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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 19:40

Beaucoup de Maçons du Rite Français se demandent quelle est la spécificité de leur Rite. Je dirai tout de suite quelle est, à mon avis, la réponse à cette question. Elle pourra paraître paradoxale, mais je la crois pourtant juste et profonde. La spécificité du Rite Français, c’est de ne pas en avoir. Ce que je veux dire, c’est que les autres Rites ont subi l’influence de facteurs extra-maçonniques, et que c’est cette influence qui donne à chacun sa spécificité, tandis que le Rite Français n’a subi aucune telle influence. Il est pour ainsi dire la Maçonnerie à l’état chimiquement pur. Je précise que cela vaut quand on compare le Rite Français aux autres Rites qui proviennent de la Maçonnerie française du XVIIIe siècle, c’est-à-dire au Rite Écossais Rectifié et au Rite Écossais Ancien et Accepté, en laissant hors de la comparaison les Rites anglais et américains. Disons, donc, que le Rite Français est la Maçonnerie française à l’état chimiquement pur, c’est-à-dire, la Maçonnerie française exempte de toute influence extra-maçonnique. Je ne dis évidemment pas cela pour lui en faire un titre de supériorité sur les autres Rites auxquels je l’ai comparé ; je ne fais que constater un fait, qui permet de donner la réponse juste à la question de la spécificité du Rite. En particulier, le Rite Français n’a pas de doctrine explicite, exprimée dans un discours logiquement structuré, et en définitive dogmatique, en prenant ce mot dans son sens originel qui n’a rien de péjoratif ; cela le différentie notamment du Rite Ecossais Rectifié qui, lui, a incontestablement une telle doctrine. C’est même le fait d’avoir une telle doctrine qui constitue la spécificité du Rite Écossais Rectifié, et cela est directement lié à l’influence extra-maçonnique que ce Rite a subie. La Maçonnerie par elle-même n’a pas de telle doctrine, et c’est parce que le Rite Français est, comme je l’ai dit, la Maçonnerie française à l’état chimiquement pur, qu’il n’en a pas. Qu’il n’ait pas de doctrine ne veut pas dire qu’il ne contienne pas d’enseignement, mais son enseignement n’est nulle part développé sous la forme d’une doctrine explicite et discursive dans les textes du rite, contrairement à ce qui se passe pour le Rite Écossais Rectifié. L’enseignement reste, de bout en bout, enveloppé dans les symboles, et cela vaut aussi bien pour les hauts grades que pour les grades qu’on appelle plus particulièrement ‘’symboliques’’, c’est-à-dire pour les grades bleus. Peut-être ne serait-il pas impossible de dégager de cette enveloppe symbolique une doctrine explicite, mais le fait est, en tout cas, que les textes du grade ne le font pas ; et je ne le ferai pas non plus, car à supposer que ce soit possible, cela ne serait pas conforme à la méthode initiatique du Rite, qui est celle-là même de la Maçonnerie.

                                                                                                              E.M

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 17:30
Si la naissance, l'extension puis l'implantation de la franc-maçonnerie en France, de 1730 à la veille de la Révolution est maintenant bien connue grâce aux travaux de Ran HALEVI et de Gérard GAYOT, il en va tout autrement pour ce qui est des rites pratiqués, du moins avec certitude.

"Condamnée à n'avoir point d'historiens, la franc-maçonnerie se trouvait livrée à deux catégories de menteurs, les détracteurs et les thuriféraires" écrit Alec MELLOR en parlant de la fin du XVIII° siècle

Mes frères, je n'ai pas, alors, la prétention de vous présenter l'histoire de la création du Rite Français, et si d'aventure j'avais été animé de cette inconscience la lecture de Guy VERVAL :

"Le Rite Français fut établi en 1786, chacun s'en va le répétant, je le veux bien mais qui signifie cette affirmation ?" aurait modéré mes certitudes et j'intitule donc ce travail seulement :"A propos d'une réforme, ou la naissance du Rite Français".

Le début du XVIII° siècle a vu s'affronter deux maçonneries : la maçonnerie protestante des Orangistes et la maçonnerie catholique des Stuartistes ou maçonnerie jacobite, fondée par les hommes qui suivirent Jacques III, Charles-Edouard STUART, en exil.

