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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:32

La loge est tendue en noir,  elle est éclairée .de 19 bougies jaunes placées comme les 13 grands flambeaux dans la loge du premier Grade

Aucun frère ne peut entrer en loge s'il n'est vétu de noir et décoré de ses grands tabliers, cordon, bijoux et épée. Lorsqu’il y a réception il doit avoir son chapeau abattu et sur sa tête.

Celui qui préside la loge s'appelle respectable et les surveillants Vénérables  ;  le thuilleur ne s'appelle que frère terrible.

La Loge de M. s'assemblera toutes les fois qu'il s'agira de délibérer sur des objets particuliers à ce grade,  comme quand il s'agit de proposer, de scrutiner ou recevoir au grade de Maitre, ou toutes les fois qu'il s'agira d'examiner les sujets propres   à élire aux dignités.

Les jours de réception on remet un rouleau de papier à trois frères qu'on place un à là porte de l'Orient, un à celle de l'Occident et l'autre au midi. Les fonctions de ces trois frères sont connues de tout maitre maçon.

Le Candidat est convoqué à se trouver en loge sans être ins­truit que c'est pour le recevoir ; mais arrivé dans la salle extérieure un maitre de cérémonie lui apprendra que la loge de maitre l'a admis à être promus à ce grade,  et s'il consent à être reçu il le fera décorer de tous ses habits maçonniques, le conduira dans une chambre qui ne sera éclairée que par une seule lampe et qui doit représenter tous les attributs de la mort, afin de rappeler au candidat ce moment de la destruction de son être.

Après que le candidat aura passé une heure dans les réflexions, un maitre de cérémonie ira le chercher,  le conduira à la porte du temple,  ou il frappera en maitre,  et ou il sera annoncé et introduit comme dans les grades précédents, avec cette seule différence qu'il sera introduit à reculons, c'est-à-dire en présentant le derrière à l'orient et la face tournée à l'occident.

Le Respectable après avoir ordonne au frère terrible de s'emparer du candidat,  fera  toutes les questions qu'il jugera convenables
tant sur le désir qui le porte à se faire recevoir Maître,  sur les grades précédents que sur les idées que doivent lui faire naitre l'appareil de la  loge, et la tristesse de chaque frère.

Par intervalle des questions que la r. fera au candidat,  il ordonnera au f. terrible de le faire voyager, pendant lequel temps le Conseil des Maîtres s'assemblera auteur du simulacre du tombeau qui se trouve au milieu de le loge pour délibérer sur tout ce qu'on entend du candidat.

Les voyages sont au nombre de 17, ils le feront en trois fois, c'est-a-dire qu'à la première fois on fera trois tours, la seconde fois deux tours et à la troisième on faira le reste des  tours.

Les voyages se feront de l'occident à l'orient par le midy et de
l'orient à l'occident par le Nord, de reculon, c'est-à-dire que le Récipiendaire doit toujours avoir le dos tourné au milieu de la loge, le frère terrible qui le conduira lui tiendra la pointe de l'épée sur le cœur pendant tout le tems des voyages,

Les voyages finis le R. après avoir annoncé au Candidat combien on a de raisons de se défier d'un compagnon lui fera arracher le tablier et ordonnera qu'on le fasse tourner pour lui faire observer le cadavre  qui se trouve au milieu de la loge.

Après quelques instants de silence et de contemplation, le R. ordonnera qu'on lui amené le candidat, ce qu'on fera en faisant traverser à ce dernier le tombeau par trois pas de maître à chacun desquels il reçoit le coup de rouleau des maitres qui en sont chargés.

Le Candidat parvenu auprès du R. celui-ci lui racontera l'histoire de Hiram  et de son assassinat et à l’ instant où il donnera le troisième  coup au récipiendaire, les deux vénérables le renverseront pour lui faire prendre la place .du dernier maitre reçu sur le simulacre du tombeau qu'il a traversé.

Aussitôt le candidat sers couvert d'un un drap noir  et le très   Respectable continuera l'histoire de Hiram enverra à la découverte et relèvera le récipiendaire après avoir trouvé la branche d’acacia.

Le très Respectable fera prêter serment au candidat de garder envers les apprentifs et les compagnons comme envers les profanes les nouveaux secrets qu'on vient de lui confier et lui expliquera ensuite la marche et les signes,  les attouchements et paroles,  et après l'avoir fait frapper en maitre,  il le fera placer et le proclamera en la forme ordinaire.

 Marche

 La marche se fait en traversant le simulacre du tombeau d'abord de l'occident au midi, du midi au nord et du nord à l'orient, de manière que les deux pointes des pieds se réunissent aux deux pointes du compas.

On doit observer après avoir porté la première jambe que l'autre qui suit doit rester pliée en l'air de manière que le pied soit derrière le genou de la jambe dont le pied porte à terre et que cette jambe ainsi pliée forme une double équerre.

BATTERIE

 oo OO oo O

 

 

 Catéchisme ou instruction du Grade

D.            êtes vous Maitre?

R.             approuvez moi, désapprouvez moi si vous le pouvez l’acacia m'est connu.
D.             Ou avez vous été reçu Maitre ?     .

R.              Dans la grande chambre du milieu.

D.              Comment êtes vous parvenu à la maitrise ?

R.              en passant de l'Equerre au Compas.

D.              qu'avec vous vu dans la chambre du milieu ?

R.              J'ai reconnu que la douleur y régnait et n'y ai entendu que pleurs et gémissements.

D.              De quel coté étiez vous tourné ?

R.              du coté de l'occident.

D.              Comment avez vous voyagé ?

R.              De l'occident à l'orient par le midi et de l'orient à l'occident par le septentrion.

 D.             Combien avez vous fait de voyages ?

 R.             17 par trois fois, par deux etc.

D.             Pourquoi avez vous voyagé ?

R.              Pour répandre la lumière,

D.              comment avez-vous été reçu ?

R.              par 13 grands coups.

D.              pourquoi avez-vous été reçu par 13 grands coups.

R.              pour faire allusion aux 13 coups que les 13 malheureux compagnons portèrent au Respectable, pour lui arracher la parole de maître.

D,             Que devîntes-vous au 13° coup ?

