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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 21:05

9782916123400.jpg  Jean van Win

Contre Guénon

Editions de la Hutte

S'il est un auteur adoré, vénéré, intouchable dans les milieux de l'ésotérisme, c'est bien René Guénon. Depuis plus d'un demi siècle, il fait l'objet d'un véritable culte. Impossible de formuler la moindre objection contre ses vues ou son œuvre considérable, la plus petite réserve sur un détail ou un autre, sans subir le mépris, voire les injures de ceux que de rares commentateurs courageux ont appelé les "guénolâtres".

Comment les inconditionnels ont-ils pu perdre tout sens critique, donc toute liberté ?

Comment les autres auraient-ils à craindre de lire avec une vision différente, un regard neuf ?

Pour la première fois enfin, quelqu'un s'attelle à radiographier sans concession l'oeuvre et la personne du paradoxal auteur du Roi du Monde.

Jean van Win est né en 1935 à Bruxelles. Il a fait ses humanités gréco-latines chez les Jésuites, suivies d'études de philosophie et de lettres préparatoires au droit, puis d'un diplôme en marketing. Il consacre désormais son temps à l'écriture et à la critique historique, analysant en particulier divers mythes maçonniques nés au XVIIIe siècle en France et en Belgique.

Spécialiste reconnu du Rite Français, Jean Van Win est  aussi un ami du blog montaleau.

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 17:30

Le Rite français, également appelé parfois rite « moderne », est un rite maçonnique pratiqué sous différentes formes et par plusieurs obédiences françaises.

Histoire

Le Rite français est intimement lié à la naissance de la franc-maçonnerie en général et en France en particulier. Les exilés britanniques apportent le rite des Modernes qui sera traduit, progressivement, en français. Mais si cette forme hybride ne connaît encore le nom de Rite Français, c'est bien pour se distinguer des systèmes dits "écossais" que celui-ci se forme.

Afin d'assurer une franc-maçonnerie à dimension nationale, le Grand Orient de France organise l'uniformisation des rites « modernes » hexagonaux dès 1782. En 1785, le modèle est fixé pour les trois premiers degrés en « loge bleue » qui connaissent une forte influence anglaise en distinction toujours des rites écossais. En 1801 un imprimeur peu scrupuleux diffuse le rite sous le titre : Le Régulateur du Maçon qui contient d'ailleurs de nombreux rajouts et rectifications par rapport aux cahiers officiels du G.O.D.F, qui eux étaient délivrés contre argent sonnant et trébuchant, uniquement aux Loges de l'obédience qui en faisaient la demande, par écrit.

Plusieurs réformes du rite vont être entreprises.

En 1858 s'impose le Rite français dit Murat qui revient aux fondements des Constitutions d'Anderson sans pour autant transformer durablement le rite.

Après la rupture de 1877, le Grand Collège des Rites du Grand Orient de France décide d'une nouvelle réforme. Celle-ci aura lieu en 1879 où sont évincés du Rite français les formules à connotations religieuses dont, par exemple, la référence au Grand Architecte de l'Univers et les devoirs envers Dieu.

La commission dirigée par Louis Amiable en 1886 conclura la forme adogmatique du rite en lui donnant une teinte positiviste. On parlera après cette date du Rite français dit Amiable. Ce dernier connaîtra quelques rectifications de moindre importance en 1907 pour rester tel quel jusqu'en 1938.

1938 voit l'initiative du Grand Maître Arthur Groussier du Grand Orient de France pour une nouvelle réforme du rite. Elle est une tentative d'un retour aux sources après la somme des rajouts et des suppressions qui rendirent le Rite français quelque peu illisible et surtout dénué de son âme3. La version définitive du Rite français dit Groussier sera achevée en 1955 sous l'autorité de Paul Chevalier.

Dans les années 1960-70, plusieurs maçons - dont René Guilly - en quête de la lettre originelle du rite opéreront une nouvelle tentative afin de réanimer le caractère initiatique et symbolique de celui-ci. La volonté de pratiquer ces rituels sans aucun 'ajout' ultérieur, sans modification ni influences externes, a fait la spécificité de ce rite. Comme disait Roger Girard, "la spécificité du rite français, c'est justement de ne pas en avoir". il est ainsi indiscutable que ce rite est sans doute le plus conforme à celui qui était pratiqué en Angleterre dès le premier quart du XVIIIe siècle et, en France, dans la 2e moitié du XVIIIe siècle. René Guilly sera à l'origine de la création d'un chapitre de Rite Français Traditionnel, chapitre toujours existant aujourd'hui au sein de la Loge Nationale Française. En 1974, naitra, un autre chapitre à Paris sous l'impulsion d'un membre de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra. Ce dernier conduira par ses antennes, à la création du Souverain Collège du Rite Français Traditionnel à vocation pluri-obédientielle. Les recherches d'autres maçons les conduisent au Brésil et c'est le Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil qui leur accordera une patente afin d'établir le Grand Chapitre français en 1989. Mais c'est avant tout, la refondation du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, en 1999, détenteur des patentes des ordres de sagesse, qui marque le renouveau du Rite français en 3 grades et quatre ordres+ 1 tels que codifiés dès 1784.

Pratique du rite

  Au sein des obédiences

Le Rite Français est pratiqué au sein de nombreuses obédiences maçonniques dont le Grand Orient de France où il est majoritaire à 80 %. En 1973, le GODF a remis la patente du Rite Français à la Grande Loge Féminine de France. L'obédience féminine a donc développé une version du rite français dans plusieurs styles. En 1999, le GODF a remis la patente des Ordres de sagesse et en 2001 a été créé le Grand Chapitre Général Féminin de France.

On le trouve sous ses diverses dénominations et réformes au sein de ces obédiences dont le Rite Moderne Français rétabli ou Traditionnel, Groussier, etc.

Hors de l'hexagone, le Rite français est diffusé en Belgique, au Luxembourg, au Brésil, aux Pays-Bas, en Suisse. en Espagne, au Portugal, en Roumanie, en Bulgarie, Il existe de manière plus minoritaire dans d'autres pays, surtout ceux dans lesquels le Grand Orient de France a implanté des loges.

Le système du Rite français est un régime en trois grades et quatre ordres:

En « loge bleue » :

• 1 Apprenti

• 2 Compagnon

• 3 Maître

Quatre ordres :

• Premier ordre : Élu secret

• Deuxième ordre : Grand Élu écossais

• Troisième ordre : Chevalier d'Orient

• Quatrième ordre : Souverain Prince Rose-croix, Parfait Maçon libre, Grand commandeur du Temple

Il existe un cinquième Ordre, prévu dès l'origine du Rite. Ce cinquième Ordre est mentionné dans la première version du "Régulateur" en 1801. Il est pratiqué au Grand Orient de France, à la Grande Loge nationale française et au Grand Chapitre Général Féminin de France. Son rituel ultime (sur les 80 rituels qui sont soumis à l'étude des Maçons de cet Ordre) est celui de "Sublime Philosophe Inconnu."

