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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 00:08

« Les frères ont ensuite présenté diverses questions pour être proposées au récipiendaire dans la chambre des réflexions. Après les avoir examinées, les trois chambres ont adopté les cinq suivantes présentées par le TVF Million.

1°- Quel est le premier devoir d’un honnête homme ?

2°- Qu’est-ce qu’un honnête homme se doit à lui-même ?

3°- Que doit-il à ses semblables ?

4°- Quel est le moyen le plus propre à rendre notre bonheur inaltérable dans ce monde ?

5°- Quelles sont les vertus les plus propres à obtenir l’estime et l’affection universelle ?

Le VF Salivet a lu le canevas du discours que l’orateur doit adresser au récipiendaire, et a promis de le représenter dans la prochaine assemblée."

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 00:05
« Dans la 20° assemblée, il a été arrêté que les profanes ou les maçons proposés pour être initiés ou affiliés le seront par le sac des propositions ou secrètement au vénérable par les frères qui les présenteront. Les trois chambres s’étant fait représenter ces décisions, ont cru devoir en choisir une des deux, et statuer définitivement qu’elle est celle que l’on doit adopter. La matière mise de nouveau  en délibération, les chambres ont arrêté que les profanes ou les maçons seront proposés secrètement au vénérable, qui les proposera ensuite à la loge.

Il a ensuite été mis en délibération combien il sera proposé de questions au profane présenté lorsqu’il sera dans la chambre des réflexions. Les chambres ont arrêté qu’il en sera proposé cinq et ont prié le VF Salivet de les rédiger et de les proposer dans la première assemblée.

Enfin il a été mis en délibération quelle obligation on adoptera et les chambres ont adopté la suivante.

Avant de faire prêter l’obligation, le vénérable dira au récipiendaire, mettez votre main sur la bible et sur cette épée symbole de l’honneur.

Obligation

Je jure et promets devant le Grand Architecte de l’Univers de garder inviolablement tous les secrets qui me seront confiés par cette respectable loge, de ne les écrire, tracer, graver ni buriner sur aucune matière, que je n’en aie reçu la permission expresse et de la manière qui me sera indiquée, d’aimer et secourir mes frères ; et de me conformer à tous les règlements de la respectable loge.

Je consens, si je deviens parjure, d’avoir la gorge coupée, le cœur et les entrailles arrachés, mon corps brulé et réduit en cendres, mes cendres jetées au vent, et ma mémoire en horreur à tous les maçons.

Pour garant de ma promesse, je donne ma parole d’honneur entre vos mains, vénérable, et devant tous les frères qui m’écoutent.

Cependant plusieurs frères ont représenté qu’il serait peut être mieux de retrancher le consentement à subir des peines qui ne peut être exécutés, mais à la pluralité de six voix contre trois, les chambres ont été d’avis de conserver l’ancienne formule. » 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 00:02

« Le VF Salivet a fait la lecture d’un canevas de discours pour être adressé au récipiendaire par l’orateur. Ce discours a été unanimement applaudi et le VF Salivet ayant proposé de le rédiger en maximes, il a été remercié de son zèle et les trois chambres ont accepté la proposition.

Il a ensuite été mis en délibération comment le profane sera proposé, et les trois chambres ont été d’avis qu’il doit être proposé au Vénérable par le sac des propositions ou secrètement par le frère qui présentera le profane.

Il a été mis en délibération combien il faudra de boules noires pour refuser un profane proposé, les frères ayant fait leurs observations, le TRF grand orateur a conclu que si au premier scrutin il se trouve une ou deux boules noires, la proposition doit être renvoyée à l’assemblée suivante (ordinaire) ou il sera passé un second scrutin ; que s’il se trouve encore une ou deux boules noires, la proposition doit être renvoyée à l’assemblée suivante (ordinaire) ou le scrutin sera interrogé une troisième fois, et qu’enfin s’il ne se trouve pas à ce troisième scrutin trois fèves noires, le profane doit être reçu. Le scrutin a été délivré et recueilli et les trois chambres en adoptant la formule d’interroger le scrutin dans trois assemblées ordinaires lorsqu’il y aura une ou deux fèves noires, ont été d’avis qu’une seule boule noire au troisième scrutin doit suffire pour faire refuser le profane.

