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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 11:24

En 1785, le Grand Orient de France adopte les trois premiers grades du Rite qui prendra ultérieurement le nom de:


Rite Français


A partir de cette première publication, plusieurs réformes du rite vont être entreprises.

En 1858 s’impose-le:

Rite Français dit Murat


 qui revient aux fondements des Constitutions d'Anderson sans pour autant transformer durablement le rite.

Après la rupture de 1877, le Grand Collège des Rites du Grand Orient de France décide d'une nouvelle réforme. Celle-ci aura lieu en 1879 où sont évincés du Rite français les formules à connotations religieuses dont, par exemple, la référence au Grand Architecte de l'Univers et les devoirs envers Dieu.

La commission dirigée par Louis Amiable en 1886 conclura la forme adogmatique du rite en lui donnant une teinte positiviste. On parlera après cette date du :


Rite Français dit Amiable


Ce dernier connaîtra quelques rectifications de moindre importance en 1907 pour rester tel quel jusqu'en 1938.

1938 voit l'initiative du Grand Maître Arthur Groussier du Grand Orient de France pour une nouvelle réforme du rite. Elle est une tentative d'un retour aux sources après la somme des rajouts et des suppressions qui rendirent le Rite français quelque peu illisible et surtout dénué de son âme[. La version définitive du :


Rite Français dit Groussier


sera achevée en 1955 sous l'autorité de Paul Chevalier.

Dans les années 1960-70, plusieurs maçons, dont René Guilly en quête de l'essence originelle du rite opéreront une nouvelle tentative afin de réanimer le caractère initiatique et symbolique de celui-ci. C'est la renaissance du :


Rite Français dit Moderne Rétabli


qui prendra par la suite,  le nom de :

Rite Français Traditionnel

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 10:50

 L'origine du rite

La dénomination de "Rite Français" n'apparaît qu'à la fin du 18ème siècle et ne se généralise qu'après 1804. C'est en effet l'apparition d'autres rites, notamment le Rite Ecossais Ancien et Accepté, qui a conduit à utiliser ce terme pour désigner ce qui avait été, en France, la seule pratique maçonnique depuis la création de la Grande Loge d'Angleterre en 1717, et la rédaction des Constitutions d'Anderson en 1723.

 A cet égard, il est essentiel de souligner les principes fondateurs de ces textes; dans un contexte de conflits politico-religieux ayant déchiré les pays, ils faisaient le pari de l'utopie, celui de refuser la fatalité du dogmatisme et de l'intolérance, et d'affirmer qu'un humanisme éclairé, basé sur le respect des autres et sur la liberté d'examen, saurait dépasser les clivages et faire de la Franc-maçonnerie spéculative le "centre de l'union".

Une des modifications importantes fut ainsi la suppression de l'invocation compagnonnique qui s'adressait à "Dieu et tous ses Saints", expression particulière à l'Eglise catholique romaine, pour la remplacer par l'invocation au Grand Architecte de l'Univers.

De même, les constitutions se réfèrent à "la religion dont tous les hommes conviennent" et non plus à la seule "religion du pays".

 Cette Grande Loge va rapidement essaimer en France, où s'implantera durablement cette maçonnerie de tradition andersonienne, non dogmatique.

Pendant ce temps, en Angleterre, se constitue, en 1751, une deuxième Grande Loge qui prend le nom de Grande Loge des Francs et Acceptés Maçons selon les vieilles institutions. Cette nouvelle obédience se donne le nom d'Anciens et qualifie de Modernes les membres de la première Grande Loge...

 Le Rite Français actuel

Le Rite Français actuel s'inscrit donc dans la tradition des Modernes dont il est l'héritier direct. Il se distingue, depuis ses origines, par des caractéristiques stables : fidélité aux valeurs philosophiques fondatrices, sobriété du rituel et de son appareil, préférence pour une cohérence symbolique plus conceptuelle que figurative.

 Tout en restant très attaché à sa filiation initiatique d'origine, il a témoigné, au cours des siècles, de sa capacité d'évolution :

• Au 18ème siècle, en intégrant les apports symboliques empruntés à la Bible, à l'hermétisme, aux alchimistes, aux traditions chevaleresques et templières. Ce foisonnement fut tel que le Grand Orient de France procéda à une unification des rituels qui aboutit en 1786. Ces textes, imprimés en 1801 sous le titre Le Régulateur du Maçon 1801, sont ainsi le référent qui collationne et unifie les traditions orales ou manuscrites antérieures.

• Au 19ème siècle, par la prise en compte des évolutions positivistes de la société et par le souci de ne pas dissocier les dimensions individuelles et sociales de la réflexion maçonnique.

L'affirmation intransigeante de liberté absolue de conscience conduisit ainsi le Grand Orient de France à supprimer l'obligation d'invoquer le Grand Architecte et à séculariser énergiquement les rituels lors du Convent de 1887.

 Par ailleurs, le Rite Français se distingue des autres rites car il se décline selon plusieurs rituels dans le respect des fondamentaux communs, tant symboliques que philosophiques.

 C'est ainsi qu'à la Grande Loge Féminine de France, le Rite Français, dont la patente fut remise en 1973 par le Grand Orient de France, est présent selon trois déclinaisons:

• Le Rite Français (RF) qui est, pour l'essentiel, le rituel pratiqué au Grand Orient de France selon la codification faite en 1938 par Arthur Groussier. Il se veut un équilibre entre la simplicité, voire l'austérité du rituel et son efficacité symbolique.

• Le Rite Français 1801 qui est spécifique à la Grande Loge Féminine de France. Il a été introduit très peu de temps après le Rite Français, dont il est très proche. Ni le Rite Français , ni le Rite Français 1801 n'invoquent le Grand Architecte de l'Univers.

• Le Rite Français Rétabli (RFR) qui, comme son nom l'indique, se veut opérer un retour aux sources. Rite français traditionnel, il est le plus proche possible des textes fondateurs de 1786 et donc du Régulateur de 1801. L'invocation au Grand Architecte de l'Univers est facultative.

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 10:44

Le Rite Français Traditionnel

Le Rite Français Traditionnel (initialement dénommé Rite Moderne Français Rétabli), correspond à une volonté de recherche de la forme particulière maçonnique qui s’est forgée en France à partir de 1720, en provenance immédiate de l’Angleterre. En fait cela repose sur la prise en compte des textes disponibles de 1696 à 1801, 1696 étant la date du manuscrit des archives d’Edimbourg, qui correspond à la réception d’un candidat aux grades d’Apprentif-Compagnon , pratique des Loges Ecossaises, à la fin du XVIIe siècle. 1801 correspond à l’édition du Régulateur du Maçon, qui est le premier rituel imprimé.

Le travail consistait à retrouver les lignes directrices, des constantes du rituel ; on peut noter la position des Surveillants, les 3 grands chandeliers et leur position, la nature et la composition particulière du tapis, la structure générale de l’ouverture et de la clôture de la Loge, l’ordre des mots sacrés sachant qu’on se référait à une tradition qu’on supposait plus ancienne.

A partir de là, la première tentative a été de construire un rituel de référence, qui intégrerait tous les apports qui s’étaient produits, au cours du XVIIIe siècle. Chaque usage et élément de cérémonie se référait à un document. Toutes les phrases, tous les mots étaient issus de documents, de manuscrits sérieusement établis et authentifiés. Ce premier état rassemblait toute la tradition de la Maçonnerie Française connue du XVIIIe siècle, en tenant compte de son origine immédiate, qui est la transmission anglaise, aux alentours des années 1720.

Puis il y eu une deuxième période, où le choix fut fait d’alléger le rituel ainsi constitué. Effectivement nous avions bien expérimenté la pratique du Rite Moderne Français Rétabli ; nous en comprenions ses grandes lignes, il était devenu possible de passer et d’exprimer le Rite Français Traditionnel. Notre structure souple L.N.F. nous permet d’adapter nos textes si de nouveaux documents ou archives authentifiés remettent en cause certains points des rituels du RFT, car ceux-ci ne sont pas figés.

Quatre Loges travaillent ce Rite en notre sein, avec une Loge d’études et de recherche.

Sont associés aux grades bleus le Souverain Chapitre Français Jean Théophile Désaguliers, avec la pratique des quatre Ordres.

D’une façon générale ce travail est fondateur et témoigne d’une approche spécifique de la Maçonnerie de la part de la LNF et qui apporte de nombreux éléments de compréhension par rapport aux deux autres rites pratiqués au sein de notre Fédération, à savoir le Rite Ecossais Rectifié ainsi que le Rite Emulation.
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 10:38

Présentation

Le Rite Français tire ses origines de l'introduction de la Franc -Maçonnerie en France à partir de 1720, au moment même où des émigrés britanniques en particulier des militaires stuartistes s’exilèrent pour des raisons politiques voire religieuses. Les relations étroites qui unirent dès lors la Grande Loge anglaise avec la première Maçonnerie française montrent, lorsqu’on compare les textes des rituels des Loges symboliques, la conformité des deux systèmes maçonniques. C’est surtout à partir de 1740 que des textes, dont certains antimaçonniques, témoigneront de ce que fut la Maçonnerie en France, montrant clairement qu’à partir de ses éléments constitutifs, le Rite Français tel que nous le connaissons de nos jours - y compris le corpus des Hauts Grades - s'est développé tout au long du 18ème siècle.

À l’instar de la Grande Loge anglaise de 1717 qui fut appelée plus tard « Grande Loge des Modernes » par les Maçons de la Grande Loge rivale fondée en 1751, également appelée « Grande Loge des Anciens » et dont certains usages étaient différents, le Rite Français fut plus tard lui-même dénommé « Rite Moderne ». Toutefois, ces appellations de « Rite Français » et de « Rite Moderne » sont tardives et n'apparaissent pas avant la fin du 18ème siècle, voire sous l’Empire ; elles sont La conséquence de l'apparition de Rites qui se qualifiaient d’Écossais, et qui revendiquaient cette Maçonnerie dite des Anciens.

Au cours du 18ème siècle, des innovations furent ajoutées aux rituels français conférant aux cérémonies un caractère spécifique qui, malgré un fond commun, les distinguait désormais des pratiques anglaises. Malgré tout, le Rite Français resta fidèle aux pratiques générales de la Maçonnerie française du 18ème siècle alors que Le Rite Écossais Rectifié préféra adopter sur le plan formel des éléments de la Stricte Observance Templière, y intégrant la doctrine de Martinez de Pasqually. De même, par analogie à la Maçonnerie anglaise des Anciens, le Rite Écossais Ancien et Accepté choisira plus tard d’imprégner ses trois premiers grades d’un contenu hermétique jusque là réservé aux seuls hauts grades.

Le développement des rituels en France au cours du 18ème siècle a été facilité puisqu’ aucun rituel officiel n’avait encore été adopté ni par la Grande Loge de France ni, à ses débuts, par le Grand Orient de France qui lui succéda.

Mais cela eut pour conséquence une diversification et une multiplication des rituels. Le Grand Orient de France, dans le but de rétablir l'uniformité, s'occupera à partir de 1779 de la rédaction de rituels officiels. Ce travail aboutit à partir de 1784 à une rédaction finale approuvée par l'assemblée générale du Grand Orient, prenant ainsi force de loi dans les loges qu’il gérait et qui constituaient la majorité des Loges françaises. II nous est ainsi parvenu parmi les rituels de cette époque un certain nombre d’exemplaires manuscrits antérieurs à la Révolution. Ce n’est qu’en 1801 qu’ils furent imprimés dans deux recueils fédérateurs intitulés :

• LE RÉGULATEUR du MAÇON ( HÉRÉDON, l’an de la Grande Lumière 5801)

• LE RÉGULATEUR des CHEVALIERS MAÇONS ou LES QUATRE ORDRES SUPÉRIEURS ( suivant le régime du Grand-Orient, HÉRÉDON,1801)

Le Régulateur fut édité plusieurs fois sous la même date. Ainsi l’une d’elle est postérieure au couronnement de Napoléon en 1804 ; en effet, dans le rituel de banquet on porte la première santé d’obligation à « sa Majesté Impériale et à son Auguste Famille », alors que dans les éditions originales on la portait à « la République Française et son gouvernement, et à la prospérité de ses armes »

Le Régulateur du Maçon à la particularité d’avoir été édité sous la forme de trois cahiers pour chacun des grades dont le cahier du Très Vénérable, qui est le seul complet, et deux opuscules pour chacun des Surveillants ne leur donnant que la matière nécessaire pour remplir leur office). Ainsi, si l’on compte les différents recueils du Régulateur des Chevaliers Maçons édité au même moment, le Régime complet en sept grades du Rite Français rassemble 21 cahiers. Aucun d’eux n’est signé . On a attribué longtemps la rédaction des trois premiers grades à Prosper Moutier ; on s’accorde désormais à reconnaître que les rituels des sept grades sont le fruit en particulier des travaux du Grand Vénérable Roettiers de Montaleau.

Alexandre-Louis Roettiers de Montaleau

Alexandre Louis ROETTIERS de MONTALEAU est né le 23 novembre 1748 à Paris. Conseiller du Roi, auditeur ordinaire puis conseiller Maître en la Chambre des Comptes (1787) , directeur de la Monnaie de Paris du 30 août 1791 au 17 fructidor an V ( 3 août 1797), Alexandre Louis descend d’une famille traditionaliste fidèlement attachée aux Stuart ; son bisaïeul , sous Charles II, était graveur général des monnaies de la Grande Bretagne ; son grand père abandonna cette charge héréditaire pour suivre Jacques II en France. Son père fut porté sur les fonds baptismaux à Saint Germain par Jacques III, Prétendant au trône.

Alexandre Louis Roettiers de Montaleau dont la vie maçonnique fut très intense a joué un rôle capital dans la vie de l’Ordre. On lui doit en particulier d’ avoir sauvé les archives du Grand Orient en 1792 ; de même, après la tourmente révolutionnaire à partir de 1795, il réveilla la vie maçonnique française. Malgré son riche parcours maçonnique il déclina la charge de Grand Maître de L’Ordre lui préférant le titre nouveau de Grand Vénérable. En effet il estimait avec beaucoup de sagesse que l’Ordre ne pouvait être dirigé que par un homme proche du pouvoir, un membre de la Famille Bonaparte, à défaut de l’Empereur lui-même; ce fut donc son frère Joseph Bonaparte qui devint Grand Maître.