Spiritualité

Le Rite français est souvent considéré comme le rite maçonnique le plus « laïc » dans sa version pratiquée au Grand Orient de France. Le Rite Français est en fait le plus fidèle à celui de la Grande Loge de Londres, rite fondateur de la Franc-maçonnerie spéculative. Il perpétue notamment quelques fondamentaux, dont la position des colonnes J et B, la disposition des chandeliers autour du tapis de loge, les batteries en 2 coups brefs et un plus long, l'entame du pied droit, etc. toutes choses que la loge des "Anciens", changea, par la suite.

Rite français rétabli

Le Rite français rétabli (ou Rite français traditionnel) est une variante de la famille des rites français. Il repose sur l'idée de restaurer un rite français le plus proche possible des anciens rituels de la Grande loge des modernes.

Il s'inspire en particulier

• des premiers rituels "français" publiés par le GODF en 1786 ;

• du Régulateur du maçon de 1801.

Il cherche donc à dégager le Rite français des évolutions qu'il a connu au cours des XIXe et XXe siècle, en particulier au sein du Grand Orient.

Son caractère composite fait qu'il en existe de nombreuses versions suivant les obédiences voir les loges.

Actuellement, le Rite français rétabli est pratiqué par

• Le Grand Orient de France

• La Grande Loge féminine de France

• La Loge nationale française

• La GLTSO

• La GLNF

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:33

A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS

TRES RESPECTABLE ET TRES ANCIENNE CONFRERIE

DES MACONS FRANCS ET ACCEPTES

ET DES LOGES LIBRES, REGULIERES ET SOUVERAINES,

DE SAINT JEAN

 RITE FRANCAIS

RITUEL DE CONSECRATION D’UNE LOGE SOUVERAINE,

SELON LES ANCIENS USAGES

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Par Hervé VIGIER 

OUVERTURE D’UNE LOGE

Lorsque tout est prêt et que l'heure fixée par l'ordre du jour est arrivée, les Fondateurs et les FF. Visiteurs (il est souhaitable d’en compter au moins sept, pour le bon déroulement de la cérémonie) prennent place en Loge, sans cortège. Les Frères se tiennent debout ; ils ne sont pas à l’ordre et ne porte pas leurs décors.

Seule la veilleuse est allumée sur le plateau du Vénérable.

Les deux Surveillants et le Vénérable désignés pour tenir les plateaux au début de la cérémonie, sont revêtus de leurs décors et se tiennent debout derrière leurs plateaux respectifs.

Le Vénérable, couvert, l’épée au côté, frappe un coup de maillet qui est répété par les Surveillants.

Le Vénérable (coup de maillet)

suivi par le premier et le second Surveillants

Le Vénérable

Frère Premier Surveillant, je demande le silence pour l’ouverture de la Loge d’Apprenti. 

Le premier Surveillant

Mes Frères le Vénérable vous invite au silence pour l’ouverture de la Loge d’Apprenti.

Le second Surveillant

Mes Frères le Vénérable vous invite au silence pour l’ouverture de la Loge d’Apprenti.

Le Vénérable

Mes Frères habillez-vous.

Le Vénérable

Mes Frères, aidez moi à délimiter symboliquement l’espace sacré de nos futurs travaux.

Prenez la corde à nœuds placée devant vous et faites la passer derrière vous.

A partir de cet instant vous faites partie intégrante de la Loge.

 (OUVERTURE DE LA LOGE SELON LE RITUELEN USAGE)

Le Vénérable

Mes Frères, nous sommes assemblés pour consacrer la Respectable Loge qui prendra le nom de XXX et conduira ses travaux à l’Orient de XXX. Frère Secrétaire, voulez‑vous bien nous faire la lecture des Lettres Patentes de Constitution et Consécration.

Le Secrétaire se lève, se met à l'ordre et donne lecture de ces Lettres Patentes :

À la Gloire du Grand Architecte de l’Univers

Lettres Patentes de Constitution et Consécration

d’une Loge Libre, Régulière et Souveraine de saint Jean

Ex Tenebris Lux

Aux Très Illustres Maçons Francs et Acceptés,

À tous les Sublimes Frères répandus sur les deux Hémisphères,

Nous, hommes d’honneur et de probité, nés libres et reconnus d’âge mûr et de bonne réputation, régulièrement reçus au grade de Maître Maçon, par une Loge Juste et Parfaite :

Suit la liste des membres Fondateurs qui se lèvent à l’appel de leur nom et restent debout.

Faisons connaître qu’en vertu de notre Régularité dans l’Art Royal et selon la volonté de tous les Frères ici assemblés,

Avons Constitué une Loge Libre et Souveraine de saint Jean,

à l’Orient de XXX,

Consacrée sous le Titre distinctif de : XXX

le Xe Jour du Xe Mois de l’An du Monde 6xxx, en un lieu Très Saint, Très Eclairé et Très Secret, abris du Mystère et de l’Amour Fraternel, les Frères Fondateurs sus-nommés ont formé Loge, ont régulièrement ouvert les travaux A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, et sont convenus de constituer à perpétuité  une Respectable Loge, consacrée sous le nom de XXX.

La Loge se réunira aux dates prévues dans le Règlement intérieur et ouvrira ses travaux pour pratiquer les trois grades symboliques, selon le Rite Français.

Les Frères assemblés ont, à l’unanimité, désigné pour être installé dans la Chaire du Roi Salomon le Vénérable Frère XXX, muni de la confiance de ses Frères, des titres authentiques et des pleins pouvoirs, pour conférer en cette ville les grades d’Apprenti, Compagnon et Maître Maçon.

Ils demandent très expressément à tous les Maçons répandus sur la surface de la terre, et à toutes les Loges régulièrement formées au sein de la Maçonnerie universelle, de reconnaître la Respectable Loge XXX, Loge Libre et Souveraine de saint Jean, à l’Orient de xxx, comme régulière et constituée selon les principes de la Très Respectable et Très Ancienne Confrérie des Maçons Francs et Acceptés.

Ils déclarent que nul ne pourra être admis dans leur Respectable Loge, s’il n’est Maçon régulier ou candidat dûment préparé.

Le Vénérable

Mes Frères Fondateurs, persistez-vous dans votre désir que soit consacrée dans cet Orient une nouvelle Loge, et promettez-vous d’y travailler dans la concorde et l’amour fraternel, animés du seul soucis de la prospérité de l’Ordre, du bien de vos Frères, et de la Gloire du GADL’U ?

Les Fondateurs, qui sont déjà debout, manifestent leur approbation en étendant la main droite. Le Vénérable poursuit :

Le Vénérable

Mes Frères, nous allons invoquer la protection divine sur cette nouvelle Loge qui va être consacrée. Mon F. Maître des Cérémonies, faîtes apporter les trois réchauds où nous ferons brûler des parfums en hommage au GADL’U et en signe de la pureté du zèle qui anime les Fondateurs de cette Respectable Loge ; et que nos esprits à tous s’élèvent vers les régions d’En Haut.

Prenez séance, mes Frères.

Mon F. Maître des Cérémonies, prenez avec vous trois Experts et remplissez votre office.

Le Maître des Cérémonies sort, accompagnés des trois Frères qu’il aura préalablement désigné, allume sur les parvis l’encens qu’il place sur trois coupelles, en prenant soin que les Experts qui en portent une chacun, ne puissent se brûler.

