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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 13:49

Ouverture de la loge au grade d'apprenti :

Après avoir demandé le silence, le vénérable maître dit :

D,   Vénérable 1er surveillant qu'est-ce qui vous a surpris le plus lors de votre entrée dans le Temple ?

R,   Très Vénérable, deux grandes colonnes,

D,  Vénérable 2è surveillant comment nomme-t'on les deux colonnes qui ont frappé le vénérable frère 1er sur» veillant, lors de son entrée dans le Temple ?

R,   Très Vénérable, elles se nomment la colonne J et celle B.

D.   Vénérable Frère 1er surveillant de quelle utilité étaient les 2 colonnes ?

R,  Très Vénérable la colonne J servait pour assembler les    apprentis qui moyennant un mot, une passe et un signe y venaient pour recevoir le salaire de leurs travaux et déposer leurs outils, et la colonne B, servait pour assembler les compagnons qui aussi moyennant un mot, une passe, un signe et un attouchement y venaient déposer leurs outils et recevoir le salaire de leurs travaux.

D,   Vénérable frère 2è surveillant que signifie la lettre J qui se trouve sur la colonne de l'apprenti ?

R,   Très Vénérable elle veut dire jakin.

D,   Vénérable frère 1er surveillant que signifie le B qui se trouve sur la colonne des compagnons ?

R,   Très Vénérable elle signifie Booz.

D,   Vénérable frère 2è surveillant que doit savoir un maçon?

R.   Très Vénérable Obéir, travailler et se taire.

D.   Vénérable 1er surveillant à quelle heure se fait l'ouverture de la loge de l'apprenti maçon ?

R.   Très Vénérable à midi plein.

D.   Vénérable 2è surveillant quelle heure est-il ?

R.   Très Vénérable il est midi plein.

D.     Puisqu'il est midi plein et que c'est à cette heure que se fait l'ouverture de la loge d'apprentis et que commencent nos travaux, Vénérable   Frère    1er Surv,'. dites au vénérable F. 2è surveillant qu'il me fasse passer par sa colonne le mot, la passe, le signe et l'attouchement et leurs significations et vous me  ferez   passer la même chose par votre colonne afin de nous assurer que nous sommes ici tous frères.

 Le premier le dit au deuxième et ils les font passer ensemble chacun par sa colonne. Ici description du signe d'ordre, de la manière de faire circuler le mot, de la signification de la passe et de l’attouchement.

 Le tout étant parvenu juste, au maitre, il dit :

Vénérable frère 1er surv. le mot, passe, signe et attouchement m'étant parvenu juste, il nous reste à louer le Seigneur de ce qu'il ne se trouve point de profane parmi nous pour troubler nos travaux. En conséquence avertissez le frère vénérable 2è surveillant qu'il avertisse les maîtres, compagnons et apprentis qui composent cette vénérable loge que la loge de l'apprenti maçon est ouverte.

Il fait le signe en le disant, toute la loge le fait aussi

Le 1er le dit au 2è en faisant le signe avec toute la loge. Le 2è le dit à tous les frères en faisant le signe tous ensemble.

Alors le Vénérable frappe trois coups de son maillet. Les surveillants les répètent l'un après l'autre et la loge est ouverte.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:36

Après avoir payé ce tribut justement mérité que nous dévions aux vertus et aux travaux du Respectable Nestor du G. O., il est consolant pour les amis de notre ordre sublime, de voir l'héritier d'un père chéri marcher dans la carrière d'un pas déjà affermi et glorieux.

Aussi le G. O.,  s'est-il empressé de donner au F. Roettiers de Montafeau fils, un gage signalé de sa reconnaissance et de ses espérances fondées, en faisant passer de suite sur sa tête , pour ainsi dire , le titre d'hérédité patrimoniale, l'honneur distingué de Représentant particulier du Grand Maitre dont était revêtu son illustre père.

Cette faveur a encore été marqués par la solennité pompeuse d'une installation faite sous les auspices du Respectable soutien de l'ordre, le S.  Prince Cambacérès, G. M., qui, depuis la régénération du G. O., fruit de sa sagesse et de son amour des vertus sociales et philanthropiques, s'est fait l'aimable habitude de vivifier par sa présence les travaux qui tendent à redonner à la maçonnerie, son utilité première.

L'éclat et l'importance de cette promotion ont été relevés par les planches oratoires des FF. . Challan, Maugeret, et Delahaye, qui, dans les différents genres d'éloquence dont ils sont des modèles parfaits, ont fait naître l'émotion successive des sentiments d'admiration et de reconnaissance pour la vie mac., du père, d'attachement et de confiance dans les, vertus de son digne successeur.

                                                                             CAIGNART de MAILLY

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:30

COUP-D'OEIL  HISTORIQUE SUR SA VIE MAÇONNIQUE.

Pourquoi faut-il qu'un coup fatal et imprévu enlève un père à ses enfants chéris

 O Roettiers de Montaleau ! nos pleurs, nos soupirs, nos plaintes te redemandent en vain!...

Il s'est éclipsé du milieu de nous comme l'éclair, celui qui portait la Maçonnerie dans son cœur....

Le voilà renversé pour jamais, comme un chêne antique et déraciné, celui qui, par sa douce aménité, sa sérénité d'âme, sa simplicité de mœurs, son affectuosité savait unir tous les cœurs en un faisceau.

La douleur des vrais amis de l'ordre est si unanime, si naturelle, qu'elle a besoin d'être calmée. Ah! qui peut mieux soulager les âmes que le simple tableau de la vie Maçonnique de cet illustre propagateur de l'art royal....

Les arts de la gravure e t de la peinture, revendiquent les ancêtres de la famille de Roettiers de Montaleau, et les ont dès long temps dotés d'un héritage de gloire.

Alexandre-louis Roettiers De Montaleau, naquit à Paris le 24 novembre 1748.

Il était issu d'une famille noble de la Flandre-,Wallonne.... Mais nous ne le suivrons ici que dans la carrière Maçonnique qu'il a parcourue avec tant de zèle et de distinction.

Né avec un goût vif pour les sciences, et par conséquent pour notre institution, il ne tarda pas à montrer le désir de pénétrer dans nos temples.

Heureux l'Atelier, qui le premier le posséda dans son sein, qui donna la lumière à celui qui sut la reproduire avec tant de succès, et la faire si éminemment briller sur un des premiers Orient, du monde Maçonnique! Ce fut la Loge de l'Amitié qui lui ouvrit les portes de la chambre du milieu en 5779.

Les progrès rapides qu'il fit dans les connaissances de l'art royal, l'application utile avec laquelle il rechercha tout ce qui avait illustré notre ordre pour le faire revivre avec éclat, et l'élever à une noble rivalité avec les Orients étrangers ; ce talent sans effort qu'il avait pour captiver les cœurs et fixer l'estime ne tardèrent pas à le porter aux premiers emplois Maçonniques.

La L’Amitié dont il était l'élève le nomma son député en 5779.

Le Grand Orient, où sa renommée l'avait devancé, connut aussitôt le prix de cette heureuse acquisition, et sut approprier et utiliser son ardeur et ses talents. Il fut élu expert dans la chambre des Provinces en 5780, c'était un titre à ses yeux pour porter ses travaux au dernier degré de perfection.

Montaleau était tout entier à notre art. Son âme semblait un foyer destiné à entretenir ce feu sacré de la Maconnerie, il n'en parlait jamais qu'avec ce noble et vif enthousiasme qui montrait qu'il s'était identifié avec la haute science de notre ordre sublime.

Les preuves qu'il en avait données au G. O. lui méritèrent d'être élevé, en 5787, à la présidence de la chambre des Provinces.

C'était une colonne inébranlable que le G. O. y avait placé pour le maintien des règlements et la prospérité de l'ordre entier.

Mais un poste plus important encore l'attendait. Il fut promu en 5793 à la présidence de la chambre d'administration ; c'était, pour ainsi dire, un ange tutélaire que le Grand  Architecte  de l’Univers y avait mis comme une sentinelle vigilante et infatigable qui devait sauver l'arche-sainte du déluge universel dont elle était menacée.

En effet, à travers les tempêtes politiques, au milieu de l'embrasement universel de la guerre extérieure qui cernait alors la France entière sous les torches de la guerre civile déchirant les entrailles de la patrie; quand de toutes parts fuient les ouvriers dispersés; quand les temples sont déserts, fermés ou démolis! ah! quelle main prudente et courageuse sauvera ce Palladium de l'ordre ?

Grâces te soient rendues, ô sage et judicieux Montaleau ! c'est à toi que nous devons ce service important qui t'assigne une place à côté des plus illustres soutiens de l'ordre sublime…

Les archives, la correspondance, les monuments respectables du G.O., ces trésors, éléments de la sagesse et de la vertu, ce dépôt inappréciable, tout fut recueilli, sauvé par ton amour infatigable de la Mac. et par le zèle de tes principaux collaborateurs qui, comme Moise et Aaron , veillèrent avec toi à la conservation de tout ce qui était nécessaire pour ressusciter notre institution après le temps expiré de la captivité.

Le jour de calme succède aux orages, et le premier vœu, l'élan unanime te proclament en 5795 Grand Vénérable de la maçonnerie française. C'était être sûr de redonner à l'institution toute sa force et sa splendeur, alors que l'on confiait un pouvoir éminent à celui qui ne respirait que pour son perfectionnement, dont toutes les idées étaient pour ainsi dire concentrées à en développer les avantages, à la faire aimer et respecter comme un des plus grands bienfaits pour l'ordre social et la civilisation.

Ce respectable chef ne s'était pas seulement familiarisé, avec une facilité rare, aux pratiques et aux cérémonies des rites maçonniques, il en avait profondément sondé l'origine, les progrès et le but moral ; il avait scruté tous les replis de l'art; il avait, par l'étude et la méditation, voyagé dans tous les Or. étrangers, comparé, saisi et approprié à son esprit tout ce que les différentes branches, même auxiliaires, pouvaient offrir d'utile et d'intéressant.

On aimait à l'entendre parler pour ainsi dire toutes les langues mac.-., et des ordres unis avec le nôtre par le nœud de la fraternité.

Son élocution était douce, simple et naïve ; elle n'avait pas besoin de fleurs. La précision rendait toujours sa pensée frappante et y attachait le sceau de la vérité.

Mais comment peindre cette candeur qui réfléchissait son âme dans ses yeux, sur ses lèvres, dans toute sa physionomie franche, ouverte, aimable ?

On voyait au premier coup-d'œil que c'était l'homme de bien par excellence, que son cœur ne pouvait être que le temple de la vertu.

Comme il savait concilier les esprits ! Pourquoi le G.\ 0.\ a-t-il acquis si rapidement tant de force, de prééminence? Ah! N’est-ce pas parce qu'il a su en tenir les rênes avec cette sagesse qui sait prévoir, étouffer d'avance tout germe d'ambition, de rivalité, de discorde !

les fastes maçonniques rediront à la postérité la plus reculée, que c'est à son zèle et à sa prévoyance que l'on est redevable de l'intensité d’action, l'unité de but, la concentration de principes qui a rapproché les divers rites en opposition.

Puisse le temps et l'intérêt bien entendu de l'ordre en général réunir les pensées des sages pour fortifier et resserrer de plus en plus les nœuds qui tendent, s'il était possible, à confondre toutes les affections, comme les sciences maçonniques, en un seul centre commun et uniforme !

Le Vén. Montaleau était loin de le désespérer; il avait posé les premiers fondements de l'édifice.

C'est dans cette vue qu'il était parvenu à rendre les archives du G. 0. dépositaires de celles du Chapitre Ecossais d'Hérédon, constitué à I'0. de Paris par Edimbourg en S721.

Il avait pris soin de fonder le chapitre général dans le sein même du G. O., et avait rappelé les RR. LL. de l'Amitié et du Centre des Amis à concourir à cette fondation.

Il sut aussi, pour ce même but, opérer la réunion au G. 0. et la déposition des titres dans ses archives, des LL. dissidentes dans toute l'étendue de l'empire, depuis l'époque de la fondation du G. O.  sous la dénomination de G. O. de Clermont, alors la G. L. de France.

Ainsi un habile architecte, après avoir tracé dans sa pensée l'immensité de son édifice, et avoir distribué, combiné toutes les proportions, établit les premiers fondement qui, par leur solidité et leur profondeur assurent d'avance la stabilité de ses construction.

Quelle douce satisfaction pour son cœur nourri et plein de la gloire maçonnique, lorsqu'en 5804 il vit venir l'instant heureux pour réaliser la salutaire conception d'un concordat entre des rites qui ne sont en effet que les branches d'un même arbre sorties du même tronc , et qui ne peuvent être séparés qu'en détériorant l'arbre et se dégradant en quelque sorte elles-mêmes!

Tout l'ordre connaît avec quel zèle soutenu, avec quelle sagacité, il a eu l'habileté de cimenter ces rapprochements, que de bons esprits avaient crus presqu'impossibles !

Il dût à la vérité ce succès, qui fera époque dans l'histoire Mac., au génie conciliant et supérieur du sage (SAS le prince CAMBACERES Grand Maitre de l’Ordre Maçonnique en France), qui descendant d'un des premiers postes de l'empire, sait tout à la fois balancer le glaive de Thémis, vivifier les arts, soulager l'infortuné, et rattacher tous les ordres de l'Etat, par le nœud imperceptible , au timon du pouvoir suprême et tutélaire de la Mac.'.

Oui, il faut le dire avec vérité, c'en était fait de la prospérité de l'ordre, sans ce trait de sagesse; les rites élevant autel contre autel, se disputant une suprématie, une indépendance fatale aux progrès et au soutien de l'ordre, s'efforçant de s'élever sur les ruines les uns des autres, s'entre-déchirant par les rivalités, les ambitions particulières, n'auraient plus, au grand scandale des amis de la sagesse et de l'art royal, offert que le spectacle déplorable et trop réel de cette tour qui, pour avoir voulu menacer le ciel même, n'a plus été bientôt que l'asile du désordre, de la désunion de ses ouvriers, de l'ignorance et de la confusion des langues.

Ainsi, le traité de conciliation fraternelle entre le rite ancien accepté et le G.\ O. de France, a mis le sceau à la gloire du F. de Montaleau, comme à la bonne harmonie entre les deux rites. Le F. de Montaleau portait encore au fond de son cœur ce vœu chéri qui devait à ses yeux élever l'éclat de l'ordre au plus haut période en France ; c'était l'établissement d'un grand acte de bienfaisance national et permanent. C'est un œuvre qu'il a laissé à son fils, digne légataire de sa renommée et de ses vertus.

Le concordat entre les rites donna naissance à plusieurs offices, notamment à ceux de représentants particuliers du Grand  Maitre, avec le titre de Grand Officier d'honneur.

Il recueillit dans le choix du sénat Maçonnique un nouveau gage d'estime et d'affection.

Elle sera à jamais mémorable cette époque qui vit pénétrer dans le sanctuaire auguste de l'ordre les premier hommes de l'État, et se confondre dans les rangs de leurs FF. sous l'étoile de la vraie lumière et la bannière d'une sage égalité.

Après vingt-sept ans d'exercice comme Off. du G. 0., il en était devenu le Nestor.

Il n'était âgé que de 67 ans ; mais des travaux soutenus, de longues fatigues avaient ruiné son existence, et, malgré que sa santé se fût sensiblement altérée . l'amour et le respect qu'il avait inspire nourrissaient un faux espoir de le conserver plus longtemps au milieu de la grande famille des Maçons, qu'il aimait comme la sienne propre; et l'on sait combien il était bon père.

Puisse cette faible esquisse m'acquitter envers lui de la dette de reconnaissance et de respect, qui ne s'effacera jamais de mon cœur !

                                                                                                        F. Caignart de MAILLY.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 17:22

Tous les rites maçonniques, possèdent comme mot de passe, TUBALCAIN, soit au premier grade pour les rites modernes soit au troisième grade pour les les rites anciens.

Il existe cependant une exception, à cette règle, elle concerne, le Rite Ecossais Rectifié, qui pour les raisons développées ci-dessous, va remplacer au premier grade, le mot Tubalcaïn par Phaleg.

 "Nous sommes, tard dans la nuit, le Mardi 5 Avril 1785, Jean-Baptiste Willermoz et deux de ses proches, reçoivent une bien étrange visite assortie d'une bien étrange révélation, qui encore aujourd'hui marque le Régime Ecossais Rectifié.
En effet, un messager, Pierre-Paul-Alexandre de Monspey se présente à eux. C'est un frère, membre de la Loge La Bienfaisance qui apporte à Willermoz onze cahiers rédigés par sa sœur Marie-Louise de Monspey dite Madame de Vallière, qui sous l'emprise d'une force extranaturelle et sous l'emprise de ce qu'elle appelle des "batteries", sortes de coups qu'elle reçoit dans son corps, écrit ce qu'un être supérieur lui fait écrire. Ces cahiers sont destinés à Willermoz lui-même, qui dans un premier temps est surpris, mais qui très vite eu égard à la foi qui est la sienne, eu égard à ses croyances et aux pratiques qui lui ont été enseignées par Martines de Pasqually ne peut douter de la véracité de ce miracle, qui de plus tombe bien, dans un contexte où en 1785 son système maçonnique est encore loin d'être stable...
Dans ces cahiers on trouve entre autres choses une  demande consistant à substituer le mot de passe du 1er grade à savoir Tubalcaïn !
Que nous dit "l'Agent Inconnu" sur Tubalcaïn ?

Tubalcaïn est placé sur le même niveau qu'Adam en ce qui concerne la chute et la perversion de l'homme. Il est qualifié d' "agent diabolique" et portant les "vices charnels», "c'est un nom d'abomination", car Tubalcaïn est "coupable des plus honteuses prévarications", qu'il n'apprit l'art du travail des métaux et la maîtrise du feu que par des voies profanatrices et sataniques.

Ainsi ce nom, devait être supprimé au profit de Phaleg, fondateur des Loges et donc de la Maçonnerie.

Le 5 Mai 1785, Jean-Baptiste Willermoz remplace Tubalcaïn par Phaleg, sur décision de la Régence Ecossaise de Lyon et par Arrêté du Directoire d'Auvergne.
Arguant que la décision avait été prise à Wilhemsbad, et donc le dimanche 5 mai 1785 le Directoire Provincial d'Auvergne avec à sa tête le Chevalier Gaspard de Savaron officialise la décision.

Ecoutons Willermoz:
« C'est que Tubalcain qui fut fils de Lamech le Bigame et de Stella fut le premier qui ait connu l'art de travailler avec le marteau et fut habile en toutes sortes d'ouvrages d'airain et de fer, c'est pourquoi il est appelé l'inventeur, le Père de l'art de travailler les métaux... Mais on n'a pas remarqué que c'est une contradiction de donner à l'apprenti ce mot de ralliement après lui avoir fait quitter tous ses métaux qui sont l'emblème des Vices. En effet d'un côté on lui apprend que ce n'est point sur les métaux que le vrai maçon doit travailler ; et de l'autre on le met dans le cas de croire que Tubalcain le père et l'inventeur du travail sur les métaux serait le premier instituteur de la maçonnerie élevée.
Si Tubalcain fut le fondateur d'une initiation quelconque, on voit quel devrait être l'objet, et le but par ce qu'en dit l'Ecriture, et dans ce siècle où tant de maçons s'occupent de l'Alchimie, un Régime qui en connaît les dangers ne doit pas conserver un nom qui ne s'est perpétué que par l'ignorance, ou le défaut de plusieurs qui n'ont pas aperçu ce rapport et cette inconséquence, et sont encore par là liés à ceux qui s'occuperaient à imiter Tubalcain qui le premier a touché les métaux.
Si de cette observation on pousse à l'examen du temps, auquel vécut Tubalcain, on voit que c'est avant le Déluge, fléau par lequel Dieu voulut effacer de dessus la terre les ouvrages des hommes. Tout ce qui remonte à cette époque ne doit pas paraître pur, et l'on doit craindre de tenir à quelques-uns de ceux qui ont attiré la colère de Dieu sur les hommes. Si l'initiation de Tubalcain s'est propagée, elle est impure, et il paraîtra important de rompre tous les rapports avec lui, puisqu'on fait quitter aux maçons tous les métaux, emblème vrai et retenu de tous les régimes, comme pour les séparer...
C'est donc après le Déluge au temps de la confusion des langues qu'on trouve la raison de la fondation d'une initiation secrète qui a dû se perpétuer et qui est l'objet de la recherche des maçons. Une étude de la vérité faite dans des intentions pures a conduit à apprendre que c'est dans les documents de Sem qu'il faut chercher la fondation de la vraie initiation.
Sem fut béni par Noé et l'on est fondé à croire que Phaleg, fils d'Heber et descendant de Sem, qui fut père de Tous les enfants de Geber, est le fondateur de la seule vraie initiation et ce motif parait déterminant pour substituer au nom de Tubalcain, celui de Phaleg.
Cham, maudit par Noé, aura eu son initiation : tout l'atteste, et que son mot de ralliement ait été Tubalcain. Il est l'emblème des vices, et il convient aux enfants de Chanaan qui l'auront transmis ; mais on doit se rappeler qu'il est dit :
Que Chanaan soit maudit,
Qu'il soit à l'égard de ses frères l'esclave des esclaves
Jaloux de descendre de Sem les vrais maçons doivent s'empresser de se séparer à jamais des enfants de Chanaan... »
Nous pourrions donc arrêter notre travail historico-symbolique, tellement tout est dit.... Mais continuons un peu, et notamment avec la lecture du compte rendu du Directoire qui arrête « unanimement, définitivement et pour toujours :
Que le nom de Tubalcain serait supprimé et remplacé par celui de Phaleg dont on donnerait l'explication vraie à l'apprenti, que ce changement aurait lieu pour la première assemblée de la Loge de la Bienfaisance et le plus tôt possible dans celle du district.
Qu'à l'avenir il ne sera plus demandé ce mot de passe aux FF visiteurs, parce qu'on ne pourrait pas sans inconséquences les recevoir en donnant un mot proscrit. On se contentera des mots du Grand Orient de France plus secrets que celui de Tubalcain, en usant de tous les ménagements et remplissant les égards que la fraternité commande, ils se retireront et useront en tout de toutes les précautions que la prudence leur suggérera pour ne point blesser les Loge, qui ne verraient pas le même danger à conserver ce mot proscrit parmi les frères du district.
Afin que les Loges constituées par le Directoire n'en prétendent cause d'ignorance et ayant à s'y conformer, expédition en forme sera envoyée à chacune d'elles, les invitant à ne point s'écarter sous quelque prétexte que ce puisse être de cet arrêté fait en connaissance de cause, comme aussi à déclarer dans un court délai si elles ont mis en exécution le changement dont il s'agit.
"
D. SAPPIA
 DES AMIS PROVINCIAUX DE RENAISSANCE TRADITIONNELLE
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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:13

Le 14 janvier 1848, le Grand Orient examinait un rapport que lui adressait la Commission permanente, sur cette question:

Comment rendre à la Maçonnerie le caractère religieux qui lui est propre ?

Le Frère Blanchet, Rapporteur de la Commission, commence par parler du caractère religieux des initiations de l'antiquité, du déisme des Juifs, de la régénération et de la rédemption de l'homme par la mission du Christ. Il fait planer ensuite sur toutes les religions les dogmes de fraternité et de tolérance enseignés par la Maçonnerie, qu'il rattache aux trois vertus théologales : la Foi, l'Espérance et la Charité ; et c'est dans la Charité surtout qu'il fait consister le caractère religieux de la Maçonnerie.