Structure du Rite

Fidèle à l'esprit traditionnel et chrétien qui l’anime , le Grand Prieuré des Gaules implante depuis l' année 2000 des établissements qui travaillent tous les grades du Rite ou Régime Français sur le territoire des trois Provinces , et prochainement dans ses districts de langue française.

Comme le précisent les constitutions nouvelles votées à la Saint-Georges 2005, c'est le CHAPITRE GÉNÉRAL qui gère administrativement l'ensemble du Régime Français

IL est constitué de deux entités fédératrices :

1. - Le Grand Collège des Loges de Saint-Jean qui rassemble les Loges symboliques et qui travaillent les trois premiers degrés d'Apprenti, Compagnon et Maître; il est placé sous l'autorité du Grand Vénérable.

2. Le Souverain Chapitre des Hauts Grades qui travaille l'ensemble des quatre grades de Sagesse ainsi que le 5ème Ordre au caractère plus administratif. Tous les Chapitres sont placés sous l'autorité d’un Grand Maître qui occupe de même la fonction de Grand Vénérable.

À la différence du Rite Ecossais Rectifié qui lui est contemporain, tous les grades du Rite Français sont maçonniques et les trois premiers ont un caractère apparemment opératif. La progression initiatique et spirituelle proposée par le Régime Français conduit d'une manière plus progressive à une exaltation et révélation mystiques.

 

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 10:31

En 1717 se forme la Grande Loge de Londres. En son sein, dans la décennie 1720, se met en place à partir d'un vieux fonds rituel de la maçonnerie opérative écossaise, enrichi d'éléments anglais, un système en trois grades connu par la publication en 1730 de la Masonry Dissected de Samuel Prichard.

La franc-maçonnerie qui s'implante en France vers 1725, dans le sillage d'exilés politico-religieux britanniques, est issue de la Grande Loge de Londres.

Le rite traduit en français est pratiqué par la quasi-totalité des loges qui se créent dans le royaume et ne semble pas avoir de nom.

L'apparition d'autres systèmes maçonniques, dits presque toujours"écossais", la volonté du Grand Orient de France d'organiser et de contrôler la franc-maçonnerie française, et le désir de nombreuses loges d'avoir une version universelle des rituels, provoquent la fixation d'un rite qualifié en 1785-1786 de "Français". Au sein du Grand Orient, pour les grades bleus, dans la 4ème chambre dite Chambre des Grades, créée en 1782, et au sein du Grand Chapitre Général de France, quelques frères, notamment Alexandre-Louis Roëttiers de Montaleau, ont mené à bien ce travail.

En 1785, le modèle français est à peu près fixé. En 1786 le Grand Orient propose un texte de référence pour les trois grades bleus, diffusé sous la forme de copies manuscrites. L'ensemble est désigné sous le nom de Rite Français. Les trois premiers sont d'origine anglaise. L'objectif est en fait de se distinguer des divers systèmes dits écossais, souvent élaborés ou synthétisés en France, mais qui viennent rarement en droite ligne d'Écosse.

  La Révolution passée, en 1801, le Grand Orient le fixe en le faisant imprimer dans le Régulateur. On notera qu'au début du siècle, ledit Régulateur du maçon (1801) inspiré du Rite des Modernes, et le Guide des maçons écossais (1803), en partie inspiré du Rite des Anciens, texte de référence du Rite Écossais Ancien et Accepté, divergent plus sur la forme que sur l'esprit. Pourtant la concurrence de ces deux rites conduit à un effet de nomination.

 

Le terme de Rite Français va ensuite s'imposer dans le dernier tiers du XIX" siècle. Quoi qu'il en soit, durant tout le XIXème siècle, la différenciation entre Régime Français et écossisme va aller croissant

En 1858, une nouvelle rédaction du Rite Français dit Murat, est publiée "idéologiquement", le texte n'est guère différent de celui du Régulateur. Le nouveau modèle continue de définir la maçonnerie de manière "classique", dans la tradition andersonienne. On reste dans l'héritage de la philosophie des Lumières, et dans un spiritualisme assez fade et assez flou pour ne pas trop gêner les consciences. Notons cependant que ce premier toilettage se fait dans une obédience qui, depuis l'amendement Charles Duez adopté le 13 avril 1849, précise que la franc-maçonnerie "a pour base l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme".

L'après-Convent de 1877 conduit à des retouches plus hardies. En 1879, le Grand Collège des Rites, chargé par le Conseil de l'Ordre du Grand Orient, fait disparaître des rituels les formules trop ouvertement religieuses, comme la référence au Grand Architecte de l'Univers, les devoirs envers Dieu au 1°, l'explication métaphysique de la lettre G au 2° et l'invocation à Dieu du signe d'horreur au grade de maître. En 1886, une commission de 12 membres, présidée par l'avocat Louis Amiable (1837-1897), procède à une nouvelle révision adoptée en Conseil de l'Ordre les 15-16 avril. Le nouveau rituel français, qui prendra le nom de son principal rédacteur, est accompagné d'un "rapport sur les nouveaux rituels pour les loges" rédigé par Amiable lui-même. Ce codicille explique que le nouveau texte, se réfère grandement au positivisme. Sa philosophie générale est la "neutralité entre les diverses croyances et le fait que"les données certaines fournies par l'état actuel de la science devaient être par nous mises à profit". Daniel LIGOU a présenté les violentes critiques adressées au rituel Amiable par Oswald WIRTH. Un rapport d'Amiable, adopté par le Grand Collège des Rites et transmis par le Conseil de l'Ordre du Grand Orient à toutes les loges en mars 1896, clôt provisoirement le débat.

Durant ce demi-siècle, le rituel Amiable, quelque peu modifié en 1907 sous l'autorité du Grand Commandeur Jean-Baptiste Blatin, restera en l'état jusqu'en 1938, date où, sur l'initiative d'Arthur Groussier, alors Grand Maître du Grand Orient pour la 9ème fois, un nouveau modèle du Rite Français est adopté. La nouvelle version est une tentative de retour aux sources symboliques du système français, et non une nouvelle mouture encore plus ultra positiviste.

En 1955, la version définitive du rituel Groussier, légèrement aménagée dans la forme sous l'autorité de Paul Chevalier est imprimée et diffusée. Malgré quelques apports et quelques ajouts opérés par un certain nombre de loges, le rituel Groussier est toujours en vigueur.

Dans le long travail de reconstruction des obédiences dans l'après-guerre, des maçons érudits et/ou versés dans les recherches initiatiques ou symboliques souhaitent retrouver ou revivifier les potentialités de la tradition maçonnique française du XVlIIème siècle.

Ainsi, au sein du Grand Orient de France, des maçons regrettent que les frères attirés par le symbolisme et le respect des pratiques rituelles quittent le Rite Français pour l'écossisme. Ce petit groupe pense que l'on peut concilier option symbolique et rigueur rituelle au sein du Régime Français. Ses membres auraient pu utiliser le modèle imprimé du Régulateur (1801). Ils préfèrent essayer de reconstituer à partir de ce dernier, mais en y incluant des ajouts tirés de divers documents du XVlIlème siècle, un rituel proche de celui qui est pratiqué dans la franc-maçonnerie française adolescente. Ainsi naît le Rite Français Rétabli, puisqu'il s'inscrit dans la tradition de la Grande Loge Anglaise, car il est fidèle à la version implantée en France et traduite en français "Rétabli", pour affirmer que le texte est le résultat d'un travail de reconstruction, de recomposition et de restitutions historiques, symboliques et philologiques.

Quelques frères de la rue Cadet, fondateurs ou affiliés à la Grande Loge Nationale Française Opéra devenue Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra apportent en 1958, le Rétabli à la nouvelle obédience.

Concernant la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO) et plus particulièrement les Loges qui travaillent au RITE FRANCAIS TRADITIONNEL, le choix a été fait de s'appuyer sur les textes les plus anciens connus, c'est-à-dire entre 1735 et 1785.

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 10:21
  • Juillet-août 1785, le Grand Orient de France (G.O.D.F.) fixe, pour les Loges de sa correspondance, le rituel des trois premiers Grades. Les cahiers manuscrits qui sont approuvés correspondent toujours au rituel en pratique au sein des Loges du Rite Français de la G.L.N.F.
  • 1784-86, le Grand Chapitre Général de France arrête les rituels de Hauts Grades, répartis en quatre Ordres. Les cahiers manuscrits de ces quatre Ordres correspondent aux rituels pratiqués aujourd'hui au sein du Grand Chapitre Français.
  • 2 février 1788, le Grand Chapitre Général de France abandonne son autonomie pour constituer au sein du G.O.D.F. le Chapitre Métropolitain. Le système en 7 Grades du G.O.D.F.qui est en place sera par la suite dénommé Rite Français.
  • 1801, impression et publication, sous le titre de "Régulateur du Maçon" pour les Grades symboliques et de "Régulateur des Chevaliers Maçons" pour les Hauts Grades, de l'ensemble des sept rituels du Rite Français.

HISTOIRE CONTEMPORAINE

  • Juin 1979, retour du Rite Français au sein de la régularité avec l'apport de Frères venus du G.O.D.F, de la G.L.T.S Opéra et de la Loge Nationale Française. Consécration des deux premières Loges : "Les Anciens Devoirs" N° 238 et "Saint Jean Chrysostome" N° 239.
  • 9 février 1999, signature d'un protocole d'accord entre Claude CHARBONNIAUD Grand Maître de la Grande Loge Nationale Française (G.L.N.F) et Roger GIRARD Suprême Commandeur du Grand Chapitre Français, soulignant l'identité parfaite de leurs conceptions de la Franc-Maçonnerie Régulière et reconnaissant l'autorité et la régularité du Grand Chapitre Français (G.C.F) pour régir les Hauts Grades du Rite Français.

Présentation du Rite Français

On entend par "Rite Français'' le Rite consistant en les rituels et règlements élaborés dans les années 1780 et adoptés officiellement, en 1785 pour les trois grades "bleus'' ou "symboliques'' et entre 1784 et 1786 pour les hauts grades. Ce sont ces documents - essentiellement les rituels, retranscrits sous une forme plus adaptée à l'usage des Loges et des Chapitres d'aujourd'hui - qui sont la base de la pratique actuelle du Rite Français, à la G.L.N.F. en ce qui concerne les grades bleus, et au sein du Grand Chapitre Français en ce qui concerne les hauts grades.

 

Un fait très important que nous voulons souligner : les rituels dont nous venons de parler n'ont existé et n'ont été diffusés au XVIIIe siècle que sous forme manuscrite. En 1801 ils ont été imprimés sous le titre de Régulateur du Maçon pour les grades bleus et sous celui de Régulateur des Chevaliers Maçons pour les hauts grades. Il en résulte que le Rite Français, est souvent caractérisé, surtout en ce qui concerne les grades bleus, comme le Rite du Régulateur du Maçon de 1801. Cette appellation est malheureuse, en ce qu'elle semble indiquer que le Rite en question prend son origine en 1801 seulement. En réalité il date des années 1780. Il est difficile de lui assigner une date parfaitement déterminée, parce que l'élaboration des rituels et leur adoption constituent un processus qui s'est étendu sur plusieurs années. L'adoption définitive constituant l'aboutissement du processus.

Il faut d'autre part noter qu'on entend parfois assigner au Rite Français une origine antérieure à 1780. Il nous est par exemple arrivé d'entendre dire que le Rite Français existait déjà vers 1760. Ce genre d'affirmations résulte d'une confusion sur ce que l'on entend par "Rite Français''. La seule définition précise qu'on peut donner de ce Rite est celle que nous avons donnée au début de la présente note, et elle situe son origine historique dans les années 1780, pas avant. Bien entendu, lorsqu'il fut mis au point dans ces années-là, ce Rite ne fut pas une création ex nihilo. Avant 1780, il existait une pratique maçonnique française ayant des caractères relativement homogènes, et le Rite Français tel que nous l'avons défini est profondément enraciné dans cette pratique antérieure.

De façon générale, nous croyons pouvoir dire qu'aucun des Rites pratiqués aujourd'hui ne peut prétendre à une origine historique antérieure à 1780. En revanche, tous ces Rites sont plus ou moins fortement enracinés dans des traditions antérieures à 1780, dont chacun d'eux constitue une mise en oeuvre particulière. Or un Rite ne peut pas être défini par les traditions dans lesquelles il s'enracine, comme si ces traditions étaient son bien propre, alors qu'il les partage avec d'autres Rites qui les mettent en oeuvre d'une manière différente de la sienne. La définition d'un Rite inclut nécessairement la manière particulière dont il a mis en oeuvre les traditions plus anciennes qui lui sont plus ou moins communes avec d'autres, et on ne peut lui assigner une origine historique antérieure à l'époque où cette mise en oeuvre particulière a été réalisée. Ainsi, insistons-y encore, l'origine historique du Rite Français doit être située dans les années 1780, pas plus tôt et pas plus tard ; ce qui d'ailleurs suffit à faire de lui un des plus anciens Rites actuellement pratiqués, puisque aucun Rite actuellement pratiqué ne peut prétendre à une origine historique plus ancienne.

Faisons maintenant quelques remarques sur l'appellation "Rite Français''. Cette appellation ne remonte pas à l'origine historique du Rite telle que nous venons de la préciser. Encore moins remonte-t-elle, bien sûr, aux origines de la Maçonnerie française. Elle n'apparaît pas, en fait, avant les dernières années du XVIIIe siècle. A partir de cette époque, et tout au long du XIXe siècle, elle désigne le "Rite Français'' tel que nous l'avons défini, c'est-à-dire le système en sept Grades adopté aux dates mentionnées. Toutefois, le Grand Orient lui-même n'a pas dès l'origine baptisé son système â "Rite Français''. Cette appellation n'apparaît jamais ni dans les rituels et règlements originels, ni dans les délibérations au cours desquelles ces rituels et règlements ont été approuvés. La plus ancienne occurrence que nous connaissions de l'appellation "Rite Français'' se trouve dans un procès-verbal de délibération de la Chambre d'Administration du Grand Orient en date du 25 décembre 1799, où il est question d'une loge constituée à l'orient de New York "sous le Rit français". Toutefois cette appellation n'était pas encore bien fixée à ce moment, puisqu'une autre délibération, du 24 mars 1800, parle encore simplement du "système du Grand Orient".

