe » (cfr. les théories « ésotériques « d'un Oswald Wirth).

L'emplacement des deux colonnes, et par conséquent les mots des Apprentis et des Compagnons, furent inversés vers 1730-1740 par la Grande Loge de Londres (cfr. supra)

Cette inversion, anti-traditionnelle et pur non-sens symbolique, a été maintenue dans certains rites jusqu'à nos jours, QUOIQUE ETANT DESORMAIS SANS OBJET, la cause qui avait, en effet, plus ou moins « excusé « cette mesure administrative aberrante ayant depuis longtemps disparu. Cette inversion devrait donc être oubliée et la vérité historique et biblique restaurée dans la plénitude de ses droits, qui sont ceux de la Tradition Moderne d'avant 1730.

5. La troisième colonne, située à l'Est, est représentée indifféremment par l'Etoile Flamboyante ou par le Vénérable Maiître (cfr. tableau de Loge de 1751).

6. Soutenue par trois colonnes, ou piliers, la Loge est éclairée par trois grandes lumières qui sont, au Rit Moderne : le Soleil, la Lune et le Maître de la Loge. (Mentions explicites dans: Masonry Dissected (Prichard, 1730), Le Sceau Rompu (1745), Le Recueil précieux de la Maçonnerie adonhiramite (1786), Le Régulateur du Maçon (1801). Explication : « Comme le soleil préside au jour et la lune à la nuit, de même le Maître préside à la Loge pour l'éclairer. » Extrait des rituels du XVIIIème siècle.

La conscience du Maçon est donc éclairée, au Rit Moderne, par le soleil, par la lune et le Maître de la Loge (c'est-à-dire l'Etoi le Flamboyante dont il porte l'emblème sur son sautoir et qu'il incame dans la Loge).

Chacune de ces trois grandes lumières est représentée dans la Loge par une bougie placée sur un haut chandelier, qui éclaire le tableau de la Loge, condensé symbolique de cette dernière.

7. Emplacement des Trois Grandes Lumières : cet emplacement est décrit dans les rituels acceptés les plus anciens de 1696, 1700 et 1704 et est illustrée sans équivoque par les gravures des divulgations de 1744, 1745, 1751 et 1801, ainsi que parles fameuses gravures de Philippe LEBAS (1745) qui illustrent avec tant de précision la pratique du Rit Moderne en France.

Cette disposition est: NE, SE, SO. C'est-à-dire une équerre ayant comme base l'Orient et non l'Occident.

Cette tradition a été maintenue par la Grande Loge de Londres de 1717 à 1813, date de sa fusion avec la Grande Loge des Antients, fusion par laquelle ses pratique propres ont été absorbées par l'Obédience dominante. Nous démontrerons plus loin que l'usage britannique contemporain, et celui du R.E.A.A., qui consiste à désigner comme « Grandes Lumières « le Volume de la Loi Sacrée, l'équerre et le compas, provient de la Grande Loge des Antients, qui s'est développé après 1751 en réaction contre l'esprit du Rit Moderne.

8. l'Etoile Flamboyabnte et la lettre « G « L'Etoile Flamboyante est présente dès le 1er degré

(a) sur le Tableau de Loge, entre le soleil et la lune;

(b) sur le sautoir du Vénérable Maître, auquel elle est identifiée.

9.La position moderne des Trois Grandes Lumières définit, non plus le cycle solaire d'une journée ordinaire, mais bien LES POSITIONS DU SOLEIL LORS DE CHACUN DES SOLSTICES.

Le jour où le soleil se lève le plus au NE est celui du solstice d'été, correspondant à la Saint-Jean Baptiste; le jour où il se couche le plus au SO est celui du solstice d'hiver, correspondant à la Saint-Jean l'Evangéliste.

Le solstice d'été est le midi de l'année; le solstice d'hiver en est le minuit. Ceci éclaire la notion sacrée du travail maçonnique qui s'accomplit de midi à minuit, c'est à dire d'une Saint-Jean (Ancienne Loi) à l'autre (Nouvelle Loi).

Symbolisme trinitaire : si les deux chandeliers extrêmes représentent les deux Saint-Jean, le chandelier central au SE représente aussi le Christ. Cette tradition est, elle aussi, authentique, et l'assimilation des Trois Grandes Lumières aux trois personnes de la Trinité est une constante des Rituels anciens (sources : 1724, 1725, 1726, 1744 et 1801).

