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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:16

 

Tous les maîtres seront invités, en la manière accoutumée, pour le jour qui aura été arrêté dans la dernière assemblée. Les planches de convocation doivent contenir l'annonce d'une

réception au troisième grade, et l'invitation de se vêtir en noir. On fera parvenir une planche au compagnon proposé.

 Au jour indiqué pour la réception, tous les maîtres seront admis. Le Vénérable ouvrira les travaux d'apprenti puis il fera faire la lecture de la planche des travaux de l'assemblée précédente: ensuite il ouvrira ceux de compagnon; après quoi, il engagera les Frères premier et second Surveillants à parcourir l'une et l'autre colonne, pour s'assurer si tous les FF.·. sont maîtres, en leur demandant séparément et à voix basse, les mots, signe et attouchement, formalité qu'il est bon d'observer, tant pour éviter les abus, que pour entretenir tous les Frères dans la connaissance des mots, que quelques uns pourraient oublier.

Lorsque les Surveillants sont de retour à leur place, ils rendent compte des Frères qu'ils ont trouvés peu instruits. Si ce sont des Frères de la Loge, le Vénérable les invite à s'instruire, et leur fait passer les mots qu'ils ont oubliés. Si ce sont des Visiteurs, il faut absolument qu'ils couvrent les travaux.

Quand on se sera assuré que tous les Frères sont maîtres, le Vénérable ouvrira les travaux de la manière qui va être dite.

Dès ce moment, tous les Frères ont le titre de Vénérable, et le Vénérable, celui de Respectable.

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 15:05


Un compagnon ne pourra être admis au troisième grade qu'il n'ait fait son temps, c'est-à-dire, qu'après trois mois et demi au moins, depuis son admission au grade de compagnon.

 (On entend par-là que le compagnon ait assisté à sept assemblées, qu'on a supposé se tenir de quinzaine en quinzaine) en supposant qu'il ait l'âge requis par les règlements, qui est 25 ans accomplis.

Tout compagnon qui, ayant accompli les conditions précédentes, désirera être admis au grade de maître, en fera la demande en particulier au Frère Premier Surveillant.

 Au moment où ce dernier jugera que les travaux permettront de s'occuper de cette demande, il dira:

«Très Vénérable, le Frère N.·., compagnon de cette Respectable Loge, demande la faveur d'être admis au grade de maître».

 Le Vénérable dit:

«Frères premier et second Surveillants, annoncez sur vos colonnes que le Frère N... est proposé pour être admis au grade de maître. Demandez aux Frères leurs observations».

Les Surveillants font l'annonce en la manière accoutumée; en cet instant, si le Frère proposé est présent, il demande la permission de couvrir le Temple.

Quand les observations sont faites, de quelque espèce qu'elles soient, ou s'il n'y en a pas, les apprentis et les compagnons sont tenus de couvrir le Temple.

Sortis, le Vénérable ouvre les travaux de maître, comme il sera dit plus bas; puis il demande de nouveau les observations: s'il y en a quelques-unes, on les discute, et la Loge, composée des seuls maîtres en délibère sur les conclusions du Frère Orateur, et par la voie du scrutin, si quelqu'un le demande. Si le scrutin est favorable, le Vénérable y fera applaudir par la batterie du grade, et on indiquera le jour pour la réception, et le Frère Secrétaire en fera mention dans l'esquisse du jour.

Après que la réception est arrêtée ou différée, on ferme les travaux de maître, et on fait rentrer les compagnons, si les travaux de ce grade restent en vigueur, sinon on les ferme pour continuer ceux d'apprenti, et l'on fait rentrer tous les Frères.

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 00:08


La Loge sera tapissée en noir avec franges d'argent. Le trône et les colonnes des Surveillants, ainsi que les sièges seront aussi en noir.

Sur le devant du tapis qui couvrira l'autel, seront peint en blanc ou brodé en argent, une tête de mort, et au dessous deux os en sautoir : le tout sera entouré de neuf larmes, savoir trois de chaque coté et trois au dessous, placés triangulairement.

Au milieu de la loge sera le Tableau Mystérieux.

 Il sera comme pour les autres grades, tracé avec de la craie sur le plancher et effacé chaque fois.

 On pourra y substituer un tableau peint sur toile, qu'on étendra à terre.

Ce tableau représentera un carré long, figurant l'intérieur du Temple, sans ornements. Les portes latérales du nord et du midi y seront dessinées, ainsi que celle d'occident, elles seront représentées ouvertes. La porte seule de l'intérieur sera fermée.

Au devant de la porte d'occident sera tracé un escalier de sept marches.

Au troisième pallier sera le pavé à la mosaïque ; Les deux colonnes s'élèveront aux cotés de l'escalier. Au milieu du tableau sera dessiné un cercueil de la longueur d'un homme, à la tête sera une équerre, et aux pieds un compas ouvert, les branches de l'un et de l'autre tournés vers le cercueil.   

On aura un grand tapis ou voile noir, sur lequel on fera peindre divers emblèmes funèbres, comme des larmes.

Au milieu sera un triangle en or ayant la lettre J au centre surmontée d'une branche d'acacia. Aux quatre angles du tapis sur sa longueur, seront des têtes de mort, avec des os en sautoir.

A l'extérieur du tableau, dans l'angle à gauche, faisant face à l'orient, sera dessinée une monticule, ou amas de terre dans lequel sera fiché une branche d'acacia.

On placera au pied du trône un maillet de carton de six pouce de diamètre, sur une longueur proportionnée et rembourré par chaque bout, de manière à ne pouvoir faire aucun mal.

On se pourvoira aussi de deux rouleaux de carton de dix huit lignes de diamètre ou environ, sur quinze pouces de long. On peut y suppléer en roulant deux mains de papier gris, retenues haut et bas, par un bout de ficelle nouée.

 Enfin on aura un tablier de peau blanche, doublé en bleu et bordé d'un ruban étroit bleu.

La loge doit n'être éclairée que de neuf étoiles. On peut se servir de bougies jaunes, si l'on veut, en trois groupes de trois chacun.


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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 14:23

 

 OUVERTURE DES TRAVAUX AU GRADE DE MAÎTRE

TR.: *.

1 S. : *.

2 S. : *.

TR.: Mes Frères, l'ordre du jour appelle maintenant l'ouverture des travaux au grade de Maître.

Frère Compagnons veuillez vous retirer.

Quand cela est fait :

Les Frères se coiffent de leur chapeau.

Le Couvreur prend aussitôt son épée de la main gauche, la pointe basse, pousse le verrou et se place devant la porte.

Avec un boutefeu, le Premier Maître des Cérémonies allume les étoiles supplémentaires pendant que l'Architecte trace le tableau mystérieux sur le plancher. On pourra y substituer un tableau peint sur toile, qu'on étendra à terre.

 Lorsque cela est fait, le Très Respectable frappe un coup: *.

1 S. : *.

2 S. : *.

TR. : Debout, mes Frères.

Les Frères se lèvent sans se mettre à l'ordre, le glaive restant au fourreau. Ils restent face à l'axe central de la Loge.

TR. : Frères Premier et Second Surveillants, assurez-vous chacun sur votre colonne si tous les Frères sont Maîtres.

Les Frères premier et second Surveillants vont s'assurer si tous les Frères sont maîtres, en leur demandant séparément et à voix basse, les mots, signe et attouchement, formalité qu'il est bon d'observer, tant pour éviter les abus, que pour entretenir tous les Frères dans la connaissance des mots, que quelques uns pourraient oublier.

Lorsque les Surveillants sont de retour à leur place, ils rendent compte des Frères qu'ils ont trouvés peu instruits. Si ce sont des Frères de la Loge, le Vénérable les invite à s'instruire, et leur fait passer les mots qu'ils ont oubliés. Si ce sont des Visiteurs, il faut absolument qu'ils couvrent les travaux.

Quand on se sera assuré que tous les Frères sont maîtres, le Vénérable, ouvrira les travaux de la manière qui va être dite.

2 S., * : Frère Premier Surveillant, tous les Frères de la colonne du Nord sont Maîtres.

1 S., * : Très Vénérable, tous les Frères de l'une et l'autre colonne sont Maîtres.

De ce moment tous les Frères ont le titre de Vénérable et le Vénérable celui de Respectable.

Les Frères se couvrent.

TR -

1S -

2S -

TR  A l'ordre mes Frères et glaive en main.

Il tire son glaive qu'il tient de la main gauche. Tous les Maitre en font autant, le tiennent aussi de la main gauche, la pointe contre terre et se mettent à l'ordre.

L'Ordre est de tenir la main étendue horizontalement le pouce contre la poitrine, et les quatre doigts sérés les uns contre les autres.

Cet ordre est celui du repos.

Le Très Respectable fait les sept questions suivantes.

Vénérable Frère Premier Surveillant, quel est le premier devoir des Surveillants en Loge de Maître?

1 S. : TR, c'est de s'assurer si tous les Frères sont Maîtres.

TR. : En êtes-vous assuré?

1 S. : TR, nous le sommes.

TR. : Vénérable Frère Premier Surveillant, êtes-vous Maître?

1 S. : TR, éprouvez-moi, l'acacia m'est connu.

TR. : Donnez-moi le signe de Maître.

Il le fait.

TR. : Vénérable Frère Premier Surveillant, quel âge avez-vous?

2 S. : Sept ans et plus.

TR. : A quelle heure ouvre-t-on les travaux?

2 S. : A midi, Très Respectable.

TR. : Vénérable Frère Premier Surveillant, quelle heure est-il?

1 S. : Midi.

TR. : Puisqu'il est midi, Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères chacun sur votre colonne à se rèunir à moi pour ouvrir les travaux au grade de Maître.

1 S. : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maitres qui décorez la colonne du Midi, le Très Respectable nous invite à nous réunir à lui pour ouvrir les travaux au grade de Maître.

2 S. : Vénérables Frères qui décorez la colonne du Nord, le Très Respectable nous invite à nous joindre à lui pour ouvrir les travaux au grade de Maître.

Le Très Respectable frappe la batterie de maître : **  *    **  *    **  *, suivi par le Premier et le Second Surveillants.

TR. : A moi, mes Frères.

Tous les Frères ayant les yeux sur le Très Respectable font le signe de Maitre, et l'applaudissement par neuf qui est celui d'Apprenti répété trois fois.

**  *    **  *    **  * .

TR., * : Les travaux de Maître sont ouverts.

1 S., * : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérable Maitres qui décorez la colonne du midi, les travaux de Maître sont ouverts.

2 S., * : Vénérable Frères qui décorez la colonne du nord, les travaux de Maître sont ouverts.

Le TR pose son glaive nu sur l'autel puis il charge les Surveillants d'inviter les Frères à s'assoir.

TR. : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères à s'assoir.

1S Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maitres qui décorez la colonne du midi, le TR nous invite à nous assoir.

2S  Vénérable Frères qui ornez la colonne du nord, le TR nous invite à nous assoir.

Tous s'assoient.

TR., * : Mes Frères, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère ... à la maîtrise. Si quelqu'un de vous a aujourd'hui des causes légitimes pour y former opposition, c'est ici le moment de le faire. Votre silence prouvera que vous persistez dans votre consentement.

1 S., * : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Frères de la Colonne du Midi, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère ... à la maîtrise. Si quelqu'un de vous a aujourd'hui des causes légitimes pour y former opposition, c'est ici le moment de le faire. Votre silence prouvera que vous persistez dans votre consentement.

2 S. : Vénérables Frères de la colonne du Nord, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère ... à la maîtrise. Si quelqu'un de vous a aujourd'hui des causes légitimes pour y former opposition, c'est ici le moment de le faire. Votre silence prouvera que vous persistez dans votre consentement.

Les Frères qui le désirent demandent la parole.

S'il y avait quelque opposition  il faudrait l'entendre, la discuter et la juger sur les conclusions du Frères Orateur; et si elle était jugée valable, il faudrait rompre l'assemblée  et remettre la réception. Si le silence règne sur les colonnes le T.R dit:

TR:. Frère Maitre des Cerrémonies faites avertir le frère Préparatur d'amener l'aspirant

 

On installera à cet instant le grand tableau on remplacera les tapis bleus des plateaux par les tapis noirs.

On suspend au plafond une lampe de métal, ou d'autre matière non transparente, qui suffira pour éclairer les travaux jusqu'au moment de la réception. On aura soin que la lumière placée dans la lampe, n'excède pas les bords, afin que les objets intérieurs ne puissent être distingués.

On placera de même sur l'autel, une lampe dont la lumière faible ne réfléchira que sur le Très Respectable, à peu près comme sont les lanternes sourdes. Les neuf Maîtres qui auront été désignés pour cela par le T.R seront vêtus de capes noires, le chapeau en tête et rabattu, glaive en main, tablier de Maître.

Si la disposition du local s'y prête, ils se placeront sur deux lignes, au milieu de la Loqe, sur des sièges placés suivant la longueur du tableau, mais a une distance suffisante pour laisser passage entre eux et le tableau, et de manière encore que les voyages se fassent derrière eux.

Lorsque le local ne permet pas, comme c'est souvent le cas, de disposer des sièges de la manière indiquée les maîtres désignés resteront debout. Le TR parmi ces ç Maîtres désigne aussi à cet instant les 2 M qui prendront (un sur chaque colonne) les rouleaux ou outils en matière souple pour s'en servir comme il sera dit. Il désignera également les 6 Maîtres qui participeront a la recherche du corps.

Le dernier Maître élevé dans la loge se couchera sur le cercueil du tableau, la tête à l'Occident, la jambe gauche étendue, la jambe droite repliée en équerre, le genou élevé, le bras gauche étendu le long du corps et le bras droit à l'ordre de Compagnon. Il sera recouvert du voile décrit précédemment. Lorsque toutes ces dispositions auront été prises on éteindra les lumières profanes et le TR remettra les travaux en vigueur.

