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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 11:19


Tous les membres de la Loge doivent avoir été convoqués en la manière accoutumée pour le jour de l'assemblée indiquée par le Vénérable. Les planches de convocation doivent annoncer une réception au Second Grade, afin que ceux que leurs affaires ont empêché de se trouver à l'assemblée précédente puissent se rendre à celle-ci, et y porter leur vœu. La planche que le Secrétaire adresse aux Apprentis ne doit pas porter la mention  de travaux auxquels ils ne peuvent assister.

Au jour pris pour la réception tous les Frères seront admis dans la Loge. Le Vénérable fera l'ouverture des travaux d'Apprenti ; et après la lecture de la planche des travaux de la dernière assemblée, et la sanction d'usage, le Vénérable ordonnera à tous les Apprentis de se retirer.

S'il ne doit pas y avoir d'autres travaux que ceux de Compagnon, ou s'il n'y a pas de banquet ce jour là, les Apprentis ne seront pas convoqués : le seul Apprenti admis attendra dans la salle des pas perdus.

Le Frère Préparateur sur l'ordre que lui en donnera le Vénérable ira prendre l'Aspirant, et le conduira à la Chambre des Réflexions ou il restera jusqu'à ce qu'on vienne l'y chercher pour sa réception.


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 10:14


Un Apprenti ne pourra être admis au Grade de Compagnon qu'il n'ait fait son temps, qui sera de cinq loges d'instruction dans l'atelier ou il aura reçu la lumière : il faut encore qu'il ait l'âge fixé par les Règlements qui est de 23 ans accomplis.

Tout Apprenti qui croira réunir les qualités nécessaires pour être promu au Grade de Compagnon, en fera la demande en particulier au Frère Second Surveillant sur la colonne et sous l'inspection duquel il a du travailler depuis sa réception.

Au moment ou les travaux le permettront le Second Surveillant dira : Très Vénérable, le Frère N... Apprenti de cette Respectable Loge m'a prié de demander pour lui la faveur d'être admis au Grade de Compagnon.

Le Vénérable, fera passer l'Apprenti entre les deux Surveillants, ou il subira un examen sur l'instruction du premier Grade ? Après quoi le Vénérable lui demandera de couvrir la Loge, le Récipiendaire étant sorti, le Vénérable ajoutera : Frère Premier et Second Surveillants, invitez je vous prie, les Frères de l'une et l'autre colonne à nous faire part de leurs observations sur la demande du Frère N...

1°S : Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du midi, le Vénérable nous invite à faire nos observations sur la demande du Frère N...

2°S : Frères de la colonne du nord, le Vénérable nous invite à faire nos observations sur la demande du Frère N...

Quand les observations sont terminées ( tous les Frères sans excepter les Apprentis sont invités à en faire) le Vénérable ordonne aux Apprentis de couvrir le Temple : Lorsque les Apprentis seront retirés, le Vénérable ouvrira les travaux du deuxième Grade et dira : Frères Premier et Second Surveillants, annoncez sur l'une et l'autre colonne que le Frère N ... Apprenti est proposé pour être admis au Grade de Compagnon, invitez les Frères à faire leurs observations.

1°S : Frère Second Surveillant, Frère qui décorez  la colonne du midi, le Vénérable nous propose le Frère N... pour être, admis au Grade de Compagnon il nous invite à faire nos observations.

2°S : Frère qui décorez  la colonne du nord, le Vénérable nous propose le Frère N... pour être, admis au Grade de Compagnon il nous invite à faire nos observations.

La Loge qui n'est en ce moment, composée que de Maitres et de Compagnons, appréciera les observations qui auront pu être faites par les Apprentis. On entendra les nouvelles qui pourront être faites ; et l'on sera libre de remettre la proposition à un autre jour, si la brièveté du temps, la nature et  l'urgence des travaux subséquents ne permettaient pas de la discuter à fonds, ou s'il y avait quelque éclaircissement  ultérieur à prendre.

Si l'on est d'avis de délibérer sur le champs, après toutes les observations, le Frère Orateur conclura pour l'admission ou pour un délai : le Frère Maitre de Cérémonies distribuera le scrutin : un Frère Expert le lèvera, le portera au Vénérable qui en présence d'un autre Expert comptera les boules et fera l'annonce du scrutin en la manière usitée par les Surveillants.

Il faut pour l'admission les deux tiers des voix.

Si le scrutin est favorable, le Vénérable invitera les Frères Surveillants à engager les Frères des deux colonnes à y applaudir.

Les Surveillants répéteront l'annonce.

Après cela le Vénérable dit : A moi mes Frères.

Et l'on applaudit en la manière qui sera expliquée.

Le Vénérable après cela ferme les travaux de Compagnon, après quoi on fera rentrer les Apprentis.

Le Vénérable annonce que le Frère N... est agréé pour être admis au grade de Compagnon, ou que la Loge a remis à s'en occuper à un autre jour, ou que le Frère est remis à une autre fois.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 02:04


RECEPTION D'UN FREY- MAÇON DE HERAULT

  Il faut d'abord être proposé à la Loge comme un bon Sujet, par un des Frères, sur sa réponse, l'on est admis à se présenter, le récipiendaire est conduit par le Proposant, qui devient son Parain, dans une des Chambres de la Loge, où il n'y a pas de lumière, & où on lui demande s'il à la vocation d'être reçu, il répond qu'oui, ensuite, on lui demande son nom, surnom, & qualité, on le dépouille de tous les Métaux & Joyaux qu'il peut avoir Sur lui, comme Boucles, Boutons, Bagues, Boîtes, &c. On lui découvre à nu le genou droit, on lui fait mettre son Soulier gauche en Pantoufle, on lui bande les yeux, & on le garde en cet état pendant environ une heure livré à Ses réflexions, après quoi le Parain va frapper trois fois à la porte de la Chambre de Réception, où est le Vénérable Grand-Maître de la Loge, qui répond du dedans par trois autres coups, & fait ouvrir la Porte.

Alors le Parain dit qu'il Se présente un Gentilhomme, nommé tel, qui demande à être reçu : (Nota, qu'il y a en dehors & en dedans de cette Chambre, des Frères Surveillants, l'Epée nue à la main, pour en écarter les profanes.)

Le Grand-Maître qui a un cordon bleu taillé en triangle, au col, dit, demandés-lui s'il à la vocation, ce que le Parain va exécuter, le Récipiendaire ayant répondu qu'oui, le Grand-Maître ordonne de le faire entrer, alors il est introduit, & on lui fait faire trois tours dans la Chambre, au tour d'un espace d'écrit Sur le Plancher, où l'on a crayonné une espèce de représentation, Sur deux colonnes des débris du Temple de Salomon ; aux deux côtes de cette espace on a figuré avec le crayon un grand J. & un grand B. dont on ne donne l'explication qu'après la Réception ; & dans le milieu il y à trois Flambeaux allumés posés en triangle, Sur lesquels on jette à l'arrivée du Novice, où de la Poudre, où de la Poix-Raisine, pour l'effrayer, par l'effet que cela produit : Les trois tours faits le Récipiendaire est amené au milieu de l'espace d'écrit, comme il est marqué ci-dessus, en trois temps, vis-à-vis le Grand- Maître, qui est au bout d'en haut, derrière un Fauteuil, sur le quel on à mis le Livre de l'Evangile, Selon Saint Jean ; Il lui demande, vous Sentez-vous la vocation ; Sur Sa réponse, que oui, le Grand-Maître dit, faites lui voir le jour, il a assez longtems qu'il en est privé ; dans cet instant on lui débande les yeux, tous les Frères assemblés en cercle mettent l'Epée à la main, on fait avancer le Récipiendaire en trois temps jusqu'à un Tabouret, qui est au pied du Fauteuil ; le Frère Orateur lui dit, vous allez embrasser un Ordre respectable, qui est plus Sérieux que vous ne pensez ; Il n'y a rien contre la Loy, contre la Religion, contre le Roy, ni contre les Mœurs, le Vénérable Grand- Maître vous dira le reste ; en même temps, on le fait agenouiller du genou droit, qui est découvert, Sur le Tabouret, & tenir le pied gauche levé en l'air, le Grand-Maître lui dit alors, vous promettez de ne jamais tracer, écrire, ni révéler les Secrets des Frey-Maçons, & de la Frey-Maçonnerie, qu'a un Frère en Loge, & en présence du Vénérable Grand-Maître, ensuite on lui découvre la gorge, pour voir s'il n'est point du Sexe, & on lui met Sur la mamelle gauche un compas qu'il tient lui-même, il pose la main droite Sur l'Evangile, & prononce ainsi son Serment ; Je permets que ma langue soit arrachée, mon cœur déchiré, mon corps brûlé & réduit en cendre, pour être jetée au vent, afin qu'il n'en soit plus parlé parmi les hommes ; Dieu soit en aide.