La lumière SE se représente la deuxième personne de la Trinité, les lumières du NE et du SO correspondant au Père et à l'Esprit.

On comprendra pourquoi, au Rite Moderne français, le tétragramme de l'Ancienne Loi ne puisse jamais être représenté à l'Orient, mais toujours à l'occident, c'est à dire du côté du déclin, de la «décroissance » biblique.

10. Les meubles de la Loge. Ce mot, « meuble « (latin: mobilis, anglais : mobile) désigne un objet mobile, c'est-à-dire qui peut être aisément déplacé pendant une cérémonie. Au Rit Moderne, les trois meubles sont: la Bible, l'équerre et le compas. En effet, ces trois objets rituels changeaient de place au cours de la cérémonie de réception, la Bible étant prise entre les mains du néophyte, l'équerre se trouvant placée sous son genou droit et le compas pointé sur son coeur. (Masonry Dissected (1730); Déclaration Mystérieuse (1743).

L'initiation étant une démarche par définition a-dogmatique qui s'accomplit en dehors de toute influence ou contexte religieux contraignant, la fonction moderne de la Bible ne peut être d'éclairer la conscience du Maçon, mais bien de donner une dimension symboliquement sacrée à ses serments.

Au Rit Moderne, la Bible est ouverte à l'Evangile ésotérique de Saint-Jean, le seul Evangile ayant ce caractère initiatique particulier.

Rien ne recouvre le Livre, si ce n'est parfois l'épée du Vénérable Meure, signe de l'indéfectible fidélité qu'N doit observer envers le contenu du message de Jean La Bible repose toujours sur le « plateau « du Maiître de Loge etjamais sur un « autel «, pièce de mobilier typiquement « antienne « qui n'a pas sa place dans une Loge de Francs-Maçons qui se tient au parvis du Temple.

Quant à requerra et au compas, il est difficile de comprendre leur transformation à d'autres rites et même à certain Rite moderne après 1813, en « lumières ».

Au Rit Moderne, ces deux outils jouent un rôle de premier plan dans les initiations aux trois premiers degrés français. Ils sont mobiles; requerra sert à ce que le genou droit du récipiendaire, dénudé, soit posé dessus lors de la prestation de serment. Le compas doit être appliqué sur la mamelle gauche, découverte.

L'impétrant prête de la sorte serment « dans la position de requerra », jambe gauche et jambe droite en équerre, et lui-même étant situé « entre équerre et compas », position traditionnelle du Maçon, qui trouve tout son accomplissement lors de l'élévation à la Meitrise.

Il n'est donc jamais question d'agenouillement au Rite Moderne.

(Cette posture relève d'usages en vigueur dans d'autres rites, notamment lors des rituels évoquant un adoubement chevaleresque où elle trouve sa pleine signification dans le nécessaire abaissement précédant l'élévation).

En 1813, La Loge de Réconciliation, fondée après la fusion des Antients et des Modems, a adopté la pratique du vainqueur de l'affrontement des deux Rits au Royaume-Uni, c'est à-dire le Rit des Antients. Leurs usages ont définitivement supplanté la logique solaire et non-confessionnelle qui était celle des Modernes. Les trois lumières deviennent la Bible sur laquelle s'appuient l'équerre et le compas entrelacés. Notre Loge a débattu de la signification que prend cet ensemble symbolique.

Il exprime la croyance religieuse typiquement Antienne selon laquelle tout travail maçonnique repose sur, et tire sa justification de la Parole Révélée par Dieu dans les Saintes Ecritures.

Les tentatives d'explication de type libre exaministe relèvent d'une casuistique indéfendable aux yeux des usages immémoriaux de l'Ordre. Nous constatons de plus, et tous les auteurs de même que tous les documents consultés l'attestent, que cet usage n'a jamais appartenu et ne correspond pas aux valeurs du véritable Rit Moderne. Il relève du système de croyances religieuses et des valeurs du Rit Antient qui l'a imposé à la fraction moderne qu'il a absorbée en 1813 ; Il constitue de nos jours un landmark du monde maçonnique anglo-saxon.

En conclusion : la Bible n'est pas une lumière, contrairement à l'enseignement du Rit Ancien, repris par toutes les Maçonneries «régulières», c'est-à-dire inféodées à Londres et à la mentalité anglo-saxonne.