Il a été mis en délibération, si le nom du profane proposé sera porté sur la planche dans le cas ou il ne sera pas nommé de commissaires pour faire des informations ou qu’il ne sera pas reçu. Sur les conclusions du RF grand orateur, les chambres ont été d’avis qu’il soit fait sur des feuilles volantes notes de la proposition faite pour la réception du profane, et de tout ce qui y aura rapport, que s’il est agréé, elles soient transcrites sur la planche du jour ou il aura été agréé, et que s’il est refusé, elles soient brulées. »

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 00:15

« Dans l’assemblée du 9° jour du 12° mois de l’année dernière (9 Février 1781) le Vf de Saint Aubin promit de donner aux chambres les questions à faire au récipiendaire lorsqu’il serait abandonné à lui-même dans la chambre des réflexions. Ce VF a présenté aujourd’hui ces questions, et les VVFF Valete Salivet et Poirot en ont aussi présentées, elles ont toutes été lues et les trois chambres ont arrêté qu’elles seraient réunies et annexées à la planche du jour.

Le VF Million a présenté la formule de l’obligation ; elle a été annexée.

Le VF Salivet a lu un canevas d’instructions pour le récipiendaire.

Dans l’assemblée du 9° jour du 12° mois de l’année dernière, les trois chambres arrêtèrent qu’il serait proposé aux Loges une formule de scrutin pour l’admission d’un profane. Le VF Laurent a été prié de rédiger cette formule.

Les trois chambres croient qu’il était avantageux de faire des recherches sur les grades, ont prié le VF Laborde de s’en charger, et ont arrêté que dans le cas ou il aurait besoin d’une planche du Grand Orient pour obtenir ce qu’il croirait utile, elles autorisaient la chambre d’administration à donner cette planche. »

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 04:50

"Dans l’assemblée du neuvième  jour du mois dernier, les trois chambres arrêtèrent qu’il serait tracé un canevas des formes à suivre pour l’admission d’un profane proposé. Le VF Salivet a été, ce jourd’hui, prié de faire ce canevas.

Il a été fait lecture du protocole de la réception d’apprenti, auquel on a fait divers changements qui ont été mis en marge de l’original écrit de la main du VF de Lalande.

Les trois chambres ont ensuite arrêté, que les VVFF Lucot de Saint Aubin, Million, et les VVFF orateurs seraient invités à présenter dans la 1° assemblée les ouvrages qu’ils ont promis, savoir le VF de Saint Aubin les questions à proposer au récipiendaire lorsqu’il est dans la chambre des réflexions, le VF Million, l’obligation et les VVFF Orateurs le canevas du discours qui doit être adressé au récipiendaire.

Il a été fait lecture du catéchisme des apprentis et les trois chambres ont arrêté qu’il serait représenté dans la première assemblée."

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 00:06

« Le VF de Lalande a fait ensuite la lecture de la suite du protocole présenté par lui dans la dernière assemblée pour la réception d’apprenti.

Il a été mis en délibération si l’on adoptera l’ancienne obligation, ou si l’on y fera quelques changements ; les frères ayant fait leurs observations, les trois chambres, sur les conclusions du VF orateur, ont arrêté qu’elles adopteraient l’ancienne obligation. Le VF Million a promis de l’apporter dans la première assemblée.

Il a ensuite été mis en délibération si l’on fera un modèle d’instruction pour être prononcé par le frère orateur lors de la réception d’apprenti ;  et les frères ayant fait leurs observations, les trois chambres ont arrêté qu’il serait tracé un canevas de discours, lequel aurait pour objet le moral de l’obligation, de la réception, des devoirs du maçon et des règlements de l’Ordre.

Le temps ne permettant point de terminer le travail sur la réception d’apprenti, l’assemblée a été remise au vendredi neuf de ce mois. »

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 14:03

«  Il a été fait lecture de la planche tracée dans la 59° assemblée de la GL du Conseil du 26° jour du mois dernier ;

Le VF de Lalande a fait lecture d’un protocole de réception d’apprenti.