R.              je fus renversé en arrière à l'Exemple de m a r i h n o d a qui fut renversé au 13.
D.              Sur quoi fûtes-vous renversé ?

R.              Sur le simulacre du tombeau de  ......

D.              quelle, est la longueur de co tombeau ?

R.               17 coudées.

D.              quelle est sa profondeur ?

R.               15 coudées.

D.              quelle est sa largeur ?

R.               13 coudées.

D.              pourquoi vous-a t’on fait voyager ?

R.              pour, chercher ce qui avait été perdu.

D.              qu’est-ce qui a été perdu ?                      ,                                      . '

R.              la parole de M.'.

D.              comment la parole fut-elle perdue ?

R.              par la mort de notre R. M.

D.               comment la parole fut-elle retrouvée

R.              par la branche d'acacia qui était plantée sur la fosse de notre Maitre.

D.              à quoi connaîtrai-je que vous êtes Maitre.

R.              à mes signes et à mes 15 points parfaits de ma réception.

D.             Quels sont les 15 points parfaits de la maîtrise ?

R.             Les premiers, pied contre pied ;  le 2°, genoux contre genoux ; 3° poitrine contre poitrine ; le 4°, l’accolade et la griffe ; le 5° le baiser de paix et les autres sont connus de tous les Maitres.

D.             donnez-moi l'explication de ces 15 points ?

R.            Le premier que nous devons tous marcher d'un pas égal dans le sentier de la vertu ;  le 2° que nous devons fléchir devant le Grand Architecte et plier nos volontés à celles de nos Maîtres ;  3°, que nos cœurs doivent être unis et n'en faire qu'un ; 4°, que nous devons nous soutenir mutuellement ;  5°,  que l'amitié des maçons doit être constante et inaltérable.    Les autres vous sont connus T.". R. °. .

D.              combien avez-vous de "signes ?

R.               13.  celui d'épouvante et d'effroi, celui d'appel ou de secours,

et celui de repos. les autres vous sont connus.

D.               que  firent du corps du R.M.les assassins après l’avoir tué ?

R.               Ils le cachèrent d'abord sous les décombres et matériaux du temple.

D.              qu'en firent-ils ensuite ?

R.                craignant qu'ils ne fussent découverts ils le transportèrent pendant la nuit sur la montagne du mont Hebron ou ils l'enterrèrent.

D,.             comment fut découvert le corps du r.M.

R.              après sept  jours de recherches,  les 0,0009 maîtres s'étant rencontrés sur le mont Hebron, l'un d'eux voulut se reposer,  en s'asseyant il s'appuya sur une branche d'acacia qui lui vint à la main ce qui lui fit observer que la terre avait été fraîchement remuée.    Les maitres   prirent alors le parti de la fouiller, et après l’avoir creusée 15 coudées, ils découvrirent le corps du R. M. ensanglanté et dont la face regardait l'orient.
D.              pourquoi le mot fut-il changé ?

R.              parce que les Maîtres ayant craint que les assassins n'eussent découvert le mot sacré de M.,  ils convinrent que la première parole qui serait prononcée par l'un d'eux en retirant de la fosse le corps du R. H------ serait substitué à l'ancienne, précaution que Salomon approuva

D.              Donnez-moi cette Parole ?

R.               je ne puis la donner qu'en loge. (si on est en loge on répond en la donnant à voix basse).

D.              que signifie la parole de M. * . ?

R.            La chair se détache des os.

D.              pourquoi ?

R.              Parce que les Maitres ayant voulu tirer de la fosse le corps du R. ils le prirent par l'index qui leur resta à la main de même que le doigt du milieu.

D.               donnez moi votre mot de passe ?

R.               (on le donne)

D.              que signifie ce mot de passe ?

R.               c'est le nom d'une ville qui fournit un plus grand nombre d'ouvriers à Salomon et ou les Maitres se rassemblaient  le 17° jour pour régler les ouvrages.

D.              Si un maître était perdu ou le trouveriez-vous ?

R.               entre l'Equerre et le compas,  lui étant impossible de s'en écarter.

D.              Si vous vous trouviez dans un danger, que feriez-vous ?

R.               je renverserais ries mains croisées sur la tête en m'écriant : à moi les enfants de la veuve!
D.               pourquoi appelez-vous un maître enfant de la veuve ?

R.               Parce que Hiram avait épousé une femme de la tribu de

Nephtalie  qui resta veuve par la mort de notre R.M  que, nous regardons comme notre Père, conséquemment les M.*, sont enfants de la veuve.

D.            avez-vous travaillé ?

R.            oui Très Respectable du lundi matin jusques au samedi soir..

D.            Sur quoi travaillez-vous ?

R.            sur la planche tracée.

D.            quels sont vos outils ?

R.           le charbon et la craie.

D.            la Règle de 3 vous est-elle connue ?

R.            je l'entends parfaitement et la clef de toutes, les loges est à ma disposition.

D.            ou se tiennent les Maitres en loge ?

R.          au midi.

D.          Pourquoi ?

R.          Parce qu’ils sont parvenus au midi de leurs travaux.

D.          pourquoi vous êtes vous fait recevoir Maître ?

R.          Pour connaître la lettre G.°.•que j'ai aperçue dans toute  sa splendeur au milieu de l'Etoile flamboyante.

D.         que signifie la lettre G.". ?

R.         c'est la lettre initiale du mot anglais GOD qui veut dire  Dieu.              

D.         ou gardez vous le secret de la Maçonnerie.

R.         dans le Cœur.

D.         ou en est la clef ?

R.        Dans une boite d'ivoire bordée de corail.    :

D.        Comment s'appelle le fils d'un maçon ?

R.        Louveton.

D.       quelles sont les prérogatives ?

 R.      D'être reçu de préférence à tout profane, même à une tête couronnée.

 D.      quel bois employât-on à  La charpente du temple ?      

R.   Des cèdres du Liban.     

D.       ou les débarqua t'on ?

R.       au Port de Jappé.

D.       qui les envoya a Salomon ?                      

R.       Le Roi de Tyr.                                                                         

D.       Comment Salomon lui en témoignât-il sa reconnaissance ?

R.       comme la famine était dans le Royaume de Tyr, Salomon lui envoya 37 mille mesures de froment autant de vin et autant d'huile.

