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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 00:24





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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 03:52
Le très-respectable. — Vénérable frère premier et vénérable frère second surveillants, quel est le devoir des surveillants en loge ?

Le premier surveillant. — C'est de s'assurer si tous les frères sont maîtres.

Le très-respectable. — Vous en êtes-vous assuré?

Le premier surveillant. — Nous sommes tous, maitres, très-respectable.

Le très-respectable. — Comment reconnaîtrai-je que vous êtes maître ?

Le premier surveillant. — En m'éprouvant. L'acacia m'est connu.

Le très-respectable. -Faites le signe de maître.

 Quel âge avez-vous?

Le premier surveillant. — Sept ans et plus.

Le très-respectable. — A quelle heure ouvrons nous nos travaux dans la chambre du milieu, frère second surveillant ?

Le deuxième surveillant. A midi.

Le très-respectable. — Quelle heure est-il?

Le deuxième surveillant. — Midi.

Le très-respectable.—Puisqu'il est midi, vénérables frères premier et second surveillants, engagez les vénérables maîtres à nous aider à ouvrir les travaux de maître dans la respectable loge de ….

 Ies travaux de maître sont ouverts ; placez-vous, mes frères.

 Vénérable maître premier surveillant, sachez qui frappe.

Le premier surveillant. — C'est un compagnon qui souhaite d'être reçu maître.

Le très-respectable. — Demandez-lui ses nom, prénoms, qualités et âge maçonniques. Demandez-lui encore où il a travaillé, sur quoi il s'est exercé, s'il a fait son temps, si  son maître est content de lui, s'il n'a aucun reproche à se faire, et s'il est bien disposé à remplir les devoirs d'un maître Maçon ?

 Introduisez le compagnon.

 Vénérable frère premier et vénérable frère second surveillants, emparez vous du compagnon , et ayez soin qu'il ne puisse rien voir de ce qui se passe ici jusqu'à ce que nous ayons la certitude qu'il est digne d'être admis parmi nous.

Compagnon, jurez, sous les peines dont vous avez été menacé lors de votre premier engagement, de ne rien révéler de ce que vous apercevrez dans ce lieu, et de ne rien communiquer à qui que ce soit, dans le cas où vous ne seriez point admis au grade que vous paraissez désirer.

Promettez dn répondre avec franchise et candeur aux questions qui vous seront faites. Compagnon, que voulez-vous?

 Est-ce bien le désir de vous instruire qui vous anime ?

 Croyez-vous avoir fait assez de progrès dans l'étude de la Franche-Maçonnerie pour mériter d'obtenir le plus important de ses grades?

//////////////////////////////////////

INSTRUCTION RAISONNÉE DU GRADE DE MAITRE.

Le très-respectable.—"Pourquoi, mon frère, vous présentez-Vous ainsi, et vous placez-vous sans attendre mes ordres?

Le maître. — Parce que je suis maître, très respectable ; l'acacia m'est connu.

Le très-respectable. —Où avez-vous été reçu

Le maître. — Dans la chambre du milieu.

Le très-respectable. — Comment y êtes-vous parvenu ?

Le maître. — Par un escalier que j'ai monté par trois, cinq et sept.

Le très-respectable. — Qu'avez-vous vu dans Cette chambre ?

Le maître. — Deuil et tristesse.

Le très-respectable. — Pourquoi ?

Le maître. — Parce que là était le tombeau de notre respectable maître Hiram.

Le tres-respectable. — Qu’y avait-il dessus?

Le maître. — Une branche d’acacia, et dans la partie supérieure un triangle d'or, au centre duquel était gravé le nom du grand Architecte du If univers.

Le très-respectable. — Ne vîtes-vous rien de plus dans la chambre du milieu ?

Le maître. — J'y remarquai neuf étoiles ?

Le très-respectable. — Que fîtes-vous en entrant dans l'assemblée des maîtres ?

Le maître- Le signe.

Le très-respectable. — Que signifie ce signe ?

 Le maître. — L'horreur que les maîtres éprouvèrent en découvrant le cadavre d'Hiram.

Le très-respectable. — Quel est le mot de passe, et comment l'expliquez-vous?

Le maître. — .... C'est le nom des habitants du Mont-Gibel qui tiraient les pierres des carrières, et préparaient les cèdres employés à la construction du temple.

Le très-respectable. — Quel est le mot sacré ?

 Le maître. — .... La chair quitte les os.

 Le très-respectable. — Votre réception est-elle assez présente à votre esprit pour m'en donner l'historique ?

Le maître. — Daignez m'écouter. Ma réception se divise en deux parties. Dans la première, j'ai été traité en compagnon suspect ; dans la seconde, j'ai vu représenter la mort de notre respectable maître Hiram.

Première partie. Après avoir travaillé trois ans comme apprenti sur la colonne J, et cinq ans sur la colonne B, en qualité de compagnon, j'ai été conduit parmi les maîtres. Je venais de finir mon temps, je m'étais exercé sur la pierre polie, j'avais préparé les outils, mon maître était content de mon travail, et je demandais la récompense due aux compagnons zélés, lorsque le très-respectable a commandé de m'arracher mon tablier, parce que j'étais soupçonné de l'avoir déshonoré. Je fus interrogé, je répondis avec fermeté et franchise, je me justifiai, et on m'admit aux voyages qui sont au nombre de neuf et qui furent réduits a trois. Les voyages terminés, je fus introduit par la porte d'occident ; je montai les sept degrés du temple, et je parvins au tombeau d'Hiram par les pas d'apprenti et de compagnon. Là je m'arrêtai, et le très-respectable me dit : Salomon, fils de David, aussi célèbre par sa  profonde sagesse que par ses hautes connaissances, résolut d'élever le temple projeté par  son père. Il demanda à Hiram, roi de Tyr, les  matériaux nécessaires, et un homme capable  de le seconder dans ses nobles dispositions. Le Roi de Tyr envoya à Salomon un architecte habile, et qui, comme lui, s'appelait Hiram, quoi qu'il fût fils d'un Tyrien et d'une femme de la  tribu de Nephtali.

Salomon donna à Hiram la direction générale » des travaux.

Les ouvriers, au nombre de plus de cent  mille, divisés en trois classes, avaient des mots, des signes et des attouchements pour se reconnaître entre eux et recevoir la paye proportionnée aux travaux auxquels ils étaient propres..

Les apprentis touchaient leur salaire à. la colonne J, placée au nord.

«Les compagnons à la colonne .B, située au midi, près de la porte d'occident.

Les maîtres, dans la chambre du milieu. On entrait dans le temple par trois portes. Celle qui d'abord fut destinée aux apprentis, et par la suite au peuple, était à l'occident  au  midi, celle des compagnons, qui, depuis l'achèvement du temple, fut consacrée aux .lévites ; enfin, celle des maîtres, et par la suite des pontifes, était à l'orient.

L'ordre établi parmi les ouvriers devait assurer  la tranquillité. La vigilance d'Hiram hâtait les  travaux du temple, lorsqu'un événement affreux  vint les suspendre et causa un deuil général.

Trois compagnons, mécontents de leur paye, voulurent obtenir celle de maître, à l'aide des  signes, paroles et attouchement qu'ils espéraient  se procurer à force ouverte.

Ils avaient remarqué qu'Hiram visitait tous  les soirs les travaux après que les ouvriers étaient  retirés. Ils se placèrent aux trois portes du temple. L'un s'arma d'une règle, l'autre d'un levier, et le troisième d'un fort maillet.

  Hiram s'étant rendu dans le temple par une  porte secrète, se dirigea vers la porte d'occident. » II y trouva un compagnon qui le menaça de le  tuer s'il ne lui donnait le mot, le signe et

 L’attouchement de maître. Hiram lui dit : Malheureux, tu sais que je ne peux ni ne dois te les donner ; efforce-toi de les mériter et tu les obtiendras. A l'instant le compagnon veut, de la règle qu'il tenait, le frapper sur la tête; mais le coup mal dirigé ne porta que sur l'épaule.

Ici commence la seconde partie de ma réception. Le frère expert, en me faisant faire le premier pas mystérieux, me frappa, et figura ainsi le coup que reçut Hiram.

Le très-respectable continua:

Hiram chercha son salut dans la fuite et voulut sortir par la porte du midi. Le second compagnon se présenta, fit la même demande et  reçut la même réponse; alors le traître, le frappant de son levier, n'atteignit Hiram que sur la  nuque du cou.

Le frère expert me fit faire le second pas mystérieux et me porta le même coup.

Le coup ne fit qu'étourdir Hiram, qui eut encore assez de force pour courir vers la porte  d'orient: là, le troisième compagnon lui fit la  demande du mot, du signe et de l'attouchement de maître; et, sur le refus d'Hiram, le compagnon lui porta un coup de maillet sur le front et l'étendit mort.