Le F Maître des Cérémonies transmet cet ordre au F Tuileur qui l'exécute. Le Premier Maître des Cérémonies éteint ensuite les neuf bougies selon la manière accoutumée puis va se placer à l'ouest du grand tableau.

Il doit être habillé, c'est-à-dire, avoir son tablier de manière qu'on puisse le lui retirer sans résistance.

Le Préparateur indique à l'Aspirant de frapper en Compagnon.

L'Aspirant : **  * * *.

Dès que l'aspirant aura frappé en compagnon le préparateur le placera à une distance convenable de la porte, le dos tourné à celle-ci l'aspirant ne bougera plus jusqu'à ce que le préparateur ne fasse entrer à reculons dans la loge.

C. : Vénérable Frère Second Surveillant, on frappe à la porte en Compagnon.

2 S., : Vénérable Frère Premier Surveillant, on frappe à la porte en Compagnon.

1 S., :  Très Respectable, on frappe à la porte en Compagnon.

TR. : Quel est le Compagnon assez osé pour venir troubler nos travaux? Vénérable Frère Premier Surveillant, faites voir qui frappe ainsi.

1 S., : Vénérable Frère Second Surveillant, faites voir qui frappe ainsi.

2 S., : Vénérable Frère Couvreur, voyez qui frappe ainsi.

Le Couvreur entrouvre la porte et demande: Qui frappe?

P. : C'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

Le Couvreur referme la porte et dit: Vénérable Frère Second Surveillant, c'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

2 S., : Vénérable Frère Premier Surveillant, c'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

1 S., : Très Respectable, c'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

TR., : Demandez-lui son nom, son surnom, son âge et son état civil.

1 S., : Vénérable Frère Second Surveillant, demandez-lui son nom, son surnom, son âge et son état civil.

2 S., : Vénérable Frère Couvreur, demandez-lui son nom, son surnom, son âge et son état civil.

Le Couvreur entrouvre la porte et dit: Quel est son nom, son surnom, son âge et son état civil?

P. : C'est le Frère Compagnon ..., âgé de ... ans, et son état civil est ....

Le Couvreur referme la porte et dit: Vénérable Frère Second Surveillant, c'est le Frère Compagnon ..., âgé de ans, et son état civil est ....

2 S., : Vénérable Frère Premier Surveillant, c'est le Frère Compagnon ..., âgé de ... ans et son état civil est ....

1 S.,: Très Respectable, c'est le Frère Compagnon ..., âgé de ... ans et son état civil est ....

TR. : Vénérable Frère Premier Surveillant, faites-lui demander son âge maçonnique, où il a travaillé et sur quoi il s'est exercé.

1 S., : Vénérable Frère Second Surveillant, faites-lui demander son âge maçonnique, où il a travaillé et sur quoi il s'est exercé.

2 S., : Vénérable Frère Couvreur, demandez-lui son âge maçonnique, où il a travaillé et sur quoi il s'est exercé.

Le Couvreur entrouvre la porte et dit: Quel est son âge maçonnique, où a-t-il travaillé, sur quoi s'est-il exercé?

P. : L'Aspirant a cinq ans passés; il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

Le Couvreur referme la porte et dit: Vénérable Frère Second Surveillant, l'Aspirant a cinq ans passés, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

2 S., : Vénérable Frère Premier Surveillant, l'Aspirant a cinq ans passes, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

1 S., : Très Respectable, l'Aspirant a cinq ans passés, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

TR., : Vénérable Frère Premier Surveillant, faites lui demander s'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et s'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

1 S., : Vénérable Frère Second Surveillant, faites lui demander s'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et s'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

2 S., : Vénérable Frère Couvreur, demandez-lui sil est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et s'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

Le Couvreur entrouvre la porte et dit: L'Aspirant est-il bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et n'a-t-il rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés?

P. : L'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon et qu'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

Le Couvreur referme la porte et dit: Vénérable Frère Second Surveillant, l'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon et qu'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

2 S., : Vénérable Frère Premier Surveillant, l'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement dispose à remplir les devoirs d'un Maître Maçon et qu'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

1 S., : Très Respectable, l'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon et qu'il n'a rien à se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

TR., * : Introduisez le Compagnon.

Le Couvreur ouvre énergiquement la porte à deux battants: Vénérable Frère Préparateur, introduisez le Compagnon.

Le Frère Préparateur introduit l'Aspirant, le fait marcher en reculant jusqu'entre les deux Surveillants, où il se tient le dos tourné à l'Orient.

Les portes se referment avec bruit.

TR, d'un ton ferme : Vénérables Frères Surveillants, emparez-vous du Compagnon, ayez soin qu'il ne puisse rien voir de ce qui se passe ici, jusqu'à ce que nous soyons assures qu'il est digne d'être admis à nos mystères.

Les Surveillants quittent leur plateau.

Ils saisissent l'Aspirant par les bras.

Le Premier Surveillant dégaine son glaive et lui en pose la pointe sur le cœur.

Pendant tout le dialogue qui va suivre, l'Aspirant reste le dos tourné à l'Orient.

TR. : Compagnon, jurez et promettez, sous les peines auxquelles vous vous êtes soumis à votre premier engagement, de ne rien révéler de ce que vous pourrez apercevoir ici, de n'en rien communiquer à aucun Compagnon ni Apprenti, dans le cas même où vous ne seriez pas admis au grade que vous paraissez désirer.

L'Aspirant : Je le jure. (Réponse soufflée par le Deuxième Surveillant.)

TR. : Promettez de répondre avec candeur et franchise aux questions qui vont vous être faites.

L'Aspirant : Je le promets. (Réponse soufflée par le Deuxième Surveillant.)

TR. : Compagnon, que demandez-vous?

L'Aspirant répond librement.

TR. : Est-ce bien le désir de vous instruire qui vous anime?

L'Aspirant répond librement.

TR. : Avez-vous quelque connaissance du grade que vous demandez?

L 'Aspirant répond librement.

Le Très Respectable frappe un coup: Vénérable Frère Premier Expert, faites faire le premier des neuf voyages mystérieux. Vous tous Maîtres, membres de mon conseil, vous connaissez le Compagnon: venez me rendre compte de ce que vous en avez appris, afin que nous réglions la conduite que nous tiendrons à son égard, sur la manière dont il s'est comporté depuis qu'il a été admis parmi nous.

Compagnon, craignez de tourner la tête.

Les Surveillants reprennent leurs places.

Les neuf Maîtres qui étaient autour du tableau s'assemblent autour de la représentation, où le dernier Maître reçu à dû se coucher.

Ils forment entre eux et avec le Très Respectable la chaîne d'union en croisant les bras. Le Très Respectable fait, passer à sa droite l'ancien mot de Maître J..., qui doit lui revenir par la gauche.

Ceci doit se faire dans le plus grand silence, avec un appareil imposant, de manière à inspirer au Récipiendaire quelque inquiétude sur la conduite qu'il a tenue, et sur les légèretés qu'il a pu se permettre.

Premier voyage: La Premier Expert placé à la droite du Récipiendaire, lui porte la pointe d'un glaive sur le coeur, et lui en fait saisir la lame à peu près au tiers, de la main droite; le Frère Expert tient la garde du glaive de la main droite, et de la gauche il saisit fortement la gauche du Récipiendaire et lui fait faire le tour de la Loge en le poussant devant lui sans s'arrêter à l'Orient et en commençant par le Midi.

Il a soin, pendant ce voyage, de lui faire tourner le dos à l'intérieur afin que l'Aspirant, à aucun moment, ne puisse voir la représentation.

Ils passent derrière les Maîtres qui sont au bord du tableau.

Le voyage doit se terminer à l'Occident, entre les deux Surveillants, et le dos tourné à l'Orient.

Quand le Récipiendaire est de retour à l'Occident, 1 S., * : Très Respectable, le premier voyage est fait.

Les neuf Maîtres qui s'étaient levés pour tenir conseil avec le Très Respectable, restent debout autour de la représentation.

Le Très Respectable seul retourne à sa place, frappe un coup de maillet et dit: Compagnon, vous êtes soupçonné d'une faute grave.

Frère Conducteur, arrachez-lui son tablier, il n'est pas digne de le porter.

Le Frère Premier Expert le lui arrache.

TR. : Votre conscience ne vous fait-elle aucun reproche?

Soyez sincère, souvenez-vous de la promesse que vous nous avez faite il n'y a qu'un instant; répondez.

Le Récipiendaire répond librement.

TR. : La vie de l'homme ici-bas n'est qu'un passage.

Vénérable Frère Premier Expert, faites faire le second voyage.

Compagnon, pendant ce voyage, scrutez les replis de votre âme.

Le second voyage s'accomplit exactement comme le premier.

Le Très Respectable quitte à nouveau sa place, et vient se joindre aux neuf Maîtres, autour de la représentation.

Lorsque le Candidat est de retour à l'Occident (le dos tourné à l'Orient) 1 S., * : Très Respectable, le second voyage est fait.

Le Très Respectable retourne à sa place, * : Le crime et l'innocence, le mensonge et la vérité, ont des caractères qui ne permettent pas qu'on les confonde; hé bien, Compagnon ! votre conscience ne vous fait-elle aucun reproche?

L'Aspirant : Non. (réponse soufflée par le Premier Expert).

TR., * : Vénérable Frère Premier Expert, faites retourner le Compagnon; qu'il voie à quel excès peut nous porter l'oubli de nos devoirs.

Le Premier Expert lui fait faire trois pas en arrière vers l'Orient, retire le glaive qu'il avait sur le cœur, puis le tourne vers la représentation. Les neuf Maîtres qui étaient restés debout serrés autour se retirent d'un grand pas en arrière, de manière à dégager le tableau, portant la main droite sur le cœur, à l'ordre de Maître; de la gauche, ils dirigent la pointe de leur glaive vers la représentation, et tournent le visage vers le Récipiendaire.

TR. : Considérez quelle est la cause du deuil où nous sommes.

Il marque un moment de silence.

TR. : Vénérable Frère Premier Expert, le Compagnon parait-il ému ? Rien ne décèle-t-il le coupable?

1 E. : Non, Très Respectable.

D'un ton imposant, le Très Respectable dit: Chaque instant nous mène à notre fin dernière; le vrai Maçon ne la craint, ni ne la désire.

Vénérable Frère Premier Expert, faites faire le Troisième voyage.

Le troisième voyage se fait exactement comme le premier, mais face à l'intérieur.

Quand le Récipiendaire est de retour à l'Occident (face à l'Orient) le Premier Surveillant frappe un coup du maillet et dit: Très Respectable, le troisième voyage est fait.

Les neuf Maîtres qui étalent debout, autour de la représentation reprennent séance.

TR. : Compagnon, tout vous annonce ici le deuil et la tristesse vous êtes soupçonné d'avoir participé à la perfidie de compagnons scélérats; avez-vous connaissance de leur complot détestable?

L'Aspirant : Non. (réponse soufflée par le Premier Expert).

TR. : Quel sera votre garant?

L'Aspirant : Ma parole d'honneur et ma foi de Maçon. (réponse soufflée par le Premier Expert).

TR. : Je les reçois; l'une et l'autre sont sacrées parmi nous; confirmez-les, par un signe qui ne nous laisse rien à désirer.

Le Récipiendaire porte la main sur le cœur, à l'ordre de Compagnon.

TR. : Ne soyez pas surpris, Compagnon, des précautions que nous prenons vis-à-vis de vous; depuis la mort de notre respectable Maître, tous les compagnons nous sont suspects, et vous avez dû vous en apercevoir, par la manière dont on vient de vous traiter; l'assurance et la naïveté de vos réponses, ont détruit nos soupçons à votre égard, et vous ont mérité notre confiance. Tâchez de vous rendre digne de la faveur que vous sollicitez. L'homme vulgaire se laisse prendre à l'apparence, mais le Vrai Maçon sait l'écarter, pour s'élever jusqu'à la vérité. Frère Compagnon, persistez-vous dans le désir que vous avez témoigné, de parvenir au grade de Maître?

L'Aspirant : Je persiste. (réponse soufflée par le Premier Expert).

TR. : Mon Frère, toutes les épreuves que vous avez subies jusqu'à ce moment, les préceptes qui vous ont été donnés, n'ont eu d'autre but que de vous faire parvenir dans l'intérieur, où vous acquerrez des connaissances particulières et satisfaisantes on ne peut y entrer qu'avec une âme pure. Nous ne pouvons pénétrer les replis de votre coeur; soyez vous-même votre juge, et craignez les rémords. Les Maîtres se sont plu à vous former: vous allez désormais être chargé d'enseigner les compagnons et les apprentis. Que la vertu soit le motif et l'objet de vos préceptes. Ne perdez jamais de vue que le bon exemple produit des effets bien plus sûrs que les leçons les plus sages.

Oui, mon Frère, tout ce que vous avez vu jusqu'à présent dans la Maçonnerie, tout ce que vous y verrez par la suite, est couvert du voile mystérieux de l'emblème; voile que le Maçon intelligent, zélé et laborieux, sait pénétrer. Faites bien attention à ce qui vous est arrivé, et à ce qui vous arrivera.

N'oubliez pas les trois voyages mystérieux que vous avez faits: le grade en exige neuf, mais la Loge veut bien les réduire à trois.

Vénérable Frère Premier Expert, faites monter au Frère les sept marches du Temple. Qu'il y entre par la porte d'Occident, et vous me le présenterez quand il en sera temps, par les trois pas mystérieux.

Vous, Vénérables Frères de l'une et l'autre colonne, n'oubliez pas votre devoir.