En fait, l'appellation semble avoir été forgée par opposition à celle de "Rite Ecossais''. Le terme "écossais'' renvoie à l'origine aux hauts grades : il a d'abord qualifié une certaine classe de hauts grades. Par la suite, son sens a parfois été étendu pour désigner - ainsi que le terme "Ecossisme'' - l'ensemble de la Maçonnerie des hauts grades. Et enfin, comme il n'y avait pas au XVIIIe siècle la séparation stricte qui existe aujourd'hui entre hauts grades et grades bleus, l'appellation d' "Ecossais" en est venue à être appliquée par certains Rites à l'ensemble de leur système, y compris les grades bleus. C'est ainsi qu'il existait dans les dernières années de l'Ancien Régime un système qui n'est plus pratiqué aujourd'hui en France et qui s'intitulait officiellement Rite Ecossais Philosophique - appellation qui apparaît dans des documents avignonnais des années 1780, car ce Rite avait été élaboré en Avignon. Ce Rite, tel qu'il était pratiqué dans ces années-là, différait assez peu de celui du Grand Orient dans les grades bleus, il en différait surtout dans les hauts grades. En ce qui concerne le Rite que nous appelons "Rite Ecossais Rectifié'', il existait également dans les années 1780, mais ne s'appelait pas encore ainsi, il s'appelait seulement "Rite Rectifié''. Cependant, il était gouverné, y compris dans ses grades bleus, par des organismes qui s'intitulaient "Directoires Ecossais'', ce qui permettait de concevoir ce Rite comme étant "écossais'' dans l'ensemble de ses grades, et explique qu'il ait été finalement appelé "Rite Ecossais Rectifié''. Ainsi, en face de Rites qui s'intitulaient "écossais'' ou se prêtaient à être conçus comme tels, on comprend que le système du Grand Orient de France ait été appelé "français'' . Mais ce n'est pas là une appellation officielle qui lui aurait été donnée dès l'origine, c'est une appellation accidentelle qui s'est peu à peu imposée dans l'usage.

Les Rituels adoptés officiellement nous sont connus à travers plusieurs manuscrits antérieurs à la Révolution qui nous sont parvenus en bon état. Certains de ces manuscrits ont d'ailleurs été récemment publiés en fac-simile. Pour les grades bleus d'abord, ces rituels n'étaient eux-mêmes que le résultat de l'uniformisation et de la codification des pratiques des loges françaises, en prenant ici le mot "françaises'' en son sens géographique et national et non en référence à un Rite quelconque. Ces pratiques, antérieurement à 1780, nous sont assez bien connues par différentes sources. Tout d'abord, par des divulgations dont la plus ancienne (la divulgation du lieutenant de police Hérault) remonte à 1737. Ces divulgations ont souvent un caractère commercial, ce qui peut faire suspecter leur véracité, mais elles peuvent être recoupées avec une deuxième classe de sources, qui sont les procès intentés par l'Inquisition, dans différents pays (Portugal, Italie), à des Maçons qui avaient été initiés et avaient pratiqué la Maçonnerie en France. A partir de ces deux sortes de sources, qui se révèlent cohérentes entre elles, on peut se faire une idée assez exacte de la pratique maçonnique des loges françaises dans les années 1740. Un peu plus tard, on a des rituels qui proviennent des loges elles-mêmes et qui témoignent donc directement de leur pratique, par exemple le rituel donné par un manuscrit de la bibliothèque de la ville de Lyon intitulé "grade d'Apprentif des Loges de Lyon en 1772", et beaucoup d'autres qui ne sont généralement pas datés avec précision. On a également dans les livres d'architecture des Loges, sinon des compte rendus détaillés des rituels des cérémonies, du moins des allusions au rituel qui aident à se faire une idée de la pratique maçonnique.
A partir de toutes ces sources, on peut finalement arriver à connaître ce qu'était la pratique générale des loges françaises avant l'élaboration des rituels du Rite Français, pratique qui a servi de toile de fond à cette élaboration et lui a fourni ses matériaux.

Trois conclusions se dégagent et doivent être soulignées.

  1. La pratique rituelle française était relativement homogène. Cette homogénéité n'était pas uniformité. Elle n'excluait pas des différences d'une loge à l'autre mais rien ne permet d'attribuer à de telles différences la signification de différences caractéristiques de Rites. Des différences qui nous apparaissent aujourd'hui comme caractéristiques de Rites, par exemple l'ordre différent des mots du premier et du deuxième grades, n'existaient pas alors dans la Maçonnerie française, et les différences qui existaient n'étaient pas perçues ainsi. En fait, la notion de Rites différents dans les grades bleus n'apparaît pas dans les documents de l'époque, elle n'apparaît que pour les hauts grades.
    Il est important de souligner cette unité essentielle de la pratique rituelle française au niveau des grades bleus, parce que certains historiens considèrent que la Maçonnerie française du XVIIIe siècle était partagée en deux grands courants, l'un que l'on caractérise comme "hanovrien'', et qui serait lié à la Grande loge anglaise de 1717, l'autre qui serait indépendant de celle-ci, voire en opposition avec elle, et que l'on caractérise comme "stuartiste'' parce qu'il serait lié au milieu des émigrés stuartistes. Le premier courant serait libéral et "progressiste'', le second, autoritaire et conservateur. Sans vouloir entrer dans l'examen des questions complexes que soulève cette conception, disons que rien dans nos sources n'indique qu'il y ait eu deux Rites qui auraient correspondu à ces courants. Il est vrai qu'il existait des loges constituées par la Grande Loge anglaise de 1717 et d'autres qui étaient nées de façon complètement indépendantes d'elle et avaient souvent été fondées par des émigrés stuartistes, mais rien n'indique qu'il y ait eu des différences de pratique rituelle caractéristiques de ces deux sortes de loges. Au contraire, autant que nos sources nous permettent d'en juger, elles pratiquaient toutes, en substance, la même Maçonnerie.
  2. Cette pratique commune à la Maçonnerie française était en conformité avec celle de la Grande Loge anglaise de 1717, tant dans les Loges qui avaient été constituées par elle que dans les autres. Ici, il y a une opposition qui est certainement pertinente et qui doit être prise en compte, c'est celle des deux Grandes Loges anglaises, dites des "Modernes'' et des "Anciens'', dont la rivalité a marqué l'histoire de la Maçonnerie anglaise pendant toute la deuxième moitié du XVIIIe siècle, et encore au début du XIXe jusqu'à leur union en 1813. La première de ces deux Grandes Loges est celle de 1717. La seconde est celle qui se constitua en 1753 et qui reprochait à la première d'avoir altéré les anciens usages de la Maçonnerie. Les membres de la Grande loge de 1753 appelèrent "Modernes'', par dérision, ceux de la Grande Loge de 1717, et s'intitulèrent eux-mêmes "Anciens'' pour exprimer leur prétention d'être fidèles aux anciens usages. Nous connaissons les principaux points de rituel sur lesquels la pratique des "Anciens'' différait de celle des "Modernes'', dont le plus remarquable était l'ordre des mots du premier et du deuxième grades, et on constate dans nos sources que sur tous ces points la pratique française coïncidait avec celle des "Modernes''. La deuxième conclusion est donc que non seulement la Maçonnerie française présentait une nette homogénéité, mais que dans son fond commun elle était en accord avec la pratique rituelle des "Modernes''.
    On pourrait croire que c'est pour cette raison que le Rite Français est aussi appelé "Rite Moderne''. On n'aurait pas tout à fait tort, mais les choses sont plus compliquées que ça, et nous reviendrons sur la véritable origine de cette appellation.
  3. Malgré cette unité essentielle, la pratique rituelle de la Maçonnerie française présentait, nous l'avons admis, des variations entre les loges. Ces variations devaient inévitablement apparaître dès l'instant qu'il n'y avait pas de rituels officiels. La première Grande Loge de France paraît bien n'en avoir jamais eu, et le Grand Orient de France n'en a eu qu'en 1785 (rappelons que nous parlons ici des grades bleus).

L'origine de ces variations n'est pas toujours claire. Donnons en deux exemples.

Le premier sera celui de l'acclamation. On trouve dans la Maçonnerie Française deux acclamations, Vivat et Houzzai (cette dernière diversement orthographiée suivant les sources, mais cette variation orthographique est sans signification). La première est attestée par exemple dans le rituel des loges de Lyon de 1772 à l'ouverture des travaux, et plus anciennement, mais pour la loge de table seulement, dans des divulgations des années 1740 comme Le Secret des Francs Maçons de l'abbé Pérau (1744). C'est cette acclamation qui a été retenue par le Grand Orient de France dans son rituel de 1785. L'acclamation Houzzai, utilisée aujourd'hui par le Rite Ecossais Ancien et Accepté , apparaît dans l'édition de 1738 des Constitutions d'Anderson (sous la forme huzzah) . En France, elle apparaît dans une divulgation de 1751 (Le Maçon démasqué) à la loge de table. Elle était utilisée par la Mère Loge Ecossaise de Marseille, et par les Loges qui en dérivaient. Il est possible qu'elle ait été à l'origine une particularité (en France) de la Mère Loge Ecossaise de Marseille, mais ce n'est pas prouvé.

Le deuxième exemple est celui de la disposition des chandeliers. Les sources françaises les plus anciennes mentionnent trois chandeliers disposés "en triangle'', mais les textes ne précisent pas la situation de ce triangle par rapport à la loge. L'iconographie laisse apparaître là aussi des variations. La disposition la plus anciennement et la plus fréquemment attestée est celle que le Rite Français tel que nous le pratiquons a conservée , en accord avec une gravure qui illustre le Régulateur du Maçon de 1801. Mais la disposition que l'on trouve au Rite Ecossais Rectifié et au Rite Ecossais Ancien et Accepté est aussi attestée dans certains tableaux de loge et dans certains rituels . D'autres dispositions sont également attestées par certaines gravures. Ces chandeliers avaient pourtant à l'origine une signification symbolique précise, qui semble d'ailleurs avoir été quelque peu perdue de vue dans les années 1780 : ils représentaient le Soleil la Lune et le Maître de la Loge. Nous ignorons l'origine des variations de position que nous observons. En tout cas, il n'apparaît pas, comme nous l'avons dit, qu'elles aient été perçues comme des différences caractéristiques de Rites.

Mais la principale conséquence de l'absence de rituels officiels, et en même temps la principale source de variations dans la pratique des loges, a été la liberté qu'ont eu les rituels d'évoluer. Les rituels primitifs étaient relativement simples par rapport à l'état dans lequel nous les voyons maintenant, qui est le résultat de cette évolution. Tout en conservant le même noyau primitif, ils ont été considérablement développés et enrichis. Le développement le plus ancien consiste apparemment en les trois voyages que l'on fait faire au récipiendaire autour de la loge pendant l'initiation. Ces trois voyages sont attestés dès le Secret des Francs Maçons de l'abbé Pérau (1744). On ne les retrouve pas dans la Maçonnerie anglaise, ni écossaise (au sens géographique du terme), et rien dans les sources anglo-écossaises n'indique qu'ils s'y soient jamais trouvés. C'est ce qui donne à penser qu'ils ne se trouvaient pas non plus dans la Maçonnerie française primitive, et qu'ils constituent un développement proprement français.

D'autres développements sont venus plus tard, par exemple les épreuves par l'eau et par le feu. Elles n'étaient pas encore pratiquées à Lyon en 1772, où on se contentait des trois voyages sous la forme la plus dépouillée, et il en est de même des versions les plus anciennes du Rite Ecossais Rectifié (1778 et 1785). C'est actuellement le Rite Français qui conserve ces épreuves sous leur forme la plus ancienne, où il n'y a que l'eau et le feu. Le Rite Ecossais Rectifié dans sa dernière version (1787) comprend trois épreuves par le feu, l'eau et la terre, qui véhiculent une signification propre à la doctrine de ce Rite . Le Rite Ecossais Ancien et Accepté, de son côté, a ajouté à l'eau et au feu l'air et la terre, donnant ainsi à ces épreuves une signification alchimique qu'elles n'avaient pas d'abord. Mais cette dernière addition sort de la période que nous considérons, tandis que celle qui apparaît dans la dernière version du Rite Ecossais Rectifié est de l'extrême fin de la période .

On peut encore citer d'autres développements, comme l'épreuve du sang et celle du calice d'amertume. On trouve aussi dans certains rituels une épreuve du fer rouge, que le Grand Orient de France n'a pas retenu dans son rituel de 1785, la jugeant sans doute dangereuse ou exagérément dramatique. Toutes ces innovations contribuaient à la diversification de la pratique rituelle, dans la mesure où elles étaient adoptées par certaines loges et non par d'autres.

Depuis les années 1770, un besoin de mise en ordre et d'uniformisation se faisait vivement sentir, et beaucoup de loges réclamaient du Grand Orient la rédaction de rituels officiels. Pour les grades bleus, leur mise au point fut pour l'essentiel l'oeuvre d'un groupe de Frères qui appartenaient à la Chambre des Grades du Grand Orient de France, et dont le plus connu est Roéttiers de Montaleau. Ils y travaillèrent au cours de l'année 1783, puis leur travail fut soumis à diverses relectures et corrections avant d'être finalement approuvé en 1785, comme on l'a dit. Le préambule du rituel d'apprenti, qui vaut pour l'ensemble des trois grades, indique bien à quel besoin cette rédaction répondait : 
"Un autre point, non moins important, est l'uniformité depuis longtemps désirée dans la manière de procéder à l'initiation. Animé de ces principes, le Grand Orient de France s'est enfin occupé de la rédaction d'un protocole d'initiation aux trois premiers grades, ou grades symboliques. Il a cru devoir ramener la Maçonnerie à ces usages anciens que quelques novateurs ont essayé d'altérer, et rétablir ces premières et importantes initiations dans leur antique et respectable pureté. Les loges de sa correspondance doivent s'y conformer de point en point, afin de n'offrir plus aux Maçons voyageurs une diversité aussi révoltante que contraire aux vrais principes de la Maçonnerie".