Après quoi on lui fait baiser l'Evangile ; Le Grand-Maître alors le fait passer a côté de lui, on lui donne le Tablier de Frey-Maçon, qui est d'une Peau blanche, une paire de Gants d'hommes pour lui, & une autre de Gants de femme pour celle qu'il estime le plus, & on lui donne l'explication de l'J. et du B. écrits dans le cercle, qui Sont le Symbole de leur Signes pour Se reconnaître, l'J. Signifie Jackhin, & le B. Boaier, * qui Sont deux mots Anglois, qu'il représentent dans leurs Signes entr'eux, en portant la main droite à la gauche du menton, & la retirant Sur la même ligne du côté droit, & frappent ensuite Sur la basque de l'habit, auÝ du côté droit, après quoi on Se tend la main, en posant le pouce droit Sur la première & grosse jointure de l'index de la main de son camarade, en prononçant le mot de Jackhin, après quoi on Se frappe l'un & l'autre de la main droite Sur la poitrine, puis on Se reprend la main, en Se touchant réciproquement du pouce droit Sur la grosse jointure du doigt medicus, en prononçant le mot de Boaies, ou de Boeffe ; cette cérémonie faite, & cette explication donnée, le Récipiendaire est nommé Frère, & on Se met à Table, où l'on boit, avec la permission du Vénérable Grand-Maître, à la Santé du nouveau Frère ; chacun a Sa bouteille devant Soi, quand on veut boire, on dit, donnée de la Poudre, chacun Se lève, le Grand-Maître dit, chargez, on met la Poudre, qui est le Vin dans le verre ; le Grand Maître dit, mettez la main Sur vos armes, & on boit à la Santé du Frère, en portant le verre à la bouche en trois temps ; après quoi, & avant de remettre son verre Sur la Table, on le porte Sur la mamelle gauche, puis Sur la droite, & ensuite en avant, le tout par trois fois, & en trois autres temps, on le remet perpendiculairement Sur la Table, on Se frappe dans les mains par trois fois, & on crie par trois fois chacun Vivat.

On observe d'avoir Sur la Table trois Flambeaux en triangle. Si par hasard on appercevait ou Soupçonnait que quelqu'un de suspect Se fut introduit, on le déclare en disant, il Pleut, ce qui Signifie qu'il ne faut rien dire.

Comme il pourrait arriver que quelque profane eut découvert les Signes qui dénotent les termes de Jackhin & de Boaies, pour éviter toute Surprise, on dit en Se prenant la main comme il est marqué ci-devant J. à quoi l'autre doit répondre A. le premier K. le Second réplique H. l'autre J & le dernier N. ce qui compose le mot de Jakhin Il est de même de celui de Boaies, en prononçant alternativement & Successivement toutes les lettres de ce mot, & c'est là le vrai coin auquel Se reconnaissent les vrais Frères.


  • Ce mot ce prononce, s'il était écrit Boësse, le nom de Monsieur Haisse, Anglois, s'écrit Hayes.
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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 01:56


Messieurs,

La noble ardeur que vous montrez pour entrer dans l'ancien et très illustre Ordre des francs-maçons est une preuve certaine que vous possédez déjà toutes les qualités nécessaires pour en devenir les membres. Ces qualités sont la philanthropie, le secret inviolable et le goût des beaux-arts.

Lycurgue, Solon, Numa et tous les autres législateurs politiques n'ont pu rendre leurs républiques durables : quelque sages qu'aient été leurs lois, elles n'ont pu s'étendre dans tous les pays et dans tous les siècles. Comme elles étaient fondées sur les victoires et les conquêtes, sur la violence militaire et l'élévation d'un peuple au-dessus d'un autre, elles n'ont pu devenir universelles ni convenir au goût, au génie et aux intérêts de toutes les nations. La philanthropie n'était pas leur base ; le faux amour d'une parcelle d~hommes qui habitent un petit canton de l'univers et qu'on nomme la patrie, détruisait dans toutes ces républiques guerrières l'amour de l'humanité en général. Les hommes ne sont pas distingués essentiellement par la différence des langues qu'ils parlent, des habits qu'ils portent, ni des coins de cette fourmilière qu'ils occupent. Le monde entier n'est qu'une grande république, dont chaque nation est une famille, et chaque particulier un enfant. C'est, messieurs, pour faire revivre et répandre ces anciennes maximes prises dans la nature de I'homme que notre société fut établie. Nous voulons réunir tous les hommes d'un goût sublime et d'une humeur agréable par l'amour des beaux-arts, où l'ambition devient une vertu, où l'intérêt de la confrérie est celui du genre humain entier, où toutes les nations peuvent puiser des connaissances solides, et où les sujets de tous les différents royaumes peuvent conspirer sans jalousie, vivre sans discorde, et se chérir mutuellement. Sans renoncer à leurs principes, nous bannissons de nos lois toutes disputes qui peuvent altérer la tranquillité de l'esprit, la douceur des mœurs, les sentiments tendres, la joie raisonnable, et cette harmonie parfaite qui ne se trouve que dans le retranchement de tous les excès indécents et de toutes les passions discordantes.

Nous avons aussi nos mystères : ce sont des signes figuratifs de notre science, des hiéroglyphes très anciens et des paroles tirées de notre art, qui composent un langage tantôt muet et tantôt très éloquent pour se communiquer à la plus grande distance, et pour reconnaître nos confrères de quelque langue ou de quelque pays qu'ils soient. On ne découvre que le sens littéral à ceux qu'on reçoit d'abord. Ce n'est qu'aux adeptes qu'on dévoile le sens sublime et symbolique de nos mystères. C'est ainsi que les orientaux, les égyptiens, les grecs et les sages de toutes les nations cachaient leurs dogmes sous des figures, des symboles et des hiéroglyphes. La lettre de nos lois, de nos rites et de nos secrets ne présente souvent à l'esprit qu'un amas confus de paroles inintelligibles: mais les initiés y trouvent un mets exquis qui nourrit, qui élève, et qui rappelle à l'esprit les vérités les plus sublimes. n est arrivé parmi nous ce qui n'est guère arrivé dans aucune autre société. Nos loges ont été établies autrefois et se répandent aujourd'hui dans toutes les nations policées, et cependant dans une si nombreuse multitude d'hommes, jamais aucun confrère n'a trahi notre secret. Les esprits les plus légers, les plus indiscrets et les moins instruits à se taire apprennent cette grande science aussitôt qu'ils entrent parmi nous : ils semblent alors se transformer et devenir des hommes nouveaux, également impénétrables et pénétrants. Si quelqu'un manquait aux serments qui nous lient, nous n'avons d'autres lois pénales que les remords de sa conscience et l'exclusion de notre société, selon ces paroles d'Horace :

Est et fideli tuta silentio

Merces : vetabo, qui Cereris sacrum

Vulgarit arcanae, sub isdem

Sit trabibus, fragilemve mecum

Solvat phaselum

Horace fut autrefois orateur d'une grande loge établie à Rome par Auguste, pendant que Mécène et Agrippa y étaient surveillants. Les meilleures odes de ce poète sont des hymnes qu'il composa pour être chantées à nos orgies. Oui messieurs, les fameuses fêtes de Cérès à Eleusine, dont parle Horace, aussi bien que celles de Minerve à Athènes et d'Isis en Egypte n'étaient autres que des loges de nos initiés, où l'on célébrait nos mystères par les repas et les libations mais sans les excès, les débauches et l'intempérance où tombèrent les païens, après avoir abandonné la sagesse de nos principes et la propreté de nos maximes.

Le goût des arts libéraux est la troisième qualité requise entrer dans notre Ordre, la perfection de ce goût fait l'essence, la fin et l'objet de notre union. De toutes les sciences mathématiques, celle de l'architecture, soit civile, soit navale, soit militaire est, sans doute, la plus utile et la plus ancienne. C'est par elle qu'on se défend contre les injures de l'air, contre l'instabilité des flots, et surtout contre la fureur des autres hommes. C'est par notre art que les mortels ont trouvé le secret de bâtir des maisons et des villes pour rassembler les grandes sociétés, de parcourir les mers pour communiquer de l'un à l'autre hémisphère les richesses de la terre et des ondes, et enfin de former des remparts et des machines contre un ennemi plus formidable que les éléments et les animaux, je veux dire contre l'homme même qui n'est qu'une bête féroce, à moins que son naturel ne soit adouci par les maximes douces, pacifiques et philanthropes qui règnent dans notre société.

Telles sont, messieurs, les qualités requises dans notre Ordre dont il faut à présent vous découvrir l'origine et l'histoire en peu de mots.

Notre science est aussi ancienne que le genre humain, mais il ne faut pas confondre l'histoire générale de l'art avec l'histoire particulière de notre société. Il y a eu dans tous les pays et dans tous les siècles des architectes, mais tous ces architectes n'étaient pas des francs-maçons initiés dans nos mystères. Chaque famille, chaque république et chaque empire dont l'origine est perdue dans une antiquité obscure a sa fable et sa vérité, sa légende et son histoire, sa fiction et sa réalité. La différence qu'il y a entre nos traditions et celles de toutes les autres sociétés humaines est que les nôtres sont fondées sur les annales du plus ancien peuple de l'univers, du seul qui existe aujourd'hui sous le même nom qu'autrefois, sans se confondre avec les autres nations quoique dispersé partout, et du seul enfin qui ait conservé ses livres antiques, tandis que ceux de presque tous les autres peuples sont perdus. Voici donc ce que j'ai pu recueillir de notre origine dans les très anciennes archives de notre Ordre, dans les actes du parlement d'Angleterre qui parlent souvent de nos privilèges, et dans la juridiction vivante d'une nation qui a été le centre de notre science arcane depuis le dixième siècle. Daignez, messieurs, redoubler votre attention ; frères surveillants couvrez la loge, éloignez d'ici le vulgaire profane. Procul oh procul este profani, odi profanum vulgus et arceo, favete linguis.