D.       Combien y a t-il de signes principaux dans la maçonnerie ?

Quatre, Le Guttural, Le Manuel, le Pectoral et le Pédestre. Le Guttural qui nous rappelle le premier engagement que nous avons contracté et que rien ne doit nous y faire manquer, Le Manuel nous annonce que nous devons tendre une main secourable à tous les hommes et particulièrement a nos frères, Le pectoral que nous devons cacher leurs défauts dans nos cœurs et le Pédestre que nous devons être toujours prêts à voler à leur secours.

D.             avez-vous été payé de vos ouvrages ?

R.              Je suis content.

D.             ou avez vous reçu votre salaire ?

R.             Dans la chambre du milieu.

D.             Comment y êtes vous parvenu ?

R.             Par un escalier fait enferme de vis que j'ai monté par 3-5et 7-

D.             que représente cet escalier ?

R.             L'âge que j'ai en qualité de Maitre, Les 17 coups qu'il frappe pour s'annoncer et la régularité d'une Loge juste et parfaite.

D.             quel âge avez-vous ?

R.             Sept ans.

D.             A quelle heure se ferment les travaux ?

R.             à minuit.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 13:24
La première Grande Loge de France, qui n’a rien à voir  avec l’actuelle quoi qu’en disent certains, eut dès son avènement deux tares indélébiles dont elle ne put se débarrasser et qui furent cause de sa perte : la prééminence absolue de la capitale dont seuls les Maîtres de Loge constituaient l’assemblée de Grande Loge, la lutte entre Maçonnerie symbolique et organismes de hauts grades pour le contrôle de l’assemblée.

 1° Louis de Bourbon, comte de Clermont, Grand Maître de toutes les loges régulières de France

 -          11 décembre 1743, élection du comte de Clermont comme « Grand Maître de toutes les loges régulières de France » (titre à lui accordé par les Statuts de 1745) par « douze maîtres » (Thory), vingt pour Naudon, contre Maurice de Saxe et le prince de Conti. L’omnipotence de fait des loges de Paris posait déjà problème ! 

Que sait-on du comte de Clermont ?

Qu’il est né le 15 juin 1709, à Versailles, qu’il fut porté sur les fonds baptismaux le 15 novembre 1717 par Louis XV en personne, qu’il fut tonsuré le même jour et nommé abbé de l’Abbaye de Bec-Hellouin, avant  d’en recevoir d’autres et d’être enfin désigné abbé de Saint-Germain en 1737, ce qui ne l’empêcha ni de manifester précocement son goût pour les lettres  ni d’accumuler les aventures féminines.

Autorisé par dispense pontificale à porter les armes, Louis guerroya en Allemagne et devint Maréchal de Camp puis Lieutenant-Général.  C’est donc ce Grand Seigneur, Prince du Sang et amant d’une Mlle Leduc de grande beauté, résidant au château de Berny depuis 1738, que les Francs-Maçons parisiens élirent à la Grande Maîtrise le jour de la Saint-Jean  d’hiver 1743 en remplacement de son petit-neveu décédé prématurément, le duc d’Antin. Il le restera vingt-huit ans.

A peine élu, le GM aurait désiré réformer l’ordre, en 1744 (dit Naudon !), seule tâche qu’il pouvait envisager, un commandement lui étant refusé (témoignage d’un secrétaire du lieutenant de police, Morabin, le 15 mars 1744). Il obtint cependant son commandement et durant les trois années suivantes se couvrit de gloire à Furnes, Ypres, Menin, Namur et Rocour.

Ayant quitté l’armée,  il se retira dans son château de Berny avec Mlle Leduc et s’y consacra à l’art, au théâtre …. En 1754, il fut élu à l’académie française.

Cela ne l’empêcha pas de rejoindre, en 1758, l’armée empêtrée dans la guerre de sept ans, et là, ce fut le désastre, Minden puis Crefeld où il fut vaincu (23 juin 1758) par une armée allemande inférieure en nombre,  commandée par le duc Ferdinand de Brunswick, futur Grand Maître de la Stricte Observance. Désavoué, relégué à Berny, moqué, chansonné, Clermont épousa Mlle Leduc et vécut dans l’isolement d’une vieillesse relativement désargentée. Il connut enfin la disgrâce  royale, ayant pris fait et cause pour la révolte du Parlement.

Il décéda le 16 juin 1771.

Ce Grand Seigneur s’est-il intéressé à l’ordre dont il était le Grand Maître nominal ?

On ignore où il fut initié. On sait qu’il ne mit pas les pieds en Grande Loge et la laissa se déchirer.

Le seul indice de son intérêt sont quatre lettres, publiées par A.Cordier (Histoire de l’Ordre maçonnique en Belgique, 1854), témoignant d’un souci de Clermont pour la maçonnerie.

Adressées au marquis de Gages, elles  datent du 1er j. du 6° M 1766 (1er août 1766), du 1er J. du 8° M 1766 (1ere M 1766  (6 mars 1766) et du  1er J . du 12° M 1766 (1er février 1767).

Dans la lettre du 6 mars, il affirme être Rose-Croix, tout comme le marquis, et nous apprend qu’il a toujours limité le don de ce grade, « sa nation étant par trop inconstante ». Dans celle du 1er février, il parle d’un ouvrage à venir révélant tout le Sublime de la maçonnerie en 15 grades.  C’est bien peu.

Sous  sa GM, le nombre de loges alla croissant pourtant, de 20 en 1743 à plusieurs centaines à sa mort, ce qui ne signifie pas qu’il prit part à cette croissance ni s’en préoccupa.

Eut-il une loge privée où il cultivait les hauts-grades ? Sa signature au bas des statuts de la RL St-Jean de Jérusalem le rend possible. De même la délibération du 21 septembre 1766 du Conseil des Chevaliers d’Orient condamnant le grade de Kadosch pourrait avoir eu son aval,  du moins d’après Naudon.   

La seule trace de son élection est dans l’article IX des règlements généraux du 11 décembre 1743 :

C’est pourquoi après que le Grand Maître sera installé on requerra solennellement l’avis des Frères ; c’est ainsi qu’on en a usé à l’égard des présens règlemens qui ont été proposés par la Grande Loge tenue le 11 Xbre 1743:

 -          Reglemens généraux extraits des anciens registres des loges à l’usage de celles de France avec les changemens faits à la grande loge assemblée tenüe le onzième décembre 1743 pour servir de Règles à toutes les loges du dit royaume.