On remarque que dans ce texte l'intention d'uniformisation s'accompagne d'une intention de retour aux « usages anciens » et à leur "antique et respectable pureté". Cela doit être pris cum grano salis. S'il y a dans le rituel de 1785 un effort authentique de sobriété dans les cérémonies, il n'est en aucune façon la restauration du rituel de l'initiation tel qu'il était dans les débuts de la Maçonnerie en France. Les innovations ont été triées, mais non toutes éliminées ; au contraire plusieurs d'entre elles ont été retenues et officialisées, comme on le voit suffisamment par les exemples que nous avons donnés.

Cette entreprise de mise en ordre et d'uniformisation n'était pas la première du genre, et elle n'est pas isolée dans la Maçonnerie française des années 1780. Elle avait eu au moins un précédent en dehors du Grand Orient. C'est celui de la Mère Loge Ecossaise de Marseille, dont nous savons qu'elle avait adopté dès 1774 des rituels officiels qu'elle communiquait aux loges auxquelles elle accordait des constitutions, avec obligation pour ces loges de se conformer à ces rituels . Nous avons d'autre part fait mention du rituel intitulé "grade d'Apprentif des Loges de Lyon en 1772". Il pourrait s'agir, bien que ce ne soit pas certain, du rituel officiel de la Grande Loge des Maîtres Réguliers de Lyon . Il semble donc - et il est assuré dans le cas de la Mère Loge Ecossaise de Marseille - que des autorités maçonniques de province avaient précédé le Grand Orient dans son entreprise. D'autre part, il y a dans les années 1780 une entreprise contemporaine et parallèle à celle-ci, et dont le résultat nous est parvenu : c'est celle qui a produit les rituels du Rite Ecossais Rectifié. L'élaboration des rituels du Rite Français se situe donc dans un mouvement plus large, qui correspondait à une nécessité ressentie un peu partout dans la Maçonnerie française.

On peut, à partir de cette étude historique, préciser la place du Rite Français, sinon dans l'ensemble de la Maçonnerie pratiquée dans le monde, du moins dans celle qui est pratiquée en France.

La meilleure manière de caractériser la place du Rite Français est de dire qu'il est le représentant le plus fidèle, parmi les rites actuellement pratiqués en France, de la pratique commune de la Maçonnerie française du XVIIIe siècle. Cela résulte de ce que nous avons déjà dit, à savoir qu'il n'est pas autre chose que le résultat d'une entreprise de mise en ordre et d'uniformisation de cette pratique. Cela répond, croyons-nous, à une question qu'on entend souvent poser : quelle est la spécificité du Rite Français ? A cette question nous répondons volontiers que la spécificité du Rite Français est de n'en pas avoir. Si en effet il en a une, elle n'est autre que celle qui consiste à être représentatif d'un certain tronc commun maçonnique, à partir duquel se sont différenciés, comme des rameaux, d'autres rites doués de caractères distinctifs.

La comparaison avec le Rite Ecossais Ancien et Accepté nous permet également d'éclaircir un point que nous avons effleuré, mais que nous avons laissé en suspens : celui de l'origine de l'appellation "Rite Moderne''. Cette appellation, pas plus que celle de "Rite Français'', n'a été choisie par les fondateurs du Rite, elle ne s'est introduite que plus tard. En fait, elle a d'abord été donnée, de l'extérieur, au Rite Français, par les Maçons du Rite Ecossais Ancien et Accepté, qui à l'imitation de la Grande Loge anglaise des "Anciens'', intitulaient leur propre Rite "Rite Ancien'' et intitulaient le Rite Français "Rite Moderne''. Cela apparaît bien dans le Guide des Maçons Ecossais, dans lequel le Vénérable, après avoir instruit le nouvel initié des mots, signes et attouchements du grade d'apprenti, lui dit : 
"Mon Frère, la Maçonnerie est connue dans tout l'univers, quoiqu'elle soit divisée en deux Rits , qu'on distingue par Rite ancien et Rit moderne. Néanmoins ils reposent sur les mêmes bases, sur les mêmes principes. Nous travaillons sous le Rite ancien, ou écossais , parce qu'il est la plus pure essence de la Maçonnerie, parce qu'il est le même qui nous a été transmis par les premiers fondateurs de l'Ordre . Voici actuellement les mots, signes et attouchements du Rit moderne [...] ".

Malgré l'intention polémique qu'il comportait, ce rattachement du Rite Français à la Grande Loge anglaise dite des "Modernes'' n'était pas sans fondement dans la mesure où, comme nous l'avons dit, la pratique rituelle française codifiée dans le rituel de 1785 et dans le Régulateur du Maçon de 1801 était conforme à celle de cette Grande Loge, sans que pour autant celle-ci ait joué un rôle exclusif, ni même prépondérant, dans l'introduction de la Maçonnerie en France. Les Maçons du Rite Français, quoique sensibles à l'intention péjorative qui avait présidé à son introduction, ne purent empêcher le succès que connut l'appellation de "Modernes'', et durent s'en accommoder, tout en ne perdant pas une occasion d'affirmer que le Rite "Moderne'' n'était pas moins ancien que le Rite "Ancien''. Quant à nous, sans entrer dans cette querelle, nous ne pouvons que constater que l'appellation de "Rite Moderne'' et celle de "Rite Français'' s'imposèrent assez rapidement, comme synonymes l'une de l'autre, au cours de la première ou des deux premières décennies du XIXe siècle.
Il faut noter que l'appellation de "Rite Moderne'' s'étendit même au système des hauts grades du Rite Français, alors que dans ce cas, contrairement à ce qui se passe pour les grades bleus, elle n'a plus l'ombre d'une justification historique. Les hauts grades du Rite Français n'ont rien à voir, pas plus que ceux du Rite Ecossais Ancien et Accepté, avec la grande Loge des "Modernes'', qui ne pratiquait pas de hauts grades. Les uns et les autres sont pris dans le fonds commun des hauts grades qui foisonnaient en France au XVIIIe siècle.
L'histoire de l'origine des hauts grades du Rite Français comporte des péripéties assez complexes. Nous ne ferons qu'en rappeler les principaux points. Le travail fut commencé par la Chambre des Grades du Grand Orient de France, créée en 1782 avec la mission précise de mettre au point le système de hauts grades destiné à devenir le système officiel du Grand Orient. Ce travail était guidé par le même souci de mise en ordre et d'uniformisation que nous avons vu présider à la mise au point des rituels des grades bleus. Déjà, dans les grades bleus, ce travail avait comporté un aspect de sélection parmi les développements rituels qui étaient survenus au cours d'un demi-siècle de Maçonnerie française (par exemple certaines épreuves un peu trop grand-guignolesques avaient été rejetées). Cet aspect de sélection s'imposait encore bien plus pour les hauts grades, car ces derniers foisonnaient et se présentaient sous un grand nombre de versions différentes dans lesquelles on trouvait le meilleur et le pire. Aussi la Chambre des Grades commença-t-elle par un travail préliminaire de documentation, qui consistait à collecter des cahiers de grades, à les étudier, à les classer, afin de pouvoir dans une deuxième étape rédiger à partir de là les grades qui seraient retenus.

La Chambre des grades s'acquitta de cette tâche documentaire avec beaucoup de sérieux, mais pour des raisons qui ne sont pas bien connues elle ne passa jamais à la deuxième étape, celle de la rédaction des hauts grades. A partir du début de 1783, elle s'occupa, comme on l'a vu, de la rédaction des grades bleus, quoique ce n'ait pas été là la tâche qui lui avait été initialement assignée. Le travail de rédaction des hauts grades fut réalisé dans le cadre d'un organisme qu'une partie des membres de la Chambre des Grades, sous la conduite de Roéttiers de Montaleau (toujours lui), créèrent en marge du Grand Orient le 2 février 1784, et qui s'appela le Grand Chapitre Général de France. Ces Frères n'avaient pas l'intention de s'ériger en un organisme rival du Grand Orient, mais seulement, semble-t-il, d'avoir les coudées franches pour réaliser le travail de rédaction des hauts grades comme ils l'entendaient, et de remettre ensuite au Grand Orient le résultat de ce travail.

Les animateurs du Grand Chapitre Général de France avaient l'intention de réunir leur Grand Chapitre au Grand Orient de France, et ils ouvrirent à cette fin des négociations avec celui-ci. Ces négociations traînèrent en longueur pour différentes raisons qui n'ont qu'un intérêt plus ou moins anecdotique . Elles aboutirent enfin à la réunion attendue, dont le principe fut voté dans la 178e assemblée du G.O.D.F., le 4 mai 1787, et dont les modalités furent précisées dans les assemblées suivantes. Par cette réunion, le système mis au point par le Grand Chapitre Général de France devenait le système officiel de hauts grades du Grand Orient.

En quoi consistait ce système ?
Les membres du Grand Chapitre Général de France, s'appuyant sur le travail de documentation qu'ils avaient réalisé dans la Chambre des Grades, classèrent les haut grades en cinq « ordres ». Cette notion d'ordre était une nouveauté, et elle ne doit pas être confondue avec celle de grade. Un ordre est un ensemble de grades, chaque grade pouvant lui-même exister en plusieurs versions. Le premier ordre comprenait les grades d'Elu, mais aussi un certain nombre d'autres grades qui se conféraient habituellement entre la maîtrise et les grades d'Elus. Le deuxième ordre comprenait les grades d'Ecossais. Le troisième ordre comprenait essentiellement un seul grade, celui de Chevalier d'orient, et il en était de même du quatrième ordre, correspondant au grade de Rose-Croix. Tous les grades qui n'entraient pas dans les ordres précédents furent réunis dans un cinquième ordre. Le Grand Chapitre Général de France décida de rédiger, pour chacun des quatre premiers ordres, un grade unique relevant de cet ordre. Pour le premier ordre, ce fut le grade d'Elu Secret, pour le deuxième ordre celui de Grand Elu Ecossais. Pour le troisième ordre, on arrêta une version du grade de Chevalier d'Orient, et pour le quatrième ordre une version du grade de Rose-Croix. Ces quatre grades étaient destinés à être pratiqués. Pour le cinquième ordre, on ne rédigea pas de grade, car les grades qui relevaient de cet ordre n'étaient pas destinés à être pratiqués, mais seulement étudiés. C'est ainsi que la carrière initiatique d'un Maçon du Rite Français, dans les hauts grades, passe par quatre grades : le grade d'Elu secret, qu'il reçoit dans le Chapitre ouvert en son premier ordre ; le grade de Grand Elu Ecossais, qu'il reçoit dans le Chapitre ouvert en son deuxième ordre ; le grade de Chevalier d'orient, qu'il reçoit dans le Chapitre ouvert en son troisième ordre ; et le grade de Chevalier Rose-Croix, qu'il reçoit dans le Chapitre ouvert en son quatrième ordre.

Lorsqu'on compare les hauts grades du Rite Français avec les hauts grades d'autres Rites, on se rend compte que les différents systèmes de hauts grades ont été faits à partir d'une même matière, à savoir ce foisonnement de grades qu'offrait la Maçonnerie française d'avant 1780. Chaque Rite a traité cette matière à sa façon, en choisissant de retenir plus ou moins de grades, en conservant distincts des grades voisins ou au contraire en les réduisant en un seul. C'est pourquoi il y a des thèmes que l'on retrouve dans plusieurs systèmes, mais dans l'un on les trouve dans des grades différents, tandis que dans l'autre on les trouve réunis dans un seul grade.

Le choix des grades retenus, et de la version particulière qui en a été adoptée ou rédigée, la mise en relation des grades les uns avec les autres, la progression ménagée de l'un à l'autre, donnent à chaque Rite son caractère propre. Cela vaut entre les hauts grades, cela vaut aussi entre eux et les grades bleus, car, pour le Rite Français en tout cas, tous ces grades ont été conçus comme formant un tout cohérent (n'oublions pas que le travail sur les grades bleus et le travail sur les hauts grades a été fait par les mêmes hommes).
Ce caractère exprime un esprit, et il y a incontestablement un esprit du Rite Français comme il y a un esprit de chacun des autres Rites. Nous ne chercherons pas cependant à le définir ici, nous en tenant au point de vue historique qui a été le nôtre tout au long de cette note. L'esprit d'un Rite ne peut pas se laisser enfermer dans quelques phrases lapidaires, surtout lorsque, comme c'est le cas pour le Rite Français, il n'a pas de doctrine explicite, son esprit s'exprimant uniquement à travers ses rituels. Lorsqu'on veut dire en quelques phrases l'esprit d'un Rite, même quand il a une doctrine, on est guetté par les approximations, les réductions et les malentendus. En fait, l'esprit d'un Rite ne se laisse découvrir que de l'intérieur, par la fréquentation assidue et la pratique de ses rituels.

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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 21:46

Le Rite Moderne ou Français Au Brésil.

 

 

Grades Symboliques :

1º Grade - Apprenti

2º Grade - Compagnon

3º Grade - Maître

Grades Philosophiques :

1° Ordre - 4º   Grade - Élu

2° Ordre - 5º   Grade - Élu Écossais

3° Ordre - 6º   Grade - Chevalier d’Orient ou de l'Épée

4° Ordre - 7º   Grade - Chevalier Rose-Croix

5° Ordre - 8º Grade - Chevalier de l'Aigle Blanc et Noir, Chevalier Kadosh Philosophique, Inspecteur du Rite.

                - 9º Grade - Chevalier de la Sagesse - Grande  Inspecteur du Rite.

Les trois premiers Grades se réunissent dans des Loges Symboliques, affiliées aux Obédiences Symboliques.

Les Grades 4 à 7 se réunissent  dans des  Sublimes Chapitres.

Le Grade 8 se réunit dans le Grand Conseil.

Le Grade 9 se réunit dans le Suprême Conseil.