Il semble maintenant avéré, après les recherches d'André KERVELLA que l'influence anglaise (anglo-irlando-écossaise) exclusivement jacobite, soit installée dès la fin du XVII° siècle en Basse-Bretagne : "Une sorte de cordon ombilical relie dès 1683/1701 une avantgarde locale aux aînés d'outre-Manche".

Le 27 mai 1751, un écossais, Georges DUVALMON ou DUVALNON ou DE WALNON, muni de pouvoirs datés d'Edimbourg le 17 juin de cette même année, fonde à Marseille une loge stuartiste "Saint Jean d'Écosse". Cette loge travaille à un rite en 7 grades :

Apprenti - Compagnon - Maître

4° grade Maître Élu dit des Neuf

5° grade Écossais Vrais d'Écosse

6° grade Chevalier de l'Orient

7° grade Rose-Croix

Il me semble donc impossible d'étudier la naissance du Rite Français en séparant les trois grades bleus des 4 quatre grades qui deviendront 4 Ordres. L'ensemble est indissociable et ce serait une faute grave contre l'intelligence et l'histoire que de l'accepter.

Le 17 mai 1762 Georges DUVALNON donne les pouvoirs à Alexandre ROUTIER et la loge prend le nom de "Mère Loge Écossaise de Marseille".

Pour de nombreux historiens elle serait à l'origine du Rite Français et du Régime Écossais Rectifié.

Mais la véritable naissance du Rite Français en 7 grades (appellation quelque peu erronée) date de l'Assemblée Générale du Grand Orient de 1786

Cette naissance est indissociable de celle du Grand Orient de France. Je ne reviens pas sur la fondation du Grand Orient, véritable prise de pouvoir maçonnique, aux dépens de la Grande Loge de France d'alors.

Nous retiendrons une date : celle du 24 décembre 1772, où, lors d'une réunion à l'Hôtel de Chaulnes, présidée par Anne Charles-Sigismond de Montmorency-Luxembourg la Grande loge Nationale fut déclarée dissoute : "L'Ordre maçonnique devant être dirigé à l'avenir par un corps nouveau appelé Grand Orient de France".

Pour Guy-Serge DENYS : "C'est ce jour même que fut constitué le Rite".

Lassé de l'inefficacité de la commission nommée en 1773 pour réformer les Hauts Grades maçonniques ou du moins pour y mettre de l'ordre, le Grand Orient nomme le 18 janvier 1782 une chambre dite "des grades".

Le 16 mai 1783, le Grand Orient adresse aux loges une circulaire les invitant à envoyer à cette chambre tous les cahiers des grades dont elles sont en possession afin qu'elle puisse : "les examiner, les apprécier et les REDUIRE !"

Le Grand Orient se met en même temps en rapport avec le Grand Chapitre Général de France qui possède une immense quantité de cahiers de tous les rites, dont on peut consulter la nomenclature alphabétique dans Acta Latomorum de THORY.

Le Grand Chapitre Général y est appelé Grand Chapitre Métropolitain, nom qu'il prit après sa réunion au Grand Orient;

Il est intéressant de voir quelle est l'origine de ce corpus des hauts grades.

Le 2 février 1784, 7 chapitres de Rose-Croix de l'Orient de Paris se confédèrent pour former le Grand Chapitre Général de France dont le but est de réunir à perpétuité en France, sous son régime et son gouvernement tous les chapitres qui y existent et qui pourraient y exister à l'avenir "Afin de réformer l'acéphalité qui les caractérisait et d'en purger les abus".

Ce sont les Chapitres de la Réunion, des Amis Intimes, des Frères Unis de Saint-Henri, de l'Amitié, de l'Harmonie, de Salomon et de la Trinité.

Le 24 septembre 1785 ce corps absorbe le Grand Chapitre de France dont le Docteur Gerbier, membre du Grand Orient, est le président et que Ragon nous présente ainsi : "Authentique maçon et authentique escroc".