  C'est la Charité qui réalise parmi les hommes la bienfaisance divine...

Bien souvent on vous a dit que le devoir de la Maçonnerie était de se mettre à la tête du progrès, et de prendre l'initiative du mouvement social; on vous a dit souvent que, si votre Institution menaçait ruine, c'était pour avoir manqué à cette mission, et pour s'être laissé distancer dans la course du monde profane.

Reproche irréfléchi ! Prétention ambitieuse, dont le succès même nous deviendrait funeste ! Pour se mettre à la tête du mouvement social, il faudrait avoir la puissance de le diriger vers le but moral ; et cette puissance, nous ne la possédons pas ; et le mouvement actuel nous pousserait vers un but diamétralement contraire à celui que nous nous proposons.

 Sans doute, la Maçonnerie eût été digne d'admiration, si elle eût pris l'initiative d'établissements véritablement utiles; si, la première, elle eût fondé des hospices, des crèches, des salles d'asile. C'est encore, il faut l'avouer, un rôle assez beau pour elle que l'imitation des exemples qu'on lui reproche de n'avoir pas donnés. Votons-lui des remercîments pour la fondation de la Maison de Secours. Sachons-lui gré des efforts qu'elle tente pour l'établissement de crèches et de salles d'asile. Mais gardons-nous d'excéder nos forces; gardons-nous surtout d'appeler le monde profane au secours de nos œuvres de bienfaisance. Nous constaterions notre impuissance. Au lieu de marcher en tête d'un mouvement généreux, nous nous mettrions à sa remorque.

Comprenons mieux la mission que nous impose notre religion maçonnique. C'est dans la retraite de nos Temples, loin du tumulte des passions profanes, à l'abri de leurs tristes entraînements, que nous devons nous livrer entre nous au mutuel enseignement de la morale. Eclairés par les lumières que la sagesse suprême départit à chacun de nous à des degrés divers, réciproquement corrigés de nos imperfections par de fraternelles leçons, nous apporterons ensuite dans le monde des sentiments épurés au saint foyer. Heureux, en offrant de bons exemples aux profanes, de leur inspirer le désir de s'associer aux travaux d'amélioration et de perfectionnement qui constituent la charité morale; c'est dans nos Temples que doivent s'exercer aussi, nos œuvres de charité. C'est à nos Frères d'en être les auteurs, les dispensateurs, les ministres.

La charité n'est possible qu'à la condition de posséder les trésors qu'elle doit répandre. Comment composer ce trésor, si ce n'est par la contribution imposée à chacun des membres de l'association, dans la limite de ses facultés comparées aux besoins généraux de l'Ordre ?

Pour réformer les abus qui menacent de détruire notre belle et utile Institution, il faut à l'égard des néophytes se montrer scrupuleux sur les conditions de moralité, et non moins exigeant sur les conditions pécuniaires. A l'égard des initiés, il faut tenir sévèrement la main à l'exécution des engagements contractés.

Par là seulement, nous obtiendrons les moyens de répandre, en même temps, les bienfaits de la charité morale et de la charité matérielle; et en exerçant envers nos Frères malheureux cette délégation de la bienfaisance suprême, nous rendrons à la Divinité le culte le plus digne d'elle, et à la Maçonnerie le caractère religieux qui lui est propre.

Le Grand 0rient : Considérant que le caractère de la Maçonnerie est essentiellement religieux, en ce sens que la charité, commandée par toutes les religions, est le but principal de la Maçonnerie ;

Considérant que si, depuis quelque temps, ce caractère religieux a paru s'affaiblir, cela tient sans doute à l'invasion des passions profanes, et par suite à l'oubli des prescriptions réglementaires;

 Considérant que la première condition de l'initiation est de posséder les qualités qui permettent aux récipiendaires d'exercer dignement la bienfaisance;

Considérant qu'il importe de ne pas laisser la mendicité pénétrer dans le Temple sous forme d'initiation ;

— Arrête : —

Art. 1er. A partir du prochain, aucune réception aux différents grades ne pourra avoir lieu qu'à la charge, par les récipiendaires, dont les qualités morales auront été, au préalable, sérieusement examinées, de payer une somme supérieure au prix actuel des initiations, et qui pourrait être….etc. »

Un Frère pensa que ce n'était pas assez de le baser sur la charité, et qu'il fallait proclamer les deux principes de l'existence de Dieu et de l'immortalité de l'âme.

Un autre émit l'avis que, si le Grand-Orient pouvait épurer la Maçonnerie, en s'assurant par lui-même des qualités morales et de la position sociale des candidats, tous les hommes de bien voudraient devenir Maçons, et qu'alors apparaîtrait le caractère religieux de l'Institution.

La Constitution du Grand Orient de France du 10 Aout 1849, précise:

Dans son article premier :

La Franc-maçonnerie, institution essentiellement philanthropique,  philosophique et progressive, a pour base l’existence de Dieu et l’immortalité de l’âme ; elle a pour objet l’exercice de la bienfaisance, l’étude de la morale universelle, des sciences et des arts et la pratique de toutes les vertus. Sa devise a été de tous temps : Liberté, Egalité, Fraternité.

Dans son article quatre :

La Franc-maçonnerie, ne demande compte à aucun de ses membres de ses convictions à l’égard des différentes religions existant sur la surface du globe. Elle interdit formellement dans les réunions Maçonniques, toute discussion en matière religieuse qui aurait pour objet soit la controverse entre les différentes religions, soit le prosélytisme en faveur d’un culte quelconque.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:57

Catéchisme de l'Apprenti-Maçon par demandes et réponses

 D.·. Êtes-vous maçon ?

R.·. Mes frères et compagnons me connaissent pour tel .

D.·. Pourquoi vous êtes-vous fait maçon ?

R.·. Parce qu'on disait que j'étais dans les ténèbres et que j'ai voulu voir clair.

D.·. A qui vous êtes-vous adressé pour être fait maçon ?

R.·. A un ami en qui j'ai reconnu de la vertu, de la probité de la religion et que je soupçonnait qu'il le fut.

D.·. Comment avez vous été introduit en loge d'apprenti ?

R.·. Ni nu, ni vêtu , ni chaussé ni déchaussé, dépourvu de tout métaux, les yeux bandés.

D.·. Comment avez vous eu la porte ouverte ?

R.·. Mon conducteur à frappé trois coups.

D.·. Que signifient ces trois coups ?

R.·. Trois parcelles de l'écriture Sainte : frappez on vous ouvrira, demandez on vous donnera, cherchez vous trouverez.

D.·. Lors de votre première entrée en loge d'apprenti qu'avez vous aperçu?

R.·. Rien que l'esprit humain puisse comprendre, j'avais les yeux bandés.

D.·. Lorsque vous avez pu voir, qu'avez vous vu ?

R.·. Réflexion faite, j'ai vu toute cette honorable compagnie l'épée à la main, la pointe tendue sur mon cœur.

D.·. Pourquoi cela ?

R.·. Pour m'apprendre que si j'étais maçon discret ces épées étaient pour ma défense, mais que si j'étais maçon indiscret, elles seraient toujours prêtes à me percer le cœur.

D.·. Comment étiez-vous lors de votre première obligation?

R.·. J'étais les yeux bandés, le genou nu sur le compas, formant l'équerre de la jambe gauche, la main sur la bible.

D.·. Que faisiez-vous en cette posture ?

R.·. Je contractais une obligation de garder les secrets des maçons et de la maçonnerie.

D.·. Combien un apprenti a-t-il de signes ?

 

R.·. Il en a trois.

D.·. Quels sont-ils?

R.·. Le Guttural, le pédestre et le manuel,

D.·. A quoi est allégorique le guttural ?

R.·. Au serment que j'ai prêté puis que j'ai consenti d'avoir gorge coupée si j'étais maçon indiscret.

D.·. A quoi est allégorique le pédestre ?

R.·. Qu'un maçon doit toujours marcher dans le sentier de la vertu.

D.·. Et le manuel ?

R.·. C'est un attouchement qui nous sert à nous reconnaître.

D.·. Comment le donnez-vous ?

R.·. En pressant la jointure de l'index avec le pouce trois petits coups

D.·. Qu'est-ce que cela demande ?

R.·.Une parole.

D.·. Donnez-la-moi.

R.·.Donnez-moi la première lettre, je vous donnerais la suivante

D.·. J

R.·. A

D.·. K

R.·. I

D.·. N

R.·. JA

D.·. KIN. Ensemble Jakin

D.·. Que veut dire ce mot ?

R.·. Ma force est en lui et c'est le nom de la première colonne qui était à gauche à l'entrée du Temple où les Apprentis venaient déposer leurs outils et recevoir le salaire de leurs travaux.

D.·. Quelles lettres se trouvaient sur cette colonne ?

R.·. Les lettres I.·. et F.·.

D.·. Que veulent dire ces deux lettres ?

R.·. Jakin et Force

D.·. Donnez-moi la passe !

R.·. Tubalkin

D.·. Qu'était Tubalkin ?

R.·.C'est le nom du fils de Lameke, le premier qui inventa l'usage des métaux

D.·. Quel âge avez-vous ?

R.·. Trois ans passés.

D.·. Pourquoi répondez-vous ainsi étant plus âgé ?

R.·. Parce qu'il fallait avoir postulé trois ans autre fois pour être reçu maçon.

D.·. Comment l'apprenti fait-il sa marche ?

R.·. Par trois équerres

D.·. Que dénotent ces trois équerres ?

R.·. Elles dénotent son âge et que tout maçon doit marcher dans le sentier de l'équité et de la vertu afin qu'il ne fasse jamais rien dont il puisse se repentir.

D.·. Comment un apprenti entre-t-il en Loge de ce grade ?

R.·. Frappe trois coups à la porte du temple, lors que l'on la' lui ouvre , Il se met au signe de ce grade , les pieds en équerre , il fait trois grand pas toujours en équerre droit à l'occident et va se mettre entre le 1er et le 2ème surv.·.

D.·. Comment se fait le signe ?

R.·. En portant la main droite à la gorge en équerre les 4 doigts serrés le pouce tendu et la tirant jusque à l'épaule droite, puis la laisser tomber perpendiculairement sur la cuisse ce qui donne encore une autre équerre.

D.·. Où allez-vous ?

R.·. De l'occident à l'Orient par la voie du Nord.

D.·. Quoi faire par cette voie sombre ?

R.·. Comme le moins éclairé, je cherche des lumières.

 Catéchisme du Compagnon par demande et réponse

 D.·. Êtes-vous compagnon ?

R.·. Oui, je le suis.

D.·. Comment avez-vous parvenu dans ce grade ?

R.·. Par l'équerre et le compas.

D.·. Pourquoi vous êtes-vous fait Compagnon ?

R.·. Pour connaître la lettre G.·..

D.·. Que signifie cette lettre ?

R.·. Géométrie ou cinquième des sciences.

D.·. Comment avez-vous passé au Compagnonnage ?

R.·. Après six voyages finis on m'a fait faire la marche D'apprenti par la voie du Nord et celle de compagnon par la voie du Midi, au Nord et à l'Orient où j'ai prêté mon obligation.

D.·. Où avez-vous été constitué apprenti et compagnon ?

R.·. A l'Orient.

D.·. Par combien de coups ?

R.·. Apprenti une fois trois coups et Compagnon deux fois trois coups.

D.·. Que signifient ces deux fois trois coups ?

R.·. Trois paroles de l'écriture sainte et les trois portes du Temple.

D.·. Comment le Compagnon fait-il sa marche ?

R.·. Par trois équerres et la double équerre.

D.·. Pourquoi cela ?

R.·. Par trois équerre pour me faire ressouvenir de ne jamais me faire écarter du chemin de l'équité et la double équerre me démontre le double lien qui me lie à la fraternité par le deuxième grade que j'ai passé.

D.·. Pourquoi dites-vous que lors de votre première entrée en Loge d'Apprenti vous n'étiez ni nu ni vêtu, ni chaussé ni déchaussé, dépourvu de tous métaux et cependant d'une façon décente et les yeux bandés ?

 R.·. Ni nu ni vêtu parce que la beauté n'a point besoin d'ornements pour paraître avec éclat. Ni chaussé ni déchaussé pour me faire voir qu'en quelque état que je sois, je dois voler au secours de mes Frères. Dépourvu de tous métaux parce que les métaux sont le symbole du vice. Cependant d'une façon décente parce que la plus grande pudeur n'aurait pu s'offenser ni blesser ses yeux voyant la façon dans laquelle l'on m'avait arrangé. Les yeux bandés pour me faire voir l'aveuglement où j'étais sur le compte des Maçons et de la Maçonnerie.

D.·. N'y a t-il point d'autres signification dans les métaux ?

R.·. Si. Lorsqu'on bâtit le Temple de Salomon, les cèdres du Liban furent envoyés sur le fleuve du Jourdain par Hiram roi de Tyr, tous taillés et prêts à mettre à l'¦uvre de sorte que l'on entendit aucun coup d'outils lorsqu'on les employa.

D.·. Combien le Compagnon a-t-il de signes et quels sont-ils ?

R.·. Quatre : le guttural, le pectoral, le manuel et le pédestre

D.·. A quoi bon le pectoral ?

R.·. Ce qui le distingue de l'Apprenti et le fait ressouvenir que dans l'obligation du Compagnon, qu'il a prêté, il a consenti qu'on lui arrache le cœur s'il révélait jamais les mystères du Compagnonnage.

D.·. Le Compagnon n'a-t-il pas aussi pour le distinguer de l'Apprenti un attouchement différent et quel est-il ?

R.·. Si. Il presse avec son pousse le médius de celui qu'il attaque, le pressant deux fois trois comme il frappe.

D.·. Qu'est-ce que cela demande ?

R.·. Une parole.

D.·. Donnez-la moi !

R.·. Donnez-moi la première lettre, je vous donnerais la suivante.

D.·. B.·.

R.·.O

D.·.O

R.·.Z

D.·.BO

R.·.OZ Ensemble : BOOZ

 D.·. Que signifie ce mot ?

R.·. Ma force est en Luy Dieu

D.·. Donnez-moi la passe !

R.·. Skibollete

D.·. Que signifie ce mot ?

R.·. Épi de blé.

D.·. Pourquoi cette passe fut-elle donnée ?

R.·. C'est que du temps des guerres dans la Palestine, les Chevaliers Maçons se réunirent aux chevaliers de Saint Jean de Jérusalem contre les Israélites, peuple infidèle et barbare, qui tâchaient les nuits sous apparence d'amitié, de surprendre nos postes pour les égorger. De façon que pour éviter la surprise, on donna cette passe aux chevaliers de Saint Jean à cause que ce fut la seule dont la prononciation était la plus difficile aux ennemis car ne pouvant prononcer Skibollete, ils disaient Schiboullete. A ce mot, on les reconnaissait et sitôt qu'ils étaient proches, on leur passait l'épée à travers du corps et on les précipitait dans le fleuve.

D.·. Quelle différence faites-vous entre Skibollete et Schiboullete

R.·. Très grande puisque l'une veut dire épi de blé et l'autre, il n'y a pas de blé.

D.·. Combien avez-vous de meubles en Loge et quels sont-ils ?

R.·. Il y en a trois, la Bible, le compas et le maillet.

D.·. De quel usage sont-ils ?

R.·. La Bible pour prêter l'obligation. Le compas pour mettre sur le c¦ur lors de l'obligation et pour faire un cercle dont tout bon Maçon ne doit jamais s'écarter. Le maillet pour appeler les Frères à l'ordre et les faire rentrer dans leur devoir.

D.·. Quelle est la forme de votre Loge ?

R.·. Un carré long.

 D.·. Sa longueur ?

R.·. De l'Orient à l'Occident.

D.·. Sa largeur ?

R.·. Du Midi au Nord.

D.·. Pourquoi me répondez-vous ainsi ?

R.·. Pour donner à entendre que tous les bons Maçons sont dispersés par toutes les parties de la terre et cepandant qu'ils ne forment tous ensemble qu'une même Loge.

D.·. A qui est dédiée votre Loge et pourquoi dites-vous la Loge Saint Jean ?

R.·. Elle est dédiée à Saint Jean et nous disons Loge Saint Jean parce que ce saint fut le premier qui prêcha la vertu et la charité et qu'il nous a montré la vraie lumière.

D.·. Avez-vous des bijoux dans votre Loge et combien ?

R.·. Oui, nous en avons six, dont trois mobiles et trois immobiles.

D.·. Quels sont les trois immobiles ?

R.·. Le compas sur son équerre que le Maître porte au col comme chef de l'équité. Le niveau que porte le 1er Surveillant pour mettre à l'uni ce qui est désuni et qui nous démontre que nous sommes tous égaux et frères. La perpendiculaire que porte le 2eme Surveillant et qui dénote l'aplomb et la solidité de nos ouvrages et nous fait connaître que tout nous vient d'en haut et que sans ce secours on ne peut édifier solidement.

D.·. Combien de lumières avez-vous dans votre Loge ?

R.·. Trois grandes et plusieurs petites.

D.·. Quelles allégories donnez-vous à ces trois grandes lumières ?

R.·. Le Soleil, la Lune et le Grand Maître de la Loge. Le soleil pour éclairer le jour, la Lune la nuit et le grand Maître pour nous instruire de ses sages conseils. Allégorie aussi aux trois piliers de la Loge.

 D.·. Avez-vous des ornements en Loge et combien ?

R.·. Nous en avons trois.

D.·. Quels sont-ils et leur usage ?

R.·. Le pavé à la mosaïque pour orner l'entrée de la Loge ; l'étoile flamboyante pour éclairer le centre ; la houppe dentelée pour en orner la circonférence.

D.·. Que signifient les sept degrés que l'on vous a fait monter lors de votre réception ?

R.·. Les sept péchés capitaux qu'il faut fouler aux pieds et les septs vertus qu'il faut pratiquer.

D.·. Comment entre-t-on dans l'intérieur de votre Loge ?

R.·. Par un escalier en vis qui se monte par trois, 5 et 7, allégorie aux trois âges des trois premiers grades.

D.·. Combien avez-vous de colonnes dans votre Loge ?

R.·. Nous en avons cinq avec les deux de l'entrée du Temple.

D.·. Combien en avez-vous qui fassent la base de votre Ordre ?

R.·. Nous en avons trois.

D.·. Comment les nommez-vous ?

R.·. Force, Beauté et Sagesse. La Force pour l'exécution, la Beauté pour l'ornement et la Sagesse pour l'entreprise et diriger les travaux.

D.·. Comment nommez-vous les deux autres colonnes et leur utilité ?

R.·. La colonne J pour les Apprentis qui moyennant une parole, un signe et un attouchement venaient déposer leurs outils et recevoir le salaire de leurs travaux. La colonne B.·. était pour les Compagnons qui aussi, moyennant une parole, signe et attouchement venaient à cette colonne déposer leurs outils et recevoir leur salaire.

D.·. Quelles lettres se trouvaient sur ces colonnes ?

R.·. Sur celle des Apprentis, les lettres J.·. , F.·.. Sur elle des Compagnons B.·., B.·..

D.·. Que signifient ces quatre lettres ?

R.·. Les deux premières Jakin et Force, les deux autres Booz et Beauté.

 D.·. De quelle hauteur étaient ces deux colonnes ?

R.·. De dix-huit coudées.

D.·. Combien de tour ?

R.·. Douze coudées.

D.·. Combien d'épaisseur ?

R.·. Quatre doigts ou quatre pouces.

D.·. Comment se peut-il que sur dix-huit coudées de hauteur, douze de tour, elles n'eussent que quatre pouces d'épaisseur ?

R.·. Très Vénérable, elles étaient creuses.

D.·. Pourquoi ce vide ?

R.·. Pour renfermer les outils des Apprentis et des Compagnons.

D.·. Sur quoi étaient posées ces deux colonnes ?

R.·. Sur des piédestaux de pierres précieuses.

D.·. Pourquoi dites-vous des piédestaux de pierres précieuses ?

R.·. A cause de l'énorme grandeur des pierres qui étaient très rares dans ce pays là car il n'y en avait point.

D.·. De quelle hauteur étaient les piédestaux ?

R.·. De huit coudées.

D.·. N'y avait-il rien pour décorer ces colonnes ?

R.·. Elles étaient décorées de chapiteaux ornés de cent pommes de grenades et de lys sans nombre.

D.·. De quelle hauteur était ces chapiteaux ?

R.·. De cinq coudées.

D.·. Avez-vous vu votre Grand Maître ?

R.·. Oui.

D.·. Comment est-il habillé ?

R.·. Or et Azur

D.·. Pourquoi me répondez-vous ainsi ?

R.·. C'est que lorsque Dieu apparut à Moïse, il lui apparut dans un buisson ardent dont le feu représente l'or et la fumée l'azur. C'est aussi allégorique au compas que le Grand Maître porte, dont la tête et couleur d'or et les pointes azurées en acier.

 D.·. Si un de vos frères était perdu, où le retrouveriez-vous ?

R.·. Entre l'équerre et le compas ou bien entre le baril et la poudre.

D.·. Pourquoi dites-vous que vous trouveriez vos frères dans ces endroits ?

R.·. Entre l'équerre et le compas est une allégorie qui démontre qu'un maçon doit toujours être équitable et compasser ses actions. Entre le baril et la poudre veut dire que sûrement je trouverais des Frères en Loge puisqu'il n'y a qu'en cet endroit que l'on se sert du terme de baril et poudre.

D.·. Où se tient votre Grand Maître en Loge ?

R.·. A l'Orient.

D.·.Pourquoi ?

R.·. Pour ouvrir la Loge et l'éclairer de ses sages conseils.

D.·. Où se tiennent les Survts.·. dans votre Loge?

R.·. A l'Occident.

D.·. Pourquoi ?

R.·. Pour veiller sur les ouvriers, les payer et les renvoyer contents.

D.·. N'y a t’il pas une autre raison ?

R.·. Si. Comme c'est à l'occident que le soleil termine la carrière du jour, les Survts.·. s'y tiennent pour fermer la Loge et ranger les outils.

D.·. Etes-vous Compagnon ?

R.·. Oui, je le suis.

D.·. Comment avez-vous été fait Compagnon ?

R.·. Par l'équerre, la lettre G et le compas.

D.·. Que signifie la lettre G ?

R.·. Géométrie ou cinquième des sciences.

D.·. Où avez-vous été constitué Compagnon et comment ?

R.·. A l'Orient, par deux fois trois coups.

D.·. Quel âge avez-vous ?

R.·. 5 ans passés.

 D.·. Pourquoi 5 ans passés ?

R.·. Parce qu'il fallait avoir 3 ans d'apprentissage et 2 ans de compagnonnage auparavant de parvenir au grade de Maître.

D.·. Avez-vous travaillé et combien ?

R.·. Oui, du lundi au samedi soir.

D.·. Avez-vous été payé et où ?

R.·. Je suis content et j'ai été payé comme Apprenti la colonne Jakin et comme Compagnon à la colonne Booz et le Maître est payé à la Chambre du Milieu.

D.·. A qu'elle heure s'ouvrent vos Loges ?

R.·. A Midi plein.

D.·. A qu'elle heure se ferment-elles ?

R.·. A Minuit plein.

D.·. Où se tiennent les Apprentis en Loge ?

R.·. Au Nord.

D.·. Pourquoi ?

R.·. Parce que le Nord est un lieu moins éclairé et les Apprentis s'y tiennent pour, de là examiner le travail des Compagnons n'étant point encore en état de les suivre dans leurs ouvrages.

D.·. Où se tiennent donc les Compagnons ?