Quand tout le monde est prêt, le Maître des Cérémonies frappe à la porte de la Loge (00‑0).

Le Vénérable

Frère premier Surveillant, faites donner l’entrée.

Le premier Surveillant

Frère second Surveillant, faites donner l’entrée.

Le second Surveillant

 Frère Couvreur, faites donner l’entrée.

Le Maître d’Harmonie accompagne cette entrée et le dépôt des coupelles d’encens, d’une musique appropriée. Le Couvreur ouvre la porte à deux battants. Le Maître des Cérémonies entre sans mot dire, suivi des trois Experts porteurs des coupelles d’encens. Le Couvreur ferme ensuite discrètement la porte et prend place.

Le Maître des Cérémonies avance avec solennité et fait poser les coupelles successivement sur les chandeliers Soleil, Lune, Maître de la Loge. Chacun regagne ensuite sa place.

Le Vénérable

Que les Frères Fondateurs forment leur première Chaîne d’union.

Les Fondateurs forment la Chaîne d’union au centre de la Loge. Le Vénérable se découvre.

Le Vénérable

Debout, mes Frères Visiteurs, à l’ordre, glaive en main.

Tandis que la fumée de l’encens s’élève, le Vénérable prononce une nouvelle invocation :

Le Vénérable

GADL’U, source de toute lumière et de tout bien, daigne regarder avec faveur les Frères assemblés devant Toi pour fonder dans cet Orient à perpétuité une Loge de saint Jean.

Veuille, nous t’en supplions, purifier leur cœur de toute inimitié et de tout désir contraire ou étranger au but de notre institution, et y entretenir jusqu’à leur mort le zèle dont ils sont animés au service de ce but. Cela afin qu’ils soient dignes de ce que Tu viennes Toi-même présider invisiblement leurs travaux, chaque fois qu’ils les auront ouverts en Ton Nom.

Daigne toujours protéger à l’avenir cette Loge consacrée à Ta Gloire, afin qu’elle prospère dans la fidélité à Ta sainte Loi et aux règles de notre Ordre, et qu’elle conduise vers Toi tous ceux qui viendront frapper à sa porte avec des désirs humbles et purs.

Daigne enfin continuer de protéger notre Ordre tout entier, qui renouvelle en ce moment à travers le cœur de tous les Frères présents le vœu de travailler sans cesse à la propagation de Ta divine lumière et au grand œuvre de la fraternité universelle.

Mes Frères, par leur volonté de s’unir pour former Loge, par leur volonté de se référer à la tradition initiatique du Rite Français, par leur volonté de se réunir au Nom du GADL’U, les Frères Fondateurs disposent désormais d’une Respectable Loge Libre et Souveraine de saint Jean, consacrée en ce jour sous le signe distinctif de XXX.

Frères fondateurs, veuillez accueillir dans votre Chaîne d’union tous les Frères ici présents puis reformer cette Chaîne qui s’élargira au fil du temps, à travers tous ceux que vous initierez à nos mystères et tous ceux qui viendront se joindre à vos travaux pour y apporter dévouement, paix et union fraternelle.

Le Maître de la nouvelle Loge consacrée, Vénérable Fondateur

Mes Frères, n'oublions jamais que l'Amour fraternel est la « base, la pierre angulaire, le ciment et la gloire de notre vieille confrérie ».

Que nos cœurs se rapprochent en même temps que nos mains, que l'Amour fraternel unisse tous les maillons de cette chaîne formée librement par nous.

Comprenons la grandeur et la beauté de ce rite ancestral, pénétrons nous de son sens profond. Cette chaîne nous unit à tous nos Frères heureux ou malheureux répandus sur la surface de la terre.

En elle sont toujours présents ceux qui la formaient hier. Qu'elle soit l'emblème de la tradition que nous avons régulièrement reçue, que nous maintenons sans faillir et que nous transmettrons dans sa plénitude aux générations à venir.

Elevons notre esprit vers le Grand Architecte de l'Univers qui est Dieu, et jurons de travailler sans relâche, en bons et fidèles Francs Maçons, au grand oeuvre de la Fraternité universelle.

Un moment de silence.

Le Vénérable et tous les Frères sans rompre la chaîne :

Nous le jurons !

On observe un instant de silence.

Le Maître de la nouvelle Loge consacrée, Vénérable Fondateur

Mes Frères, rompons la chaîne.

Tous les Frères secouent trois fois les mains et rompent la chaîne.

Chacun reprend sa place dans la Loge, excepté le Maître de la Loge nouvellement consacrée, qui préside désormais les travaux et prend donc place dans la Chaire du roi Salomon, et celui qui a officié comme Vénérable, lequel prend place immédiatement à sa droite.

Le Vénérable Fondateur peut procéder à l’investiture des Officiers (voir le rituel d’Installation), remercier les Frères visiteurs en les faisant applaudir par une triple batterie et un triple vivat, proposer aux FF. Visiteurs de prendre la parole, demander au F. Orateur de célébrer ce jour par un Morceau de son Architecture, faire une allocution pour remercier les FF. Visiteurs et définir l’axe des prochains travaux.

Quand l’ordre du jour est épuisé, il passe à la clôture des travaux.

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 20:06

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Le vade mecum des Ordres de Sagesse du Rite Français

Claude Darche

Sortie prévue le 10 Janvier 2011

Edition DERVY

Continuant la série des Vade-mecum, guides d’apprentissage de la symbolique maçonnique, avec la même démarche explicative que dans ses précédents ouvrages et après s’être attachée au Rite Ecossais Ancien et Accepté, Claude Darche aborde le Rite Français.

Les hauts grades du Rite Français se distinguent tout d’abord par leur appellation : ce sont des ordres et, contrairement aux hauts grades du REAA, le terme de perfection n’est pas évoqué, car ici, nous allons vers la sagesse. C’est Daniel Ligou dans son ouvrage Rituels du Rite Français moderne qui observe que «l’une des grandes originalités du Rite Français est le fait d’appeler Ordre, ce que d’autres régimes appellent degrés ou grades, (…) tout autant que d’en avoir réduit le nombre à quatre.

L’explication généralement donnée est que chacun de ces ordres synthétise une série de grades de divers rites écossais, et par la suite, du Rite Ecossais Ancien et Accepté avec ses 33 grades qui n’existaient évidemment pas en 1786 ». Le Rite Français est pratiqué par différentes obédiences maçonniques dont le Grand Orient de France où il est majoritaire mais également à la Grande Loge Nationale Française, à la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra, à la Grande Loge Mixte de France, à la Loge Nationale Française...

L’ouvrage de Claude Darche présente chacun de ces ordres, leur signification symbolique et les symboles qui y sont rattachés. Pour chacun, elle commente les interprétations qu’il convient de faire et explicite, de manière claire et précise, son sens profond.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 21:57

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Faisant suite à la publication de notre précédent article, P'tit frère nous a adressé le message suivant:

Excellente introduction !

J'attends la suite avec impatience... Comptes-tu nous en faire profiter sur le blog ?

Dans le cas contraire, où peut-on se procurer ces dits cahiers ?

Fraternellement,

Ton p'tit Frère

Quelques jours après, Jean Claude Villant  répondait directement à P'tit frère sur le blog, et lui portait toutes les informations demandées. 

