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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 14:59

Que restait-il de la pratique réelle du Rite Français lors des années 1950 ? Selon certain, le rite d’origine n'était plus que l'ombre de lui-même. Il faut ici insister sur le travail de René Guilly, véritable archéologue maçonnique. Décidé à revenir aux sources, René Guilly, au sein de la Loge « Devoir et Raison » au GODF rétablit peu à peu un Rite Moderne Français qui prendra ensuite le nom de Rite Moderne Français Rétabli.

Le 26 avril 1968 René Guilly fonde une fédération de Loges, la Loge Nationale Française (LNF) qui se réunit à Neuilly, Villa des Acacias. La Respectable Loge (RL) Jean Théophile Désagulier a travaillé à la Grande Loge Nationale Française-Opéra (GLNF-Opéra) depuis 1959 sous le numéro 52 est pratiqué le Rite Moderne Français Rétabli et le Rite Écossais Rectifié. En 1968, cette RL, numéro 1 à la LNF, pratiquera le Rite Français Traditionnel dont le catéchisme est largement enrichi par rapport au Régulateur du Maçon en particulier par la réincorporation d'éléments des rituels pratiqués en France et en Angleterre durant la première partie du 18ème siècle. René Guilly signe plusieurs ouvrages et de nombreux articles dans Renaissance Traditionnelle sous le nom de René Désagulier (Par exemple : Les Pierres de la franc-maçonnerie). La RL Jean Théophile Désagulier est fréquentée par Edmond Mazet et Roger Girard dès 1969. Y seront initiés en 1973 le frère Frédérik Tristan, ancien Grand Orateur de la GLNF et ancien Vénérable Maître de la RL de recherche Villard de Honnecourt (1982-1984), Jacques Thomas en 1973 et moi-même en 1974. D'autres frères pratiquent un Rite Français comparable, dans une autre Obédience, la GLNF-Opéra. Des problèmes interpersonnels et des intérêts maçonniques vont conduire un certain nombre de frères de ces organisations à rejoindre la GLNF en 1978. De nombreux frères issus de la LNF (Roger Girard, Edmond Mazet, Frédérik Tristan, Jacques et Philippe Thomas, Robert Sénécal, Roger Mouret, Guy-Marie N. , Pierre P. et Pierre C.) seront ainsi reçus à la RL Persévérance n° 27, la Loge du Grand Maître Auguste Louis Derozière, en mai et juin 1978.

À cette époque, le Rite Français n'était pas encore pratiqué à la GLNF. Il le sera après la consécration des deux premières Loges dédiées au Rite Français le 15 juin 1979, « les Anciens Devoirs » n° 238, regroupant de nombreux frères anciens membres de la LNF et dont le premier Vénérable Maître désigné sera Roger Girard, et « Saint Jean Chrysostome » n° 239, dont le premier Vénérable Maître sera Nicolas Gorchakoff, et où de nombreux frères anciennement de la GLNF-Opéra se retrouveront. La consécration des deux Loges aura lieu dans le grand temple du siège de la GLNF 65 boulevard Bineau à Neuilly. La première allocution sur le Rite Français sera faite par le Vénérable Frère Edmond Mazet. Quelques jours après, la RL « Au Louis d'Argent » adoptait elle aussi le même rite. De nombreuses Loges travaillant au Rite Français verront ensuite le jour dans cette Obédience et rappelons que Roger Girard sera Vénérable Maître de la RL de recherche Villard de Honnecourt en 1984-1985. Il sera aussi le premier Vénérable Maître de la Loge Nationale d'Instruction du Rite Français Philibert de l'Orme en 1990, ce pour une durée de six ans. Premier Suprême Commandeur, il fut l’organisateur administratif du Grand Chapitre Français GCF, et sa personnalité marquée par la franchise et la fraternité continue à tous nous habiter. Il fut le signataire de la convention entre la GLNF et le GCF, le 9 février 1999.

Quelques mois après la signature du protocole d’accord, le 30 août 1999, Roger Girard décédait. Il fut remplacé jusqu’en mai 2003 par Edmond Mazet.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 02:18

René Guilly, est initié à la Loge La Clémente Amitié du Grand Orient de France en 1951, il a alors trente ans.

En 1955, il participe à la création d’une nouvelle Loge, Devoir et Raison, dont les vingt et un fondateurs ont pour objectif de revenir aux rituels d’origine du Grand Orient de France.

C’est à une véritable redécouverte de la réalité maçonnique du 18° Siècle que vont alors se consacrer  les fondateurs de la nouvelle Loge.

C’est ainsi que se déployèrent successivement le Rite Moderne Français puis le Rite Moderne Français Rétabli.

En 1959, la Loge Devoir et Raison, était arrivé au bout de son entreprise de rénovation rituelle mais pas au terme de la démarche de renaissance traditionnelle. Une nouvelle page allait être écrite dans un contexte obédientiel différent.

Le 4 Décembre 1961, René Guilly procède à la transformation de la Loge Rectifié,  Les Forgerons du Temple de la Grande Loge Nationale Française Opéra en Loge Jean Théophile Désaguliers travaillant au Rite Moderne Français Rétabli.