R.·. Ils sont dispersés par toute la Loge.

D.·. Pourquoi ?

R.·. Comme les Compagnons sont les ouvriers et qu'il faut que le travail se fasse partout, ils sont dispersés pour l'utilité de leurs ouvrages.

D.·. Qu'allez-vous faire en Loge ?

R.·. Vaincre nos passions, soumettre nos volontés et faire de nouveaux progrès dans l'Ordre.

D.·. Combien de sortes de Maçons y a-t-il et quels sont-ils ?

R.·. Deux sortes de Maçons [ceux] de théorie et ceux de pratique.

D.·. Quels sont ceux de théorie et ceux de pratique ?

R.·. Ceux de théorie sont ceux qui épurent leurs meurs, fuient le vice, font le bien et fuient le mal. Ceux de pratique élèvent des perpendiculaires sur leur base et tirent une muraille au cordeau.

Catéchisme de Maître-Libre

 D.·. Êtes-vous Maître ?

R.·. Examinez-moi, approuvez-moi ou désapprouvez-moi si vous le pouvez. L'acacia m'est connu.

D.·. Pourquoi dites-vous que l'acacia vous est connu et comment vous fut-il connu ?

R.·. Il m'est connu parce que ce fut par une branche de cet arbre que les Maîtres découvrirent où les malheureux Compagnons avaient caché le corps de notre Maître après qu'il l'aient assassiné.

D.·. Les Compagnons connaissaient donc l'acacia ?

R.·. Non, mais ayant envie de mettre une remarque* à l'endroit où ils déposèrent notre Maître, ils prirent une branche de cet arbre sans le connaître.

D.·. Quelle nécessité avaient-ils de reconnaître cet endroit ?

R.·. Pour revenir à plus grand loisir et le tirer de cet endroit pour le trans porter plus loin afin que leur crime resta enseveli dans l'oubli et que l'on ne puisse avoir aucune nouvelle pour en éviter la punition.

D.·. Quel est le soin d'un Maître en loge ?

R.·. C'est de voir si la Loge est couverte et si nous sommes en sûreté et à l'abri des profanes.

D.·. Quel âge avez-vous comme Maître ?

R.·. Sept ans passés.

D.·. Pourquoi un Maître répond-il sept ans passés ?

R.·. Parce qu'il fallait être depuis sept ans dans l'Ordre pour pouvoir venir à la maîtrise.

D.·. Expliquez-moi cela.

R.·. Il fallait trois ans d'apprentissage, deux ans de Compagnonnage et deux années sous maîtrise pour arranger les ateliers et diriger les Compagnons auparavant d'être reconnu Maître.

 D.·. Combien de personnes faut-il pour compléter une loge ?

R.·. Il en faut sept.

D.·. Qui sont ces sept ?

R.·. Le grand Maître, les deux Survts.·., deux Compagnons et deux Apprentis.

D.·. Ne peut-on tenir de Loge sans ces sept personnes ?

R.·. Si, mais il faut de toute nécessité le Grand Maître et ses Survts.·., de sorte que trois forment, cinq composent et que sept rendent la loge parfaite.

D.·. A quelle heure ouvre votre loge ?

R.·. A midi plein.

D.·. A quelle heure se ferme-t-elle ?

R.·. A minuit.

D.·. Comment voyage les Maîtres ?

R.·. De l'orient à l'occident au midi et au septentrion.

D.·. Pourquoi ?

R.·. Pour aller répandre la lumière dans toutes les parties de la terre.

D.·. Pourquoi les trois malheureux Compagnons résolurent-ils la mort de notre respectable Hiram ?

R.·. Par avarice et mauvaise foi à cause qu'ils avaient l'habitude de capter la paie de Maître et que par arrangement que notre Maître mit, s'apercevant qu'il était dupé ils se virent frustré de cette paye.

D.·. Comment notre Maître s'aperçut-il qu'il était dupé dans la paye qu'il faisait tous les samedis soirs ?

R.·. Notre Maître sachant le nombre des Maîtres et des Compagnons ainsi que des Apprentis qu'il avait à payer, avait coutume de mettre leur salaire d'un mois dans la caisse de la chambre interne où il les faisait venir tous pour recevoir leur paye, mais au bout de quelque temps il se trouva court d'argent, il jugea d'abord qu'il fallait que les Compagnons ou les Apprentis lui captassent la paye de Maître et pour éviter dorénavant d'être leur dupe il fit construire deux grandes colonnes qu'il fit mettre à l'entrée du temple, en dedans. A chaque colonne, il donna un mot, un signe, un attouchement et une passe. L'une était pour l'Apprenti, et l'autre pour les Compagnons et les Maîtres furent toujours payés à la chambre interne.

 D.·. Quel privilège a le fils d'un Maçon en loge ?

R.·. D'être reçu avant tout autre même devant une tête couronnée.

D.·. N'y a-t-il point de profane qui ait ce droit sur le fils d'un Maçon et sur tous les autres ?

R.·. Si un profane qui s'appellerait Jean a ce droit.

D.·. Pourquoi ?

R.·. Parce que la vénération que les Maçons ont pour ce saint fait que toutes les loges lui sont dédiées.

D.·. Pourquoi dédie-t-on toutes les loges à saint jean ?

R.·. Parce que ce fut le premier Maçon qui nous découvrit la lumière et qui prêcha la charité, l'égalité et l'amitié vers ses Frères.

D.·. Si vous aviez besoin d'un Maître, où le trouveriez-vous ?

R.·. Entre l'équerre et le compas.

D.·. Pourquoi répondez-vous ainsi ?

R.·. Parce que un Maître Maçon doit toujours être équitable et compasser ses actions afin de ne donner que des bons exemples.

D.·. N'y a-t-il point d'autres raisons qui vous oblige à répondre entre l'équerre et le compas ?

R.·. Si, c'est pour nous faire ressouvenir que notre Maître Hiram fu trouvé assassiné et enterré entre ces deux outils.

D.·. Comme s'aperçut-on sitôt que notre Maître Hiram avait été assassiné ?

R.·. Par son absence auprès de Salomon.

D.·. Expliquez-moi cela.

R.·. Notre Maître Hiram n'étant pas venu contre sa coutume dans le cabinet du roi Salomon depuis trois jours pour lui montrer les plans de la direction du temple, ce roi en fut inquiet ; vers le soir du troisième jour, il fit appeler tous les Maîtres pour savoir d'eux des nouvelles de son architecte. Mais les Maîtres n'ayant pu lui en donner, il craignit qu'il ne lui fut arrivé quelque accident et dit aux Maîtres d'aller dans tous les ateliers pour avoir de ses nouvelles et de lui venir faire le rapport tout de suite sans cependant faire du bruit.

 D.·. Les Maîtres ayant venu faire le rapport au roi que l'on n'avait point vu Hiram depuis trois jours, que résolut ce roi ?

R.·. Il dit qu'il fallait que Hiram eut été assassiné et les Maîtres pour montrer leur innocence se lavèrent d'abord les mains.

D.·. Que fit donc Salomon pour en avoir des nouvelles positives ?

R.·. Il dit qu'il fallait en faire une exacte recherche partout aux environs de Jérusalem et comme tous les Maîtres pour témoigner de leur zèle voulaient être du nombre de ceux qui la devait faire, Salomon leur dit qu'il ne pouvaient tous s'absenter des travaux sans donner des soupçons et pour ne point faire de jaloux, il les fit tirer à les scrutins en disant qu'il n'en fallait que neuf et que ceux qui ne seraient point du nombre retournerait aux travaux sans faire semblant de rien et espionnerait les différents mouvements qui pourraient se faire parmi les ouvriers.

D.·. Le scrutin tiré que firent les Maîtres et quel arrangement prirent-ils pour faire cette recherche ?

R.·. Ceux qui ne furent point élus par le scrutin revinrent le lendemain aux travaux comme si de rien n'était, mais les neuf des plus zélés avaient donné le choix pour faire la dite recherche, tinrent conseil ensemble et convinrent qu'il fallait fouiller les environs de Jérusalem à neuf lieues à la ronde pendant neuf jours et que le neuvième, ils se retrouverait tous ensemble sur le mont Sinaï, surnommé la montagne d'acacias pour se faire part de leurs recherches.

D.·. Comment partirent-ils ?

R.·. Trois par la porte d'orient, trois par la porte d'occident et trois par la porte du midi et ils fouillèrent tous les environs de Jérusalem pendant neuf jours et le neuvième, ils se trouvèrent sur la dite montagne où s'étant fait rapport de leurs inutiles recherches, ils restèrent dans un morne silence et dans l'affliction d'être obligés de retourner à Jérusalem sans avoir pu faire aucune découverte.

 D.·. Quelle fut leur résolution ?

R.·. Huit accablés de lassitude, résolurent de s'en retourner à Jérusalem pour donner part de leurs inutiles recherches au roi Salomon mais le neuvième plus zélé dit qu'il ne s'en retournerait pas qu'il n'eut fouillé toute cette montagne mais fatigué lui-même il voulut se reposer et pour cet effet il s'appuie à une branche d'acacia pour s'asseoir. la dit branche lui resta dans la main et il aperçut la terre mouvante dans cet endroit et fraichement remuée.

D.·. Que fit-il alors ?

R.. .·. Se doutant que cela renfermait quelque mystère, il appela ses huit camarades qui revinrent et leur ayant fait part de ce qui venait de lui arriver, leur montrant l'endroit, ils jugèrent à propos de fouiller la terre en cet endroit et ils se mirent tous à l'ouvrage. ayant creusé cinq pieds de profondeur, ils aperçurent un cadavre et le dégarnissant de la terre qui pouvait le couvrir encore, ils virent qu'il était au signe de Compagnon. Un linge rempli de sang lui couvre la face et trouvent dans la dite fosse une équerre et un compas.

D.·. Que firent-ils pour lors ?

R.·. Ils levèrent le linge qui lui couvrait le visage mais ils ne l'eurent point levé qu'il ne reconnurent le respectable Hiram assassiné.

D.·. Que firent-ils et que dirent-ils dans le moment ?

R.·. Reconnaissant notre Maître, ils reculèrent d'effroi puis s'approchant de la fosse et voyant les deux outils, ils dirent qu'il fallait que ce fut des malheureux Compagnons qui l'eussent assassiné pour avoir les secrets des Maîtres et crainte que par les douleurs, ils ne les eussent arrachés à notre Maître Hiram ils tinrent conseil ensemble afin de les changer.

D.·. Comment les changèrent-ils et comment s'y prirent-ils pour faire un changement de cette importance qui devait être communiqué au roi Salomon et à tous les Maîtres ?

 R.·. Ils résolurent donc que le mouvent (sic) qu'ils avaient déjà fait, reconnaissant notre Maître assassiné, serait le signe et comme ils avaient fait un mouvement d'effroi, ce fut le signe d'effroi. alors, ils dirent que la façon dont ils se prendraient pour le tirer de la fosse serait l'attouchement et que la parole qu'ils diraient en le relevant serait le mot sacré et la réponse, la passe.

D.·. Comment s'y prirent-ils pour le relever et que dirent-ils ?

R.·. Ils le prirent par les cinq points de la perfection : pied contre pied, genoux contre genoux, poitrine contre poitrine, joue contre joue, la main enserrée au poignet et la gauche enserrée sous l'épaule droite.

D.·. Que dirent-ils ?

R.·. Un le prenant par l'index de la main droite, dit Jakin ; le doigt glissa. Un autre le prit par le médius et dit Booz, ce deuxième doigt glissa. Aussi le troisième le prenant par les cinq points de perfection en disant Mac Benac, le releva de la fosse. Un quatrième tournant la tête, répondit Giblim.

D.·. Que signifient ces deux mots ?

R.·. Mac Benac signifie « la chair quitte les os » et Giblim signifie « il peut ».

D.·. Que firent les Maîtres après avoir retiré Hiram de la fosse ?

R.·. Ils attendirent la brume puis enveloppèrent Hiram dans leurs manteaux et le portèrent dans la chambre de Salomon.

D.·. Que fit ce sage roi, voyant Hiram assassiné ?

R.·. Il le découvrit pour voir où était le coup mortel et l'ayant examiné, il porta la main droite en équerre à la tête en disant : « les malheureux, ils lui ont écrasé la cervelle » puis il fit tendre la chambre de noir et il fit faire un superbe mausolée. Il fit mettre une plaque d'or dessus en i faisant graver le mot « Jéhovah » disant qu'il fallait découvrir ceux qui avaient ce meutre et que les deux outils devaient les faire desceller. 

 D.·. Que firent les Maîtres pour découvrir ceux qui avaient commis cet assassinat ?

R.·. Ils firent en secret la visite des ateliers pour voir en quel atelier manquaient ces deux outils. Mais comme ces trois scélérats meurtriers s'étaient aperçus qu'il leur manquait une équerre et un compas, ils se doutèrent qu'ils les avaient perdus dans la fosse de notre Maître et comme ils étaient aux écoutés et en faction pour voir si l'on ne déterrait rien du vestige de leur assassin, vers le soir ils s'aperçurent que les Maîtres transportaient un cadavre secrètement enveloppé dans la chambre de Salomon et comme ils venaient du côté de la montagne, ils se doutèrent que ce devait être notre respectable Hiram. En conséquence pour éviter la punition de leur crime, ils se sauvèrent.

D.·. De quel atelier, étaient ces trois scélérats ?

R.·. De l'atelier des Moabites.

D.·. De quel pays, étaient-ils ?

R.·. De Phénicie, pays où se trouvaient les plus habiles ouvriers.

D.·. Pourquoi ces trois scélérats assassinèrent-ils notre Maître ?

R.·. Pour avarice, à cause qu'ils avaient coutume de capter la paye de Maître et que par l'arrangement que Hiram avait mis lorsqu'il s'aperçut qu'il était dupé, ils ne purent plus lui capter cette paye.

D.·. Comment s'y prirent-ils pour exécuter ce malheureux projet d'assassiner Hiram ?

R.·. S'apercevant que par l'arrangement d'Hiram, ils ne pouvaient plus capter la paye de Maître puisqu'il fait construire deux colonnes pour payer les Apprentis et les Compagnons moyennant les mots, signes, passes et attouchements de ces deux grades et que les Maîtres en avaient de tout différents et étaient payés à la chambre interne, ils résolurent ensemble de se procurer les secrets de Maître à quelque prix que ce fut.

 D.·. Comment y purent-ils parvenir ?

R.·. Comme il fallait qu'il puisse attraper notre Maître seul et à l'écart, ils épiaient le moment depuis longtemps et s'aperçurent que notre Maître avait accoutumé d'aller tous les soirs vers la minuit dans le temple faire sa prière à son dieu et voir si les Maîtres faisaient exécuter les plans qu'ils leur prescrivait. Ils résolurent donc de le surprendre dans le temple lorsqu'il viendrait selon sa coutume. Mais ils trouvèrent la difficulté bien grande à cause que les Maîtres tous les soirs après les travaux avaient accoutumé de faire la visite partout le temple pour prendre garde que personne s'y cachait pour y voler ; et puis la visite faite, ils rapportaient les clefs à notre respectable Hiram.

D.·. Comment donc purent-ils parvenir à le surprendre dans cet endroit ?

R.·. Ayant bien examiné tous les endroits du temple, ils s'aperçurent que sous les escaliers, il y avait une chambre qui servait de dépôt pour receler les outils cassés et brisés. Cette découverte leur fit prendre le dessein de se cacher dans cet endroit derrière un tas d'outils et vers le soir, ils firent ce qu'ils avaient médité. Ils cassèrent leurs outils et les portant à la fin des travaux dans le dépôt il s'y cachèrent et par là échappèrent à la vigilance des inspections des Maîtres qui selon la coutume à la fin de la journée, ayant mis les ouvriers dehors et ayant fait leur revue furent rapporter les clefs à notre Maître Hiram.

D.·. Que firent ces trois scélérats se voyant enfermés dans le temple ?

R.·. Ils sortirent du malheureux endroit qui avait servi à les receler et pour ne point manquer leur coup, ils dirent qu'il fallait pour que Hiram ne leur échappât pas, se placer à chaque porte bien armé et que lorsqu'il serait venu dans le temple, il ne fallait point le laisser sortir sans qu'il ne leur aurait pas donné les secrets d de Maître. Ils furent donc se placer un à la porte d'orient, un à la porte d'occident, un au midi et un au nord (sic) attendant Hiram pour commettre leur détestable dessein.

D.·. Comment s'armèrent-ils et avec quoi ?

R.·. Celui de la porte d'orient avec un levier ; celui du midi, d'un maillet et celui d'occident d'une règle attendant dans cette posture l'arrivée d'Hiram.

D.·. Par quelle porte notre Maître vint-il ?

R.·. Vers le minuit, il vint au temple selon sa coutume pour faire sa prière à Dieu et examiner les travaux. Il entra par la porte d'occident. il ne l'eut pas sitôt refermée sur lui, qu'il aperçut le premier de ces malheureux qui levait sa règle sur lui et qui lui demanda le mot et les secrets du Maître.

D.·. Que répondit notre Maître à ce malheureux ?

R.·. Il lui dit mon ami, je ne l'ai pont reçu ainsi. Travaille par ton zèle et ta constance mérite qu'il te soit confié.

D.·. Que fit ce malheureux après une réponse aussi douce ?

R.·. Il lui détacha un grand coup de sa règle sur l'épaule gauche.

D.·. Que fit le respectable Hiram, se voyant traité de la sorte ?

R.·. Il fut pour se sauver par la porte du midi mais il trouva le deuxième de ces misérables qui, levant son maillet sur lui, lui demanda le mot et le secret du Maître ou la vie.

D.·. Que répondit notre Maître Hiram à ce deuxième scélérat ?

R.·. Il lui dit : « Malheureux je ne l'ai point reçu de même et que prétendez-vous faire. Rien au monde n'est capable de me faire révéler ces secrets mais travaillez et par votre constance, tachez de mériter qu'il vous soit confié. »

D.·. Que fit ce misérable après une réponse si fraternelle ?

R.·. Pique de ne pouvoir avoir ce qu'il demandait et que notre Maître fut aussi ferme, il lui détacha un grand coup de maillet sur l'épaule droite qui étourdit Hiram.

 D.·. Que devint notre Maître dans cet état de perplexité ?

R.·. Il ramassa toutes ses forces et mettant toute sa confiance en Dieu, il fut pour se sauver par la porte d'orient. mais il trouva le troisième de ces assassins qui levant le levier sur lui, lui dit : « Ne crois point de nous échapper, il nous faut le mot de Maître et ses secrets ou ta vie. »

D.·. Que répondit notre Maître à ce malheureux assassins ?

R.·. Voyant que c'était un complot, il lui dit : « Ne pense pas, malheureux, que la mort que je vois inévitable à mes yeux, soit capable de me faire révéler un secret que j'ai promis solennellement et par serment de ne jamais révéler qu'à ceux qui l'auront mérité. Non, si tu le penses, tu te trompes mais travaille, par ton zèle, ta force, ta constance, mérite qu'il me soit ordonné de te confier cet important secret et je serai le premier à le demander pour toi, oubliant même que vous ayez offensé. »

D.·. Sans doute, ce malheureux, touché de la bonté de notre Maître se jeta à ses pieds et se repentit ?

R.·. Non, le misérable que le démon de l'avarice possédait, se voyant par la fermeté de notre Maître frustré de pouvoir capter les secrets de Maître pour en avoir la paye, lui détacha un si rude coup de levier sur la tête qu'il le jeta mort par terre.

D.·. Que firent ces trois scélérats voyant notre Maître mort à leurs pieds ?

R.·. Comme le jour commençait à pointiller, crainte d'être découverts, il le cachèrent sous les décombres du temple pour à plus grand loisir le transporter plus loin et puis sortirent du temple, le refermèrent bien.

D.·. Que devinrent-ils alors ?

R.·. Ils se remêlèrent à l'ouverture des travaux avec les autres ouvriers et revinrent travailler au temple avec eux pour espionner si rien ne transpirait de leur crime afin d'être à portée de s'évader au moindre soupçon.

D.·. Que firent-ils ensuite ?

 R.·. Vers le soir voyant que rien ne transpirait, ils se recachèrent dans le même endroit qui avait si bien servi à seconder leurs mauvais desseins et vers le minuit, ils reprirent le corps de notre Maître Hiram et sortirent du temple pour le transporter sur le mont Sinaï surnommé la montagne d'acacias où ils creusèrent de nouveau une fosse et y mirent notre Maître dedans à cause que le jour commençait à pointiller et que pour ne point donner de soupçon, il fallait qu'ils se rendent aux travaux, se proposant cependant de le transporter à plus grand loisir dans un endroit inhabité de la montagne pour que leur crime demeurât impuni.

D.·. Pourquoi donc ne revinrent-ils pas pour transporter notre Maître plus loin et reprendre les deux outils qu'ils avaient oubliés et qui par conséquent pouvait déceler que c'était eux qui avaient commis ce crime ?

R.·. Comme ils étaient aux écoutes pour voir si rien ne transpirait et s'étant aperçu d'une rumeur et grande tristesse parmi les Maîtres, ils craignirent de s'absenter de crainte de donner des soupçons. Mais comme le neuvième jour, après la rumeur, ils avaient envie d'aller achever leur dessein sur le compte de notre Maître, ils virent les neuf Maîtres rapporter un corps mort, ils se doutèrent que c'était celui d'Hiram et comme on ne pouvait avoir trouvé le corps sans les deux outils qu'ils s'étaient aperçu avoir laissé dans la fosse, ils se sauvèrent se doutant que ces deux outils les descelleraient.

D.·. Quels étaient des deux outils ?

R.·. Une équerre et un compas.

D.·. Comment étaient-ils dans la fosse ?

R.·. L'équerre à la tête, le compas aux pieds.

D.·. Quel était l'ancien mot de Maître et que signifiait-il ?

R.·. Jéhova, il signifie Grand Architecte.

D.·. Quelle était l'ancienne passe ?

R.·. 3593, elle signifiait le nombre des Maîtres qui était pour veiller aux ouvriers et qui recevait la paye de Maître.

 D.·. Quel était l'ancien signe et pourquoi le fait-on ainsi ?

R.·. L'ancien signe se fait encore dans nos loges. Il se fait lors que l'on parle au grand Maître, en portant la main en équerre au front comme pour se cacher la vue. Il se faisait ainsi à cause que l'éclat de sagesse qui environnait Salomon empêchait que l'on puisse regarder ce roi fixement et à cause de l'umilité qu'on lui portait. Nous le conservons encore à cause que ce sage roi fit ce mouvement lorsqu'il vit Hiram assassiné en disant : « Les scélérats lui ont écrasé la cervelle. »

D.·. Quel était l'ancien attouchement et comment se faisait-il ?

R.·. Lorsque les Maîtres avaient le samedi arrangé toutes les affaires du temple, ils venaient à la chambre interne où Hiram les recevait et leur demandait mot, signe, attouchement, passe et signification. Les Maîtres pour recevoir leur salaire prenait Hiram par la première jointure du doigt médius disant Jakin puis par la seconde disant Booz puis par la troisième disant Jehova, nous sommes 3593 Maîtres qui recevons ce salaire.

D.·. Après la mort d'Hiram, quelles significations donna-t-on à ces quatre chiffres ?

R.·. Que trois forme, que cinq compose, que neuf furent députés pour aller à la recherche du corps de notre Maître et que trois l'assassinèrent.

D.·. Comment frappe un Maître pour entrer en loge ?

R.·. Trois fois trois coups.