Bonjour P'tit frère

Voici la réponse après vérifications.

La suite a été publié dans deux petits livres rédigés par René Guilly:

1° La Position des Colonnes du Temple et l’Ordre des Mots Sacrés du 1° et 2° degré.

2° Les trois Colonnes Sagesse Force et Beauté et les trois Grands Chandeliers.

Le premier livre, « La Position des Colonnes du Temple et l'Ordre des Mots Sacrés du 1er et 2e degrés »sera publié à Paris en 1961.

Une 2e édition, quasiment identique à la première, sera également publiée presque aussitôt.

Une troisième édition, augmenté et entièrement refondue sera publiée en 1997 chez DERVY, sous l’intitulé : Les deux Grandes Colonnes de la Franc-maçonnerie « les Colonnes du Temple de Salomon, les Mots Sacrés des deux premiers Grades » .

Le second livre, Les trois Colonnes Sagesse, Force et Beauté et les Trois Grands Chandeliers, sera publié à Paris en 1963.

Une seconde édition augmentée et refondue a été publiée le 2 Novembre 2010 chez VEGA, sous l’intitulé : Les trois Grands Piliers de la Franc-Maçonnerie.

Voici l'avant propos de Roger Dachez et Pierre Mollier, paru dans le 1er livre à l’occasion de sa 3° édition.

AVANT-PROPOS

La publication de cet ouvrage, premier volume d'un diptyque, répond à la demande de nombreux chercheurs depuis déjà d'assez nombreuses années.

Une première édition des deux études de cet ensemble fut publiée en 1961 et 1963 respectivement, sous l'égide de la Loge du Devoir et de la Raison (Cahiers du Rite Moderne Français Rétabli), et la signature de René G.

L'auteur, qui devait acquérir une notoriété considérable et méritée dans l'érudition maçonnique française sous le pseudonyme de René Désaguliers, y proposait une première approche de l'histoire et de la tradition maçonniques selon une méthode entièrement nouvelle en France. On peut dire à bon droit que l'Ecole Authentique de l'histoire maçonnique française, fondée par René Désaguliers, trouvait en l'espèce son manifeste et, d'emblée, l'un de ses fleurons.

Loin du discours assez faible des ouvrages de « symbolisme », ânonnant péniblement des significations d'une portée morale et intellectuelle souvent limitée, et empruntant surtout à des sources étrangères, pour l'essentiel, à la tradition maçonnique, le travail de redécouverte profondément novateur à cette époque auquel se livra René Désaguliers consista donc à rechercher dans les plus anciens textes maçonniques connus, d'origine anglaise, écossaise et irlandaise, de 1696 à 1730 environ, l'émergence et les premiers commentaires des principaux symboles repris par la tradition maçonnique spéculative.

Cette démarche proprement archéologique permit surtout de reconstituer le processus de mise en place et le développement des systèmes symboliques fondamentaux dont dérivent, ou auxquels empruntèrent plus tard, les principaux Rites maçonniques connus. Les oublis et les confusions inévitables qu'entraînent le cours de l'histoire et la dispersion des esprits ont souvent mêlé, pas toujours avec bonheur, des ensembles symboliques à l'origine cohérents et chargés de significations fortes et claires, pour aboutir à de véritables chimères traditionnelles, à d'énigmatiques « Tours de Babel » dont le sens profond et authentique ne pouvait être retrouvé.

Avec deux problèmes fondamentaux, celui de la Position des Colonnes du Temple, dont traite le présent volume, d'une part, et celui des Trois Colonnes Sagesse, Force et Beauté et les Trois Grands Chandeliers, qui fera l'objet du prochain volume de cette collection, d'autre part, René Désaguliers pouvait aborder, grâce à une restitution historique rigoureuse, certains aspects majeurs de la symbolique maçonnique et mettre en lumière les confusions et les erreurs parfois profondes auxquelles un certain affaiblissement des notions traditionnelles avait pu conduire, dès la fin du XVIII° siècle, et plus encore dans le cours du siècle suivant. Plus de trente ans après sa première publication, ce travail surprendra encore, n'en doutons pas, plus d'un lecteur.

La recherche ainsi initiée se poursuivit, notamment dans le cadre des travaux parus à partir de 1970, et aujourd'hui encore, dans la revue Renaissance Traditionnelle"'.

Dans leur forme première, ces études ne pouvaient plus être publiées sans modification, malgré la demande insistante — et compréhensible — de nombreux lecteurs.

Grâce au mouvement suscité par René Désaguliers, certains problèmes nouveaux ont dû être abordés, certaines incertitudes ont pu être levées. Il importait d'en tenir compte. En outre, les acquisitions de l'investigation historique ont, depuis, jeté un jour neuf sur les circonstances de fondation de certains Rites ou systèmes maçonniques (et notamment le Rite Ecossais Ancien et Accepté).

L'édition profondément remaniée que nous proposons aujourd'hui au lecteur, en reprenant la structure, les thèmes et souvent les conclusions de la première, forme cependant, à de nombreux égards, un ouvrage entièrement nouveau. Elle témoigne de la permanence d'une recherche, et de la nécessaire remise en cause d'un savoir toujours en genèse.

Merci à nos deux Frères

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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 00:04

Document manuscrit fourni par Bernard Trinquet à Jean-Claude Villant qui l'a transcrit. Ce document lui avait été donné par Jean Cuillerat, un Frère qui travaillait au Rite Français Traditionnel dans la respectable Loge Les 2 Cygnes. Ce document doit dater du début des années 1960

Le Rite Moderne Français Rétabli

Ce Cahier est le premier d'une série dans laquelle seront successivement examiné les principaux problèmes que la Loge du Devoir et de la Raison a eu à étudier et à résoudre pour réaliser un des buts qu'elle s'était assigné lors de sa fondation en 1955 retrouver les origines et les pures traditions de ce que l'on nomme couramment Rite Français.

Lorsque ce travail fut assez avancé, notre Loge estima que l'expression Rite Français était incomplète, aussi bien à l'égard du passé qu'à celui, nous l'espérons de l'avenir et adopta pour désigner l'ensemble de ses Rituels des trois premiers degrés le terme qui lui paraissait plus précis et plus exact de Rite Moderne Français Rétabli.

C'est pourquoi, pour la bonne compréhension de la pensée directrice de cette série de cahiers, il y a une question liminaire à laquelle il faut absolument répondre : Qu'entend la Loge du Devoir et de la Raison par Rite Moderne Français et plus spécialement Par Rite Moderne Français Rétabli?

Nous devons faire appel pour cela à quelques notions d'histoire maçonnique.

LE RITE MODERNE

Chacun sait que le 24 Juin 1717 marque une date d'une importance capitale pour l'histoire de la Maçonnerie Universelle. Ce jour-là, quatre loges de Londres et de Westminster se constituèrent en Grande Loge. Après quelques années assez effacée, cette institution connut bientôt une grande prospérité. En 1723, elle publia, sous la signature de James Anderson, la première édition de ses Constitutions imprimées. La maçonnerie se répandit rapidement, non seulement en Angleterre, mais aussi dans une grande partie du monde.