 


 

Loges Maçonniques

du Rite Moderne ou Français

du Grand Orient du Brésil

 

Amazonas (03)

Bahia (02)

Distrito Federal (03)

Espírito Santo (02)

Goiás (01)

Maranhão (01)

Mato Grosso (01)

Minas Gervais (01)

Pará (01)

Paraíba (01)

Paraná (02)

Rio de Janeiro (15)

Rio Grande do Norte (01)

Rondônia (06)

Santa Catarina (06)

São Paulo (47)

Sergipe (01)

Totalização de Lojas do R\M\

94

 

Amazonas

CÂNDIDO MARIANO DA SILVA RONDON - 2683 - 24.10.1992 (Terças)

Av. Djalma Batista, 178 - São Geraldo - Manaus - AM - CEP 69053-000

JOSÉ BONIFÁCIO DE ANDRADA E SILVA - 2861 - 13.05.1995 (Quartas)

Rua Vicente Torres Reis, 487 - São Jorge - Manaus - AM - CEP 69030-720

JÚLIO CESAR DOMINGUES - 2675 - 30.07.1992 (Quintas)

Rua Coronel Joaquim Gonzaga Pinheiro, 233 - Centro - Manaus - AM - CEP 69053-420

 

Bahia

SOLIDARIEDADE - 3348 - 23.09.2000 (2ª e 4ª Sextas)

Rua Alfredo de Brito, 37 - Pelourinho - Salvador - BA - CEP

VERDADE LIBERTÁRIA - - 05.05.2003 (1ª e 3ª Segundas)

- - BA - CEP

 

Distrito Federal

GRÃO MESTRE GERAL OSÍRIS TEIXEIRA - 3581 - ()

3ª Avenida - Área Especial 5 - Módulo K - Núcleo Bandeiras - Brasília - DF - CEP

UNIVERSITÁRIA VERDADE E EVOLUÇÃO - 3492 - 22.03.2003 (Sábados)

SQN 415 - Área dos Templos - Bloco A - Brasília - DF - CEP 70878-000

VIRTUDE E RAZÃO - 2951 - 31.03.1996 (Sextas)

SQN 415 - Área dos Templos - Bloco A - Brasília - DF - CEP 70878-000

 

Espírito Santo

BENEFICÊNCIA SETE - 3252 - 02.06.1999 (Terças)

Rua José Vivacqua, 116 - Jabour - Vitória - ES - CEP 29015-xxx

GRÃO-MESTRE FRANCISCO MURILO PINTO - 3396 - 18.08.2001 ()

Rua Tietê, s/n - Bairro Lagoa de Jacaraipe - Caixa Postal 042.075 - Serra - ES - CEP 29173-970

 

Goiás

VOLUNTÁRIOS DA PÁTRIA - 3440 - 18.05.2002 (Quartas)

Rua 15 esquina com Rua 30 - Q 14 L 103 - Setor Oeste - Goiânia - GO - CEP 74140-030

 

Maranhão

LIBERTAS AD HOMINEM - 2685 - 21.04.1992 (Quintas)

Rua Projetada, s/n - Horto das Acácias - Vinhais - São Luís - MA - CEP

 

Mato Grosso

AMIGOS - 3432 - 24.04.2002 (Quintas)

Rua do Grande Oriente, 33 - Bairro Cristo Rei - Várzea Grande - MT - CEP

 

Minas Gerais

CARIDADE E FIRMEZA - 0518 - 02.07.1896 (Segundas)

Rua São Sebastião, 168 - Juiz de Fora - MG - CEP 36100-000

 

Pará

SOL NASCENTE - 3306 - 25.02.2000 (2ª e 4ª Quartas)

Av. Ceará, 754 - Belém - PA - CEP 66070-080

 

Paraíba

VIGILÂNCIA E SEGREDO - 0328 - 12.08.1875 (Segundas)

Rua Vigário Calixto, 3225 - Itararé - Campina Grande - PB - CEP 58104-480

 

Paraná

GRALHA AZUL - 3271 - 07.08.1999 (Sextas)

Rua Alagoas, 760 - Centro - Londrina - PR - CEP 86042-140

TABERNA DA PIRAMIDE - 3154 - 21.03.1998 (Sextas)

Rua da Pirâmide, nº 12 - Balneário de Marisol - Pontal do Paraná - PR - CEP 83255-975

 

Rio de Janeiro

AMIZADE FRATERNAL - 0010 - 05.05.1832 (Terças)

Rua do Lavradio, 97 - Centro - Rio de Janeiro - RJ - CEP 20230-070

FRANCISCO MURILO PINTO - 3394 - 28.06.2001 (Sextas)

Praça Fonseca Portella, 71 - Rio Bonito - RJ - CEP

FRATERNIDADE LATINO AMERICANA - 0498 - 23.03.1896 (Quartas)

Rua do Lavradio, 97 - Centro - Rio de Janeiro - RJ - CEP 20230-070

JACQUES DE MOLAY - 2934 - 12.12.1995 (Segundas)

Rua Ajurana, 85 - Campo Grande - Rio de Janeiro - RJ - CEP 23087-250

JOSÉ ÁLVARES MACIEL - 1652 - 19.09.1965 (Sextas)

Rua Jurumirim, 150 - Penha - Rio de Janeiro - RJ - CEP 21070-820

JOSÉ DO PATROCÍNIO - 1512 - 03.09.1959 (Segundas)

Rua Tuiutí, 230 - São Cristovão - Rio de Janeiro - RJ - CEP 20920-010

LIBERDADE, JUSTIÇA E SOLIDARIEDADE - 2580 - 06.02.1990 (Sábados)

Rua do Lavradio, 97 - Centro - Rio de Janeiro - RJ - CEP 20230-070

LIBERTADORES DA AMÉRICA - 3450 - 23.08.2001 (2ª e 4ª Sextas)

Rua Visconde de Uruguai, 117 - Niterói - RJ - CEP 24030-070

OBREIROS DO PROGRESSO - 1449 - 14.07.1955 (Segundas)

Rua Ana Barbosa, 16 - Sobrado - Meier - Rio de Janeiro - RJ - CEP 20735-120

PARANAPUAN - 1447 - 17.03.1951 (Quartas)

Rua Haia, 17 - Tauá - Ilha do Governador - Rio de Janeiro - RJ - CEP 21920-180

RECREIO DOS BANDEIRANTES - 3338 - 21.07.2000 (Sextas)

Av. João Café Filho, 27 - Praia da Brisa - Sepetiba - Rio de Janeiro - RJ - CEP 23028-070

TERESA LIVRE - - ()

- Volta Redonda - RJ - CEP

UNIÃO E TRANQÜILIDADE - 0002 - 21.06.1822 (Quintas)

Rua do Lavradio, 97 - Centro - Rio de Janeiro - RJ - CEP 20230-070

UNIVERSITÁRIA EDUCAÇÃO E MORAL - 3453 - 08.06.2002 (Sábado)

Rua Tuiutí, 230 - São Cristóvão - Rio de Janeiro - RJ - CEP 20920-010

UNIVERSITÁRIA PROFESSOR JOSÉ DE SOUZA HERDY - 3404 - 11.08.2001 ()

Rua Raimundo Lourenço da Silva, 42 - Duque de Caxias - RJ - CEP 25xxx-xxx

 

Rio Grande do Norte

AURORA DO ORIENTE - 3269 - 29.07.1999 (Quintas)

Rua Tenente Olavo Francisco dos Santos, 50 - Vila Ponta Negra - Natal - RN - CEP 59094-971

 

Rondônia

ESTRELA DO RIO MACHADO - 3488 - 13.02.2003 (último Sábado)

Rua 16 Q. 9 C.32 - Bairro Alfaville - Rio Machado - RO - CEP 78904-350

ESTUDO E TRABALHO - 1461 - 20.01.1957 (Segundas)

Rua José Bonifácio, 1172 - Centro - Porto Velho - RO - CEP 78920-280

LUZ DO PARAIZO - 3501 - 07.05.2003 (1º e 3º Sábados)

Rua Patrícia Marinho, xx - Centro - Alto Paraizo - RO - CEP

ROMÃO GARCIA - 3030 - 28.02.1997 (1º e 3º Sábado)

Rua Ministro Andreaza s/ nº - XV de Novembro, 2225 - Cacoal - RO - CEP 78975-000

UNIÃO, TRABALHO E JUSTIÇA - 2321 - 23.05.1985 (Sábados)

Rua Tiradentes, s/nº - Candeias do Jamari - Caixa Postal 2021 - Porto Velho - RO - CEP 78915-970

UNIVERSITÁRIA FONTE DA SABEDORIA - 3468 - 17.10.2002 (1º e 3º Sábados)

Rua José Bonifácio, 1172 - Olaria - RO - CEP

 

Santa Catarina

ACADÊMICA PROFESSOR BRUNO CARLINI - 3176 - 25.05.1998 (2º Sábado e última Segunda)

Rua Blumenau, 1325 - Caixa Postal 4440 - Itajaí - SC - CEP 88305-102

HARMONIA E TRABALHO - 2816 - 01.09.1994 (2ª e última Quartas)

Rua Vidal Ramos, 310 - Florianópolis - SC - CEP 88010-320

ORDEM E TRABALHO - 0787 - 25.05.1902 (Segundas)

Rua das Palmeiras - Bairro Irtacorubi - - SC - CEP

PHILANTROPIA E LIBERDADE - - 16.12.2003 (2ª e 4ª Terças)

Estrada Geral da Varginha, s/nº - Bairro Branco - Caixa Postal 75 - Brusque - SC - CEP 88350-340

-FRATERNIDADE ACADEMICA CIÊNCIA E ARTES-3685

  Jaragua do Sul

-ACADEMICA RAZAO E VIRTUDE-3763

Brusque


 

São Paulo

ACADÊMICA PRUDENTINA - 3483 - 14.09.2002 (3º Sábado)

Av. Luiz Cesário, 867 - Presidente Prudente - SP - CEP 19001-970

ALVORADA DO PROGRESSO - 2495 - 07.04.1988 (Quintas)

Rua Veiga Miranda, 33 - Caixa Postal 265 - Ribeirão Preto - SP - CEP 14100-970

ALVORECER DE CUNHA - 2889 - 14.07.1995 (Segundas)

Rua Dr. Casemiro da Rocha, 72 - Centro - Cunha - SP - CEP 12530-000

ARQUITETOS DO PROGRESSO - 2434 - 13.05.1987 (Segundas)

Rua Simão Álvares, 93 - Pinheiros - São Paulo - SP - CEP 05417-030

ARTE NOVA - 3000 - 23.03.1995 (1ª e 3ª Quartas)

Rua Álvaro de Carvalho, nº 48 - 8º andar - Centro - São Paulo - SP - CEP 01050-070

BANDEIRA BRANCA - 2950 - 08.10.1996 (Segundas)

Rua Camaragibe, 219 - Sala 14 - Barra Funda - São Paulo - SP - CEP 01154-050

CAMINHO DAS VIRTUDES - 3132 - 03.03.1998 (1ª Sexta)

Rua Prof. José Landulfo, 138 - Vila Mariana - São Paulo - SP - CEP 04126-110

CAVALEIROS DE BONSUCESSO - 3237 - 07.05.1999 (1ª e 3ª Sextas)

Rua Catarina Maria de Jesus, 815 - Bonsucesso - Guarulhos - SP - CEP 07175-500

CAVALEIROS DE SANTO ANDRÉ - 1278 - 03.11.1949 (Quartas)

Rua Xavier de Toledo, 250 - Santo André - SP - CEP 09010-130

CONSCIÊNCIA ANDREENSE - 2633 - 17.06.1991 (1ª e 3ª Sextas)

Rua Xavier de Toledo, 250 - Santo André - SP - CEP 09010-130

CONSTRUTORES SOCIAIS - 2416 - 14.11.1986 (2ª e 4ª Sextas)

Rua Galeão Coutinho, 281 (canal 4) - Embaré - Santos - SP - CEP 11040-210

ESTRELA BERNARDENSE - 2858 - 19.04.1995 (1a e 3a Quartas)

Rua Iansã, 196 - Álvaro Machado - SP - CEP 19160-000

ESTRELA DE CUBATÃO - 3525 - 09.09.2003 (1ª e 3ª Terças)

Rua Almeida Moraes, 13 - Santos - SP - CEP 11015-450

ESTRELA DE PRAIA GRANDE - 2802 - 21.07.1994 (Quintas)

Praça Maria do Carmo da Silva, 29 - Vila Guilhermina - Praia Grande - SP - CEP 11700-970

ESTRELA D'OESTE PAULISTA - 2710 - 04.07.1992 (Segundas)

Rua Prof. Plácido Braga Nogueira, 300 - Centro Educacional - Presidente Prudente - SP - CEP 19060-070

ESTRELA DE SANTOS - 1156 - 22.06.1937 (Quarta)

Rua Almeida Moraes, 13 - Santos - SP - CEP 11015-450

ESTRELA VICENTINA - 2156 - 02.09.1977 (Segundas)

Praça 22 de Janeiro, 630 - São Vicente - SP - CEP 11310-090

FELÍCIO BARONI - 2786 - 23.03.1994 (2ª e 4ª Quartas)

Rua Prof. José Landulfo, 138 - Vila Mariana - São Paulo - SP - CEP 04126-110

FORMOSA UNIÃO - 2483 - 13.03.1987 (Quartas)

Rua Waldemar, 57 - Penha - São Paulo - SP - CEP 03613-000

FRATERNIDADE ACADÊMICA ALBERTO ANDALÓ - 3293 - 13.11.1999 (1ª e 3ª Sextas)

Rua Ipiranga, 300 - Boa Vista - São José do Rio Preto - SP - CEP 15001-970

FRATERNIDADE ACADÊMICA DE SANTOS - 3279 - 09.10.1999 (Sábados)

Rua Almeida Morais, 13 - Santos - SP - CEP 11015-450

FRATERNIDADE ACADÊMICA "O ALEIJADINHO" - - ()

Rua Antonio Francisco Lisboa, 2-65 - Bauru - SP - CEP 17047-285

FRATERNIDADE ACADÊMICA SÃO PAULO - 3278 - 01.09.1999 (1ª Sexta)

Rua Waldemar, 57 - Penha - São Paulo - SP - CEP 03613-000

FRATERNIDADE ACADÊMICA SOROCABA - 3294 - 22.02.2000 (1º Sábado)