Cet usage, imposé en 1813 par la Grande Loge Unie d'Angleterre, peut paraître comme contradictoire, illogique et dogmatique. Contradictoire et illogique car un livre est un objet matériel qui n'est pas destiné à répandre la lumière, alors que le soleil, la lune et l'Etoile Flamboyante sont des astres qui, par définition, remplissent cette fonction. Dogmatique, car la lumière qui, dans la logique ancienne, devrait émaner « spirituellement » d'un livre, est aux yeux de ses promoteurs Antients, la Vérité Révélée à laquelle tout Maçon régulier DOIT CROIRE.

On voit combien le Rit Moderne et le Rit Ancien diffèrent radicalement en esprit sur ce sujet comme sur bien d'autres.

On peut conclure de l'ensemble des points traités que la géographie sacrée de la Loge moderne du premier quart du XVIIIème siècle constitue un tout cohérent.

Son message est clair pour celui qui s'efforce de le saisir. Le Rit Moderne est une tentative d'articuler les traditions néo-et vétérotestamentaires autour d'un axe.

Cette fonction de pont entre les deux Testaments est assurée par l'Etoile Flamboyante, le Christ, le Maître de la Loge, le Soleil de midi, le Flambeau du SE.

Elle est essentielle, car elle dévoile à l'Apprenti un message qui, à d'autres rites, est réservé au Prince Rose-Croix (R.E.A.A.) ou au Maître Ecossais de Saint-André (R.E.R.)

Les colonnes sont l'emblème des fondations salomoniennes et hébraïques de l'Ordre, de même que le delta et le tétragramme mystique qui, placés à l'Occident, témoignent de leur décroissance.

Les Trois Grandes Lumières ont une fonction solaire et johannique (et solsticiale).

Le passage de l'Ancienne Loi à la Nouvelle Loi est assuré par l'Etoile Flamboyante, Grande Lumière de la Franc-Maçonnerie, qui appartient aux deux Lois.

Le Rit Moderne, de par sa cohérence et sa richesse et aussi de par son antériorité sur tous les autres Rlts, est l'un de ceux qui auraient dû le mieux transmettre les usages les plus anciens et les plus authentiques.

Il méritait, à ce titre, d'être protégé contre les innovations et les altérations de toutes sortes.

CARACTERISTIQUES DE L'ECOSSISME

Il est difficile, voir impossible, de traiter de la spécificité du Rite Moderne, sans établir de comparaison avec d'autres Rits pratiqués aujourd'hui, et notamment le Rit Ecossais Ancien Accepté.

En effet, de nombreux usages propres à ce Rit sont passés, au cours du XIXème siècle, dans le Rit Moderne belge, au point de conférer à ce dernier

UN CARACTERE SYNCRETIOUE A TRES FORTE COLORATION ECOSSAISE.

Ce Rit, pratiqué par des Loges du Grand Orient de Belgique, de la Grande Loge de Belgique et de la Grande Loge Régulière de Belgique, n'a conservé, en fait, que de rares usages du Rit Moderne des origines.

Il en a abandonné bien d'autres, parmi les plus essentiels et les plus spécifiques, pour les remplacer par des usages plus récents, sous prétexte d'universalisme et de déchristianisation. (Le Rit Ecossais Ancien Accepté est, en effet, le plus pratiqué dans le monde).

Exemples: -disposition non-johannique des piliers-chandeliers soit SE/SO/NO;

- les trois Grandes Lumières deviennent la Bible, l'équerre et le compas la Bible étant ouverte au Xllème Chapitre des Juges et non à l'évangile de Jean

- le tableau de Loge devient un espace "sacralisé" et n'est plus utilisé rituellement

- le delta et le tétragramme sont placés à l'Orient de la Loge (et non plus à l'Occident)

- Les Trois Grandes Lumières sont disposées sur un « autel »

- La Loge des Maçons est confondue avec le temple des prêtres.

Cet alignement d'une part sur un Rit dominant et, d'autre part, sur des exigences imposées par la Grande Loge Unie d'Angleterre dès 1813, a bouleversé la logique et la cohérence du Rit Moderne des origines.

Il aboutit à des pratiques divergentes, composites et dénuées de cohésion intellectuelle.

Il n'est donc pas inutile de retracer brièvement les caractéristiques du R.E.A.A.