D.·. Que signifient ces trois fois trois coups ?

R.·. Qu'il y avait trois portes au temple, que trois scélérats assassinèrent notre Maître postés à ces trois portes et que ce fut par trois coups qu'il fut assassiné.

D.·. Pourquoi le Maître dans sa marche lève-t-il un pied ?

R.·. Pour ne point fouler le sang de l'innocent répandu dans le temple.

D.·. Que représente les trois pas qu'il fait par la double équerre levant le pied ?

R.·. Le passage du tombeau et la façon que les trois scélérats étaient placés lorsqu'ils l'assassinèrent pour lui capter le mot de Maître.

 D.·. Pourquoi pour fermer la loge répondez-vous qu'il est minuit plein ?

R.·. Parce que ce fut à passé minuit que notre Maître reçut le dernier coup qui le renverse mort.

D.·. Pourquoi pour l'ouvrir, répond-on midi plein ?

R.·. Parce que c'était à cette heure que les Compagnons quittaient les travaux pour aller mastiquer et se reposer pour prendre de nouvelles forces.

D.·. Comment nomme-t-on un Maçon ?

R.·. Gabahon.

D.·. Et son fils ?

R.·. Luffeton.

D.·. Pourquoi les Maçons quand ils se trouve en danger porte-t-il la main sur la tête entrelacé et renversés les doigts en haut en disant : « Gabaon » ?

R.·. C'est que du temps des guerres que Josué faisait, il donna une bataille près de la ville de Gabaon et comme le soir commençait à venir et que cela aurait pu lui ravir la victoire, il arrêta le soleil après une prière qu'il fit à Dieu, disant : « Soleil, arrête-toi sur Gabaon » et soudain il s'arrêta. ce qui lui fit remporter une victoire de plus complète et nous disons ce mot pour demander du secours à Dieu et à nos Frères.

D.·. Pourquoi vous servez-vous du mot : enfant de la veuve ?

R.·. C'est qu'après la mort d'Hiram, les Maçons se vouèrent à sa veuve respectant la mémoire de ce grand homme.

D.·. Quelle peine endurerait un profane qui oserait se glisser dans vos loges ?

R.·. Il serait mis sous une gouttière ou pompe et l'on le mouillerait de la t^te au pieds puis on le chasserait.

D.·. Avez-vous le secret des Maçons et où le tenez-vous ?

R.·. Oui, je tiens dans une boîte d'ivoire dont la clef est de corail.

D.·. Où allez-vous comme Maître ?

R.·. De l'occident à l'orient et par toute la terre.

D.·. Pourquoi ?

R.·. Pour répandre la lumière.

 D.·. Où avez-vous été reçu Maître ?

R.·. Sur le tombeau d'Hiram.

D.·. Où avez-vous été constitué et par combien de coups ?

R.·. A l'orient, par trois fois trois.

D.·. Que signifient ces trois fois trois coups ?

R.·. Les neuf Maîtres députés à la recherche par trois différentes portes et les neuf jours qu'ils voyagèrent.

D.·. Quel est le mot de Maître ?

R.·. Mac Benac

D.·. Quel est la passe ?

R.·. Giblim.

D.·. Que doit savoir tout bon Maçon ?

R.·. Obéir, travailler et se taire.

D.·. Avec quoi travaillent les Maîtres ?

R.·. Avec la craie latérine et le charbon.

D.·. Quelle allégorie donnez-vous à ce travail ?

R.. Avec zèle, force et constance.

D.·. Quelle vertu doit posséder un Maçon ?

R.·. Savoir se vaincre, être discret et charitable vers ses Frères indigents par malheur et non par débauche.

D.·. Qu'avez-vous trouvé dans les différents voyages que vous avez faits.

R.. Des Maçons.

D.·. A quoi s'occupent-ils ?

R.·. A construire des cachots pour les vices et à élever des temples à la vertu.

D.·. Comment êtes-vous entré en loge de Maître ?

R.·. Le dos tourné à la loge.

D.·. Qu'a-t-on exigé de vous ?

R.·. Ma parole d'honneur de ne point me retourner.

D.·. Que vous a-t-on fait et dit en entrant pour être reçu Maître ?

R.·. On m'a arraché mon tablier de Compagnon, me disant que j'étais indigne de la porter.

D.·. Qu'avez-vous vu en entrant dans la loge de Maître ?

R.·. Larmes et tristesse.

D.·. Pourquoi ces larmes et tristesse.

R.·. Elles étaient occasionnées par la mort d'Hiram assassiné par trois scélérats de Compagnons.

 D.·. De quel pays était Hiram ?

R.·. De la tribu de Nephtali.

D.·. Quels étaient le père et la mère d'Hiram ?

R.·. Hiram était le fils d'un tyrien dont le nom est inconnu et d'une mère juive de la tribu de Lévi.

D.·. De quel pays était la femme d'Hiram ?

R.·. De la tribu de Dan au pied du mont Sinaï.

 Pour les Visiteurs

 D.·. D'où venez-vous ?

R.·. De la loge de Saint Jean.

D.·. Qu'avez-vous rencontré dans vos voyages ?

R.·. Des Maçons.

D.·. Que faisaient-ils ?

R.·. Ils construisaient des cachots pour les vices et élevaient des temples à la vertu.

D.·. Que doit savoir un bon Maçon ?

R.·. Obéir, travailler et se taire.

D.·. Qu'apportez-vous ?

R.·. Bon accueil aux Frères.

D.·. N'apportez-vous rien de plus ?

R.·. Le Vénérable Maître de ma loge vous salue par le nombre à vous connu.

D.·. Comment nomme-t-on votre loge et de quel orient êtes-vous ?

R.·. Elle se nomme NN. Et je suis de l'orient de NN. (il dit le nom de sa Loge et le nom de l'Orient d'où il est).

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:49

Ouverture de cette Loge

 La loge de Maître assemblée à l'ordinaire. Le Maître à l'Orient, les Surveillants à l'Occident et les autres Maîtres de droite et de gauche, c'est-à-dire au midi et au nord. Le Maître frappe un coup de maillet que les surveillants répètent. Cela pour faire observer le silence puis le Maître fait les questions suivantes .·. .·. .·.

D.·. Vénérable Frère 1er Surveillant, dites au Vénérable Frère 2ème Surveillant que je demande le silence pour faire l'ouverture de la loge de Maître.

Le 1er Surveillant dit :

R.·. Vénérable Frère 2ème Surveillant, avertissez les Vénérables Maîtres qui composent cette respectable loge que le Très Respectable demande le silence pour faire l'ouverture de la loge de Maître.

Le 2ème Surveillant dit :

Très Vénérables Maîtres qui composez cette respectable loge, le Très Respectable Maître vous fait avertir qu'il demande le silence pour ouvrir la loge de Maîtres.

Alors le Grand Maître dit :

Vénérable 1er Survt.·., quel doit être le soin d'un Maître en loge.

R.·. Très Respectable c'est de voir si la loge est bien couverte et si nous sommes bien couverts.

Alors le Maître dit : Vénérable Frère 2eme Survt.·. faites donc voir si nous sommes en sûreté.

Le 2ème Surveillant dit :

Frère Terrible, voyez si nous sommes en sûreté et à l'abri des profanes.

Le Terrible vient se mettre au signe de Maître entre les deux Survts.·. et le Grand Maître lui dit :

Allez mon Frère.

Alors il fait la ronde du temple, referme bien les portes et revient entre les deux Survts.·.. Il dit au second :

Nous sommes en sûreté.

Le second le dit au premier et le premier le dit au Maître. Et le Maître fait les demandes qui suivent.·. .·. .·. :

D.·. Vénérable Frère 1er Survt.·., comment êtes-vous entré en loge de Maître ?

R.·. Très Respectable, le dos tourné à la loge.

D.·. Vénérable Frère 2ème Survt.·., qu'a-t-on exigé de vous lors de votre première entrée en loge de Maître.

R.·. Très Respectable, ma parole d'honneur de ne point me retourner.

D.·. Vénérable1er Survt.·., que vous a-t-on fait lors de votre première entrée dans ce grade et que vous a-t-on dit ?

R.·. Très Respectable, l'on m'a arraché mon tablier, me disant que j'étais indigne de le porter.

D.·. Vénérable Frère 2ème Survt.·., qu'avez-vous vu lors de cette première entrée.

R.·. Très Respectable, larmes et tristesse.

D.·. Vénérable Frère 1er Survt.·., pourquoi ces larmes et ces tristesses.

R.·. Très Respectable, en commémoration de la mort de notre respectable Maître Hiram assassiné.

D.·. Vénérable Frère 2ème Survt.·., qu'est-ce qui occasionna la mort d'un aussi bon Maître.

R.·. Très Respectable, la jalousie et l'avarice de trois scélérats des Compagnons.

D.·. Vénérable Frère 1er Survt.·., à quelle heure s'ouvre la loge de Maître.

R.·. Très Respectable, à midi plein.

D.·. Vénérable Frère 2ème Survt.·., quelle heure est-il ?

R.·. Très Respectable, midi plein.

Alors le Très Respectable dit :

Puisque la loge de Maître s'ouvre à midi plein et qu'il est midi, Vénérable Frère 1er Survt.·. faîtes moi passer par votre colonne les mots, signes, passe et attouchement et leurs significations et dites au Vénérable Frère 2ème Survt.·. qu'il me fasse passer la même chose par sa colonne afin de nous assurer que nous sommes tous Maîtres et qu'il ne se trouve pas de misérable Compagnon parmi nous pour capter notre parole.

Le premier Surveillant dit :

Vénérable Frère 2ème Survt.·., comme il est midi plein et que c'est à cette heure que s'ouvre la loge de Maître, le Très Respectable demande que vous lui fassiez passer par votre colonne les mots, signes, paroles, passe et attouchements avec leurs significations. Je vais en faire autant par la mienne.

Ils les font passer ensemble.

Le mot est Mac Benac qui signifie « la chair quitte les os » ou « la chair est corrompu ». La passe « Giblim » qui signifie « il peut », l'attouchement se donne par les 5 points de perfection de la maîtrise qui sont : « pied contre pied », « genoux contre genoux », « poitrine contre poitrine », « la main droite enserre au poignet », « la gauche enserre l'épaule gauche » de celui que vous attaquez, joue contre joue et vous donnez le mot et la passe.

La signification est la façon que les neuf Maîtres relevèrent le Respectable Hiram de la fosse lorsqu'ils l'ont trouvé après son assassinat et les paroles qu'ils dirent pour changer l'ancien mot [de] crainte qu'il ne soit révélé aux misérables Compagnons.

Le signe est le signe d'effroi que firent les Maîtres lorsqu'ils reconnurent notre Maître Hiram assassiné. Il se fait en reculant du pied droit, le gauche ne bouge pas. On porte la main droite en équerre sur le c¦ur y posant le pouce, les quatre doigts serrés sans être appuyés nulle part et de la gauche vous faîtes deux équerres dont une avec le bras et l'autre avec la main pouce ouvert et les autres quatre doigts serrés.

La signification est le signe fait trois équerres qui dénote que les Maîtres font ce signe comme chef de l'équité.

Lorsque le tout est parvenu juste au Très Respectable, il dit :

Vénérable Frère 1er Survt.·., les mot, signes, passe, attouchements m'étant parvenus justes, il nous reste à louer le Seigneur de ce qu'il ne se trouve point de misérable Compagnon, ni aucun profane parmi nous pour capter notre parole et épier nos mystères et comme nous sommes ici tous innocents de la mort de notre Maître, nous pouvons travailler en sûreté.

C'est pourquoi je vous prie d'avertir le Vénérable Frère 2ème Survt.·. qu'il avertisse les Vénérables Maîtres qui composent cette Respectable Loge que la loge de Maître est ouverte par ces signes et les précautions ordinaires.

Il fait le signe avec toute la Loge.

Le premier Surveillant le répète au deuxième qui le répète à tous les Frères toujours en faisant le signe. Puis le Maître et tous les Frères tendent la main sur la loge et frappe neuf coups par trois fois trois pour applaudir et le Maître frappe trois fois trois coups de son maillet que les Surveillants répètent. Alors la Loge est ouverte. Pour se rasseoir le Maître frappe un coup de maillet et tout l'Orient s'assoit avec lui ; il en frappe un deuxième, les Surveillants s'assoient ; il en frappe un troisième, les Frères du midi et du nord s'assoient. Alors il dit :

Vénérable Frère 1er Survt.·., n'y a-t-il rien de nouveau et pourquoi sommes-nous assemblés ?

Le Survt.·. répond :

Très Respectable, c'est pour la réception d'un Compagnon qui après les trois scrutins passés, désirent ardemment parvenir au grade de Maître.

Alors, le grand Maître dit :

Les trois scrutins lui ont-ils été favorables et les Frères n'ont-ils rien à dire sur le zèle, les bonnes m¦urs et la conduite du Frère Compagnon qui désire d'être reçu Maître.

Les Survts.·. et tous les Frères tendent la main en avant, ce qui signifie qu'ils sont contents du candidats et qu'ils applaudissent. Alors le Maître frappe avec tous les Frères trois fois trois dans les mains et ils disent neuf fois « Vivat ».

Alors le Maître dit :

Vénérable Frère 1er Survt.·., dites au Vénérable Frère 2ème Survt.·. qu'il envoie le Frère Terrible apprêter le candidat et lorsqu'il sera prêt qu'il nous l'amène selon les règles usitées.

Le 1er le dit au 2ème et le 2ème le dit au Terrible qui sort et va trouver le récipiendaire en lui disant :

Mon Frère, je ne sais ce que vous avez fait mais vous causez la consternation dans notre temple et j'ai peur qu'il ne vous arrive quelque fâcheux accident. On vous accuse d'indiscrétion sur nos mystères. Si cela est, je vous conseille de vous retirer et de ne point poursuivre à moins que vous ne voulussiez confesser votre faute à tous nos Frères avec un vrai repentir promettant de ne plus y retomber.

 Le récipiendaire ayant répondu qu'il ne sait ce que l'on lui veut dire, il lui fait ôter son chapeau et mettre ses gants puis il lui attache son tablier avec un simple n¦ud. En cet état, il le conduit à la porte de la loge où il frappe à la porte du temple en Maître. Le 2ème Survt.·. ayant entendu frapper, dit :

Vénérable Frère 1er Survt.·., on frappe à la porte du temple en Maître.

Le 1er Survt.·. le dit au Grand Maître en disant :

Très Respectable Maître, on frappe à la porte du temple en Maître.

Alors le Grand Maître dit :

Vénérable Frère 1er Survt.·., faites voir qui frappe à la porte de notre temple en Maître et si c'est le Frère Terrible qui veuille bien introduire le récipiendaire, dites au Vénérable Frère 2ème Survt.·. qu'il lui demande son nom, son âge, son travail, s'il a été payé et si ses Maîtres sont de lui.

Le 1er le dit au 2ème qui va à la porte du temple où il frappe en Maître. Le Frère Terrible répond. Le 2ème répète et dit :

Que demandez-vous ?

en ouvrant

Alors le Terrible dit :

C'est un Compagnon Maçon qui désire ardemment de parvenir au sublime grade de Maître.

Alors le 2ème Survt.·. dit :

Donnez-moi son nom, son surnom, son âge, son travail, s'il a été payé, où il a été payé et si ses Maîtres sont contents de lui.

Le Terrible répond :

Il se nomme Skibolette, il a 5 ans passé, il a travaillé du lundi au samedi au soir, il est content ayant été payé à la colonne Booz et ses Maîtres sont contents de son travail.

Le 2ème Survt.·. ferme brusquement la porte et revient faire ce rapport au 1er Survt.·. qui le rend au Maître. Et le grand Maître dit :

Que l'on l'introduise selon les règles usitées.

Le 1er Survt.·. dit :

Vénérable Frère 2ème Surveillant, allez recevoir ce Compagnon et qu'il soit introduit selon les règles usitées.

Le 2ème Survt.·. va à la porte du temple où il frappe en Maître. Le Terrible répond ; le 2ème répète et ouvre en disant :

Où est ce malheureux téméraire Compagnon, qu'il me soit livré. 

Le Terrible le lui pousse* dessus, le dos tourné à la loge et le 2ème Survt.·. le saisissant, lui arrache le tablier de Compagnon en lui disant :

Quittez ce tablier de Maçon, vous n'êtes point digne de le porter et nous savons ce que nous avons à faire de vous. Me donnez-vous votre parole d'honneur de ne point vous retourner.

Le récipiendaire ayant répondu que

Oui,

il lui dit :

Prenez garde, il y va de votre vie.

Alors, il le mène à l'occident entre et le 1er Survt.·.. Pendant cette cérémonie, le plus jeune des Maîtres, se met dans le cercueil au signe de Compagnon, le visage couvert d'un linge teint de sang et le corps d'un drap blanc. Alors le 2ème Survt.·. frappe en Maître sur le maillet du 1er, le 1er sur le sien et le Maître sur l'autel ; et le 2ème dit :

Vénérable Frère 1er Survt.·., le récipiendaire est introduit.

Le Très Respectable dit :

Comment mes Frères, vous osez introduire un misérable Compagnon dans notre temple encore teint du sang de notre Respectable Maître qui fut assassiné par ces malheureux scélérats Compagnons et ne craignez-vous pas que cherchant à dévoiler les crimes de celui-ci, nous soyons obligés de verser son sang comme nous venons d'être en nous voyant contraints par la mauvaise foi de celui que nous venons d'immoler et voulez-vous que ce jour soit le jour de la mort de deux malheureux que nous avons cru dignes d'être liés à nos sacrés engagements et que nous nommions déjà du doux titre de Frère. Qui de vous me répondra de lui et voudra s'exposer à faire le troisième.

Le 1er Survt.·. répond :

Moi, Très Respectable, et les épreuves qu'il faut qu'il subisse auparavant de parvenir au beau grade de Maître, nous rendrons notre le respectable Hiram propice qui nous fera connaître ses intentions et nous fera lire au fond de son c¦ur.

Alors, le Très Respectable dit :

Vous risquez beaucoup, mon Frère, et votre zèle pour notre Ordre vous aveugle. Mais je ne puis vous refuser.

Alors, il dit au récipiendaire d'une voix grosse :

Malheureux Compagnon vous êtes accusé ici par des Frères dignes de foi, d'avoir été indiscret et d'avoir tourné nos mystères en dérision et que vous en avez révélé le peu de ce que l'on vous avait confié. 

Répondez sincèrement et osez si vous le pouvez nier ce que dont on vous accuse.

Le récipiendaire ayant répondu qu'il ne sait ce que l'on lui impute, le Grand Maître dit :

Vénérable Frère 1er Survt.·., faîtes commencer le premier voyage à ce Frère obstiné.

Le 1er Survt.·. lui dit :

Souvenez-vous de la parole que vous m'avez donnée de ne point vous retourner.

Alors, il lui met la pointe de son épée sur le c¦ur et lui fait faire trois tours de loge le dos tourné en commençant par le Midi et l'Orient. Les trois tours finis, il frappe sur le maillet du second Survt.·. et le second sur le sien, le Maître sur l'autel.

Le 1er dit :

Très Respectable Maître, le 1er voyage de ce Compagnon est fini.

Alors le Grand Maître dit au récipiendaire :

Mon Frère, nous vous avons donné le temps de la réflexion pour vous remettre la mémoire. Oseriez-vous persisté dans l'endurcissement et nous assurer que vous êtes ignorant de ce dont on vous accuse. Prenez garde à ce que vous allez répondre et nous répondez sincèrement.

Le récipiendaire ayant toujours répondu qu'il ne se souvient de rien et qu'il n'a jamais eu la pensée de dévoiler les secrets de notre Art royal, le Grand Maître dit :

Pour n'avoir rien à vous reprocher, Frère 1er Survt.·., faîtes continuer le second voyage à ce Frère endurci.

Le 1er Survt.·. lui remet la pointe de l'épée sur le c¦ur et lui fait faire encore trois tours dans la même forme que les précédents. Les trois tours finis, il frappe sur le maillet du 2ème, le 2ème sur le sien , le Maître sur l'autel, et le 1er Survt.·. dit :

Très Respectable Maître, les deuxièmes* voyages de ce Frère, sont finis.

 Le Très Respectable dit au récipiendaire :

Mon Frère, votre entêtement à nous cacher la vérité pourra vous devenir funeste et ce sera avec peine que nous nous verrons obligés de vous sacrifier aux manes de notre respectable Maître Hiram que vous avez offensé et que vous offensez encore davantage par votre obstination puisque un aveu sincère et un vrai repentir pourrait l'apaiser et mériter notre indulgence. Voyez si vous vous voulez persister à nous nier ce dont on vous accuse.

Le récipiendaire ayant répondu que sa mémoire ne lui fourni aucun indice d'avoir été coupable, le Grand Maître dit :

Vénérable Frère 1er Survt.·., faites poursuivre le dernier voyage à ce malheureux Frère.

Alors le 1er Survt.·. lui fait faire encore trois tours de loge dans la même position que les précédents et lui fait lire les quatre écriteaux qui sont aux quatre parties de la loge où il se trouve écrit : « memento mori » et lorsque le récipiendaire les lit il répète : « pense à la mort ». Les neuf tours finis par trois fois trois, il frappe sur le maillet du 2ème, le deuxième sur le sien, le Maître sur l'autel et le 1er dit :

Très Respectable Maître, les derniers voyages de ce Compagnon sont finis.

Le Grand Maître dit :

Mes Frères, que chacun soit prêt au 1er signal.

Puis il dit au récipiendaire :

Mon Frère, si je puis encore vous nommer de ce nom, votre obstination nous afflige et c'est avec regret que nous vous voyons un endurcissement pareil au votre et comme ce n'est qu'avec déplaisir que nous trempons les mains dans le sang de nos Frères, je vais vous mettre un exemple devant les yeux. Vénérable Frère 1er Survt.·., faîtes voir à ce Frère l'horreur de l'appareil que nous préparons aux mauvais Frères qui sont assez lâches pour révéler nos mystères.

Alors le 1er Survt.·. le fait tourner sur la Loge où il voit un cercueil couvert des linges teintés de sang et tous les Frères, l'épée tendue la pointe vers le cercueil et on laisse le récipiendaire un moment en cet état.

 Puis il dit :

Vous voyez devant vous un de nos malheureux Frère qui par son opiniâtreté vient de mériter le châtiment auquel il se soumit lorsqu'il fut initié dans notre respectable ordre, que ceci vous serve de modèle car il serait trop tard si vous restez un moment de plus pour avouer ce dont l'on vous accuse et vous allez paraître dans l'endroit où les fautes les plus cachées que vous aurez commises nous vont être dévoilées. Voyez si vous voulez hasarder de faire un pas de plus.

Le récipiendaire ayant répondu qu'il ne se sent rien sur la conscience qui puisse lui reprocher la moindre indiscrétion, le Maître dit :

C'en est trop et puisque son obstination continue jusqu'à ce point, Vénérable Frère 1er Survt.·., faites-moi parvenir ce malheureux Compagnon jusque au pied du trône de la vérité et de la justice par la marche des Maîtres.

Le 1er Survt.·. le fait parvenir à l'autel le faisant passer sur le tombeau en partant de l'Occident du pied droit pour aller au Midi. Lors, on applique un grand coup de rouleau… de carton ou papier sur l'épaule gauche du récipiendaire puis on le fait partir du pied gauche du Midi pour aller à l'Orient par le Nord ; il reçoit un pareil coup sur l'épaule droite puis il part du Nord pour aller à l'Orient, il reçoit un pareil coup sur la tête à l'Orient. Il tombe à genoux, la main sur la Bible et prête son obligation en ces termes :

Je promets et m'engage sous les mêmes obligations que j'ai prêté dans l'Apprenti et Compagnon de ne jamais révéler les secrets des Maîtres vis à vis des Aompagnons et Apprenti et j'engage ma parole d'honneur de les garder fidèlement vis à vis des profanes. Ainsi soit-il** .