Sur les observations de quelques frères,  il a été mis en délibération s’il sera proposé aux loges une formule de scrutin pour une réception ou une affiliation, et les trois ateliers, sur les conclusions du VF orateur, ont arrêté  qu’il sera proposé une formule de scrutin pour une réception ou une affiliation, mais que l’on n’en fera point une loi aux loges qui resteront les maîtresses de l’agréer ou de la refuser.

En conséquence de cet arrêté les frères ont été priés de rédiger différentes formules et les présenter à la première assemblée.

Après cet arrêté on a applaudi au travail du VF de Lalande et le TV Président a demandé si quelques frères avaient des protocoles de réception d’apprenti à présenter. Aucun frère n’en a présenté.

Il a ensuite été fait de nouvelles observations sur le protocole.

Étant d’usage que le candidat soit avant la réception abandonné à ses réflexions, les frères ont été priés de présenter dans la première assemblée les questions qu’ils seraient  à propos de faire au candidat avant de l’abandonner à ses réflexions.

Il a ensuite été fait une seconde lecture d’une partie du protocole présenté par le VF de Lalande, laquelle à été approuvée et le temps ne permettant point de relire le tout, les trois chambres ont remis à s’en occuper dans la première assemblée qui sera le 23 de ce mois. »

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 00:40

No 52 au Registre de la GLSA

Orient de Zurich

Loge francophone zurichoise

Créée en 1970

Membre GLSA depuis 1975

  Rite français

POST TENEBRAS LUX, Orient de Zurich

Lindenhof 4 - 8001 Zurich

 

 

Le rite dit Français est aussi souvent désigné sous l’appellation de "Rite moderne". Il faut savoir qu'en France, par exemple, il a été réintroduit le 15 juin 1979 seulement, par deux ateliers de la Grande Loge Nationale De France, « Les Anciens Devoirs » et « St-Jean de Chrysostome ». (Chrysostome : poisson aussi appelé poisson de Jérusalem, poisson de St-Pierre ou saumon des dieux. St-Jean Chrysostome : ecclésiastique qui vécut au 4-5e siècle après J.-C. et fut entre autres évêque de Constantinople. On dit de lui que la parole fut « Sa vocation et sa passion »).

Les origines véritables du rite dit Français ne sont pas simples à établir. Il faut en effet ici commencer par poser le problème de l'origine des pratiques qui avaient cours dans la Maçonnerie française à ses débuts.

Cette origine remonte à l'époque de l’introduction de la Franc-maçonnerie en France, dans les années 1720 à 1730. La première loge parisienne est fondée en 1725, c'est la loge Saint-Thomas. Le Régent, Philippe d'Orléans (petit-fils de Louis XIII  et neveu de Louis XIV, qui dirigea la France durant la minorité du futur Louis XV, soit de 1715 à 1723), fut lui-même franc-maçon.
En 1753, est créée la Grande Loge de France. Dès 1743, la franc-maçonnerie s’était donné des ordonnances générales tirées des constitutions d'Anderson. Les éléments de base du rite Français tel que nous le pratiquons aujourd’hui étaient déjà présents à cette époque. Le rite actuel n’est en fait que le résultat du développement de ces éléments de base, développement qui va s’effectuer au cours du XVIIIe siècle.

Selon Daniel Ligou (Professeur à l’université de Dijon, auteur p. ex. des ouvrages suivants : Dictionnaire de la Franc-maçonnerie, Histoire des Francs-Maçons en France), dans son passionnant ouvrage intitulé « Histoire des Francs-Maçons en France », la création, ou plutôt la mise au point du Rite Français, est un des événements capitaux de l’histoire de l’Ordre. Je cite : « Retracer l'histoire des francs-maçons en France, c'est avant tout, opposer la réalité des faits aux légendes. Cette réalité - l'Association d'«hommes libres et de bonnes mœurs» - prend corps vers 1725. (…) La Maçonnerie Française est l’héritière des principes des révolutions anglo-néerlandaises du XVIIe siècle. Dirigée par l’aristocratie à laquelle vient se joindre une certaine bourgeoisie, elle prend une forme particulière, celle d’une unité chaotique. »

La mise au point proprement dite aurait eu lieu en 1786, et nous pouvons en suivre l’évolution jusqu’à nos jours. Si toutes les Loges françaises ne furent ni régularisées ni créées par la Grande Loge Anglaise de 1717, il n’en reste pas moins vrai que la Maçonnerie française primitive et la Grande Loge anglaise entretinrent d’étroites relations.