C'est en 1804 que le Rit Ancien fut ramené en France des Amériques par le comte de GRASSE-TILLY. Il s'aggloméra aussitôt aux Loges écossaises déjà existantes et les termes « ancien « et « écossais « devinrent synonymes. C'est le Guide des Maçons Ecossais (1815-1820), page 31 et 32 qui, pour la première fois, mentionne la Bible, l'équerre et le compas comme étant les Trois Lumières de la Maçonnerie. Pratique que la Maçonnerie opérative, la Maçonnerie d'acceptation et la Maçonnerie spéculative modernes du XVIIIème siècle ont toujours ignorée.

Désormais aussi, le Vénérable Maître, le 1er Surveillant et le 2ème Surveillant occupent une position solaire NON-SOLSTICIALE, NON-JOHANNIQUE, c'est-à-dire qu'ils siègent respectivement à l'Est, à l'Ouest et au Midi.

Tout concourt donc, c'est bien évident, à privilégier le symbolisme vétérotestamentaire dans la Loge, et à en expulser toute référence néotestamentaire, donc chrétienne.

Les pratiques rituelles «anciennes» de l'Ecossisme diffèrent en profondeur de celles du Rit Moderne, de même que ses axiomes fondamentaux que voici :

- croyance au Grand Architecte du l'Univers;

- croyance en l'immortalité de l'âme;

- obligation de placer le Volume de la Loi Sacrée sur l'autel, sous l'équerre et le compas.

Remarquons que la profession d'une CROYANCE, notamment en l'immortalité de l'âme, devient une imposition essentielle du Rit, et que les Trois Lumières sont le Livre, l'équerre et le compas posés sur un autel situé dans un temple.

Nous ne sommes donc plus en Loge réunie au parvis, entre Maçons d'une Loge de Saint-Jean. Nous sommes dans un Temple, entre pratiquants d'un culte biblique.

INTRUSION DE L'ECOSSISME DANS LE RIT MODERNE

Le prestige d'un système à 33 degrés, l'attrait d'un contenu « chevaleresque «, des dénominations glorieuses y afférentes et la dimension universelle enfin de sa pratique, ont conféré au Rit Ancien Accepté un ascendant qui a influencé les autres Rits pratiqués en Belgique au cours des XIXème et XXème siècles. Qu'ils soient du reste moderne, écossais ou français.

Nous relevons notamment les pratiques suivantes, typiquement écossaises dans leur déroulement rituel pour ne pas dire liturgique :

- la Bible est placée sur un « autel »

- le serment se prête sur les Trois Grandes Lumières : la Bible, l'équerre et le compas

- on institue un allumage rituel des flambeaux, absent du Rit Moderne

- le traçage au sol du tableau du degré est remplacé par un déroulement d'un tapis devenu permanent et sacralisé

- la chaine d'union s'effectue mains dégantées, alors que les gants constituent l'habit du Maçon, au même titre que le tablier

- on procède à une extinction rituelle des flambeaux

- on supprime l'effacement du tableau.

Lors de l'initiation au premier degré :

- les candidats sont introduits dans un « temple »

- la consécration du candidat s'effectue debout, et non placé « entre équerre et compas »

- introduction de la phase controversée de la « petite lumière »

- serment sur Trois Lumières (Bible, équerre et compas)

- obligation de procéder à un interrogatoire sous le bandeau

Lors des initiations aux deuxième et troisième degrés :

Ces divergences feront l'objet d'un travail ultérieur, les différences entre le Rit Moderne authentique et celui pratiqué de nos jours étant trop nombreuses. Principalement, l'utilisation d'un mot substitué lors du troisième degré donnant lieu à une recherche ultérieure de la Parole perdue, alors que l'essence même du troisième degré au Rit Moderne est que le mot des Maîtres n'est pas perdu et n'a donc nul besoin d'être recherché ultérieurement.

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 16:13

Les maximes de la chambre de réflexion :

Si la curiosité t'a conduit ici, va-t'en!

Si tu crains d'être éclairé sur tes défauts, tu seras mal parmi nous.

Si tu es capable de dissimulation, tremble, on te pénétrera.

Si tu tiens aux distinctions humaines, sors, nous n'en connaissons point ici.

Si ton âme a senti l'effroi, ne va pas plus loin.

Si tu persévères, tu seras lavé par l'eau et purifié par le feu ; tu sortiras de l'abîme des ténèbres, et tu verras la Lumière.

Le tableau de la chambre de réflexion :

Un coq dressé avec l'inscription : Il veille dans les ténèbres et annonce la lumière.

Les questions de la chambre de réflexion :

- Qu'est-ce qu'un honnête homme se doit à lui-même ?

- Que doit-il à ses proches ?