Je veux à cette occasion faire ressortir le danger pour l'historien du faux document en citant la relation que fait JOUAUST de l'affaire Gerbier comme exemple de la déplorable manie qu'avaient "à cette époque" certains corps maçonniques, et même certains individus, de se créer des origines mensongères : "Il [Le Docteur Gerbier] fit admettre comme authentique, par le Grand Orient, une prétendue charte de la loge de Kilwining qui aurait constitué à Paris un Chapitre de Rose-Croix en 1721. Or à cette date la Grande Loge de Kilwining n'avait pas encore, de son propre aveu, repris les travaux qui ne datent, suivant elle, que de 1736 et suivant toute probabilité de 1763. Le titre que le Docteur Gerbier exhiba avec impudence en 1786 était donc un faux manifeste, comme on s'en convainquit par la suite, et l'on parvint même à savoir qu'il avait été écrit dans un cabaret à la suite d'un repas".

Dans leur pacte d'union chacun des deux Chapitres déclare qu'il a "transporté et communiqué à l'autre absolument et irrévocablement tous ses titres, droits, privilèges, autorité, pouvoir et pleine puissance, pour dorénavant et toujours ne plus former qu'un seul et unique corps et Chapitre, sous la dénomination du Grand Chapitre de France".

Le 17 février 1786 le Grand Orient incorpore à son tour le Grand Chapitre Général et puise dans cette union la puissance nécessaire pour régir les Hauts Grades et opérer la réforme qu'il médite depuis longtemps et édicte la même année.

JOUAUST affirme, s'appuyant sur de solides recherches, que c'est au Grand Chapitre et non à la Chambre des Grades, comme le disaient THORY et REBOLD, qu'est dur la réforme du Rite Français ou Moderne.

En effet, en suivant sur les registres originaux de cette Chambre (ce qu'il a fait) tous les travaux auxquels elle s'est livrée depuis sa fondation en 1782, on voit qu'elle s'occupa activement de la mission qui lui a été confiée, du 5 mars 1782 au 4 février 1784, c'est à dire des Hauts Grades.

Pendant la fin de 1784 elle travaille plus spécialement à la rédaction des cahiers des trois grades symboliques, afin d'assurer une rédaction uniforme pour toutes les loges de l'obédience ;  elle rédige aussi le rituel des banquets maçonniques.

Au début de 1785 elle entre en relation avec le Grand Chapitre Général et jusqu'au 12 décembre 1786, elle ne s'occupe exclusivement que de sa correspondance, des affaires courantes et surtout de son projet de traité avec le Grand Chapitre. Elle prend une part active dans la lutte que le Grand Orient soutient contre l'invasion de la maçonnerie par la grande Loge Écossaise d'Hérédom de Kilwining ; en un mot elle paraît avoir abandonné ses premiers travaux pour devenir une chambre administrative des grades supérieurs.

Une circulaire du Grand Orient datée du 19 février 1789 enlève tout doute sur les véritables auteurs du Rite Français : "Si le Grand Orient a cru devoir profiter d'un travail qui lui était offert par une Société de Maçons - la Chambre des grades - dont le zèle a secondé ses vues, il ne s'est décidé à accepter ce travail que par les avantages évidents qui pouvaient en résulter, pour le bien de l'administration générale, et pour procurer une jouissance plus prompte aux Loges elles mêmes".

Pour corroborer cette affirmation, je peux produire un témoin, découvert par Guy VERVAL, Adolphe CORDIER (1809-1876), qui écrivait 70 ans après les évènements : "Ce n'est qu'en 1786 que le Grand Orient put mettre la dernière main à la grande réforme, après avoir étudié tous les rites existants et extrait de chacun d'eux ce qu'ils contenaient d'essentiel à la maçonnerie. Son travail a été promulgué sous le nom de Rite Moderne, il fut depuis indistinctement désigné sous celui de Rite Ancien Réformé qui paraît beaucoup mieux lui convenir, puisqu'il n'est au fond qu'un résumé des points les plus importants contenus dans les Hauts Grades anciens. Le Rite Réformé ou Moderne se compose de sept grades : Apprenti, Compagnon, Maître, Élu des IX, Grand Élu Écossais, Chevalier d'Orient, et Rose-Croix. C'est une exposition philosophique, positive, large, complète, dessinant nettement la vraie maçonnerie et le grand but qu'elle poursuit". (Histoire de l'ordre maçonnique en Belgique -1854-)

Je ne résiste pas à vous livrer les conclusions du Frère A. G. JOUAUST :

"La réforme connue sous le nom de Rite Français ou Moderne, a été l'objet des attaques les plus vives de la part des partisans de tous les systèmes où les grades sont plus nombreux et les dénominations plus brillantes. Ces critiques sont aussi injustes qu'intéressées de la part de ces puissances rivales, puisqu'elles reprochent précisément au Grand Orient ce qui doit être pour lui un titre nouveau à rajouter aux nombreux services qu'il a rendu à la maçonnerie française, un essai rationnel de simplification de la maçonnerie de perfection, une réduction raisonnée et raisonnable de la multitude des grades".