Je venais de faire le troisième pas mystérieux, lorsque le très-respectable me frappant au front, me renversa sur la représentation du tombeau de notre respectable maître. Ma tête était un peu élevée, ma jambe gauche étendue, la droite repliée en équerre ; mon genou élevé, mon bras gauche étendu, et le droit aussi plié en équerre. Ma main se trouvait posée sur mon cœur à l'ordre de compagnon, mon tablier était relevé sur ma main , et un drap noir couvrait tout mon corps. Une branche d'acacia fut fixée sur moi.

Les compagnons n'eurent pas plutôt commis  leur crime qu'ils en sentirent l'énormité. Afin  d'en dérober la trace, ils enlevèrent le corps  d'Hiram, qu'ils déposèrent ù quelque distance  des travaux, et l'enterrèrent dans une fosse creusée  à la hâte, se promettant, au premier instant  favorable, de l'emporter bien loin; et pour re» connaître l'endroit où ils l'avaient placé, ils plantèrent une branche d'acacia.

Les maîtres s'aperçurent bientôt de l'absence  d'Hiram : ils en avertirent Salomon, qui ordonna de le chercher avec le plus grand soin.

Trois maîtres partirent par la porte du nord.

 Ici le second surveillant prend deux maîtres et commence la recherche par le nord, en sondant le terrain qu'il parcourt. Revenu à sa place, il dit: Nos recherches ont été vaines.

Trois autres maîtres partirent par la porte du  midi.

Le premier surveillant prend deux maîtres, fait, par le midi, le tour de la représentation, et dit, après avoir sondé le terrain, de retour à sa place : Nos recherches ont été vaines.

Et trois maîtres partirent par la porte d'orient. Le très-respectable prend deux maîtres ; les surveillants et les quatre maîtres recommencent leurs recherches, et tous font le tour de la représentation eu sondant le terrain.

Les neuf maîtres convinrent de ne pas s'éloigner hors de la portée de la voix. Au lever du soleil, l'un d'eux aperçut une vapeur qui s'élevait  dans la campagne. Tous s'approchèrent de l'endroit d'où sortait cette vapeur. Au premier aspect ils virent une petite élévation, la terre leur  parut fraîchement remuée, et leurs soupçons  furent confirmés, lorsque la branche d'acacia  céda sans la moindre résistance. Ils se mirent à  fouiller, et trouvèrent le corps de notre respectable maître déjà corrompu. Ils reconnurent qu'il  avait été assassiné.

II était à .craindre que les assassins n'eussent, à force de tourments, arraché à Hiram les signe et paroles de maître ils convinrent donc que le premier signe et le premier mot qui leur échapperait lors de l'exhumation du corps, seraient à l'avenir le signe et le mot de reconnaissance parmi les maîtres.

Le très-respectable m'a relevé, m'a permis de me placer sur l'une des deux colonnes, et l'instruction du grade a continué.

Les maîtres se revêtirent de gants et de tabliers  de peau blanche pour marquer qu'ils n'avaient  point trempé leurs mains dans le sang innocent.

Salomon, instruit du crime qui l'avait privé  d'un ami et du chef des travaux, se livra à la plus vive douleur, ordonna un deuil général  parmi les ouvriers du temple, envoya les maîtres  exhumer le corps, lui fit de magnifiques funérailles, le mit dans un tombeau de trois pieds de largeur sur cinq de profondeur et sept de longueur. II fit incruster dessus un triangle d'or, et fit graver au centre l'ancien mot de maître, qui était  un des noms du grand Architecte de l'univers, et ordonna qu'on substituerait aux anciens, les  mots, signe et attouchement dont les neuf maîtres étaient convenus.

Vous avez été traité en compagnon suspect, ajoute le très-respectable; cela fait allusion aux  profanes, ennemis ou jaloux de notre Ordre. A peine avez-vous eu achevé votre justification, que vous avez été admis à la participation  de nos secrets les plus intimes : dès cet instant vous êtes parvenu dans l'intérieur.

Que les profanes cessent d'être injustes envers nous, qu'ils cherchent la lumière, et, comme Vous, ils éprouveront des traitements généreux. Les courses et les voyages sont l'emblème de la recherche du crime, et désignent l'état inquiet  du criminel, qui ne peut se soustraire aux remords et au châtiment.

Les trois coups qui vous ont été portés doivent  vous engager à fuir le danger de trois passions  funestes, l'orgueil, l'envie et l'avarice.

Ces mêmes épreuves doivent vous disposer à  souffrir plutôt la mort que de révéler nos secrets  et de manquer à vos engagements.

Dites-moi, mon frère, comment voyagent les maîtres?

Le maître. — De l'occident à l'orient, et sur toute la surface de la terre, afin de répandre la lumière et de rassembler tout ce qui est épars.

Le très - respectable. — Si un maître était eu danger de perdre la vie, que ferait-il ?

Le maître. — Le signe de détresse et crierait : A.-. L.-. E.-. D.-. L.-. V.-. parce que nous sommes les enfants d'Hiram.

Le très-respectable. — Si un maître était perdu, où le trouveriez-vous?

Le maître. —- Entre l'équerre et le compas.

Le très-respectable. — Pourquoi ?

Le maître. — L'équerre et le compas étant le symbole de la sagesse et de la justice, un maître ne 'en écarte jamais.

Le très-respectable. — Quel âge avez-vous?

Le maître, — Sept ans et plus, parce que Salomon employa sept ans et plus à la construction lu temple.

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 02:55

 Le vénérable : Mes frères, debout, et glaive en main.

Frère premier et frère second surveillants, assurez-vous, en parcourant vos colonnes, si tous les frères sont compagnons.

 A l'ordre, mes frères.

 Frère premier surveillant, pourquoi vous êtes-vous fait recevoir compagnon ?

Le premier surveillant. — Pour connaître la lettre G.

Le vénérable. — Quel âge avez-vous comme compagnon, frère premier surveillant?

Le premier surveillant. — Cinq ans, très-vénérable.

Le vénérable. — Quelle heure est-il, frère second surveillant?

Le deuxième surveillant. — Midi.

Le vénérable. — Puisqu'il est midi, et que c'est 'heure à laquelle les compagnons ont coutume l'ouvrir leur travaux, frère premier et frère second surveillants, invitez les frères des deux colonnes a se réunir à nous pour ouvrir les travaux de compagnon dans cette respectable loge.

 A moi, mes frères. Les travaux de compagnon sont ouverts prenez place, mes frères. L'apprenti..... a demandé une augmentation de salaire ; veuillez manifester vos dispositions à cet égard: en conséquence, frère premier et frère second surveillants, engagez les frères à donner connaissance des objections qu'ils pourraient avoir à faire.

 Donnons notre assentiment en la manière accoutumée.

 Que l'apprenti soit introduit après avoir frappé en son grade.

 Frère premier surveillant, sachez quel est l'apprenti qui veut s'introduire parmi nous ?

Le premier surveillant. —C'est le Tubal..... .qui désire être reçu compagnon,

Le vénérable,—-Demandez-lui ses nom, prénoms, qualités civiles, âge, lieu de naissance et demeure.

 Faites entrer l'apprenti.

 Mon frère, les connaissances que vous avez acquises depuis que vous avez été admis à nos mystères ont rendu  sensibles à votre esprit les emblèmes qui accompagnent la réception d'apprenti. Plus vous avancerez par votre travail, plus vous ferez de découvertes intéressantes. Réfléchissez à ce qui va vous  être démontré dans le nouveau grade que vous  allez obtenir, et faites-en toujours un digne  usage. Frère premier expert, faîtes faire le premier voyage.

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INSTRUCTION RAISONNÉE

DU GRADE DE COMPAGNON.

Le vénérable.—Etes-vous compagnon?

Le compagnon. — Très-vénérable, je le suis, et j'en offre la preuve.

Le vénérable. — Faites le signe, et expliquez-le.

Le compagnon.— Ce signe atteste que je souffrirais que l'on m'arracha le cœur plutôt que de dévoiler nos mystères.

Le vénérable. — Donnez l'attouchement au premier surveillant.

 Communiquez-nous le mot de passe.

Le compagnon. — C'est-à-dire, nombreux comme des épis de blé.

Le vénérable. -- Donnez-nous encore la parole sacrée.

Le compagnon. — De même que l'apprenti le compagnon épelle.

      Le vénérable. — Qu'entendez-vous par ce mot?

 Le compagnon. — Persévérance dans le bien.

 Le vénérable. — Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir compagnon ?

Le compagnon, — Pour connaître la lettre G.

   Le vénérable. — Que vous a-t-on dit sur cette lettre ?

