Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 00:02

« Vers l’année 1725, milord Derwentwater, le chevalier Mac Lean, O’Heguerty et quelques autres anglais, établirent une loge à Paris, rue des Boucheries, chez Huré, traiteur anglais.

En moins de dix ans, la réputation de cette loge attira cinq ou six cents frères dans la maçonnerie et fit établir d’autres loges ; d’abord celle de Coustos, lapidaire anglais ; ensuite celle de Le Breton, connue sous le nom de loge du Louis D’Argent, parce qu’elle se tenait dans une auberge de ce nom : enfin la loge dite de Bussy, parce qu’elle se tenait chez Landelle, traiteur rue de Bussy ; elle s’appela ensuite loge d’Aumont, lorsque M. le Duc d’Aumont, y ayant été reçu, y fut choisi pour maitre.

On regardait alors comme grand maître des maçons , mylord Derwentwaters , qui dans la suite passa en Angleterre, où il a été décapité. Mylord d'Harnouester fut choisi en 1736 par quatre loges qui subsistaient alors à Paris , & est le premier grand-maître qui ait été régulièrement élu.

En 1738, on élut M. le duc d'Antin pour grand-maître général & perpétuel des maçons dans le royaume de France; mais les maîtres de loges changeaient encore tous les trois mois. Il y avait vingt deux loges à Paris en 1742.

Le 11 décembre 1741, M. le comte de Clermont, prince du sang, fut élu  grand maître perpétuel dans une assemblée de seize maîtres, à la place de M. le duc d'Antin qui venait de mourir. L'acte fut revêtu de la signature de tous les maîtres & des surveillants de toutes les loges régulières de Paris, & accepté par les loges de provinces.

 M. le prince de Conti & M. le maréchal de Saxe eurent plusieurs voix dans cette élection ; mais M. le comte de Clermont eut la pluralité, & il a rempli cette place jusqu'à sa mort.

On créa pour Paris feulement des maîtres de loges perpétuels & inamovibles, de peur que l'administration générale de l'ordre, confiée à la grande loge de Paris, en changeant trop souvent de mains, ne devint trop incertaine & trop chancelante. Les maîtres de loges dans les provinces, sont choisis tous les ans.

La maçonnerie, qui avait été plusieurs fois persécutée en Angleterre, le fut aussi en France. Vers 1738, une loge qui s'assemblait chez Chapelet, du côté de la Râpée, ayant excité l'attention des magistrats, M. Héraut, lieutenant de police, qui n'avait pas une juste idée des maçons, s'y transporta. Il fut mal reçu par M. le duc d'Antin, cela lui donna de l'animosité; enfin, il parvint à faire fermer la loge, murer la porte & à défendre les assemblées. La persécution dura plusieurs années, & l'on alla jusqu’a emprisonner des francs-maçons que l'on trouva assemblés dans la rue des deux Ecus , au préjudice des défenses.

Cela n'empêcha pas les gens les plus distingués de la cour & de la ville de s'agréger à la maçonnerie, & l'on voyait encore, en 1760, à la Nouvelle - France , au nord de Paris, une loge célèbre, tenue d'une manière brillante & fréquentée par des personnes du premier rang : elle avait été fondée par le comte de Benouville. La grande loge était sur-tout composée de personnes de distinction ; mais la des détails & des affaires qu'on y traitait pour l'administration de l'ordre, les écartèrent peu à peu.

 Les maîtres de loges qui prirent leur place, n'étant pas aussi respectés, le travail de la grande loge fut interrompu à différentes fois jusqu'en 1762 il y eut alors une réunion solennelle; l'on dressa des règlements pour toutes les loges de France , en délivra des constitutions pour la régularité & l'union des travaux maçonniques, & l'on perfectionna le règlement de la maçonnerie en France, sous l'autorité de la grande loge.

En 1767, il y eut encore une interruption par ordre du ministère, dans les travaux de la grande loge; mais elle les a repris en 1771, fous la protection d'un prince qui a succédé à M. le comte de Clermont dans la dignité de grand-maître, & qui s'intéresse véritablement à la maçonnerie.

 Ce prince a été solennellement installé & reconnu dans une assemblée générale des députés de toutes les loges du royaume, le 22 Octobre 1773.

 Des maîtres de loges aussi zélés que lettrés, se sont trouvés à la tète de l’administration, on fait pour toutes les loges régulières de France, de nouveaux règlements, & la maçonnerie a repris dans le royaume une nouvelle consistance."

Repost 0
23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 12:57

Le rite français

Drôle d'histoire, drôles d'histoires que ces rituels maçonniques qui aujourd'hui encore provoquent des discussions passionnées entre maçons ! Les rites maçonniques, et leur nombre, illustrent les tentations multiples et divergentes de relier la franc-maçonnerie à des traditions souvent légendaires. Certains maçons ont revendiqué un héritage ancien, dont on ne trouve pas de preuves réelles : ancienne Egypte (bâtisseurs de pyramides), bâtisseurs de cathédrales (liés aux Templiers). Toutefois la maçonnerie anglaise qui nait en 1717 a des vues plus réalistes : elle s'inspire, sans prétendre s'y rattacher, des symboles et des rituels des maçons opératifs du 17ème siècle, très présents à Londres après l'incendie de 1666 qui nécessita la reconstruction d'une grande partie de la ville. Les premières loges anglaises adaptent donc les rituels opératifs, de façon à ne conserver que ce qui aura une signification symbolique et philosophique forte, sans se préoccuper vraiment de ce qu'en pensent les ouvriers de bâtiment de l'époque. Ces premiers rituels sont sobres, transmis oralement et nous n'en avons donc aucune trace écrite avant 1730. En France, ce rituel anglais est simplement traduit et devient l'ossature de ce qu'on appellera bien plus tard le Rite Français.