On peut se demander pourquoi un système simple, intelligent, rationnel n'a pas connu un développement plus important.

Il semble que ce soit essentiellement du à un travail non achevé. Car si l'autorité du Grand Orient sur les trois grades de la maçonnerie bleue n'était pratiquement plus contesté, il n'avait pas le pouvoir pour faire adopter une innovation qui, je cite : "Enlevait à la vanité une partie des hochets dont elle était habituée à se repaître depuis une génération au moins".

Pour établir complètement sa réforme le Grand Orient aurait du dès sa promulgation, comme il l'a fait par la suite, s'approprier le Rite tout entier avec tous ses grades que l'on fut alors venu lui demander !

Au delà du grade de Maître, le Grand Orient reconnaît non pas quatre grades mais quatre Ordres qui correspondent chacun à un groupe de grades.

Cela, bien sûr, n'aurait pas empêché les erreurs de 1877 !

C'est à dessein que j'arrête ce travail en 1789. Car après le tumulte révolutionnaire et la reprise en main du Grand Orient par le Grand Vénérable (et non Grand Maître) Roettiers de Montaleau, des soubresauts vinrent encore agiter le Rite Français car la maçonnerie des hauts grades n'avait pas été ralliée tout entière par la réforme de 1786. La Grande Loge d'Hérédom de Kilwining crée à Rouen une Grande Loge et un Grand Chapitre souchés sur la loge "L'Ardente Amitié" dont le très sage, le Frère Matheus, recevait le titre de Grand Maître Provincial avec le droit de constituer d'autres Chapitres en France. Et ce n'est qu'un exemple de la complexité et de la dureté des combats qui suivirent la "réforme de 1786".

Je termine avec l'auteur que j'ai cité en introduction, Guy VERVAL :

"Ils (Les Ordres du Rite Français) méritent une étude historique approfondie. Hélas, le temps n'est pas encore venu. Trop d'obscurité, d'ignorance empêchent que cette histoire soit dès à présent écrite. La genèse, le développement des grades "Ecossais" restent une énigme que quelques informations ponctuelles ne peuvent suffire à résoudre.

Mieux vaut peut-être s'en tenir à une lecture naïve, aux quelques commentaires qu'elle suscite, sans prétention d'érudit".

Consolons-nous de ces lacunes mes Frères, car L'Ecclésiaste nous apprend que : "Celui qui acquiert la connaissance acquiert la souffrance".

                                                                                                       P.M.T

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 01:16

 Ce furent tout d'abord les Hauts Grades  qui furent implantés avec l'aide et le soutien de l’Ordre des Hauts Grades des Pays-Bas et du Grand Prieuré de Belgique de 1991 à 1995.

En 1997  fut fondé à Paris le Souverain Grand Chapitre des Hauts Grades par l'octroi d'une patente hollandaise autorisant  le Grand Prieuré Des Gaules à  pratiquer régulièrement  tous les degrés et Ordres (hauts grades) du Rite Français.

En 2003, la fondation de Loges de Saint- Jean a de facto entériné  la création  d'une structure administrative : le CHAPITRE GÉNÉRAL DU RITE FRANÇAIS qui gère  l'ensemble du   "Régime  en sept Grades" ainsi  qu' un   "cinquième Ordre" fidèles aux traditions établies par ses fondateurs.

Suite a la rupture des liens entre la GLNF et le GPDG,  le Très Respectable Grand Maître de l’Ordre des Hauts Grades des Pays Bas le frère Vögeli, par lettre en date du 29 juin 2008, prévenait le GPDG que le Grand Chapitre avait décidé de révoquer la Patente qui lui avait été délivrée.