Puis il se lève. Pendant le serment, le plus jeune des Frères se met sous le tombeau qui se trouve être faux de façon que le récipiendaire ne puisse le sentir lorsque l'on le jettera dedans, alors le Maître lui fait l'histoire en ce termes :

 Histoire de la construction du Temple et de l'assassinat d'Hiram

 Mon Frère David se voyant paisible possesseur de son royaume par les victoires qu'il avait remportées contre ses voisins et ses ennemis les Ammonites, résolut de faire bâtir un temple à la Divinité pour qu'elle fut adorée dans un lieu à l'abri des injures du temps et y faire déposer pour cette fin l'arche sainte dans ce lieu afin d'y être établie ; mais les Ammonites, peuple belliqueux, rassemblèrent encore quelque légère troupe pour inquiéter David, qui méprisant ce peu de troupes ne daigna point aller les combattre lui même.

En conséquence, il envoya Joab, général de ses armées, connu par sa bravoure, à la tête de quelques légères troupes mais suffisantes pour dompter ses ennemis. Pendant que le brave général combattait pour son roi, David restait tranquille et dans l'oisiveté à Jérusalem pour attendre la défaite de ses ennemis. Comme l'oisiveté est la mère de tous les vices, David ne sachant que faire, fut un jour vers le midi pour se promener sur la terrasse de son palais. Il n'y fut point arrivé qu'il vit dans les bains vis-à-vis de lui, une femme d'une beauté ravissante qui s'y baignait et cette femme lui paraissait extrêmement belle et qui l'était en effet, lui fit concevoir le dessein de la connaître pour en jouir.

A cet effet, s'adressant à ses gardes, il leur demanda qui était cette femme. On lui répondit qu'elle se nommait Bethsabée, femme d'Urie, un de ses fameux capitaines. Aussitôt, il l'a fit venir chez lui et commit l'adultère avec elle dont elle devint grosse. Cette femme, se voyant en cet état et craignant d'être obligée au retour de son mari qui était à l'armée et qui la trouvant en cet état, ne porta ses plaintes et par la lui faire subir l'arrêt porté contre ce crime qui était d'être lapidée, elle en parla à David en lui représentant sa crainte. David la rassura en lui disant qu'il allait lui donner une preuve de son amour en ce qu'il allait faire. Pour cet effet, il dépêcha un courrier vers Joab, son général, avec ordre de tâcher d'engager un combat et que dans le plus fort de l'action, il tâcha de faire périr le mari de cette femme en l'exposant seul au milieu de l'ennemi. ce barbare ordre fut exécuté à point nommé puisque le brave Urie périt dans ce combat en sacrifiant sa vie pour les intérêts d'un prince qui le sacrifiait à sa brutale passion. La nouvelle n'en fut pas sitôt venu à David qu'il épousa Bethsabée. Ces deux crimes ayant irrité Dieu contre lui, il lui envoya son prophète Nathan pour lui représenter l'énormité de son crime et lui prédire la mort de tous ses enfants excepté celle de Salomon. David reconnut sa faute et en fit pénitence pour apaiser la colère de son Dieu mais en s'apercevant que le châtiment suivait la prédiction que le prophète lui avait faite, et que Dieu pour ses crimes ne lui permettrait pas d'exécuter le saint projet qu'il avait médité et voyant la ruine de ses enfants ainsi que la sienne commençait à s'exécuter, se voyant vers sa fin, il fit venir son fils Salomon et lui faisant part de ce qu'il avait promis à Dieu, il lui céda sa couronne, perdant la vie de douleur peu de moment après.

Salomon, se voyant héritier du trône de son père, n'eut rien de plus pressé que de faire exécuter le saint projet qu'il avait conçu en dédiant un temple à la majesté divine. Pour cet effet, ayant appris qu'il y avait dans Tyr un excellent ouvrier et fameux architecte qui se nommait Hiram, il dépêcha un courrier avec une lettre à son allié le roi de Tyr que l'on nommait aussi Hiram, dans laquelle il le priait de lui envoyer son fameux architecte en lui faisant part de ce qui l'obligeait d'en avoir besoin de cet habile homme. Le roi de Tyr pour satisfaire aux intentions de son ami et allié, le roi Salomon, lui envoya son architecte et ami Hiram et lui fit tailler une prodigieuse quantité de cèdres du Liban qui étant prêt à mettre en ¦uvre furent embarqués sur le Jourdain et vinrent s'arrêter à Jérusalem pour la construction de cet édifice. Hiram étant arrivé à Jérusalem, le roi Salomon le reçut avec honneur et amitié, puis ils tinrent conseil ensemble pour le commencement de ce saint édifice.

Hiram fit d'abord trois classes dont une d'Apprentis, une de Compagnons et une de Maîtres et leur recommandant de faire chacun en particulier leurs devoirs, il les avertit qu'ils seraient tous payés chaque samedi au soir. Ils les payait effectivement mais vers la fin du mois, s'étant aperçu qu'il était dupé dans le paiement puisqu'il se trouvait [à] court d'argent, il s'imagina qu'il fallait que les Apprentis ou les Compagnons le dupassent en recevant la paye de Maître. Pour remédier à cet abus, il fit construire à l'entrée du temple, deux grandes colonnes d'airain de dix-huit pieds de hauteur, posées sur des piedestaux de huit pieds de hauteur et décorées des chapiteaux de 5 pieds de hauteur. À celle de l'entrée du temple, à gauche, il fit mettre les lettres I et F.·.. Cette colonne fut dédiée pour les Apprenti qui moyennant un mot, un signe, un attouchement et une passe y venaient déposer leurs outils et recevoir le salaire de leurs travaux. À la colonne de la droite, il fit poser les lettres B.·. B.·.. Elle servait aux Compagnons qui aussi moyennant une parole, signe, passe et attouchement, y venaient de même recevoir le salaire de leurs travaux. Les Maîtres étaient payés dans la chambre interne, qui venaient y frapper en ce grade et donnant un mot, signe, passe et attouchement, ils recevaient aussi le salaire de Maître. 

 Trois scélérats de Compagnon, qui avaient accoutumé de se glisser parmi les Maîtres pour en recevoir le salaire, se voyant par cet arrangement frustrés de cette paye, résolurent de se la procurer à n'importe quel prix que ce fut. Et voyant bien qu'ils ne pourraient l'avoir qu'en tâchant d'avoir la parole, la passe et l'attouchement du Maître, ils tinrent conseil ensemble de la façon qu'ils se prendraient pour la capter. Ils ne trouvèrent point d'autre moyen que celui de se la faire donner de grès ou de force à notre respectable Maître Hiram. Mais l'exécution était difficile parce que notre Maître n'allait jamais seul et était presque toujours dans le cabinet de Salomon pour consulter avec ce sage roi sur les dessins du plan du Temple. Mais comment le démon d'avarice les possédait, ils épièrent tant qu'ils s'aperçurent que notre Maître allait tous les soirs vers la mi-nuit dans le temple pour faire sa prière à Dieu et voir si les Maîtres faisait bien exécuter les plans qu'il leur donnait. Ils résolurent donc de se cacher dans le temple pour y surprendre notre Maître. La difficulté en était grande puisque tous les Maîtres au nombre de 5593, d'abord après les travaux finis faisaient une exacte recherche pour voir auparavant de fermer le temple, si personne ne s'y cachait pour en voler quelque chose. Mais ils s'aperçurent que dessous les escaliers du Temple, il y avait un dépôt où on mettait les vieux outils brisés et comme ils virent que cet endroit pourraient servir à les receler et les cacher sans être aperçus, ils résolurent donc de s'y cacher pour surprendre notre respectable Hiram lorsqu'il y viendrait. En conséquence, vers la fin des travaux, ils brisèrent leurs outils et faisant semblant de les apporter au dépôt, ils s'y cachèrent en mettant devant eux un tas d'outils brisés. Tous les Apprentis et Compagnons étant sortis et les Maîtres ayant fait la revue dans le Temple, ils ne purent voir ces trois malheureux. En conséquence, ils fermèrent bien exactement les portes et furent se reposer.

 Ces trois scélérats ayant vu leur ruse réussir sortirent du malheureux endroit qui avait si bien servi à les receler. Ils tinrent donc conseil ensemble et dirent qu'il fallait pour ne point manquer notre Maître, qu'ils se plaçassent un à chaque porte, bien armé afin d'obliger notre respectable Maître à leur donner de grè ou de force ce qui devait leur procurer la paye de Maître. Ils furent donc se placer à la porte de l'Occident armé d'une règle, l'autre à la porte du Midi armé d'un maillet et l'autre à la porte d'Orient armé d'un levier. Notre respectable Hiram allant selon sa coutume faire sa prière à son Dieu et prendre inspection des travaux vers la mi-nuit, vint ouvrir la porte d'Occident et l'ayant refermée sur lui, il aperçut le premier de ces misérables qui levant sa règle lui dit : « Le mot de Maître, sa passe et ses signes ou la vie ». notre Maître sans s'émouvoir lui dit : « Mon ami, je ne l'ai point reçu, ni donné de cette façon. Travaille, par ton zèle, ton assiduité et te travaux, mérite qu'ils te soient confiés ». Ce misérable n'étant point content de cette réponse lui détacha un coup de sa règle sur l'épaule gauche.

Notre Maître fut pour se sauver par la porte du Midi mais il trouva le deuxième de ces malheureux qui levant le maillet sur lui, lui dit : « Arrête, il nous faut les paroles, les signes et les attouchements de Maître ou tu périras ». Notre Maître lui dit : « Malheureux, ne crois point m'intimider. Rien au monde n'est capable de me faire enfreindre un secret que j'ai promis de garder. Travaille, par ton courage, ta force et ta constance, mérite qu'il te soient confiés ». Mais ce misérable en colère de la réponse de notre Maître, lui cingla un grand coup de maillet sur l'épaule droite qui étourdit notre Maître. Mais comme il avait confiance en Dieu et voyant que c'était un complot, il recueillit ses forces et fut pour se sauver par la porte d'Orient où il trouve le 3eme de ces scélérats qui levant son levier sur lui, lui dit : « ne crois point de nous échapper, il nous faut les mots, signes, passe et attouchements de Maître ou ta vie ». Notre Maître sans s'émouvoir lui dit : « Misérable scélérat, ne crois point que la mort que tu présentes à mes yeux soit capable de me faire révéler un aussi important secret et surtout m'y étant engagé par serment. Non, travaille et sois repentant de l'action indigne que vous commettez. Que ton zèle, tes travaux et ton assiduité mérite que ce fameux secret te soit révélé. J'oublierai que vous m'avez offensé et serai le premier à vous le faire accorder. » Mais ce malheureux que le démon d'avarice possédait, se voyant par la fermeté de notre Maître frustré de pouvoir en savoir les secrets pour recevoir la paye, lui décharge un si rude coup sur la tête qu'il le renversa mort.

En cet endroit on donne un coup sur la tête du récipiendaire et les Survts.·. le renversent sur le cercueil en le couvrant du drap. Alors le Maître continue :

Je te conjure aux mânes du respectable Hiram de paraître à nos yeux pour nous faire lire au fond de son c¦ur, savoir s'il n'a point trempé ses mains dans le sang de l'innocent et s'il n'a point tourné nos mystères en dérision. Paraît, chère ombre, si respectable à nos yeux et à nos c¦urs et ne permet point que tes enfants se trompent dans le choix de leurs Frères.

Celui qui est dans le cercueil saisit le récipiendaire par le milieu du corps et dit :

Pourquoi viens-tu troubler mes cendres et ne connais-tu point la fausseté des hommes. Apprends, cher Maître, que le Compagnon que je tiens, n'a point trahi notre divin secret mais sa vie n'a point été des plus exactes. C'est à vous autres à le corriger. Lorsqu'il paraîtra à l'Orient devant toi, au pied du trône de la vérité et de la justice, je te ferai lire au fond de son c¦ur. Et toi, nouveau Maçon, prends garde lorsque tu seras en cet endroit pour renouveler ton obligation, de ne point en imposer car je t'obligerai avant le jour de m'en rendre compte. A revoir à midi ou plus.

Alors, il le lâche et le Maître continue l'histoire par ces paroles :

Ces trois scélérats ayant ôté la vie à notre Maître par ce dernier coup de levier qu'ils lui donnèrent, comme le jour commençait à pointiller et crainte d'être découverts, ils le mirent sous les décombres du Temple puis fermèrent les portes et s'en furent.

Tous les ouvriers étant revenus au travail, il y vinrent comme les autres pour examiner si l'on ne découvriraient rien de leur crime et voyant que la fin des travaux approchait, ils se cachèrent au même endroit et lorsqu'ils jugèrent que tout le monde se reposait, ils ôtèrent notre Maître de dessous les décombres, le sortirent hors du temple, fermant encore bien les portes. Ils le transportèrent sur le mont Sinaï, ayant envie de le porter dans l'endroit le plus inaccessible de la montagne afin que leur crime restât enseveli. Mais comme le jour approchait de paraître, ils firent vite une fosse de sept pieds de longueur, de trois pieds de largeur et de six de profondeur et le mirent vite dedans, le recouvrant de terre. Et pour reconnaître l'endroit, ils prirent une branche d'acacia dont de cette montagne était couverte et la plantèrent sur la fosse afin de pouvoir le transporter plus loin à plus grand loisir. Et comme ils étaient effarouchés de leur crime, en couvrant notre Maître, ils laissèrent tomber une équerre et un compas dans ladite fosse, dont l'équerre à la tête et le compas aux pieds, et se retirèrent sans y prendre garde pour revenir vite à leurs travaux. Le troisième jour de l'assassin[at], le respectable Salomon, ne voyant point paraître le respectable Hiram selon sa coutume pour lui faire part de ses nouveaux plans qu'il traçait, craignit qu'il ne lui fut arrivé quelque chose et pour ne point faire du bruit, il fit appeler tous les Maîtres pour savoir ce qu'il pouvait être devenu. Mais tous les Maîtres étant rendus à la chambre interne et Salomon leur ayant fait la demande s'ils n'avaient point vu le respectable Maître Hiram, ils répondirent que depuis trois jours il n'avait paru dans aucun atelier. Alors Salomon dit qu'il fallait que l'on l'eut assassiné. Les Maîtres pour faire voir qu'ils n'avaient point trempé leurs mains dans son sang se lavèrent les mains et dirent qu'ils étaient innocents. Salomon alors dit qu'il fallait faire une exacte recherche partout à la sourdine et tâcher de savoir ce qu'il pouvait être devenu.

Mais comme tous les Maîtres pour montrer leur zèle voulaient aller faire cette recherche, Salomon dit qu'il n'en fallait que neuf et pour ne point faire de jaloux il les fit tirer au scrutin. Neuf des plus zélés y tombèrent. Salomon leur ordonna de retourner à leurs ateliers pour ne point faire soupçonner que l'on ne se fut aperçu de l'absence du Maître Hiram. Les neufs qui étaient tombés pour aller à la recherche tinrent conseil ensemble et dirent qu'il fallait fouiller les environs de Jérusalem à neuf lieues à la ronde et que le neuvième jour, ils se retrouveraient tous ensemble sur la montagne du Sinaï surnommée la montagne d'acacias à cause de la grande quantité d'arbres qu'il y avait qui portaient ce nom. Pour mettre leur dessein à exécution, trois partirent de la porte d'Occident, trois par la porte du Midi et trois par celle de l'Orient et ils voyagèrent trois fois trois jours sans rien découvrir. Le neuvième jour s'étant tous retrouvés sur ladite montagne et s'étant fait rapport de l'inutile recherche qu'ils avaient faite, huit dire que lassés de courir inutilement, ils s'en retournaient à Jérusalem faire leur rapport à Salomon. Mais le neuvième plus zélé que les autres, leur dit qu'il ne s'en retournerait point qu'il n'eut fouillé toute cette montagne mais fatigué lui même, il voulut se reposer. Pour cet effet, s'appuyant à une branche d'acacia pour s'asseoir par terre, ladite branche lui resta dans la main et par ce moyen, il vit la terre fraîche et nouvellement remuée. Il s'imagina que cela devait renfermer quelque mystère. Il se releva promptement et courut rappeler ses camarades leur faisant part de ce qui venait de lui arriver en leur montrant l'endroit. Pour lors, ils dirent tous ensemble qu'il fallait fouiller et creuser la terre en cet endroit et d'abord ils le firent. Ils ne l'eurent pas creusé cinq pieds qu'ils trouvèrent une équerre à la tête d'un cadavre qu'ils aperçurent et un compas au pied. Le dit cadavre était au signe de Compagnon, la main gauche le long de la même cuisse. Il était couvert d'un linge teinté de sang. Ils jugèrent d'abord qu'il fallait que ce fut le Maître Hiram que quelques malheureux Compagnons eussent assassiné pour avoir les secrets des Maîtres et ils résolurent dès lors que au cas que le malheur voulut que ce fusse lui, ils changeraient tous les secrets du Maître et que pour ce faire les signes qu'ils feraient dans le mouvement qu'ils se donneraient pour le lever et les paroles qu'ils diraient, de même que la façon dont il le prendraient pour le sortir de la fosse serviraient dorénavant aux Maîtres. Ils achevèrent donc de tirer la terre et levant le linge qui lui couvraient la tête, ils reculèrent d'effroi, reconnaissant le respectable Hiram. En tournant la tête et en portant la main droite sur le c¦ur, le pouce posé sur la main en l'air, les quatre doigts serrés formant l'équerre et de la gauche la levant en l'air, ils formèrent deux équerres puis pour le relever de la fosse, un le prit par l'index et dit Jakin, la peau lui resta dans la main ; l'autre le prit par l'index et dit Booz, la peau lui resta de même. Un troisième le prit par les cinq points de perfection : pied contre pied, genou contre genou, poitrine contre poitrine, joue contre joue, la main gauche en grippe sous l'épaule gauche et la main droite en grippe à son poignet, il le releva de la fosse disant Mac Benac. Les autres tournent la tête, dirent Giblim puis ils attendirent le soir pour le transporter à Jérusalem à la sourdine afin que rien ne transpirât. Le soir étant venu, ils l'enveloppèrent et le transportèrent à Salomon dans le cabinet lui montrant les deux outils qu'ils avaient trouvés, ce qui fit que l'on jugea que c'étaient les Compagnons qui avaient fait ce meurtre. En conséquence, Salomon ordonna d'aller le lendemain visiter tous les ateliers.

 Mais les trois scélérats qui avaient commis cet assassin[at] et qui voulaient transporter le cadavre de notre Maître plus avant dans la montagne s'étant aperçu d'une rumeur dans les Maîtres, se doutèrent que l'on s'était aperçu de l'absence du respectable Hiram. En conséquence, ils veillaient jour et nuit pour découvrir si l'on ne les trouveraient point dans le lieu où ils l'avaient enterré et si l'on ne faisait pas des recherches et ayant compté les Maîtres, voyant qu'il en manquait, ils étaient à tout moment aux écoutes pour voir leur retour. Ils les virent donc revenir un soir portant un cadavre dans le cabinet de Salomon. Ils se doutèrent d'abord que c'était notre Maître et que l'on avait découvert le lieu où ils l'avaient caché. Comme ils s'étaient aperçu qu'ils avaient enterré par mégarde deux de leurs outils, ils jugèrent qu'ils seraient découverts par cet indice, puisque les outils étaient marqués selon les ateliers, de façon que d'abord ils prirent la fuite. Les Maîtres faisaient la visite de l'atelier des Moabites, trouvèrent donc que trois Compagnons manquaient dans cet atelier et qu'ils s'étaient sauvés. Ils vinrent d'abord faire ce rapport à Salomon qui promit des grandes récompenses à ceux qui pourrait lui livrer ces trois malheureux. Et d'abord il fit faire un tombeau des plus superbes dans le sanctuaire et reprenant notre Maître par les mains cinq points de perfection, ils le fit inhumer et mettre dans le cercueil faisant mettre une plaque d'or dessus où ils fit graver l'ancien mot de Maître qui était « Jéhovah » et puis ils fit tendre sa chambre de deuil et voulut que l'on le portât dans tout son royaume.

Alors, il constitue le récipiendaire en lui disant :

Puisque, mon Frère, vous n'êtes point du nombre de ces malheureux et que votre zèle et votre constance vous fait mériter le sublime grade de Maître, je vous constitue en grade.

Il frappe 3 fois 3 coups, lui mettant l'épée sur la tête, s'il est RoseXCroix, et s'il ne l'est pas, il frappe trois sur chaque épaule et trois sur la tête. puis il lui donne les gants en lui disant :

Je vous donne ces gants qui par leur blancheur dénotent la candeur des Maîtres et que vous n'êtes du nombre de ceux qui ont trempé les mains dans le sang de l'innocent et je vous décore de ce tablier que les princes et les rois se sont fait honneur d'être décorés et je vous décore de ce ruban bleu qui dénote le zèle de tous les bons Maçons et la candeur de leurs ouvrages. Nous avons dans ce grade, mon Frère, comme dans les autres, des signes, mots, passe et attouchements. Le mot qui fut changé par la mort que ces malheureux Compagnons donnèrent à notre Maître Hiram était « Jéhovah », la passe 3593, nombre des Maîtres qui avaient la direction des travaux, les signe se faisait en portant la main droite au front en équerre, l'attouchement se donnait d'abord prenant l'index et disant Jakin, puis le médius disant Booz puis la dernière jointure du médius disant Jéhovah. Mais la crainte qu'eurent les Maîtres que notre respectable Hiram, dans les souffrances, n'eut été obligé de les révéler aux trois malheureux qui l'assassinèrent, les fit changer comme je vous l'ai dit aux premières paroles qu'ils diraient et au premier mouvement qu'ils feraient et à la façon qu'ils s'y prendraient pour le retirer de la fosse.

En conséquence, le mot est Mac Benac qui signifie : la chair quitte les os ou la chair est corrompue, la passe Giblim qui veut dire : il peut, et le signe est le signe d'effroi que firent les Maîtres lors qu'ils virent notre Maître assassiné. L'attouchement se fait par la façon dont ils s'y prirent pour tirer notre Maître et le relever de la fosse qui est : pied contre pied, genou contre genou, ventre contre ventre, joue contre joue, la main en grippe au poignet et la gauche en grippe sous l'épaule droite de celui que vous attaquez. En cet état, vous donnez le mot sacré et la passe. Il ne me reste à vous dire en attendant que par votre zèle et vos travaux, vous vous rendiez digne d'acquérir d'autres lumières.

Allez, mon cher Frère, vous faire reconnaître à tous les Maîtres en commençant par le 1er et le 2ème Survts.·. et leur donnant les mots, signes, paroles et attouchement.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:42

Ouverture de la Loge du Compagnon

D.·. Frère 1er Survts.·., à quelle heure se fait l'ouverture de la loge du Compagnon ?

R.·. Très Vénérable à midi plein.

D.·. Frère 2ème Survvts.·., de quel coté du temple était placée la colonne B.·. ?

R.·. Très Vénérable à droite à l'entrée du Temple.

D.·. Que veux dire ce B.·. ?

R.·. Booz qui est la colonne du Compagnon.

D.·. Frère 1er, que signifie Booz?