Rua Paulo Antonio do Nascimento, 193 - Campolim - Sorocaba - SP - CEP 18047-400

FRATERNIDADE NOVO MILÊNIO - 2770 - 18.09.1993 (Quintas)

Rua Antonio Xavier Mendonça, 06-12 - Cidade Universitária - Caixa Postal 522 - Bauru - SP - CEP 17001-970

FRATERNIDADE PRUDENTINA - 2886 - 09.07.1995 ()

Rua Prof. Plácido Braga Nogueira, 300 - Jardim das Rosas - Presidente Prudente - SP - CEP 19060-070

FRATERNIDADE UNIVERSITÁRIA SANTO ANDRÉ - 3417 - 10.11.2001 (2º Sábado)

Rua Xavier de Toledo, 250 - Centro - Santo André - SP - CEP 09030-110

GIUSEPPE GARIBALDI - 1462 - 03.09.1955 (Segundas)

Rua Waldemar, 57 - Penha - São Paulo - SP - CEP 03613-000

LEALDADE E CIVISMO - 2343 - 20.08.1985 (Segundas)

Rua Silva Jardim 62 - Vila Nova - Santos - SP - CEP 11013-330

DE PESQUISAS E ESTUDOS MAÇÔNICOS "LOGOS" - 3498 - 10.06.2003 ()

Alameda Pernambuco, 215 - Mairiporã - SP - CEP 07600-000

DE PESQUISAS MAÇÔNICAS DO GRANDE ORIENTE DO BRASIL - - 14.12.1991 (1º Sábado de março, junho, setembro e dezembro)

Rua São Joaquim, 457 - Liberdade - São Paulo - SP - CEP 01508-001

DE PESQUISAS MAÇÔNICAS "LUIZ FRIGÉRIO" - 3390 - 14.02.2001 ()

Rua Almeida Morais, 13 - Santos - SP - CEP 11015-450

LUCIANO LACOMBE - 2248 - 13.06.1983 (Terças)

Rua São Joaquim, 457 - Liberdade - São Paulo - SP - CEP 01508-001

MANOEL TAVARES DE OLIVEIRA - 2396 - 20.08.1986 (Quintas)

Rua Waldemar, 57 - Penha - São Paulo - SP - CEP 03613-000

MINERVA PAULISTA - 3110 - 13.05.1993 (Sextas)

Rua São Joaquim, 457 - Liberdade - São Paulo - SP - CEP 01508-001

NACIONAL REPUBLICANA ÚNICA - 2632 - 20.04.1991 (Terças)

Rua Xavier de Toledo, 250 - Santo André - SP - CEP 09010-130

NOVA ORDEM DO SÉCULO - 2151 - 08.02.1982 (1ª e 3ª Segundas)

Rua Orozimbo Maia, 280 - Campinas - SP - CEP 13023-001

ORDEM E PROGRESSO - 0428 - 24.02.1890 (Segundas)

Rua Prof. José Landulfo, 138 - Vila Mariana - São Paulo - SP - CEP 04126-110

PRIMEIRO DE MAIO - 2264 - 25.08.1984 (1ª e 3ª Quartas)

Rua Prof. José Landulfo, 138 - Vila Mariana - São Paulo - SP - CEP 04126-110

QUATORZE DE JULHO - 0457 - 14.07.1894 (Segundas)

Rua São Joaquim, 457 - Liberdade - São Paulo - SP - CEP 01508-001

RAZÃO E FIRMEZA - 3162 - 17.12.1997 (Segundas)

Rua Luiz Barreto, 936 - Campos Elíseos - Ribeirão Preto - SP - CEP 14080-090

RENASCER - 3547 - 08.11.2003 (1ª e 3ª Quintas)

Rua Paulo Antonio do Nascimento, 193 - Campolin - Sorocaba - SP - CEP 18047-400

ROOSEVELT - 1238 - 31.10.1947 (Sextas)

Rua Júlio Maringoni, 17-76 - Bauru - SP - CEP 17043-130

SENTINELA PAULISTA - 2280 - 15.10.1976 (Quintas)

Rua São Joaquim 457 - Liberdade - São Paulo - SP - CEP 01508-001

THEMIS PAULISTA - 1280 - 11.08.1966 (Terças)

Rua Prof. José Landulfo, 138 - Vila Mariana - São Paulo - SP - CEP 04126-110

TROLHA ANDREENSE - 2297 - 27.04.1984 (Quintas)

Av. João Ramalho, 402 - Vila Assunção - Santo André - SP - CEP 09030-320

UNIVERSO - 1471 - 14.07.1950 (Segundas)

Av. da Saudade, 1259 - Campinas - SP - CEP 13041-670

 

Sergipe

DE PESQUISAS E ESTUDOS MAÇÔNICOS "CONSTÂNCIO VIEIRA" - 3300 - 22.01.2000 (2ª e 4ª Sextas)

Rua Dr. Benedito Guedes, 613 - Coroa do Meio - Aracaju - SE - CEP 49055-120

 

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 13:01

1. Honore le Grand Architecte de l'Univers.

2. Aime ton prochain. Ne fais point le mal. Fais le bien.

3. Laisse parler les hommes.

4. Le vrai culte du Grand Architecte consiste dans les bonnes mœurs. Fais donc le bien pour l'amour du bien lui-même. Tiens toujours ton âme dans un état pur.

5. Pour paraître dignement devant le Grand Architecte de l'Univers, aime les bons, fuis les méchants, plains les faibles, mais ne hais personne.

6. Parle sobrement avec les grands, prudemment avec tes égaux, sincèrement avec tes amis, doucement avec les petits, tendrement avec les pauvres.

7. Ne flatte point ton frère : c'est une trahison. Si ton frère te flatte, crains qu'il ne te corrompe.

8. Ecoute toujours la voix de ta conscience.

9. Sois le père des pauvres ; chaque soupir que ta dureté leur arrachera augmentera le nombre de malédictions qui tomberont sur ta tête.

10. Respecte l'étranger voyageur ; aide-le, sa personne est sacrée pour toi.

11. Evite les querelles ; préviens les insultes.

12. Mets toujours la raison de ton côté.

13. Respecte les femmes ; n'abuse jamais de leur faiblesse et meurs plutôt que de les déshonorer.

14. Si le Grand Architecte te donne un fils, remercie-le, mais tremble sur le dépôt qu'il te confie.

15. Sois pour cet enfant l'image de la divinité.

16. Fais que jusqu'à dix ans il te craigne, que jusqu'à vingt il t'aime, que jusqu'à ta mort il te respecte.

17. Jusqu'à dix ans, sois son maître ; jusqu'à vingt ans, son père, jusqu'à la mort, son ami.

18. Pense à lui donner de bons principes plutôt que de belles manières ; qu'il te doive une droiture éclairée et non une frivole élégance.

19. Fais-le honnête homme plutôt qu'habile homme.

20. Si tu rougis de ton état, c'est orgueil ; songe que ce n'est pas la place qui t'honore ou te dégrade, mais la façon dont tu l'exerces.

21. Lis et profite ; vois et imite ; réfléchis et travaille.

22. Rapporter tout à l'utilité de tes frères, c'est travailler pour toi-même.

23. Sois content partout, de tout et avec tout.

24. Réjouis-toi de la justice.

25. Courrouce-toi contre l'iniquité ; souffre sans te plaindre.

26. Ne juge pas légèrement les actions des hommes.

27. Ne blâme point et loue encore moins.

28. C'est au Grand Architecte de l'Univers qui sonde les cœurs à apprécier son ouvrage.

29. La Concorde grandit ce qui est petit.

30. La Discorde annihile ce qui est grand.

31. Voici l'épreuve des épreuves, celle où t'attendent, ricanantes et blêmes, les influences mauvaises, dans l'espoir de te voir trébucher et retomber dans les ténèbres extérieures.

32. Si tu y résistes, le Phœnix, succédant à l'Alcyon va éclore pour toi.

33. Le monde n'a pas conscience des supériorités naissantes. Prends donc la sainte habitude de souffrir le mépris de ceux qui valent moins que toi.

34. Pénètre-toi de cette vérité qu'il ne te sera jamais rendu justice, sinon lors de ton avènement dans la Lumière.

35. Il faut que tu deviennes complètement indifférent à l'opinion des hommes, ce qui est plus facile à exprimer qu'à réaliser.

36. Que t'importe de passer dans la foule pour une vague unité, lorsque tu as conscience de ta Royauté intellectuelle ?

37. Œuvre selon ta conscience, sans te soucier du résultat.

38. Accepte la gloire comme un fardeau, et ne la désire pas, sinon la gloire éternelle, celle des Philosophes : l'Absolu.

39. Si tu recherches l'assentiment humain, tu marches vers les ténèbres, tu es hors de la Voie.

40. Si tu désires être un Saint pour que l'on te reconnaisse comme tel, il est certain que tu ne le deviendras jamais.

41. Anéantis-toi, mon Disciple, dans un abîme d'humilité. Sois infime parmi les infimes.

42. Abaisse-toi et tu te transfigureras un jour, et tu te réveilleras brillant et radieux, dans l'embrassement du Roi de Gloire, du Roi oriental séant sur son trône, comme disent les vieux maîtres, et tu entreras dans la Mer pourprée qui est le Magistère des Philosophes.

43. Mais tu n'es encore que le mercure lépreux qui a fait mourir le Soleil de justice sur l'effigie du quaternaire, souviens-t'en.

 

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 12:42

L'origine et la déclaration mistérieuse

(Traduction fraçaise de Masonry Dissected)

-1743-


 L'Origine des Francs-Maçons

  L'institution originelle de la société des Francs-Maçons, est fondée sur les Arts & les Sciences principalement sur la Géométrie.

Il est constant que l'art d'Architecture & la belle science d'édifier, a pris son commencement en l'élévation de cet étonnant & monstrueux batiment de la Tour de Babilone. C'est d'où le celebre mathématicien Euclide a tiré ses leçons, lesquelles se sont communiquées à Hiram chef des ouvriers employés à la construction du temple de Salomon.
Mannon grec de nation, a puisé dans cette source & après s'être rendu celebre en sa profession, s'étant perfectionné dans les Mathématiques, il a enseigné l'architecture à Charle Martel qui fut ensuite Roi de France. C'est le Roi d'Angleterre Ethelstone qui fut le premier en ce Royaume instruit de l'Architecture & qui fit tant de cas de Mathématiques, qu'il ordona une assemblée annuelle à Yorck pour y recevoir les nouveaux Maçons avec beaucoup de ceremonies, ce qui se pratiqua de la maniere suivante.
Un des anciens tenant le livre, sur lequel les nouveaux Maçons mettoient la main pendant que le maitre faisoit la lecture des statuts, en conformité desquels ils s'obligoient d'être fideles à leurs Confreres sans exception, & secourables dans les occurrences selon l'exigence des cas : d'ailleurs, cet engagement les soûmettoit de procurer de l'ouvrage aux ouvriers & de les recompenser.
Dans cet siécles reculez, la société des Maçons ne consistoit qu'en Architectes & Mathématiciens, & leur reception effective exigoit un examen circonspect. Cette exactitude par rapport aux Sciences est changée de nos jours en ignorance ; en récompense les noms de Franc-Maçon & de Maçon accepté, n'ont été connus que depuis peu de tems.
Avant l'établissement des Chambres des Sociétés réglées il n'y avoit pas des rapport ordonnés, à faire, comme il se pratique à l'heure qu'il est, de trois en trois mois, cette coûtume ayant été introduite depuis l'an 1691.
C'est en cette année 1691. que la Société s'est formée de toutes les especes de conditions, la Noblesse & les gens de Qualité, les Ducs & les Comtes, n'ont pas dedaigné de s'associer, des Jurisconsultes, des Marchands, des Boutiquiers, faisant entrer dans cet Ordre jusqu'au peuple, des Artisans, même des Chartiers, admettant tous à ce mystere sans exclusion de personne, en les distingant en trois classes, on n'oublioit d'y reçevoir des Medecins pour avoir soin de la santé des Freres.
L'Incorporation de la première Classe se fait à grand frais, la dépense de la seconde Classe n'est pas fort importante, & une Couronne suffit pour la troisiéme Classe. Dans chaque Classe on distribuë la marque d'honneur d'Adam, ainsi qualifié afin de s'arroger un tître plus ancien que ceux des Ordres de Chevalerie de l'Etoile & de la Jaretiére.
Les Maçons effectifs, ont êté formés du nombre des Maçons acceptés : de ceux deux especes sont sortis les Gormogons dont Volgi êtoit Grand-Maitre, qui a conté son origine des Chinois, les écrits de cet ancien Volgi, authorisent l'opinion des Préadamites qui font entendre ceux, qui ont prècedés les autres ; savoir la famille de Stuarts & des Jacobites, & les Adamites font sous entendre les personnes du gouvernement depuis la révolution de l'an 1688. & sont là en estime chez la plupart des Confrères.
La société la plus publique & la plus frequentée, est celle du grand Scalheber c'est une compagnie choisie de personnes qui aiment la conversation, leur entretien roule sur le commerce & sur d'autres matieres interessantes, sans se contraindre : leur but êtant d'étendre leur amitié jusqu'à un point sans bornes. Le cas arrivant, qu'un nouveau Frere après sa Reception & connaissance des mysteress de la société, s'en dégoute, soit à cause des frais qu'on renouvelle de trois en trois mois, soit pour les raports reglés & à faire dans un terme pareil, ou d'autre mal-satisfaction, & qu'il vient de s'en détacher ; en ce rencontre l'on ne doit jamais avoüer, qu'il ait eu connoissance des mysteres comme Frere incrusté, quoiqu'il ait été legitiment incorporé dans une Chambre érigée de la société.