Au sein de la GLNF Opéra, René Guilly, trouve l’esprit traditionnel dans le souffle duquel il dépose le Rite qu’il vient de réveiller.

Désormais il dispose d’un noyau autour duquel la reconstruction du rite s’accélère et  d’un milieu au sein duquel la tradition chrétienne du Rite Français peut apparaitre sans masque ni rougeurs et s’épanouir.

Le 30 Novembre 1963, René Guilly, participe à la fondation du Chapitre Jean Théophile Désaguliers  et au retour de la pratique des Hauts Grades du Rite Français, grâce à l’aide de frères hollandais qui en avaient conservé la tradition.

En 1968, il fonde la Loge Nationale française afin de poursuivre à l’écart de toute obédience, la mission qu’il s’est fixée.

C’est dans ce cadre privilégié, qu’il met au point un rituel remarquable qu’il intitule Rite Français Traditionnel.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 01:20

La Franc- Maçonnerie se répand en Hollande dès 1730, plus particulièrement sous l’influence française et le Rite pratiqué aujourd’hui par le Grand Orient des Pays bas appartient à la famille des rites Modernes et est très proche du Rite Français.

En 1803, se constitue le Grand Chapitre des Hauts Grades des Pays Bas – Ordre des Hauts Grades – ayant autorité sur les degrés suivants :

-         le degré de Maître Elu

-         le degré d’Apprenti, Compagnon et Grand Maître Ecossais, ou Chevalier de Saint André

-         le degré de Chevalier de l’Epée et d’Orient

-         le degré de Prince Souverain Rose-Croix

Les trois premiers degrés connus sous le sigle de degrés historiques sont transmis par communication.

Le dernier degré, Prince Souverain Rose Croix est le seul à faire l’objet d’une initiation.

Le Grand Chapitre des Hauts Grades des Pays Bas-Ordre des Hauts Grades- recrute au sein du Grand Orient des Pays Bas et entretien des relations fraternelles avec le Grand Chapitre Français.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 23:47
27 Juin 1786: Sept Francs-Maçons de la ville de Micoud dans l'île de Sainte Lucie demandent une Constitution au Grand Orient de France
7 Février 1788: Constitution par le Grand Orient de France de la Respectable Loge Les Frères Unis à l'Orient de Micoud, avec prise d'effet des travaux à compter du 27 Juin 1787.
30 Mai 1789: Consécration du Temple flambant neuf de Micoud et Installation de la Loge et des ses Officiers.
En 1795: Destruction du Temple de Micoud par les milices révolutionnaires.
Départ du Frère Benoit Dert à Trinidad avec la Patente de Constitution de la Loge.
Reprise des Travaux de la Loge dans la ville de Port of Spain à Trinidad.
13 Mars 1798: La Loge demande à la Grande Loge de Pensylvanie de travailler désormais sous son autorité, une seconde Constitution lui sera alors adressée.
1° Novembre 1813: La Loge passe sous l'autorité de la Grande Loge d'Ecosse et reçoit sa troisième Constitution.
En 1848: Le Travaux de la loge auront lieu dorénavant  en Anglais, et le nom de la Loge sera traduit pour devenir, The United Brothers N° 251 de la Grande Loge d'Ecosse.
Le Rite pratiqué par cette Loge depuis sa création est le RITE FRANCAIS et cela dure depuis plus de deux siècles.
The United Brothers, est la seule Loge de la Grande Loge d'Ecosse à pratiquer le Rite Français et constitue pour le monde maçonnique anglo-saxon une véritable curiosité.
La Loge United Brothers se réunit tous les premiers mercredis de chaque mois à 19H.
L'adresse de son Temple est: Mount Moriah 46 a Piccadily Street Port of Spain Trinidad WI.
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 05:54

Depuis 1791, la dynastie OLLÉ LACOUR vit au service de la chose écrite, de l'imprimerie à l'édition, en passant par la diffusion.

Les ancêtres colporteurs qui ont sillonné toutes les régions de France ont laissé à Christian Lacour, directeur des Éditions, le goût des voyages prospectifs dans l'hexagone, permettant des contacts profitables à tous.

Ainsi, l'éditeur aux aguets, exhume des ouvrages importants, devenus introuvables, qu'il se fait un plaisir de ressusciter pour la plus grande satisfaction des petites patries concernées.

La page thématique consacré à la Franc Maçonnerie, regroupe 193 livres, rééditions d'œuvres imprimées au 18° et au 19° Siècles.

 « Cet éternel voyageur à contre courant, indépendant et infatigable à la manière des colporteurs de l’écrit des siècles passés, court les terroirs de villes en villages, en quête de vieux ouvrages à réimprimer, de textes rares à éditer, constituant ainsi une toile de milliers de titres rendus à la vie. »

UN EXEMPLE DE LIVRE



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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 04:32

Le Rite Français détient les formes les plus proches de la première Franc-maçonnerie pratiquée en France vers 1725 sous l'influence de Maçons anglais. C'est la traduction en français des rituels de la Maçonnerie andersonienne de 1717, qui donnera naissance au Rite Français, appelé aussi plus tard, au 19e siècle, Rite Français Moderne.