-          Règlements en 20 articles qui indiquent aussi l’apparition des Ecossais ! A l’article 20. Ce sont les Statuts d’une Grande Loge opposée aux grades supérieurs.

 Ces statuts nous paraissent étonnement précis, quasi prêts à l’emploi.

La grande loge est composée des maîtres et surveillants de toutes les loges particulières. Elle se réunit en  communication de quartier déterminée par le Grand Maître. Celui-ci a à sa gauche son Député et en face de lui ses Grands Surveillants. Ne sont régulières que les loges érigées  par la GL. Les affaires en GL se règlent à la pluralité des voies.

Ne portent les bijoux en or suspendus à un collier bleu que le GM, son Député, les GS, les anciens GS, le Secrétaire et le Trésorier. (art. 1)

Les listes des membres de chaque loge doivent être communiqués à la GL. Le Grand Secrétaire porte deux plumes en sautoir et le trésorier une  clef d’or  (art. 2)  

Les grands officiers ne peuvent être officiers d’une loge privée (art. 6). Le GM ou son Député ou ses GS visiteront une fois l’an toutes les loges de la ville et des environs (art. 8).

Chaque (assemblée de) Grande Loge peut faire des règlements (art. 9).Chaque loge particulière peut faire des lois particulières (art.12). Aucun frère/profane ne peut être admis sans le consentement unanime des frères (art. 15) et seulement 15 jours après être annoncé  (art. 14)

Aucune loge n’est régulière si elle n’est fondée avec la permission du Grand Maître et aucun maçon n’est régulier s’il n’est membre d’une loge régulière (art. 16).

 Enfin l’art 20 condamne les « Ecossois » :

 Comme on apprend que depuis peu quelques frères s’annoncent sous le nom de Maîtres Ecossois et  forment dans les loges  particulières des prétentions et exigent des prérogatives dont on ne trouve aucune trace   dans les anciennes archives et coutumes des loges répandues sur la surface de la terre ; la GL a déterminé affin de conserver l’union et la bonne harmonie qui doit régner entre les FM qu’à  moins que ces maîtres Ecossois ne soyent officiers de la GL, ou de quelque Loge particulière, ils ne seront considérés  par les frères que comme les autres apprentifs et compagnons, dont ils doivent porter l’habillement sans aucune marque de distinction quelconque.  

Ces statuts sont signés par La Cour D.G.M.

 -          27 décembre : installation  de Clermont (Thory. Etait-il présent ?)

-          1744 : Pouvoir confié aux « Députés », Christophe Jean Baur puis de Mussel. Vu leur inactivité, les M de L délivrent des lettres de Constitution. Transformation du vénéralat annuel en une possession vénale.

-          8  juin 1745 : perquisition à l’hôtel de Soissons, rue des deux écus. C’est la dernière marque d’opposition du pouvoir, « la dernière profanation du temple », écrit Chevallier, avant 1940. Clermont joua-t-il un rôle dans cet arrêt des poursuites ? Aucune preuve.

 2° Les partis en présence.

-          24 juin  1745 : Statuts dressés par la RL St Jean de Jérusalem dressés par notre N. t.e.f . Louis de Bourbon-Grand Maître de toutes les  L. Régulières de France en 48 articles.

 Comme on va le voir, ces statuts sont très différents de ceux de 1743. Ils s’adressent cette fois à une loge de hauts-grades. Il n’y est pas question d’organisation d’une obédience quelconque.

 Article XXXX : les maîtres ordinaires s’assemblent avec les maîtres les parfaits et irlandais trois mois après la St Jean, les maîtres Elus six mois après, les  Ecossais  neuf mois après, et ceux pourvus de grades supérieurs quand ils le jugeront apropos

C’est probablement la première vraie hiérarchie de hauts-grades connue : Parfait, Irlandais, Elu, Ecossais.

 -          En 1750 existe à Paris un Conseil de Chevaliers d’Orient. Il faut pour y parvenir être Parfait (c’est à dire Ecossais) et être passé par les neuf degrés de la maçonnerie. (lettre de De Boulard à ses  frères de Bordeaux). Cette lettre nous éclaire sur deux conceptions opposées de l’Ecossisme  (l’une étant « l’ancienne maîtrise » axée sur l’Ancien Testament à Bordeaux, l’autre chrétienne à Paris).  De  lui, descendrait une Grande Loge  de Grands Maîtres Ecossais  dont De Valois est responsable en 1748.

 -          Statuts dressés par la RL loge St Jean de Jérusalem de l’orient de Paris gouverné s parle très  haut et très puissant seigneur Louis de Bourbon, comte de Clermont, Prince du Sang, Grand Maître de toutes les Loges Régulières de France , pour servir de Règlemens à toutes les loges du royaume. Le  4 juillet 1755, signé sur l’original par le comte de Clermont. 44 articles. C’est là aussi une loge écossaise ! Le GM jouait donc sur les deux tableaux.

 -          1758 : création du Conseil des Empereurs d’Orient et d’Occident, Grande et Souveraine Loge de Saint Jean de Jérusalem, par Pirlet, liégeois d’origine et tailleur d’habits de son état.

 -          1760 Lacorne, maître à danser, se ( ?) donne le titre de Substitut particulier et réunit des M de L en « Grand Orient »,  donc une GL personnelle.  Une deuxième Grande Loge se forme, composée de gens « de bas étage » (Pény)

-          Mort de Lacorne au printemps 1762. Service funèbre le 5  avril 1762.

-          24 juin 1762. Après  sa mort, les deux « Grands Orients » Lacorne et Pény se réunissent en une Grande Loge de France, composée des seuls M de L parisiens, sous la direction de Augustin Jean François Chaillon de Jonville (1733-1807), grâce aux soins de Le Boucher de Lenoncourt. Le nom de Chaillon apparaît comme « Substitut du GM » le  6 septembre 1762 dans le Registre de la GL.

-          22 juillet 1762 : création du Conseil de Chevaliers d’Orient, d’après Thory

-          14 décembre 1762 : sept commissaires sont désignés pour effectuer la fusion des deux Grandes Loges. ils établissent des règlements acceptés par les LL de province.