Detail de ce qui s'exige pour la Reception
d'un Aprentif parmi les Francs-Maçons,
par Demandes & Reponses
-D'où venez Vous ?
Du College ou Société de saint Jean.
-Qu'est-ce que l'on Vous a commandé ?
Les bien-Nobles Confreres & Co-Membres du College de saint Jean m'ont ordonné de vous saluer cordialement trois fois.
-Que voulez vous faire ici ?
Je ne pretend pas suivre ma propre volonté, mais plutôt contraindre mes desirs, en observant les Préceptes des Maçons & de faire journellement des progrès en cette profession.
-Etes Vous Maçons ?
L'on me tient pour tel, êtant reçû par les Freres & Membres.
-Comment peut-on être assuré que vous êtes Maçon ?
Par des signes & par des preuves complettes touchant les observations principales de mon entrée.
-Qu'est ce que c'est des signes ?
Tous les angles quarrez & recti-angles.
-Quelles sont les preuves ?
Des certains jeux de mains fraternels ordonnés.
-Eclaircissez moi les points principaux de vôtre entrée ?
En me donnant de la lumiere touchant le premier chef, je vous éclairerai concernant le second.
-Ne les publierai Vous point ?
Je les cacherai toûjours.
-Qu'est-ce que vous cacherez ?
Toutes les choses secretes & mysterieuses des Maçons, si ce n'est envers un bon & legitime Frere, après avoir duëment interogé, & accepté dans un bien-noble College reglé par les Freres & Membres.
-Où est-ce qu'on vous a fait Maçon ?
Dans un College complet & reglé .
-en quoi consiste un College complet & reglé ?
Il faut sept personnes ou davantage.
-Quelles sont telles ?
Un Maître, deux Inspecteurs, deux Ouvriers, & deux Aprentifs acceptez.
-Combien faut-il pour un petit College ?
Cinq Personnes.
Quels sont ces cinq ?
Ce sont un Maitre, deux Inspecteurs, un Ouvrier, & un Aprentif accepté.
-Qui est-ce, qui vous introduit dans ce College ?
Un Aprentif accepté.
-De quelles circonstances vôtre introduction fut-elle accompagnée ?
Cette entrée se fit ni nud, ni habillé, ni chauffé, ni nud pied, sans aucun métal, dans une figure ambulante & non surnaturelle.
-De quelle maniere avez vous eu accés ?
En frappant fortement trois fois.
-Qui est-ce qui vous a reçu ?
Un jeune Inspecteur.
Comment vous a t'il placé ?
Il me conduisit du côté du Nord-Est du College, & de là en retournant vers le côté Oüest ; enfin, il me presenta à l'ancien Inspecteur.
-Que fit l'ancien Inspecteur à vôtre égard ?
Il me proposa & m'enseigna, qu'en avançant trois pas, je m'approcherois du Maître du College.
-Que fit le Maître du College à vôtre sujet ?
Il me fit Maçon.
-Avec quelles ceremonies cela se faisoit-il ?
J'entrai en Office en faisant le serment de Maçon. Voicy le posture, où je me tenois, couché sur les genoux, le corps dans un quarré touchant par la circonference la poitrine gauche nuë, & mettant la main nuë sur la Bible.
-Avez vous retenu l'engagement de votre profession ?
Je ferai de mon mieux, pour en expliquer le contenu.
Je proteste & jure en preference du tout-puissant DIEU, devant cette bien-noble Assemblée, que je tairai & cacherai iles Secrets mysterieux des Maçons, ou de la Societé des Maçons, dont on voudra me faire la communication; jamais je ne les découvrirai, si ce n'est à quelque veritable & legitime Frere & Membre : De plus, je promets & assure que je ne les publirai point d'une façon non permise, ni par la voye de l'écriture, ni par celle de l'Impression, ni par le dessin, ni par sculpture, tant en bois qu'en pierre, en imitant quelque caractere intelligible ou alphabet reconnoissable. Le tout sous le chatiment restrictoire, Que la Langue me soit tirée de la bouche, & le Cœur de la poitrine gauche que la Tête me soit coupée & toutes ces piéces jettées dans la mer, où pendant les vingt quatre heures il y a deux fois flux & reflux, un peu éloigné du Rivage pour y être enterrées & enfoncées sous le sable de la mer, à la façon des mariniers, le Corps reduit en cendres, qui seront jettées au vent afin de ne plus conserver aucun souvenir d'un traiter de Maçon.
-De quelle forme est la Chambre du College ?
C'est un quarré long.
-De quelle longueur est elle ?
D'est en Oüest
-De quelle largeur ?
Du Nord au sud.
-De quelle hauteur ?
Des pouces, des pieds, des coudées innombrables, aussi haut que le ciel. (chaque coudée, fait deux pied de Paris)
-De quelle profondeur ?
Jusques au centre de la terre.
-En quel endroit est placée cette chambre ?
Sur un fond sacré, soit sur la montagne la plus haute, ou dans un valon le plus profond ou dans quelque autre lieu caché.
-Quelle est sa situation ?
Tout en Est & Oüest.
-Pourquoi cette assiétte ?
Pour imiter les Eglises & les Chapelles.
-Quels sont les fondements de cette Chambre ?
Trois grands Piliers.
-Quels Piliers donc ?
Ces trois colomnes ou Piliers sont la Sagesse, le Force, & la Beauté.
-Quelle est la raison ?
La Sagesse pour l'ordonnance, la Force pour soûtenir, & la Beauté pour l'ornement.
-Quel en est le plat-fond ?
C'est un Ciel de Nuées embelies de toute sorte Couleurs.
-Y a-t'il des meubles ?
Vraiment.
-Quels sont ces ajustements ?
Des ouvrages à la mosaïque, une Cométe & une piéce garnie d'or.
-A quel usage sont employés ces effets ?
Le pavé de la Chambre est orné d'ouvrages à la Mosaïque, la Comète se trouve au centre, & tout le tour de la Chambre est tapissé d'un brocard d'or.
-Y a t'il d'autres Ornements ?
La Bible, un Compas, & un Quarré.
-Qui est le Proprietaire de ces piéces ?
La Bible appartient à DIEU, le Compas au Maître, & le Quarré est destiné pour l'Ouvrier.
-Y a-t'il encore d'autres choses précieuses ?
Oui, il y a encore autre chose.
-Qu'est-ce qu'il y a donc ?
Il y a encore six Pièces, trois à toucher & trois non à toucher.
-Quelles sont les Pièces à toucher ?
Une Regle pour tirer des lignes parfaites & droites, le plomb pour examiner la droiture des murailles horisontalement & le cordon pour mesurer le fond perpendiculairement.
-Quelles sont les trois autres ?
Une planche, une pierre-brute, & un marteau pointu.
-A quel usage sont destinez ces materiaux ?
La planche sert au Maître pour dessiner des plans, la pierre vient à propos à l'ouvrier pour aiguiser ses Instruments, le Marteau pointu est utile à un Aprentif accepté.
-Cette Chambre ne manque-t'elle pas de luimere y fait-t'il clair ?
Il y a trois clartés.
-Quels sont ces trois clartés ?
Le Solei, la Lune & le Maitre Maçon du College.
-Il faut expliquer cela davantage.
Le soleil le jour, la Lune la nuit, & le Maître pour gouverner son College.
-Se trouve-t'il des clartés immobiles dans cette chambre du College ? Oüi
-Combien en y a t'il ?
l'On y voit trois.
-Comment sont elles rangées ?
En Est, en Sud & en Oüest.
-De quelle utilité sont elles ?
Pour éclairer les Ouvriers tant durant le travail que pendant leur répos.
-Pour quelle raison n'en a t'il pas au Nord ?
Parce qu'il n'y a pas de rayons du Soleil de ce côté-là.
-Quelle place occupe vôtre Maître au College ?
Il se tient en Est.
-Pour quelle raison ?
Comme le Soleil se leve en Est précedé par l'Aurore, ainsi se place le Maître en Est, applicant sa main droite sur la poitrine gauche, ayant un Angle rentrant au cou, ce qui a sa signification, c'est pour ouvrir le College & distribuer la manœuvre aux Ouvriers.
-Où sont placés vos Inspecteurs ?
Ils sont debouts en Oüest.
-Quelle est leur occupation ?
Comme le soleil se couche en Oüest pour finir le Jour, ainsi les Inspecteurs ce rangent de ce côté-là attachant leurs Mains droites sur leurs Poitrines gauches, ayant au cou le Plomb d'Espagne & la ficelle pour mesurer ce qui a sa signification, afin de fermer le College après avoir dechargé & payé tous les Travailleurs,
-Où est que se tient l'Aprentif reçu ?
Au sud.
-Que fait-il ?
Il fait attention à tout, dont on veut l'instruire, il fait aussi les honneurs de la Salle, en reçevant & complimentant les nouveaux Freres.
-Où est posté l'Aprentif accepté le plus recemment ?
L'on lui a assigné le Nord.
-De quoy prend il soin ?
Il veille à écarter les étrangers & les curieux.
-Quel est la punition d'un étranger q'uon attrape ?
On le place sous une goutiere durant une forte pluye afin que les eaux le penetrent depuis la tête jusques aux pieds & que ses souliers en soyent remplis.
-Quels sont les Mysteres des Maçons ?
Des signes, des Preuves & beaucoup de Verbiages.
-Où gardez-vous ces Mysteress ?
Dans ma Poitrine gauche.
-Avez-vous la Clef (laquelle est la Langue) de ces mysteres ? Sans doute.
-En quel lieu est elle mise en garde ?
Dans une boëtte d'os (qui sont les dents) laquelle ne s'ouvre & ne se ferme qu'avec une clef d'yvoire.
-Est elle penduë ou couchée ?
Elle est penduë.
-A quoy est elle attachée ?
A une courroye de six pouces (courroye est l'attache de la Langue) ou à une bouclé, laquelle est la Gorge ou les Levres.
-De quel metal ou mineral est-elle ?
Ni de l'un, ni de l'autre, c'est une Langue apologetique laquelle parle mieux à la loüage d'un Frere absent qu'en sa presence.
-Combien y a-t'il d'Elements fondamenteaux pour les Maçons ?
Il y en a quatre.
-Comment les nomme t'on ?
Le Point, la Ligne, la surface, & un Corps-Compact.
-Expliquez cela ?
Le Point ou le Point central empêche toute erreur du Maître ne faisant la circonférence, la Ligne est une Longueur sans largeur, la Surface est une Longueur avec une largeur, un Corps-Compact entoure le tout.
-Combien y a-t'il de signes capitaux ?
J'en connoiss quatre. Quels sont il ? Ceux qui concernent la gorge, la Poitrine les mains, & les pieds. Cela demande quelque explication. Le Gosier puisqu'il aide à la prononciation, la Poitrine regarde l'interieur, la Main sert à toucher les mains & autres choses, le Pied par raport au marcher.
-Que vous faut-il aprendre pour devenir Celebre Maître Maçon ?
Le silence, la modestie & un bon entretien.
-Qu'aprenez vous pour devenir un Maçon Ouvrier ?
J'aprens à colorer, à faire un quarré, à polir des pierres inégales, à égaliser la surface, & à tirer une muraille en droiture.
-Avez vous veu aujourd'hui le maître de vôtre College ,
Je l'ai veu.
-Quel habillement porte t'il ?
Un habit jaune (qui signifie le Compas de cuivre) & des bas Bleus (qui sont les pointes d'acier du Compas.
-Combien avez vous servi auprès du maître du College ?
Depuis le matin du Lundi, jusques au soir du samedi.
-Comment avez vous servi ?
Avec de la chaux, des charbons de bois, & une pelle de terre.
-Quelle signification a cela ?
La Liberté, le serieux, & le Zele.
-Dites-moi le signe d'un Aprentif accepté.
Le signe & la preuve, en est, d'étendre les quatres doigts de la main droite en frottant doucement la Gorge. Autre preuve, le gros du pouce droit, s'applique sur le premier membre du premier doigt du Frere, qui exige le mot de guet.
-Donnez-moy le mot de guet ?
BOAZ, ou le mot de BOAIEs.
-Donnez-moy encore un autre mot.
JOACHIM, ou le mot JAKHIN.
-Quel âge avez vous ?
Moins de sept ans.
-Pourquoi fait-il jour ?
Afin que l'on puisse voir.
Pourquoy fait-il unit ?
C'est pour entendre pendant son silence.
-Quel vent fait-il ?
Tout Est & Oüest.
-Quel heure est-il ?
Il est midi ou minuit.

Reception & qualités necessaires d'un Frere
Ouvrier, Sujet à l'Examen.
-Etes vous Frere-Ouvrier ?
C'est ce que je suis.
-Pourquoi vous a-t'on fait Frere-Ouvrier ?
A cause de la lettre G.
-Que signifie ce G ?
C'est la Geometrie ou la cinquiéme science.
-Avez-vous voyagé ?
J'ai fait voyage en Orient & en Occident.
N'avez-vous jamais maçonné ?
J'ai maçonné à l'édification du Temple.
-Où est-ce qu'on vous a payé ?
Dans la Chambre interieure.
-Comment avez-vous eu entrée dans la Chambre ?
En passant au travers d'une anti-Chambre.
-Au passage de l'Anti-Chambre qu'y avez-vous remarqué ?
J'y ai veu deux grandes Colomnes.
-Comment les appele t'on ?
J. & B. qui signifie JOACHIM, & BOAZ.
-De quelles hauteur sont elles ?
De dix-huit coudées.
-De combien est leur circonference ?
De douze coudées.
-Quels ornements y a-t'il ?
Il y a deux Chapitaux.
-De quoy sont ils composes ?
Ils sont composés de rets & de pomes de Grenade.
-Par quel chemin avez-vous penetré jusqu'à la Chambre interieur ?
J'y ai monté par un escalier derobé fait en escargot.
-Combien de dégrez a cet escalier ?
Il y a sept ou davantage.
-Pourquoy le nombre sept ou davantage ?
Puisque sept ou plus, compose un College complet.
-En entrant par la porte de la Chambre interieure qu'y avez-vous remarqué ?
D'abord un Inspecteur se presenta à ma vuë.
-Vous a-t-il questioné ?
Il me fit trois demandes.
-Quelles étoient ces demandes ?
Il me demanda un signe, une preuve, & le mot de guet.
-De quelle hauteur est la porte de la Chambre interieure ?
Elle est aussi haute qu'aucun étranger ne sauroit y arriver avec la main pour y ficher un éclat de bois.
-Etant entré dans la chambre, qu'est-ce qui a frappé le plus vôtre vûë ?
J'y vis quelque chose ressemblant à un D....
-Que signifie ce D...?
Il represente une chose plus grande que vous.
-Qui est donc plus grand que moi ? qui suis Franc-Maçon accepté & Maître de la société.
Le grand prudent Architecte du rond du monde ou celui qui fut mené sur le haut du Temple.
-sauriez vous repeter la leçon de la lettre D...
Je tacherai de reussir : au mileu du Temple de salomon un D... cette lettre se voit & se reconnoit parfaitement, cependant la signification n'en est connuë que de peu de monde.
-Mon Ami parce que vous prétendez apartenir à cette société, rien ne doit vous empecher de m'expliquer la signification de ce D...
C'est par les sciences que plusieurs especes de corps ont reçu des lumieres, dont nous avons l'inspection. Je ne decouvrirai toutefois mes pensées, qu'aux hommes.
-Vous en ferez donc part à des hommes sinceres ?
-s'ils meritent cette avantage.
-Je suis sinceres, aussi bien que digne de l'honneur de vous rendre respectable, & je vous ordonne de me faire entendre à l'instant par des paroles & par des signes, si vous me comprenez tant que je vous comprens ?
Ce D... renferme mysterieusement le mot de Guet & la cinquiéme science, ou Geometrie avec un art convenable & une prononciation non affectée.
-Mon ami vôtre reponse est juste & je changerai le mot d'ami en celui de Frere, si vous me découvrez les francs fondements comme il faut.
Les sciences sont mysterieusement composées par un Architecture admirable ressemblant à un anagramme ; un point, une ligne & un coin externe : cependant un corps compact fait la derniere.
-Je me felicite de l'heureuse rencontre en Vous salüant amicalement. Et tous les Bien-Nobles Freres & Co-Membres d'où je suis venu.
Ils vous salüent, salüent salüent triplement de cœur, en vous priant de m'aprendre vôtre Nom.
Je suis un tel... Soyez le bien venu Frere par la Grace de...