Ce rite est né en 1783 avec la constitution au sein du Grand Orient de
France d'un Grand Chapitre Général de France, intégré à l'obédience en 1787.
Ses statuts et règlements généraux prévoyaient que le rite était composé de
5 ordres. C'est en 1801 que les rituels des différents ordres furent
publiés.  La particularité de ce rite est son articulation autour de la symbolique
de la Rose+Croix. Il était qualifié de "Moderne" car il faisait appel au
symbolisme en usage à la Grande Loge d'Angleterre (dite des "Moderns").
 Avec les événements de 1877, le rite tel qu'il était pratiqué au Grand
Orient de France a été modifié et une grande partie de sa symbolique
relative au compagnonnage a disparu. Le rite Français d'aujourd'hui dit
"Groussier" (tel qu'il est pratiqué par la plupart des loges du Grand Orient
de France) n'a plus grand chose  à voir avec le rite de 1783 même si, depuis une dizaine d'années des Frères du Grand Orient ont rallumé les feux du Grand Chapitre Général de France. La pratique du rite dans sa forme originelle a donc été conservée au sein du Grand Orient deFrance par quelques Loges.
 Loges Bleues :

 1-Apprenti
 2-Compagnon
 3- Maitre
 Premier Ordre de Rose+Croix :

 4-Maître Élu
Second Ordre de Rose+Croix :

 5-Maître Écossais
 Troisième Ordre de Rose+Croix :

 6-Chevalier d'Orient
Quatrième Ordre Rose+Croix :
 7-Souverain Prince Rose+Croix
 Un cinquième ordre a été prévu par le "Régulateur" du Rite Français. Il
n'est pas toujours pratiqué dans les obédiences. Le Grand Orient de France
n'est pas la seule obédience Française à pratiquer le Rite Français Moderne.
Ce rite est également répandu à la Grande Loge Nationale Française.
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 04:22

Le Rite Français est le nom donné par le Grand Orient à un système de 7 grades. Il a été instauré par le Grand Chapitre Général en 1786. Il porte également le nom de Rite Moderne, ou Rite Français Moderne.

Il comporte les grades suivants : Les trois grades de la Maçonnerie Bleue, 1, Apprenti 2, Compagnon 3, Maître ;

4, Premier Ordre de Rose-Croix, Maître Élu (ou Élu) ;

 5, Second Ordre de Rose-Croix, Maître écossais (ou Écossais) ;

 6, Troisième Ordre de Rose-Croix, Chevalier d’Orient (ou Chevalier d’Orient ou de l’Épée) ;

 7, Quatrième Ordre, Souverain Prince - Rose Croix.

On trouve en outre la version suivante : Loges Bleues : 1, Apprenti 2, Compagnon 3, Maître ; Grades de perfectionnement 4, Élu Secret 5, Grand Élu Écossais ; Grade de Chapitres Grades chevaleresques 6, Chevalier d’Orient ou de l’Épée 7 Souverain Prince Rose-Croix.

Également, fin dix-neuvième et au début de 1900, le système suivant de Sept grades auquel s’ajoutent trois grades inspirés du Rite écossais : Grade d’Apprenti, Grade de Compagnon, Grade de Maître, Grade d’Élu correspondant au XIième du Rite Écossais, Grade d’Écossais, correspondant au 14ième, Grade de Chevalier d’Orient, correspondant au 17ième, Grade de Rose Croix, correspondant au 18ième.

A partir de 1860, les loges françaises chapitrales eurent le droit de donner le Grade de Rose Croix, directement à partir du Grade de Maître en supprimant le Grade d’Élu, d’Écossais, et de Chevalier d’Orient, ce qui donnait l’échelle de 4 grades pour l’accession au grade de Rose-Croix, ou 18ième.degré. On trouve également les grades suivants, où il y aura pratiquement coïncidence entre le rite français et le rite écossais (31 à 33) : Grade de Chevalier Kadosch, (30ième) Grade d’Inquisiteur Inspecteur Commandeur, 31ième degré, (Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur au rite écossais), Grade de Souverain Prince de Royal secret, 32ième (Sublime Prince du Royal secret au rite écossais), Grade de Grand Inspecteur Général, 33ième (Souverain grand inspecteur Général au rite écossais). Dans ce cas, le rite français se confond parfois avec le Rite Écossais.

La G.L.N.F. Opera a repris le « rit » français d’origine, sous la dénomination Rite Français Moderne rétabli, pour le rétablir selon les formes du XVIIIième.