- Que doit-il à son pays ?

- Que doit-il à l'humanité ?

- Que doit-il à Dieu ?

Les trois grands pas d'Apprenti :

Ils se font en partant du pied droit et en assemblant toujours le pied gauche en équerre, le talon gauche derrière le talon droit.

La position du serment :

La main droite sur l'Evangile de Saint-Jean et l'épée, le genou droit nu dans l'Equerre, le pied gauche en pantoufle et la pointe d'un Compas ouvert en équerre placée sur le cœur, l'autre pointe levée.

Le mot de passe :

Tubalcaïn. C'est le nom de celui des fils de Lamekh qui inventa l'art de travailler les métaux.

La batterie :

Elle se fait par trois coups, deux rapprochés, un distant et plus fort: oo - o.

L'ordre :

On se met à l'ordre, la main droite sous la gorge, le pouce en équerre, le coude abaissé. Les pieds sont en équerre, le pied droit en avant et le talon du pied gauche derrière le talon droit.

Le signe :

Etant à l'ordre, on décrit une équerre en portant horizontalement les quatre doigts joints à l'épaule droite et en les faisant redescendre verticalement le long du corps.

Le dessin de l'équerre doit être rigoureusement exact.

Le signe se nomme guttural. Il demande la poignée de main ou attouchement.

La poignée de main ou attouchement :

On place le pouce plié en équerre sur la première et grosse jointure de l'index et on répond en faisant de même. C'est la poignée de main ou attouchement d'un Apprenti Franc-Maçon Entré. On ne doit la faire qu'en Loge ou dans l'obscurité afin qu'elle ne puisse être aperçue d'un manœuvre ou d'un autre profane. Mais si on la fait de jour en dehors de la Loge on doit la couvrir de la main gauche.

On appuie le pouce une fois. On peut aussi, en France et dans certains pays voisins, faire sentir nettement du pouce la batterie d'Apprenti, deux coups rapprochés, un distant et plus fort. Toutefois ceci n'est pas nécessaire et même ne doit pas être fait dans les pays anglo-saxons.

Cette poignée de main, ou attouchement, demande le mot sacré.

Le mot sacré :

C'est BOAZ. Il signifie en hébreu "En Lui, la force". C'est le nom de la colonne d'airain qui se trouvait au Nord devant le porche du Temple du Roi Salomon à Jérusalem, à main gauche en regardant l'Est. Mais on ne doit jamais donner immédiatement ce mot en entier lorsqu'il est demandé en dehors de la Loge. On doit répondre par précaution :

R. Je ne puis qu'épeler, donnez-moi la première lettre je vous dirai La seconde.

D. B

R. 0

D. A

R. Z

D. BO

R. AZ

D. Passez, Boaz.

L'habillement :

Les Apprentis portent toujours en Loge un tablier de peau blanche, de forme arrondie vers le bas. La bavette, triangulaire, est relevée.

Aux trois grades, si le smoking ou l'habit ne sont pas exigés, on viendra en Loge en tenue sombre, et cravate noire.

Les gants :

Ils sont blancs. On doit toujours les porter en Loge à tous les grades. Ils rappellent les gants que mettaient les maçons opératifs pour tailler la pierre. On les retire pour la chaîne d'union.

L'âge :

Les Apprentis ont symboliquement trois ans.

La place :

Le dernier Apprenti reçu prend séance en tête de la colonne du Nord. Il cède la place lorsqu'un nouvel Apprenti est reçu et s'assied à sa droite.

Le baiser fraternel:

Il se donne par trois fois sur la joue droite, la joue gauche et la joue droite. En Loge ouverte, on frappe en même temps la batterie du grade de la main droite sur l'épaule gauche.

Le tableau de la Loge :

Le tableau, unique pour les trois grades, est étendu sur le plancher, au centre de la Loge, recouvert d'un tapis bleu. Il est rigoureusement dans le même axe que le milieu de l'autel.

Il a la forme d'un carré long, de la proportion d'un double carré. Il est entouré à l'extérieur d'une bordure dentelée faite de triangles alternativement blancs et noirs, figurant l'interpénétration de la lumière et des ténèbres, les triangles blancs ayant la base dirigée vers la Loge. Une combinaison appropriée occupe les quatre angles, de façon à ce qu'une pointe se trouve dans les angles de la bordure. Dans cette bordure sont indiqués les quatre points cardinaux Orient - Occident, Midi - Septentrion, en sorte que les deux premiers soient lisibles de l'Ouest et les deux autres de l'extérieur de chaque côté.