R.·. Très Vénérable, ma force est en Dieu

D.·. Quel doit être le soin du bon Maçon ?

R.·. De voir si la loge est couverte et si nous sommes en sûreté.

D.·. Vénérable 1er Survts.·., faites voir si nous sommes en sûreté et à l'abri des profanes.

Le 1er le dit au 2eme et le 2eme va voir et dit :

R.·. Frère 1er nous sommes en sûreté et la Loge est couverte.

Le 1er le dit au Maître et le Maître demande :

D.·. Frère 1er Survts\, quelle heure est il ?

R.·. Vénérable Maître midi plein.

Alors le Maître dit :

Puisqu'il est midi plein et que c'est à cette heure que se fait l'ouverture de la loge de compagnon faites moi passer parole, passe, signe et attouchement et leur signification par votre colonne et dites au frère 2éme Survts.·., qu'il en fasse de même par sa colonne.

Le 1er le dit au 2eme et ils le font passer ensemble ; le mot est Booz ; sa signification : ma force est en Dieu, la passe est Kibollete qui signifie : « épi de blé », le signe se fait en faisant l'équerre de la main droite sur le coeur les quatre doigts serrés, le pouce large ouvert, sa signification qu'il consent d'avoir le coeur arraché plutôt que de révéler son secret, l'attouchement se fait en pressant la jointure du médius et la presser deux fois trois coups comme le frappé du compagnon.

Lorsque le tout est parvenu juste au très Vénérable il dit :

Vénérable 1er Survts.·. avertissez le vénérable frère 2éme Survts.·., que les mots, passe, signes et attouchements m'étant parvenus justes, il nous reste à louer le seigneur de ce qu'il ne se trouve aucun profane, ni mauvais maçon parmi nous et que la loge du compagnon est ouverte par ses paroles et signes à l'ordinaire.

Le 1er le dit au 2eme, et le 2eme à tous les frères. Notez que lorsque le Maître et les Survts.·. disent ces paroles eux et tous les frères font le signe et puis on tend la main en avant puis on frappe deux fois trois dans les mains et on dit six fois Vivat. Le maître frappe de son maillet sur l'autel, les Survts le répètent sur le maillet et la Loge est ouverte.

Lorsque le Terrible a entendu frapper les derniers coups de maillet, il mène le Récipiendaire à la porte du Temple où il frappe deux fois trois qui est la marque du Compagnon et le deuxième Survts.·. ayant entendu frapper frappe sur le maillet du premier, le 1er sur le sien. Alors le 2eme dit :

Vénérable 1er Survts.·. on frappe à la porte du temple en Compagnon.

Le 1er le dit au Maître et le Maître dit :

Vénérable frère 1er, envoyez le Vénérable frère 2eme Survts.·. voir qui frappe à la porte du Temple et si c'est le récipiendaire qu'on lui demande son nom, son âge, son travail, s'il a été payé, où il l'a été, s'il est content et si ses maîtres sont contents de lui.

Le 1er répète ceci au 2eme Survts et le 2eme Survts va à la porte où il frappe en Compagnon. Le Terrible répond, il répète et ouvre en disant :

Que demandez-vous ?

Le Terrible répond :

C'est un Apprenti qui désire instamment de parvenir au grade de Compagnon.

Le 2eme Survts lui dit :

Donnez-moi son nom, son âge, son travail, où il a travaillé, s'il a été payé, s'il est content et si ses maîtres sont contents de lui.

Le Terrible répond :

Il se nomme Tubalkin, il a trois ans passés, il a travaillé du lundi au samedi soir à la Colonne I.·., il a reçu son salaire à la dite Colonne, il est content et il présume que ses maîtres sont contents de lui.

Le 2eme ferme brusquement la porte et revient frapper sur le maillet du 1er. Le 1er sur le sien. Le Maître sur l'autel et il fait le rapport du Terrible au 1er Survts et le 1er Survts le rend au Maître et le Maître dit :

Vénérable 1er Survts dites au Vénérable frère 2eme Survts qu'il introduise cet Apprenti selon les règles usitées.

Le 1er le dit au 2eme, le 2eme va a la porte du Temple où il frappe en Compagnon. Le Terrible répond, il répète et ouvre en disant où est ce téméraire Apprenti qui ose demander le grade de Compagnon. Le Terrible le lui livre en disant :

Le voila, faites-en ce que vous en voudrez.

Le second le saisit brusquement en disant :

Il est en bonnes mains et nous allonds voir.

Lors il lui dit :

Prenez ce fer mon frère

Et il lui fait poser la pointe de son épée sur le cœur puis il le mène à l'Occident entre lui et le 1er Survts. Alors, il frappe sur le maillet du premier, le premier sur le sien ; le maître sur l'autel. Alors, le 2eme Survts dit :

Vénérable frère 1er Survts cet Apprenti est introduit.

Le 1er Survts le dit au Maître. Le Maître dit :

Comment mes frères vous osez introduire un Apprenti dans notre Temple, qui de vous me répondra de son zèle ? A peine le connaissons-nous, il y va de votre tête et de la sienne s'il n'a point assez de zèle pour surmonter les obstacles qui vont lui être présentés.

Alors le parrain dit :

Très Vénérable, nous sommes à trois ici qui pouvons répondre de ses bonnes moeurs et de sa conduite et tous les frères peuvent répondre de son zèle par celui qu'il a témoigné dans sa réception d'apprenti.

Alors le Maître dit :

Puisqu'il en est ainsi, Vénérable frère 1er Survts, faites commencer le 1er voyage du frère.

Alors le 1er Survts lui fait mettre la pointe de l'épée sur le cœur et lui fait faire trois tours de Loge en commençant par le Midi. Les trois tours finis, il frappe sur le maillet du 2eme et le 2eme sur le sien. Le Maître sur l'autel. Puis il dit :

Très Vénérable Maître, le frère a fait les premiers voyages.

Alors le Maître lui dit :

Mon frère, ce que vous avez passé jusqu'ici sont des petites épreuves en comparaison de ce qu'il vous reste à passer. Il est encore temps de vous dédire ; voyez si vous persistez dans la résolution d'être admis au grade de Compagnon.

Le Récipiendaire ayant répondu que oui, le Maître dit :

1er Survts, faites finir les voyages de ce frère. Que l'Occident, le Midi, l'Orient et le Nord soient témoins qu'il n'y a point de notre faute s'il tombe en quelque danger et qu'il a eu le temps de la réflexion.

Alors le 1er lui fait faire encore trois tours de la même façon que les trois précédents. Ces trois tours finis, arrivé à l'Occident, le 1er frappe sur le maillet du second, le second sur le sien, le Maître sur l'autel. Alors, le premier Survts dit :

Très Vénérable, les voyages de ce frère sont finis.

Le Maître dit alors au Récipiendaire :

Mon frère voici le moment critique et peut être le seul où nous puissions avoir de la clémence. Persistez-vous toujours à dire que c'est le zèle qui vous induit à demander le grade de Compagnon ?

Le Récipiendaire répond :

Oui, Très Vénérable.

Alors le Grand Maître dit :

Frère 1er Survts, faites-le parvenir au pied du trône de la Vérité et de la Justice en lui faisant monter les sept degrés du Temple puis passer au Nord par le pas d'Apprenti ; puis au midi, au Nord et à l'Orient par le pas de Compagnon.

Alors le 1er Survts remet son épée dans le fourreau et lui montre comment il faut qu'il fasse pour monter les sept degrés et pour faire sa marche d'Apprenti et de Compagnon. Etant arrivé à l'orient, il se met à genoux sur le compas comme l'Apprenti, met la main sur la Bible et prête l'obligation :

Moi, un tel, je promets et je promets ma parole d'honneur et de frère de ne jamais révéler les secrets des Compagnons aux Apprentis, encore moins aux profanes ni de les tracer ni écrire sur papier, marbre, pierre, airain, ardoise ni autre chose mobile. Au cas d'infraction, je consens à être déshonoré et de passer pour infâme. Que mon corps soit percé de toutes les épées de mes frères, mon cœur arraché et mon corps demeure sans sépulture. Ainsi soit-il.

Alors, le Grand Maître dit :

Pouvez-vous dire, mon frère, que ce soir, sincèrement, que vous nous avez prêté cette obligation, prenez garde, nous lisons ici au fond des cœurs, si vous nous en imposez vous êtes perdu vous et les trois frères qui sont ici votre caution.

Alors les trois frères se retirent en arrière. Le Récipiendaire ayant répondu que c'est sincérité et zèle

le Maître dit :

Puisque c'est avec sincérité que vous dites que c'est le zèle qui vous fait demander le grade de Compagnon, il faut que vous nous ratifiez de votre sang en signant l'engagement et l'obligation que vous nous avez prêtés. Frère Terrible, apportez un verre.

Il met la pointe du compas à chaire nue sur le cœur du candidat. Le Terrible apporte un verre teint de sang en dedans. Le Maître dit :

Ce verre n'est point propre, il y a encore du sang du dernier frère que nous avons reçu mais n'importe, il servira.

Alors, il prend le marteau faisant semblant de vouloir frapper sur la tête du compas dont la pointe est sur le cœur du Récipiendaire. Il dit trois fois :

Consentez-vous mon frère que l'on vous en tire du cœur car il nous faut du plus pur ?

Le Récipiendaire ayant répondu que oui, il fait semblant de lui poser directement la pointe du compas sur le cœur et dit :

Vous y consentez ?

Il doit répondre oui, alors le Maître frappe doucement trois petits coups en disant Force, Sagesse et Beauté. Le verre se trouve sous la pointe du compas quoiqu'il ne doive point sortir du sang puisque ce n'est que pour intimider le Récipiendaire. Cette cérémonie finie, le Maître le fait lever et lui mets le tablier en lui disant :

Je vous décore mon frère de ce tablier que les plus grands potentats se sont faits un honneur de venir s'en décorer parmi nous, quittant toutes les splendeurs du trône pour venir prendre le titre de frère et je vous constitue Compagnon Maçon.

Il frappe deux fois trois coups sur son épée. S'il est Rose Croix, la pose au dessus de la tête, mais s'il n'est point Rose Croix, il frappe sur ses épaules, trois à chaque épaule puis il l'embrase. S'il est Rose Croix, il lui fait baiser son gant puis il lui dit de s'aller faire reconnaître à tous les frères. Ce qu'il fait comme ci-devant.

Les deux Loges se ferment avec les mêmes cérémonies qu'elles s'ouvrent, à la réserve que pour la fermer, le premier Survts répond quand le Maître demande l'heure qu'il est pour la fermer, il répond qu'il est minuit plein.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:31
Règles fondamentales de la franche Maçonnerie

 Comme l'ordre de la franche maçonnerie ne fut établi qu'en vue de rendre les hommes plus vertueux et de les unir par les liens de la plus parfaite amitié, ses sages instituteurs recueillirent ce qu'il y avait de plus épuré dans la morale pour se former des lois et des règles qu'ils nous ont transmises et auxquelles tous les initiés dans cette confrérie sont obligés de se conformer. Ces lois regardent nos devoirs premièrement envers le Grand Architecte de l'Univers qui de sa parole créa toutes choses. Deuxièmement envers le Souverain, les magistrats et généralement ceux que Dieu a destiné pour nous gouverner ici bas. Troisièmement envers le prochain c'est à dire envers toute créature humaine qui pétrie du même limon et animée du même esprit primitif mérite les même égards que nous demandons d'elle.

Nos devoirs envers Dieu sont de Lui témoigner une humble reconnaissance de ses bienfaits en Lui rendant un hommage qui n'est du qu'à Lui seul et s'appliquant à connaître et exécuter Sa saine volonté.

C'est un grand crime parmi les maçons de n'être pas un citoyen paisible, obéissant et soumis aux ordres qui nous viennent de la part du Souverain ou des magistrats ou d'autres personnes préposées.

La troisième de nos règles fondamentales c'est d'être non seulement charitables envers le prochain mais encore d'agir avec lui d'une manière civile et polie et de lui ôter tout sujet de scandale. En menant une vie honnête réglée et conforme à la bonne morale, ne jamais faire sentir la supériorité que nous avons sur les autres et savoir faire la distinction de l'hypocrite toujours fourbe d'avec le maçon, plaindre le premier mais cacher ses défauts voila ce qui s'appelle le vrai maçon.

 Il est de nécessité dans les loges régulières d'avoir des caveaux pour faire voyager le récipiendaire les yeux bandés avant de l'introduire en Loge pour y venir subir les arcanes et faire les voyages requis pour cette réception qui se fait comme il est démontré à la page suivante.

 Il y a des Loges où on se sert pour éprouver le zèle du candidat d'une planche remplie de clous de l'on nomme «clous de picart». On lui fait tâter ces clous en lui disant qu'il monte sur une chaise et qu'il faut qu'il saute dessus les pointes de ces clous sans soulier et pendant qu'il monte sur la chaise, on substitue une autre planche avec des clous de cire noire imitant les vrais clous qu'on lui a fait toucher.

L'Apprenti-Maçon premier grade de l'ordre, façon d'ouvrir cette loge et la réception véritable de ce grade.·.

 Après s'être assuré des bonnes mœurs et conduite du récipiendaire par une exacte perquisition que trois frères dénommés à ce sujet sont obligés de faire et qu'ils ont assuré que celui que l'on a proposé est digne que l'on l'admette dans l'ordre, on fait passer les deux autres scrutins et les voix rassemblées se trouvent supérieures pour qu'il soit admis dans l'ordre. Le proposé doit compter les luisants taxés par la loge pour sa réception, en suite de quoi le Grand Maître et tous les frères, se trouvent à la Loge et s'assemblent comme suit :

Le Grand Maître à l'orient et les Survts.·. à l'occident ; les Maîtres de droite et de gauche, les Compagnons au midi, les Apprentis au nord.

La loge assemblée de cette façon, le Maître que l'on nomme Très Vénérable frappe un coup de maillet que les Survts.·. répètent. Puis le Maître dit ce qui suit.

 Ouverture de la Loge

 D.·. Premier Survts.·. je demande le silence pour l'ouverture de la Loge d'apprenti.

R.·. Le 1 er Survts.·. dit Frère 2 ème Survts.·. le Vénérable vous prie d'avertir les Frères qui composent cette vénérable Loge qu'il demande le silence pour faire l'ouverture de la Loge. Le deuxième Survts.·. dit : «Mes Frères le Très Vénérable Maître vous prie d'observer le silence pour l'ouverture de la Loge d'Apprenti.»

 Alors le Maître fait les questions suivantes :

D.·. Vénérable 1er Survts.·. qu'est ce qui vous a surpris le plus lors de votre entrée dans le Temple ?

R.·. Très Vénérable, deux grandes Colonnes.

D.·. Vénérable 2ème Survts.·., comment nomme-t-on les deux Colonnes qui ont frappé le Vénérable Frère 1er Survts.·.?

R.·. Très Vénérable, elles se nomment la colonne I.·. et celle B.·.

D.·. Vénérable Frère 1er Survts.·. de quelle utilité étaient ces deux colonnes ?

R.·. Très Vénérable, la colonne I.·. servait pour assembler les apprentis qui moyennant un mot, une passe et un signe y venaient pour recevoir le salaire de leurs travaux et déposer leurs outils, et la colonne B.·. servait pour assembler les compagnons qui aussi moyennant un mot, une passe, un signe et attouchement y venaient déposer leurs outils et recevoir le salaire de leurs travaux.

D.·. Vénérable Frère 2ème Survts.·. que signifie la lettre I.·. qui se trouve sur la colonne de l'apprenti ?

R.·. Très Vénérable, elle veut dire Jakin.

D.·. Vénérable Frère 1er Survts.·., que signifie la lettre B.·. qui se trouve sur la colonne des compagnons ?

R.·. Très Vénérable, elle signifie Booz.

D.·. Vénérable Frère 2ème Survts.·., que doit savoir un maçon ?

R.·. Très Vénérable, obéir, travailler et se taire.

D.·.Vénérable 1er Survts.·. à quelle heure se fait l'ouverture de la loge d'apprenti maçon ?

R.·. Très Vénérable, à Midi plein.

D.·. Vénérable 2ème Surveillant, quelle heure est il ?

R.·. Très Vénérable, il est midi plein.

D.·. Puisqu'il est midi plein et que c'est à cette heure que se fait l'ouverture de la loge d'apprentis et que commencent nos travaux, Vénérable Frère 1er Survts.·., dites au Vénérable Frère 2ème Survts.·. qu'il me fasse passer par sa colonne, le mot, la passe, le signe et l'attouchement et leurs significations et vous mes Frères passez la même chose par votre Colonne afin de nous assurer que nous sommes ici tous Frères.

Le premier le dit au deuxième et ils les font passer ensemble chacun par sa colonne. Le mot est Jakin et s'épelle lettre à lettre ; sa signification est « ma force en lui ». La passe Tubalkin ; sa signification est le fils de Lamek, le premier qui inventa l'usage des métaux. Le signe se fait en portant la main droite en équerre au col et la tirer en ligne directe jusqu'à l'épaule droite puis la laisser tomber ; la signification du signe est que l'on a consenti d'avoir la gorge coupée plutôt que de révéler le secret de l'apprenti maçon. L'attouchement se fait en prenant la main droite de celui que vous attaquez appuyant le pouce sur l'index et le pressant trois petits coups comme les Maçons frappent

Le tout étant parvenu juste au maître, il dit :

Vénérable Frère 1er Survts.·. le mot, passe, signe et attouchement m'étant parvenus juste, il nous reste à louer le Seigneur de ce qu'il ne se trouve point de profane parmi nous pour troubler nos travaux. En conséquence avertissez le Frère Vénérable 2ème Surv.·. qu'il avertisse les maîtres, compagnons et apprentis qui composent cette vénérable Loge que la Loge de l'apprenti maçon est ouverte.

Il fait le signe en le disant, toute la loge le fait aussi.

Le 1er le dit au 2ème en faisant le signe avec toute la loge. Le 2ème le dit à tous les Frères en faisant le signe tous ensemble.

Alors le Vénérable frappe trois coups de son maillet. Les Survts.·. les répètent l'un après l'autre et la Loge est ouverte.

ensuite de quoi le maître dit :

Vénérable frère 1 er Survts.·. pourquoi nous sommes nous assemblés ?

Il répond :

Très Vénérable pour la réception d'un profane qui demande d'être initié dans nos sacrés mystères.

Le Grand Maître dit :

Mes frères personne ne s'oppose-t-il point à cette réception et lui connaît-on toutes les qualités requises pour l'admettre parmi nous ?

 Alors tous les frères tendent la main droite en avant sur la loge, ce qui signifie qu'ils applaudissent aux choix, puis le Maître et tous les frères frappent trois fois dans leur mains et disent trois fois vivat, puis ils restent dans un profond silence.·.

Et le Vénérable dit :

Vénérable Frère 1er Survts.·. envoyez le frère terrible pour apprêter le récipiendaire.

Le 1er dit au 2eme Survts.·. qu'il envoie le Terrible pour apprêter le récipiendaire et que lorsqu'il l'aura apprêté, il le conduise à la porte du temple pour qu'il soit introduit. Le Terrible sort de la loge et va trouver le récipiendaire en lui disant :

Monsieur, c'est donc vous qui vouliez apprendre les secrets des maçons et être admis parmi eux.

Lorsqu'il a répondu, il lui dit :

Armez vous de patience et de courage !

Puis il lui fait quitter tous les métaux comme argent, boucles, agrafes, boutons de manche, habit, puis il lui fait mettre le bras droit nu, et il lui bande les yeux et lui met le soulier gauche en pantoufle et le genoux droit découvert.

En cet état, il le conduit à la porte de la Loge en lui disant :

Monsieur c'est ici qu'il faut montrer de la fermeté et ne vous étonner de rien.

Puis le Terrible frappe trois coups à la porte ce qui est le frapper de l'apprenti. Le 2 eme Survts.·. ayant entendu frapper, frappe sur le maillet du 1er et le 1er sur le sien, le maître sur l'autel, alors le 2 eme Survts.·. dit au 1 er :

Vénérable frère 1er Survts.·., on frappe à la porte du temple en apprenti

et le 1er dit :

Vénérable Maître on frappe en apprenti à la porte du temple.

alors le maître dit :

Vénérable frère 1er Survts.·., envoyez voir qui frappe à la porte du temple par le vénérable frère 2eme Survts.·.

Le 1 er le dit au second et le second va à la porte où il frappe en apprenti. Le Terrible répond, le 2eme répète et ouvre en disant d'une voix grosse et contrefaite :

Que demandez vous?

Le terrible répond :

C'est un profane qui demande d'être reçu maçon.

Le 2ème Survts.·. ferme brusquement la porte et revient frapper sur le maillet du 1 er et le premier sur le sien, le Maître sur l'autel alors le 2ème Survts.·. dit au premier :

Vénérable frère premier Survts.·. c'est un profane qui demande d'être initié dans nos sacrés mystères et de voir la Lumière.

Le premier dit au Maître et le Maître dit:

Vénérable frère 1er Survts.·., envoyez le Vénérable frère 2ème Suvts.·., lui demander son nom, son âge, sa qualité et sa religion et si ce n'est point par esprit de curiosité qu'il demande d'être initié parmi nous.

Le 1er le dit au deuxième et le 2eme va à la porte du temple où il frappe en apprenti. Le terrible répond.

Le 2ème répète et il ouvre en disant :

Donnez moi le nom l'âge, la qualité et la religion de ce profane et qu'il dise si ce n'est point par esprit de curiosité qu'il demande d'être maçon.

Le terrible répond :

Il se nomme ...... il est âgé de ...... catholique apostolique et romain ou non et c'est le zèle et non la curiosité qui le mène.

Le 2ème Survts.·. ferme brusquement la porte et revient faire son rapport au premier et le premier le rend au Maître et le Maître demande si personne ne s'oppose à la réception de ce profane, tous les frères tendent la main en avant en forme de consentement puis le Maître dit :

Frère premier Survts.·., dites au Frère deuxième qu'il introduise ce profane.

Le premier le dit au second et le second va à la porte du temple où il frappe en apprenti. Le terrible répond. Le deuxième répète et ouvre en disant :

Où est-il qu'on me le livre.

Le terrible le pousse sur le 2ème Survts.·. en disant :

Le voilà, je vous l'abandonne.

Le deuxième Survts.·. le saisit en disant brusquement :

J'en réponds.

Puis il lui met la pointe de l'épée sur le c¦ur la lui faisant tenir avec l'index et le pouce puis il le conduit droit à l'occident.

Il faut remarquer que lorsqu'il entre on doit faire un bruit épouvantable avec des reneittes au vent, des vessies avec des pois dedans, d'autres avec leurs épées ; on fait aussi suivre le récipiendaire d'une flamme faite avec de la résine pillée et l'on fait rouler un gros boulet pour imiter le tonnerre.

Lorsque le récipiendaire est arrivé à l'occident entre les deux surveillants tout le bruit cesse et le grand maître et tous les frères lèvent les deux mains en l'air et les laissent tomber avec fureur sur leurs tabliers puis le 2eme Survts.·. frappe sur le maillet du premier, le 1er Survts.·. sur le sien, le Maître sur l'autel.

 et le 2ème Suvrts dit :

Vénérable Frère 1er Surveillant, le profane est introduit.

Le 1er dit :

Très Vénérable Maître, le profane est introduit.

alors le Maître dit :

comment mes frères vous osez introduire un profane dans ce lieux Sacré, qui de vous autres me répondra que c'est le zèle et non la curiosité qui l'a induit à vouloir s'introduire parmi nous pour être initié dans nos secrets.