Particularités du système. Dans le rite français d’origine, la Rose Croix est l’axe et le sommet du Rite, comme dernier degré, avec le symbole du nombre Sept. Ce nombre est un des nombres du grade de Maître. « Il s’agit du nombre le plus élevé des grades symboliques à cause de sa double valeur scientifique et traditionnelle ». « Les sept marches du Temple indiquent, au moral, les sept arts libéraux qui élèvent les maçons qui les pratiquent, en même temps qu’elles signifient les sept vices capitaux qu’ils ont foulés au pied pour s’élever à la Maîtrise de soi-même ». « La réunion du nombre trois et du nombre 4, soit sept représente la perfection. Sept frères rendent une loge juste et parfaite. (Dans le Rite Français, sept Maîtres au grade de Maître suffisent et sept Maîtres participent aux recherches d’Hiram). Ce système est copié, selon Naudon du Rite à Sept Degrés, pratiqué préalablement par les Chapitres Parisiens, à l’origine du Système Lyonnais ainsi que celui de la Mère Loge de Marseille. Les 7 grades de la Mère Loge Écossaise de Marseille, en version typographique furent édité en 1812, déjà pratiqués en 1751, et ceux-ci sont considérés comme une source du rite français.

La Grande Loge Provinciale de Lyon a été créée par Willermoz en 1760 qui réunit trois Loges, L’Amitié, La Parfaite Amitié et les Vrais Amis. Les grades de Lyon étaient les suivants (entre autres) : Apprenti, Compagnon, Maître ; Maître Parfait ; Maître Élu ; Maître écossais ; Chevalier d’Orient. En fusionnant le grade de Maître Parfait et de Maître Élu, on obtint le Grade de Maître Élu. Le Grade d’Élu permet de conférer les 4,5,6,7,8,9,10,11 ; le Grade d’écossais, les 12,13,14 ; le Grade de Chevalier d’orient, les 15,16,17 ; le Grade de Souverain Rose Croix le 18ième

Disposition du Temple. Lumières. Titres. Officiers. Dénomination.

Basé sur le rectangle et le carré long, le temple porte plusieurs noms selon le grade. Il y a trois fenêtres, à l’Est, au Sud et à l’Ouest. Petite et grande lumière. Pour Naudon, le terme « petite lumière » est facultatif. Il représente le Soleil, la Lune et le Maître de Loge. Inspiré de la maçonnerie anglaise, il est symbolisé par un chandelier à trois branches remplaçant les chandeliers simples sur l’autel du vénérable. Pour Naudon, les trois grandes lumières sont en fait sur le plateau du vénérable, alors que l’on trouve l’installation des trois grandes lumières (volume de la loi, équerre et compas) sur l’autel des serments (comme au REAA) avec une étoffe bleue, bordée de rouge lorsque le récipiendaire prête serment. Pour Vuillaume, il n’y a pas d’autel des serments au premier grade, ni au second.

Naudon souligne que le terme « trois grandes lumières » n’est pas utilisé au rite français. Comme au rite français le plateau du vénérable et l’autel des serments sont confondus en un seul, il semble que les deux options existent au rite français, alors qu’en maçonnerie symbolique le plateau du vénérable et l’autel doivent être séparés. En tout état de cause, la symbolique du rite exige la séparation des outils, des objets et des symboles qui figurent à part dès le quatrième grade. Nombre de Lumières

Au premier grade : trois lumières (rite écossais).

Au grade de compagnon : cinq lumières éclairent la loge (rite écossais).

Au troisième : neuf lumières groupées par trois, un groupe à l’est, un au sud et le dernier à l’ouest (rite écossais).

Au quatrième : un chandelier avec une bougie jaune dans le premier appartement ; dans le troisième appartement six grandes lumières sur le mur, et un chandelier à neuf branches du côté du midi.

Au cinquième grade : pas de décoration spéciale dans la première chambre ; dans la seconde, ou voûte secrète, vingt-sept lumières telles que un groupe de neuf lumières formant triangle à l’orient, du côté du midi ; un groupe formant un cercle par huit lumières et la neuvième au centre, à l’occident près du premier surveillant ; le dernier groupe de 9 bougies sur deux lignes par six et trois près du second surveillant. Dans la dernière salle, un chandelier à sept branches en or et sept lampes allumées. La pierre cubique à pointes renvoie aux mêmes nombres, soit 3x3=9, ainsi qu’aux nombres 3, 5, 7, 9.

Au sixième grade, décoration simple dans la chambre de préparation ; pas de lumières déterminées dans la seconde chambre ou Conseil, en nombre suffisant pour très bien éclairer ; dans le troisième appartement (séparé par un parvis ou une antichambre de la seconde) soixante-dix lumières en dix groupes de sept, représentant les soixante-dix années de captivité lors du règne de Cyrus, en Babylone.

Au septième grade, les lumières sont celles du Souverain Prince Rose Croix du 18ième du Rite Écossais, trente-trois lumières en cire jaune, en trois groupes de onze dans le premier appartement. Dans le troisième appartement, trente-trois lumières de cire blanche par groupe de onze. Officiers Les officiers sont les lumières des ateliers symboliques, soit le Vénérable, deux Surveillant aux pieds des colonnes, l’Orateur et le Secrétaire.

Au premier grade, ils sont selon le tuileur de Vuillaume, douze, avec deux experts chargés de remplacer les surveillants et parfois le vénérable après les surveillants, en cas d’absence.