-          Sont nommés Grands Officiers de la GL de France, Moët, président ; Le Roy, secrétaire général ; Brest de La Chaussée, garde des sceaux ; plus tard, Zambault devient secrétaire général.

-          Le F. de Valois, garde des archives de l’ancien conseil des Chevaliers d’orient (dont étaient membres Moët, Le  Roy, la Chaussée et Le Boucher de Lenoncourt) annonce qu’il ne se réunit plus. 

-          La GL ne pratique que trois premiers degrés tandis que « Le Conseil des empereurs d’Orient et d’Occident, Sublime mère Loge  Ecossaise » (SMLE), organisme de hauts-grades, ne prend jusque là aucune part aux opérations de la GL.

-          Deux groupes en présence, Conseil des Chev d’Orient et Sublime Mère Loge Ecossaise, qui vont se disputer le contrôle de la Grande Loge.

 Les personnalités appartenant à ces deux organismes semblent indiquer la différence sociologique entre elles, le Conseil des Chevaliers d’Orient était plus aristocratique (Moët, la Chaussée, Chaillon …), le Conseil des Empereurs nettement plébéien (Pirlet, Pény, …).

 3°  Les élections de 1765.

 -          En 1763 et 64, La  Chaussée ne se présente que rarement en GL. Il se contente de signer les documents.

-          En janvier 1764 (le 22), la GL reconnaît l’autorité de la SMLE pour les grades supérieurs à l’occasion d’une querelle  de prééminence survenue à Lyon.

-          La SMLE s’en sert contre la Mère Loge  Ecossaise du Contrat Social, issue de Saint Lazare.

-          GL dirigée par triumvirat Moët, Le Roy, La Chaussée, du Conseil des Chev. d’Orient, instruits par Morin ( ?).

-          27 décembre 1765. Elections et remplacement des offices pourvus depuis 1762.  Elections manipulées par le triumvirat qui se réserve les places éminentes. Distribution de bulletins préinscrits  …. Le Boucher propose d’attribuer d’office les fonctions à des grands seigneurs, les Comte de Choiseul, marquis de Seignelay, prince de Nassau et le duc de la  Trémoille. Proposés dans un conventicule chez Zambault, ils furent nommés aux élections malgré l’opposition de Moët, président de la GL et Chef  du conseil des Chev.  d’orient. Ces grands seigneurs refusent l’élection et sont remplacés par des Chev.  d’orient.

-          Révolte des mécontents devant cette mise en main. Propos injurieux rapportés par Zambault dès février1766.

 4° Protestation contre les élections de 1765.

 -          21 mars 1766 : Communication de quartier. Protestation contre les  élections signées de 18 M de L. Moët refuse de la lire car « injurieuse ». (49 présents en GL dont Labady et Pirlet). Election de deux SS et de plusieurs experts.

 -        5 avril 1766 : lecture d’un mémoire « scandaleux » dirigé par les Chev. d’Orient contre les protestataires (en fait réponse au libelle) et lecture par Moët  du libelle des protestataires. 21 présents  dont Tschoudy et Labady. Neuf des 18 signataires de la protestation sont exclus de « toutes les loges », Perrault, Pény, Hardy, Guillot, Daubertin, Ponsard,  Maurin, Pethe & Lacan (Daubertin et Lacan n’avaient pas signé le libelle). Cette condamnation fut votée par Moët, Le Roy (orateur), la Chaussée, Ledin (trésorier), Zambault (secrétaire) (impliqués dans le libelle) ; Martin, Thierrat, le Lorrain, Lafin et Joubert de la Bourdinière (tous Chev  d’Orient et officiers) ; Baquet, Guainard, Lettre et Labady (officiers) ; Magnier et Tschoudy, membres.

 -          Entre le 5 avril et le 14  mai, sept FF se rétractent, ne restent que onze  exclus. Les décrets de prescription sont envoyés en province par Zambault.

 5° Le rôle de François Le Boucher de Lenoncourt.

 

-          Signataire du libelle, se rétracte dès le 5 avril 1766.

-          3 juin 1766 : Les Chev. d’Orient proposent la proscription de Boucher.

-          17 juillet 1766 :  on n’en parle plus !

 

Mais la Chaussée aurait obtenu la suspension des travaux de la GL en 1767, d’après Le Précis ! Or, le Boucher  de Lenoncourt est accusé par la Chaussée, dans son mémoire, d’avoir obtenu, en février 1767,  du gouvernement la cessation d’activités de la GL.

 

 Donc deux affirmations opposées ! Difficile de faire la part des choses.

Quoi qu’il en soit, la Chaussée profitera de la suspension pour déclarer faussement que le Boucher est exclu de la GL. L’hostilité à Le Boucher semble provenir d’éléments privés et  de sous-entendus malveillants.

 6° La suppression des Mères-Loges de province le 14 août 1766.

 Le 3 juin 1765, la GL avait créé des Mères-loges à Strasbourg et Lyon mais, suite  à des plaintes nombreuses, les supprima par décret le 14 août 1766.

Le décret était rédigé par les chev. d’Orient et portait les sceaux et timbres de la GL et du Conseil des chev  d’Orient !

 7° Proposition d’union de la GL et de la S.M.L.E.

 La SMLE avait pris le titre de Souverain Conseil des Empereurs d’Orient et d’Occident, Sublime Mère Loge Ecossaise du Grand Globe  de France. Son  président était Pirlet 

 -          2 octobre 1766 : Gaillard, orateur de la SMLE, proposa  de confondre les deux autorités, GL et SMLE. Mais Moët s’y opposa de façon assez théâtrale et obtint gain de cause. L’affaire  fut remise à la  prochaine assemblée. Mais Gaillard fit imprimer son discours et le distribua aux M de L qui devaient voter.. 

-          16 octobre, une cabale se monte contre Vincent Labady, accusé d’être le promoteur de ce projet d’union. Jean-Lazare de Salla, trésorier peu honnête de la loge de Labady, membre  des chev. d’Orient, écrivit un mémoire infamant sur Labady et demanda à être entendu par la GL. Labady demanda que Moët et Le Roy, ses ennemis, fussent commissaires. Ils s’adjoignent Guainard, secrétaire général de la SMLE.