(Cet avis est pour les deux Frères qui se sont munis des deux rouleaux - ou des outils de matière souple).

Le Premier Expert fait monter au Candidat les trois premières marches, par les trois pas d'Apprenti en partant du pied droit.

Arrivé au premier palier, il donne le signe d'Apprenti; il monte deux autres degrés et, sur le second palier, il donne le signe de Compagnon.

Il monte en fin les deux dernières marches (6ème et 7ème) et s'y arrête, sur le pavé mosaïque, toujours au signe de Compagnon, les deux pieds en équerre.

Arrivé en cet endroit, le Récipiendaire se trouve avoir les pieds assez près de la tête du Frère qui, comme nous l'avons dit, est couché à terre; mais il ne peut le voir, le Frère étendu étant entièrement couvert du voile noir.

Quand le Récipiendaire est arrivé en cet endroit, le Très Respectable lui dit: Les deux premiers grades vous ont appris à connaître l'usage des instruments, et l'emploi de matériaux. Vous vous attendez sans doute à trouver dans celui-ci le développement des emblèmes sous lesquels la vérité s'est, jusqu'à présent, dérobée à vos yeux; mais tout dans l'univers est sujet à d'étranges révolutions tout périt !

Le Temple que Salomon s'était plu à élever au roi des rois, éprouva ce sort funeste.

La mort inattendue du chef de cette magnifique entreprise, peut vous retracer, par anticipation, la ruine de ce Temple fameux, que l'histoire nous représente sans cesse détruit, et sans cesse renaissant de ses propres ruines.

Salomon, fils de David, célèbre par sa sagesse et par t'immensité de ses connais-sances, résolut d'élever à l'Eternel un temple que son père avait projeté, mais que les guerres qu'il eut à soutenir contre ses voisins, ne lui permirent pas de construire; il envoya prier Hiram, roi de Tyr, de lui fournir les matériaux nécessaires à cette entreprise: Hiram accepta cette proposition avec joie; il envoya un de ces hommes rares dont le génie, l'intelligence, le goût, la supériorité des talents en fait d'architecture, et la vaste connaissance de l'essence des métaux, lui avaient acquis un tel degré de considération et de respect de la part du roi de Tyr, qu'il l'appelait son père, parce qu'il se nommait Hiram comme lui, quoiqu'il fût fils d'un Tyrien et d'une femme de la tribu de Nephtali.

Salomon donna à Hiram l'intendance et la conduite des travaux. Le dénombrement qui fut fait de tous les ouvriers, les porte a 183.300. L'histoire les nomme « prosélytes », ce qui dans notre langue signifie « étrangers admis », c'est-à-dire « initiés ».

Savoir:

- 30.000 hommes destinés à couper les cadres sur le Liban, qui servaient par tiers pendant un mois;

- 70200 apprentis,

- 80.000 compagnons et

- 3.300 maîtres.

Les habitants du Mont Gibel façonnaient les cèdres et taillaient les pierres.

Les ouvriers, divisés en trois classes avaient des mots, des signes et des attou-chements pour se reconnaître entre eux, et recevoir la paie proportionnée au genre de travaux auxquels ils étaient propres.

Les Apprentis recevaient leur salaire à la colonne J, les Compagnons à celle B, et les Maîtres dans la chambre du milieu. Le nom de la colonne des Apprentis signifie « préparation », et celle des Compagnons signifie « force ». Les monuments historiques qui nous sont parvenus nous apprennent que la colonne J fut placée au Nord et celle B au Midi, près de la porte d'Occident.

On entrait dans le Temple par trois portes celle destinée aux apprentis et, par la suite, au peuple, était à l'Occident ; celle destinée aux compagnons et, après l'achèvement du Temple, aux lévites, était au Midi; et celle destinée aux maîtres et, par la suite, aux pontifes, était à l'Orient.

Aussitôt que les portes furent posées, Salomon fit publier une ordonnance, par laquelle il était enjoint à tous les apprentis et compagnons, de sortir du Temple la veille du sabbat, et de n'y rentrer que le lendemain du sabbat au matin, à l'ouverture des portes sous peine d'être puni de mort.

L'ordre qui avait été établi parmi les ouvriers devait nécessairement assurer la tranquillité; la dernière ordonnance de Salomon avait pour but d'empêcher qu'on éludât, sous aucun prétexte, l'observation du sabbat; tout répondait aux voeux de Salomon, par les soins et la vigilance d'Hiram ; le Temple prenait chaque jour un nouvel accroissement, lorsque tout à coup un crime affreux vint suspendre les travaux, et jeter un deuil universel. Trois compagnons mécontents de leur paye, formèrent le projet d'obtenir celle de maître, à l'aide des signe, parole et attouchement, qu'ils espéraient se procurer à force ouverte.

Ils avaient remarqué qu'Hiram visitait tous les soirs les travaux, après que les ouvriers étalent retirés; ils se mirent en embuscade aux trois portes du Temple: l'un s'arma d'une règle, l'autre d'un levier et le troisième d'un fort maillet.

Hiram, s'étant rendu dans le Temple par une porte secrète, dirigea ses pas vers la porte d'Occident; il y trouva un des compagnons, qui lui demanda les mot, signe et attouchement de maître, et le menaça de le tuer s'il ne les lui donnait. Hiram lui dit: « Malheureux! que fais-tu ? tu sais que je ne peux, ni ne dois te les donner; ce n'est pas ainsi que je les ai reçus; efforce-toi de les mériter, et tu peux être assuré de les obtenir ».

A l'instant, le traître veut lui décharger sur la tête un coup violent de la règle qu'il tenait, mais le mouvement d'Hiram pour parer le coup, fit qu'il ne porta que sur l'épaule.

Dans ce moment, le Frère Premier Expert fait faire au Candidat un des trois pas mystérieux.

Il consiste à passer le pied droit par dessus la représentation, diagonalement de l'Occident où, il est placé, au Midi tenant la  gauche en équerre à la hauteur du gras de la jambe et restant quelques instants sur la jambe droite.

Le Premier Expert soutient le Candidat en cette posture en lui donnant la main. A l'instant où le Récipiendaire à fait le premier pas, le Frères de la colonne du Midi qui avait le rouleau, lui en donne un coup léger, mais sensible, sur l'épaule droite.

TR. : Hiram voulut chercher son salut dans la fuite, et tenta de sortir par la porte du Midi ; il y trouva un autre compagnon qui lui fait la même demande avec la même menace; mais à l'instant où il voulut s'enfuir, le compagnon le poursuivit et lui porta un grand coup de levier, qui ne l'atteignit que sur la nuque du cou.

Le Frères Expert fait faire en ce moment au Récipiendaire le second pas mystérieux; il passe la jambe gauche par dessus la représentation, diagonalement du Midi au Nord, et tenant la jambe droite en  équerre contre le mollet de la gauche.

Pendant ce passage, le Frère de la colonne du Nord, donne sur la nuque du Récipiendaire un léger coup du rouleau dont il s'était muni.

Le Frère Expert fait faire au Récipiendaire le troisième pas, en portant la jambe droite au bas de la représentation, où il vient joindre les deux pieds en équerre.

Aussitôt, les deux Frères Experts saisissent le Récipiendaire chacun par un bras, portant l'autre main sur sa poitrine, et posent chacun un pied derrière les talons du Récipiendaire ; pendant ce temps-là le Frère qui était couché se retire sans bruit, de manière que le Récipiendaire ne puisse s'apercevoir de rien et laisse à terre, à côté du tableau, le voile dont il était couvert.

Le Très Respectable quitte sa place, vient près du Candidat et continue: Ce coup mal dirigé ne fit qu'étourdir notre Respectable Maître qui, cependant, eut assez de force pour courir vers la porte d'Orient, où il trouva le troisième compagnon, qui lui fit encore la même demande et les mêmes menaces et, sur son refus, lui porta un grand coup de maillet sur le front et l'étendit mort.

Le Très Respectable donne sur le front du Récipiendaire, un coup de maillet, qu'il avait tenu caché ; aussitôt les deux Experts qui tenaient l'Aspirant, le poussent et le renversent, avec précaution, sur le dos.

Le Récipiendaire doit être couché, comme l'était le Frères qui occupait sa place; il a la tête un peu élevée et posée sur un coussin; il aura la jambe gauche étendue, la droite repliée en équerre; le genou élevé, le bras gauche étendu et le droit aussi plié en équerre ; l main  sur le cœur, à l'ordre de Compagnon, et recouverte de son tablier; enfin, on étendra sur lui le voile noir, de manière qu'il ait le visage découvert.

Chacun reprend sa place, on allume les neuf bougies et on éteint les lampes.

TR. : Mes Frères, le désordre s'est glissé dans nos travaux, la tristesse est peinte dans les yeux de tous les ouvriers; il ne nous est pas permis de douter que notre Respectable Maître Hiram ne soit mort mettons nous donc à la recherche de son corps, et tâchons par notre zèle et par nos soins de le découvrir.

Vénérable Frère Second Surveillant, prenez avec vous deux Maîtres et faites la recherche par le Nord.

Le Second Surveillant prend avec lui deux Frères qui étaient autour de la représentation; ils font le tour de la Loge en commençant par le Nord, dans le sens des aiguilles d'une montre et sondent le terrain avec la pointe de leur glaive, par petits coups irréguliers.

De retour à l'Occident les 2 F reprennent leur place; le Second Surveillant frappe un coup de maillet sur son plateau et dit: Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

TR., * : Vénérable Frère Premier Surveillant, prenez avec vous deux Frères et faites la recherche par le Midi.

Le Premier Surveillant désigne deux Frères qui étaient autour de la représentation, avec lesquels il fait le tour de la Loge en commençant par le Midi, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, sondant la terre avec la pointe de leur glaive.

De retour a l'Occident, les 2 F reprennent leur place, le Premier Surveillant frappe un coup de maillet sur son plateau et dit: Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

TR., * : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères qui vous ont déjà accompagnés, à se joindre de nouveau à vous; je vais me faire accompagner de deux Frères et, tous de concert, nous ferons une recherche plus attentive: puissions nous être assez heureux pour faire cette importante découverte.

Ces Frères, au nombre de neuf, font le tour de la Loge dans l'ordre qui suit: le Second Surveillant, suivi de deux Maîtres de sa colonne part le premier par le Midi, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre; le Premier Surveillant, suivi des deux autres Maîtres de sa colonne, part par le Nord, dans le sens des aiguilles d'une montre.

Ils commencent ainsi le tour en se croisant à l'occident: quand ils sont parvenus à l'Orient, le Très Respectable se joint à eux, avec les deux autres Maîtres qu'il a désigné, et tous font trois fois le tour de la Loge, dans le sens des aiguilles d'une montre, en cherchant et sondant le terrain avec la pointe de leur glaive. Au second tour, le Second Surveillant s'arrête au Nord Est et dit: Très Respectable, je vois une vapeur s'élever d'un petit espace de terrain approchons.

Ils font le troisième tour, après lequel le Très Respectable s'arrête en face du tableau, à l'Orient, là où sont représentés un monticule et une branche d'acacia.

Les deux Surveillants sont à l'Occident aux places correspondant à leur chaire.

Tous les Frères sont debout autour de la représentation.

1 S. : Très Respectable, la terre me parait fraîchement remuée en cet endroit ; nous pourrions bien trouver ici l'objet de nos recherches.

Le Très Respectable feint de s'appuyer sur la branche d'acacia et dit: Vénérables Maîtres, cette branche n'est pas crûe en cet endroit : ceci me paraît suspect, et je pense que nos recherches ne seront pas vaines.

Il se pourrait que les assassins eussent, à force de tourments, arraché de notre Respectable Maître le mot et le signe de Maître n'êtes-vous pas d'avis que le premier signe que l'un de nous fera et le premier mot qu'il prononcera, si nous trouvons le corps d'Hiram, soient désormais le mot et le signe de reconnaissance des Maîtres?

Tous donnent le signe d'approbation et laissent tomber la main droite sur la cuisse.

Le Très Respectable lève avec la pointe de son glaive qu'il tient de la main gauche, une partie du voile qui couvre le Récipiendaire ; les huit autres Frères font de même et retirent entièrement le voile tous ensemble vers le Nord. Aussitôt, ils font le signe d'horreur.

Le Second Surveillant s'approche, prend l'index droit du Récipiendaire, le laisse aller, en disant Jakin et fait un pas en arrière en faisant le signe d'horreur.

Le Premier Surveillant s'approche ensuite, prend le second doigt ou médius du Récipiendaire, le tire à lui, et le laisse glisser en disant Booz ; il fait un pas en arrière avec le signe d'horreur.

Le Très Respectable s'approche du Récipiendaire et dit, en faisant le signe d'horreur, et reculant d'un pas: Vénérables Frères Surveillants, qui a dérangé le corps de notre Respectable Maître?

2 S. : Très Respectable, j'ai cru pouvoir le relever par l'attouchement d'Apprenti, mais la chaire quitte les os.

1 S. : Très Respectable, j'ai cru pouvoir le relever par l'attouchement de Compagnon, mais la chaire quitte les os.

TR. : Ne savez-vous pas que vous ne pouvez rien sans moi et que nous pouvons tout à nous trois.

Il s'approche du Récipiendaire, pose le pied droit contre le sien, genoux contre genoux ; de la main droite il lui embrasse le poignet, de façon que les paumes des deux mains soient l'une contre l'autre, et lui passe le bras gauche sous l'épaule gauche, ayant par ce moyen, estomac contre estomac ; puis à l'aide des deux Surveillants, il le relève et lui dit à l'oreille, en lui donnant l'accolade par trois, les trois syllabes du mot. M.B

Tous les Frères reprennent leurs places. Le Très Respectable retourne à la siènne.

Le Second Maître des Cérémonies rallume les lumières profanes.