Au quatrième grade, le Président est « Très Sage » ; le premier Surveillant « Grand Inspecteur » ; le second « Sévère Inspecteur » et les autres officiers sont « Élus secrets ».

Au cinquième grade, Le Président est « Très Sage », les Surveillants « Grands Surveillants » et les autres membres sont « Sublimes Maîtres ».

Au sixième grade, le Président est « Souverain Maître » ; l’Orateur « Grand Maître du Palais » ; le premier Surveillant « Général Grand Maître de la cavalerie » ; le second surveillant « Général Grand Maître de la milice » ; le garde des sceaux « Grand Maître de la chancellerie » ; le trésorier « Grand Maître des finances » ; le secrétaire « Grand Maître des dépêches » ; et il y a un « Grand Maître des Cérémonies ». Le récipiendaire porte le nom de Zorobabel et les membres sont Chevaliers qui travaillent d’une main et combattent de l’autre.

Au dernier Grade, qui correspond sensiblement au 18ième du rite écossais, le Président est « Très Sage et parfait Maître », les surveillants sont « Très excellents et parfaits » ; les officiers « Très puissants et parfaits » ; les Chevaliers sont « Très respectables et parfaits ».

Au premier point de la réception, le titre de Parfait est supprimé. Colonnes. Dans le Rite Français, les colonnes sont inversées par rapport au Rite Écossais et au Rite Rectifié. La colonne Boaz est à droite en entrant, la colonne Yakin (Jakin, Jachin) se trouve à gauche. Le premier surveillant se trouve au pied de la colonne B, avec les compagnons dans le prolongement, et le second se trouve au pied de la colonne J avec les apprentis dans le prolongement. Il y a croisement. Les Maîtres siègent à droite ou à gauche.

Les trois premiers grades correspondent à quelques différences près aux trois premiers grades du R.E.A.A. Les grades suivants sont d’inspiration symbolique Rose Croix. Tapis de Loge. Place du tapis. Placé à l’identique au Rite écossais pour les trois premiers degrés. Dans le troisième appartement dénommé Loge, au quatrième. Dans la troisième chambre dénommée « Temple dans sa perfection », au cinquième. Dans le second appartement, dénommé « salle dite d’Orient », ou Conseil, dans le sixième.

Dans le septième grade, au milieu de la salle dite Loge dans le premier appartement, et dans la troisième sur le pavé (le tuileur de Vuillaume indique un tracé de loge des Souverains Rose Croix second appartement, mais cette pièce était considérée comme un lieu de réprobation) Titre Nommée Loge aux trois premiers degrés ;

Au quatrième, Loge mais séparée en trois appartements : le premier est appelé chambre de préparation, le second chambre obscure ou caverne ; le troisième Loge, ou Conseil.

Au cinquième degré, Loge séparée en trois chambres ou appartements. Première chambre de préparation, la seconde voûte secrète ; la troisième, « Temple dans sa perfection » divisée en deux parties. La Loge, ou Sublime Loge, se nomme Voûte secrète en ouvrant, Voûte sacrée en se fermant.

Au sixième grade, la loge est découpée en trois appartements. Le premier est la chambre de préparation ; le second est la salle dite d’Orient, Cour du Roi de Perse, ou Conseil de Cyrus ; le troisième est la salle d’occident avec une antichambre, ou parvis, ou lieu où se trouvent les Chevaliers.

Au septième, la Loge est divisée en trois appartements, le premier où à lieu l’ouverture des travaux pour les réceptions ; la seconde chambre représente le lieu de réprobation ; la troisième est la Loge qui prend le titre de Souverain Chapitre de Rose Croix, de l’Aigle Noir, du Pélican, d’Heredom, ou de Saint André d’Écosse, anciennement selon le rite écossais.

Autres éléments. Âge. Mots de Passe.

Âge. au premier grade : trois ans. au second : cinq ans. au troisième : sept ans et plus. grade d’élu : neuf semaines sur sept ans. grade d’écossais : neuf ans. grade de chevalier d’orient, dix semaines d’années. grade de rose-croix : trente trois ans.

Mots de passe. 1er Thabalkain (Tubalcaïn) 2ième Schibboleth 3ième Ghiblim (et non Giblim) 4ième Abibalang ou Abibala 5ième El-Hhanan (et non Eleanam, ou Elehanam) 6ième Jangaborou Hammaïm ou Jaavorou Hammaïm 7ième Emmanuel Deus Nobiscum Réponse : Pax Vobis ou Paix Profonde. Mots sacrés. 1er Jachin (Jakin) imprononçable 2ième Booz qui s’épelle 3Ième Mak-Benah 4ième Nekam ; Réponse : Nechah (Nekah) 5ième Schem-Ham’Phoras (nouveau rituel schem, hamm, phorasch) 6ième Juda, réponse Benjamin 7ième INRI non prononçable.

Salaires Le terme « recevoir son salaire » signifie recevoir des pairs la récompense de son travail maçonnique. L’augmentation de salaire signifie la promotion par passage d’apprenti à compagnon, de compagnon à Maître, expression qui n’est plus employée pour les grades supérieurs. Le terme prendra alors le nom d’élévation. Dans les deux cas, il s’agit d’une cérémonie d’initiation conférant un grade supérieur.