Le compagnon — Premièrement- qu'elle signifiait Géométrie, science qui a pour base l'application de la propriété des nombres aux dimensions des corps, et particulièrement au triangle , auquel se rapportent généralement toutes les figures. Secondement, qu'elle était l'initiale d un des noms du grand Architecte de l'univers, et le symbole du feu divin qui nous fait distinguer, connaître, aimer et pratiquer la vérité, la sagesse et la justice.

 Le vénérable. —Comment êtes-vous parvenu au grade de compagnon ?

Le compagnon- —- En travaillant avec ardeur et constance, en passant de la colonne J à la colonne B, après avoir fait les voyages du grade, et en montant les cinq degrés du temple.

Le vénérable. — Combien avez-vous fait de voyages? quels en sont les emblèmes, et quel sens moral leur attribue t’on ?

Le compagnon .— Très-vénérable, les voyages de compagnon sont au nombre de cinq, et, par le récit de ces voyages, je satisferai à vos autres questions.

Le premier voyage figure l'année qu'un compagnon consacre à s'instruire de la propriété et de l'emploi des matériaux, et à se perfectionner dans la taille des pierres qu'il a appris à dégrossir pendant son apprentissage. Le sens de cet emblème «st qu'un apprenti, quelques connaissances qu'il ait acquises, est encore loin de l'achèvement de son ouvrage ; que le travail opiniâtre du maillet et du ciseau est la première voie qui doit le conduire nu but qu'on lui a fait envisager en lui donnant la lumière.

Le deuxième voyage apprend que, pendant la seconde année, un compagnon doit acquérir les éléments de la maçonnerie pratique, c'est-à-dire, qu'il .doit tracer des lignes sur des matériaux dégrossis et dressés. C'est pour cela que l'on donne au compagnon un compas et une règle. Cet emblème présente à l'esprit quelque chose de bien important. Des hommes instruits prennent soin de notre enfance, et nous enseignent les éléments des sciences. Nos premiers essais se ressentent de notre faiblesse; mais bientôt l'éducation nous ayant ouvert le chemin des hautes connaissances, nom y parvenons par des études constantes.

Le troisième voyage représente les travaux d'un compagnon pendant la troisième année. On lui confie l'emploi des pierres et des matériaux taillés; se qui suppose assez de moyens pour juger par leur forme de la place à laquelle ces pierres et ces matériaux sont destinés ; mais comme, pour les déplacer et le» transporter à leur destination, il faut de la force, on confie au compagnon une règle et une pince , afin de suppléer à l'insuffisance de forces naturelles.

Par le quatrième voyage il faut entendre la quatrième année d'un compagnon, pendant laquelle il est occupé à la construction et à l'élévation des bâtiments. Il en dirige l'ensemble ; il vérifie l'exactitude de la pose des pierres, et il s'assure de l'emploi des matériaux. Ceci montre la supériorité que les hommes instruits ont sur les autres hommes.

Le cinquième voyage est la dernière année de l'instruction du compagnon. Suffisamment avancé dans la pratique de l'art, le compagnon se livre tout entier à l'étude de la théorie, qui est le travail de l'esprit j et c'est pour cela que ses mains sont libres.

Très-vénérable, vous voyez et nous sentons vivement combien la Maçonnerie est précieuse, puisque ce dernier voyage semble nous démontrer qu'il ne suffit pas qu'une éducation soignée nous mette dans le chemin de la vertu , mais qu'il faut encore, pour ne point nous en écarter, que des efforts continuels et une étude constante nous tiennent en garde contre la séduction du vice et la violence des passions.

Le vénérable,— Cette explication est aussi judicieuse que pleine de clarté. Continuez vos réponses, et dites-nous ce que vous avez vu en montant les degrés du temple.

Le compagnon, — Deux colonnes d'airain, hautes de dix-huit coudées, ayant une circonférence à  douze et une épaisseur de quatre doigts.

Le vénérable.— Elles étaient donc creuses ?

Le compagnon. — Très-vénérable, elles l'étaient afin de renfermer les outils des compagnons et des apprentis, et de tenir en sûreté le trésor destiné a leur salaire.

Le vénérable.-'Comment les ouvriers reçoivent-ils leurs gages ?

Le compagnon. — En donnant le signé, l'attouchement et la parole de leur grade.

Le vénérable. — Ces colonnes étaient-elles décorées?

Le compagnon. — Oui, très-vénérable, des feuilles d'acanthe en ornaient les chapiteaux, surmontés d'un nombre infini de grenades.

Le vénérable. -- Où avez-vous été reçu compagnon ?,

Le  compagnon. — Dans une loge juste et parfaite.

Le vénérable. — Quelle en était la forme ?

Le compagnon. — Celle d'un carré long.

Le vénérable.— La  longueur ?

Le compagnon. —De l'orient à l'occident.

Le vénérable. — La largeur ?

Le compagnon. —Du midi au septentrion,

Le vénérable. —La hauteur ?

Le compagnon» — Incalculable.

Le vénérable.— De quoi était-elle couverte ?

Le compagnon. —D'un- dais d'azur parsemé d'étoiles.

Le vénérable. — Qu'est-ce qui le soutenait? '

Le compagnon. —. Trois grands piliers de forme triangulaire, nommés sagesse pour inventer, force pour exécuter et soutenir, et beauté pour orner.

Le vénérable. — Quelle était sa profondeur ?

Le compagnon. — De la surface de la terre au centre.

Le vénérable. — Pourquoi répondez- vous de cette manière?

Le compagnon. — Pour donner à connaître que tous les Maçons répandus sur la surface de la terra ne font qu'un même peuple régi par les mêmes lois et soumis aux mêmes usages.

Le vénérable. — Quels sont les ornements de votre loge?

Le compagnon. — Ces ornements sont au nombre de trois. Le pavé mosaïque orne l'entrée du temple; l'étoile flamboyante est au milieu, pour éclairer le centre ; la houppe dentelée borde le» extrémités.

Le sens moral de ces trois ornements est, dan» le pavé mosaïque, l'emblème de l'union qui régna parmi les Maçons; dans l'étoile flamboyante, l'emblème du grand Architecte de l'univers; et dans la houppe dentelée, le lien qui de tous les Maçons ne fait qu'une même famille.

Le vénérable, — Quels sont les bijoux de votre loge, combien en possédez-vous, quel en est l'usage, et quelle signification morale leur prête-t-on?

Le compagnon-. —  Nos bijoux sont au nombre de six, trois mobiles et trois immobiles.

Les trois premiers sont l'équerre que porte la vénérable, le niveau dont est décoré le premier surveillant, et la perpendiculaire que l'on remarque au cordon du second surveillant,

L'équerre sert à équarrir les matériaux et s mettre leurs surfaces à angles droits entre elles; le niveau sert à placer horizontalement les pierres à côté les unes des autres ; et la perpendiculaire à élever les bâtiments parfaitement d'aplomb sur leurs bases.

L’équerre nous enseigne que tontes nos actions doivent être réglées par la droiture et la justice ; le niveau, qu'il doit régner une parfaite et immuable égalité entre les Maçons; et la perpendiculaire, que les biens sont un don du grand Architecte de l'univers.

Les trois derniers bijoux sont la planche à tracer, la pierre cubique à pointe, et la pierre brute.

La planche à tracer sert aux maîtres pour recevoir leurs plans ou dessins; la pierre cubique, aux compagnons pour aiguiser leurs outils ; et la pierre brute, aux apprentis pour apprendre à travailler.

La planche à tracer nous donne l'idée du bon exemple; la pierre cubique est le symbole des soins que l'homme vertueux se donne pour éloigner le vice ; et la pierre brute est l'image de l'homme grossier ou sans éducation, que l'étude seule peut polir.

Le vénérable. — Reconnaissez-vous plusieurs sortes de Maçons ?

Le compagnon. — Oui, très-vénérable, les Maçons de théorie et les Maçons de pratique. Les Maçons de théorie enseignent la morale et ne se livrent qu'à des occupations libérales ; les autres sont des ouvriers qui élèvent des édifices matériels.

Le vénérable, —A quoi reconnaît-on un Maçon ?,

Le compagnon. — A ses signes, paroles et attouchement.

Le vénérable. — Y a-t-il beaucoup de signes dans la Maçonnerie ?

Le compagnon. — Beaucoup, très-vénérable; mais ils se réduisent à cinq principaux , savoir : le vocal, pour donner la parole  le guttural, pour donner le signe d'apprenti; le pectoral, pour donner le signe de compagnon; le manuel, pour donner l'attouchement de l'un et de l'autre grade; et le pédestre, pour exécuter la marche propre à chacun d'eux.

Le vénérable. — Comment est habillé votre maître ?

Le compagnon. — D'or et d'azur. L'or indique la  richesse, et l'azur la sagesse; ce sont deux dons que le grand Architecte de l'univers fit à Salomon.

Le vénérable. — Où se tiennent les compagnons?