Le Premier Maître des Cérémonies conduit le Récipiendaire au pied de l'autel ou, ayant le genou droit en terre dans l'équerre, la main droite dégantée sur le l'Evangile et l'épée, tenant de la main gauche le compas ouvert, la pointe sur son cœur, il prononce l'Obligation suivante.

TR. : *.

1 S. : *.

2 S. : *.

TR. : Debout et à l'ordre, Vénérables Frères, glaive en main.

Le Très Respectable se découvre et se met à l'ordre.

Tous les Frères se lèvent, se découvrent, se mettent à l'ordre, glaive levé de la main gauche.

Pendant l'Obligation, le Premier Expert se tient à la droite du Récipiendaire, le Premier Maître des Cérémonies à sa gauche. Tous les deux sont à l'ordre, découverts.

TR. : Mon Frère, déclinez vos nom et prénom et répétez après moi:

 

 

OBLIGATION

 

Moi, ..., je jure et promets, en présence du Grand Architecte de l'Univers, sur ma parole d'honneur et sous la  foi de Maçon, devant cette Respectable assemblée, de ne révéler en aucune manière, à aucun Compagnon, Apprenti ou profane, aucun des secrets de la maîtrise, qui m'ont été et vont m'être confiés, sous les peines auxquelles je me suis soumis par mes premières Obligations Je réitère en ce moment tous les engagements que j'ai déjà contractés dans l'Ordre. Que le Grand Architecte de l'Univers me soit en aide.

Le Très Respectable pose son glaive sur la tête du Récipiendaire et frappe dessus de son maillet, selon la batterie du grade, en disant: A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, au nom du Grand Orient de Louisiane, en vertu des pouvoirs qui m'ont été confiés par cette Respectable Loge, je vous reçois Maître Maçon.

Relevez-vous, Vénérable Frère.

Le Récipiendaire se relève.

TR. : Baissez vos glaives et reprenez séance, Vénérables Frères.

Tous les Frères se rassoient.

TR. : Vénérable Frère, nous avons pour nous reconnaître dans ce grade, ainsi que dans les précédents, un mot sacré, un mot de passe, un signe et un attouchement. L'ordre du grade est d'étendre la main, les quatre doigts serrés, le pouce écarté et posé sur le cœur. Le signe se fait en portant la main droit la hauteur du face, le pouce en dehors, la tête un peu effacée de côté droit, en faisant un mouvement de corps en arrière.

Il peint l'horreur dont les maîtres furent frappés au premier aspect du cadavre d'Hiram.

La parole sacrée est celle que je vous ai donnée à l'oreille en vous relevant; on la donne en recevant et en donnant l'accolade en trois temps, une syllabe à chaque temps; elle signifie « la chair quitte les os ».

Le mot de passe est GlBLIN, c'est le nom des habitants du Mont-Gibel, qui tiralent les pierres de la carrière et façonnaient les cèdres, pour la construction du Temple. Comme Maître, vous vous appellerez GABAON ; l'attouchement est celui que je vous ai donné en vous relevant, avec cette différence, que vous devez saisir le poignet comme on a saisi le votre.

Si un Maçon se trouve en péril, il doit porter les mains jointes sur sa tête, le plat de la main vers le Ciel, et dire : « A moi les Enfants de la Veuve ».

On ne doit prononcer la parole sacrée, et donner l'attouchement, qu'en Loge de Maître, et après s'être assuré que celui qui vous la demande est Maître.

Le Très Respectable met au nouveau Maître le tablier de son grade et dit : Vous porterez désormais la bavette de votre tablier abaissée.

La couleur bleue dont il est bordé doit vous rappeler sans cesse qu'un Maçon doit tout attendre d'en haut, et que c'est en vain que les hommes prétendent construire, si le Grand Architecte ne daigne construire lui-même.

Il lui rend son épée, en disant: Vous connaissez l'usage que vous devez faire de ce glaive.

Il lui rend son chapeau en disant: Désormais vous serez couvert en Loge de Maître ; cet usage très ancien annonce la liberté et la supériorité. Jusqu'ici, vous avez servi comme Apprenti et Compagnon; vous allez commander, mais craignez d'en abuser.

TR., * : Vénérable Frère Premier Surveillant, je vous envoie le nouveau Maître, afin que vous lui enseigniez à travailler en Maître, et que vous le reconnaissiez en sa nouvelle qualité.

Le Premier Maître des Cérémonies conduit le nouveau Maître entre les Surveillants.

Le Premier Surveillant quitte son plateau par l'extérieur et lui fait frapper trois coups sur chacune des trois portes représentées sur le tableau, à l'Orient, à l'Occident et au Midi, en tournant en sens inverse des aiguilles d'une montre.

Revenu directement à l'Occident, il reçoit de lui les mots, signes et attouchement.

Ensuite, le Premier Maître des Cérémonies conduit le Récipiendaire près du Second Surveillant qui reçoit pareillement mots, signes et attouchement.

1 S., * : Très Respectable, le Frère est reconnu; il a travaillé en Maître.

TR., * : Vénérable Frère Premier Maître des Cérémonies, veuillez placer le nouveau Maître en tête d'une des deux colonnes.

Puis, il s'adresse au Frère nouvellement reçu : Mon Frère, les Compagnons n'eurent pas plutôt commis leur crime, qu'ils en sentirent toute l'énormité. Afin d'en dérober la trace, s'il était possible, us emportèrent le corps d'Hiram à quelque distance des travaux, et l'enterrèrent dans une fosse faite à la hâte, se promettant de le venir prendre au premier moment favorable, et de le transporter bien loin et pour reconnaître facilement l'endroit, ils y plantèrent une branche d'acacia.

Les maîtres s'aperçurent bientôt de l'absence d'Hiram ; ils en avertirent Salomon qui, pour satisfaire son impatience, en ordonna la recherche.

Trois maîtres partirent par la porte du Nord, trois par la porte du Midi, et trois parcelle d'Occident. Ils convinrent de ne pas s'écarter les uns des autres, plus loin que la portée de la voix. Au lever du soleil, l'un d'eux aperçut une vapeur qui s'élevait dans la campagne, à quelque distance ; ce phénomène fixa son attention ; il en fit part aux autres maîtres, et tous s'approchèrent de l'endroit d'où sortait la vapeur. Au premier aspect ils virent une petite élévation, ou tertre, et reconnurent que la terre avait été fraîchement remuée, ce qui confirma leur soupçon ; la branche d'acacia qui céda aux premiers efforts, ne leur permit plus de douter qu'elle ne servit d'indice pour reconnaître l'endroit; ils se mirent à fouiller, et bientôt ils trouvèrent le corps de notre Respectable Maître déjà corrompu, et reconnurent qu'il avait été assassiné.

Il était à craindre que les assasins n'eussent à force de tourments, arraché à Hiram les signes et mots de maître: ils convinrent donc que le premier signe et le premier mot qui leur échapperaient lors de l'exhumation seraient, par la suite, le signe et le mot de reconnaissance parmi les maîtres.

Ils se revêtirent de tabliers et de gants de peau blanche pour témoigner qu'ils n'avaient point trempé leurs mains dans le sang innocent et députèrent l'un d'eux à Salomon pour l'instruire de la découverte du corps d'Hiram.

Salomon, instruit du crime affreux qui l'avait privé d'un ami et du chef des travaux à la perfection desquels il mettait toute son ambition, se livra à la plus vive douleur: il déchira ses vêtements et jura qu'il tirerait une vengeance éclatante d'un forfait aussi noir.

Il ordonna un deuil général parmi les ouvriers du Temple.

Il envoya exhumer le corps, avec pompe, par des maîtres ; lui fit de magnifiques funérailles et le mit dans un tombeau de trois pieds de large, sur cinq de profondeur et sept de longueur: il fit incruster dessus un triangle de l'or le plus pur, et fit graver au milieu du triangle, l'ancien mot de maître, qui était un des noms hébreux du Grand Architecte de l'Univers, et ordonna que les mot, signe et attouchement seraient changés, et qu'on y substituerait ceux dont les neuf maîtres étaient convenus.

Il vous est aisé maintenant de saisir l'analogie des épreuves par lesquelles vous venez de passer, avec le récit historique des circonstances duquel elles sont l'emblème.

Pour peu que vous ayez réfléchi aux différentes circonstances qui ont accompagné votre réception, aux grades auxquels vous avez été admis, peut-être aurez-vous remarqué quelques points qui paraissent se contredire, ou du moms n'avoir pas entre eux une parfaite connexité ; suspendez encore votre jugement à cet égard. Cette diversité vient de celle des objets que les trois premiers grades vous présentent. Ils sont les points fondamentaux de toutes les con naissances maçonniques. Vous verrez par la suite, à force d'études et de recherches, ces contradictions apparentes s'évanouir. La réunion de toutes les connaissances, vous présentera un ensemble, lié, suivi, satisfaisant, et destine à conduire aux objets les plus élevés. C'est assez que l'Ordre vous ait indique la route que vous avez à tenir.

Vous avez été traité en compagnon suspect ; cela fait allusion aux profanes ennemis de notre Ordre, qui le calomnient et le persécutent sans le connaître, et contre lesquels nous devons employer la force pour repousser leurs traits, la douceur pour les ramener à des sentiments plus modérés, et la prudence dans le choix des moyens qui y sont propres.

A peine vous êtes vous justifié, que vos Frères se sont empressés de vous donner de nouvelles marques d'amitié, en vous admettant à la participation de leurs mystères les plus intimes; dès ce moment vous êtes parvenu dans l'intérieur.

Les courses et les voyages sont l'emblème de la recherche du crime, et désignent l'état errant et vagabond du criminel qui cherche en vain à échapper aux remords et au châtiment.

La marche mystérieuse est le symbole des efforts que fit Hiram pour se dérober aux coups des assassins.

Les trois coups que vous avez reçus figurent ceux qui lui ont été portés; ils doivent vous faire sentir le danger de trois passions funestes dont l'homme est souvent aveuglé: l'orgueil, l'envie et l'avarice.

Ces mêmes épreuves sont encore l'emblème de la haute importance de nos mystères; elles doivent nous convaincre que toujours, en tous lieux, dans toutes les circonstances, nous devons être prêts à tout souffrir, comme notre Respectable Maître Hiram, plutôt que de révéler nos secrets et de manquer à nos engagements.

Enfin, elles sont encore des emblèmes allégoriques d'une infinité de connaissances, qu'une étude profonde peut seule vous procurer, et que je ne puis ni ne dois vous communiquer en ce moment.

On vous a fait parvenir au septième degré ; troisième et nombre parfait de la maçonnerie ; vous avez obtenu par là l'âge de votre grade ; gardez-vous de redescendre et de déchoir du nombre de perfection dont vous êtes décoré.

Le discours fini, le Très Respectable frappe un coup et dit: Vénérables Frères Premier et Second Surveillants invitez les Frères qui décorent l'une et l'autre colonne à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Maître Maçon; qu'il soit reconnu comme tel par tous les Maçons répandus sur la surface de la terre.

1 S., * : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Frères de la colonne du Midi, vous êtes invites par le Très Respectable à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Maître Maçon; qu'il soit reconnu corn me tel par tous les Maçons répandus sur la surface de

la terre.

2 S., * : Vénérables Frères de la colonne du Nord, vous êtes invités par le Très Respectable à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Maître Maçon ; qu'il soit reconnu comme tel par tous les Maçons répandus sur la surface de la terre.

TR., * : Applaudissons mes Frères

**  *    **  *    **  * 

Le nouveau Maître  remercie en tirant seul la même batterie.

 **  *    **  *    **  * 

TR. : Vénérables Frères, couvrons cette batterie.

**  *    **  *    **  *.

Tous les Frères applaudissent.

Le nouveau Maître ne tire pas cette batterie.

Tous les Frères mettent leurs glaives dans le fourreau et s'asseyent.

Le Très Respectable fait l'instruction entière du Grade. 

 

CLOTURE DES TRAVAUX AU GRADE DE MAÎTRE

 

TR. : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, demandez au Vénérables Frères de l'une et l'autre colonne s'ils n'ont rien à proposer.

1 S. : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Frères de la colonne du Midi, n'avez-vous rien à proposer ?

2 S. : Vénérables Frères de la colonne du Nord, n'avez-vous rien à proposer?

S'il y a quelque proposition, on la discute ou, si elle est trop importante, on la renvoie à une autre assemblée.

S'il n'y en a pas, ou lorsque tout est fini le deuxième Surveillant frappe un coup.

2 S., * : Frère premier Surveillant la colonne du Nord est muette.

1 S., * : Très Respectable, les deux colonnes sont muettes.

TR., * : A l'ordre mes Frères.

Tous les Frères se tiennent debout, à l'ordre de Maître, tirent leurs  glaives qu'ils tiennent de la main gauche la pointe basse.

Le couvreur prend son épée de la main gauche, la pointe basse et se place devant la porte.

TR. : Vénérable Frère Premier Surveillant à quelle heure devons-nous fermer nos travaux?

1 S. : A minuit.

TR. : Quelle heure est-il?

1S. : Minuit.

TR. : Puisqu'il est minuit et que c'est l'heure à laquelle nous terminons nos travaux, Vénérables Frères Premier et Second Surveillants invitez les Frères à m'aider à fermer les travaux de Maître.

1 S. : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Frères de la colonne du Midi, le Très Respectable nous invite à l'aider à fermer les travaux de Maître.

2 S. : Vénérables Frères de la colonne du Nord, le Très Respectable nous invite à l'aider à fermer les travaux de Maître.

TR. : **  *    **  *    **  *.

1 S. : **  *    **  *    **  *.

2 S. : **  *    **  *    **  *.

TR. : A moi, Vénérables Frères.