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 22:45
JOABEN: REVUE DU GRAND CHAPITRE GENERAL DU GRAND ORIENT DE FRANCE


CHRONIQUES D'HISTOIRE MACONNIQUE: REVUE DE L'INSTITUT D'ETUDES ET DE RECHERCHES MACONNIQUES

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 22:20

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 22:09
Les Frères titulaires de la distinction de Chevalier de l’Aigle Blanc portent leur bijou au bout d’un ruban blanc moiré non liseré, accroché à la boutonnière.

 Ce bijou, représente les armes du Grand Chapitre Français, réunissant les symboles des quatre ordres, porté par un aigle.

Les Frères titulaires de la distinction de Chevalier de la Sagesse portent le bijou de Chevalier de l’Aigle Blanc autour du cou, à l’aide d’un ruban blanc moiré liseré en or.

Le bijou de Chevalier de la Sagesse, accroché à la boutonnière.

Il s’agit d’un bijou en forme de croix, portant en lettres d’or sur fond rouge INRI. Au centre une rose en or entourée des petites lettres d’or du mot SAPIENTIA.



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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 19:42

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 18:06

La Refondation du Rite Français par des frères membres de la GLNF se fera grâce à une patente donnée par le Suprême Conseil du Rite Moderne du Brésil le 7 août 1989, aux frères Roger Girard, Edmond Mazet, Jacques Thomas, Philippe Thomas, Jean-Yves Le Gouas, Levon D., Georges G., Daniel B., et Gilbert R.. L'autorité dont se référait le Brésil dans sa patente était celle qu'il détenait du GODF depuis 1822.

Avant cette date, et encore durant 10 ans, la situation du GRAND CHAPITRE  FRANCAIS sera celle d'une semi-clandestinité qui s'achèvera par la signature d'une convention entre la GLNF et le GCF, le 9 février 1999, Claude Charbonniaud, Très Respectable Grand Maître et Roger Girard, Très Illustre Suprême Commandeur, étant les représentants de ces organismes.

Roger GIRARD disait:

« L'accueil des Frères brésiliens fut on ne peut plus chaleureux ; ils comprirent parfaitement notre demande, ce qui ne les empêcha pas, bien au contraire, de s'acquitter scrupuleusement de toutes les opérations, formalités et vérifications indispensables. Et c'est ainsi que, le 7 août 1989, le Grand Chapitre, Suprême Conseil du Rite Moderne pour le Brésil nous délivrait une patente de constitution qui comblait nos vœux au-delà de toute espérance. Elle nous investissait des pouvoirs les plus étendus pour établir, développer et diriger la pratique de nos grades sur tout le territoire de la République française et même en pays étranger si nécessaire. Et nos Illustres Frères ajoutaient qu'ils étaient heureux de renvoyer aux Frères Français la régularité que ceux-ci leur avaient donnée en 1822, établissant ainsi la parfaite continuité entre notre Grand Chapitre Français et son prédécesseur, le Grand Chapitre général de France fondé le 2 février 1784 à l'initiative de Roëttiers de Montaleau et officiellement reconnu en 1787 par les plus hautes autorités Maçonniques Françaises comme l'organisme directeur des hauts grades du Rite Français, ceci à la date du 7 août, soit 202 ans jour pour jour avant la délivrance de notre actuelle patente. »

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 17:38

Le 17 mai 1999, le Conseil de l'Ordre sous la présidence de Philippe Guglièlmi prend la résolution de la refondation des Ordres de Sagesse du Rite français. Le 3 septembre 1999, le convent du GODF vote la convention qui donne délégation au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France pour administrer et gérer les Chapitres, prolongement naturel des Loges.

« La Chambre d'Administration venait de retrouver son héritage patrimonial, mis au placard de l'histoire maçonnique à la fin du XIXe siècle », nous rappelle l’ancien Grand Vénérable Jean-Pierre Lefèvre, et elle proclame le 24 octobre la reconstruction du 5e ordre.

La Chambre d'Administration allait mettre en place immédiatement deux principes fondamentaux et cinq concepts clés (Les 5 Ordres du Rite Français).