Le fond de ce carré long est bleu de ciel, sauf la partie inférieure, l/7e environ de la longueur du double carré intérieur qui figure le Pavé mosaïque noir et blanc vu en perspective droite, ce qui laisse de chaque côté deux écoinçons de la forme d'un triangle rectangle couleur de terre. Sur celui du Sud est figurée une branche d'acacia véritable et les deux lettres M.'. B.*..Sur le Pavé mosaïque est posée la Truelle.

Sur le haut de ce Pavé mosaïque, de chaque côté sont placées les deux colonnes, couleur de bronze. Leur hauteur est de 2/7e environ du double carré intérieur. On les représente soit par deux colonnes d'ordre corinthien, auxquelles on ajoute de façon convenable des pommes de grenades, soit, et de préférence, en s'inspirant des meilleures et des plus récentes reconstitutions archéologiques. Sur la colonne du Nord, il y a la lettre B et sur la base le mot Beauté, sur celle du Sud, J et sur la base, Force.

Au Nord de la colonne B il y a, posée sur la ligne de la base des colonnes, une Perpendiculaire de forme ancienne (le fil à plomb, tombant sur une planchette étroite évidée à la base), et au Sud de la colonne J, sur la même ligne, le Niveau de forme ancienne, un triangle, avec une traverse, du sommet duquel tombe un fil à plomb.

Tout autour de la partie supérieure bleue jusque vers la base des colonnes court la cordelière à houppes, rouge et or, qui comporte sept lacs d'amour, trois de chaque côté et un à l'Orient, dont la forme héraldique doit être rigoureusement respectée. Elle se termine à chaque extrémité au Nord et au Sud par une houppe ou gland.

Au-dessus de la colonne B est figurée une sphère céleste et au-dessus de la colonne J un globe terrestre.

Au centre du double carré est placé le symbole suivant : un point entouré d'un cercle le long duquel sont tracées deux tangentes verticales. Sur le sommet du cercle entre les deux tangentes, un livre ouvert sur lequel est écrit: JEAN, le tout en or.

Dans l'espace entre les colonnes, un peu en dessous des chapiteaux est au Nord la Pierre brute, le Maillet, le Ciseau et la Jauge. La Pierre brute n'est pas un rocher informe, mais a déjà l'aspect d'une pierre dégrossie. Au Sud la Pierre cubique à pointe et la Laie ou mar¬teau bretté. La forme habituelle de la Pierre cubique à pointe est celle d'un cube surmonté d'une pyramide dont la hauteur est égale à la moitié du côté du cube.

En bas, sur la ligne du Pavé mosaïque, formant avec les deux autres bijoux immobiles un triangle rectangle, la Planche à tracer sur laquelle sont les épures et le biveau correspondant à la Pierre cubique à pointe.

Il y a trois fenêtres, une plein Est, une plein Ouest, la dernière plein Sud. Les fenêtres Est et Ouest sont équidistantes par rapport au point central du double carré.

Au Sud entre la colonne J et la houppe dentelée, au-dessus du Niveau, est figuré le Soleil couchant portant le tétragramme hébraïque en or. Dans le coin Nord-Est, la Lune dans son plein entourée de sept étoiles et de nuages. Dans le coin Sud-Est, l'Etoile flamboyante rouge, avec des flammes couleur de feu, portant dans son centre la lettre G en or. L'Etoile est inscrite dans un disque solaire de plein midi. Juste en dessous est le mot: Sagesse.

Au Sud de la colonne J, au-dessus du Soleil, il y a un Levier et une Louve. Au-dessus sur la même ligne, toujours au Sud, l'Escalier en forme de vis, se montant dans le sens solaire, par 3, 5 et 7 marches (sept en tout). Cet escalier doit nettement conduire vers l'Etoile flamboyante.

On figure aussi au centre de la partie supérieure l'Equerre et le Compas ouvert à 90°, entrecroisés, c'est-à-dire formant la double Equerre. L'Equerre est de proportion trois*quatre. Elle est d'or. Le Compas a un corps d'or et des pointes d'acier bleu foncé.

Entre le Soleil et la Lune on lit les lettres A.L.G.D.G.A.D.L.U. et il peut y. avoir aussi sur le tableau le nom de la Loge ainsi libellé

Respectable Loge Française Saint Jean.....N°.. 0.'. de.... , date maçonnique de fondation.