La comparaison entre les textes français et les textes anglais de l’époque montrent que les rituels et les catéchismes étaient semblables, tout comme les pratiques maçonniques. On peut donc attester que l’origine première du rite français est anglaise, voire écossaise, bien qu'il faille, comme toujours en parlant de l’histoire Maçonnique, relativiser les choses.

L’appellation de « Rite français » ne remonte pas à la création de la Franc-Maçonnerie en France, mais apparaît à la fin du XVIIIe siècle. J’ai relevé qu’un tracé d’une délibération de la Chambre d’Administration du Grand Orient, qui était alors « régulier », fait mention d’une Loge constituée à l’Orient de New-York sous le « Rit Français » (notons au passage l’orthographe de « Rit »).

A cette époque, l'appellation de « Rite Français » désigne spécifiquement le régime pratiqué par le G.O.D.F., bien que ce dernier ne l’utilise que rarement dans les textes. Il semble probable qu’elle lui fut donnée au début du XIXe siècle, tout comme l’appellation de « Rite Moderne », par opposition aux noms de « Rite Ecossais », puis de « Rite Ancien », adoptés par le « Rite Ecossais Ancien et Accepté ».

La Grande Loge Anglaise de 1717 fut plus tard appelée « Grande Loge des Modernes » par les adeptes de la Grande Loge rivale fondée en 1751 qui s’intitulait elle-même « Grande Loge des Anciens ». La GLSA nous donne les informations suivantes à ce sujet: « A partir de 1751, se produisit un schisme qui allait diviser les Francs-maçons anglais en "Anciens" et en "Modernes". Les Anciens, qui n’avaient pas voulu adhérer à la Constitution de 1723, se référaient pour la plupart aux "landmarks" (règles, obligations) de la Loge d’York, laquelle prétendait remonter au 10e siècle. Ils créèrent donc une deuxième Grande Loge, celle des « Anciens », composée en majorité d’Irlandais, pour s’opposer aux Maçons Modernes regroupés autour de la Grande Loge de Londres qui avait pris en 1738 le titre de « Grande Loge d’Angleterre. »

Pour situer le Rite Français par rapport aux autres (hormis le Rite Emulation, qui est lui purement anglais), on peut mentionner qu'il n'a plus subi d'influences étrangères une fois mis en place et qu’il est resté aujourd’hui encore, très proche de la pratique générale des loges françaises du XVIIIe siècle. Cela ne signifie toutefois nullement qu’il prétende être supérieur aux autres rites quant à son contenu traditionnel et initiatique.

Au cours du XVIIIe siècle, les rituels pratiqués en France se sont développés, et de nouveaux éléments y ont été introduits, lesquels, ajoutés aux rituels britanniques du début, ont donné à la Maçonnerie de langue française un caractère qui la distingue très nettement des cérémonies anglaises, bien que le cadre reste finalement le même.

Ce développement a été facilité par le fait que la Grande Loge de France, puis son successeur, le Grand Orient de France, n’avaient pas de rituels officiels à leurs débuts, chaque Loge pratiquant le sien propre. C’est pourquoi le Grand Orient de France, dans le but de rétablir l’uniformité indispensable à la pratique Maçonnique, s’occupe, à partir de 1779, de la rédaction des rituels. Ce travail aboutit en 1785, et la rédaction finale est approuvée par l’Assemblée Générale du G.O.D.F. Les écrits prennent ainsi force de loi dans les Loges de sa correspondance, qui étaient en majorité des Loges françaises. Ce sont ces textes qui furent imprimés en 1801 sous le nom de « Régulateur du Maçon ».

Nous pratiquons à  PTL le rite Français d’après ces textes. Pour précieux qu’ils soient, ceux-ci ont toutefois dû être modifiés au cours des années, en tenant compte, lorsque cela a été nécessaire, des usages Maçonniques en vigueur, des particularités des Loges et de documents qui les complètent sur certains points. Notre rituel actuel n’est donc pas le rituel exact du G.O.D.F. de 1801.