Le premier principe concerne la gestion transparente garantie par des mandats électifs, limités et un recrutement ouvert. Les conditions sont claires, de même qu'un apprenti a vocation à devenir maître, un maître doit pouvoir parcourir l'itinéraire symbolique et initiatique personnel dans un souverain Chapitre en quatre conseils philosophiques complété par l'Assemblée du 5e Ordre.

L'autre principe intangible porte sur la Liberté absolue de conscience.

Les cinq concepts, les cinq ordres, permettent la Transversalité et interactivité entre maîtres maçons. Jean-Pierre Lefèvre, a été le premier Grand Vénérable et lui a succédé Jacques Plumet.

Le GODF. a séparé le 5e Ordre en trois arches: Grand Cénacle des Chevaliers de l'Univers, Princes de la Lumière ; Souverain Collège du Rite, Princes du Souverain Sanctuaire, Maître du Temple ; le Chrysopéion des Sublimes Philosophes Inconnus.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 16:36

Le GRAND CHAPITRE GENERAL DE FRANCE est la première juridiction indépendante de hauts grades instituée en France le 2 février 1784, avant d’être récupérée par le Grand Orient de France et agrégée en son sein sur décision du Convent du 17 février 1786.

Les premières décennies qui suivirent sa création  virent l’apparition d’une floraison de chapitres dont certains comptèrent jusqu’à plus de 200 membres.

Mais la codification en 1804 du Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA) et son implantation rapide dans l’hexagone, favorisée par l’attrait de ses grades redondants au parcours plus valorisant, en apparence, amenèrent les ateliers de hauts grades du Rite Français vers une disparition quasi-totale dès la moitié du XIXème siècle. Le REAA se trouva donc en position pour devenir, et le rester plus d’un siècle et demie durant, le seul débouché pour les Maîtres maçons désireux de poursuivre leur itinéraire initiatique dans des ateliers de perfectionnement.

Il fallut attendre la fin du XX ème siècle pour voir ressurgir timidement quelques chapitres de Rite Français épars ci et là dans la France métropolitaine.
Tout d’abord à Paris, avec la création par René GUILLY du Chapitre « Jean -Théophile Desaguliers » , puis « La Chaîne d’Union » ( à recrutement pluri- obédientiel) fondé par Roger Dalmeras.

Suivirent, dans le Sud Est de la France les chapitres « Provence Fidélité », « Gnothi Seauton », «Pax et Caritas » « Lou Calen » et « Paracelse » à Nice.

Ces chapitres étaient indépendants, et qualifiés de « sauvages » par les hiérarques du GCDR qui ne supportaient pas de les voir échapper à leur autorité mais qui, par ailleurs, ne voulaient surtout pas les reconnaître, le Rite Français étant déclaré persona non grata à l’entrée dans leur organisation.

Le Grand Orient de France possédait pourtant une structure - qui avait pour nom « Grand Collège des Rites » (GCDR, ci-dessus en abrégé) - destinée à gérer les ateliers de hauts grades de tous les rites pratiqués alors par ses loges bleues (Rite Français, Rite Ecossais Rectifié, Rite Ecossais Ancien et Accepté).en application des dispositions contenues dans une Convention datée du 13 janvier 1946

Cette Convention ne fut jamais respectée quant à son objet, et le Grand Collège des Rites devint rapidement le fief du REAA qui se l’appropria purement et simplement, jusqu’à y imposer son propre Règlement Général, son mode de fonctionnement, sa hiérarchie, afin de n’offrir aux Maîtres issus des Loges du Grand Orient de France qu’une seule voie d’accès à des ateliers supérieurs, celle du REAA.

Il y avait là une indécence qu’il fallait corriger, car elle obligeait tous les Frères,  qui aspiraient à parfaire leurs connaissances maçonniques dans leur rite d’origine,(80% des loges du GODF ont le Rite Français pour rite de base), à demander leur admission dans des ateliers de perfectionnement du REAA, aucune autre alternative ne leur étant offerte par le pseudo Grand Collège des Rites.

Bien que cautionnée de tous temps par le Conseil de l’Ordre, cette situation pour le moins anachronique et inégalitaire, ne pouvait perdurer plus longtemps. Il devenait urgent de dénoncer publiquement, haut et fort, l’aberration de cette situation.