Cependant, après les vingt ou trente premières années le nouveau corps connut des difficultés sérieuse en raison, sans doute, de problème administratifs posés par une expansion que personne n'aurait pu prévoir et de l'existence d'éléments indépendants où dissidents. Loin de s'atténuer avec le temps, ces difficultés finirent par provoquer une crise extrêmement grave, qui allait avoir pour l'avenir de la franc-maçonnerie mondiale des conséquences considérable.

En effet, le 5 décembre 1753 un certain nombre de loges formèrent à Londres une seconde Grande Loge, Cette nouvelle obédience, dont la loge la plus ancienne n'avait été fondée qu'en 1747, reprochait aux maçons de la Grande Loge de 1717 de s'être écartée des usages anciens et c'est pourquoi elle prit officiellement le nom de : Grande Loge des Francs et Acceptés Maçons selon les Vieilles Institutions.

Il faut d'ailleurs préciser, si l'on veut rester dans une perspective historique exacte, que les premiers membres de cette Grande Loge n'étaient pas à proprement parler des dissidents; ils ne provenaient pas, semble-t-il, de loges placées sous la juridiction qu'ils contestaient. Il y avait notamment parmi eux des "opératifs" qui n'avaient pas voulu ou pu rejoindre la Grande Loge de 1717. Quant aux "spéculatifs", leur origine était vraisemblablement diverse: ils comptaient de nombreux éléments étrangers à l'Angleterre proprement dite, en particulier des Irlandais. Une des conséquences de ce fait fut l'établissement rapide d'excellentes, relations entre le nouveau corps et les Grandes Loges d'Irlande et d'Ecosse.

Quoiqu'il en soit, si le terme de « schisme » ne peut être appliqué sans réserve à l'origine des événements, ceux-ci prirent bientôt un tel caractère et la polémique devint si vive qu'il faut bien, malgré tout l'employer et considérer que c'est une véritable scission qui partagea la maçonnerie d'Angleterre, puis les loges britanniques en deux fractions profondément opposées.

Le nouveau corps trouva en Laurence Dermott, un Irlandais précisément, un animateur redoutable. C'est très vraisemblablement lui qui fut l'auteur du surnom méprisant de « Modernes » donné aux membres de la Grande Loge de 1717 tandis que lui-même et ses amis s'intitulaient fièrement « Anciens ». Ces appellations, aussi curieux que cela puisse paraître, connurent une très grande fortune. Il est inutile d’en souligner le caractère aberrant, puisque le but de Laurence Dermott était précisément de jeter le trouble, au profit d'une cause qu'il croyait juste.

Si, comme nous le verrons dans ce cahier et les suivants, la Grande loge de 1717 avait en effet apporté au système maçonnique primitif un certain nombre de modifications, dont quelques unes sont à rejeter et d'autres à conserver, il n'en reste pas moins que sa filiation traditionnelle est indiscutable et ne le sera jamais. Cependant l'appellation de Rite Moderne a été retenue pour désigner le rituel qui était le sien et qu'elle a répandu dans le monde entier, jusqu'à ce que la Grande Loge de 1753 qui pratiquait, elle, ce qu'il est convenu d'appeler le Rite Ancien puisse rivaliser avec elle, outre-manche et outre-Atlantique, ce qui ne se produisit qu'à une époque déjà éloignée de sa fondation.

II est au dessus de toute discussion que ce Rite Moderne, fut exclusivement pratiqué par les premières loges constituées en France entre 1720 et 1730 par la Grande Loge, fondée au plus tard en 1735 (*), qui devait donner naissance par filiation directe au Grand Orient de France en 1773. Et même si, de cette dernière date à 1799 la maçonnerie française connut à son tour un schisme, il est important de souligner- ce qui n'a pas été fait à notre connaissance - qu'aucune question de rite n'opposait les deux Grands Orients rivaux et qu'il n'y eu aucune difficulté sur ce point lors de la réunification de 1799, lorsqu'en 1801 le Grand Orient publie Le Régulateur du Maçon, dans la stricte tradition du Rite moderne, on peut considérer, avant la nouvelle division qu'annoncera en 1804, la création de la « Grande Loge Générale Ecossaise de France », que ce rituel est à cette date celui de la plus grande majorité des maçons français.

ï.'auteur de ce cahier à d'ailleurs essayé d'illustrer dans des conférences accompagnées de projection d'estampes et de documents maçonnique du XVIIIème et du début du XIXème siècle, la parenté très étroite qui existe entre Le Régulateur du Maçon de 1801 et la Grande Loge de 1717, voire même des sources maçonniques plus anciennes et du plus haut intérêt, telles que les « Edimbourg Rugglater House Manuscript » daté de 1696 et découvert en 1930,

LE RITE FRANÇAIS

Il est parfaitement clair, à notre avis, que la maçonnerie pratiquée en France au XVIIIème siècle pour les trois premier grades provenait pour l'essentiel de la grande Loge de 1717, laquelle avait recueilli sans aucun doute, un héritage traditionnel d'une valeur incomparable.

Malheureusement cette perspective historique si attachante et si sure, s'est trouvé compromise par des difficultés de vocabulaire en rapport avec la question des hauts grades. En effet, malgré la réprobation de la Grande Loge de 1717, les hauts grades avaient proliféré au XVIIIème siècle dans divers pays et particulièrement en France. Le Grand Orient de France qui, dès sa fondation avait, adopté une attitude conciliante tendant à fédérer dans son sein le plus grand nombre possible de loges bleues étendit cette politique à l'égard des corps de Hauts Grades qui existaient déjà et conclut avec certaine d'entre eux des traités d'alliances.

Une des conséquences de cet esprit d'association fut la constitution en 1786 d'un ensemble de quatre grades supérieurs: ceux d'Elu, d'Ecossais, de Chevaliers d'Orient, de Roses Croix, qui avec les trois première degrés du Rite Moderne forma un système à sept grades que l'on, nomma Rite Français, Cette dénomination fut regrettable car si certain de ces grades supérieurs étaient peut-être français, les trois premiers degrés ne l'étaient qu'assez peu, leur origine anglaise ne pouvant être mise en doute.

On ne voulait sans doute d'ailleurs pas tout contester, cette origine qui se distingue de systèmes qui, eux, s'intitulaient Ecossais ((tel que celui, par exemple du Rite Ecossais Rectifié.). Des son apparition, le terme de Rite Français qui recouvrait des éléments divers: anglais, français, écossais même) s'opposa à celui de Rite Ecossais qui était loin, de son côté, de provenir en droite ligne d'Ecosse. Cette opposition de deux termes peu conforme l'un et l'autre à l'exactitude historique, fit fortune au XIXe siècle avec l'apparition du Rite Ecossais Ancien et Accepté et ne contribua pas peu à embrouiller dangereusement les problèmes.

Mais si l'on désire rester, comme c'est notre propos ici, dans le seul cadre de la maçonnerie des trois première degrés - c'est-à-dire de la maçonnerie bleue, quelques observations s'imposent afin d'avancer plus aisément dans une question fort complexe.