Reception & Qualités Requises
d'un Maître par l'examen.
-Etes-vous un Maître Maçon ?
Je le suis, éprouvez-moi, interrogez-moi, & si vous le trouvez bon, rejettez-moi.
-Où étoit vôtre Maître precedent ?
Dans une société de Maître complette.
-Combien faut-il pour une societé de maître complette ?
Elle est composée de trois Maîtres.
-Par quel moyen êtes vous parvenu à la Maîtrise ?
Par le secours de DIEU, par le quarré & par ma diligence.
-De quelle façon vous a-t'on déclaré Maître ?
A l'aide du Quarré & du Compas.
-Je pense que vous avez été auparavant Aprentif reçu.
J'ai vu Joachim & Boaz, j'ai été fait Maître avec un Diamant, une pierre inégale & un Quarré, ce qui ne se pratique pas souvent.
-En vrai Maître Maçon vous savez donc parfaitement la regle de trois, & M. B. ? c'est Mach-Benah qui vous rendra franc, & s'il vous manque quelque chose en l'art de Maçonnerie, on vous l'apprendra dans ce College ou Societé.
J'entens ce métier sans exception, je connois les clefs de tous les Colleges.
-Vous êtes un Garçon heroïque, d'où venez-vous ?
Je viens d'Orient.
-Ou allez-vous ?
Je vais en Occident.
-Qu'allez-vous faire là ?
J'y chercherai ce qui a été perdu & enfin retrouvé.
-Qu'est donc cette chose perduë & retrouvée ?
Le mot de Maître Maçon.
-Par quelle occasion a-t'il été perdu ?
Par trois coups furieux ou par la mort de nôtre grand Maître Hiram.
-Comment est-il peri ?
Chargé de l'érection du Temple de salomon en qualité de Maître Maçon, en faisant selon sa coûtu la visite des ouvrages à midi, les travailleurs s'étant absentés pour dîner, entré, au Temple trois scelerats qu'on suppose des Freres Ouvriers, se posterent aux trois portes du Temple, en voulant sortir, il fut arrêté & on lui demanda le Mot d'un Maître, s'excusant qu'il ne l'avoit pas reçu d'une pareille façon, recommandant la patience & que dans peu cela se trouveroit : sa reponse ne satisfaisant point l'Interrogateur, il lui donna un grand coup, dont il chancela. Il croyoit de passer par la seconde porte, mais il y fut regalé de même d'un coup effroyable, après avoir fait une semblable replique, enfin à la troisiéme porte, où il se presenta, il fut frappé si durement qu'il mourut.
-Qu'emploioïent ces assassins pour le tuër ?
Des coups meurtriers, des instruments durs ; & des santinelles puissantes.
-Comment en userent-ils ensuite ?
Ils sortirent le corps mort du Temple par la porte d'Occident & le cacherent sous un monceau de pierre jusqu'a minuit.
-En quel tems ce Crime se fit-il ?
De nuit pendant que tous le monde reposoit.
-Que firent-ils encore ?
Ils le porterent sur une haute montagne & lui donnerent une sepulture commune.
-Quand est-ce que l'on s'apperçu de son absence ?
L'on ne s'en apperçut que le septiéme jour.
-Quand est-ce qu'il fut retrouvé ?
Ce fut quinze jours après.
-Qui est-ce qui l'a trouvé ?
Par order du Roi salomon quinze aimables Freres sortirent par la porte Occidentale du Temple & se rangerent à droite & à gauche en séloignant l'un de l'autre, à une distance convenable qu'ils pouvoient s'entendre. De plus ils étoient convenus qu'en cas le mot de Maître ne se trouva point auprès du corps, le hazard leur en fourniroit un autre. Un de ces Freres fatigué en montant la montagne s'assit, & tira avec facilité de la terre quelques branches & s'appercevant que le font y avoit été remué fraichement, il appella les autres Freres, en examinant, ils reconnurent que ce corps y avoit été enterré dans un fosse commune, six piéds vers l'Orient, six piéds vers l'Occident & autant en profondeur ; cette sepulture êtoit couverte de quelque terre legere & un peu de verdure. surpris d'étonnement ils s'éclaterent en criant grace à DIEU, nôtre Maître a eu une belle maison, ils refermerent la fosse en y attachant pour tout ornement une branche de Cassia ; puis ils en firent raport au Roi salomon.
-Que commanda ce Roi savant ?
Il ordonna de le déterrer & de faire son enterrement avec ceremonie, le corps étant accompagné par quinze Freres Ouvriers avec des gands blancs & de tabliers : ce qui devoit encore se pratiquer aujourd'hui parmi les Maçons.
-De quelle maniere Hiram fut-il élevé ?
De même que les autres Maçons quand ils l'obtienent.
-Comment cela se fait-il ?
Par les cinq points de la Confrairie.
-Quels sont ces points ?
1. Main contre main, 2. pied contre pied, 3 jouë contre jouë, 4. genou contre genou, 5. & puis la main au dos. A l'élévation de Hiram on le prit à l'extremité des doits, dont la peau se quitta, ce que l'on nomma le vernis, on apelle poigner le mouvement de la main droite, ou par son extention en pliant le doigt du milieu, & en étendant le premier doigt & le quatriéme, en le penchant vers les côtez du pli. Le signe c'est d'appliquer sur la poirine gauche le pouce droit, en étendant les autres doigts.
-Comment apelle-t-on un Maître Maçon ?
Je m'apelle Cassia & je sort d'un College reglé & complet.
-Où est-ce que l'on a enterré Hiram ?
Dans l'intérieur du Temple.
-Par quelle porte y a-t-il été porté ?
Par la porte du Couchant.
-Quels sont les bijoux d'un Maître !
Les Vestibule, les Fenêtres du toit & la planche quarrée.
-Expliqué moi cela?
-Le Vestibule signifie le Garçon dant l'interieur, les Fenêtres du toit denotent les ouvertures ou clartés interieures, la Planche quarrée designe le fond d'une planche. Rendez-moi la parole des Maîtres ?
-Il lui parla à l'oreille & disoit avec l'assistance de cinq de la Confrairie MachBenah c'est à dire un Maître Ovrier. Quand vous voyez des Maçons-Ouvriers à l'ouvrage & que vous souhaitez de distinguer un Maçon reçu des autres, prenez une piéce de brique & demandez leur quelle odeur si trouve, un Maçon reçu vous repondra sur le champs, qu'elle ne sent ni le cuivre, ni le fer, ni l'acier, mais qu'il porte uniquement l'odeur d'un Maçon. En l'interrogeant sur son âge, il repliquera j'ai passé les sept ans, ce qui est la marque d'un Maître.
Voila tous les Interogats, les Declarations & toutes les distinctions d'un Maître & ses Aprentifs.
Cette fameuse Confrairie possede quatre-vingt & onze Colleges, distribuées en differens endroits de la Grande Bretagne, où ils tiennent leurs Assemblées en des tems reglés. On vient de faire partir pour l'Amerique des Maîtres, afin de dresser quelques Colleges dans les Colonies Angloises. Depuis peu cet Order s'est étendu en France, Allemagne & en Italie, tout aussitôt que la Cour en a été instruite, on a pris des mesures pour en empêcher les progrès en défendant les Asemblées à Paris & ailleurs, quoiqu'il y avoit des grands Seigneurs incorporés en cette Société.
L'inquisition s'en est mêlée à Rome & à Florence, où l'on espere pourtant que cette nouveauté sera tollérée, parce que le Souverain dans son voyage en Angleterre, il n'y a pas long-tems, a bien voulu s'y faire inscrire.
Plusieurs Princes, Ducs, Marquis, Comtes, même des Souverains, ont bien voulu entrer en cet Ordre, l'on ne doit pas supposer, qu'ils ont été obligés à se soûmettre à toutes ces postures genantes, à tous ces Interrogats & explications ; vrai semblablement la Confrairie les a dispensé de toutes ces extravagances : il est probable, qu'on leur a caché, sinon en tout, du moins une partie de ces ceremonies, tant du serment que des autres Statuts & Coûtumes, étant de l'intérêt de la Compagnie, que non seulement le veritable but de l'intention demeure ignoré, mais aussi que des Personnes distinguées d'autres Pays que l hazard y fait entrer, ne s'apperçoivent pas du menu ; on a soin plûtot de les divertir de toute Reflexion en les régalant magnifiquement.
A considerer superficiellement & à l'exterieur apparant, le détail des questions & réponses d'un établissement, dont le bruit a rempli tout le monde, l'on peut juger sans temerité, qu'il y a la dessous caché quelque mistere impenetrable au plus grand nombre de Membres.
Ce qui regard le nom de Franc-Maçon, a une double signification, & est composé de deux mots. Par le mot Franc, l'on prétend denoter que la societé se pique d'une grande Liberté, d'une franchise en leurs manieres, d'une constance & fermeté inébranlable dans leurs desseins, prenant pour modele une muraille forte cimentée par la main d'une habile Maçon, pour qu'elle n'a rien à craindre de la violence du Vent.
Et le mot de Maçon, ne désigne autre chose, qu'un Ouvrier qui travaille avec ses instruments pour la construction d'une muraille de pierres ou de briques, employant un alliage de chaux & de pierres démelés avec de l'eau, pour lier ces pierres ou ces briques pour l'érection d'un Edifice, où il plusieurs Ouvriers, lesquels sont subordonnés à des Maîtres qui dependent d'un Architecte qui en a la direction : en peut de mots, un Franc-Maçon signifie un libre Ouvrier.
Voila donc la méthode étudiée pour leur façon d'agir, comme aussi les Interrogats & les Reparties, le Ceremoniel & les Explications, les Gestes des mains & les autres Actions semblant assez conformes à cette description ; nonobstant on assure qu'il n'y a rien contre le Roi, la Religion ni contre la Loi, cependant plusieurs circonstances de ce Mystere ne laissent pas d'être contredites, ce qui n'empêchera nullement d'y ajouter foi, étant certifiées par des personnes dignes de toute créance, comme aussi par samuel Pritchard déclaré juridiquement par serment le 13. d'Octobre 1730. devant moy
R. HOPKINS.

LA JUSTIFICATION DE L'AUTEUR

PAR LUI-MÊME VIS-A-VIS

DE LA PARTIE LÉSÉE DE L'HUMANITÉ

 Traduction réalisée en 1930 par l'Œuvre de Editions Maçonniques

de la Loge

la Parfaite intelligence et l'Etoile Réunies (Orient de Liège).

 De toutes les impostures que l'humanité a vues naître, aucune n'est aussi ridicule que le Mystère de la Maçonnerie, qui a amusé le monde et suscité des hypothèses variées. Ce prétendu mystère infirmé a été publié bien qu'imparfaitement et l'article essentiel, c'est-à-dire le serment a été plusieurs fois imprimé dans les journaux, mais il est entièrement authentique dans le Daily Journal du samedi 22 Aout 1730 et il concorde en véridicité avec celui qui est donné dans la présente brochure ; quand l'obligation au secret est abolie, le susdit secret devient inefficace et par conséquent il doit être complètement supprimé. C'est ainsi que quelques Maçons opératifs (Maçons acceptés, d'après l'expression de bon ton) venant de la première et de la plus ancienne Loge constituée (selon le Livre de la Loge à Londres) firent une visite à une Loge importante de cette ville. L'entrée leur fut refusée, parce que leur ancienne Loge avait été transférée dans un autre immeuble ; ce qui bien qu'en opposition avec ce grand mystère nécessite une autre constitution au prix d'au moins deux guinées, avec une réception élégante, prétendûment imputée à des buts charitables, ce qui, si c'était justement appliqué mériterait de grands éloges à une entreprise aussi digne. Mais on peut en douter. Et il est plus raisonnable de penser que cet argent est employé à constituer un autre système de Maçonnerie, le vieux bâtiment étant tellement en ruines, que à moins qu'il ne soit réparé par quelque mystère occulte il ne tardera pas à être réduit à néant.

J'ai été amené à publier ce grand secret pour le bien public, à la requête de divers Maçons et j'espère qu'il donnera entière satisfaction et qu'il aura l'effet désiré en empêchant tant de personnes crédules d'être attirées dans une société si pernicieuse.

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 00:55


Histoire du Rite Français au XIX° Siècle
Ludovic Marcos
Editions Maçonniques de France (EDIMAF)
2002



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