C’est-ce que fit le Frère Jacques Lap.°., fondateur le 4 Septembre 1993 du Souverain Chapitre Roëttiers de Montaleau , - premier chapitre à activer les quatre Ordres du Rite Français dans la mouvance parisienne du Grand Orient de France, après plus d’un siècle et demie d’absence totale d’ateliers activant les hauts grades de ce rite au sein de cette obédience - en proposant à l’autorité de tutelle, le Conseil de l’Ordre, de confier en exclusivité au Grand Chapitre Général de France, la patente des hauts grades du Rite Français, jusque là dans les mains de la hiérarchie du REAA-GCDR.

Le Grand Chapitre Général de France venait d’être réactivé à cet effet, le 15 janvier 1994, vallée de Nice (plus exactement au temple de Cagnes sur Mer) par quatre chapitres indépendants : GNOTHI SEAUTON, PAX et CARITAS, PARACELSE et ROËTTIERS de MONTALEAU..

Le Conseil de l’Ordre, comme il fallait s’y attendre, ne donna pas suite aux multiples requêtes du Frère Lap.°., trop soucieux qu’il était de ménager la bienveillance à son égard du Suprême Conseil du REAA-GCDR .

Et pourtant, on le sait déjà, le Grand Collège des Rites avait vocation à être un véritable temple des rites, plutôt que la forteresse du REAA.

Mais pour que cela devienne réalité, encore eut-il fallu une réelle volonté dudit Conseil de l’Ordre de faire appliquer stricto sensu la Convention du 13 janvier 1946, sur laquelle s’appuyait, pour fonder ses requêtes, le Frère Lap.°. et les quelques rares courageux décidés, avec lui, à affronter les responsables du Grand Collège des Rites.

Lesquels, dans un premier temps, affichèrent leur plus grand mépris, considérant peut-être qu’il y avait une audace insolente pour un homme quasiment seul de s’attaquer à la forteresse réputée inexpugnable que représentait le Grand Collège des Rites. Peut-être pensaient-il aussi que l’entourage de ce Frère, (composé malheureusement en grande partie de Frères très avancés dans leur parcours au sein du REAA (30, 31et 32ème), mais impatients d’obtenir le 33ème grade de ce rite), serait facile à circonvenir, l’obtention de ce fameux et tant désiré 33ème grade représentant une carotte dont il pouvait toujours être bon de se servir le moment venu.

Mais l’insolente détermination du F.°. Lap.°., ajoutée à l’inquiétude croissante du Conseil de l’Ordre devant l‘intérêt légitime que suscitait la possibilité nouvelle qui était maintenant offerte aux Frères initiés dans leurs loges au Rite Français, de poursuivre leur parcours initiatique dans leur rite d’origine, au sein d’ateliers  activant des grades postérieurs à la Maîtrise, amenèrent le Suprême Conseil, organe directeur omnipotent du GCDR, à considérer qu’il y avait peut-être urgence à récupérer au sein de leur structure ce Grand Chapitre Général grandissant, qui échappait à leur contrôle, et qui finirait si l’on n’y prenait garde, par leur faire ombre, voir concurrence.

Surtout qu’au chapitre Röettiers de Montaleau, à raison d’une à deux messes par mois, on organisait moult baptêmes de Frères - dont beaucoup choisirent plus tard la religion de l’hypocrisie, il ne manqua pas alors de traîtres et de renégats pour se disputer le devant de la scène - aux fins de créer les chapitres TOLERANCE, TRADITION et AVENIR, et LES DEMOCRATES.

Deux années s’écoulèrent pendant lesquelles, le Conseil de l’Ordre s’accommoda de l’existence dans ses murs du chapitre Röettiers de Montaleau, et de la réactivation du Grand Chapitre Général de France. Mais le GCDR ne pouvait laisser ce dernier se développer en échappant totalement à son contrôle.

C’est ainsi qu’en mars 1996, le Grand Chapitre Général de France passa sous la tutelle du Grand Collège des Rites, et sous l’autorité du Suprême Conseil, qui plaça aussitôt des membres de ce conseil à la tête des trois organes directeurs du Grand Chapitre Général (Chambre administrative, Chambre du Rite, Chambre des Grades).