Le compagnon. — Au midi, comme étant plus éclairés que les apprentis.

Le vénérable. — Où recevez-vous vos gages ?

Le compagnon. — A la colonne B.

Le vénérable. — Quel Age avez-vous ?

Le compagnon. — Cinq ans.

Le vénérable. — Mon frère, le mérite et l'instruction que vous possédez, nous donnent l'espoir de vous voir bientôt an rang des maîtres : en attendant cet instant fortuné, prenez place sur lu colonne du midi, et participez à nos sublimes travaux.

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 02:41

Le vénérable. — En loge, mes frères. Frère premier surveillant, êtes-vous Maçon?

Le premier surveillant. — Mes frères me reconnaissent pour tel.

Le vénérable. — Quel est le premier devoir d'un premier surveillant en loge ?

Le premier surveillant. — C'est de s'assurer si la loge est couverte extérieurement et intérieurement.

Le vénérable, —L'est-elle, mon frère?

Le premier surveillant. — Frère second surveillant, faites-vous informer si la loge est bien close et gardée.

Le deuxième surveillant. — Frère premier expert, remplissez votre office.

L’expert ;  Frère premier surveillant, nous sommes parfaitement à l'abri des profanes.

Le premier surveillant. — Très-vénérable, nous sommes couverts extérieurement et intérieurement.

Le vénérable. — Debout, mes frères. Frère premier surveillant, quel est le second devoir d'un premier surveillant en loge ?

Le premier surveillant. — C'est de s'assurer si tous ceux qui sont ici, sont Maçons.

Le vénérable, — Assurez-vous-en, frères premier et second surveillants.

Le deuxième surveillant. —Tout est régulier sur ma colonne.

Le premier surveillant. — Très-vénérable, nom sommes tous Maçons.

Le vénérable. — A l’ordre, mes frères. Frère premier surveillant, à quelle heure les Maçons commencent-ils leurs travaux ?

Le premier surveillant. — A. midi.

Le vénérable. — Frère second surveillant, quelle heure est- il ?

Deuxième surveillant. — Midi plein, très-vénérable.

Le vénérable. -— Quel âge avez-vous comme apprenti, frère premier surveillant ?

Le premier surveillant. — Trois ans.

Le vénérable. — Puisqu'il est l'heure d'ouvrir nos travaux, frère premier et frère second surveillants, engagez les frères de vos colonnes à se réunir à nous pour ouvrir les travaux d'apprenti dans la respectable loge de ... à l'orient de ....

Le premier surveillant. — L'annonce est faite sur les deux colonnes, très-vénérable.

Le vénérable— A moi, mes frères, par le signe et la batterie d'apprenti. Prenez place, mes frères, et apportez toute votre attention à la lecture qui va vous être donnée, de l'esquisse des travaux du jour et du tracé de notre dernière tenue. Frère premier et frère second surveillants, demandez aux frères sur vos colonnes s'ils ont des observations à présenter sur le contenu de la planche de nos derniers travaux.

 Le premier surveillant. — Aucun frère des deux colonnes n'a d'objections à faire, très-vénérable.

Le vénérable. — Donnons en conséquence la sanction accoutumée.  Frère premier surveillant, s'il y a des visiteurs dans les pas perdus, et si ces visiteurs sont reconnus réguliers, permettez-leur l'entrée du temple.

Frère premier expert, informez-vous s'il y a des profanes dans la chambre des réflexions. Mes frères, dans les séances- du... et du....on nous a proposé les profanes.  Les commissaires nommés à l'effet de prendre les renseignements convenables vont vous présenter leurs rapports.

 Ces rapports étant favorables aux profanes, nous admettrons ces derniers après que le scrutin aura circulé.

 Frère premier surveillant, ordonnez que le profane soit préparé.

 Mes frères, n'oubliez pas, je vous en supplie, que l'ordre et le plus profond silence doivent régner pendant la réception.

 Voici les réponses que fait le profane aux questions écrites qui lui ont été présentées.

 Frère premier et frère second surveillant!, demandez aux frères de vos colonnes s'ils ont quelques remarques à faire sur les réponses dont je viens de vous donner connaissance.

 Frère premier surveillant, si le profane est disposé, il peut paraître.

Le deuxième surveillant. — Frère premier surveillant, on frappe en profane.

Le premier surveillant. — Vénérable, on frappe en profane à la porte du temple.

Le vénérable. — Frère premier surveillant, sachez qui frappe ainsi, et qui ose aussi témérairement venir troubler nos travaux.

Le premier surveillant. — Très-vénérable, c'est un profane qui demande à être reçu Maçon. Le vénérable. —- Faites-lui déclarer ses nom, prénoms, qualités, âge, lieu de naissance et domicile.

Le premier surveillant. — Le profane s'appelle, etc.

Le vénérable. — Assurez-vous, frère premier surveillant, si le profane se présente de sa libre volonté, et s'il est préparé à tout pour être reçu maçon. Faites-lui donner l'entrée du temple.

Le premier surveillant. — Vénérable, le profane est dans le temple.

Le vénérable. — Emparez-vous de lui. Frère premier et frère second surveillants, vous me répondez de tout ce qu'il pourra faire.

Le premier surveillant. —Très-vénérable, nous le tenons.

Le vénérable.— « Monsieur, les premières qualités que nous exigeons pour être admis parmi  nous, sont la plus grande sincérité, une docilité  entière et une constance à toute épreuve. Frère premier et frère second surveillants, reprenez vos places; et vous, frère terrible, faites asseoir le profane. « Monsieur, vos réponses aux questions  que je vais vous adresser, feront juger de ce que  nous devons penser de vous.

Quel est votre dessein en vous présentant ici

Qui vous en a inspiré le désir ?

La curiosité n'y a-t-elle pas la plus grande par:

Quelle idée vous êtes-vous faite de la franche-Maçonnerie ?

Etes-vous prêt à subir les épreuves par lesquelles nous allons vous faire passer ?

Savez-vous quelles obligations on contracte parmi nous ?

Qui vous a présenté ici ?

Le connaissez-vous pour être Franc-maçon. Ne vous a-t-il pas donné quelques notions sur ce que font les Francs-Maçons ?

Comment avez-vous pu désirer connaître ce dont vous dites n'avoir aucune idée ?

Quelles réflexions ont occasionnées en vous les objets qui sont offerts à vos yeux dans la chambre où l'on vous a enfermé à votre arrivée ?

Que pensez-vous de l'état dans lequel vous êtes maintenant ?

Quelle idée vous formez-vous d'une société dans laquelle on exige que le récipiendaire soit présenté d'une manière qui doit vous paraître singulière ?

Votre démarche n'est-elle pas un peu plus légère, et votre confiance plus qu'irréfléchie ?

N avez-vous pas à craindre que nous n'abusions de l'état de faiblesse et d'aveuglement dans lequel vous vous êtes laissé réduire ? Sans armes, sans défense et presque nu, vous vous livrez à ces gens que vous ne connaissez pas?. . .

Nous allons vous soumettre à des épreuves indispensables ; je vous préviens, Monsieur, que si dans le cours de ces épreuves, le courage venait à vous manquer, vous serez toujours libre de vous retirer. Les épreuves sont toutes mystérieuses et emblématiques ; apportez-y toute votre attention. Frère terrible, faites faire le premier voyage. »

//////////////////////////

Le vénérable. - Frère premier et frère second surveillants, demandez à nos très chers frères s'ils ont quelques propositions à faire pour le bien de l'ordre en général, et pour celui de ce respectable atelier eu particulier.

Frère premier surveillant, à quelle heure le Maçons sont-ils dans l'usage de fermer leurs travaux ?

Le premier surveillant. — A minuit, très vénérable.

Le vénérable. -~ Quelle heure est-il, frère second surveillant ?

Le deuxième surveillant.-~Minuit plein, Le vénérable. — Puisqu'il est minuit, et qu’ cette heure les Maçons' ont coutume de fermer leurs travaux, frère premier et frère second surveillants, invitez les frères de vos colonnes à nous aider à fermer les travaux d'apprenti dans la respectable loge de, ..,,..,..,.. à l'orient de. ..-....

INSTRUCTION RAISONNER

DU GRADE D'APPRENTI.

Le vénérable. — Etes-vous Maçon ?

L'apprenti. — Je le suis, très-vénérable.

Le vénérable. — Savez-vous bien ce que t'est qu'un Maçon ?

L'apprenti. — C'est un homme libre dans ses sentiments, dévoué à sa patrie, soumis aux lois de «on pays, fidèle à son prince, et ami de tous les hommes vertueux, de quelque rang qu'ils soient.

Le vénérable. — A quoi jugerai-je que vous êtes Maçon ?

L'apprenti. —A mes signe, paroles et attouchement.

Le vénérable. — Faites le signe. Que signifie ce signe ?