-          Un familier des Chev. d’Orient, Thierriat, porta plainte contre Gaillard pour la distribution de son mémoire mais elle n’eut pas de suite mais elle fut actée, ce qui était déjà une victoire pour les chev. Les VM présents refusèrent de signer le registre qui ne fut signé que par Zambault, La Chaussée  et Joubert de la Bourdinière.

-          Entre le 16 octobre et le 15 novembre, Moët et Le Roy tentèrent une médiation entre Labady et son accusateur, médiation que Labady refusa. Moët, furieux, annonça que cette affaire ne serait pas « jugée par des maçons ».

-          Labady est arrêté le 1er décembre et exilé à Blois le 28 du même mois. Ordre de Moët  ou du gouvernement ?

 8° Emprisonnement de Labady au  For-L’Evêque.

 -          1er décembre 1766. Arrestation de Labady et confiscation de ses papiers maçonniques. C’est Salla qui indiqua l’habitation de Labady.

-          Mis  au secret jusqu’au 16 décembre puis interrogé par le commissaire  Durocher. On lui demande de trier les papiers relatifs à la SMLE et d’ouvrir un paquet cacheté indiqué par Salla. Puis Durocher se fait reconnaître comme F. (de Toulouse) et propose à Labady de porter plainte, lequel refuse. Il déclare que son arrestation est due aux changements qu’il  voulait faire dans l’ordre pour son bien  et son honneur. Tout est ouvert  et, en fin , 33 pièces , Statuts, lettres, missives et discours sont cotées et signées par Labady, toutes ayant trait  aux changements projetés. Elles sont remises au lieutenant de police.

-          Labady est remis au secret jusqu’au 28 décembre, relégué à Blois (mais y alla-t-il ?) et libéré  le 11 janvier 1767.

-          Il assiste aux funérailles du F. Zambault, décédé le 21 janvier 1767, et est présent en GL le 4 février.

 9° Assemblée du 4 février 1767.

 -          Moët démissionne de la présidence, on se demande pourquoi.

-          Lors de l’assemblée, on enlève la présidence aux chev. d’Orient, Le Boucher devient 2° Grand Surveillant, Bacquet devient président,  Bourgeois devient secrétaire, Paris  devient Premier Grand Surveillant.

 La suspension des travaux suivit cette assemblée ! On n’échappe pas à l’impression que les Chevaliers d’orient ont obtenu cette suspension pour éviter leur défaite totale ! Or comme ils étaient plus proches du pouvoir… !

 10° L’assemblée du 21 février  1767 et les « ordres du  gouvernement ».

 Assemblé extraordinaire et non prévue par les statuts de 1763 !

Au préalable, outrés de voir leur échapper la présidence et le secrétariat, les Chev. d’Orient, par la voix du F. Ledin, apostrophent Labady et l’injurient en  GL pour sa détention récente. Labady porte plainte puis se désiste.

La suspension fut annoncée par une note  de La Chaussée :

 Avons délibéré en vertu des ordres du Gouvernement qui nous ont été communiqués par kos  TCD de la Chaussée, Grand garde des Archives & Ledin, trésorier, que la TRGL de France suspendrait ses travaux jusqu’à des temps plus heureux

 La Chaussée et Ledin ont-ils agi seuls ? La Chaussée exhiba des lettres de convocation émises par le magistrat de la capitale, ils persuadèrent les ff.  qu’ils avaient reçu des ordres précis  pour cesser les travaux maçonniques, ce que tous acceptèrent.

En fait, on n’a pas trouvé d’ordre écrit. Sartine a-t-il donné un ordre verbal ?

Ce n’est que trois ans plus tard, le 30 octobre 1769, que La Chaussée et le Roi envoient une circulaire annonçant cette suspension en ajoutant que cette suspension était due à un ordre du Substitut Général, Chaillon de Jonville.

A vrai dire, dans une lettre du même 30 octobre, La Chaussée dit que les travaux ont été suspendus pour des raisons indispensables et que c’est sur ordre de Jonville qu’il en a averti les ff., ce qui n’est pas la même chose.

 11° Situation anarchique de la maçonnerie durant la suspension.

 Les Chev. d’Orient ne veulent pas briser les sceaux que conserve La Chaussée. Il veut aussi le registre des délibérations mais celui-ci est confié au secrétaire.

La Chaussée prétend cependant qu’il recevait  toute la correspondance, étant le seul connu.

La suspension de la GL ne signifie pas la suppression de l’ordre. Les loges continuent à se réunir comme à l’ordinaire, reçoivent diplômes, Constitutions, brevets , grades …. signés par La Chaussée. Mais des FF présents à l’assemblée du 21 février et qui usurpent les fonctions de la GL, prétendant même qu’elle a repris des travaux.  Ce sont Pény, qui prétend avoir reçu ses pouvoirs de Jonville, Duret, l’Eveillé,  vice –présidents,  et Poupart, Secrétaire Général.

Le 8  octobre 1769, Jonville envoie une circulaire certifiant  que la GL n’avait pas repris ses travaux, qu’il n’avait donné aucun pouvoir à Pény, Duret, l’Eveillé et y joignit le nom des ff. bannis  en 1766 et qu’il avait fait choix de FF fidèles pour servir de dépositaires de confiance

C’était Moët, Le Roy, La Chaussée ! Les documents signés par eux étaient les seuls valables.

Jonville se déchargeait  de toute fonction et  donnait à la Chaussée le dépôt de la maçonnerie en France.

La Chaussée pouvait notamment  autoriser des FF à former une loge malgré la suspension  des travaux de la GL.

L’interdiction ne visait que la Grande Loge des Maîtres de Paris, dite de France, elle ne portait pas sur les corps rivaux !

Il y en eut quatre,

-          la GL elle-même faite des maîtres de loge,

-          la GL Pény, Duret, L’Eveillé ;

-          une autre menée par Pirlet, fondateur du Conseil des Empereurs (avec plusieurs des bannis de 1766);

-          enfin Jonville, La Chaussée, Moët, Le Roy qui étaient inactifs mais possédaient les sceaux, registres  et timbres.

 

 12° Tentative de reprise des travaux.