Alors le parrain répond

Moi, très vénérable, je réponds de la pureté des sentiments de ce profane et d'ailleurs les épreuves qu'il doit passer doivent répondre de son zèle et de sa probité.

Alors le grand maître dit :

Vénérable frère 1er surv.·. faite commencer les voyages de ce profane selon les règles usitées parmi les bons maçons.

Alors le 1er Surveillant, le saisit et lui fait prendre la pointe de son épée et lui fait tenir sous la mamelle droite puis lui fait faire un tour de loge en commençant par le septentrion.

Pendant qu'il fait ce tour les mêmes bruits qu'à son entrée recommencent. Le tour finit le 1 er surv.·. frappe sur le Maillet du 2 me et le deuxième sur le sien, le Maître sur l'autel. Le 1er dit :

Très Vénérable maître le voyage du profane par le nord est fini.

Alors le Maître lui dit :

Monsieur ce que vous avez passé jusqu'ici n'est qu'un échantillon des épreuves qu'il faut que vous passiez, voyez si vous vous sentez assez de force et de courage pour continuer le 2eme.

Alors le 1er lui remet la pointe de l'épée sur le coeur et le fait voyager un tour par le midi, alors les feux et les bruits recommencent et, le tour fini, le 1er refrappe sur le maillet du second et le second sur le sien, le maître sur l'autel.

Le 1er Survts.·. dit :

Très Vénérable Maître le 2eme voyage du profane est fini.

Alors le maître dit :

 Monsieur ce que vous avez passé jusqu'à cette heure n'est rien en comparaison des épreuves qu'il vous reste à souffrir, voyez si vous voulez poursuivre et s'il vous reste assez de force et de courage pour les surmonter.

Le récipiendaire ayant répondu qu'il est prêt à tout pour faire connaître son zèle, le grand maître dit :

Frère 1er Surveillant, faites continuer les voyages de ce profane.

Le 1er les fait continuer dans la même forme que les précédants.

Le troisième voyage finit le 1er refrappe sur le maillet du 2 eme et le 2 eme sur le sien, le maître sur l'autel. Le 1er dit :

très vénérable maître les voyages du profane sont finis.

Alors le maître dit :

c'est ici monsieur que vous devez vous armer de force et de patience pour essuyer les épreuves que nous exigeons. Vous consentez donc à tout ce que nous allons exiger de vous.

Le récipiendaire ayant répondu que oui, le grand maître demande :

le fer est il chaud ?

Le 1er Surveillant répond : oui très vénérable.

Alors le maître dit :

monsieur comme il faut que tout bon maçon soit marqué du sceau de Salomon sur la partie de votre corps, voulez-vous que l'on vous l'applique ordinairement c'est sur l'épaule.

Pendant ce petit discours, on lui fait sentir la chaleur près de l'épaule avec une pelle rougie. Lorsque le récipiendaire à répondu que l'on le pose selon la coutume, on lui pose sur la partie échauffée un morceau de glace ; alors le Grand Maître dit :

Frère 1er Surveillant, faites parvenir monsieur auprès du trône de la vérité et de la justice.

Le 1er Surveillant, le mène par trois pas auprès du maître, le faisant mettre à genoux, le genou droit sur le compas, du gauche formant l'équerre, la main droite sur la bible, alors le grand maître lui dit :

Monsieur, suivez exactement ce que je vais vous dicter et d'une parole intelligible, pour prêter l'obligation qui va vous lier aux maçons.

Alors il lui fait prêter le serment.

Formule d'obligation

Je m'engage, foi d'homme d'honneur, de garder les secrets des maçons et de la maçonnerie vis à vis des profanes de ne jamais révéler ce qui va m'être confié devant cette honorable compagnie. Au cas d'infraction, je consens d'être déshonoré, d'avoir la gorge coupée et que ma mémoire soit en horreur à tous les honnêtes gens.. Ainsi-soit-il.

 Alors le maître lui dit :

Levez vous.

Il se lève et le maître lui dit :

Monsieur nous lisons au fond des c¦urs, dite vraie est-il sincère votre engagement avec nous et n'est ce point par esprit de curiosité, est ce le pur zèle qui vous a porté et induit à vous faire maçon ?

le récipiendaire répond :

Non monsieur, c'est le zèle.

alors le maître dit :

Que l'on le fasse voyager hors du temple sacré il nous en impose

Le 1er et le 2eme surveillants l'enlèvent et le transportent debout à l'occident. Etant là un grand bruit recommence, puis tous les frères lèvent les deux bras en l'air et les laissent retomber sur leur tablier, alors on observe pendant un petit temps un grand silence que le vénérable interrompt en disant :

Que l'on lui fasse voir la Lumière, il y a assez longtemps qu'il en est privé.

Toute la loge met l'épée à la main, la pointe tendue vers le récipiendaire et on lui fait voir clair. Lors le maître lui dit :

toutes les épées que vous voyez, monsieur, sont pour vous percer le coeur au cas que vous soyez assez lâche pour révéler nos secrets, mais aussi elles sont pour votre défense si vous êtes maçon discret.

Il frappe un coup de marteau, on remet les épées dans le fourreau et le maître dit :

Faites parvenir monsieur par les trois pas d'apprenti jusque au trône

Le 1er Surveillant lui fait faire la marche d'apprenti en le menant auprès du maître qui le constitue apprenti ; s'il est rose-croix, le récipiendaire est à genoux et il le constitue en frappant trois coups sur son épée. S'il n'est pas rose-croix, le récipiendaire est debout, et il le constitue sur l'épaule gauche. Puis il lui donne le mot Jakin et lui dit qu'il s'épelle lettre à lettre ; alors il lui donne la passe Tubalcaïn, la signification est le fils de Lameque le premier qui inventa l'usage des métaux et celle de Jakin est ma force est en lui. Alors il lui donne les gants d'homme et lui dit :

Je vous donne ces gants pour travailler avec nous, leur blancheur est allégorique à la candeur et pureté de tout bon maçon et que la noirceur du moindre vice ne doit jamais habiter parmi nous ;

Voici aussi des gants de femme que je vous donne pour que vous en fassiez présent à celle que vous estimez le plus et à la plus vertueuse ; quoique ce sexe enchanteur croie que nous les mésestimions, nous ne lassons point de les aimer avec décence mais point assez pour leurs révéler des mystères qu'elles ne sauraient s'empêcher de divulguer ; allez mon cher frère vous faire reconnaître et je souhaite que par les suites vous puissiez devenir un illustre protecteur de notre Art Royal.

Alors il va se faire reconnaître en commençant par le 1er et le 2ème Surveillants, puis ensuite des frères en grade et lorsqu'il  s'est fait reconnaître par tous les frères il revient entre le 1er et le 2ème Surveillants ou ayant resté un certain temps, le maître le regarde et dit :

Frère 1er Surveillant que demande encore ce nouveau maçon.

Le 1er Survts.·. répond :

Très Vénérable, il demande la grâce de parvenir au grade de Compagnon.

Le Vénérable lui répond :

Comment, mon Frère, vous voudriez que pour lui nous passions au dessus de nos règles et statuts qui nous défendent de communiquer le grade de Compagnon avant qu'il n'ait fait trois années d'apprentissage et que nous ne soyons bien sûr de sa probité et de sa discrétion. Par où me ferez-vous voir qu'il ait mérité cette grâce.

Le 1er Survts.·. répond.·. :

Très Vénérable, je réponds de la probité de ce Frère. Quand à sa discrétion, les épreuves qu'il doit passer dans le grade de Compagnon doivent nous en répondre et le zèle qu'il a témoigné pour être reçu maçon et sa patience dans ses voyages méritent une petite récompense et que l'on ait égard vis à vis de lui.

Le Vénérable dit :

Puisque vous répondez si hardiment de ce frère à votre considération nous allons procéder à la réception de Compagnon pour ce frère. Frère 1er Survts.·. faites-le sortir et qu'il s'habille sans cependant mettre de col ni faire tenir le col de sa chemise.

Alors, le 1er le dit au second et le second au Frère Terrible. Le Frère Terrible le prend et le mène à la chambre obscure. Lorsqu'il est dehors, le Maître dit :

Mes Frères, personne ne s'oppose-t-il à la Réception de cet Apprenti pour le Compagnonnage.

Tous les Frères tendent la main en avant ce qui fait voir le consentement puis on frappe trois fois dans les mains et on dit trois vivat vivat vivat.

Alors le Maître dit :

1er Survts.·. faites observer le silence.

 Le 1er le dit au 2eme et le 2eme à tous les Frères.

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 00:21
Lorsque le jour de réception d'un profane est arrivé et que l'heure indiquée a sonné, le Vénérable entre en Loge, précédé de ses deux Surveillants, qui doivent examiner si personne ne s'est glissé et caché dans la Loge. S'en étant bien assuré, ils disent au Maître des Cérémonies de faire entrer tous les Frères en commençant par les plus hauts grades. Lorsque toute la Loge est assemblée, le Vénérable frappe un coup et dit :

« Mes Frères, aidez moi à ouvrir la Loge. Frère premier Surveillant, quel est le devoir des Surveillants ?»

Le premier Surveillant : « C'est de voir si la Loge est couverte ».

Le Vénérable : « Frère premier Surveillant, assurez-vous de l'intérieur, tandis que le Frère deuxième Surveillant s'assurera de l'extérieur de la Loge.»

Le premier Surveillant dit au deuxième Surveillant :

« Frère deuxième Surveillant, tandis que je vais tuiler l'intérieur, ayez soin de tuiler l'extérieur de la Loge, écartez-en les profanes.»

Le Frère deuxième Surveillant ayant mis la Loge à couvert, frappe trois coups sur l'épaule du premier Surveillant et lui dit :

« Frère premier Surveillant, la Loge est couverte à l'extérieur.»

Le premier Surveillant dit :

« Vénérable, la Loge est parfaitement couverte, tant en dehors qu'en dedans, nul profane ne peut voir ni entendre nos mystères, nous pouvons commencer.»

Le Vénérable frappe trois coups et dit :

« A l'ordre, mes Frères.»

Le premier et le deuxième Surveillants répètent et tous les Frères en apprentif.

 OUVERTURE DE LA LOGE

 Le Vénérable : «Frère premier Surveillant, que venez-vous faire ici ? »

Le premier Surveillant : «Vénérable, vaincre mes passions, soumettre mes volontés et faire de nouveaux progrès dans la Maçonnerie.»

Le Vénérable : «Etes-vous Maçon ? »

A. : «Mes Frères et compagnons me reconnaissent comme tel.»

D. : «A quoi connaîtrai-je que vous êtes Maçon ? »

A. : «Au signe, au mot et à l'attouchement.»

D. : «Qu'entendez-vous par signe ?»

A. : «Tout ce qui a rapport à mon obligation, ou bien toute équerre, niveau ou perpendiculaire. »

D. : «Qu'entendez-vous par attouchement ?»

A. : «Certaines manières réglées et mystérieuses prendre la main pour se reconnaître.»

D. : «Qu'entendez-vous par le mot ?»

A. : «Une parole consacrée et mystérieuse qui sert à nous faire reconnaître.»

D. : «Donnez-moi le signe d'appr\ »

On le donne

D. : «Que signifie-t-il ?»

A. : «Il me rappelle mon obligation et la peine à laquelle je me suis soumis qui est d'avoir la gorge coupée au cas que je devienne parjure.»

D. : «Donnez l'attouchement au Frère le plus voisin de colonne pour qu'il me parvienne par le midy. Le Frère deuxième Surveillant fera de même de son côté pour qu'il me parvienne par le septentrion.»

On le fait

Le Vénérable : «Quel est le mot d'app\ ?»

Le premier Surveillant : «Je vous le donnerai comme je l'ai reçu.»

On le donne

Le Vénérable : «Où se tient le Vénérable en Loge ?»

Le premier Surveillant : «A l'Orient.»

Le Vénérable : «Pourquoi ?»

Le premier Surveillant : «Comme le soleil commence sa carrière de ce côté, de même le Vénérable s'y tient pour ouvrir la Loge, I'éclairer et mettre les ouvriers au travail.»

Le Vénérable : «A quelle heure s'ouvre la Loge d'appr\ ? »

Le premier Surveillant : «A midi» (dans quelques Loges, on dit à la première heure).

Le Vénérable : «Quelle heure est-il ?»

Le premier Surveillant : «Midi plein» (la 1ère d'un jour très brillant).

Le Vénérable : «Pourquoi dites-vous cela ?»

Le premier Surveillant : «Parce que le grade d'apprentif est le premier.»

Le Vénérable frappe en app. et dit : «Puisqu'il est midi plein, Frères premier et deuxième Surveillants, avertissez chacun sur votre colonne que la Loge d'app\ est ouverte. »

En disant cela, le Vénérable et tout l'Orient font le signe d'app\

Le premier Surveillant interpelle les Frères qui sont sur sa colonne, chacun par ses qualités et grades, et dit que la Loge d'app\ est ouverte. En disant cela, il fait le signe d'app\ et tout le midy le fait en même temps que lui.

Le Vénérable Surveillant fait de même, ainsi que la colonne du Septentrion.

Le Vénérable et tous les Frères ayant fait ensemble la triple acclamation, s'écrient\\\ ...

 FORMULE DE RECEPTION

Le Vénérable : «Mes Frères, nous sommes assemblés pour procéder à la réception au grade d'apprentif, de M. N. qui a été admis unanimement par le tenu de la dernière assemblée de laquelle le Frère secrétaire va vous lire le verbal.»

Le Frère secrétaire fait lecture dudit verbal.

Le Vénérable : «Mes Frères je vous prie de réitérer votre consentement si vous persistez dans la même intention. Si quelqu'un de vous a quelques raisons valables d'opposition, qu'il les dise hardiment, nous sommes tous Maçons, par conséquent discrets.»

Le Vénérable frappe un coup pour avertir les Frères de donner leur consentement en étendant la main droite sur le tracé de la Loge. Le consentement étant donné, le Vénérable députe un Frère pour préparer le profane, avant que le Frère Terrible sorte de la Loge.

Le Vénérable dit au Frère proposant : «Le discernement que cette Loge a toujours connu en vous, et le zèle que vous avez témoigné pour le service de l'art royal, nous sont garantie que le sujet proposé vous est parfaitement connu, et que vous nous répondez foi de Maçon des bonnes qualités du récipiendaire. C'est sur votre témoignage qu'il va être introduit, mais souvenez-vous que vous vous engagez formellement pour lui, et que vous nous répondez personnellement de ce profane. N'oubliez pas que vous vous engagez de plus à l'instruire de notre doctrine et de nos mystères. Je vous déclare au nom de cette Loge qu'il ne sera point admis à aucun autre grade, qu'il ne nous ait donné des preuves de sa condition, de sa sagesse, de son zèle. C'est à ces conditions m. c. f. que la Loge vous accepte pour répondant. Allez donc avec le Frère Préparateur le mettre dans l'état convenable à sa réception.»

Le Surveillant Proposant et le Frère Préparateur sortent ensemble et vont auprès du récipiendaire dans la Chambre des réflexions ; ils doivent l'aborder d'un air sérieux et poli. Le proposant lui fait une exhortation et lui dit qu'il espère n'avoir point à rougir de ce qu'il l'a proposé à la Loge. Il lui demande la rétribution prescrite par les règlements et le laisse entre les mains du Frère Préparateur. Il rentre en Loge et remet au Frère Trésorier les droits de réception de la part du Profane.

Le Surveillant Préparateur ayant fait quelques questions au récipiendaire, relatives à la démarche qu'il fait de se présenter pour être reçu, il doit lui présenter le danger des épreuves auxquelles il va être soumis et l'importance des obligations qu'il va contracter. Que la démarche qu'il fait est de la plus grande conséquence ; une fois engagé, il ne pourra plus s'en dédire, qu'il examine sérieusement ses dispositions, ses forces et son courage ; il est encore libre de se retirer, s'il a le moindre regret.

S'il le voit dans une ferme résolution, il lui dira d'un ton ferme :

« Monsieur, êtes-vous déterminé à obéir aveuglément et sans résistance, sur tout ce que je vais exiger de vous ? »

Si le récipiendaire répond OUI, le Surveillant Préparateur poursuit :

« Donnez-moi donc votre épée (s'il en a une), votre argent, votre montre, votre tabatière si elle est en métal, vos bagues, tous vos bijoux, vos boucles de souliers, de jarretière, même ceinture de culotte enfin tout ce que vous avez sur vous de métal sans oublier même les épingles. Cette précaution est absolument nécessaire.

Il ajoute, après avoir fait tout cela :

«Ce n'est pas encore assez Monsieur, il faut ôter vos jarretières, mettre votre soulier gauche en pantoufles, découvrir à nu votre genouil droit, quitter votre habit et votre veste, sortir votre bras gauche hors de la chemise, découvrir votre poitrine et votre mamelle gauche, vous voilà actuellement dans l'état où vous devez vous présenter. Voyez à présent, Monsieur, le cas que nous faisons des parures et des ajustements profanes. En ouvrant sur votre situation actuelle les yeux de l'âme, fermez ceux du corps, vous allez en être privé pour quelque temps. Heureux si le premier usage que vous en ferez est pour apercevoir la véritable lumière. Le bandeau mystérieux dont je vais les couvrir, va vous faire perdre de vue tous les objets qui ont jusqu'à présent fixé vos regards profanes. Etes-vous dans la ferme résolution de faire ce sacrifice à notre ordre ? Vous devez bien sentir que toutes ces préparations nous rendent absolument maîtres de vous. Vous êtes en notre pouvoir. c'est vous-même qui vous y êtes livré de votre propre mouvement, nous sommes assez généreux pour vous remettre en liberté si vous vous repentez de cette démarche. Nous n'exigerons pas même le secret de votre part sur ce qui s'est déjà passé. Ainsi, consultez-vous et ne faites rien dont vous dussiez vous repentir.»

Si le récipiendaire persiste, on lui met le bandeau sur les yeux en lui demandant sa parole d'honneur qu'il ne voit pas. En fait, le Frère Préparateur, le laissant en cet état à sa réflexion, rentre en Loge et vient rendre compte au Vénérable des dispositions du récipiendaire en lui apportant tous ses métaux.

Le Vénérable ayant donné ordre au Frère Préparateur d'aller chercher le profane, il va le prendre dans la Chambre des Réflexions par la main droite, lui fait appuyer de la gauche la pointe de l'épée sur la poitrine, en cet état le conduit jusqu'à la porte de la Loge à laquelle il frappe en Maçon. Le deuxième Surveillant en avertit le premier et celui-ci le Vénérable qui dit de voir ce que c'est. Le Vénérable Surveillant entrouvre et demande qui frappe ? Le Surveillant Préparateur répond : « C'est un gentilhomme profane qui demande à être reçu Maçon ». Le deuxième Surveillant referme et rend cette réponse au Vénérable par le premier Surveillant.

Le Vénérable dit :

«Demandez-lui son nom, son surnom, son pays, son âge, sa profession et sa religion.»

Le Frère Préparateur rend réponse à toutes ces questions.

Le Vénérable : «Demandez-lui encore s'il est dans les dispositions d'être fidèle à la Religion, à son Prince, à l'Etat, à l'Ordre du Maçon, d'aimer et de secourir ses Frères »

On rend réponse

 Le Vénérable : « Demandez au Frère Préparateur si ce profane est en état décent et s'il est soumis à toutes les épreuves que nous lui avons proposées.»

Le deuxième Surveillant lui ayant rendu réponse, le Vénérable frappe en Maçon et dit : «Introduisez le profane en la manière accoutumée.»

Le deuxième Surveillant ouvre la porte. Le Frère Préparateur ayant introduit le récipiendaire entre les deux Surveillants, lui dit : « C'est dans ce moment terrible M. , que vous devez vous armer de courage, j'ai fait tout ce qui a dépendu de moi pour vous mettre en état d'être reçu Maçon, c'est à vous d'achever par votre fermeté et votre constance, la carrière que vous avez commencée. Je vous abandonne à présent pour ne vous plus revoir de ma vie, à moins que vous ne vous rendiez digne de devenir mon Frère. Adieu, Frère Surveillant, je vous remets ce profane, vous en répondez à présent ». Le Frère deuxième Surveillant lui met la main sur l'épaule gauche et lui saisit le bras gauche, il dit alors :

«Frère premier Surveillant, le profane est entre nos mains.»

Le premier Surveillant met sa main gauche sur l'épaule droite du récipiendaire et lui saisit le bras droit. Il dit alors :

«Vénérable, le profane est entre nos mains, nous sommes Maîtres de lui.»

Le Vénérable ayant frappé en Maçon, tous les Frères se lèvent et se tiennent debout sans remuer, cracher ni moucher. Alors, le Vénérable, s'adressant au récipiendaire, lui dit d'un ton ferme et imposant :

«M. N. N., que pensez-vous faire ici ?»

«N'est-ce point la fin de curiosité qui vous amène ici, parlez vrai ?»

«Quel autre motif a pu vous déterminer, vous qui n'avez aucune idée de nos mystères ?»

«Vous sentez-vous assez de force et de courage pour supporter les épreuves par lesquelles il vous faudra nécessairement passer, quelque violente qu'elles puissent être ?»

«Etes-vous dans la disposition sincère d'aimer vos Frères, de les secourir dans leur besoin, les aider de vos lumières et de vos conseils, de votre bourse même, autant que vos moyens vous le permettront et de risquer votre vie pour secourir un de vos Frères en danger de perdre la sienne ?»

«Pouvez-vous, sans indiscrétion et sans nommer personne, ni la donner à connaître, nous confier en nous racontant quelque trait de bienfaisance de votre part ? Vous ne devez pas comprendre sous ce titre l'aumône faite à un pauvre, dont l'importunité a été peut-être l'unique cause, il nous faut des faits réels et que vous puissiez accorder avec la discrétion d'un galant homme.»

Si le récipiendaire a cité quelque action bienfaisante de sa part, le Vénérable lui dira :

«Nous n'attendions par moins, Monsieur, de votre grandeur d'âme et de la noblesse des sentiments qui vous ont ouvert ce Temple de la bénéficience ; ce que vous venez de nous dire est d'un augure très flatteur pour notre Loge, voilà Monsieur, des actions qui nous assurent des qualités de nos candidats. Après une action d'humanité aussi belle, nous ne devons plus avoir de méfiance à votre égard, nos craintes commencent déjà à s'évanouir. Les épreuves qui vous restent à subir vont pour jamais nous attacher à vous par des liens indissolubles. Mais, avant d'aller plus loin, je dois vous assurer que la fausseté des imputations que des ennemis jaloux nous font chaque jour, les foudres du Vatican injustement lancées contre nos temples, en ont respecté les murs : une fausse prévention ayant fait élever des orages contre nous, la sagesse du Maçon les a dissipés, notre conduite et nos œuvres nous ont fait connaître. Etre fidèle à la Religion, à son Prince, à l'Etat, aimer ses Frères, les aider dans leurs besoins, étendre nos vues de bienfaisance jusque sur le profane, fuir et détester le vice, plaindre les vicieux sans les haïr, voilà en abrégé Monsieur quels sont nos devoirs, nos lois, notre morale, si dans la suite vous apercevez le contraire de ce que je vous dis vous pouvez vous devez même le révéler, le publier : ainsi, n'ayez aucun regret de vous engager dans un Ordre respectable, cet honneur et cette faveur insigne sont recherchés tous les jours par des princes, des nobles et des roturiers. Ils se font gloire de se donner le doux nom de Frère. Selon ce que vous venez d'entendre, quelles sont vos dispositions ? Parlez librement, nous ne demandons que des sujets sincères et vrais. Qu'une fausse honte de vous désister de votre entreprise, ne vous engage pas à faire une démarche qui put vous causer un repentir. Vous êtes libre de profiter de ce moment de liberté qui vous reste, elle va expirer et il ne nous sera plus possible de vous la rendre ; voulez-vous vous retirer, partir ? »

 On laisse le profane à ses réflexions pendant un moment, après lequel, s'il persiste, le Vénérable ordonne au Frère deuxième Surveillant de le faire voyager.