Tous les Frères, ayant les yeux sur le Très Respectable, font le signe d'horreur et donnent la batterie de Maître.

TR. : Prenez séance.

Tous s'assoient et se découvrent.

Le premier Maître des Cérémonies éteint avec un éteignoir les 2 chandelles supplémentaires de chaque grand chandelier, Il replace la chandelle subsistante au point central des chandeliers, et enlève les chandelles éteintes.

Le Frère Architecte, remplace le tableau.


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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 02:02

RENAISSANCE TRADITIONNELLE

REVUE D'ETUDES MACONNIQUES ET SYMBOLIQUES

 

 



Fondée en 1970 par René DESAGULIER (René GUILLY), RENAISSANCE TRADITIONNELLE est une revue sans aucune attache obédientielle. Elle n'a qu'un seul but : susciter et publier des études, apporter des documents qui fassent mieux comprendre et mieux aimer la tradition maçonnique dans sa double dimension : historique et spirituelle.
La qualité de membre de l'Ordre n'est pas exigée des collaborateurs de cette revue.
Les opinions exprimées n'engagent strictement que la responsabilité de leurs auteurs.


Articles sur le RITE FRANCAIS

     -N° 105, 106, 115 et 116 : Le Grand Chapitre Général de France et la fixation du Rite Français par Pierre MOLLIER.

     -N° 122, 127 et 128 : La fixation du Régulateur du Maçon pour les Grades Symboliques 1773-1783 par Pierre MOLLIER.


 

LA CHAINE D'UNION N° 37

LA NOUVELLE VIGUEUR DU RITE FRANCAIS

 


 

 

  Articles sur le RITE FRANCAIS

Le Rite Français de nouveau en pleine lumière
Ludovic MARCOS,
Réponses aux 7 questions que l'on se pose sur le Rite Français
Pierre MOLLIER,
Le Rite Français : Antient ou Modern ?
Roger DACHEZ,
L'expansion fulgurante du Rite Français à la GLNF
Hervé VIGIER,
Le Rite Français au féminin : une histoire en devenir
Laure CAILLE,
Le Rite Français en Belgique : n 1 à l'aise dans une mosaïque
Jacques CH. LEMAIRE,
Au Portugal, le Rite Français, Rite officiel en 1802 mais combattu et disparu, renaît enfin
Filipe FRADE,
Le revival des Grades Capitulaires
30 novembre 1963 : le réveil des Chapitres survint... par le canal de la Hollande
Pierre PETITJEAN,
"La survie de la Franc-Maçonnerie passe par le modèle Français qui allie cheminement initiatique intime et engagement citoyen responsable"
Un entretien de Jacques-Georges PLUMET avec Michel MANENS,
Les Hauts Grades, un outil supplémentaire au sein du GODF
Un entretien de Philippe GUGLIELMI avec René LE MOAL,
"Nous sommes dans l'urgence du temps et de la parole pour toutes et tous
Un entretien de Geneviève CONTAT-CLAVERIE avec René LE MOAL,
Un patrimoine et un potentiel méconnus
Au Rite Français, tout est réuni pour acquérir la maîtrise de soi
Ludovic MARCOS,  
Agapes et Banquets selon le Rite Français
Gilbert CEDOT.


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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 01:32

Selon ANDERSON, le Grand Maitre MONTAGU en accorda une pour créer une Loge à VALENCIENNE.
Une autre pour créer une Loge à l'Hotel de Busy à PARIS.

Le Grand Maitre Weymouth (1735) en accorda une au Frère Noble RICHMOND, pour tenir Loge en son chateau d'AUBIGNY en FRANCE.
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 00:42

Selon les Constitutions d'Anderson de 1738


Le Roi George I entra dans Londres de façon magnifique le 20 Septembre 1714, et après la fin de la rébellion de 1716 les quelques Loges de Londres, se voyant négligées par Sir Christopher Wren, jugèrent bon de s'unir sous un Grand Maitre come en un centre d'union et d'harmonie ; les loges qui se réunirent furent :

1°) A la taverne à l'enseigne de l'Oie et du Gril dans St Paul's Churchyard.

2°) A la taverne à l'enseigne de la Couronne dans Parker's-Lane, près de Drury-Lane.

3°) A la taverne à l'enseigne du Pommier dans Charles-St, Covent-Garden.

4°) A la taverne à l'enseigne du Grand Verre et des Raisins dans Channel-Row, Westminster.

Ces Frères et quelques autres anciens se réunirent à ladite taverne à l'enseigne du Pommier et après avoir élu à la Chaire le Maitre Maçon le plus ancien, ils se constituèrent en GRANDE LOGE pro tempore de façon solennelle et remirent à l'honneur les Communications trimestrielles des Officiers de Loge (appelée Grande Loge), résolurent de tenir l'Assemblée et la Fête annuelles, et ensuite de choisir un GRAND MAITRE parmi eux, jusqu'à ce qu'ils aient l'honneur d'avoir un Frère Noble à leur tête.

En conséquence, le jour de la St Jean Baptiste en l'an 1717, l'assemblée et la fête des Maçons Francs et Acceptés se tint à ladite taverne à l'enseigne de l'Oie et le Gril.

Les Frères à la majorité des mains levées élirent Mr Anthony SAYER, Grand Maitre des Maçons ; investi aussitôt des marques de son office et des pouvoirs, par le Maitre le plus ancien, et installé. Le Cap Joseph Elliot et Mr Jacob Lamball, charpentier furent Grands Surveillants.

Le 24 Juin 1718, Le Frère SAYER proclama notre Frère George PAYNE, Esq ; Grand Maitre des Maçons.

 Surveillants: John Cordwell, Charpentier de la ville, Thomas Morrice, tailleur de pierre.

Le 24 Juin 1719, Le Frère PAYNE proclama notre Révérend  Frère Jean Théophile DESAGULIERS LL.D et F.R.S; Grand Maitre des Maçons.

Surveillants: Antony Sayer, Thomas Morrice, tailleur de pierre.

Le 24 Juin 1720, Le Frère DESAGULIER proclama notre  Frère George PAYNE, Esq; Grand Maitre des Maçons.

 Surveillants: Thomas Hobby, tailleur de pierre, Richard Ware, mathématicien.

Le 24 Juin 1721, Le Frère PAYNE proclama le très Noble Prince, notre Frère John MONTAGU Duc de Montagu; Grand Maitre des Maçons.

 Député Grand Maitre : John BEAL, MD.

 Surveillants: Mr Josué Villeneau et Thomas Morrice.

Le 24 Juin 1722, un Maitre Ancien proclama le très Noble Prince, notre Frère Philip WHARTON Duc de WHARTON; Grand Maitre des Maçons.

 Député Grand Maitre : Dr DESAGULIER.

 Surveillants: Joshua Timson, forgeron, Mr William Hawkins, maçon remplacé durant le mandat  par James Anderson.

Le 24 Juin 1723, le Frère WHARTON  proclama notre Noble Frère Francis SCOT Comte de Dalkeith; Grand Maitre des Maçons.

 Député Grand Maitre : Dr DESAGULIER.

 Surveillants: Francis Sorell, Esq, John Senex, libraire.

Le 24 Juin 1724, le Frère DALKEITH proclama le très Noble Prince, notre Frère Charles LENNOX Duc de RICHMOND et de LENNOX; Grand Maitre des Maçons.

 Député Grand Maitre : Martin FOLKS, Esq.

 Surveillants: George Payne Esq, Francis Sorell, Esq.

Le 27 Décembre 1725, le Frère RICHMOND proclama notre Noble Frère V. James HAMILTON, Lord PAISLEY; Grand Maitre des Maçons.

Député Grand Maitre : Dr DESAGULIER.

Surveillants: Colonel Daniel Hougton et Sir Thomas Prendergast.

Le 27 Février 1727, le Frère PAISLEY proclama notre Noble Frère William O'BRIAN, Comte d'INCHIQUIN; Grand Maitre des Maçons.

Député Grand Maitre : William COWPER, Esq.

Surveillants: Alexander Choke, Esq, William Burdon, Esq.

Le 27 Décembre 1727, le Député Grand Maitre  COWPER proclama notre Noble Frère Henry HARE, Lord COLERANE Grand Maitre des Maçons.

Député Grand Maitre : Alexander CHOKE, Esq.

Surveillants: Nathaniel Blakerby, Esq, Mr Joseph Highmore, peintre.


 

En 1728, Philip Duc de WHARTON ancien Grand Maitre des Maçons d'Angleterre est proclamé premier Grand Maitre des Maçons du Royaume de France.

Anderson écrit à ce sujet :

Les Loges de France prétendant à l'indépendance, ont leur propre Grand Maitre, bien qu'elles aient les même Constitutions, Devoirs et Règles etc. que leurs Frères d'Angleterre et qu'elles soient également animées du même zèle envers le style d'Auguste et les secrets de cette honorable et ancienne Fraternité.


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 22:37

TROISIEME PARTIE

Que, dans les temps ultérieurs, lorsque les Loges furent devenues plus nombreuses, le Très Respectable Grand Maitre et les Compagnons, avec le consentement des LORDS du Royaume (car la plupart des grands hommes étaient alors Maçons), décrétèrent qu'à l'avenir, en initiant ou en admettant un Frère, la CONSTITUTION ainsi que les Obligations y annexées seraient lues par le Maître ou le Surveillant et que ceux qui allaient être reçus Maîtres-maçons ou Maîtres d'œuvre devaient subir un examen pour savoir si ils étaient capables de servir avec habileté leurs seigneurs respectifs, aussi bien le plus humble que le plus élevé, pour l'honneur et la puissance de l'Art susmentionné et le profit de leurs seigneurs, car ce sont les seigneurs qui les emploient et les paient pour leurs service et déplacement.

Et à côté de beaucoup d'autres choses, ledit document d'Archives ajoute: que ces obligations et lois des FRANCS-MACONS ont été vues et examinées par feu notre souverain, le roi Henri VI et par les Lords de son honorable conseil, qui les ont autorisées et dit qu'elles étaient justes, bonnes et raisonnables et devaient être appliquées, car elles avaient été extraites et rassemblées d'après les Archives des temps anciens.

Et quoique, dans la troisième année du règne dudit roi Henri VI qui n'était qu'un enfant âgé de quatre ans environ, le Parlement fît un acte qui touchait seulement les Maçons opératifs qui avaient, contrairement aux statuts des Manœuvres, fait une confédération pour ne travailler qu'aux prix et salaires fixés par eux, et parce que l'on supposa que de tels accords avaient été pris en Loges générales, appelées dans l'Acte, CHAPITRES ou CONFEDERATIONS de MAÇONS, il fut alors jugé commode d'établir ladite loi contre lesdites assemblées. Mais quand ledit roi Henri VI arriva à l'âge d'homme, les Maçons présentèrent devant lui et ses Lords les Archives et les Obligations ci-dessus mentionnées et il est clair qu'ils les examinèrent et les approuvèrent solennellement comme bonnes et raisonnables à observer. Plus encore, ledit roi et ses Lords ont dû avoir été incorporés parmi les Francs-Maçons avant que ces Maçons aient pu faire une aussi importante révision de leurs Archives et, sous son règne, avant les troubles du roi Henri, les Maçons furent fort encouragés. D'ailleurs, en aucune circonstance, cet acte n'a été appliqué sous son règne, ni aucun autre depuis et les Maçons ne négligèrent jamais leurs Loges à cause de lui, ni n'ont jamais cru qu'il valait la peine de faire intervenir pour son abrogation leurs nobles et savants frères, parce que les Maçons opératifs qui sont indépendants de la Loge répugnent à se rendre coupables de pareilles machinations et que les autres Francs-Maçons ne sont pas concernés par des infractions aux statuts des manœuvres.

 Les rois d'Ecosse encouragèrent beaucoup l'Art royal depuis les temps les plus anciens jusqu'à l'Union des Couronnes, comme il apparaît par les vestiges des glorieuses constructions dans cet ancien royaume et par les Loges qui se sont conservées sans interruption depuis nombre de centaines d'années, dont les Archives et traditions témoignent du grand respect de ces rois pour cette honorable Fraternité qui leur a toujours donné des marques convaincantes de son amour et de sa loyauté, ce qui explique que c'est là qu'est né le vieux toast en usage parmi les Maçons d'Ecosse, à savoir: DIEU BENISSE LE ROI ET LE METIER.

Et l'exemple royal ne fut pas négligé par la Noblesse, la Gentry et le Clergé d'Ecosse qui s'unirent, en toutes circonstances, pour le bien du métier et de la Confrérie. Les rois étaient souvent les Grands-Maîtres jusqu'au moment où, entre autres privilèges, les Maçons d'Ecosse eurent le droit d'avoir un Grand-Maitre et un Grand Surveillant indiscutables et permanents qui reçurent un traitement de la Couronne et aussi un don de reconnaissance de la part de chaque nouveau Frère du Royaume, lors de son entrée . Leur occupation ne fut pas seulement de régler ce qui pouvait arriver de malheureux dans la Confrérie, mais encore d'écouter et finalement de décider toute controverse entre Maçon et Seigneur, de punir le Maçon s'il desservait son maître et d'imposer aux deux une solution équitable. A ces audiences, si le Grand-Maître était absent (lequel était toujours de naissance noble), le Grand Surveillant présidait. Ce privilège subsista jusqu'aux guerres civiles, mais il est maintenant désuet et il ne pourra vraiment être restauré avant que le roi ne devienne Maçon, car il ne fut pas réellement appliqué lors de l'Union des Royaumes.

De plus, le grand soin que les ECOSSAIS prirent de la vraie Maçonnerie devint par la suite très utile à 1'ANGLETERRE, car la savante et magnanime reine Elisabeth qui encouragea d'autres arts découragea celui-là, parce que, étant une femme, elle ne pouvait être initiée, quoique, comme beaucoup d'autres grandes dames, comme Sémiramis et Artémise, elle aurait pu souvent employer des Maçons.