 En 1769, Pény et Duret demandèrent audience à Chaillon, raison pour laquelle  la Chaussée et le Roy établirent la circulaire du 30 octobre 1769 et donnèrent de la publicité aux décrets de 1766.  Cette audience visait à faire reconnaître  leur GL. Elle n’eut pas lieu.

C’est à cette époque que la Chaussée déclara exclus le Boucher, 2° Grand Surveillant de la GL, qu’il poursuivait de sa haine depuis 1766.

 -          Labady, membre des empereurs, fait une tentative d’union lors d’une réunion de quelques FF désireux de reprendre les travaux, en 1770.

-          Quelques  FF demandent au lieutenant de police de lever l’interdiction. En vain.

-          Requête de 29 FF, dont certains des Empereurs, envoient une délégation à Chaillon : Bourgeois, Lafin, Martin et Graillard. Labady parmi les signataires.

-          20 mars 1770 : Poupart confesse avoir assisté à une assemblée  de FF exclus. Le même jour, les bannis de 1766  demandaient une révision de la peine.

-          Assemblée probable de la GL en février-mars 1770.

-          16 juin 1771 : décès du comte de Clermont.

-          21 juin 1771 : La GL de France reprend ses travaux.

                                                                      Texte de Pierre NOEL publié par Thomas DALET.

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 12:43

La Loge sera tendue et s'ouvrira de la même manière, avec les mêmes formalités et à la même heure que celle d'apprentif.

 Les demandes d'ouverture sont aussi les mêmes. Elle sera éclairée par 5 lumières dont 2 à l'Orient, 2 à l'occident et 1 au midi.

PREPARATION et RECEPTION

Le Candidat étant resté seul, environ une demie heure, dans une chambre isolée et à l'abri de tout bruit,  sera dépouillé de tous métaux par un maître de Cérémonie qui ne se permettra de lui parler que pour des choses relatives à son emploi.

Le Récipiendaire quittera son habit pour ne garder que sa  veste, aura les cheveux épars,  le col nu et dans cet état il sera conduit à la porte du Temple ou il sera annoncé par 5 coups et présenté  comme un apprenti désirant recevoir le grade de Compagnon.

Le Vénérable, après avoir fait demander au récipiendaire s'il a fait son temps et s'en être assuré le fera introduire.

Le Candidat,  entre les deux surveillants, le Vénérable lui fera diverses questions du catéchisme d'app.". et après les réponses du Candidat il ordonnera au f.°. Terrible de le faire voyager.

Le f.°. Terrible s'emparera du Candidat, lui mettra la pointe de son glaive sur le cœur   et lui fera faire deux fois le tour de la loge tracée de l'occi. à l'0. par le Nord,  et le remettra entre les mains des deux surveillants.

Le Vénérable fera de nouvelles questions au candidat,  il s'assurera s'il sait parfaitement ses signes, mots, attouchement et marche d'app.".  et après avoir été satisfait,  il ordonnera au f.°. Terrible de lui faire continuer ses voyages.

Le f.". terrible prendra le récipiendaire lui mettra de nouveau la pointe de son épée sur le cœur   et lui fera faire un seul tour de la loge tracée de la même manière que dans les précédents voyages.

Le Candidat rendu aux deux surveillants, le Vénérable l'interrogera sur ce qu'il pense de la Maçonnerie,  lui fera les observations qu'il jugera convenables sur la conduite qu'il aura tenue depuis son entrée dans la maçonnerie,  et enfin toutes celles que les réponses lui suggéreront.

Il ordonnera ensuite au f.°. Terrible de lui faire faire ses deux derniers voyages dans le même ordre que les précédents,  et lors­qu'ils seront finis,  le Vénérable le fera conduire au pied du trône pour y prêter son serment.

Le serment de Compagnon est le même que celui du premier grade en y ajoutant qu’il consent de plus d’avoir le cœur   arraché   etc.

Après que le Candidat aura prêté le serment, le Vénérable lui donnera les signes, attouchements et paroles,  il lui abattra la bavette de son tablier et lui donnera l'accolade maçonnique.

Le Maitre de Cérémonie conduira le Candidat aux surveillants pour le faire reconnaitre, après quoi il le fera monter les 5« marches du

temple, le fera marcher en compagnon et travailler sur la pierre cubique, en lui faisant frapper la batterie du grade, il le conduira ensuite au milieu de la Colonne du Midy ou le Candidat prendra place.

 Le Vénérable frappera en Compagnon pour" faire mettre la Loge à l'ordre à l'effet de proclamer le candidat au grade qu'il vient de recevoir, cette proclamation se fait cornue celle d'un apprentif.

M ARCHE

 Elle est composée de trois pas : le Compagnon ayant monté les marches du temple doit se trouver les pieds en Equerre,  dans cet état il porte le pied droit en avant du Côté du Midi et achève son pas en faisant suivre son pied gauche dont il joint le talon, au talon du pied droit.

 Il porte ensuite le pied gauche en avant et du côté du Nord et le fait suivre du pied droit comme il a    fait du gauche su premier pas.

 Il porte enfin le pied droit en avant et à l'orient en tirant du coté du Midi et fait suivre le pied gauche de manière que les deux pieds forment à l'orient un Equerre comme ils le formaient à l'occi. °.

 BATTEERIE

oo O oo

FERMETURE

La fermeture des travaux se fait à la même heure et de la même manière que celle dapprentif,  avec la différence des signes qui sont ceux de Compagnon    et les applaudissements et acclamations qui se font par le nombre 5.

CATECHISME ET INSTRUCTION DU GRADE DE COMPAGNON

D.     Etes vous Compagnon ?

R.           Oui je le suis.

D.          à quoi connaitrai-je que vous êtes Compagnon ?

R„          à mes signes paroles et attouchements.

D.       faites le signe de Compagnon ?

R.          Le voici (on le fait)

D.          Dites-moi la parole ?

R.           Dites moi la première je vous dirai la seconde.

D.                B.       

             le mot s’épèle comme à l'apprentif

R.            O.etc)

D.           Donnez-moi le mot de passe ?

R.            Sch.°.  (On le donne).

D.           Marchez en Compagnon ?

R.            pour réponse on marche.

D.           Quelle obligation avez vous prêté    ?

R.            De ne jamais révéler le secret de Compagnon, non seulement aux profanes, ni       même aux apprentifs maçons sous les mêmes peines portées, en ma première obligation.