Les trois grandes Lumières :

Ce sont le Soleil, la Lune et le Maître de la Loge. Elles sont représentées par trois chandelles de couleur placées sur trois grands chandeliers triangulaires disposés ainsi, une pointe vers l'Est :

a) à l'angle Sud-Ouest

b) à l'angle Nord-Est

c) à l'angle Sud-Est

On place au centre du chandelier Sud-Ouest une chandelle jaune (le Soleil) Nord-Est une chandelle ivoire (la Lune) Sud-Est une chandelle rouge (le Maître de la Loge).

On respecte pour tous les allumages et extinctions l'ordre de l'énoncé des trois grandes lumières.

Les trois grands chandeliers sont disposés de façon à figurer un rectangle 3x4 dans lequel est inscrit le double carré du tableau. On fait en sorte que le centre des deux rectangles coïncide (fig. 1).

Les lumières de l'autel et des plateaux des Surveillants :

Sur l'autel du Vénérable les trois grandes lumières se trouvent de nouveau placées au Sud sur un chandelier à trois branches, celle du centre étant surélevée.

Une veilleuse rouge figure derrière le chandelier à trois branches, la source perpétuelle de la lumière.

La représentation de l'Etoile flamboyante est placée devant le chandelier à trois branches.

Sur le plateau de chaque Surveillant se trouvent des étoiles correspondant aux colonnes. On se sert de chandelles bleues.

La place et le biijou du Vénérable :

Le Vénérable prend séance à l'Orient.

Il porte une Equerre trois-quatre attachée à un collier bleu sur lequel est brodée une Etoile flamboyante.

Il porte le titre de Très Vénérable.

Le tablier de Maître Installé :

Le tablier de Maître Installé (c'est-à-dire de Vénérable élu ayant reçu l'installation secrète) est de peau blanche bordée de bleu de ciel. Il porte la lettre hébraïque ghimel entourée de deux branches d'acacia en sautoir et de trois lacs d'amour. De part et d'autre sont les deux colonnes.

Sur la bavette il y a l'Etoile flamboyante au centre de l1Equerre trois-quatre et du Compas ouvert à 90° entrecroisés en double équerre. Sous l'Equerre se trouve un arc de cercle gradué, A gauche est le Soleil et à droite la Lune entourée de sept étoiles (c'est-à-dire, lorsque le Maître est à l'Est, au Midi et au Nord).

Le Vénérable en chaire porte sur la bavette sous 1'Equerre et le Compas les lettres S. R.I. et dans le bas du tablier, suspendu la tête en bas aux branches d'acacia, un Maillet.

Les Passés Maîtres (Maîtres Installés sortis de charge) portent au même endroit les lettres Ad. et n'ont pas de maillet. Ils n'ont pas d'étoile sur leur collier et portent l'Equerre accompagnée de la 47e proposition.

La place et le biijou des Officiers dignitaires :

Les Officiers dignitaires sont dans l'ordre:

Le Premier Surveillant (au Sud-Ouest; le Niveau)

Le Deuxième Surveillnt (au Nord-Ouest; la Perpendiculaire)

L'Orateur (à la gauche du Vénérable, au Sud-Est ; le Livre de la Loi)

Le Secrétaire (à la droite du Vénérable, au Nord-Est ; deux plumes en sautoir)

Le Premier Expert (à la gauche du Premier Surveillant une jauge, une épée, et un oeil)

Le Trésorier (à la gauche de l'Orateur ; deux clefs en sautoir)

L'Hospitalier (à la droite du Secrétaire, une bourse)

Le Premier Maitre des Cérémonies (à la gauche du Trésorier, deux cannes en sautoir et une épée)

Le Deuxième Maitre des Cérémonies (à la droite de l'Hospitalier ; deux cannes en sautoir et une épée)

Le Deuxième Expert (à la droite du Deuxième Surveillant ; une jauge, une épée et un oeil )

Le Couvreur (devant la porte et vers le Deuxième Surveillant ; une épée).

Tous les bijoux sont en or, sauf ceux du Deuxième Expert et du Deuxième Maître des Cérémonies qui sont en argent.

Les voyants :

Ils portent les noms des trois colonnes Sagesse, Force, Beauté. Ils sont placés dans l'ordre sur l'autel et sur les plateaux des Premier et Deuxième Surveillants.