L'apprenti. — Que je préférerais avoir la gorge coupée plutôt que de révéler le secret de nos mystères.

Le vénérable. — Donnez l'attouchement au frère second surveillant. Quel est le mot de passe ?

L'apprenti. —- C'est le nom du premier ouvrier qui connut l'art de travailler les métaux.

Le vénérable. — Donnez-moi la parole sacrée.

L'apprenti. — Très-vénérable, l'apprenti épelle. Dites la première lettre, et je nommerai la seconde.

Le vénérable. — Que signifie ce mot ?

L'apprenti. — Ma force est en Dieu.

Le vénérable. —Depuis quand êtes-vous Maçon ?

L'apprenti. — Depuis que j'ai reçu la lumière.

Le vénérable. — Gomment reconnaîtrai-je que vous êtes réellement Maçon ?

L'apprenti. —Aux diverses circonstances de ma réception.

Le vénérable. — Expliquez-vous.

L'apprenti. — Veuillez m'interroger.

Le vénérable. —Avant de pénétrer dans le temple, que vous a-t-on demandé ?

L'apprenti. — Mes nom, prénoms, qualités , âge, lieu de naissance et domicile.

Le vénérable. — Dans quelle intention vous a t’on fait cette demande?

L'apprenti. — Un Macon devant être un homme indépendant et de bonnes mœurs, il importe aux Maçons, lorsqu'on leur présente un profane, que le profane soit connu personnellement et dans ses relations avec la société.

Le vénérable. — Vous avez raison, mon frère, nous devons apporter dans le choix des néophytes qui implorent le bienfait de l'initiation, le soin le plus scrupuleux; et vous en sentez parfaitement le motif.

« Lorsqu'il s'agit de l'admission d'un profane la loge à laquelle il est présenté doit considérer qu'elle va donner un membre à l'association générale, et un frère à chaque membre; qu'une fois admis, les Maçons de tout l'univers, et de quelque état, qualité et condition qu'ils soient, seront tenus de le reconnaître pour tel ; que, par  conséquent, il est autant de l'honneur de la loge que de l'intérêt dont elle doit être animée pour la gloire et la prospérité de l’Ordre, que cet  aspirant soit digne d'être présenté à tous les  Maçons.

Mon frère, dans quel état étiez-vous lorsque, pour la première fois, vous avez été introduit en loge ?

L'apprenti. — Ni nu, ni vêtu, pour représenter l'état d'innocence, et pour démontrer que la vertu n'a pas besoin d'ornements : j'étais dépourvu de tous métaux, parce qu'ils sont l'emblème et presque toujours l'occasion des vices.

Le vénérable. — Pourquoi aviez-vous un bandeau sur les yeux ?

L'apprenti. — Pour marquer combien l'ignorance est préjudiciable aux hommes.

Le vénérable. — Lorsque les épreuves furent terminées, quelles, formalités employa-t-on pour vous constituer Maçon ?

L'apprenti. — Ou me conduisit à l'autel : on me fit mettre le genou droit sur une équerre, la main droite sur un glaive, et de la gauche, on me fit tenir, appuyée sur le sein gauche, la pointe d'un compas.

Dans cette posture, je pris l'engagement solennel de garder fidèlement les secrets de l'Ordre, d'aimer mes frères, et de les secourir selon mes facultés. Je promis en outre d'obéir aux statuts et règlements maçonniques, et, en cas d'infraction à mes promesses, je me vouai à l'exécration de mes frères.

Le vénérable. — Pourquoi aviez-vous le genou nu et le soulier en pantoufle ?

L'apprenti. — Pour marquer qu'un Maçon doit dire docile et humble sans bassesse.

Le vénérable. — Qu'indiquait le -compas fixé sur votre sein gauche?

L'apprenti. — Que le cœur d'un Macon doit être juste et toujours à découvert.

Le vénérable. — Que firent les frères aussitôt que vous eûtes reçu la lumière ?

L'apprenti. —Ils tournèrent leurs glaives contra moi, afin de me secourir si j'étais fidèle à mes engagements, ou de me punir si j'étais parjure.

Le vénérable. — Pourquoi, lorsque vous entrez eu loge, mettez-vous vos pieds en équerre, et faites-vous trois grands pas ?

L'apprenti.- Pour faire connaître la voie que les apprentis doivent suivre en marchant devant celui qui nous éclaire.

Le vénérable. — Avez-vous assez médité le» divers voyages mystérieux du grade que vous possédez, pour m'en donner une explication précisa et détaillée ?

L'apprenti- Très.-vénérable, j'ose le croire, et je vais l'entreprendre.

Le bruit que j'ai entendu, le désordre que j'ai cru remarquer, et l'irrégularité des chemins que l'on m'a fait parcourir dans le premier voyage, figurent le tumulte des passions, la multiplicité des événements et les difficultés que l'on éprouve dans ses entreprises.

Dans le second voyage, les obstacles ont été moins grands, moins varies, moins nombreux, et m'ont mis à même de penser que plus on avance dans le chemin de la vertu, et plus le chemin devient facile. Le cliquetis d'armes qui s'est fait entendre dans le même voyage, indique les combats que l'homme vertueux est obligé de soutenir contre le vice qui l'assiège sans cesse.

Le troisième voyage, fait avec aisance, mais au milieu des flammes, annonce ma purification.

Le vénérable. — Pourquoi vous a-t-ou fait voyager ?

L'apprenti. — Pour me montrer que ce n'est jamais du premier pas que l'on parvient au temple de 1,0. vertu.

Le vénérable. — Mon frère, quelle maxime vous est particulièrement recommandée ?

L’apprenti, — Celle-ci: «Ne fais pas à autrui ce tu ne voudrais pas qu'on te fît à toi-même. »

Le vénérable. -— N'a-t-on pas exigé que Voit» scellassiez de votre sang les engagements que vous contractiez en devenant Maçon?

L'apprenti. — Oui, très-vénérable, afin de prouver que dans tous les temps un frère doit aider ses frères, et verser, s'il le faut, son sang pour leur utilité.

Le vénérable. — Quelle idée vous êtes-vous faite du breuvage qui vous a été présenté ?

L'apprenti, — L'amertume de ce breuvage est l'emblème des chagrins inséparables de la vie, que la résignation seule peut adoucir.

Le vénérable. — Sont-ce là, mon frère, toutes les circonstances de votre réception?

L'apprenti.-~-Non, très-vénérable, je ne puis omettre la moralité attachée au tablier et aux gants dont les Maçons se décorent.

Le tablier rappelle que l'homme est condamné au travail, et qu'un Maçon doit mener une vie active et laborieuse.

Les gants annoncent, par leur blancheur, que la candeur doit régner dans l'âme d'un Maçon ; que ses actions doivent toujours être louables ; que ses mains doivent constamment rester pures.

Le vénérable, — Pourquoi remet-on des gants de femme ?

L’apprenti. — Pour montrer que, si nous n'admettons aucune femme parmi nous, nous n'en révérons pas moins un sexe à qui nous devons la naissance.

Le vénérable. --Ainsi, jusque dans ses moindres emblèmes, la Maçonnerie a un but d'utilité.

L'apprenti.— La Maçonnerie n'étant que l'étude des sciences et la pratique des vertus, aucun sentiment profond, noble, généreux et délicat, ne doit lui être étranger.

Le vénérable. — Qu'avez-vous aperçu lorsqu'on vous a donné la lumière ?

L'apprenti. — Le soleil, la lune et le maître de la loge.

Le vénérable. — Quel rapport peut exister entre ces deux astres et le chef de la loge ? L'apprenti. — Comme le soleil préside au jour et la lune à la nuit, le maître préside la loge.

Le vénérable. — Où se tient le vénérable ?

L'apprenti. — A l'orient. De même que le soleil se tient à l'orient pour ouvrir la carrière du jour, ainsi le vénérable se tient à l'orient pour ouvrir la loge, éclairer et présider les travaux, et mettre les ouvriers en œuvre.

Le vénérable. — Ou se placent les surveillants?

L'apprenti. — A l'occident, pour aider le vénérable, payer les ouvriers, et les renvoyer contents.

Le vénérable. — Où se rassemblent les apprentis ?

L'apprenti. — Au septentrion, parce qu'ils ne peuvent soutenir qu'une faible lumière.

Le vénérable. — Que vîtes-vous lorsque vous fûtes reçu Maçon?

L'apprenti. — Trois grandes lumières placées en équerre : l'une à l'orient, l'autre à l'occident, et la troisième au midi.

Le vénérable. — Pourquoi n'y en avait-il point au nord ?

L'apprenti. — Parce que le soleil éclaire faiblement cette partie.

Le vénérable. — A quoi travaillent les apprentis ?

L'apprenti —A dégrossir et ébaucher la pierre brute.