Mais après sa mort, le roi Jacques VI d'Ecosse lui succéda à la couronne d'Angleterre  et, comme il était un roi maçon, il restaura les Loges anglaises et, comme il fut le premier roi de Grande-Bretagne, il fut aussi le premier prince du monde qui restaura l'Architecture romaine des ruines de l'ignorance gothique.

 En effet, après de longues époques sombres et illettrées, aussitôt que les branches du savoir refleurirent, la Géométrie retrouva sa place et les nations policées commencèrent à découvrir la confusion et l'impropriété des constructions gothiques. Au quinzième et seizième siècle, le STYLE D'AUGUSTE se releva de ses décombres en Italie, grâce à BRAMANTE, BARBARO, SANSOVINO, SANGALLO, MICHEL ANGE, RAPHAEL DURBIN, JULES ROMAIN, SERGLIO, LABACO, SCAMOZZI, VIGNOLE et beaucoup d'autres brillants architectes, mais surtout grâce au grand PALLADIO qui n'a jamais encore été dûment imité en Italie quoique notre Grand-Maître Maçon INIGO JONES ait vraiment rivalisé avec lui en Angleterre.

Mais, quoique tous les vrais Maçons honorent la mémoire de ces architectes italiens, il faut reconnaître que le style d'Auguste ne fut réveillé par aucune tête couronnée avant que le roi JACQUES VI d'ÉCOSSE et premier d'ANGLETERRE patronnât le dit glorieux Inigo Jones qu'il employa pour construire son palais royal de WHITE-HALL; mais durant son règne sur toute la Grande-Bretagne, seule la SALLE DES BANQUETS, en première pièce de ce palais, fut édifiée, laquelle est une des plus belles salles du monde et l'habile M. Nicholas Stone la bâtit en qualité de Maitre-Maçon, sous la direction de l'architecte JONES.

A la mort de Jacques 1er, son fils, le roi CHARLES 1er, lui aussi Maçon, patronna aussi M. Jones et il avait la ferme intention de poursuivre les plans de WHITE-HALL conçus par son royal père et selon le style de M. Jones, mais il en fut malheureusement détourné par les guerres civiles. Après la fin de ces guerres et la restauration de la famille royale, la Maçonnerie authentique fut pareillement restaurée, en particulier à la suite de la malheureuse affaire de l'incendie de Londres en l'année 1666. Alors, les maisons de la ville furent reconstruites surtout d'après le style romain et c'est alors que le roi Charles II posa les fondations de la Cathédrale actuelle de Saint-Paul (car l'ancien édifice gothique avait été détruit par le feu) en s'inspirant beaucoup du style de SAINT PIERRE de Rome, construction dirigée par l'habile architecte sir CHRISTOPHER WREN. Le roi fonda aussi son palais royal à GREENWICH d'après un plan de M. Inigo Jones (qu'il avait établi avant sa mort) et les travaux furent conduits par son gendre M. WEBB; il est maintenant transformé en hôpital pour les marins. Il fonda aussi Chelsea Collège, un hôpital pour les soldats et à EDIMBOURG, il fonda et acheva à la fois son palais royal de Haly Rood House, selon le plan et sous la direction de sir William Bruce, baronnet, maître des travaux royaux en Ecosse. Aussi, en plus de la tradition transmise par des vieux Maçons encore vivants et sur laquelle il est permis de s'appuyer, nous avons de bonnes raisons de croire que le roi CHARLES II fut un Franc-Maçon accepté, car chacun reconnaît qu'il encouragea fort les artisans.

Mais, durant le règne de son frère JACQUES II, bien que quelques constructions romaines fussent poursuivies, les Loges de Francs-Maçons de Londres tombèrent dans une lourde ignorance parce qu'elles ne furent pas dûment fréquentées et cultivées.

 Mais, après la Révolution, en l'an 1688, le ROI GUILLAUME, quoique prince belliqueux, montra du goût pour l'Architecture et continua la construction des deux hôpitaux ci dessus mentionnés de Greenwich et de Chelsea, construisit la belle partie de son palais royal d'HAMPTON COURT et fonda et acheva son incomparable palais de Loo en Hollande, etc. Et le brillant exemple de ce glorieux prince (qui est reconnu comme Franc-Maçon par la plupart des gens encouragea la noblesse, la Gentry, les riches et les savants à s'intéresser beaucoup au style d'Auguste, ainsi qu'en témoignent un grand nombre d'édifices très surprenants érigés depuis à travers le Royaume. C'est ainsi que, durant la neuvième année de notre dernière souveraine, LA REINE ANNE, Sa Majesté et le Parlement firent ensemble un acte pour ériger cinquante nouvelles églises paroissiales  à Londres, Westminster et les faubourgs, et la REINE avait nommé une commission formée de plusieurs ministres d'Etat, des principaux membres de la Noblesse, de la haute Gentry et d'éminents citoyens, des deux archevêques, avec quelques autres évoqués et des clergymen de distinction pour mettre l'acte en application. Ils ordonnèrent que lesdites nouvelles églises, seraient élevées selon l'ancien style romain, ainsi qu'il apparaît par celles qui ont déjà été élevées. Et les honorables commissaires actuels qui ont le même bon jugement sur l'Architecture poursuivent le même grand et louable projet et font revivre l'ancien style, par ordre, protection et encouragement de Sa Majesté actuelle, le ROI GEORGE, qui a bien voulu aussi poser la première pierre de la fondation de son église paroissiale de SAINT-MARTIN des Champs, dans 1'angle sud-est (par le mandataire d'alors de Sa Majesté qui est actuellement évêque de Salisbury), laquelle est maintenant en voie de reconstruction, forte, grande et belle, aux frais des paroissiens.

Bref, il faudrait de nombreux gros volumes pour rassembler les nombreux et splendides exemples de la puissante influence de la Maçonnerie depuis la création, à toute époque et dans chaque Nation comme ils pourraient être recueillis dans les récits des historiens et des voyageurs. Mais surtout dans ces parties du monde où les Européens ont établi des relations de commerce, de tels vestiges d'anciennes, grandes, surprenantes et magnifiques colonnades ont été découverts par des chercheurs qui ne peuvent assez déplorer les dévastations générales des Goths et des Musulmans et nous devons en conclure qu'aucun Art n'a jamais été aussi encouragé que celui-ci, car véritablement aucun n'est aussi utile à l'humanité.

De plus, s'il était utile, on pourrait montrer que les sociétés ou ordres de CHEVALIERS militaires, tout comme celles de religieux, ont au cours des temps emprunté à cette ancienne Fraternité un grand nombre d'usages solennels, car aucun d'eux ne fut mieux institué, plus décemment installé, ou n'observa d'une façon plus sacrée ses Lois et Obligations que ne l'ont fait les Maçons acceptés qui, à toute époque et dans tous les pays, ont maintenu et propagé leur activité dans leur voie particulière que même les plus habiles et les plus savants ne peuvent pénétrer, bien qu'ils l'aient souvent tenté, tandis qu'ils se connaissent et s'aiment les uns et les autres, même sans le secours de la parole ou quand leurs langues sont différentes.

Et de nos jours, les libres NATIONS BRITANNIQUES, délivrées, des guerres civiles et jouissant des bons fruits de la paix et de la liberté, ont depuis peu orienté leur heureux génie vers la Maçonnerie de toute espèce et fait revivre les Loges déclinantes de Londres, cette belle métropole, ainsi que celles des autres parties de l'Angleterre. Plusieurs Loges particulières ont une tenue de Grande Loge trimestrielle et une grande Assemblée annuelle, dans lesquelles les formes et usages de la plus ancienne et respectable Fraternité sont sagement propagés, l'Art royal dûment cultivé et le ciment de la Confrérie conservé, si bien que le corps tout entier ressemble à une voûte bien construite. Plusieurs nobles et gentlemen de meilleur rang, avec des clergymen et des savants érudits de la plupart des confessions et dénominations s'y sont franchement ralliés et se sont engagés à assurer les Obligations et à porter les décors d'un Maçon franc et accepté, sous l'autorité de notre actuel et digne Grand-Maître, le très noble PRINCE John, duc de MONTAGU.

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 22:33

SECONDE PARTIE

Enfin, L'ART ROYAL fut apporté en Grèce dont les habitants ne nous ont pas laissé de témoignage de progrès aussi importants en Maçonnerie avant le Temple de Salomon; quant à leurs plus anciens bâtiments, comme la citadelle d'Athènes, avec le Parthénon ou temple de Minerve, ainsi que les temples de Thésée ou de Jupiter Olympien, etc. ainsi que leurs portiques et forums, leurs théâtres et Gymnases, leurs salles publiques, leurs surprenants ponts, leurs fortifications régulières, leurs puissants bateaux de guerre et leurs palais majestueux, tout ceci fut élevé après le Temple de Salomon et, pour la plupart de ces monuments, même après le Temple de Zorobabel.

Nous ne trouvons nulle part non plus que les GRECS fussent arrivés à aucune connaissance considérable en Géométrie avant le grand Thalès de Milet, le philosophe, qui mourut pendant le règne de Balthazar et aux temps de la Captivité des Juifs. Mais son disciple, PYTHAGORE, le très grand, est l'auteur de la quarante-septième proposition du premier livre d'Euclide qui, si elle est dûment observée, est le fondement de toute Maçonnerie sacrée, civile et militaire.

Le peuple de l'Asie mineure, vers cette époque, donna de grands encouragements aux Maçons pour qu'ils érigent toutes sortes de constructions somptueuses dont l'une ne doit pas être oubliée, car elle est généralement considérée comme la quatrième des Sept Merveilles du Monde, à savoir le Mausolée, ou tombe de Mausole, roi de Carie, entre la Lycie et l'Ionie, à Halicarnasse sur les flancs du mont Taurus en ce royaume, édifié à la commande d'Artémise, sa veuve éplorée, comme splendide témoignage de son amour pour lui. Il était construit du marbre le plus surprenant, mesurait 411 pieds de tour, 25 coudées de hauteur, était surmonté de 26 colonnes ornées de la plus fameuse sculpture, le tout était ouvert de tous côtés avec des voûtes de 73 pieds de large édifiées par les quatre principaux Maîtres Maçons et graveurs de ces temps, à savoir le côté est par Scopas, l'ouest par Léochares, le nord par Brias et le sud par Timothée.

Mais après PYTHAGORE, la Géométrie devint l'étude chérie de la Grèce où apparurent beaucoup de savants philosophes. Quelques-uns d'entre eux inventèrent diverses propositions ou éléments de Géométrie et les rendirent applicables aux arts mécaniques. Nous ne pouvons pas non plus douter du fait que la Maçonnerie resta en bons termes avec la Géométrie, ou plutôt la suivit toujours au fur et à mesure de ses progrès graduels, jusqu'au moment où l'admirable EUCLIDE de Tyr fleurit à Alexandrie, lequel Euclide, rassemblant les éléments épars de la Géométrie, les synthétisa en une méthode qui n'a jamais été améliorée (et pour cela son nom sera toujours célébré), sous le patronage de PTOLEMEE, fils de Lagos, roi d'Egypte, un des successeurs immédiats d'Alexandre le Grand.

Et comme la noble science vint à être plus méthodiquement enseignée, l'Art royal plus généralement estimé et développé parmi les Grecs, ceux-ci, à la fin, arrivèrent à la même habileté et magnificence en cet art que leurs maîtres, les Asiatiques et les Egyptiens.

Le roi d'Egypte qui lui succéda, PTOLEMEE PHILADELPHE, ce grand promoteur des arts libéraux et de toutes les connaissances utiles, rassembla la plus grande bibliothèque de la Terre et fit pour la première fois traduire l'Ancien Testament (au moins le Pentateuque) en grec, devint un excellent architecte et le Maître MAÇON GENERAL, car il éleva, parmi ses autres constructions, la fameuse TOUR DE PHAROS, la cinquième des Sept Merveilles du Monde.

 Nous pouvons croire réellement que les nations africaines, jusqu'à la côte atlantique même, imitèrent vite l'Egypte dans de tels progrès quoique l'histoire soit muette et qu'aucun voyageur n'ait été encouragé à découvrir les restes estimables de ces nations autrefois renommées.

Nous ne devons pas oublier non plus la savante ile de SICILE ou fleurit le prodigieux géomètre ARCHIMEDE lequel, malheureusement, fut mis à mort quand Syracuse fut prise par le général romain Marcellus: car c'est de Sicile tout autant que de la Grèce, de l'Egypte ou de l'Asie que les anciens Romains apprirent à la fois la SCIENCE et 1'ART, car ce qu'ils savaient auparavant était, ou maigre ou irrégulier mais au fur et à mesure qu'ils subjuguaient les Nations, ils firent d'importantes découvertes dans l'une ou dans l'autre et, en hommes avisés, ils emmenèrent en captivité à Rome, non la masse du peuple, mais les arts et les sciences, en la personne des plus éminents professeurs et techniciens; ainsi Rome devint le centre de la Connaissance aussi bien, que du pouvoir impérial jusqu'à ce que les Romains arrivent au zénith de la gloire, SOUS AUGUSTE CESAR sous le règne de qui est né le MESSIE de Dieu, le Grand Architecte de l'Eglise, lequel, ayant donné le calme au monde en proclamant la paix universelle, encouragea hautement les artistes habiles qui avaient été élevés dans la liberté romaine ainsi que leurs savants disciples et élèves, en particulier le grand VITRUVE, le père de tous les vrais Architectes jusqu'à ce jour.