Sur l'autel, le voyant Sagesse est placé devant l'Etoile flamboyante

Les outils et le travail des Apprentis :

Ce sont le Maillet, le Ciseau et la Jauge. Ils servent aux Apprentis à dégrossir la Pierre brute, travail qui se nomme aussi épannelage.

Les applaudissements :

Ils se font avec les mains selon le rythme de la batterie : oo - o.

Pour une batterie ordinaire, après l'applaudissement on étend la main droite ouverte en avant et l'on dit Vivat.

La triple batterie est réservée aux Maîtres de Loge. Dans ce cas après la première batterie on dit : Vivat I Après la seconde : Vivat, vivat, Après la troisième : Vivat, vivat, semper vivat!

La batterie de deuil :

Elle se tire en frappant doucement les batteries de la main droite sur l'avant-bras gauche.

La batterie de deuil est toujours triple. Après la première batterie on dit: Gémissons; après la seconde: Gémissons, Gémissons; après la troisième : Gémissons, Gémissons mais Espérons.

On ne retourne aucun décor.

La batterie de deuil est toujours couverte par une batterie d'allégresse.

Le signe de consentement :

Etant assis, étendre la main et la laisser tomber sur le tablier. Ce signe est le même aux trois grades.

Les meubles:

Ce sont l'Evangile de Saint-Jean, le Compas et l'Equerre. Ils servent à prêter les Obligations. Le Compas est ouvert à 90° et lorsque l'Equerre et le Compas sont rassemblés, ils sont toujours entrecroisés aux trois grades, formant une double équerre. Les Maçons ne se servent que d'équerres trois-quatre.

Les entrées et sorties de la Loge d'Apprentis :

Lorsque l'entrée de la Loge est donnée après l'ouverture des travaux on fait les trois grands pas puis on salue du signe, dans l'ordre, le Vénérable, le Premier et le Deuxième Surveillants. On ne fait jamais un tour complet sur soi-même.

Pour sortir, on se place entre les colonnes. On salue du signe, dans l'ordre, le Vénérable, le Premier et le Deuxième Surveillants. On ne fait aucune marche.

Le nom de la Loge d'Apprentis :

La Loge n'est pas le Temple. On ne la désignera donc jamais par ce terme. On dira "La Loge est couverte", ou "Donnez l'entrée de la Loge".

Le tuilage :

Il doit s'effectuer de la façon suivante :

D. Comment se nomme le signe ?

R. Guttural.

D. Pourquoi ?

R. Parce qu'il rappelle le châtiment de mon Obligation.

D. A l'ordre mon Frère.

R. (On le fait).

D. Donnez-moi le signe.

R. (On le donne),

D. Que demande-t-il ?

R, La poignée de main ou attouchement.

D. Donnez-la-moi.

R. (On la donne).

D. Couvrez-la.

R. (On le fait).

D. Que demande la poignée de main ou attouchement ?

R. Un mot.

D. Comment l'appelez-vous ?

R. Le mot sacré.

D. Que signifie-t-il ?

R. En Lui la force. C'est le nom de la colonne d'airain qui était placée au Nord devant le Temple du Roi Salomon.

D. Donnez-moi ce mot.

R. Je ne puis qu'épeler. Donnez-moi la première lettre, je vous dirai la seconde.

D. B

R. 0

D. A

R. Z

D. BO

R. AZ

D. Passez Boaz.

L'exercice de table :

La main droite aux armes!

Haut les armes!

En joue!

Feu!

On boit un peu et on remet le canon vertical.

Bon feu !

On boit un peu plus et on remet le canon de même.

Triple feu !

On vide le canon.

Les armes au repos !

On porte le canon au-dessus de l'épaule droite à la hauteur de la gorge.

Présentez les armes !

On porte le canon horizontalement devant soi dans l'axe du visage le bras tendu.

Un ! On porte le canon au-dessus de l'épaule gauche.

Deux ! On le ramène en travers de la gorge jusqu'à l'épaule droite.

Trois ! On le porte en avant.

Un ! Au-dessus de l'épaule gauche.

Deux !En travers de la gorge jusqu'à l'épaule droite,

Trois ! En avant.

Un ! Au-dessus de l'épaule gauche.

Deux ! En travers de la gorge jusqu'à l'épaule droite,

Trois ! En avant.

Un temps.

Attention ! Un !

On baisse un peu le canon en le portant à gauche mais sans le poser.

Deux !

On le porte à droite mais sans le poser.

Trois !

On le pose très fort d'un seul coup sur la table.

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