 Le deuxième Surveillant prend alors le récipiendaire et le fait voyager trois fois autour de la Loge, en commençant par le Septentrion et finissant par le Midi. Après chaque tour, les Frères secouent leur tablier. Le récipiendaire ayant fini ses voyages, le Vénérable Surveillant dit : « Frère premier Surveillant, je vous remets le profane, commencez vos fonctions, les miennes sont finies.»

 Le Vénérable dit alors au premier Surveillant de reconduire le profane à l'Orient. Le récipiendaire étant alors au pied du trône, le Vénérable lui dit : « Monsieur, les épreuves que vous avez subies sont légères en comparaison de celles que vous avez à essuyer, je vous en avertis afin que vous puissiez agir en pleine liberté ; persistez-vous avec le même courage que vous avez témoigné jusqu'à présent ? »

 Après la réponse du candidat, on le fait asseoir sur un tabouret et le Vénérable lui adresse le discours suivant :

« Monsieur, I’empressement que vous avez montré pour entrer dans le très ancien, très respectable et illustre Ordre des Frères Maçons et le témoignage authentique que notre cher Frère, votre proposant, nous a rendu de vos qualités, nous font un présage heureux que vous possédez les vertus nécessaires pour parvenir au Temple de la Vérité. Mais, avant de vous dévoiler nos mystères sacrés, il faut qu'au nom de cette respectable société, dont j'ai l'avantage d'être le chef, j'entre avec vous dans le détail des qualités qui doivent caractériser un vrai Maçon. Sans chercher à combattre les préjugés répandus contre notre Ordre, préjugés dont la fausseté se démontre au premier examen, je vais m'attacher uniquement à vous rappeler les dispositions que nous exigeons de vous et les règles auxquelles il faudra nécessairement vous soumettre pour arriver à la perfection dont il est le but. Tous les législateurs politiques n'ont pu former des établissements durables ; quelque sages qu'aient été leurs lois, elles n'ont pu s'étendre dans tous les pays et dans tous les siècles. Comme elles avaient dans chaque Etat des vues particulières, elles n'ont pu devenir universelles, ni convenir au goût et au génie de chaque nation. L'amour de la patrie mal entendu et la diversité des intérêts, détruisant bientôt chez les uns et les autres, l'amour de l'humanité. Dès lors, le monde entier, qui dans sa primitive institution ne devait former qu'une république universelle, dont chaque nation était une famille et chaque particulier un enfant, vit la discorde, la haine, la jalousie, l'orgueil, le vil intérêt lui déchirer le flanc ; tous les membres épars de ce grand corps sanguinolent et se détruisant bientôt par eux-mêmes. Ce fut pour faire revivre et répandre ces anciennes maximes, prises dans la nature même de l'homme, que notre Ordre fut établi. Voulant par là, réunir tous les hommes d'un esprit éclairé et d'une humeur douce et agréable, non seulement par l'amour des beaux arts, mais encore plus par les principes de la vertu la plus éprouvée. Telle a été Monsieur, l'intention de nos ancêtres, quelle obligation n'avons-nous pas à ces hommes supérieurs, qui uniquement guidés par le désir d'un bien général, ont imaginé un établissement dont le seul but est la réunion des esprits et des œuvres cimentée par les liens de la plus solide vertu ? La saine morale est l'étude la plus essentielle de notre société. Les beaux arts et la contemplation de la nature viennent ensuite nous distraire agréablement en élevant notre esprit vers le Créateur. Si les Ordres religieux furent établis pour rendre les hommes plus parfaits, les Ordres militaires pour inspirer l'amour de la gloire ; l'Ordre des Francs-Maçons fut institué pour former des hommes aimables, de bons citoyens et de bons sujets, inviolables dans leurs promesses, fidèles observateurs des lois de l'amitié et plus amateurs de la vertu, que des récompenses qui lui sont dues. Nous bannissons de nos Loges toutes disputes pouvant altérer la tranquillité de l'esprit, la douceur des mœurs et les sentiments d'amitié que nous devons à nos Frères. C'est là qu'uniquement occupés du soin de nous instruire, nous pratiquons le bien et démasquons le vice. C'est là que l'orgueil est forcé de plier et qu'une aimable égalité est substituée aux vains titres de grandeur et de noblesse. C'est là enfin, que la Charité, la mère et le principe des autres vertus, y brille dans tout son éclat et embellit un Ordre dont elle est le soutien et le fondement. Loin de rien entreprendre contre les intérêts de la Religion, du Prince et de l'Etat, nos vœux les plus sincères ne tendent qu'à la gloire du suprême architecte de l'univers, qu'à la prospérité du souverain qui nous gouverne et à la splendeur de l'Etat dans lequel nous vivons. Mais un profond silence sur des matières si respectables nous est expressément ordonné, sous peine d'exclusion irrévocable. Enfin, les dernières qualités que nous exigeons encore de vous, sont une discrétion à toute épreuve sur tous les secrets qui vous ont été révélés, une volonté ferme et constante d'aimer vos Frères, de les protéger, de les secourir dans leurs besoins, de les éclairer de vos lumières, de les édifier par vos bons exemples, de sacrifier tout ressentiment personnel, et de rechercher en un mot, tout ce qui peut contribuer à la paix, à la concorde et à l'union de la Société. Je ne sais Monsieur, si j'aurai réussi dans le plan que je viens de vous offrir des obligations que vous allez contracter, mon dessein a été de vous frayer la voie que vous devez suivre, j'espère que l'ardeur que vous témoignez suppléera à tout ce qui me reste à vous dire. Puisse le Grand Architecte de l'Univers, nous accorder toute la satisfaction que nous nous promettons, et que votre initiation s'accomplisse pour la plus grande gloire, la prospérité de l'Ordre et votre avancement dans la perfection. Selon ce que je viens de vous dire, Monsieur, êtes-vous résolu de prononcer avec toute la liberté d'esprit, l'engagement et l'obligation que je vais vous dicter ? Etes-vous dans la ferme résolution et la signer et sceller de votre sang ? En ce cas-là, Monsieur, mettez-vous à genoux, pour venir vous-même, découvrez la place de votre cœur, à nu ; la pointe de ce compas doit reposer dessus, tandis que vous prononcerez le serment redoutable qui va vous ouvrir la porte de notre Temple. Levez la main droite vers le trône de l'Etre Suprême qui vous voit et vous entend, répétez avec moi.»

 A l'instant où le profane va prononcer son engagement, le Vénérable frappe le coup de silence, tous les Frères s'approchent en tournant sur lui la pointe de leurs épées. Le premier Surveillant dit alors brusquement au récipiendaire :

«Arrête, téméraire ! Tu vas prononcer l'arrêt de mort. Tremble dans ce moment redoutable. Si ton cœur n'est pas d'accord avec ta bouche, retire-toi.»

Le Vénérable lui fait répéter mot à mot la formule suivante :

 FORMULE

«Oui ! grand Dieu, je promets d'être fidèle à ta sainte religion, à mon souverain et à ma patrie, d'aimer et de secourir mes Frères dans leurs besoins, autant que mes facultés et la providence me le permettront. Je promets un attachement et une fidélité inviolables à l'Ordre respectable du Franc-Maçon. Je promets, en homme d'honneur, de garder très étroitement le secret sur les mystères qui me seront confiés, étant résolu fermement, de perdre plutôt la vie que de révéler à un profane, rien de ce qui a rapport à la Maçonnerie. Plutôt que de manquer à ma parole, je préférerai avoir la gorge coupée, mon corps brûlé et mes cendres jetées au vent. Que le Grand Architecte de l'Univers soit à mon aide et me préserve d'oublier mes engagements.»

Le Vénérable dit ensuite :

«Vous voilà maintenant engagé d'une manière irrévocable, il n'est plus en votre pouvoir de vous rétracter, vous nous appartenez bien légitimement, puisque vous vous êtes donné volontairement à nous. Je compte qu'en répétant avec moi, vous avez senti la force et l'étendue des obligations que vous contractiez et que vous êtes bien dans l'intention de les exécuter. Voyons à présent si votre sang est aussi pris que votre volonté.»

En donnant trois coups de maillet sur la tête du compas qui repose sur son cœur, il lui dit :

«Par le pouvoir dont cette respectable Loge m'a revêtu, je vous reçois Maçon. Levez-vous. Le titre de Frère va désormais vous appartenir et je vais proclamer votre admission aux quatre parties de ce Temple.»

«Frères premier et deuxième Surveillants, Vénérables passés Maîtres, Vénérable en exercice, Off. Dign\ M en F\ G\ qui composez cette R\ L\ reconnaissez le F\ N pour apprentif Maçon et applaudissons à son admission.»

On fait la triple acclamation.

«Frère premier Surveillant, reconduisez le Frère à l'Occident et mettez-le en état de voir la Lumière.»

Le premier Frère l'emmène à l'Occident, lui ôte les bandeaux et ne les laisse tomber que lorsque le Vénérable a frappé le troisième coup du signal, à l'instant deux Frères placés aux deux côtés du récipiendaire jettent sur une bougie allumée une pincée de poix résinée, pour faire une grande flamme au moment où il voit le jour. Lorsque le bandeau est levé, le premier Surveillant dit au Vénérable : «Tout est prêt». Les Frères ont eu soin de tourner la pointe de leurs épées contre le récipiendaire et le Vénérable dit : «Mon Frère, ces épées dont vous voyez la pointe dirigée contre votre cœur, vous annoncent le châtiment qui vous serait réservé si jamais vous deveniez indiscret, de même qu'elles vous assurent du secours que vous devez attendre de vos Frères, si vous étiez dans le cas d'en avoir besoin.»

Le Vénérable frappe ou remet les épées : le Patron du récipiendaire vient l'embrasser et le conduit hors de la Loge pour le faire habiller. Il le conduit ensuite entre les deux Surveillants, lesquels avertissent le Vénérable que le récipiendaire demande à être revêtu en Maçon. Le Vénérable ordonne à son Frère premier Surveillant de faire monter les trois marches d'escalier et de faire avancer le récipiendaire par trois pas d'app\. Le récipiendaire étant en face du Vénérable, le Vénérable dit :

« M\ C\ F\ vous entrez dans un nouveau monde, bien différent de celui dont vous sortez. Il faut vous dépouiller de toutes les passions qui pourraient affaiblir les heureuses dispositions que nous avons remarquées en vous, décoré des ornements maçonniques dont nous allons vous revêtir. Faites-nous connaître de plus en plus votre zèle et votre attachement à vos devoirs, que vous êtes digne de la faveur signalée que nous allons vous faire, et justifier notre choix par votre exactitude à les remplir. Je vais commencer à vous dévoiler nos mystères, mais ne croyez pas parvenir tout d'un coup dans le sanctuaire de la vérité. Un voile épais vous la cachera encore longtemps (ou pendant quelque temps), ce n'est que dans le dernier des hauts grades, que vous la verrez toute nue ; nous allons seulement vous confier quelques objets de la Maçonnerie qu'on appelle allégorique, méritez par votre conduite que nos emblèmes vous soient expliqués.»

 HISTOIRE DU GRADE

«Quoique notre Ordre soit fort ancien, pour des raisons que vous saurez ensuite, nos ancêtres ont jugé à propos de fixer la première époque de la Maçonnerie à la construction du Temple, sous le règne de Salomon. Comme cet édifice était considérable, il était nécessaire d'établir un Ordre pour faire exécuter sans confusion tous les différents ouvrages. Le sage roi établit donc différentes classes d'ouvriers à qui il confia les différents travaux. La première classe était celle des apprentifs. Leur devoir était d'aider les compagnons et de dégrossir les pierres brutes, enfin on les chargea des ouvrages plus aisés, comme de porter les matériaux dont on pouvait avoir besoin. On leur donna un tablier, qui est la marque de tout Maçon, un signe, un attouchement et un mot pour se faire reconnaître, car sans cette précaution, il aurait été impossible de les distinguer des autres pour payer chaque fois le salaire convenu.

«Il fut assigné à chaque classe un lieu où ce payement devait leur être fait. Les apprentifs se rendirent auprès d'une colonne nommée JAKIN, qui était à gauche du parvis du Temple. Là, après avoir donné le signe, le mot et l'attouchement convenus, ils recevaient leurs salaires. Ce sont ces mêmes signes, attouchement et mot qui sont parvenus jusqu'à nous sous le secret le plus inviolable et que je vais vous communiquer.»

Le Vénérable la lui donne

« Je vous revêts de ce tablier, plus noble et plus ancien que le cordon de la Toison d'Or et que vous devrez toujours, porter en Loge. Sa blancheur vous dénote la conduite d'un vrai Maçon. Je vous donne aussi ces gants, symbole de la pureté des mœurs d'un Maçon dont les mains ne doivent jamais se prêter à aucune action malhonnête. Quoique dans nos Loges nous n'admettions pas de femmes, cependant le cœur d'un Maçon est sujet à des faiblesses attachées à notre nature. Il peut aimer, il doit estimer le beau sexe. Je vous remets donc ce gant de femme, M\ F\ R\ à condition que vous ne le donniez qu'à une personne estimable par ses mœurs et en qui vous aurez remarqué des qualités dignes de fixer le cœur d'un galant homme. Etant assuré à présent de la générosité de votre âme, je n'hésite plus à vous rendre vos métaux et vos bijoux, persuadé de la disposition où vous êtes à les sacrifier au soulagement de vos Frères dans le besoin.

«Je vous félicite (en l'embrassant) à présent M\ C\ F\ du bonheur que vous avez d'être Maçon. C'est un avantage bien grand pour vous et vous le reconnaîtrez un jour. Allez vous faire connaître à vos Frères.»

Le Surveillant des Cérémonies conduit le récipiendaire à tous les Surveillants de la Loge auxquels il donne le signe, le mot et l'attouchement. Il revient ensuite le dire au Vénérable qui lui dit : « Il me reste à vous donner le mot de passe pour entrer dans nos Loges : allez vous placer M\ C\ F\ pour entendre l'instruction que va vous donner le C\ F\ orateur, au nom de la Loge».

 DISCOURS DE L'ORATEUR

Le discours fini, on ramène le récipiendaire entre les Surveillants pour lui expliquer le tableau, ensuite le Vénérable ordonne au Frère premier Surveillant de le faire travailler sur la pierre brute. Il le fait en apprentif, après quoi on applaudit au travail du N\ Récipiendaire.

Le Vénérable ordonne ensuite au Frère Surveillant de faire la lecture des règlements que le N\ doit signer.

S'il n'y a plus de travail à faire, on ferme la Loge de la manière suivante, cependant le Vénérable invite auparavant le récipiendaire à signaler son entrée dans l'Ordre, par quelque aumône en faveur des pauvres ; le récipiendaire ayant donné l'exemple, on fait courir le tronc des pauvres.

INSTRUCTION

Le Vénérable D. : «Etes-vous Maçon ?»

Le 1er Surveillant : « Mes Frères et compagnons me reconnaissent pour tel.»

D. : «Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Maçon ?»

N. : «Parce que j'étais dans les ténèbres et que j'ai voulu voir la lumière.»

D. : «Qui vous a engagé à vous faire recevoir Maçon ?»

N. : «Mon propre désir et ma sincère volonté.»

D. : «Que vous en a-t-il coûté ?»

N. : «La Lumière et mes métaux.»

D. : «A quoi connaîtrai-je que vous êtes Maçon ?»

N. : «Au signe, au mot et à l'attouchement.»

D. : «Donnez-moi le signe ; on le donne »

D. : «Que signifie-t-il ?»

N. : «Il me rappelle mon obligation par laquelle j'ai consenti à avoir la gorge coupée, si je deviens parjure à mes engagements.»

D. : «Donnez-moi l'attouchement.»

N. : «On le donne au Vénérable Surveillant.»

D. : «Donnez-moi le mot.»

N. : «Je vous le donnerai comme je l'ai reçu» (on l'épelle).

D. : «Que veut dire ce mot ?»

N. : «Le Seigneur est mon espérance.»

D. : «D'où vient ce mot ?»

N. : «D'une colonne qui était à la gauche du parvis du Temple auprès de laquelle les Apprentifs allaient recevoir leur salaire.»

D. : « Quel est le mot de passe d'Apprentif ?»

N. : « TUBALCAIN.»

D. : «Que veut dire ce mot ?»

N. : «C'est le nom du premier ouvrier dont il soit fait parler dans l'écriture.»

D. : «Qu'entendez-vous par signe ?»

N. : «Tout équerre, niveau ou perpendiculaire.»

D. : «Qu'entendez-vous par attouchement ?»

N. : «J'entends la façon de se prendre la main pour se reconnaître entre Frères.»

D. : «Qu'entendez-vous par parole ?»

N. : «Un mot sacré et mystérieux qui sert à me faire reconnaître pour Apprentif.»

D. : «Quel est le point parfait de votre entrée ?»

N. : C'est la manière de se camper et de marcher en Maçon.»

D. : «Qui vous a introduit en Loge ? »

N. : «Un gentilhomme de mes amis, que j'ai ensuite reconnu pour Maçon.»

D. : «Comment avez-vous été annoncé en Loge ?»

N. : «Par trois grands coups.»

D. : «Que signifient-ils ?»

N. : «Trois passages de l'Ecriture Sainte : Demandez et vous recevrez ; Cherchez et vous trouverez ; Frappez et on vous ouvrira.»

D. : «Que vous ont produit ces trois coups ?»

N. : «Le deuxième Surveillant qui m'a fait voyager 3 fois d'Occident en Orient par le Septentrion et 3 fois d'Orient en Occident par le Midy.»

D. : «Quand êtes-vous entré en Loge, qu'avez-vous vu ?»

N. : «Rien que l'esprit humain puisse comprendre.»

D. : «Pourquoi ?»

N. : «Parce que j'étais privé de la véritable Lumière.»

D. : «Comment étiez-vous habillé, quand on vous a introduit en Loge ?»

N. : «J'étais nu, ni vêtu, ni chaussé, ni déchaussé mais cependant d'une manière décente et séparé de tous métaux.»

D. : «Pourquoi étiez-vous séparé de tous métaux ?»

N. : «Parce que dans le temps où l'on construisit le Temple de Salomon, tous les matériaux étaient taillés et prêts à être mis en œuvre, de sorte que l'on n'entendit frapper aucun coup de marteau.»

D. : «Pourquoi dans ce voyage mystérieux, vous faisait-on lever le pied et baisser la tête ? »

N. : «Parce que lors de la construction, il fallait lever le pied pour passer sur les matériaux et baisser la tête pour passer sous les échafauds.»

D. : «Qu'avez-vous fait après vos voyages ?»

N. : «J'ai contracté une obligation à laquelle je serai fidèle même au péril de ma vie.»

D. : «Où vous a-t-on conduit après cette obligation ?»

N. : «Aux extrémités des ouvrages pour voir la Lumière.»

D. : «Quand on vous a donné la Lumière, qu'avez-vous vu ?»

N. : «Trois grandes Lumières le soleil, la lune et l'étoile flamboyante ou le Vénérable »

D. : «Expliquez-moi cela ?»

N. : «Comme le soleil éclaire pendant le jour et la lune pendant la nuit, de même l'étoile flamboyante ou le Vénérable, préside à la Loge pour l'éclairer de ses sages conseils et de ses lumières.»

D. : «Comment êtes-vous parvenu au Temple ?»

N. : «Par un escalier à 3 marches et par 3 pas en équerre, à la manière des Maçons.»

D. : «Que signifient ces 3 marches et ces 3 pas ?»

N. : «Les 3 voyages mystérieux, ou l'épreuve que l'on m'a fait subir.»

D. : «Comment voyagent les Apprentifs ?»

N. : «D'Occident en Orient pour chercher la Lumière.»

D. : «Comment vous appelez-vous ?»

N. : «HORUS, qui veut dire silence.»

D. : «Quel âge avez-vous ?»

N. : «Trois ans et plus.»

D. : «Qu'est-ce que cela veut dire ?»

N. : «Les années d'épreuve que l'on exigeait jadis avant d'être reçu Maçon.»

D. : «Dans quelle Loge avez-vous été reçu ?»

N. : «Dans une Loge juste et parfaite.»

D. : «Qu'appelez-vous une Loge juste et parfaite ?»

N. : «Trois la forment - Cinq la composent - Sept la rendent juste et parfaite.»

D. : « Comment appelez-vous votre Loge ?»

N. : «La Loge Saint-Jean.»

D. : «Ou est-elle située ?»

N. : «Dans un lieu saint et sacré, tel que la Vallée de Josaphat.»

D. : «Sur quoi est-elle fondée ?»

N. : «Sur trois grandes colonnes : SAGESSE, FORCE et BEAUTE ; sagesse pour entreprendre, force pour exécuter, beauté pour orner.»

D. : «Quelle est la forme de votre Loge ?»

N. : «La même que celle d'un globe.»

D. : «Quelle est sa longueur ?»

N. : «De l'Orient à l'Occident.»

D. : «Quelle est sa largeur ?»

N. : «Du Septentrion au Midi.»

D. : «Quelle est sa profondeur ?»

N. : «Depuis la surface jusqu'au centre.»

D. : «Sa hauteur ?»

N. : «Un espace immense.»

D. : «Qu'entendez-vous par là ?»

N. : «Que le globe terrestre renferme tous les Maçons, lesquels ne composent qu'une seule et même Loge.»

D. : «Où se tient le Vénérable en Loge ?»

N. : «A l'Orient.»

D. : «Pourquoi ?»

N. : «Comme le soleil ouvre sa carrière de ce côté, de même le Vénérable s'y tient pour ouvrir la Loge, mettre les ouvriers en œuvre et les éclairer de sa Lumière.»

D. : «Où se tiennent les Frères Surveillants ?»

N. : «A l'Occident.»

D. : «Pourquoi ?»

N. : «Comme le soleil termine sa carrière de ce côté, de même les Surveillants s'y tiennent pour fermer la Loge, payer les ouvriers et les envoyer contents.»

D. : «Où se tiennent les Apprentifs ?»

N. : «Au Septentrion.»

D. : «Pourquoi ?»

N. : «Afin que de ce côté obscur ils puissent considérer les travaux des compagnons.»

D. : «Avez-vous reçu des gages ?»

N. : «Oui, Vénérable.»

D. : «Où les avez-vous reçus ?»

N. : «A la colonne J.»

D. : «A quelle heure se ferme la Loge ?»

N. : «A minuit.»

D. : «Quelle heure est-il ?»

N. : «Minuit plein.»

Le Vénérable frappe trois coups et dit : «Puisque la Loge se ferme à minuit, et qu'il est minuit plein, Frères premier et deuxième Surveillants, avertissez chacun sur votre colonne que la Loge d'Apprentif est fermée » , en disant cela, le Vénérable et tout l'Orient font le signe d'apprentif.

Le premier Surveillant frappe et annonce que la Loge est fermée. Il fait le signe, de même que la colonne du midy.

On fait la triple acclamation.

Le deuxième Surveillant fait de même avec le Septentrion.

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