La spécificité française

La structuration du corps maçonnique français en Grand Orient de France, en 1773, permet de fédérer, d’harmoniser et de codifier l’ensemble des structures et des usages en vigueur. Cela a représenté une avancée considérable, décidée démocratiquement par les députés des Loges. La grande majorité de ces dernières s’unifie sous les auspices de l’Obédience, hormis une " Grande Loge de Clermont " qui, refusant notamment l’élection des Vénérables, poursuivra seule son chemin quelques années et, pour finir, fusionnera avec l’Obédience en 1799, après les évènements révolutionnaires. Cette réorganisation de la franc-maçonnerie française va permettre de consigner et de préciser le corpus rituel et administratif pratiqué depuis le début du 18ème siècle. Fixée en 1785, imprimée en 1801 dans un Régulateur du Maçon, cette codification prend le nom de Rite Français. Cette période, qui voit de plus le Grand Orient de France se doter d’un système de Hauts Grades propres au Rite Français, est par ailleurs caractérisée par la naissance du Régime écossais Rectifié en 1778 ou plus tard, en 1804, du Rite écossais Ancien Accepté, que l’Obédience reconnaît également. L’unification réalisée assure d’emblée un bon fonctionnement obédientiel en apportant des solutions aux principales difficultés antérieures. Elle est à la base de la croissance et du rayonnement continental constaté les années suivantes.

Le Rite Français Moderne

La Loge l'EAU VIVE a choisi de s'inscrire dans cette tradition des origines de la maçonnerie des Lumières : les Frères ont donc choisi de travailler avec le Rite Français Moderne, qui se trouve en fait être le rite maçonnique le plus anciennement utilisé puisqu'il est la traduction du rite anglais des origines. La particularité de ce rite maçonnique est qu'il fait essentiellement appel à l'universalité, aux éléments visibles de la Lumière (le Soleil et la Lune y sont deux des trois Grandes Lumières), sans se référer directement à une puissance divine. L'homme se retrouve ainsi au milieu des mystères de la nature et s'efforce d'en comprendre les signes par l'étude des symboles qui l'entoure. La croyance en Dieu n'est pas exclue mais elle ne constitue qu'un des moyens, pour les Frères croyants, d'embrasser cette compréhension de la nature, laissant la liberté aux autres de rechercher ailleurs le chemin de la vérité, si tant est qu'elle existe.

Repost 0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 18:25

Au début du XVIIIe siècle, les maçons se réunissaient dans un local profane, le plus souvent des arrière-salles de tavernes. Ces locaux ne pouvaient posséder de décoration fixe. Pour que la salle d'auberge se transforme en Loge maçonnique, il suffisait que les principaux symboles soient présentés aux maçons afin qu'ils nourrissent leur méditation.
Ainsi. à l'ouverture des travaux, un officier traçait le tableau de loge à la craie au centre de la pièce, à même le sol. A la clôture des travaux, ce même officier devait l'effacer soigneusement avec une éponge mouillée. Mis en ordre par les rites pratiqués, les symboles restent alors des signes évocateurs qui recréent en chacun de nous une identité profonde et particulière. Supports de méditation, mais aussi réservoirs d'énergie par leur valeur suggestive, ils prennent ancrage dans l'inconscient collectif, en maintenant les mythes.
Repost 0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 18:12

Repost 0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 18:07

« Les trois chambres réunies ont terminé la lecture du troisième grade  et adopté la rédaction proposée et amendée par leurs soins. Le VF Roettiers de Montaleau a été remercié.

Les trois chambres ont aussi arrêté que les rédactions et les instructions des trois grades symboliques seraient présentées à la première assemblée du Grand Orient. »

Repost 0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 18:04

Les trois chambres réunies,  ont achevé l’examen du deuxième grade et adopté la rédaction proposée et amendé par leurs soins.

Le VF Roettiers de Montaleau a été remercié.

Repost 0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 17:57
"Il a été mis en délibération combien il faudra de suffrage pour l'admission de l'apprenti au grade de compagnon. Les trois chambres ont arrêté qu'il faudrait les deux tiers.Mis ensuite en délibération si tous les membres de la Loge seraient avertis qu'on délibérerait sur l'admission au deuxième grade. Les trois chambres ont arrêté à la pluralité des voix qu'il n'était pas nécessaire de les avertir."
Repost 0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 17:48

Repost 0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 17:45

«Il a été fait plusieurs observations sur l’instruction de ce premier grade, lesquelles ont été portées sur le manuscrit. Les trois chambres ont ensuite sancté la rédaction et l’instruction de ce premier grade et le VF Roetiers de Montaleau a été remercié des peines et soins que ce travail lui a donné.

Le VF Roettiers de Montaleau a commencé la lecture de la rédaction du deuxième grade symbolique. »

Repost 0
22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 17:41

« Le frère Rottiers de Montaleau reprend la lecture du grade d’apprenti.

 Il a été fait plusieurs observations sur la rédaction de ce grade, lesquelles ont été portées sur le manuscrit. »

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de MONTALEAU
  • : Instruction du rite Français
  • Contact

Recherche

Liens