Et puis, au cours du XIXe siècle, la Maçonnerie Française connut une évolution capitale, qui la conduisit notamment en 1877 à l’abandon par le G.O.D.F. de l’obligation de la croyance en Dieu, Grand Architecte de l’Univers, et par là-même, à la chute dans ce qu’il est convenu d’appeler l’Irrégularité.

En 1911, un groupe de Maçons de cette obédience désormais athéiste souhaita revenir à une pratique Maçonnique plus traditionnelle et plus spirituelle. Le rite Français, dans sa forme altérée de 1881 (donc après suppression des passages faisant état du G.A.D.L.U.) restant le rite officiel du G.O.D.F., ces FF\ se tournèrent vers le R.E.R. et obtinrent l’autorisation de réveiller la Loge « Le Centre des Amis » dont les feux avaient été éteints en 1838.

Nous signalons au passage que ce réveil fut appuyé par le Grand Prieuré d’Helvétie, puissance maçonnique Suisse du Rite Ecossais rectifié, qui administrait les Hauts grades rectifiés. Edouard de Ribaucourt, Suisse et membre de ce Prieuré, deviendra d’ailleurs le premier Grand Maître de la nouvelle Grande Loge née de la scission et baptisée « Grande Loge régulière indépendante pour la France et les Colonies ».

En décembre 1913, cette Grande Loge est reconnue par la Grande Loge unie d’Angleterre (rappel : Grande Loge Unie d’Angleterre = Grande Loge d’Angleterre + Grande Loge des Anciens + Irlande et Ecosse). Ses membres qui retrouvaient donc la régularité furent à l’origine de l’actuelle Grande Loge Nationale de France.

Cependant, l’absence du Rite Français à la Grande Loge Nationale de France apparaissait comme une anomalie. C’est pourquoi, dans les années 70, un certain nombre de Frères demandèrent à ce qu’il soit réintroduit. En parallèle, des Frères, sous la conduite du Frère René Guilly, entreprenaient de rétablir les rituels originels du Rite Français au sein du G.O.D.F. Cette œuvre sera ensuite poursuivie à la G.L.N.F.

Parmi les Frères qui pratiquaient alors le Rite Français au G.O.D.F., un certain nombre en vint à penser que le trésor de connaissances acquis auprès de ce grand érudit que fut René Guilly ne connaîtrait son plein rayonnement que dans le sein de la Maçonnerie régulière.

C’est ainsi qu’en 1978, ils rallièrent la G.L.N.F. où ils furent accueillis à bras ouverts. Ils rencontrèrent les autres Frères qui souhaitaient également réveiller le Rite Français dans la régularité, ce qui donna naissance aux Loges dont j’ai parlé plus avant, à savoir « Les Anciens Devoirs » et « St-Jean Chrysostome ». Actuellement, plus de 100 Loges travaillant au Rite Français ont été créées à la G.L.N.F., ce qui représente, 2000 FF environ pratiquant une Franc-Maçonnerie proche de celle qui prévalut en France à l'origine.

Ce rituel est pratiqué aujourd'hui en France, en Belgique, en Amérique du Sud, et en Suisse.

Le Rite Français comprend 7 degrés : Apprenti, Compagnon, Maître, Elu, Ecossais, Chevalier d'Orient et Chevalier Prince Rose-Croix.

Fait intéressant : PTL est la seule Loge de la G.L.S.A. à travailler véritablement au Rite Français. Quelques rares Loges intègrent simplement des éléments épars du Rite Français dans leurs rituels, mais l’on ne peut pas à proprement parler dire qu’elles travaillent à ce rite.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 00:16

Le Rite Français tire ses origines de l'introduction de la Franc-maçonnerie en France vers 1720, à la faveur de l'immigration britannique due à des raisons politiques et religieuses.

Il repose sur les textes fondamentaux des Loges insulaires, notamment écossaises, datant du XVIIème siècle et prend en compte les apports de son développement en France au cours du XVIIIème siècle jusqu'aux textes régulateurs (Régulateur du Maçon imprimé en 1801 et Régulateur des Chevaliers Maçons, pour les hauts grades, nés de la codification des rituels au sein du Grand Orient de France à la fin du XVIIème siècle) et du Rite Français dit Moderne, né en 1783, avec lequel il ne peut être confondu.