Le goût suprême de l'ordre et de la symétrie et de la projection ne peut être inspiré que par le Grand Géomètre architecte de l'univers dont les idées éternelles sont les modèles du vrai beau . Aussi voyons-nous dans les annales sacrées du législateur des juifs que ce fut Dieu même qui apprit au restaurateur du genre humain les proportions du bâtiment flottant qui devait conserver pendant le déluge les animaux de toutes les espèces pour repeupler notre globe quand il sortirait du sein des eaux. Noé par conséquent doit être regardé comme l'auteur et l'inventeur de l'architecture navale aussi bien que le premier grand-maître de notre Ordre.

La science arcane fut transmise par une tradition orale depuis lui jusqu'à Abraham et aux patriarches dont le dernier porta en Egypte notre art sublime. Ce fut Joseph qui donna aux égyptiens la première idée des labyrinthes, des pyramides et des obélisques qui ont fait l'admiration de tous les siècles. C'est par cette tradition patriarcale que nos lois et nos maximes furent répandues dans l'Asie, dans l'Egypte, dans la Grèce et dans toute la Gentilité, mais nos mystères furent bientôt altérés, dégradés, corrompus et mêlés de superstitions, la science secrète ne fut conservée pure que parmi le peuple de Dieu.

Moïse inspiré du Très-Haut fit élever dans le désert un temple mobile conforme au modèle qu'il avait vu dans une vision céleste sur le sommet de la montagne sainte, preuve évidente que les lois de notre art s'observent dans le monde invisible où tout est harmonie, ordre et proportion . Ce tabernacle ambulant, copie du palais invisible du Très-Haut qui est le monde supérieur, devint ensuite le modèle du fameux temple de Salomon, le plus sage des rois et des mortels. Cet édifice superbe soutenu de quinze cents colonnes de marbre de Paros, percé de plus de deux mille fenêtres, capable de contenir quatre cent mille personnes, fut bâti en sept ans par plus de trois mille princes ou maîtres maçons qui avaient pour chef Hiram-Abif grand-maître de la loge de Tyr, à qui Salomon confia tous nos mystères. Ce fut le premier martyr de notre Ordre...(lacune)... sa fidélité à garder...(lacune)... son illustre sacrifice. Après sa mort, le roi Salomon écrivit en figures hiéroglyphiques nos statuts, nos maximes et nos mystères, et ce livre antique est le code originel de notre Ordre.

Après la destruction du premier temple et la captivité de la nation favorite, l'oint du Seigneur, le grand Cyrus qui était initié dans tous nos mystères constitua Zorobabel grand-maître de la loge de Jérusalem, et lui ordonna de jeter les fondements du second temple où le mystérieux Livre de Salomon fut déposé. Ce Livre fut conservé pendant 12 siècles dans le temple des israélites, mais après la destruction de ce second temple sous l'empereur Tite et la dispersion de ce peuple, ce livre antique fut perdu jusqu'au temps des croisades, qu'il fut retrouvé en partie après la prise de Jérusalem. On déchiffra ce code sacré et sans pénétrer l'esprit sublime de toutes les figures hiéroglyphiques qui s'y trouvèrent, on renouvela notre ancien Ordre dont Noé , Abraham, les patriarches, Moïse, Salomon et Cyrus avaient été les premiers grands-maîtres. Voilà, messieurs, nos anciennes traditions. Voici maintenant notre véritable histoire.

Du temps des guerres saintes dans la Palestine , plusieurs princes, seigneurs et artistes entrèrent en société, firent vœu de rétablir les temples des chrétiens dans la terre sainte, s'engagèrent par serment à employer leur science et leurs biens pour ramener l'architecture à la primitive institution, rappelèrent tous les signes anciens et les paroles mystérieuses de Salomon, pour se distinguer des infidèles et se reconnaître mutuellement... [et décidèrent de] s'unir intimement avec... [les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem]. Dès lors et depuis, nos loges portèrent le nom de loges de saint Jean dans tous les pays. Cette union se fit en imitation des israélites lorsqu'ils rebâtirent le second temple. Pendant que les uns maniaient la truelle et le compas, les autres les défendaient avec l'épée et le bouclier.

Après les déplorables traverses des guerres sacrées, le dépérissement des armées chrétiennes, et le triomphe de Bendocdor soudan d'Egypte pendant la huitième et dernière croisade, le fils de Henry III d'Angleterre, le grand prince Edouard, voyant qu'il n'y aurait plus de sûreté pour ses confrères maçons dans la terre sainte quand les troupes chrétiennes se retireraient, les ramena tous et cette colonie d'adeptes s'établit ainsi en Angleterre. Comme ce prince était doué de toutes les qualités d'esprit et de cœur qui forment les héros, il aima les beaux-arts et surtout notre grande science. Etant monté sur le trône, il se déclara grand-maître de l'Ordre, lui accorda plusieurs privilèges et franchises, et dès lors les membres de notre confrérie prirent le nom de francs-maçons.

Depuis ce temps la Grande-Bretagne devint le siège de la science arcane, la conservatrice de nos dogmes et le dépositaire de tous nos secrets. Des îles britanniques l'antique science commence à passer dans la France. La nation la plus spirituelle de l'Europe va devenir le centre de l'Ordre et répandra sur nos statuts les grâces, la délicatesse et le bon goût, qualités essentielles dans un Ordre dont la base est la sagesse, la force et la beauté du génie. C'est dans nos loges à l'avenir que les français verront sans voyager, comme dans un tableau raccourci, les caractères de toutes les nations, et c'est ici que les étrangers apprendront par expérience que la France est la vraie patrie de tous les peuples.


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 01:17

LIVRES SUR LA SYMBOLIQUE DU RITE FRANCAIS

 

Titre : La symbolique maçonnique du troisième millénaire

Auteur : Irène Mainguy

Paru le : 09/10/2001

Editeur : Dervy 


 


Titre : Symbolique des grades de perfection (du REAA) et des ordres de sagesse (du Rite Français)

Auteur : Irène Mainguy

Paru le : 22/09/2003

Editeur : Dervy


 


Titre : Le Rite Français du premier grade au Ve ordre

Auteur : Hervé Vigier

Paru le : 14/01/2004

Editeur : Télètes


 


Titre : Le rite français. L'apprenti et le compagnon dans le rite français ou moderne

Auteur : Hervé Vigier

Paru le : 01/05/2004

 Editeur : Télètes


 


Titre : Le Rite français.  Du Maître au Chevalier Maçon

Auteur : Hervé Vigier

Paru le : 27/04/2005

Editeur : Télètes



Titre : De la Symbolique des chapitres en Franc-Maçonnerie. REAA  et Rite Français

Auteur : Irène Mainguy

Paru le : 24/09/2005

Editeur : Dervy

 

 

 

 

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 02:36


La Loge sera décorée comme au grade d'Apprenti, avec les différences dont il va être parlé.

Le tableau mystérieux sera placé avec de la craie sur le plancher et effacé chaque fois. On pourra cependant lui substituer un tableau peint sur toile, qu'on étendra sur le plancher. Les Loges ne peuvent être assez invitées de ne se servir d'un tableau peint que le moins possible. L'habitude de tracer le tableau à chaque assemblée, inculquera bien mieux dans l'esprit tous les objets qui le composent, et le sens qu'ils renferment, qu'une peinture froide à l'explication de laquelle on fait assez peu attention.

On dessinera sur ce tableau tous les objets qu'on a détaillés pour le grade d'apprenti : on y ajoutera dans la partie supérieure et au milieu, l'étoile flamboyante ; mais on ne la dessinera qu'après que les Apprentis seront sortis.

On placera près de la colonne du Premier Surveillant sur la petite table placée derrière le Premier Maitre des Cérémonies, un maillet, un ciseau, un compas, une règle, une pince levier, et une équerre.

On dessinera l'étoile flamboyante, au milieu de laquelle est un G, et on éclairera la colonne du midi qui doit laisser voir un B, en transparent, ainsi que l'étoile flamboyante qui doit être au plafond de la Loge au milieu d'un ciel parsemé d'étoiles, si cela est praticable, sinon au dessus du Vénérable, au dessous ou au dessus du dais.


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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 19:11

II

RÈGLEMENTS GÉNÉRAUX

modelés sur ceux donnés par le Très Haut

et Très Puissant Prince Philippe, duc de

Wharton, Grand Maître des Loges du

Royaume de France, avec les changements

qui ont été faits par le présent Grand

Maître Jacques Hector Macleane, chevalier,

baronet d'Écosse, et qui ont été donnés

avec l'agrément de la Grande Loge à la

Grande Assemblée tenue le 27 décembre

1735, jour de Saint-Jean-l'Évangéliste,

pour servir de règle à toutes les Loges

dudit Royaume.

Article Premier

Le Grand Maître ou son Député

a droit et autorité, non seulement

d'être présent dans toute Loge

régulière, mais aussi de présider

partout où il est, avec le Maître de

la Loge à sa main gauche, comme

aussi d'ordonner à ses Grands Surveillants

de l'accompagner, qui ne

doivent cependant pas agir comme

Surveillants dans les Loges particulières

qu'en sa présence et par son

ordre, parce que le Grand Maître y

peut ordonner aux Surveillants de

cette Loge, ou à quelques autres

Frères qu'il lui plaît, de l'accompagner

et d'agir comme Surveillants

« pro tempore »

ART. 2

Le Maître d'une Loge particulière

a droit et pouvoir d'assembler

les membres de sa Loge en

chapitre quand bon lui semble, au

lieu et à l'heure où ils doivent

s'assembler et, en cas de maladie,

mort ou absence indispensable

du Maître, le Premier Surveillant

doit agir comme Maître « pro

tempore », à moins qu'il ne s'y

trouve quelque Frère qui ait été

auparavant Maître de la Loge, car,

dans ce cas, l'autorité du Maître

absent retourne à celui qui a été

dernièrement Maître, quoiqu'il ne

puisse agir qu'après que le Premier

Surveillant (ou, en son absence, le

Second) aura assemblé la Loge.