C'est pourquoi on peut croire raisonnablement que le glorieux AUGUSTE devint Grand-Maître de la Loge de Rome car, outre qu'il patronnait Vitruve, il améliora fortement le bien-être des compagnons, ainsi qu'il ressort du grand nombre d'édifices magnifiques [élevés] sous son règne, dont les vestiges sont le modèle et le critère de la Maçonnerie authentique, car ils sont vraiment la synthèse des architectures asiatiques, égyptiennes, grecques et siciliennes, que nous désignons souvent sous le terme de STYLE D'AUGUSTE et que nous ne faisons maintenant qu'imiter sans être encore arrivés à la perfection.

Les vieilles Archives des Maçons contiennent d'importants renseignements sur leurs Loges depuis le commencement du monde dans les nations civilisées, spécialement en temps de paix et lorsque les pouvoirs civils, haïssant la tyrannie et l'esclavage, donnèrent carrière légitime au brillant et libre génie de leurs heureux sujets; car les Maçons étaient toujours au-dessus des autres artistes, les favoris des Puissants et ils leur devinrent nécessaires pour leurs grandes entreprises en toutes sortes de matériaux, non seulement en pierre, brique, bois, plâtre, mais aussi en toile ou en peau ou en quoi que ce soit qui sert à faire des tentes et dans les différentes sortes d'architecture.

Il ne faut pas oublier non plus que les peintres aussi et les statuaires furent toujours considérés comme bons maçons, aussi bien que les constructeurs, les tailleurs de pierre, les briquetiers, les charpentiers, les menuisiers, les tapissiers ou les fabricants de tentes et un grand nombre d'artisans que l'on pourrait nommer qui travaillaient selon la géométrie et les règles de la construction, quoique aucun depuis Hiram Abi ne fût renommé pour son habileté dans toutes les branches de la Maçonnerie: Et là dessus, assez.

Mais parmi les païens, tandis que la noble science de la géométrie était dûment cultivée à la fois avant et après le règne d'Auguste, même jusqu'au V° siècle de l'Ere Chrétienne la Maçonnerie était tenue en grande estime et vénération; et, tant que l'Empire romain subsista dans sa gloire, l'Art Royal fut protégé avec soin jusqu'à l'Extrême Thulé et une Loge était érigée dans presque chaque garnison romaine, grâce à quoi les Romains transmirent généreusement leur habileté aux parties septentrionales et occidentales de l'Europe qui avaient grandi dans la barbarie avant la conquête romaine, quoique nous ne sachions pas exactement pendant combien de temps. Quelques auteurs en effet pensent qu'il y eut quelques vestiges de bonne Maçonnerie datant d'avant cette période dans quelques parties de l'Europe, élevés par le talent surprenant que les premières colonies amenèrent avec elles, tels sont les édifices celtiques érigés par les anciens Gaulois et par les anciens Bretons, aussi qui étaient une colonie de Celtes, longtemps avant que les Romains n'envahissent cette terre.

Mais quand les GOTHS et les VANDALES qui n'avaient jamais été conquis par les Romains, submergèrent, comme un déluge général, l'EMPIRE ROMAIN, ils détruisirent complètement, dans leur rage belliqueuse et leur grande ignorance, beaucoup des plus beaux édifices, dégradèrent les autres et n'en laissèrent échapper que fort peu. De même, les nations asiatiques et africaines subirent la même calamité à la suite des conquêtes des MUSULMANS dont le grand dessein était seulement de convertir le monde par le Feu et l'Epée au lieu de cultiver les Arts et les Sciences.

Ainsi, sur le déclin de l'Empire romain, quand les garnisons de Bretagne furent épuisées, les ANGLES et autres BAS SAXONS, invités par les anciens BRETONS à venir à leur secours contre les SCOTS et les PICTES subjuguèrent finalement la partie sud de cette ile qu'ils appelèrent Angleterre ou terre des Angles; [ces Angles], apparentés aux Goths, ou plutôt une branche des Vandales, avaient les mêmes dispositions guerrières et, comme ils étaient des païens ignorants, ils n'encouragèrent rien d'autre que la guerre, jusqu'à ce qu'ils devinssent chrétiens. Mais alors, trop tard, ils regrettèrent l'ignorance de leurs pères qui avait causé la grande perte de la Maçonnerie romaine, mais ils ne savaient pas comment la réparer.

Toutefois, en devenant un peuple libre (ainsi qu'en attestent les anciennes lois saxonnes) et ayant des dispositions pour la Maçonnerie, ils commencèrent bientôt à imiter les Asiatiques, les Grecs et les Romains en érigeant des Loges et en encourageant les Maçons. Car ils furent instruits non seulement par les fidèles traditions et les restes estimables des BRETONS, mais aussi par des princes étrangers dans les Etats desquels l'Art royal avait été bien préservé des ruines causées par les Goths, particulièrement par CHARLES-MARTEL, roi de France, qui, d'après les anciennes Archives des Maçons, envoya en Angleterre plusieurs artisans experts et savants architectes, conformément aux vœux des rois saxons. Ainsi, durant l'Heptarchie, l'Architecture gothique fut aussi fortement encouragée ici que dans les autres terres chrétiennes.

Et quoique les nombreuses invasions des DANOIS aient occasionné la perte de nombreuses archives, elles n'ont pas empêché cependant, dans les temps de trêve ou de paix, le bon travail, quoique celui-ci ne fût pas réalisé selon le style d 'Auguste. Mieux, les grandes dépenses engagées à cet effet, ainsi que les surprenantes inventions des artistes pour suppléer à l'habileté romaine, aussi bien qu'ils le pouvaient, démontrent leur estime et leur amour de l'Art royal et ont rendu les CONSTRUCTIONS GOTHIQUES vénérables, encore que ceux qui goûtent l'architecture ancienne les considèrent comme n'étant pas l'exemple à imiter.

Et après que les Saxons et les Danois eurent été conquis par les NORMANDS, dès que les guerres eurent pris fin et que la Paix eut été proclamée, la Maçonnerie gothique fut encouragée, même sous le règne du Conquérant et de son fils GUILLAUME-LE-ROUX qui construisit Westminster Hall, peut-être la plus grande salle de l'univers.

D'ailleurs, ni les guerres des Barons, ni les nombreuses guerres sanglantes des rois normands qui leur succédèrent et les conflits qui éclatèrent entre leurs branches ne gênèrent guère la construction des très somptueux et très splendides édifices de ces temps, élevés par le Haut-Clergé (qui, bénéficiant de gros revenus, pouvait bien supporter cette dépense) et même par la COURONNE, car nous lisons que le roi EDOUARD III avait un officier appelé Franc-Maçon du roi ou Inspecteur général de ses bâtiments dont le nom était HENRY YEVELE, employé par le roi pour construire diverses abbayes ainsi que la CHAPELLE de Saint-Etienne à Westminster, où siège maintenant la chambre des Communes en Parlement.

Mais pour l'instruction complémentaire des candidats et des plus jeunes Frères, il existe un certain document d' Archives des Francs-Maçons écrit sous le règne d'EDOUARD IV, de la branche normande, qui donne les renseignements suivants, à savoir que, bien que les anciennes Archives de la Confrérie en Angleterre aient été, pour beaucoup d'entre elles, détruites ou perdues dans les guerres des Saxons et des Danois, pendant que le roi Athelstan, (le petit-fils du Roi ALFRED-LE-GRAND, architecte éminent), le premier roi d'Angleterre oint et qui traduisit la Sainte Bible en langue saxonne, après qu'il eut redonné au pays le repos et la paix, construisit beaucoup de grands ouvrages et encouragea beaucoup de Maçons venus de France qui furent nommés Surveillants de ses travaux et qui apportèrent avec eux les obligations et les règlements des Loges conservés depuis l'époque romaine. Ils persuadèrent aussi le Roi d'améliorer la Constitution des Loges anglaises, d'après le modèle étranger et d'augmenter les salaires des Maçons opératifs.

Que le plus jeune des fils dudit roi, le prince Edwin, qui avait été instruit en Maçonnerie, assuma les charges de MAITRE MAÇON à cause de l'amour qu'il avait pour ledit métier et les honorables principes sur lesquels il est fondé, qu'il acheta une charte de liberté de son père, le roi Athelstan, pour les Maçons qui avaient le droit de correction entre eux (comme on disait autrefois), c'est-à-dire la liberté et le pouvoir de s'administrer eux-mêmes, d'amender ce qui pouvait advenir de mal et de tenir une communication ou Assemblée générale annuelle.

Que, en conséquence, le prince EDWIN convoqua tous les Maçons du royaume pour se joindre à lui dans une Assemblée à YORK. Ils vinrent et formèrent une Loge générale, de laquelle le roi fut GRAND-MAITRE et, comme ils avaient amené avec eux tous les écrits et archives existants, quelques-uns en grec, d'autres en latin, d'autres en français et en d'autres langues, cette Assemblée, à partir de leur contenu, rédigea la CONSTITUTION et les Obligations d'une Loge anglaise. L'Assemblée fit une loi pour que cette constitution fût conservée et observée dans tous les temps à venir et ordonna une bonne paye pour les Maçons opératifs, etc.

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 17:50

  PREMIERE PARTIE

ADAM, notre premier ancêtre, créé à l'image de Dieu, le Grand Architecte de l'Univers, dut avoir les Sciences libérales, particulièrement la Géométrie, inscrites dans son cœur, car depuis la chute même, nous trouvons ces principes [inscrits] dans le cœur de ses descendants, lesquels principes, au cours des temps, ont été exposés et combinés en une méthode adéquate de propositions, en observant les lois de la proportion empruntées à la technique. Si bien que les arts mécaniques donnèrent l'occasion aux savants de réduire les éléments de Géométrie en une méthode ; cette noble science, ainsi réduite, est le fondement de tous ces arts (particulièrement de la Maçonnerie et de l'Architecture) et la règle par laquelle ils sont conduits et appliqués.

Nul doute qu'Adam enseigna à ses fils la Géométrie et son usage dans les divers arts et métiers convenant, au moins, à ces temps anciens ; car CAIN, à ce que nous savons, construisit une Cité qu'il appela « CONSACREE » OU « DEDIEE », d'après le nom de son fils aîné ÉNOCH, et, devenu le prince d'une moitié de l'Humanité, sa postérité voulut imiter son royal exemple en développant à la fois la noble science et l'art utile.

Nous ne pouvons pas supposer non plus que Seth fut moins instruit qui, devenant le Prince de l'autre moitié de l'Humanité et aussi le premier qui cultiva l'Astronomie, a dû prendre un soin égal à enseigner la Géométrie et la Maçonnerie à ses descendants qui eurent aussi le puissant avantage d'avoir Adam vivant au milieu d'eux .

Mais, sans tenir compte des récits douteux, nous pouvons conclure avec certitude que le Vieux Monde, qui dura 1 656 ans ne pouvait pas être ignorant de la Maçonnerie et que la famille de Seth, tout comme celle de Caïn, érigea de nombreux ouvrages surprenants, jusqu'à ce qu'à la fin, NOE, le neuvième descendant de Seth, se vît commandé et dirigé par Dieu pour construire la Grande Arche qui, quoiqu'en bois, fut certainement fabriquée selon la géométrie et d'après les règles de la Maçonnerie.

NOE et ses trois fils, JAPHET, SEM et CHAM, tous maçons authentiques, amenèrent avec eux, après le Déluge, les traditions et les arts antédiluviens et les communiquèrent largement à leur descendance de plus en plus nombreuse ; c'est ainsi que 101 ans après le Déluge, nous trouvons un grand nombre d'entre eux, sinon la race entière de NOE, employés dans la vallée de Sbinear à la construction d'une ville et d'une grande tour, afin de se donner à eux-mêmes un nom et de prévenir leur dispersion. Et ainsi, ils élevèrent leur ouvrage à une hauteur monstrueuse et, par leur vanité, provoquèrent Dieu à confondre leurs desseins en confondant leur langage, ce qui occasionna leur dispersion; cependant leur habileté n'en doit pas moins être louée car ils ont consacré plus de cinquante-trois ans à ce travail prodigieux et, après leur dispersion, ils amenèrent avec eux la science suprême dans des contrées lointaines où ils en firent un bon usage dans l'établissement de leurs royaumes, républiques et dynasties. Et si, par la suite, cette science fut perdue sur la plus grande partie de la Terre, elle fut particulièrement conservée à Sbineur et en Assyrie où NEMROD, le fondateur de cette monarchie, après la dispersion, construisit beaucoup de splendides cités comme Erec, Accad et Calné en SHINEAR, d'où il passa plus tard en ASSYRIE et construisit Ninive, Rebovot, Calasb et Resen.

 Dans ces régions, au bord du Tigre et de l'Euphrate, fleurirent plus tard de nombreux savants prêtres et mathématiciens connus sous le nom de CHALDEENS OU MAGES  qui conservèrent cette bonne science qu'est la Géométrie, de même que les ROIS et les grands hommes encouragèrent l'Art Royal. Mais il n'est pas opportun de parler davantage des prémisses, sauf dans une Loge formée.

De là, par conséquent, la Science et l'Art furent transmis à la fois aux âges postérieurs et à des climats éloignés, malgré la dispersion des langues ou dialectes, qui a pu donner naissance à la possibilité qu'ont les maçons et à l'ancien usage universel de pouvoir converser sans parler et de se reconnaître l'un l'autre à distance plutôt qu'elle n'entravât les progrès de la Maçonnerie dans chaque colonie et leur communication dans leur dialecte national distinct.