Le vénérable. — Où sont-ils payés ?

L'apprenti. — A la colonne J.

Le vénérable. — Quels sont les devoirs d'un Maçon ?

L'apprenti. — C'est de remplir ceux de l'état qu’'il exerce, de fuir le vice et de pratiquer la vertu.

Le vénérable. — Comment s'appelle l'atelier où vous avez pris naissance ?

L'apprenti. — La loge de Saint Jean.

Le vénérable. — Qu'y fait-on ?

L'apprenti. — On y bâtit des temples à la vertu, et 1’on y creuse des cachots pour le vice.

Le vénérable. — Que vous a-t-on dit qu'il fallait pour établir une loge?

L'apprenti. — Trois maîtres forment une loge simple ; cinq la rendent juste, sept la rendent parfaite.

Le vénérable. — Expliquez-vous plus particulièrement.

L'apprenti. — Une loge est simple étant composée du vénérable et des surveillants ; elle est juste lorsqu'aux trois premiers officiers dénommés s'adjoignent deux maîtres ; elle est parfaite lorsqu'elle réunit un vénérable, deux surveillants, deux maîtres, un compagnon et un apprenti.

Le vénérable. — Que venez-vous faire en loge ?

L'apprenti. — Soumettre mes passions, sacrifier ma volonté et tenter de faire de nouveaux progrès dans l'art royal.

Le vénérable. — Qu'apportez-vous en entrant ici ?

L'apprenti. — Accueil et hommage à tous mes frères.

Le vénérable. — A quelle heure les Maçons ouvrent-ils leurs travaux ?

L'apprenti. — A midi.

Le vénérable. A quelle heure les ferment-ils ?

L'apprenti. — A minuit.

Le vénérable. — Quel âge avez-vous

L'apprenti. -— Trois ans.

Le vénérable, — Que demandez-vous ?

L'apprenti — La faveur de participer à vos travaux.

Le vénérable. — Placez-vous sur la colonne du nord. Les connaissances que vous possédez, et la précision de vos réponses, vous feront passer incessamment sur la colonne du midi.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 13:52
François-Etienne BAZOT est né en 1782

  « Les quatre ordres français. Élu, Écossais, Chevalier d'Orient et Souverain Prince Rose-Croix, sont des grades très beaux ; ils ne méritent pas moins d'estime que les principaux degrés du rite écossais.

Donnés avec soin, avec pompe, ils captivent fortement l’attention, et laissent dans l'âme de vives impressions.

Nous avons reçu, dans l'espérance de nous instruire, ces quatre grades il y a vingt ans, un à un, et chaque grade à des distances de plusieurs mois.

Nous étions récipiendaire chaque fois, et nous nous rappelons encore (nous avions de vingt-six à vingt-sept ans) l'effet presque magique qu’ils produisirent sur nous : nous parlons non sur ouï-dire, mais d'après nos propres sensations.

Reçu quinze ans après aux 30°, 31°, 32° et 33° degrés écossais, et par un singulier hasard toujours récipiendaire à chaque degré, nous avouons franchement que l'impression que nous éprouvâmes en dernier lieu fut beaucoup moins profonde.

Est-ce la faute des quatre hauts degrés?

Est-ce la faute du temps qui désenchante tant de choses?

Est-ce une suite de notre répugnance pour le rite que nous n'avions pas voulu suivre alors, parce que nous désespérions d'y puiser de nouvelles lumières?

Voilà une question à laquelle nous ne savons quoi répondre.

Mais Respectant dans les autres les opinions que nous ne pouvons pas ou que nous ne croyons pas devoir partager, tant sur les hauts grades français que sur les différents degrés écossais, nous ne blâmons pas la faveur qui s'attache aux grades supérieurs de l'un et de l'autre rites. »

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 01:18

Il semble bien que la France fut le premier pays à bénéficier de la nouvelle mode, la Franc- Maçonnerie. Ce fut d'abord par les soins de stuardistes, des Ecossais en exil.

Selon le mémoire de, de Lalande, longtemps suspect mais réhabilité par Pierre Chevallier à la suite de recherches récentes, quatre maçons anglais, partisans de Charles-Edouard Stuart, connus et bien identifiés constituèrent une Loge à Paris, soit en 1725, soit en 1726, sous le nom de Saint-Thomas, en souvenir de Thomas Beckett. Charles Radclyffe, futur comte de Derwentwater en 1731, qui deviendra Grand Maître des Loges françaises par la suite en fut l'animateur et probablement le Maître de Loge.

 On n'a jamais su où il avait été reçu maçon, ni même s'il l'avait été. On a laissé entendre que Ramsay lui aurait donné cette qualité. Or celui-ci a été admis en mars 1731 à la Loge Horn de Londres, et Radclyffe né en 1693 avait quitté l'Angleterre en 1716. Quant à Maclean, également Grand Maître après le duc de Wharton (1728 à 1731) - et avant Derwentwater qui le fut en 1736, il était né à Calais, séjourna à Edimbourg jusqu'à 1721, puis à Paris de 1721 à 1726, retourna en Ecosse de 1726 à 1728, rentra en France où il servit dans l'armée française. On ne sait où il a été reçu maçon.

Quelle maçonnerie apportaient donc en juin 1726 Charles J Radclyffe et ses amis ? Rien d'autre que ce qui existait à l'époque et décrit soit par le Registre de la Grande Loge d'Edimbourg, soit par les Constitutions d'Anderson en 1723. Une maçonnerie à deux degrés à la symbolique à peine ébauchée, mais déjà pourvue d'une finalité très vague il est vrai, « Etre le Centre de l'Union », un système administratif relativement structuré, mais limité aux critères de régularité, éventuellement une légende historique glorieuse qui lui conférait sa noblesse, le tout assorti d'un secret mystérieux sur la nature duquel tout le monde se perdait y compris ceux qui le possédaient.

L'implantation de la Maçonnerie se fit lentement au cours des années qui suivirent la création de la Loge Saint-Thomas. Elle reste toujours très confuse. Si l'on s'en tient aux seuls documents authentiques, deux nouvelles loges naquirent, l'une en 1729, les Arts Sainte-Marguerite, l'autre en 1730. Selon le Registre de la Grande Loge d'Angleterre du 17 mars 1731 et constituée régulièrement le 3 avril 1732, sous le numéro 90 et le nom de « The King's Head » butcher Row at Paris ce que l'on peut traduire par « à l'enseigne du Roi » rue de la Boucherie. On voit en elle la Loge Saint-Thomas au Louis d'Argent, ou Saint-Thomas n° 2, car elle provenait d'un essaimage de la première Loge du même nom, ou encore « Au Louis d'Argent », du fait que King's Head et Louis d'Argent doivent tirer leur identité de la pièce de monnaie en argent en cours à l'époque, qui portait gravée l'effigie du Roi de France. Puis viennent la Loge du Duc de Richmond dont on sait qu'elle travaillait en 1734, soit à Paris, soit à Aubigny-sur-Nère dans le Berri chez Louise de Keroualle, duchesse de Portsmouth où elle reçut Desaguliers, Montesquieu et quelques autres, en 1735 la Loge de Bussy-Aumont, en 1736 la Loge Constos-Villeroy du nom de ses deux vénérables successifs.

Quant à la province, nous trouvons Bordeaux 1732, Valenciennes 1733 Metz 1735, etc. Selon le Tableau des Loges du Royaume de France établi le 6 novembre 1744, il y avait eu à cette date et depuis 1726 20 Loges à Paris, 19 en province et, assez surprenant, 5 Loges militaires, soit 44 au total. Et c'est à partir de cet instant que ce qui devait devenir l'Ordre Maçonnique en France, prit son essor.

On ne peut dire quand fut constituée la première Grande Loge de France. Le plus ancien document connu daté de 1735 ne la mentionne pas : son titre : « Règles et devoirs de l'Ordre des Francs-Maçons du Royaume de France. » dans lequel Mac Lean est qualifié de « présent Grand Maître de la Très Honorable Fraternité des Francs-Maçons du Royaume de France » et son prédécesseur, le duc de Wharton « Grand Maître des Loges du Royaume de France ». Et si le texte qui donne pouvoir au Baron Scheffer de constituer des Loges en Suède indique « ... qu'elles seront subordonnées à la Grande toge de France », il y a lieu de rappeler que lorsqu'elles s'assemblaient « en Grande Loge », ce n'était que la réunion des officiers maîtres et surveillants de tout ou partie des Loges de Paris sous la présidence du Grand Maître. Or, ni les règlements de 1743, ni les constitutions accordées à la Loge de Lodève en 1744, ni les statuts de 1745 dressés par la Loge Saint-Jean de Jérusalem de Paris, non plus que ceux de 1755 ne mentionnent une Grande Loge de France en tant qu'autorité directrice suprême. Les Loges, dans leur presque totalité, et surtout celles de province, se plaçaient d'elles-mêmes sous l'obédience du Grand Maître dont elles sollicitaient la protection et plus encore la garantie de régularité, critère majeur à l'époque. Cette tendance se généralisa à partir de 1743, après que le comte de Clermont eût accédé à la Grande Maîtrise. Est-ce à son instigation que fut établi « ... le deuxième jour de la première semaine du troisième mois de l'an de la Lumière 5747 et de l'ère vulgaire 1747 » ce document qui voulait consacrer l'hégémonie d'un organisme central directeur de l'ensemble des Loges du Royaume de France, et qui paraît avoir échappé à la sagacité des chercheurs ?