ART. 3

Le Maître de chaque Loge particulière,

ou un de ses Surveillants,

ou quelque autre Frère

par son ordre, doit tenir un livre

en forme de registre qui

contienne leurs règles particulières,

les noms de leurs membres,

avec une liste de toutes les Loges

de la ville, le temps et le lieu ordinaire

de s'assembler, et tout ce qui

se passe chez eux qui convient

d'être enregistré.

ART. 4

Aucune Loge ne recevra

qu'avec la dispense du Grand

Maître ou de son Député, plus de

cinq nouveaux Frères à la fois, ni

personne au-dessous de vingt-cinq

ans qui doit être aussi son maître.

ART. 5

Personne ne peut être fait ni

reçu membre d'une Loge particulière

sans en donner avis à ladite

Loge un mois auparavant, afin de

faire les perquisitions nécessaires

de la capacité, vie et moeurs du

postulant, à moins qu'il ne soit

avec la dispense susdite.

 ART. 6

Personne ne peut entrer

comme Frère dans une Loge particulière,

ni en être membre, sans

le consentement unanime de cette

Loge et de tous ses membres alors

présents quand le postulant est

proposé, et leur consentement

doit être formellement demandé

par le Maître et ils doivent témoigner

leur consentement ou opposition

d'une manière prudente,

soit virtuellement ou en forme,

pourvu que cela soit avec unanimité,

et ce privilège n'est pas sujet

à dispense, parce que les membres

d'une Loge particulière se

peuvent mieux juger et, s'ils

étaient obligés de recevoir un

membre malgré eux, cela pourrait

ôter la liberté, nuire à l'harmonie

et même rompre et disperser la

Loge, ce que tous bons et véritables

Frères doivent éviter

ART. 7

Chaque nouveau Frère doit, à

sa réception, habiller la Loge avec

décence, et tous les Frères présents,

et déposer quelques fonds

pour secourir les Frères dans le

besoin, selon que le postulant

jugera à propos, au dessus de ce

qui est statué par les règles de

cette Loge particulière ; lesquels

fonds resteront ès mains du

Maître, Surveillants ou du Trésorier,

si les membres jugent convenable

d'en élire un. Le postulant

promettra aussi solennellement de

se soumettre aux Constitutions,

Règles, Charges, Coutumes et

bons Usages qui lui seront intimés

en temps et lieu convenables.


ART. 8

Aucuns Frères, ni nombre de

Frères ne se sépareront de la Loge

dans laquelle ils ont été reçus

Frères, ou après, admis comme

membres, à moins que la Loge ne

devienne trop nombreuse, ni

même alors sans la susdite dispense.

Et lorsqu'ils seront ainsi

séparés, il faut qu'ils se joignent

sans retard à une autre Loge qui

leur convient le mieux, avec le

consentement unanime de cette

Loge, où ils vont (comme il est cidevant

mentionné) ou il faut

qu'ils obtiennent l'agrément du

Grand Maître pour être constitués

dans une nouvelle Loge.

Si un nombre de Frères font

une Loge sans l'agrément du

Grand Maître, les Loges régulières

ne doivent pas les souffrir, ni les

favoriser, ni les reconnaître pour

légitimes Frères dûment assemblés,

ni approuver aucun de leurs

faits et actions. Au contraire, ils

doivent les traiter et les regarder

comme des rebelles, jusqu'à ce

qu'ils s'humilient selon que le

G.M. jugera convenable et qu'il

les reconnaisse en constituant une

Loge pour eux dans les formes, et

cela doit être communiqué aux

autres Loges, comme il est

d'usage lorsqu'une nouvelle Loge

doit être enregistrée dans la liste

des Loges.

ART. 9

Si un Frère se comporte d'une

manière à troubler et inquiéter sa

Loge, il sera deux fois dûment

averti par le Maître ou les Surveillants,

dans une Loge régulière-

-ment assemblée et, s'il ne se

corrige point en se soumettant

humblement à l'avis de ses Frères,

qu'il doit bien prendre garde de ne

plus offenser, on doit le traiter

selon les lois de cette Loge particulière,

ou selon que l'Assemblée

de Trimestre en décidera, et pour

ce que 5 l'on peut après faire un

règlement nouveau.

ART. 10

La pluralité des membres de

chaque Loge assemblée auront le

privilège de donner des instructions

à leurs Maître et Surveillants

avant l'Assemblée du chapitre ou

Loge générale, aux trois Assemblées

de Trimestre ci-après mentionnées,

et aussi avant l'Assemblée

annuelle et de la Grande Loge

parce que leurs Maître et Surveillants

sont leurs représentants et

doivent annoncer leurs sentiments.

ART. 11

Toutes les Loges particulières

doivent observer les mêmes usages,

autant qu'il est possible. Pour cet

effet et pour cultiver une bonne

intelligence entre Maçons libres,

quelques membres de chaque

Loge seront nommés pour visiter

les autres Loges tant qu'ils le jugeront

nécessaire.

ART. 12

La Grande Loge annuelle

consiste et est composée des

Maîtres et Surveillants de toutes

les Loges particulières et régulières

qui sont enregistrées à la

Grande Loge, avec le Grand Maître

 à leur tête, son Député à sa

gauche, le Grand Trésorier à sa

gauche, le Grand Secrétaire à sa

droite, le Porte-Épée à sa droite,

et les Grands Surveillants à leurs

lieux et places. Il doit y avoir tous

les ans trois Assemblées de Trimestre,

savoir le jour de la Notre-

Dame de mars, le jour de la Saint-

Jean-Baptiste 6 et le jour de la

Saint-Michel dans un lieu convenable

que le G.M. nommera où

aucun Frère qui n'en soit membre

ne peut être présent sans dispense,

et tant qu'il y restera, il ne

lui sera pas permis de donner sa

voix, ni de dire son sentiment

sans en demander la permission

de la Grande Loge, qu'elle lui soit

accordée, et qu'elle ne soit

dûment sollicitée par ladite Loge.

Toutes choses doivent être faites

et déterminées dans la Grande

Loge à la pluralité des voix,

chaque membre en ayant une et

le Grand Maître deux, à moins

que ladite Loge ne réfère certaines

choses à la décision du G.M. afin

d'accélérer.

ART. 13

A ladite Assemblée de Trimestre,

tout ce qui regarde la Fraternité

en général ou des Loges

particulières ou quelque Frère en

particulier, doit se passer tranquillement

et être mûrement pesé.

Les Apprentis doivent seulement

sans une dispense être ici

reçus Experts et Maîtres.

Tous les différends, qui ne

peuvent être accommodés dans le

particulier, ni dans une Loge particulière,

doivent y être décidés

après un exact examen et de

sérieuses réflexions sur la nature

desdits différends ; et si quelque

Frère trouve qu'on ne lui a pas

rendu justice dans cette Assemblée,

il peut en appeler à la prochaine

Grande Loge annuelle et

donner son appel par écrit au

G.M. ou à son Député ou aux

Grands Surveillants.

C'est à cette Loge que les

Maître ou Surveillants de chaque

Loge particulière doivent

apporter une liste particulière des

membres qui ont été reçus ou

même admis dans leurs Loges particulières

depuis la dernière

Assemblée de la Grande Loge.

Et le G.M., son Député, ou

quelque Frère, que la Grande Loge

nommera Secrétaire, aura un livre

où l'on enregistrera toutes les

Loges, le temps et le lieu qu'ils s'assemblent,

les noms de tous les

membres de chaque Loge, et toutes

les affaires de la Grande Loge qui

conviennent d'y être insérées.

Ils doivent aussi songer à une

méthode prudente et effective

d'engager les Frères à secourir les

Frères indigents et disposer de

l'argent donné pour le soulagement

des vrais Frères pauvres ou

infortunés, et point d'autres, mais

chaque Loge disposera de leurs

fonds en faveur des Frères selon

leurs règlements particuliers,

jusqu'à ce que toutes les Loges

conviennent par un règlement

nouveau de joindre ces fonds à

ceux de la Grande Loge, à l'Assemblée

annuelle, ou à celle du

Trimestre, afin d'en faire des

fonds communs pour mieux et

plus solidement secourir les Frères

qui se trouvent dans le besoin.

Ils nommeront aussi un Trésorier,

qui soit un Frère d'un bien raisonnable,

qui sera, en vertu de sa

charge, membre de la Grande

Loge. Il sera toujours présent et

aura le pouvoir de proposer quelque

chose à la Grande Loge, particulièrement

ce qui regarde son office.

Il sera chargé de l'argent

donné pour faire des oeuvres charitables

ou quelque autre usage de

la Grande Loge.

Il doit l'écrire dans un livre et

marquer l'intention de celui qui

lui donnera telle ou telle somme

d'argent, qu'il ne doit débourser

que par un ordre signé : Tel, dont

la Grande Loge conviendra par

un nouveau règlement.