Au 1er, les Apprentis reçoivent leur salaire près de la colonne J.

Au 2ième, les Compagnons reçoivent leur salaire à la colonne B.

Au 3ième, les Maîtres reçoivent leur salaire dans la chambre du milieu, où l’on accède par l’escalier à vis.

Références. Dictionnaire Maçonnique de Ligou. Travaux sur le R.E.A.A. de Naudon. Tuileur de Vuillaume. Tuileurs du Rite Écossais et des Hauts Grades. Rituels divers. P.S. Il convient de noter que les rituels modernes ont simplifié la complexité d’origine des systèmes écossais, de la maçonnerie de perfection, des architectes, des élus et des grades chevaleresques. De même le symbolisme et les instructions ont été réduits et de nombreux mots ont changé et de signification et d’écriture.

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 01:32
Pendant plusieurs décennies, la «première» Grande Loge fondée à Londres en 1717 fit la loi en Angleterre. C'est à elle que l'on doit la tripartition des grades et l'introduction de la légende d'Hiram, véritables landmarks sans laquelle il ne peut y avoir de franc-maçonnerie. Ses rituels ne sont connus que par des divulgations, dont la plus essentielle reste le «Masonry dissected» de Samuel Prichard (1730). Lorsque la maçonnerie fut introduite en France, les premiers adeptes de ce qui devait devenir la Grande Loge de France en adoptèrent tout naturellement les usages avant de les adapter et de les développer selon leur sensibilité propre. Il en gardèrent l'essentiel, qui reste aujourd'hui la base même du Rite Français :
  • Les deux surveillants sont placés à l'ouest de la loge
  • Le ternaire Soleil-Lune-Vénérable sont les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie, représentées par les trois chandeliers d'angle placés autour du tableau de la loge.
  • La loge est supportée par trois colonnes (Sagesse-Force-Beauté)
  • Les « mots » J ... et B... sont ceux respectivement des 1er et 2ème grades
  • Au 3ème grade, « l'ancien mot de maître », Jéhovah, n'est pas « perdu » mais seulement remplacé par un mot de circonstance, M... B... La clef du grade est l'expérience mystique que connaît le néophyte lorsqu'il est couché dans la tombe qui porte le nom du Très-Haut.

En 1751 fut instituée, à Londres toujours, la « Très Ancienne et Honorable Fraternité des Maçons Francs et Accepté », dont les membres étaient pour la plupart d'origine irlandaise. Cette innovation vint rompre la belle unité britannique, d'autant que les Grandes Loges d'Irlande et d'Ecosse la reconnurent bientôt la jeune obédience comme seule régulière, car seule fidèle aux «anciens usages». De fait, leur bouillant Grand Secrétaire, Laurence Dermott, n'eut de cesse qu'il n'ait dénoncé les «déviations» de la première Grande Loge, leur reprochant pêle-mêle d'avoir simplifié et déchristianisé les rituels, omis les prières, inversé les mots sacrés des premier et deuxième grades, abandonné la cérémonie «secrète» d'installation d'un vénérable et, surtout, rejeté le grade de Royal Arch. Sans trop de vergogne, il qualifia de «Modern» les tenants de la plus ancienne Grande Loge, ce qui permit de nommer «Antient», ou Ancienne, sa toute récente obédience.

En 1760, une autre divulgation, les «Three Distinct Knocks... », révéla la teneur des rituels «anciens dont les différences essentielles avec le Rite moderne méritent d'être soulignées :

  • Le premier et le second surveillants ont chacun en main une colonne de 20 pouces, qui représentent les deux colonnes du Temple de Salomon.
  • Le second surveillant est placé au milieu de la colonne du midi, tandis que le premier surveillant se tient à l'ouest (ils sont en fait postés devant les portes du temple)).
  • Ils sont assistés par deux diacres, fonction d'origine irlandaise, l'un situé à la droite du vénérable, l'autre à la droite du premier surveillant.
  • Les chandeliers, toujours associés au ternaire soleil-lune-maître de la loge mais dénommés « petites lumières « (lesser Lights ), sont placés à la droite du vénérable et des surveillants.
  • La bible, l'équerre et le compas, placés sur l'autel devant le vénérable, sont appelés « Grandes Lumières de (ou plutôt « dans ») la Maçonnerie » .
  • Les mots sacrés sont B... au 1er grade et J... au 2ème.
  • L'ancien mot de maître est perdu par la mort d'Hiram car il faut être trois pour le prononcer (c'est la fameuse «règle de trois» déjà évoquée dans les premiers catéchismes britanniques). Salomon et le roi de Tyr ne peuvent donc plus le communiquer aux nouveaux maîtres qui doivent se contenter d'un mot de substitution.

La France, à l'époque, ne connut rien de ces développements et continua, comme par le passé, à ne pratiquer que le Rite moderne, embelli, augmenté, enrichi certes, mais fondamentalement identique à lui-même. L'écossisme que prônait Abraham n'était finalement rien d'autre, pour les grades bleus, qu'un avatar du Rite moderne de Prichard.