« Règlements de la Très Respectable Grande Loge de France, dressés pour toutes les Loges régulières du Royaume, sous les auspices du Très Sérénissime Frère, Louis de Bourbon, comte de Clermont, Grand Maître de l'Ordre en France ». C'est un manuscrit de 15 pages foliotées 36 à 50, comportant 121 articles numérotés de 1 à 121, qui se termine par les mentions suivantes :

« Délibéré statué et arrêté à la T.R.G. Loge de France assemblée régulièrement le deuxième jour.

Copie collationné par nous secrétaire général sur l'original, par mandement signé, Labadie.

Extrait sur la copie envoyée à la Loge de la Douce Egalité de lorient davignon ».

On ne sait rien de la Loge La Douce Egalité, cependant attestée par deux autres documents - Labadie (ou Labbady, ou Labady) maître de la Loge l'Ecossaise de Salomon, personnage connu et remuant, était substitut pour la province du secrétaire général de la Grande Loge de France Zambault en 1765. On ne saurait, avec ces simples renseignements, fixer une date précise à cette copie. Le texte de 1747 est important en ce sens qu'il détermine pour la première fois une procédure destinée à recenser l'ensemble des Loges du Royaume et de leurs membres, à leur donner « ... des constitutions et des règlements généraux pour établir l'uniformité du Travail » à charge pour elle, Grande Loge, de répercuter le Tableau général de l'Obédience à ses composantes. Plus, une série de mesures fixant minutieusement le fonctionnement des Loges, les rapports qu'elles pouvaient avoir entre elles, ainsi qu'avec la Grande Loge, les conditions de leur régularité et de celle elle des maçons. Au travers des articles un embryon de secrétariat administratif avec six inspecteurs circulant dans toute la France, et défrayés de leurs dépenses, trésorier, secrétaire etc.

Le texte de 1747 n'a rien de commun dans sa rédaction avec ceux de 1755 et 1760, ni d'ailleurs dans ses principales dispositions, et ces deux derniers statuts semblent ignorer qu'il y ait une Grande Loge de France. Il faudra attendre le 19 mai 1763 pour que soit créé le premier sceau en même temps que l'arrêt de nouveaux statuts qui institutionnalisera la Grande Loge de France. Ce qui n'empêchera pas que, jusqu'au moment où le Grand Orient, qui lui succèdera, s'installera le 12 août 1774 en location dans les locaux du Noviciat des Jésuites, elle ne possédera pas de secrétariat permanent ni un quelconque endroit pour ses archives. Les réunions se faisaient au domicile de celui de ses membres qui voulait bien lui donner asile.

Bien qu'elle soit venue d'Angleterre, à aucun moment la maçonnerie française ne connut une Grande Loge anglais de France, c'est-à-dire une Grande Loge Provinciale de France sous la dépendance de la Grande Loge d'Angleterre, ce dont cette dernière ne manqua pas de se plaindre.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 02:31

ART ROYAL : C’est un titre que l’on donne à la Franche-Maçonnerie, lorsqu’on écrit ou qu’on parle en style relevé.

ASSEMBLEE: Réunion maçonnique.

ASSEMBLEE GENERALE: C’est une loge tenue au grade d’apprenti. Tous les frères indistinctement peuvent y entrer, et c’est pour cette raison qu’on l’appelle Loge Générale ou Assemblée Générale.

ASSEMBLEE D’INSTRUCTION : C’est une loge tenue dans le seul objet d’expliquer le tableau, d’entendre des discours sur la science maçonnique etc. ces sortes de Loges ou Assemblées ne sont pas ordinairement suivies de banquets, étant purement consacrées à l'instruction.

AUTEL : On donne ce nom à la table placée devant le Vénérable.

BOITE DES PAUVRES ou TRONC DES PAUVRES : Boite pour recueillir les offrandes des frères en faveur des maçons malheureux.

CANTIQUES : Chansons maçonniques.

CHAMBRE DES REFLEXIONS : Lieu souterrain, peint en noir. On y place le candidat avant sa réception.

CLANDESTINE : Les Francs-maçons donnent ce nom à toute personne du sexe, qui reçoit les affections d’un de leurs frères.

DIGNITAIRES: Les Dignitaires d'une loge sont les cinq premiers officiers.

DON GRATUIT : Somme annuelle que chaque loge paie au Grand Orient.

FETES DE L'ORDRE: Il y en a deux par an. Elles sont d'obligation, et se célèbrent à chaque Saint Jean.

INTERSTICE : Intervalle de temps qui doit être observé entre la promotion  d’un grade à un autre.

JEHOVA: Nom hébreu du Grand Architecte de l'Univers. Ancien mot des Maitres.

JETON: Récompense accordée à chaque membre actif de la loge, pour son droit de présence.

MACON DE THEORIE: Franc-maçon.

MACON DE PRATIQUE: Ouvrier en batiment.

MACONNERIE SYMBOLIQUE: Apprenti, Compagnon et Maitre.

NEOPHITE: Nom donné à celui qui obtient l'initiation.

PAS PERDUS : (salle des) Pièce qui précède la loge.

PIECE D’ARCHITECTURE : Discours ou pièce de vers sur la Franche-Maçonnerie.

QUESTIONS : Demandes écrites que l’on adresse au profane qui est dans la Chambre des réflexions.

RECEPTION: Introduction en Loge d'un profane qu'on veut initier.

RECIPIENDAIRE: Celui qui va passer par les épreuves.

SCRUTIN : Boite qui reçoit le vote des frères.

TABLEAU: Grand carré long, placé au milieu de la loge, sur lequel sont dessinées les parties intérieures et extérieures du temple de Salomon.

TRIANGLE : Chapeau.

TRONE : C’est une place élevée à laquelle on parvient par des marches, et couverte d’un dais parsemé d’étoiles, sur laquelle le Vénérable siège dans les travaux de loge.

VIVAT : Cri de joie des Francs-Maçons du Rite Français.


Dans les banquets

ALIGNER : C’est ranger et sur une même ligne les canons et les barriques.

BANQUET : Repas maçonnique, dans lequel on boit avec des cérémonies particulières.

BARRIQUE : Nom d’une bouteille ou carafe.

CANON : Verre.

CHARGER : C’est mettre du vin dans son verre.

DRAPEAU: Serviette.

ETOILE: Bougie allumée.

GLAIVE: Couteau.

MASTIQUER : Manger.

MATERIAUX : Tous les aliments.

PIERRE BRUTE: Pain.

PIOCHE: fourchette.

PLATEAU : Plat.

POUDRE : Boisson.

POUDRE FAIBLE: Eau.

POUDRE FORTE: Vin (blanche ou rouge).

POUDRE FULMINANTE: Liqueur.

SABLE : Sel.

SABLE JAUNE: Poivre.

STALE : Chaise.

TRIDENT ou PIOCHE: Fourchettes.

TRUELLE : Cuillère.

TUILE : Assiette.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 00:55

Recueil Précieux de la Maçonnerie Adonhiramite

Auteur : Louis Guillemain, de Saint-Victor
Trois volumes

Premier volume

Contenant les Catéchismes des trois premiers Grades, l'Ouverture & Clôture des différentes Loges, l'Instruction de la Table, les Santés générales & particulières, ainsi que les devoirs des premiers Officiers en charge.
Enrichi d'une infinité de Demandes & de Réponses symboliques, de l'Explication des Emblèmes, & d'un grand nombre de Notes aussi curieuses qu'utiles.
Deuxième volume

 Contenant les trois points de la Maçonnerie Ecossaise, le Chevalier de l'Orient, et le vrai Rose-Croix, qui n'ont jamais été imprimés.
Précédés des trois Elus, et suivis du Noachite, ou le Chevalier Prussien, traduit de l'Allemand. Enrichi d'un abrégé de l'Histoire de ce grade.
Troisième volume

La Vraie Maçonnerie d'Adoption, Précédée de quelques Réflexions sur les Loges irrégulières et sur la Société civile, avec des notes critiques et philosophiques, et suivie des Cantiques Maçonniques.
Le Recueil Précieux de la Maçonnerie Adonhiramite s’inspire, des Plus Secrets Mystères des Hauts Grades de M. de Bérage, daté de 1766 et qui fut réédité au moins jusqu’en 1780.