Il n'aura point de voix à l'élection

du G.M. ou Grands Surveillants,

mais bien dans toute

autre chose, de même que le

Secrétaire, qui sera membre de la

Grande Loge en vertu de sa charge,

et donnera sa voix en tout, excepté

à l'élection susdite. Le Trésorier et

le Secrétaire auront chacun un

commis qui doit être un Frère

Expert, mais il ne doit jamais être

membre de la Grande Loge, ni

parler sans être requis.

Le G.M. ou son Député ordonnera

toujours au Trésorier, au

Secrétaire et à leurs commis d'apporter

leurs livres pour les examiner

et voir ce qui doit se faire

lorsque l'occasion est pressante.

Un Frère Expert doit être

nommé pour garder la porte de la

Grande Loge, mais il n'en sera pas

membre.

Ces charges peuvent être plus

amplement expliquées par un

nouveau règlement lorsque la Fraternité

jugera que le cas le requiert.

ART. 14

Si le G. M. et son Député se

trouvaient absents de quelque

Grande Loge fixée ou non fixée de

trimestre ou annuelle, alors le

Maître actuel d'une Loge, qui est le

plus ancien Maçon libre, prendra

la chaire et présidera comme

G. M. « pro tempore », et sera

revêtu des honneurs et du pouvoir

attachés à la dignité de G.M.

pourvu qu'il n'y ait point de Frère

présent qui ait auparavant [été] 9

G. M. ou Député Grand Maître,

car le dernier G. M. ou le dernier

Député étant présent prend de plein

droit la place de G.M. ou de son

Député lorsqu'ils sont absents.

ART. 15

Personne ne peut officier, ni

exercer comme Surveillants dans

la Grande Loge que les Grands

Surveillants mêmes s'ils sont présents.

Mais s'ils sont absents, le

G. M. ou celui qui préside à sa

place nommera des Grands Surveillants

« pro tempore », dont les

places seront remplies par deux

Experts de la même Loge qui y

seront envoyés par le Maître de

ladite Loge et, s'il l'omet, alors ils

y seront appelés par le Grand

[Maître] afin que la Grande Loge

soit toujours complète.

ART. 16

Les Grands Surveillants ou

quelque autre Frère doivent premièrement

consulter le Député

sur les affaires de la Loge ou celles

des Frères, et ne doivent s'adresser

au G. M. sans la participation du

Député, à moins qu'il ne refuse

d'y concourir, auquel cas, ou en

cas de quelque opposition entre le

Député et les Grands Surveillants

ou autres Frères, les deux parties

doivent de concert se présenter au

G. M. qui peut facilement terminer

leur dispute et les mettre

d'accord en vertu de sa grande et

puissante autorité.

Le G. M. ne doit recevoir

aucune communication d'affaire

qui regarde la Maçonnerie que de

son Député, excepté dans certains

cas dont Sa Grandeur peut bien

juger, car si l'on s'applique irrégulièrement

au G. M., il peut

ordonner aux Grands Surveillants,

ou à d'autres Frères qui

s'appliquent ainsi, d'aller trouver

son Député, qui doit accélérer

l'affaire en la mettant en bon

ordre devant Sa Grandeur.

ART. 17

Aucun Député G. M., Grand

Surveillant, Trésorier, Secrétaire,

ou quelqu'un qui agit pour eux

« pro tempore » ne peut en même

temps être Maître et Surveillant

d'une Loge particulière.Mais

lorsque aucun d'eux s'est acquitté

des obligations de sa charge avec

honneur, il retourne au poste

qu'il a eu dans sa Loge particulière

dont il avait été appelé.

ART. 18

Si le Député G. M. est indisposé

ou indispensablement obligé

de vaquer à quelque affaire, le

G. M. peut choisir un Frère

Expert, tel qu'il lui plaît, pour son

Député « pro tempore ».Mais

celui qui est élu Député par le

G. M. à la Grande Loge et aussi

les Grands Surveillants, ne

peuvent être déchargés sans que

la pluralité des voix à la Grande

Loge n'en décide et, s'il est mutin,

le Grand Maître peut assembler

une Grande Loge exprès pour

avoir leurs décisions et leur sentiment

touchant le fait. En ce cas, si

la pluralité ne peut pas réconcilier

le G. M. et son Député ou ses Surveillants,

elle doit concourir et

agréer que le G.M. décharge ledit

Député et lesdits Surveillants et

choisisse un autre Député sur le

champ, et que ladite Loge choisisse

en ce cas d'autres Surveillants afin

que l'Union, l'Harmonie et la

Concorde se maintiennent à

jamais parmi les Maçons libres.

Art. 19

Si le G. M. abusait de son autorité

et se rendait indigne de

l'obéissance et sujétion des Loges,

il sera traité de la manière dont on

conviendra par un nouveau règlement.

Mais jusqu'à présent cette

ancienne Fraternité n'a pas eu lieu

d'en avoir besoin, parce que tous

les Grands Maîtres se sont tellement

bien comportés qu'ils se sont

rendus dignes de cette honorable

et respectable charge.

Art. 20

Le G. M. avec son Député et

ses Surveillants, visitera au moins

une fois toutes les Loges qui sont

dans la ville pendant qu'il est en

charge.

Art. 21

Si le G. M. meurt durant son

ministère, qu'il soit malade, qu'il

soit outre-mer, ou de quelque autre

manière hors d'état de remplir sa

charge et s'acquitter de ses fonctions,

le Député, ou, en son absence,

le Premier Grand Surveillant, ou,

en son absence, le Second, ou, en

son absence, trois Frères actuellement

Maîtres de Loges, se joindront

pour assembler au plus tôt une

Grande Loge et consulter ensemble

sur ce qu'on doit faire dans une

occurrence aussi fâcheuse et aussi

pressante, et de députer deux

d'entre eux pour inviter le dernier

G. M. de reprendre la charge qui

lui revient "ipso facto" et, s'il la

refuse, il faut inviter l'avantdernier,

et ainsi en rétrogradant ;

mais si l'on ne peut pas trouver un

précédent G. M., alors le Député

agira comme chef jusqu'à ce qu'on

en élise un autre, et, s'il n'y a point

de Député, c'est au plus ancien

Maître à s'en charger.

Art. 22

Les Frères de toutes les Loges

dans la ville et aux environs de

Paris s'assembleront à la Fête et

Communication annuelle dans un

lieu convenable le 27 décembre,

jour de Saint-Jean-l'Évangéliste,

et les Loges éloignées enverront leur

députation. La pluralité des

Maîtres et Surveillants, avec le

G. M., son Député et ses Surveillants

doivent convenir à l'Assemblée

de Trimestre de la Saint-

Michel qu'il y aura une Fête à

l'Assemblée générale de tous les

Frères, car si le plus grand

nombre des susdits s'y opposent,

il faut la laisser tomber au néant.

Mais qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas

une Fête pour tous les Frères, il

faut toujours que la Grande Loge

s'assemble le jour de la Saint-

Jean-l'Évangéliste pour élire

chaque année un Grand Maître et

les Grands Surveillants.

Art. 23

Si le G. M. et [le] plus grand

nombre de Maîtres et Surveillants

conviennent de faire une grande

Fête, selon l'ancienne et louable

coutume des Maçons libres, alors

les Grands Surveillants auront

soin de préparer les billets qui

seront cachetés du cachet du

G. M., de distribuer lesdits billets,

d'en recevoir l'argent, de pourvoir

à tout ce qu'il faut pour la Fête, de

trouver un lieu propre et convenable

pour la célébrer, et finalement

d'avoir toutes autres choses

nécessaires pour bien recevoir et

bien dûment régaler les Frères.

Mais afin que tous ces soins ne fatiguent

pas trop les deux Grands

Surveillants, et que toutes choses

soient bien ménagées, le G. M. ou

son Député aura le pouvoir de

nommer un certain nombre

d'agents, comme le G. M. jugera à

propos, pour agir de concert avec

les deux Grands Surveillants, et

tout ce qui regarde la Fête doit être

décidé entre eux à la pluralité des

voix ; à moins que le G. M. ou son

Député ne décide sur quelque chose

qu'il veut qui se fasse.

Art. 24

Lesdits Surveillants et agents

s'adresseront en temps et lieu au

G. M. ou à son Député pour recevoir

leurs ordres sur ce qui est dit à

l'article précédent.Mais si Sa

Grandeur ou son Député sont

malades ou absents, pour d'autres

raisons indispensables, ils convoqueront

les Maîtres et Surveillants

des Loges pour avoir leurs avis et

leurs ordres sur ce qu'ils doivent

faire, ou ils pourront prendre sur

eux le tout et faire de leur mieux.

Les Grands Surveillants et agents

doivent rendre compte de l'argent

qu'ils auront reçu et dépensé à la

Grande Loge, après le dîner, ou

quand la Grande Loge voudra examiner

leurs comptes.

Si le G. M. veut, il peut ordonner

aux Maîtres et Surveillants des

Loges particulières de donner leur

avis sur ce qui concerne la Fête ou

de prendre sur lui le tout. *b

Art. 25

Chaque Maître de Loge

nommera un Expert habile et

prudent de sa Loge pour former

un nombre de commissaires qui

doivent se trouver dans un lieu

convenable pour recevoir les

Frères qui apporteront des billets,

et pourront converser avec eux,

s'ils le jugent à propos, afin d'ad-

mettre ou d'exclure selon que le

cas le requiert, pourvu toutefois

qu'ils ne renvoient personne

avant que d'informer les Frères,

qui sont au-dedans, de leurs

motifs pour qu'un véritable Frère

ne soit pas injustement exclu, ni

un faux Frère ou pur prétendant

furtivement admis. Ces commissaires

doivent s'y trouver de

bonne heure, le jour de la Saint-

Jean-l'Évangéliste avant que personne

y vienne avec des billets.