Les appellations de "Rite Français" et de "Rite Moderne" sont tardives et n'apparaissent pas avant la fin du XVIIème siècle. Ses fondements et ses rituels sont très proches de ceux du Rite Français dit "Traditionnel" fixé au XXème siècle : issus des mêmes sources ils procèdent du même esprit.

Fidèle à la conception originelle de la Franc-maçonnerie spéculative qui l'anime, c'est le Grand Chapitre des Souverains Princes Rose-Croix du Rite Français qui gère le Régime Français.

La structure rituelle se compose :
        - des Loges symboliques dites de Saint Jean qui travaillent aux trois premiers grades ou degrés d'Apprenti, Compagnon et Maître.
        - de Souverains Chapitres qui travaillent au corpus des grades de sagesse. Principalement : Maître Élu, Maître Écossais, Chevalier d'Orient, Souverain Prince de Rose+Croix.

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 11:58

La Respectable Loge La Fayette Nº 10 du Grand Orient Ibérique, est une loge maçonnique mixte qui travaille selon le Rite Français dans la ville de Mexico.


Origine
La dénomination "Rite Français" est seulement apparue à la fin du XVIII siècle et s’est généralisée après 1804. En effet, l’apparition d’autres rites en particulier du Rite Ecossais Ancien et Accepté, amène à utiliser ce terme pour désigner ce qui avait été en France l’unique pratique depuis la création de la Grande Loge d’Angleterre en 1717 et la rédaction des Constitutions d’Anderson en 1723.
A ce sujet il est bon de signaler les principes de base des textes d’Anderson dans un contexte de conflits politiques et religieux qui détruisirent les pays, et pariaient sur l’utopie qui consistait à rejeter la fatalité du dogmatisme et de l’intolérance pour affirmer qu’un humanisme, basé sur le respect des autres et la liberté de conscience, pourrait surpasser les malentendus et promouvoir la Franc Maçonnerie spéculative comme "Centre de l’Union". L’une des modifications importantes résidait dans la suppression de l’invocation des Compagnons qui se dirigeait à "Dieu et à tous ses Saints." expression propre de l’Eglise Catholique Romaine pour la substituer par l’invocation au "Grand Architecte de l’Univers". Egalement, les constitutions se référent à "la Religion que tous les hommes reconnaissent et non à l’unique Religion du pays".
La Grande Loge d’Angleterre s’étendra rapidement en France et s’implantera avec rudesse cette maçonnerie provenant des constitutions d’Anderson , maçonnerie anti-dogmatique.
Parallèlement en Angleterre est constituée en 1751 une seconde Grande Loge sous le nom de "Grande Loge des Francs et Acceptés Maçons", selon les antiques constitutions. Cette nouvelle obédience prend le nom d’Anciens ou Antients et qualifie de Modernes ou Moderns les membres de la première Grande Loge.


Le Rite Français actuel
Le Rite Français actuel se situe dans la tradition des Modernes desquels il est son héritier direct. Pour cela, toutes les versions actuelles peuvent porter le nom de Moderne, étant correct pour toutes de se dé nominer Rite Français Moderne.
Il se caractérise depuis ses origines par les principes suivants: fidélité aux valeurs philosophiques fondatrices, simplicité du rituel et de sa mise en application, élection d’une cohérence symbolique plus conceptuelle que figurative.
Sans s’éloigner de sa filiation initiatique d’origine il a démontré au cours des siècles qu’il pouvait évoluer. Au XVII siècle quand la maçonnerie française en général a intégré les apportassions symboliques dérivées de la Bible, l’hermétisme, l’alchimie, les traditions de Chevalerie et des Templiers ; la confusion fût telle que le Grand Orient de France procéda à une unification des rîtes qui se termina en 1786. Ces textes publiés en 1801 avec le titre de Régulateur du Maçon, constituent la référence qui rassemble et unifie les traditions morales et manuscrites antérieures.
Tout au long du XIX siècle sont prises en compte les évolutions positivistes de la société et par là ont évité que ne se dissocient les dimensions individuelles et sociales de la réflexion maçonnique. C’est ainsi que l’affirmation intransigeante de la liberté absolue de conscience, amènera le Grand Orient de France à supprimer l’obligation de l’invocation au Grand Architecte de l’Univers et à séculariser de manière dynamique les rituels au cours du Convent de 1877 qui se matérialiseront par les rituels de 1879.
Par ailleurs le Rite Français se différencie des autres rites pour décliner selon différents rituels dans le respect des traditions communes, tant symboliques comme philosophiques.