Certains auteurs donnent 1781 ou 1787 comme date de la première édition en France de ce recueil.

Sans que l’on connaisse avec exactitude tous les ateliers du Grand Orient de France qui observèrent ces rituels, ce recueil fut édité régulièrement jusqu’à la fin de la Restauration.

Contemporain du Rite Français dont il est très proche, le rite Adoniramite explicite avec une argumentation intéressante ses positions sur un certain nombre de points qu’il ne partage pas avec les autres rites pratiqués un France à la fin du 18° siècle.

Que signifie JAKIN ?

Que la sagesse est en Dieu.

Que signifie BOOZ ?

La force est en Dieu.

« Dans une infinité de loges on donne pour signification du mot des apprentis : La force est en Dieu et pour celui des compagnons : la sagesse est en Dieu ou Persévérance dans le bien. Ce sont des fautes impardonnables, contraire à la raison, aux lois de la maçonnerie, et à l’Ecriture Sainte : Premièrement, c’est que tous les maçons s’accordent sur ce que la sagesse cherche à inventer, et la force à soutenir. Or, n’est –il pas ridicule de vouloir soutenir ce qui n’a pas encore d’existence ? Secondement, c’est que la base de la maçonnerie est la sagesse ; et, la dernière preuve qui ôte toute réplique, c’est que les interprétations des noms propres de la Bible disent expressément que c’est la colonne J qui dit sagesse, et que la colonne B dit force. Cela n’est-il pas suffisant ? »

Quel est le mot de passe ? (maitres)

SUBLIME.

Depuis longtemps, une infinité de maçons ne connaissaient pas ce mot, et qu’abusivement ils en disent un qu’ils n’entendent point, auquel ils donnent une signification aussi hasardée que peu vraisemblable. Pour se convaincre de cela, il faut savoir que les premiers chevaliers avaient pris pour mot de passage de maitre, le mot latin SUBLIMIS, et qu’aussitôt que les français connurent la maçonnerie, ils prononcèrent SUBLIME, ce qui était encore assez bien jusque-là ;

Mais quelques profanes voulant divulguer nos secrets, et n’ayant apparemment  entendu ce mot qu’imparfaitement, écrivirent JIBLIME, et dirent que cela signifiait Excellence ; d’autres après, pour renchérir sur les premiers, firent imprimer GIBLOS, et osèrent avancer que c’était le nom du lieu où l’on avait trouvé le corps d’Adonhiram. »

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 02:01

Maitre Elu dit des Neuf

Tous les frères seront vêtus de noir et porteront une plaque sur le coté gauche, sur laquelle sera brodée une tête de mort avec un os et un poignard en sautoir, en argent ou en blanc, le tout entouré de la devise Vaincre ou Mourir. La plaque doit être en drap noir, ou en étoffe de soie de la même couleur.

Ils auront un grand cordon noir, moiré, large de quatre doigts, pendant de droite à gauche, portant sur le devant cette devise Vaincre ou Mourir, brodé en argent ; sur le reste du cordon, on fera broder en argent, une main tenant un poignard ; une tête de mort, un os et un poignard en sautoir, et de plus neuf larmes. Au bas du cordon, il doit y avoir une rosette de ruban rouge  au bout de laquelle pend une tête de mort en ivoire et un petit poignard dans son fourreau.

Le tablier doit être de peau blanche, doublé de noir, sur la bavette sera brodée une tête de mort avec un os et un poignard en sautoir, soumise à une équerre brodée en or. Sur le haut du tablier sera une grosse larme, au bas et sur les cotés huit autres larmes, plus petites ; au milieu sera représentée une caverne près de laquelle sera un chien. Tout près, il y aura une fontaine.

Les gants sont doublés de taffetas noir et bordés de même.

Ecossais Vrai d’Ecosse

Tous les frères portent un tablier blanc, doublé de couleur de feu ; au milieu du tablier, il y aura un piédestal, au milieu duquel on placera le marteau taillant, le tout brodé. Le piédestal sera accompagné d’un coté d’une pelle, et de l’autre une pince. Le bijou de l’ordre sera brodé sur la bavette.

Ils portent de plus un ruban ou cordon couleur de feu, mis en sautoir, au bout duquel pend le bijou du grade.

Chevalier de l’Orient

     1° Appartement

Tous les frères portent, un large cordon vert moiré couleur d’eau ; ce cordon se porte de droite à gauche, il est brodé en argent ; sur le pont qui y est représenté, on brode les deux lettres Y et H, on ne suspend aucun bijou à ce cordon.

Ils ont aussi un tablier blanc, doublé de taffetas vert couleur d’eau, bordé d’un petit ruban de la même couleur, sans aucune marque de maçonnerie.

     2° Appartement

Tous quittent le vert pour prendre le cordon rouge, qui se porte en sautoir, et sur le bas duquel est une petite rosette verte couleur d’eau.

Tous ont une écharpe de soie verte couleur d’eau, bordée d’une frange couleur d’argent ; cette écharpe est parsemée de têtes de mort, d’ossements en sautoir, de chaines triangulaires, le tout brodé en argent. Le milieu de l’écharpe est traversé par une bande représentant les trois lettres L.D.P. brodées en or. Cette écharpe se passe autour du corps, en ceinture, de façon que les bouts garnis de franges en argent, pendent sur les basques de l’habit.

Les frères portent le bijou du grade, au bas de leur cordon en sautoir.

Ils doivent avoir une truelle d’argent suspendue à la ceinture de leur tablier.

Souverain Prince Rose Croix

     1° Appartement

Les frères portent en écharpe, de droite à gauche, un cordon noir sur lequel il y a trois croix, une sur l’épaule, les deux autres : l’une devant et l’autre derrière ; au bas du cordon on suspend un glaive.

Le bijou du grade est suspendu à un ruban noir, porté en sautoir, sur lequel sont sept croix latines en rouge.

Le tablier est noir, sur lequel sont trois croix en ruban rouge. Celle du milieu est entourée d’une draperie blanche ; on brode sur la croix une rose. Sur la bavette on brode le mot Sacré en hiéroglyphe.

     2° Appartement

Les frères portent un tablier blanc, doublé de couleur ponceau, bordé de même. Il a brodé sur la poche, en or ou en argent : un triangle, trois carrés et trois cercles, avec un J au milieu. Aux deux cotée de la poche, on brode deux compas ouverts, les pointes  de l’un sont posées sur un quart de cercle, et les pointes de l’autre sur un triangle.

Ils portent en écharpe le cordon noir et le glaive qui y est suspendu, comme dans le premier appartement.

Le bijou du grade, est suspendu par un ruban ponceau sur lequel sont sept croix noires.

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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 17:27

Décoration de la loge

La loge doit être tendue en noir, le trône décoré de même ; en face du trône on place un tombeau en forme d’obélisque avec les deux lettres M.B.

Ce tombeau représente celui de notre respectable maitre Adonhiram. Au plafond et sur le milieu de l’appartement on figurera l’étoile flamboyante, et sur le carreau on placera un cercueil en bois couvert d’un drap noir.

Il y aura trois chandeliers portant trois bougies chaque dont l’un fera face à l’orient du coté du midi tout près du trône, et les deux autres devant les Surveillants.

Dans la chambre du milieu tous les maitres seront en habit noir, ils porteront un tablier blanc doublé en soie bleue et un cordon en bandoulière de la même couleur, au bout duquel sera attaché une ganse bleue qui soutiendra une clef en ivoire ; bijou des maitres.

Le Vénérable s’appelle Très Respectable. Les Surveillants sont qualifiés de Vénérable, et les frères du titre de Maitre.

Obligation

Promettez-vous, sous les mêmes obligations que vous avez contractées précédemment de garder le secret des maitres envers les apprentis et compagnons et envers les profanes ?

Promettez-vous d’être un zélé membre de notre loge et de vous intéresser à son élévation ?

Promettez-vous de ne jamais faire valoir le motif de nos assemblées quoi qu’elles ne fassent pas partie de nos secrets ?

Ancien mot de maitre

Jehovah

Nom du maitre

Acacia

Mot de passe

Giblimm.

Signe, attouchement et mot sacré

Ils portèrent  la main sur la poitrine, en témoignage de douleur et tenant la main gauche tendue en signe d’étonnement et d’horreur, comme si on voulait éloigner un objet odieux.

Il le prit par le poignet et dit Makbenak, qui signifie : la chair se sépare des os.

Signe de secours

......Faire le signe de secours et dire : « A moi les enfants de la veuve ».

Marche

Passer de l'équerre au compas en traversant le tombeau d'Hiram par trois pas de maitre.

Age

Sept ans.

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