Art. 26

Le G. M. nommera un ou plusieurs

Frères de confiance pour

garder les portes et ils doivent

être de bonne heure pour des

bonnes raisons au lieu où l'on

s'assemble ledit jour et être à

l'ordre des commissaires.

Art. 27

Les Grands Surveillants ou les

agents nommeront d'avance un

nombre de Frères pour servir à

table, qu'ils jugeront capables de

s'en acquitter et peuvent

consulter les Maîtres et Surveillants

des Loges là-dessus s'ils

le jugent à propos et peuvent

admettre tel ou tel à leur recommandation,

car personne ne peut

servir ce jour-là que des Maçons

libres et acceptés comme tels,

pour que l'Assemblée soit libre et

remplie d'une agréable harmonie.

Art. 28

Tous les membres de la

Grande Loge doivent être au lieu

dénommé longtemps avant le

dîner avec le G. M. ou leur Député

à leur tête, qui se retireront et se

fermeront eux-mêmes, et ceci se

fait par les raisons suivantes :

1° pour recevoir aucun appel

dûment fait à la Loge, il faut que

l'appelant soit entendu; après

quoi, s'il est possible, il faut à

l'amiable terminer l'affaire avant

dîner ; mais sinon, il faut la différer

jusqu'après l'élection du

G. M. et si elle n'était pas terminée

après le dîner, elle sera

remise et référée à un nombre de

commissaires particuliers qui la

termineront avec douceur et en

feront leur rapport à la première

Assemblée de Trimestre, afin que

l'amitié fraternelle règne toujours

parmi les Frères ;

2° pour prévenir toutes disputes

et désagréments qui peuvent

arriver ce jour-là, il est nécessaire

que chacun des Frères ait une

attention particulière de ne pas

interrompre l'harmonie et les

agréments qu'on doit trouver à

cette Fête ;

3° il faut consulter sur tout ce

qui regarde la décence de cette

grande Assemblée afin d'éviter

toutes choses à ce contraires ;

4° il faut examiner toute affaire

importante qui peut être proposée

par les Loges particulières

ou par leurs représentants.

Art. 29

Après que toutes choses seront

discutées à fond, le G. M., son

Député, les Grands Surveillants

ou les agents, le Secrétaire, le Trésorier,

leurs commis et tous autres

se retireront et laisseront les

Maîtres et Surveillants des Loges

particulières seuls afin de procéder

amiablement à l'élection d'un

nouveau G. M. ou à continuer

celui qui est actuellement en

charge, s'ils ne le font pas le jour

précédent, et au cas qu'ils soient

tous unanimement d'accord de le

continuer, Sa Grandeur sera

appelée et très humblement suppliée

de vouloir faire l'honneur à la

Fraternité de les gouverner l'année

suivante. Après le dîner, l'on saura

s'il accepte ou non, car si on le sait

que par l'élection même.

Art. 30

Alors les Maîtres, les Surveillants

et tous les Frères peuvent

se communiquer et se parler particulièrement,

ou de se mettre

ensemble comme il leur plaît,

jusqu'à ce qu'on serve le dîner et

que chaque Frère aura pris sa

place à table.

Art. 31

Quelque temps après le dîner,

la Grande Loge est formée en

présence de tous les Frères qui

n'en sont pas encore membres ;

par conséquent, ils ne doivent

pas parler jusqu'à ce qu'ils en

soient requis.

Art. 32

Si le G. M. de l'année précédente

consent en particulier et

avant le dîner, avec les Maîtres et

Surveillants, de continuer l'année

suivante, alors un membre de la

Grande Loge député pour cet

effet fera l'éloge et l'analyse du

sage gouvernement et de la prudente

conduite de Sa Grandeur,

etc. Et ensuite, se tournant vers

lui, il le suppliera très humblement

au nom de la Grande Loge

de faire l'honneur à la Fraternité,

s'il est noble, sinon il faut dire

d'avoir la bonté, de continuer

Grand Maître l'année suivante, et

Sa Grandeur déclarant son consentement

par une salutation ou par

une harangue, ledit membre

député pour la Grande Loge, le

proclamera G. M. et tous les

membres de la Loge le salueront

dans la forme requise et auront la

liberté pendant un peu de temps

de le congratuler et lui marquer le

plaisir et la satisfaction qu'ils ont

de l'avoir pour G. M.

Art. 33

Mais si les Maîtres et Surveillants

n'ont pas demandé en

particulier au dernier G. M. de

continuer une autre année dans sa

charge, et que cette demande n'ait

pas été faite ce jour-là ou le jour

précédent, ou si lui-même après

avoir été sollicité n'a pas consenti,

alors le dernier G. M. nommera

son successeur, et si la Grande

Loge l'approuve unanimement et

qu'il y soit présent, le nouveau

G. M. sera proclamé, salué et félicité

comme il est dit ci-devant et

sur-le-champ installé par le

dernier G. M. suivant l'usage.

Art. 34

Mais si l'on n'acquiesce pas

unanimement à cette nomination,

on en élira sans retard un autre

par billets, dans lesquels le G. M.

en charge, les Maîtres et Surveillants

des Loges particulières

écriront le nom de celui que

chacun d'eux veut nommer, et

celui qui aura la pluralité des voix

en sa faveur sera G. M. pour

l'année suivante, et, s'il est présent,

il sera proclamé, etc., comme

dessus suivant la coutume.

Art. 35

Le dernier G. M. ainsi continué

ou le nouveau G. M. ainsi installé,

nommera ensuite son Député, soit

le dernier ou un autre qui sera

déclaré, salué etc., comme il est cidevant

marqué. Le G. M.

nommera aussi ses Grands Surveillants

et, si la Grande Loge

adhère unanimement à la nomination,

ils seront déclarés, etc., de la

même manière ; mais si l'on n'adhère

pas, on les élira par billets, et

ainsi de l'élection des Surveillants

dans les Loges particulières, si les

membres de la Loge n'approuvent

pas le choix du Maître.

Art. 36

Mais le Frère que le dernier

G.M. nommera pour son successeur,

ou que le plus grand

nombre de la Grande Loge élira

par billets, se trouve absent de la

grande Fête, soit par maladie ou

autrement, il ne peut être proclamé

G. M. à moins que le

dernier G. M. ou quelqu'un des

Maîtres ou des Surveillants de la

Grande Loge ne puisse répondre

sur l'honneur d'un Frère, que

celui qui est ainsi élu et nommé

acceptera de bon gré et de bon

coeur ladite charge, auquel cas le

dernier G. M. exercera comme

substitut et nommera le Député

et les Surveillants en son nom et

recevra pour lui les honneurs,

hommages et les acclamations de

joie ordinaires.

Art. 37

Alors le G. M. permettra à tout

Frère Expert ou Apprenti de

parler en adressant son discours à

Sa Grandeur et de proposer

quelque chose pour le bien de la

Fraternité, ce qui doit être décidé

sans délai, ou venu au jugement

de la Grande Loge à leur prochaine

Assemblée, quand tout cela

est fait

Art. 38

Le G. M., son Député ou

quelque Frère nommé par lui,

haranguera tous les Frères, et leur

donnera de bons et salutaires

conseils. Et finalement, après

d'autres certaines occupations qui

ne peuvent être écrites dans aucun

langage, les Frères pourront s'en

aller ou rester comme ils le jugeront

à propos et convenir (sic).

Art. 39

Chaque Grande Loge annuelle

a un pouvoir et une autorité

incontestable de faire de nouveaux

règlements ou de changer les

autres pour le bien et avantage de

cette ancienne Fraternité, pourvu

néanmoins que les anciennes

marques de la Terre soient inviolablement

conservées, et que

lesdits changements ou nouveaux

règlements soient proposés et

approuvés par l'Assemblée de Trimestre

qui précède la Grande

Fête annuelle, et qu'ils soient présentés

par écrit avant le dîner à

tous les Frères, même aux plus

jeunes Apprentis pour être par

eux vus et lus, parce que le

consentement de la pluralité des

Frères est absolument nécessaire

pour qu'ils soient obligés de les

observer, ce qui doit être solennellement

demandé après le

dîner, lorsque le nouveau G. M.

est installé, comme il a été

demandé et obtenu à l'égard des

présents règlements quand ils ont

été proposés par la Grande Loge.

III

APPROBATION

Comme depuis le gouvernement

de N.T.R.G.M. Philippe,

duc de Wharton, on avait pour

quelque temps négligé l'exacte

observance des règlements de la

Maçonnerie au préjudice de

l'Ordre et de l'harmonie des

Loges, Nous, Jacques-Hector

Macleane, chevalier, baronet d'Écosse,

présent G. M. de la très

ancienne et très honorable Fraternité

des Francs-Maçons dans le

Royaume de France, avec notre

Député, nos Grands Surveillants,

nos Grands Officiers, les Maîtres

et Surveillants des autres Loges

dudit Royaume et le consentement

unanime de tous les Frères,

ayant ordonné de faire les changements

que nous avons jugé

nécessaires dans les Règlements

qui ont été donnés par le susd.