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 00:37

 Rites français

Nous écrivons « Rites » au pluriel, car il existe un Rite français traditionnel et un Rite français simplifié. Nous renvoyons les lecteurs aux sites concernés notamment à celui du Grand Orient de France.

Le Rite Français, également appelé parfois Rite Moderne, n'est pas un Rite d'Oralité, au contraire des Rites Emulation, Standard d'Ecosse ou York par exemple.

C'est peut-être le plus parfait des exemples des modifications qui peuvent être introduites au cours des âges dans un Rite maçonnique. C'est là en effet que l'on peut observer l'influence des diverses tendances relatives à la stricte pratique du symbolisme ou non, et celles relatives à la croyance à un Principe ou non.

En 1717 se forme la Grande loge de Londres. La franc-maçonnerie qui s'implante en France vers 1725 en est issue. Le Rite français est pratiqué par le Grand Orient de France et s'est constitué le 24 décembre 1772. Le « Rite français moderne » apparaît en 1783 avec la constitution au sein du Grand Orient de France d'un Grand chapitre général de France. La particularité de ce Rite est son articulation autour de la symbolique de la Rose-Croix. Il était qualifié de moderne car il faisait appel au symbolisme en usage à la Grande loge d'Angleterre, dit des  modernes.

Il s'agit d'un essai rationnel de simplification, d'une réduction raisonnée des grades

supérieurs. En effet le système du Rite français est un système à 7 degrés :

* 3 grades dits « bleus » (apprenti, compagnon, maître)

* 4 ordres :

Tous les grades dits de vengeance sont résumés dans celui d'Elu Secret.

L'Ordre écossais est placé à la suite. Le troisième Ordre Supérieur est le Chevalier

d'Orient de l'Epée. Cependant, toute allusion aux Templiers est supprimée.

Au sommet, le quatrième Ordre qui est le Souverain Prince de Rose-Croix.

une bonne méthode en matière de transmission initiatique…

Cette fois, il n'y a plus d'équivoque et il s'agit d'une profession de foi chrétienne et

le serment est prêté sur l'Evangile.

Il faut penser que ce dernier rituel a été pratiqué par la quasi totalité des chapitres français dans les années qui précédaient la révolution. Il trouvera un dangereux rival venu d'Amérique, le Suprême Conseil du REAA, lors du réveil de la Maçonnerie en France.Ce système a été modifié par la suite et une grande partie de sa symbolique relative au compagnonnage a disparu. De sorte que le rite pratiqué actuellement par la plupart des loges du Grand Orient de France (le rite dit de Groussier) n'a plus grand-chose à voir avec le rite de 1783. Cependant depuis quelques années, certains frères de cette obédience ont rallumé les feux de ce Rite ; sa pratique dans sa forme originelle a donc été conservée par quelques loges au sein de cette obédience.

Ainsi l'apparition d'autres systèmes maçonniques, dit presque toujours  écossais , la volonté du Grand Orient de France d'organiser et de contrôler la franc-maçonnerie française provoque la fixation d'un Rite qualifié de « français » entre 1785 et 1786. En 1786 le Grand Orient propose un texte de référence pour les trois grades bleus qui est désigné sous le nom de « Rite français ». La révolution française passée, le Rite français et le Rite écossais ancien et accepté divergent plus sur la forme que sur l'esprit. Cependant la référence au Grand architecte de l'univers et un certain nombre d'autres concepts de nature spiritualiste disparaissent en 1879 comme « trop ouvertement religieux ». En 1886 les nouveaux rituels se réfèrent grandement au positivisme. En 1938 enfin, sur l'initiative d'Arthur Groussier, un nouveau modèle du Rite français est adopté : cette version est une tentative de retour aux sources symboliques du système français.

Actuellement ce Rite est pratiqué par différentes obédiences maçonniques, et depuis 1978 par de toujours plus nombreuses loges de la Grande Loge nationale française (ce Rite a été introduit dans cette obédience par des Frères - Roger Girard en tête - venant de la LNF - Loge Nationale Française, où ils travaillaient avec René Guilly - en 1978).

La volonté de pratiquer ces rituels sans aucun « ajout » ultérieur, sans modification ni influences externes a fait la spécificité de ce Rite.

Comme disait Roger Girard, "la spécificité du Rite français, c'est justement de ne pas en avoir". On peut ainsi penser que ce Rite est sans doute le plus conforme à celui qui était pratiqué en France dans la 2ème moitié du XVIIIe siècle.

Par ailleurs, c'est le Rite majoritaire, et historique, du Grand Orient de France sous diverses dénominations complémentaires : "1784", "1801", "moderne", "Amiable", "Groussier"... Il faut cependant faire un différenciation entre ces diverses appellations.