Ce même jour, le Grand Commandeur du REAA, président du Suprême Conseil de ce rite et, par voie de conséquence, président du GCDR, remit des patentes du Rite Français à 16 Chapitres.

Il ne faut pas chercher la légitimité dans un tel geste, car il n’y en a pas. Seule l’incongruité de l’initiative est à retenir, car il y a incongruité à ce qu’un Ecossais , à peine converti de la veille au Rite Français, s’octroie le droit et la légitimité de délivrer des certificats de baptême à des frères considérés hier comme des mécréants.

Le nouvel attelage ne fonctionna guère plus de deux ans, à l’issue desquels le Conseil de l’Ordre, sur l’initiative du F.°. Alain BAUER, alors Conseiller du Grand Maître Philippe GUGLIELMI, décida en 1998 la création d’une Commission de Conciliation, composée des représentants du Grand Chapitre Général de France, du Grand Chapitre Général de Rite Français, mouvement dissident créé par l’ancien Grand Maître Paul GOURDOT - lequel refusa de s’aligner sur la doctrine du Grand Chapitre Général de France, concernant la pratique traditionnelle du Rite. Il faut ajouter une tierce composante, le Souverain Chapitre ROETTIERS de MONTALEAU, représenté par son président le F.°. Jacques Lap.°..

Un an plus tard, ce tiercé, Grand Chapitre Général de France, Grand Chapitre Général de Rite Français, et Souverain Chapitre Röettiers de Montaleau, fut signataire d’un protocole d’accord qui préluda à la création du Grand Chapitre Général du Grand  Orient de France.

Ce nouveau porte-avions décida de son premier carénage à La Rochelle, et sa première décision fut l’expérimentation de sa catapulte. En fit les frais de façon spectaculaire le président du Grand Chapitre Général.

Le pont d’envol balayé, les chapitres purent décoller vers leurs orients respectifs en arborant leur nouvelle cocarde GRAND CHAPITRE GENERAL DU GRAND ORIENT DE FRANCE.

En principe cette cocarde est le symbole de la Démocratie, de l’Egalité, de la Fraternité et des trois vertus théologales : Foi, Espérance et Charité.

Si, en Maçonnerie, le pêché le plus répandu est l’utopie, la religion qui devrait comporter le plus d’adeptes est la Fraternité. Force est de constater que, dans cette religion, il n’y a pas beaucoup de saints. Mais beaucoup d’infidèles.

Les Frères refondateurs du Grand Chapitre Général de France ont cru en l’avenir de la juridiction grand orientale. Pas longtemps, il est vrai, car très vite ils prirent conscience que leurs espoirs seraient amplement déçus, la direction de cette juridiction s’étant rapidement emparée du système qui la fait naître, pour y imposer une autocratie aux initiatives et aux méthodes difficilement admissibles.

En tous cas inadmissibles pour les membres du Grand Chapitre Général de France pour qui il ne fut pas question un seul instant de cautionner ces initiatives, pas plus que les orientations proposées aux chapitres pour mener leurs réflexions en loge.

A chacun sa vision de la pratique du rite : Rite Français pour eux, Rite Moderne pour nous. Et quand il y a quantité de désaccords multiples et profonds, tant sur le mode de fonctionnement que sur les options choisies, mieux vaut alors se séparer et rester chacun chez soi. 

Le chez soi, pour nous c’est le Grand Chapitre Général de France.

Abandonné par le Grand Orient de France une première fois en 1786 au profit du Chapitre Métropolitain, laissé libre dans nos mains de 1994 à 1996, abandonné de nouveau en 1999 pour donner naissance au Grand Chapitre Général du Grand Orient de France, nous le récupérons une seconde fois en octobre 2006 pour lui redonner vie, force et vigueur, densité et phosphorescence.

Son organisation s’inspire très largement des Statuts et du Règlement Général rédigés par Roëttiers de Montaleau en 1784.

Les rituels en usage aux quatre Ordres sont également de la même année et du même auteur

Tradition et Démocratie, Respect des autres et Liberté Absolue de Conscience, sont les maîtres mots qui inspirent et guident les Frères du Grand Chapitre Général de France dans leur démarche vers la quête du savoir, leur perfectionnement individuel, et leur réflexion sur le devenir de l’homme.

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