G. M. et les ayant vus et examinés

dans la forme ci-devant transcrite,

les approuvons, et à

l'exemple de N.T.R. prédécesseur,

ordonnons qu'ils soient reçus

dans toutes les Loges particulières

sous notre juridiction, comme les

seuls règlements que les Francs-

Maçons dudit Royaume sont

obligés de suivre et ordonnons en

outre qu'ils soient lus à la réception

des nouveaux Frères et

lorsque le Maître de chaque Loge

le jugera convenir.

Donné à Paris et scellé des

sceaux de la Grande Loge le

27 décembre, jour de Saint-Jean

l'Évangéliste, 1735.

(Signé :)Macleane.

(Et plus bas :)

Par Ordre du T. R. G. M. :

L'abbé Moret, Grand Secrétaire.


IV

Nous Charles Radclisse (sic),

comte Darnenwater, pair d'Angleterre,

présent G. M. de la Très

ancienne et Très honorable Fraternité

des Francs-Maçons du

royaume de France, approuvons

les susd. règlements dans la forme

devant prescrite.

Donné à Paris et scellé des

sceaux de la Grande Loge le

27 décembre, jour de Saint-Jean

l'Évangéliste, 1736

(Signé :)Le comte Darnenwater

(sic). (Et plus bas :)

Par Ordre du T. R. G. M. :

L'abbé Moret, Grand Secrétaire.


  V

MANIÈRE DE CONSTITUER

UNE NOUVELLE LOGE,

ainsi qu'il a été toujours pratiqué conformément

aux anciens usages des Maçons.


[1] Une nouvelle Loge doit

être solennellement constituée

par le G. M. avec son Député et

ses Surveillants, et, en l'absence

du G. M., le Député doit agir

pour lui et choisir quelque Maître

de Loge pour l'aider et, en cas que

le Député soit absent, le G. M.

fera venir quelque Maître de Loge

pour faire les fonctions de Député

« pro tempore ».

[2] Les candidats ou le

nouveau Maître et les nouveaux

Surveillants étant encore parmi

les Compagnons, le G. M. demandera

à son Député s'il les a examinés

et s'il trouve le candidat

instruit dans la noble science et

dans l'Art royal, et dûment versé

dans nos mystères, etc. Et le

Député, répondant d'une

manière affirmative, citera par

ordre du G. M. le candidat

d'entre les compagnons et le présentera

au G. M. en disant : « T.V.

G. M., les Frères ici présents

demandent de s'assembler et de

former une nouvelle Loge. Je présente

ci mon digne Frère pour

être leur Maître, que je connais

être homme expert et de bons

principes, fidèle et sincère, et

amateur de toute la Fraternité en

quelque lieu de la terre qu'elle se

trouve dispersée. »

[3] Alors, le G. M., plaçant le

candidat à sa gauche et ayant

demandé et obtenu le consentement

unanime de tous les Frères,

dira : « Je constitue et forme ces

bons Frères en une nouvelle Loge

et je vous nomme le Maître, ne

doutant pas de votre capacité

pour préserver le ciment de la

Loge, etc. », avec quelques autres

expressions propres et usitées en

cette occasion, mais qu'il ne

convient pas de mettre par écrit.

[4] Sur cela, le Député fera le

récit des charges et devoirs d'un

Maître et le G. M. demandera au

candidat : « Vous soumettez-vous

à ces charges, ainsi que les Maîtres

tont fait de tout temps? » Et le

candidat ayant témoigné par sa

soumission de vouloir bien

remplir son devoir, le G. M. l'installera

avec certaines cérémonies

et coutumes anciennes, et lui fera

présent des Constitutions, du

livre de la Loge et des instruments

de son emploi, non pas tous à la

fois, mais l'un après l'autre. Après

quoi, le G. M. ou son Député

répétera combien la charge qui

répond aux choses qu'on vient de

lui présenter est facile et moelleuse

ou pleine de morale et de

bonnes intentions.

[5] Ensuite, les membres de

cette Loge doivent saluer tous

ensemble le G. M. et le remercier

incontinent après qu'ils rendront

hommage à leur nouveau Maître

et leur témoigneront leur sujétion

et leur obéissance.

[6] Le Député, les Grands Surveillants

et tous autres Frères présents

qui ne sont point membres

de cette nouvelle Loge, féliciteront

premièrement le nouveau

Maître, et ce dernier témoignera

sa gracieuse reconnaissance au

G. M., et ensuite aux autres,

suivant leur rang.

[7] Après quoi, le G. M. priera

le nouveau Maître de commencer

les fonctions de sa charge en

nommant ses Surveillants, et le

nouveau Maître, appelant deux

compagnons, les présentera au

G. M. afin qu'il les approuve, et à

la Grande Loge pour avoir leur

consentement. Ce qui étant

accordé, le premier ou le second

Grand Surveillant, ou quelque

Frère représentant pour eux, fera

le récit des charges des Surveillants

et les candidats étant

solennellement interrogés par le

nouveau Maître lui témoigneront

sa soumission.

[8] Sur cela, le nouveau

Maître, en leur faisant présent des

instruments de leur office, les installera

dans les formes. Et les

Frères de cette nouvelle Loge

exprimeront leur obéissance aux

nouveaux Surveillants par la félicitation

ordinaire.

[9] Cette Loge étant ainsi

constituée et formée sera [enregistrée

dans le livre du Grand

Maître et sa constitution ou formation

déclarée par son ordre

aux autres Loges.]

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 19:05

Les plus anciens Devoirs et Règlements

de la Franc-maçonnerie française 

 I

LES DEVOIRS ENJOINTS

AUX MAÇONS LIBRES.

1735

Extraits des anciens registres des Loges, à

l'usage de celles de France, qui doivent être

lus à la réception d'un Frère et lorsque le

Maître de la Loge le jugera à propos.

Art.1er. - EN CE QUI REGARDE

DIEU ET LA RELIGION.

Un Maçon libre est obligé par

son état de se conformer à la

Morale et, s'il entend bien l'Art, il

ne sera jamais un athée, ni un

libertin sans religion. Quoique

dans les siècles passés, les Maçons

étaient obligés d'être de la religion

du pays où ils vivaient, depuis

quelque temps on a jugé plus à

propos de n'exiger d'eux que la

religion dont tout chrétien

convient, laissant à chacun leurs

sentiments particuliers, c'est-à dire

d'être bons frères et fidèles,

d'avoir de l'honneur et de la

probité, de quelque manière qu'ils

puissent être distingués d'ailleurs ;

par ce moyen la Maçonnerie

devient le Centre et l'Union d'une

amitié solide et désirable entre

des personnes qui, sans elle,

seraient pour toujours séparées

les unes des autres.

Art. 2. - EN CE QUI REGARDE

LE GOUVERNEMENT CIVIL.

Un Maçon, partout où il travaille

ou réside, doit être soumis à

l'autorité civile et ne doit jamais

se trouver dans des complots

opposés à la paix et à la tranquillité

d'un royaume, ni être

désobéissant aux magistrats inférieurs

car, comme la Maçonnerie

a toujours souffert par les guerres

et effusions de sang qui naissent

des discordes, les rois et les

princes du temps passé ont été

fort disposés à favoriser les

Maçons libres experts par rapport

à leur fidélité et subordination, en

vertu de laquelle ils ont renversé

et détruit les attentats de leurs

ennemis et augmenté la gloire de

la Fraternité en la faisant triompher

et montrer son éclat en

temps de paix, de sorte que si un

Frère était rebelle à l'État, il ne

doit point être soutenu dans sa

rébellion, mais l'on peut et l'on

doit le plaindre comme un infortuné

et tâcher de le ramener à son

devoir ; quoique la Fraternité

doive détester sa rébellion, on ne

peut cependant pas l'exclure de la

Loge, s'il n'est convaincu de

quelque crime qui regarde la

Maçonnerie, car autrement son

droit d'entrée est ineffaçable.

Art. 3. - EN CE QUI REGARDE

LES LOGES.

La Loge est un lieu sacré où les

Maçons s'assemblent pour travailler,

c'est pour cela que cette

assemblée de Maçons dûment

composée est appelée Loge.

Chaque Frère doit être membre

d'une Loge et être subordonné à

ses règles générales et particulières.

Elle est ou générale ou particulière

et l'on ne saura bien ce

qu'elle est qu'en la fréquentant.

L'on ne pouvait autrefois s'en

absenter lorsqu'on était averti de

s'y trouver, sans encourir une

censure très sévère, à moins que le

Maître ou les Surveillants de la

Loge ne l'aient jugé excusable.

Ceux qu'on admet membres d'une

Loge doivent être d'une grande

fidélité, d'une naissance libre et

d'un âge raisonnable ; un esclave

ou un homme de moeurs scandaleuses

et reprochables ne peuvent

être admis dans la Fraternité. Les

femmes en sont aussi exclues, mais

ce n'est qu'à cause des effets que leur

mérite ne produit que trop souvent

entre les meilleurs Frères.

Art. 4. - EN CE QUI REGARDE

LES MAÎTRES, SURVEILLANTS,

EXPERTS ET APPRENTIS.