En ce qui concerne la maçonnerie bleue, la pluralité des Rites ne semble pas avoir été la règle en Franc au XVIIIe siècle, Le rituel « écossais» le plus ancien que l'auteur de ce cahier connaisse pour cette période est, au Fonds Maçonnique de la Bibliothèque Nationale, un remarquable manuscrit provenant du Rite Ecossais Rectifié et porte la date de 1782.

Ce qui frappe le plus au contraire, dans l'étude des documents rituels français de 1740 à 1780, pour les trois premiers degrés, c'est leur constante et étroite parenté. Manifestement ils proviennent tous d'une même source et cette source nous l'avons dit c'est la G. L. des Modernes de 1717.

C'est bien pourquoi le Rite pratiqué en France au XVIIIe siècle ne porte pas de nom. Pour que l'on commence à dénommer les rites, il faut qu'il y en ait plusieurs. Le nom de Rite Moderne qui a trouvé son origine après 1753, dans des événements que nous avons déjà rappelés, ne pouvait pas être usité puisqu'on ne connaissait pratiquement pas, dans notre pays, son rival le Rite Ancien. Il avait par ailleurs, une origine polémique déplaisante et comportait de ce fait, des intentions blessantes, ainsi qu'une bonne part d'injustice.

Le nom de Rite Moderne ne se répandit guère en France qu'au XIXème siècle, sous l'influence anglaise et fut employé comme un équivalent de Rite Français. Vuillaume intitule la seconde partie de son Manuel Maçonnique; Tuileur du Rite Français ou Moderne mais c'est le terme de Rite Moderne qu'il emploie le plus volontiers ensuite.

Rite Français ou Rite Moderne appellations devenues nécessaires par l'apparition ultérieure de rites sont synonymes au XIXème siècle et s'appliquent aussi bien aux trois premiers degrés qu'aux quatre grades supérieurs. On lit

souvent, en titre de rituels imprimés ou de tuileurs: « Hauts-Grades du Rite Moderne » ce qui est tout à fait inexact puisque les Modernes de 1717 étaient officiellement opposés à tous les degrés supérieurs. De même Rite Français désigne couramment le système des trois degrés de la maçonnerie bleue, usage, nous l'avons déjà souligné également contestable.

En fait pour revenir encore une fois au seul problème des trois premiers degrés Rite Français semble avoir été après 1786 plutôt le terme officiel employé par le G. O. D. F. tandis que Rite Moderne obtient la préférence de certains auteurs du XIXème siècle désireux, sans doute, de souligner la filiation entre ce Rite et la G. L. des Modernes de 1717.

C'est vraisemblablement à son caractère officiel que le terme de Rite Français a dû survivre seul de nos jours, tandis que celui de Rite Moderne lié au niveau général d'instruction maçonnique disparaissait dans le dernier tiers du XIXème siècle jusqu'à ne plus être compris couramment aujourd'hui, Il est à remarquer qu'en Belgique où le Grand Orient pratique des rituels de même origine ; l'expression de Rite Moderne est encore assez usuelle, les Belges n'ayant en effet pas les mêmes raisons que nous de s'attacher à celle de Rite Français.

LE RITE MODERNE FRANÇAIS

II est apparu à notre LOGE que, de nos jours, le choix était devenu à peu près impossible entre le non de Rite Moderne qui a le mérite appréciable de souligner la filiation directe avec les fondateurs de 1717 et celui de Rite Français concerné par l'usage officiel. Ce dernier n'est pas d'ailleurs entièrement injustifié si l'on considère l'apport de la France à ce Rite du XVIIIème siècle et le fait que notre pays demeure l'un des derniers où sa pratique soit largement répandu. Des motifs ont décidé notre Loge à associer les deux termes équivalents, et en respectant leur ordre historique d'apparition, de parler désormais de rite Moderne Français ce qui a l'avantage, semble-t-il d'éliminer une dualité artificielle et irritante de sauver de l'oubli l'Epithète vénérable de « Moderne » et de reconnaître la profonde francisation de l'héritage de la Grande Loge de 1717.

LE RITE MODERNE FRANÇAIS RETABLI

Cependant vouloir recueillir en France, en 1955, la tradition véritable du Rite Moderne Français, c'est-à-dire, répétons-le une fois de plus, celle qui à travers le XIXème et le XVIIIème siècle français remonte jusqu'aux Maçons anglais de 1717 était une entreprise qui se heurtait à de redoutables obstacles.

En effet, si le Rite Moderne a connu des enrichissements imprégnés du meilleur esprit traditionnel, et qui doivent être conservés. Les altérations furent également nombreuses.

L'objet de ce cahier est précisément d'étudier une inexactitude regrettable dont l'origine se trouve en Angleterre même. La France n'échappa pas à cette évolution qui se trouva aggravée par des traductions maladroites et par un manque d'information qui est une maladie chronique de la maçonnerie dans notre pays. Mais c'est surtout à partir de 1880 que s'ouvrit pour le Rite Moderne Français une période profondément néfaste où les mutilations succédèrent aux mutilations de telle sorte que le système initial, déjà profondément altéré devint méconnaissable et à peu près incompréhensible.

Pour remédier au vide qui en résultait un certain nombre de FF. estimables à d'autres titres pensèrent qu'il suffisait d’introduire dans les rituels leur vues personnelles. Ces vues différent profondément de génération en génération depuis 1880 et cette curieuse illusion ayant toujours cours de nos jours, il en résulte par superpositions  successives, une confusion apparemment indescriptible et profondément décourageante pour qui s'efforce de recueillir le véritable enseignement maçonnique.

C'est pourquoi, désireuse de se séparer nettement de ces errements dont on peut considérer qu'ils conduisent la plus respectable et à coup sûr la plus riche tradition maçonnique, celle des maçons de 1717, dont nous sommes sans conteste les dépositaires, à sa ruine et à sa disparation prochaine la loge du Devoir et de la Raison a cherché un terrain supplémentaire qui puisse s'appliquer à son effort et définir une tendance rituelle qui réponde aux aspirations actuelles de certains maçons français. Son activité ayant consisté uniquement à retrouver, en s'efforçant de ne perdre jamais de vue les règles de l'honnêteté historique et scientifique, les usages anciens du Rite et à les rétablir dans leur forme et autant que possible dans leur signification symbolique, elle a décidé de préciser la dénomination de Rite Moderne Français par celle de Rite Moderne Français Rétabli.

Notre Loge espère que d'autres maçons français sont susceptibles de s'intéresser aux différentes étapes qui ont marqué son travail de restauration Traditionnelle. C'est à leur intention que nous entreprenons de rédiger ces cahiers.

Nous aurons toujours soin, chemin faisant, de ne pas perdre de vue Le Rite Ecossais tel qu'il est actuellement pratiqué en France pour les trois premiers degrés et dont les points de contacts avec les rites originels du Grand Orient de France sont très nombreux. De plus, prendre conscience du rite que l'on pratique ne doit pas, amener à mépriser les autres. A l'origine de la Maçonnerie spéculative, il n'y avait selon toute probabilité qu'un seul ensemble traditionnel de symboles et d'usages, très largement répandu et dont tous les rites actuels proviennent. C'est pourquoi les rites, à notre avis ne peuvent s'expliquer que les uns par les autres et l'on doit souligner ce qui les rapproche beaucoup plus que ce qui les oppose.