Cependant au sein du Grand Orient de France, des maçons vont regretter que les frères attirés par le symbolisme et le respect des pratiques rituelles quittent le Rite français pour l'Ecossisme. Certains pensent en effet que l'on peut concilier option symbolique et rigueur le rituel au sein du Rite français. Ses membres auraient pu utiliser le modèle imprimé du régulateur (1801) ; ils préfèrent essayer de reconstituer à partir de ce dernier un rituel proche de celui qui était pratiqué dans la franc-maçonnerie française à son origine. Ainsi va naître le Rite français rétabli puisqu'il s'inscrit dans la tradition de la Grande Loge anglaise.

Le Rite Français Moderne dit Rétabli a été remis au goût du jour dans les années 1950-1955 et fait référence en sa forme initiale au Grand Architecte de l'Univers. Il semble être le Rite Français d'origine ; il est dit Moderne dans la mesure il fait appel au symbolisme en usage à la Grande Loge d'Angleterre dite "des Moderns". Le Rite Français aujourd'hui le plus pratiqué en France est le Rite Français dit de Groussier (voir plus haut) qui a abandonné une grande partie de la symbolique relative au compagnonnage et n'a donc plus grand-chose à voir avec le Rite Français initial, c'est donc lui que l'on nomme le Rite français moderne simplifié.

Le Rite français actuel est concis, simple, utilise un minimum de symboles. Il est un «outil» au service des Frères et ne présente pas un caractère aussi marqué et aussi nettement défini que les Rites évoqués par ailleurs.

Certains continuent de voir dans ce Rite un Rite chrétien, mais dans la mesure où il fait bien la différence entre l'exotérisme et l'ésotérisme du message chrétien, il permet à des Frères non croyants d'être Chevaliers Rose Croix.

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 23:42

LE RITE DES ANCIENS DEVOIRS

Lorsque la guerre de cent ans débuta en Angleterre en 1337, le besoin de soldats et d’argent fit fermer les chantiers gothiques coûteux, et obligea à créer un syndicat pour fournir du travail aux maçons non partis à la guerre qui étaient au chômage : on créa la franc-maçonnerie (1356 : Règlements pour les Maçons de Londres).

 Cette société alors composée uniquement de compagnons et de maîtres ne recevait en son sein que des apprentis.

Cette réception se faisait au cours d’un rite : le rite des Anciens Devoirs au cours duquel on lisait au récipiendaire un livre consignant l’histoire légendaire du métier, un éloge des sept arts libéraux, et les diverses règles morales à respecter dans le métier et dans sa vie de citoyen.

 Ce premier rite maçonnique, qui nous est connu par divers manuscrits, demeura en vigueur jusque vers 1729.

La cérémonie de réception comprenait trois moments successifs:

Le nouveau membre pose la main sur le livre des Devoirs du métier, pendant qu'on lui donne lecture des préceptes qu'il contient.

Une brève exhortation solennelle, exigeant du postulant le respect de ces règles.

Un avertissement enfin, exposant au postulant qu'il commettrait une grave faute, devant Dieu, s'il manquait à sa parole de respecter ces devoirs.

Cette cérémonie ne comprend pas de transmission de signes ou mots secrets et le serment se prête sur le Livre des devoirs du métier, et non sur la Bible, conformément aux usages catholiques et anglicans et à l'interdiction contenue dans l'Évangile.

 2° LE RITE DU MOT DE MACON

  L’arrivée du réformateur calviniste John Knox(1514-1572) en Écosse pour y fonder la Réforme, fut à l'origine de profonds bouleversements sur le plan de l'organisation des confréries jusqu'alors catholiques. Suite à leurs nouvelles conversions, ceux des francs-maçons qui étaient devenus presbytériens souhaitèrent à leur tour réformer la pratique des anciennes règles et revenir à une lecture seulement scripturaire des devoirs.

La réorganisation des devoirs entraîna de nombreux changements dans les loges opératives qui devinrent plus ouvertes à la libre interprétation des Écritures selon le principe de la liberté de jugement des réformateurs.

Le Rite du Mot de maçon aurait été élaboré au sein de la loge calviniste de Kilwinning entre 1628 et 1637.

Les plus anciens documents le concernant mentionnent un rituel qui consiste à recevoir en loge un nouveau membre en lui donnant une poignée de main pendant qu'on lui communique le nom des deux colonnes du Temple de Salomon.

Les documents plus tardifs, et notamment le « Manuscrit d'Édimbourg » qui date de 1696 et qui était le rituel de la loge « Canongate-Kilwinning », font apparaître des évolutions notables dès cette époque. Ils mentionnent notamment un « catéchisme » par questions et réponses, la pratique des cinq points du compagnonnage, ainsi que la transmission d'un mot supplémentaire en "M.B." au second grade.

Le rite du Mot de maçon, est la forme originelle des trois degrés (apprenti, compagnon, maître) pratiqués aujourd'hui par la quasi-totalité des loges maçonniques dans le monde.

RITE DES MODERNS

Le Rite du Mot de Maçon sera transformé en un rite universel par la Grande Loge de Londres, permettant à la franc-maçonnerie d'accéder à un œcuménisme tolérant et conciliant.

  RITE FRANCAIS

Les exilés britanniques apportent le rite des Moderns qui sera traduit, progressivement, en français.

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