Toute promotion parmi les

Maçons libres est fondée sur le

vrai mérite personnel, afin que

chacun d'eux s'attache à son

devoir, et que la Société se soutienne

avec honneur. Pour cette

raison, on choisit les Maîtres et

Surveillants pour leur mérite et

non selon leur rang. Il est impossible

de définir ces choses par

écrit ; ainsi chaque Frère étant à sa

place doit être attentif et les

apprendre d'une façon particulière

à cette Fraternité. Les postulants

doivent savoir qu'aucun

Maître ne peut recevoir un

Apprenti sans avoir un emploi à

lui donner et sans qu'il soit un

homme exempt de défaut de

corps qui peut le rendre incapable

d'apprendre l'Art. Il doit aussi

être descendu de parents d'honneur

et de probité, afin qu'étant

d'ailleurs qualifié, il puisse par la

suite parvenir à l'honneur d'être

Surveillant,Maître de Loge,

Grand Surveillant et peut-être

enfin à la dignité de Grand-

Maître. Aucun Frère ne peut être

Surveillant sans qu'il ait fait les

fonctions d'Expert, ni Maître sans

avoir officié comme Surveillant,

ni Grand Surveillant sans avoir

été Maître d'une Loge, ni Grand

Maître sans avoir été Grand Surveillant

avant son élection. Il doit

aussi être né d'une condition distinguée,

ou un gentilhomme de

bonne famille, ou un homme de

lettres, ou un Frère habile en

architecture, ou en quelque autre

art et qu'il soit d'un rare mérite

selon l'opinion de ceux des Loges.

Le Grand Maître a pouvoir de

choisir son Député Grand

Maître, qui doit être ou avoir été

Maître d'une Loge particulière, à

moins qu'il ne le soit par une dispense,

et il a le privilège de faire

tout ce que le Grand Maître

ferait, à moins qu'il ne soit présent

ou qu'il ne conserve son autorité

par une lettre.

Les régisseurs et gouverneurs

suprêmes et subordonnés de l'ancienne

Loge doivent être obéis

chacun dans leurs fonctions par

tous les Frères, selon les anciens

Devoirs et Règlements, avec

humilité, vénération, amitié et

contentement.

Art. 5. - EN CE QUI REGARDE

LA MANIÈRE DE SE COMPORTER

EN TRAVAILLANT

Tout Maçon doit travailler

avec une amitié fraternelle, obéir

aux ordres de ses supérieurs, et

recevoir leurs gages sans jalousie

et sans murmure, selon les

anciennes Règles de la Fraternité

qui doivent être connues à tous

les Maîtres.

Art. 6. - EN CE QUI REGARDE

LEUR MAINTIEN DANS UNE

LOGE FORMÉE.

1° Un Maçon libre ne doit

point avoir des entretiens secrets

et particuliers avec aucun sans

une permission expresse du

Maître, ni rien dire d'indécent ou

d'injurieux, ni interrompre le

Maître, les Surveillants ou

quelque Frère parlant au Maître,

ni se comporter avec immodestie

ou risée pendant que la Loge est

occupée de choses sérieuses et

solennelles, ni rien dire qui ne

soit convenable et digne de la

qualité d'un Maçon, sous quelque

prétexte que ce soit ; au contraire,

on doit respecter le Maître, les

Surveillants et les autres Frères.

S'il y a quelque plainte faite contre

un Frère, il doit se soumettre à la

décision de la Loge qui sont les

juges compétents des disputes de

cette nature et auxquels on doit les

référer, sans préjudice de l'appel

qu'on peut faire après la Grande

Loge ; mais on ne doit jamais

porter les différends entre Frères

en justice réglée sans une nécessité

absolue.

2° Quand la Loge est fermée et

que les Frères ne sont pas partis,

on doit jouir de la société les uns

des autres avec une joie innocente

et une harmonie inaltérable,

éviter tous excès et écarter toutes

piques et querelles et tout ce qui

pourrait y donner lieu, particulièrement

les disputes sur la religion,

les nations et la politique.

3° Quand les Frères se rencontrent

hors de la Loge, ils doivent

se saluer les uns les autres suivant

les instructions qu'ils ont reçues

et s'instruire mutuellement sans

être vus, ni entendus, et sans

manquer au respect dû à chaque

Frère ne fût-il pas Maçon ; car

quoique tous Maçons soient

égaux comme Frères, la Maçonnerie

n'ôte pas la déférence auparavant

due au caractère du particulier,

au contraire à la marquer

dans l'occasion.

4° Lorsqu'un Frère se trouve

avec des personnes qui ne sont pas

Maçons, il prendra garde de parler

et se comporter devant eux d'une

manière qu'ils ne puissent pas

découvrir ce qu'il ne leur convient

pas de savoir, encore moins de

pratiquer ; mais il convient quelquefois

d'arranger prudemment

son discours pour que les auditeurs

apprennent à respecter cette

honorable Fraternité.

5° Si un Frère se trouve avec

un Frère inconnu pour tel, il doit

l'examiner avec précaution pour

qu'un faux Frère ne puisse pas lui

en imposer et, s'il est tel, il doit le

mépriser comme il le mérite et ne

lui point donner aucune marque,

ni indice de science ; mais s'il est

véritablement Frère, il doit le respecter

comme tel et l'aider selon

son pouvoir s'il est dans le besoin.

Finalement, un Maçon doit

exactement observer tous ces

devoirs et ceux qui lui seront

communiqués à l'avenir, cultiver

l'amitié fraternelle, la base, l'aimant

et la gloire de cette

ancienne Fraternité, éviter toute

discorde, médisance et calomnie,

pas même souffrir qu'on médise

ou qu'on calomnie aucun Frère

sans défendre sa cause et soutenir

son caractère, en lui rendant tous

les services qui dépendront de lui.

Si quelque Frère injurie par

malheur un autre Frère, il faut

s'adresser pour en avoir satisfaction

à la Loge ou à la sienne et, de

là, faire appel à la Grande Loge,

suivant l'ancien et louable usage

de nos ancêtres dans tous les

pays. Il ne faut jamais le poursuivre

en justice ordinaire, que

lorsque l'affaire ne peut être

décidée autrement. Un Frère doit

sur cela suivre les avis du Maître

et autres Frères et s'arrêter à leur

décision pour s'appliquer utilement

à la grande affaire de la

Maçonnerie, et éteindre toute

colère ou rancune qui peut

arriver contre son Frère pour substituer

à leur place un renouvellement

et une continuation de son

amitié fraternelle pour lui, afin

que le monde soit témoin de la

force et de l'influence que la

Maçonnerie a sur l'Esprit et le

Coeur de l'Homme et que tous

vrais Maçons ont éprouvé et

éprouveront jusqu'à la fin des

siècles. Ainsi soit-il.

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 16:57

 

Tous les membres de la Loge doivent avoir été convoqués pour le jour de l'assemblée indiquée par le Vénérable. Les planches de convocation ont du porter Réception au premier grade.

Le profane aspirant sera amené à la porte du local, au moins une demi-heure avant l'ouverture des travaux par le Frère qui l'a proposé. Cette porte sera s'il est possible différente de celle d'entrée ordinaire. La,  le Frère prendra congé de l'aspirant, comme si il se retirait tout à fait.

Le Frère Préparateur s'emparera du profane, si l'heure d'ouvrir les travaux n'est pas encore venue, il le conduira dans quelque endroit secret, ou il ne puisse converser avec qui que ce soit ni voir ni reconnaitre personne.

Le Frère Préparateur gardera un extérieur sévère sans rudesse, évitera de lier conversation, et répondra brièvement et  mystérieusement aux questions qui pourraient lui être faites par l'aspirant de manière à lui ôter le désir d'en faire d'autres.

A peu près une demi-heure avant l'ouverture des travaux, le Frère Préparateur conduira le profane à la Chambre des Réflexions.

On laissera quelques temps le profane seul dans la Chambre des Réflexions, après quoi le Frère Préparateur lui donnera par écrit les questions suivantes ou de semblables à résoudre aussi par écrit

Qu'est ce qu'un honnête homme se doit à lui-même ?

Que doit-il à ses semblables ?  

Que doit-il à sa patrie ? Ou, Que doit-il à son Dieu ?  (Au choix de la Loge)

On écrira ces questions de manière à laisser entre elles assez d'espace pour contenir les réponses que le profane pourra y faire.



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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 16:50

 

Cette Chambre doit être fermée aux rayons du jour et éclairée d'une seule lampe : les murs en seront noircis et chargés d'emblèmes funèbres afin d'inspirer le recueillement, la tristesse et l'effroi : Des sentences d'une morale pure, des maximes d'une philosophie austère, seront tracées lisiblement sur les murs, ou encadrées et suspendues en divers endroits de la Chambre ; une tête de mort et même un squelette si l'on peut s'en procurer un, rappelleront  le néant des choses humaines.

Il ne doit y avoir dans cette Chambre qu'une chaise, une table, un pain, un vase rempli d'eau claire, du sel et du souffre dans deux petits vases, du papier des plumes et de l'encre.

Au dessus de la table seront représentés un coq et une horloge de sable, et au bas de ces emblèmes, on mettra ces mots ; Vigilance et Persévérance.

Voice quelques unes des inscriptions qu'on peut y placer.

INSCRIPTIONS

  Si la curiosité t'a conduit ici va-t'en. 

Si tu crains d'être éclairé sur tes défauts, tu seras mal parmi nous.

Si tu es capable de dissimulation, tremble on te pénètrera.

Si tu tiens aux distinctions humaines, sorts, nous n'en connaissons pas ici.

Si ton âme a senti l'effroi, ne va pas plus loin.

Si tu persévères, tu seras purifié par les éléments, tu sortiras de l'abyme des ténèbres et tu verras la lumière.



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