La première grande, très grande difficulté présentés par le Rite Moderne est la question si irritante des colonnes du Temple de Salomon et de l'ordre des mots sacrés du premier et du deuxième degré.

C'est à l'étude de ce problème que sera consacré ce premier cahier.

 (*) Et non en 1736 comme l'atteste un intéressant manuscrit entré récemment au fond, maçonnique de la Bibliothèque Nationale.

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 03:14

46097550 Rudyard Kipling 18651936 1891 oil on canvas

                                                                 Rudyard KIPLING                                                                                 

Nuit d’Agapes

Le moment venu, le roi Salomon déclarait

A ses ouvriers qu’il voyait tailler la pierre :

Nous allons mettre en commun, l’ail, le vin et le pain,

Et festoyer tous ensemble. Je descendrai de mon trône,

Et tous les frères devront venir à ces agapes,

En tant que Compagnons, ni plus, ni moins !

Qu’on envoie promptement une chaloupe à Hiram de Tyr,

Lui qui assure l’abattage et le transport sur les flots

De nos arbres si beaux. Dites-lui, que les Frères et moi

Désirons parler avec nos Frères qui naviguent sur les mers,

Et que nous seront heureux de les rencontrer à ces agapes,

En tant que Compagnons, ni plus, ni moins !

Qu’on porte aussi le message à Hiram Abib,

Le Grand Maître des forges et des mines :

Moi-même et les Frères, nous aimerions qu’il soit possible

Que lui-même et ses Frères viennent à ces agapes,

Portant riches décors ou simples vêtures,

En tant que Compagnons, ni plus, ni moins !

Dieu a assigné à chacun sa place : au cèdre majestueux,

A la modeste hysope, et au mûrier sauvage, au figuier

Et à l’aubépine… mais cela n’est pas une raison suffisante

Pour reprocher à un homme, de n’avoir pas réussi à être,

Ce à quoi il n’était pas nécessairement destiné !

Et à propos de notre Temple, je maintiens et j’affirme :

Nous ne sommes que des Compagnons, ni plus, ni moins !

Ainsi il ordonna, et ainsi il fut fait.

Et les Coupeurs de Bois, et les Maçons de Marque,

Avec les simples matelots de la flotte de Sidon,

Et les amiraux du Royal Arche,

Vinrent s’asseoir et se réjouir à ces agapes,

En tant que Compagnons, ni plus, ni moins !

Dans les carrières, il fait encore plus chaud

que dans les forges d’Hiram,

Nul n’y est à l’abri du fouet du gardien.

Le plus souvent, il neige sur la passe du Liban,

Et le vent souffle toujours, au large de la baie de Jaffa.

Mais quand le moment est venu, le messager apporte

L’ordre du roi Salomon : alors oublie tout le reste !

Que tu sois Frère parmi les mendiants, l’ami des rois

Ou l’égal des princes, oublie tout cela !

Seulement Compagnon ! et oublie tout le reste.

 

Le Palais

Quand j’étais Roi, et Maçon – un maître prouvé et habile,

Je me dégageai un emplacement pour élever un Palais,

Tel qu’un Roi se doit de construire.

Je décidai, et fis creuser selon mes propres instructions.

Et juste là, au dessous du limon, j’atteignis

Les restes d’un Palais que jadis

Tel un Roi, un autre avait fait bâtir.

Il n’avait aucune valeur dans la façon,

Et aucune intelligence dans le Plan.

Cà et là, ses fondations ruinées couraient au hasard :

Maçonnerie grossière, maladroite.

Cependant, gravé sur chaque pierre on lisait :

« Après moi viendra un autre Bâtisseur ;

Dites-lui qu’un jour, j’ai su, moi aussi ! »

M’en servant rapidement pour mes propres tranchées,

Où mes fondations, bien conçues – elles ! s’élevaient,

J’ai placé ses pierres taillées et ses pierres d’angle,

Les retaillant et les ajustant à ma façon.

De ses plus beaux marbres j’ai fait moudre de la chaux

Que j’ai brûlée, éteinte, puis étendue.

Et j’ai pris ou délaissé, selon mon bon plaisir,

Les cadeaux posthumes de cette humble dépouille.

Pourtant, je n’ai éprouvé ni mépris, ni gloire,

Et comme nous les arrachions et les dispersions,

J’ai lu dans ces fondations rasées,

Au fond du cœur et de l’âme de leur bâtisseur.

Pareillement, ( en son temps ) il s’était élevé

Et avait plaidé ( et défendu sa cause ).

Pareillement j’ai compris

La forme du rêve qu’il avait poursuivi,

En face de l’œuvre qu’il avait réalisée.

Quand j’étais Roi, et Maçon

Dans le plein zénith de ma vanité,

Ils m’envoyèrent une Parole du fond des ténèbres.

A voix basse, et me prenant à part

Ils m’ont dit : La fin ultime des choses t’est interdite.

Ils m’ont dit : Tu as maintenant joué tout ton rôle.

Et ton Palais deviendra comme celui de l’autre,

Des décombres dont un roi à son tour, usera pour bâtir.

J’ai dis à mes ouvriers de quitter mes tranchées,

Mes carrières, et mes quais, et ( de laisser là )

Leurs ciseaux ( qui travaillaient la pierre ).

Tout mon ouvrage, je l’ai abandonné et confié au destin

De ces années qui n’ont plus foi ( en l’avenir ) ;

Seulement, j’ai gravé sur les madriers,

Seulement, j’ai gravé sur la pierre :

« Après moi viendra un autre Bâtisseur ;

Dites-lui qu’un jour j’ai su, moi aussi ! » .

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 13:39

Convention du Rite Français du 6 mai 2006

Intervention de Marcel THOMAS

L'esprit du Rite Français

Vénérable Maître, Très Respectables Frères, vous tous mes Frères.

On m'a demandé de faire une petite planche d'introduction sur l'esprit du Rite Français. C'est très simple, mais j'ai voulu aussi faire une petite planche en survolant un peu l'origine du Rite Français, en me limitant à des considérations très générales. Je ne fais pas un cours d'histoire, j'exprime simplement quelques réflexions que tout Frère pourrait se faire s'il avait un peu étudié le Rite Français, ce qui est certainement le cas de vous tous.

Quel est l'esprit du Rite Français ? A-t-il eu un esprit particulier ? A-t-il évolué, a-t-il été modifié, a-t-il été édulcoré ? Au fait. L'histoire nous laisse-t-elle un esprit particulier ? Je crois en un esprit maçonnique qui, au rythme du temps, s'exprime différemment. Un petit tour rapide sur les origines du Rite Français. Cette origine remonte à l'introduction de la Franc-maçonnerie en France dans les années 1720-1730. Les textes qui, à partir de 1737, nous font connaître cette première maçonnerie française, montrent clairement que les éléments de base du Rite Français tel que nous le pratiquons aujourd'hui, étaient déjà présents, et que ce Rite n'est que le résultat d'un développement des pratiques survenues au cours du 18ème siècle. On peut même dire peut-être 17ème, mais ce n'est pas sûr.

Les premiers textes français et les textes anglais de cette époque étaient semblables. Admettons donc que l'origine du Rite Français prend racine dans un monde maçonnique écossais mais aussi anglais, il ne faut pas l'oublier.