Le Rite Français (R .F.)
C’est le rituel le plus pratiqué au Grand Orient de France selon la codification établie en 1938 par le Grand Maître Arthur Groussier. Si en 1877 le rite s’était laïcifié, en même temps avaient été éliminés d’importants éléments symboliques. A partir de 1938 A Groussier promouvait un retour au rite d’origine, mais sans abandonner le caractère laïc et positiviste de la réforme de Louis Aimable de 1886. Il s’agit d’un équilibre entre la simplicité incluant l’austérité du rituel et son efficacité symbolique. Avec les modifications apportées au XXI siècle il s’agit du rite selon lequel travaille actuellement le "Grande Oriente Ibérico".

Le Rite Français 1801 (R.F. 1801)
Il prend son nom de la première édition homogénéisant le rituel Régulateur du Maçon. Il est introduit très peu après le Rite Français auquel il ressemble beaucoup. Ni le Rite Français, ni le Rite Français 1801 n’invoquent le Grand Architecte de l’Univers.

Le Rite Français Rétabli. (R.F.R.)
C’est comme l’indique son nom, un rite qui veut revenir aux sources, pour cette raison il est également connu comme Rite Français Traditionnel. C’est René Guilly qui dans la décade des années 60 du XX siècle propulsa son retour en France, car il avait disparu sur le continent européen après la révolution française. Conservé au Brésil il se pratique régulièrement en France depuis 1974. C’est le plus proche des textes fondateurs de 1786, et pour cette raison au Régulateur du Maçon de 1801. Pour cette raison, c’est le plus semblable au rituel des Moderns de la Grande Loge d’Angleterre de 1717, pour cela le nom "Moderne" est exact, prenant de cette manière son nom officiel de Rite Français rétabli ou Traditionnel.
L’invocation du Grand Architecte de l’Univers est une option, bien qu’obligatoire à la Grande Loge Nationale Française et au Grand Prieuré des Gaules.

Les Hauts Grades
La maçonnerie symbolique, dénommée Bleue, porte uniquement sur les grades d’Apprenti, de Compagnon et de Maître et est consacrée à l’acquisition de l’habileté dans l’usage de l’outil maçonnique.
C’est seulement quand il est en pleine possession de cette habilité, que le maçon peut agir efficacement sur lui-même et sur la société, considérant que son propre sacrifice est la base qui fortifie la Fraternité.
Les cinq « Ordres de Sagesse » qui suivent sont destinés alors à l’action même qui devient fertile par la qualité des outils forgés au cours des trois premiers grades.
L’utilisation de ces outils sera mise à l’épreuve successivement dans cinq enceintes qui correspondent chacune d’elles à l’Ordre de sagesse qui lui convient.

  • Premier Ordre: Elu Secret
  • Deuxième Ordre: Grand Elu Ecossais.
  • Troisième Ordre: Cavalier de l’Occident.
  • Quatrième Ordre: Parfait Maçon Libre ou Souverain Prince de la Rose Croix de Heredom et Grand Commandeur du Temple.
  • Cinquième Ordre: Cavalier du Soleil.

Le caractère laïc du Rite Français
Le rituel français sera modifié par deux fois au cours de la seconde moitié du XIX siècle. En premier lieu en 1858 Murat, qui fit une version courte et la plus authentique et fidèle, suivie par celle de Louis Aimable en 1886, à une époque dominée par le Positivisme et l’Esprit Scientifique.
En 1877, le Grand Orient de France décida de supprimer de ses travaux la formule qui oblige en les consacrer à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, comme manifestation institutionnelle de la défense sans restriction de la liberté absolue de conscience de ses membres qui ont la liberté de croire ou non en ce qui leur convient.

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