Et, il n'y a pas de doute, l'Art Royal fut apporté en Egypte par MITSRAÏM, le second fils de CHAM, environ six ans après la confusion de Babel et 160 ans après le déluge, quand il conduisit là sa colonie (car Egypte se dit Mitsraïm en hébreu). Nous savons en effet que l'inondation des rivages du fleuve du Nil a rapidement amené un progrès en géométrie qui, en conséquence, mit la Maçonnerie fort à contribution En effet, les anciennes et nobles villes, avec les autres magnifiques édifices de ce pays, en particulier les fameuses Pyramides, démontrent le goût précoce et le génie de cet ancien Royaume. De plus, une de ces PYRAMIDES d'Egypte est considérée comme la première des Sept Merveilles du Monde, sa description par les historiens et les voyageurs est presque incroyable.

Les Archives sacrées nous apprennent bien que les onze petits-fils de CANAAN (le plus jeune fils de CHAM), se fortifièrent tôt dans des places-fortes et des villes solidement entourées de murs et érigèrent beaucoup de beaux temples et maisons particulières aussi, quand les Israélites, sous le Grand Josué, envahirent leur pays, ils le trouvèrent si régulièrement défendu que, sans l'immédiate intervention de Dieu en faveur de son peuple élu, les Cananéens eussent été inexpugnables et invincibles. Et nous ne pouvons pas supposer que les autres fils de CHAM, à savoir Chush son ainé en Arabie du Sud et Phut ou Phuts (maintenant appelé Fes) en Afrique Occidentale, n'aient pas fait aussi bien.

Et sûrement, la belle et vaillante postérité de JAPHET (le fils aîné de Noé), même ceux qui voyagèrent à travers les îles des Gentils, doit avoir été aussi habile en Géométrie et en Maçonnerie, quoique nous ne connaissions que peu de leurs activités et de leurs œuvres puissantes, jusqu'à ce que leur surprenante connaissance fût presque perdue par le désastre de la guerre et parce qu'elle n'a pas maintenu de relations convenables avec les nations policées et instruites: en effet, quand ces relations furent ouvertes dans les âges postérieurs, nous savons qu'ils commencèrent à devenir de très surprenants architectes.

La postérité de SEM a eu aussi les mêmes occasions de cultiver l'Art utile, même ceux d'entre eux qui plantèrent leurs colonies dans le Sud et l'Est de l'Asie; et, à plus forte raison, ceux d'entre eux qui, dans le grand Empire assyrien, vécurent dans un Etat distinct ou furent mêlés à d'autres familles. De plus cette branche sacrée de SEM (de laquelle, par la chair, le CHRIST est venu), ne dut pas être maladroite dans les arts savants d'Assyrie: car ABRAM, environ 268 ans après la confusion de Babel, fut appelé en dehors d'Ur en Chaldée où il avait appris la Géométrie et les Arts qui en sont issus, chose qu'il dut soigneusement transmettre à Ismaël, à Isaac et à ses enfants nés de Ketura et, par Isaac, à Esaü et à Jacob et aux douze patriarches. Même les Juifs croient qu'ABRAM instruisit aussi les Egyptiens dans la science assyrienne.

En fait, la famille élue n' utilisera longtemps que la seule architecture militaire, car ils étaient passagers parmi les nations étrangères, mais, avant que les 430 années de leur pérégrination fussent expirées, 86 ans même avant leur Exode, les Rois d'Egypte forcèrent la plupart d'entre eux à abandonner leurs instruments de berger et leurs équipements de guerre et les exercèrent à un autre genre d'architecture en pierre et en brique comme la Sainte Ecriture et d'autres histoires nous l'apprennent; en quoi Dieu les dirigea avec sagesse, pour faire d'eux de bons maçons avant qu'ils ne possèdent la Terre promise alors fameuse par une très surprenante Maçonnerie.

Et tandis qu'ils marchaient vers Canaan, à travers l'Arabie, sous Moïse, Dieu prit plaisir à inspirer la sagesse au cœur de BETSALEEL, de la tribu de Juda, et d'AHOLIAB, de la tribu de Dan, pour ériger cette très glorieuse tente ou tabernacle, à l'intérieur de laquelle résidait la Shekina  qui, quoique n'étant ni de pierre, ni de brique, fut disposée selon la Géométrie. C'était une très belle pièce d'architecture (qui servit plus tard de modèle au Temple de Salomon), d'après le modèle que Dieu avait montré à Moïse sur la Montagne, en conséquence de quoi Moïse devint le MAITRE MAÇON GENERAL aussi bien que roi de Jeschurun, car il était à la fois habile dans toutes les connaissances égyptiennes et divinement inspiré par la plus sublime connaissance en Maçonnerie.

Ainsi les Israélites, à leur sortie d'Egypte, étaient un entier royaume de Maçons, bien instruits, sous la conduite de leur GRAND-MAITRE MOISE qui les ordonna souvent en une Loge régulière et générale, quand ils étaient dans le Désert et leur donna de sages obligations, règlements, etc. Les ont-ils bien observés ? Mais on ne peut mentionner davantage que les Prémisses.

 Et après qu'il furent possesseurs de Canaan, les Israélites ne se montrèrent pas inférieurs en Maçonnerie aux anciens habitants, mais, au contraire, la développèrent largement, grâce à la direction spéciale du Ciel; ils fortifièrent mieux et améliorèrent les maisons de leurs villes et les palais de leurs chefs et ils furent seulement inférieurs en architecture sacrée tant que le Tabernacle fut debout, mais pas pour longtemps, car le plus bel édifice sacré des Cananéens fut le Temple de Dagon à Gaza des Philistins, fort magnifique et assez grand pour recevoir 5000 personnes sous son toit, lequel Temple était artistement soutenu par deux colonnes principales et était une admirable découverte de leur puissante habileté en maçonnerie authentique, ainsi qu'on doit le reconnaître.

Mais ce Temple de Dagon, et les plus beaux agencements de Tyr et de Sidon ne peuvent pas être comparés au Temple du Dieu Eternel à Jérusalem, commencé et fini, à l'étonnement du monde entier, dans le court espace de sept ans et six mois, par le très habile homme et très glorieux Roi d'Israël, le Prince de la Paix et de l'Architecture, SALOMON, le fils de David, à qui fut refusé cet honneur car il était homme sanguinaire, sous la direction de Dieu, sans qu'on entendît le bruit des marteaux des ouvriers, quoiqu'il y fût employé non moins de 3 600 princes ou maitres maçons pour conduire le travail d'après les instructions de Salomon, avec 80 000 tailleurs de pierre ou compagnons dans la montagne; et 70 000 manœuvres: en tout 153 600 en plus de la levée, sous Adoniram, pour travailler dans les montagnes du Liban alternativement avec les Sidoniens, à savoir :30 000 faisant en tout : 183 600.

 Pour un aussi grand nombre de Maçons habiles, Salomon fut largement obligé par HIRAM ou Huram, roi de Tyr, qui envoya ses maçons et charpentiers à Jérusalem et les pins et cèdres du Liban à Jaffa, le plus proche port de mer.

Mais, par dessus tout, il envoya son homonyme, HIRAM ou Huram, le Maçon le plus accompli de la Terre.

  Et la prodigieuse dépense faite à cette occasion en augmenta encore l'excellence, car, à côté des vastes préparatifs du roi David, SALOMON, son fils, plus riche, et tous les Israélites fortunés et les nobles de tous les royaumes voisins y contribuèrent largement en or, argent et riches joyaux qui se montèrent à une somme presque incroyable.

Et nous ne lisons rien sur aucune chose en Canaan qui soit aussi grand le mur qui l'entourait faisait 7 700 pieds de tour ; aucune construction sacrée ne pourrait de loin lui être comparée pour l'exactitude de ses proportions et de ses belles dimensions, du magnifique portique à l'est au glorieux et vénérable Saint des Saints à l'ouest, avec les appartements très élégants et très pratiques pour les rois et les princes, les prêtres et les lévites , les Israélites et aussi les Gentils, car le Temple était une maison de prière pour toutes les nations et il pouvait recevoir dans le Temple proprement dit et dans toutes les cours et appartements réunis, pas moins de 300 000 personnes, en accordant une coudée carré par individu, selon un modeste calcul.

Et si nous considérons les 1453 colonnes de marbre de Paros avec ses pilastres en nombre double, les uns et les autres couronnés de splendides chapiteaux de divers ordres, ainsi qu'environ 2 246 fenêtres en plus de ceux du dallage avec les coûteuses décorations de l'intérieur que l'on ne peut décrire (et nous pourrions dire beaucoup plus), nous devons conclure que son coup d'¦il dépasse l'entendement et qu'il fut, à juste titre, considéré comme la plus belle pièce de Maçonnerie sur Terre, de très loin, avant comme après, et la principale merveille du Monde ; et il fut dédié ou consacré de la manière la plus solennelle par le roi SALOMON.

Mais en laissant de côté ce que nous ne devons pas et, par conséquent, nous ne pouvons pas transmettre par l'écriture, nous pouvons en confiance affirmer que, quel qu'ambitieux qu'aient été les païens en cultivant l'Art royal, cet Art ne fut jamais rendu parfait jusqu'à ce que Dieu condescendît à instruire son Peuple élu en élevant l'importante tente dont nous avons parlé et en construisant

 à la fin cette maison magnifique, élevée pour l'éclat spécial de sa gloire où il résidait entre les Chérubins sur le Propitiatoire, et de là, il leur donna fréquemment des réponses d'oracles.

Cet édifice très somptueux, splendide, beau et glorieux attira bientôt des artistes curieux de toutes les nations [en sorte qu'] ils passèrent quelque temps à Jérusalem pour observer ses perfections particulières, tout autant qu'il était permis aux Gentils : de la sorte, ils découvrirent bientôt que le monde entier, toute habileté jointe, avait été fort inférieur aux Israélites en sagesse et en habileté dans l'architecture, quand le sage roi SALOMON était GRAND-MAITRE de la Loge de Jérusalem, que le savant roi HIRAM était Grand Maître de la Loge de Tyr et l'inspiré HIRAM ABI était Maître des Travaux et que la Maçonnerie était sous le soin et la direction immédiate du Ciel, quand les nobles et les sages tenaient à l'honneur d'aider les maitres habiles et les artisans et quand le Temple du VRAI DIEU devint la Merveille pour tous les voyageurs, au moyen de laquelle, comme sur le plus parfait modèle, ils corrigeaient à leur retour l'architecture de leur propre pays.

Ainsi, après l'érection du Temple de Salomon, la Maçonnerie fut développée dans toutes les nations voisines, car les nombreux artistes qui y avaient été employés sous la direction d'Hiram Abi se dispersèrent après son achèvement en Syrie, Mésopotamie, Assyrie, Chaldée, Babylonie, Médie, Perse, Arabie, Afrique, Asie mineure, Grèce et autres parties de l'Europe où ils enseignèrent cet art libéral aux fils de naissance libre des personnes éminentes, grâce à l'habileté desquels les Rois, Princes et Potentats construisirent beaucoup de glorieux édifices et devinrent GRANDS-MAITRES, chacun sur son propre territoire, et se piquèrent d'émulation pour exceller dans cet art royal. Bien plus, même à propos de l'INDE avec laquelle des relations furent ouvertes, nous pouvons conclure de même. Mais aucune de ces nations, même toutes ensemble, ne put rivaliser avec les Israélites, encore moins les dépasser, et leur Temple demeura le modèle constant.

C'est ainsi que le GRAND MONARQUE NABUCHODONOSOR ne put jamais, malgré ses indescriptibles avantages, élever sa maçonnerie jusqu'à la belle grandeur et magnificence de l'édifice du Temple, aussi, dans sa belliqueuse rage, le brûla-t-il après qu'il eut subsisté dans sa splendeur 416 ans depuis sa consécration. Mais après avoir terminé ses guerres et proclamé la paix générale, il dirigea son cœur vers l'architecture et devint le GRAND-MAITRE MAÇON; et comme il avait auparavant amené captifs les habiles artistes de la Judée et des autres pays conquis, il créa vraiment la plus grande œuvre sur Terre, les murs même et la ville, les palais et les Jardins Suspendus, le Pont et le Temple de Babylone, la troisième des Sept Merveilles du Monde, cependant de beaucoup inférieurs quant à la sublime perfection de la Maçonnerie au saint, charmant, gracieux Temple de DIEU. Mais comme les Juifs captifs furent d'une utilité spéciale à Nabuchodonosor pour ses glorieuses constructions, et continuant ainsi à travailler, ils conservèrent leur grande habileté en Maçonnerie et restèrent très capables de reconstruire le Saint Temple et la Cité de SALEM sur ses vieilles fondations lorsque cela fut ordonné par l'édit ou décret du GRAND CYRUS, conformément à la parole de Dieu qui avait prédit ce relèvement et ce décret. Et CYRUS ayant désigné ZOROBABEL, le fils de Salathiel (de la lignée de David par Nathan, le frère de Salomon dont la famille royale était désormais éteinte) comme tête ou Prince de la Captivité et comme le conducteur des Juifs et des Isruélites revenant à Jérusalem, ils commencèrent à poser les fondations du SECOND TEMPLE et l'auraient rapidement fini si CYRUS avait vécu. Cependant, à la fin, ils placèrent le chaperon dans la sixième année de DAR1US, le monarque perse, date à laquelle le Temple fut dédié avec joie et beaucoup de sacrifices par ZOROBABEL, le Prince et Maitre-Maçon Général des Juifs, environ vingt ans après le décret du Grand Cyrus. Et, bien que ce Temple de ZOROBABEL fût bien inférieur à celui de Salomon, qu'il ne fût pas si richement orné d'or et de diamants et de toutes sortes de pierres précieuses, qu'il n'y eût ni la Shekina ni les saintes reliques de Moïse, etc., et comme il avait été élevé exactement sur les fondations de Salomon et conformément au modèle, il était encore l'édifice le plus régulier, le plus symétrique et le plus glorieux du monde entier, comme les ennemis des Juifs en ont toujours témoigné et reconnu.


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