Le temps fait son œuvre, les rituels se « francisent », n'oublions pas que la maçonnerie de l'époque, Grande Loge de France, puis Grand Orient de France n'avaient pas de rituel officiel. Devant cette grande diversité, les instances du Grand Orient de France, vers 1779-1785, imposent un rituel officiel. Cela devient le Rite Français que nous connaissons. L'obligation est prise devant le Grand Architecte qui est Dieu. Devons-nous en déduire que la croyance en Dieu était obligatoire ? Je laisse de côté cette question.

Qui est Franc-maçon à cette époque ? Un noble, un homme de loi, un notaire, un avocat, un ecclésiastique, un militaire, un négociant, et obligatoirement un aubergiste, toujours pas d'artisan, ni d'ouvrier. Ces élites ne nous ont pas laissé de grande trace de charité et de bonté. Ces hommes ne devaient pas beaucoup se préoccuper des problèmes du peuple. Sauf, et cela est prouvé, par des aumônes collectives. La conscience, la bonne conscience est sauve. Le temps passe. Révolution, Empire, Restauration, République, Second Empire. Le monde évolue ou plutôt se transforme, change. Naissance du monde industriel. Le prolétariat se développe, les échanges internationaux surgissent, un esprit de classe sociale se radicalise. La Franc-maçonnerie subit ces transformations.

La Maçonnerie se politise. Des loges deviennent des lieux de débats sociaux. La croyance officielle en Dieu s'estompe. La pratique rituellique de notre rite s'édulcore. Le symbolisme disparaît. Le Grand Orient gardien, peut-être même propriétaire de notre rite, laisse ce rite se déliter. Le recrutement change. Rares sont les nobles, absents les ecclésiastiques. Surgissent les fonctionnaires, les militaires, les politiques, les députés, maires et autres démagogues. Des artisans en petit nombre. Jamais de salariés, pas plus d'ouvriers ni d'employés. Quel esprit rassemble ces hommes ? Des idées modernes : démocratie, liberté, progrès social, une morale laïque et républicaine qui semble suffire à cette maçonnerie française.

Le temps passe, le Rite Français existe toujours, seulement au Grand Orient, et uniquement aux trois grades bleus, complètement défigurés : absence de la Bible, et de tout ce qui s'y rapporte. Les hauts grades disparaissent au profit de ceux du Rite Ancien et Accepté. C'est tellement mieux trente trois degrés que sept.

Vers 1955-1958, un Frère, René GUILLY, membre d'une loge du Grand Orient, veut remettre l'invocation au Grand Architecte de l'Univers. La présence de la Bible ouverte, au prologue de l'évangile selon Saint Jean. Cela se heurte à un mur infranchissable, selon même l'expression de René GUILLY. Suivent ne succession de péripéties dont je ne parlerai pas, un éminent Frère va certainement nous développer ça dans quelques instants.

Nous arrivons à aujourd'hui. Le rite a repris force et vigueur. Il existe chez nous, la GLTSO, qui, avec la LNF, a l'honneur d'avoir remis ce rite en place. Il existe aussi à la GLNF, il est pratiqué aussi en Belgique. Le renouveau du Rite Français, dû à des Frères dont la préoccupation spirituelle n'était pas la dernière de leurs priorités nous apporte non seulement une approche nouvelle, mais aussi symbolique, souvent oubliée de notre Rite Français. La recherche du texte le plus proche de l'original nous incite à une réflexion sur notre monde.

Une certaine distance est prise avec les textes d'autres rites. Notre rituel semble dépouillé. Non, il est simple. Pas un mot de trop. Rien n'est laissé au hasard.

Quel est donc l'esprit du Rite Français ? Là, je laisse la parole à un éminent Frère du Rite Français, que certains de vous connaissent, Edmond MAZET : « Simplicité et absence de prétention, Convivialité, Amitié chaleureuse, c'est ce que nos Frères ressentent dans nos assemblées, sans que cela exclue la profondeur spirituelle. Le Rite Français est un rite dans lequel, comme on dit, on fait des choses sérieuses sans se prendre au sérieux. »

J'ai dit Très Vénérable

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 23:13

 

Philippe LANGLET

La Bible et la Loge

Editions de la Hutte

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" [...] Les rapports entre la Bible et la Loge ou, plus généralement, entre la Bible et la Franc-Maçonnerie, soulèvent d'emblée plusieurs questions complexes dont l'absence de prise en compte a renforcé quelques malentendus et suscité quelques erreurs de perspective. Non pas quant à sa présence. Celle-ci est un des principes fondamentaux de la Maçonnerie qui en fait une organisation initiatique traditionnelle. En vérité, on ne peut parler de Franc-Maçonnerie si l'on évacue la présence et l'usage de la Bible, sans compter les différentes influences qu'elle exerce sur les rituels. Il paraît difficile d'en faire l'économie car elles se manifestent de manière prégnante. "

" [...] En plus de la présence et de l'utilisation matérielle de la Bible, nous savons, par les nombreuses références, qu'elle est la principale source d'inspiration des rituels et catéchismes. "

C'est alors que Philippe Langlet nous exposera, méthodiquement et scientifiquement - comme toujours -, la présence nécessaire, indispensable et fondatrice du Volume de la Loi Sacrée dans les rituels vivants, comme dans nombre de rituels anciens à la source de la Franc-Maçonnerie moderne.

Cela sera aussi l'occasion de mettre en rapport les variantes de traduction et d'interprétation du Livre à l'extraordinaire diversité symbolique des Rites, rituels et systèmes en Loge bleue, lesquels se rejoignent tous dans une unité d'esprit issue de cette mémoire commune.

13,5 x 18 cm, 216 pages, noir sur offset sans bois 80 g. Couverture quadri sur carte 250 g pelliculée brillant. Broché dos carré collé.

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 23:42


cah-Verts.jpgLes Cahiers Verts sont une revue d’études maçonniques, symboliques, et spirituelles publiée par le Grand Prieuré des Gaules, Ordre des Chevaliers Maçons Chrétiens de France.

Historiquement, les Cahiers verts étaient réservés exclusivement aux membres de l’Ordre.

Depuis 2005, date de parution du « Hors-série » consacré aux Convents fondateurs du Régime Ecossais Rectifié, le Conseil national du GPDG a opté pour une diffusion élargie.

Désormais, le grand public éclairé ainsi que les Frères d’autres obédiences ont eux aussi accès à cette publication annuelle pour mieux connaître cette Franc-maçonnerie chrétienne que pratique le Grand Prieuré des Gaules.

N°1 : (2006)

La renaissance du Rite Français par Jacques Olivier

Le grade de Souverain Prince Rose-Croix et la restauration du Rite Français par Jean-François Var

N° 2 : (2007)

Histoire du Rite Français par Jacques Olivier

N° 3 : (2008)

Le Rite Français tel qu'il est pratiqué au GPDG par Jacques Olivier

Le grade de Souverain Prince Rose+Croix dans l’expérience spirituelle des membres du Régime Rectifié par Jean-François Var

N°4 : (2009)

Néant

N° 5 (2010) 

Néant

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