D.           donnés moi les   signes   paroles et attouchements d'apprentif ?

R.            on les donne.

D.           Comment avez vous été reçu ?

R.            en passant de la Colonne J. à la Colonne B.

D.           Quelle est cette colonne B    ?

R.            C'est la seconde des deux colonnes d'airain qui étaient a la porte du temple de Salomon près de laquelle s’assemblaient les compagnons pour recevoir leur salaire.

D.           Que signifie le mot J. ?

R.            Sagesse.

D.           Que signifie le mot B. ?

R.            force.

D.           Quand vous avez été reçu compagnon qu'avez vous vu ?

R.            Une grande lumière qui était produite par l'étoile flamboyante au milieu de laquelle était la lettre G.
D.           Pourquoi vous êtes vous fait recevoir Compagnon ?

R.            Pour connaître la lettre G.

D.               Que signifie la lettre Go ?

R.               Elle signifie Gloire, Grandeur et Géométrie, la gloire à Dieu-,

Grandeur au Maitre,  et Géométrie pour les Ouvriers.
D„               Sur quoi aves vous travaillé ?

R.               Sur la pierre cubique a pointe.

D.               a quoi servait cette pierre ?

R.               à polir et aiguiser les outils des compagnons,  elle est encore la figure des travaux quo doivent faire les compagnons pour se perfectionner dans la vertu,  et servir d'exemple aux apprentifs.

D.               à quoi sert la Truelle ?

R.               à cacher les défauts de nos frères.

D.               que signifie le mot Schib. ?

R.               Epi de bled.

D.               Où sont placés les Compagnons en loge ?

R.               Au Midi et au Nord, au Midi pour recevoir l'ordre des Maîtres,

au Nord pour le faire exécuter par1 les apprentifs.
D.               Comment voyagent les Compagnons ?

R.               De même que les apprentifs de l'occident à l'orient pour chercher le Lumière.
D.               Que signifie le signe de Compagnon ?

R.               Il me rappelle la peine à laquelle je me suis soumis en recevant le grade de compagnon si jamais je manquais a mon serment.
D.               Quel âge avez-vous ?

R.               Cinq ans.

D.               Que signifie l'âge de Compagnon ?

R.               Les cinq coups qu'il frappe, les cinq  marches qu'il monte,  et les cinq Lumières qui éclairent la loge de ce Grade.

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 23:30

La loge de Compagnon commence par les mêmes formalités que celle d'apprentif. Elle s'ouvre à midi, et se ferme à minuit en frappant cinq coups de la manière qu'on verra ci après, elle est décorée de même ; on met deux étoiles de plus sur le tableau pour faire le nombre de cinq, on aura l'attention d'éclairer l'étoile flamboyante. Le Vénérable n'oubliera jamais avant que d'ouvrir les travaux de Compagnon de faire donner le mot de passe par chaque frère à un maitre de Cérémonies, non seulement pour s'assurer que tous les frères présents sont revêtus de ce grade, mais encore pour empêcher qu'aucun frère ne l'oublie.

 Réception

 Un Maitre de Cérémonie va par ordre du V. préparer le Récipiendaire qu'on a laissé quelques moments en réflexion il lui met les Cheveux épars,  les Souliers en pantoufle lui décolete sa chemise,  et dans cet état il le conduit à la porte du temple ou, il l'annonce par cinq coups. le V. informé par le 1° Surveillant qu'on frappe a la porte du temple en Compagnon lui ordonne de faire voir ce que c'est. Le f. maitre de Cérémonie répond de l'extérieur que c'est un apprentif maçon qui demande d'être reçu compagnon ; Le V. lui fait demander de suite, son nom, son âge, s'il a fait son temps et si ses maîtres sont contents de lui ; le Récipiendaire  ayant donné son nom,  son âge et dit qu'il croyait que ses Maîtres étaient contents,  le V. ordonne (sic) lui donner l'entrée du temple,  et de le faire placer entre les deux surveillants ;le maitre des cérémonies le saisit alors d'une "main par "le collet,  et de l'autre il lui présente la pointe d'un glaive à l'estomac ; le V. demande au Récipiendaire ce qu'il désire, il lui répond, d'être reçu compagnon ; le V. lui dit : vous devez mon T.C.F, pour recevoir ce grade, être bien instruit de celui d'apprentif que vous avez déjà reçu ; il faut en conséquence pour édifier les FF. de cette R. Loge, répondre aux différentes questions que je vais vous faire ;  le V. lui fait alors quelques demandes du Catéchisme d'apprentif. Le Récipiendaire fait ses réponses après lesquelles la V. ordonne au Maitre des Cérémonies de lui faire faire cinq voyages autour de la loge tracée, les voyages finis, le V. dit au Récipiendaire M.C.F. nous ne vous faisons pas subir des épreuves rigoureuses dans ce grade parce qu'il n'est pour ainsi dire qu'une introduction a celui de maitre  ;  nous vous exhortons a redoubler votre zèle, et a mériter par votre constance,  et votre docilité qu'on vous confère des grades plus élevés dans lesquels vous pourrez développer le sens de nos emblèmes et de nos cérémonies.

Le V. dit au Maitre des Cérémonies de faire avancer par les trois pas d’apprentif, le Recipiendr au pied du trône pour y prêter son serment qui est le même que celui d'apprentif ;  on y ajoute seulement

d'avoir le cœur arraché ainsi que le désigne le signe de ce grade; 

Le serment prêté le V. le constitue compagnon en lui frappant cinq coups de la pointe du compas sur le cœur et lui disant, par le pouvoir que j'ai reçu de la R. L.  je vous constitue compagnon ; après quoi le Mtre de cérémonie conduit par ordre du V. le récipiendaire au bas de l'escalier du temple,  il lui en fait monter cinq marches en forme de vis : le fait travailler sur la pierre cubique en y frappant cinq coups et par les trois pas de compagnon qu'il lui montre il le fait parvenir auprès du V. qui lui donne les signes, mots et attouchements    de ce Grade ; le Mtre de Cérémonies le fait ensuite reconnaître par tous les FF. ou les principaux officiers seulement et lui fait prendre place.

Le Mot Sacré est.B....,  il s'épèle comme celui d'apprentif.

Le mot de passe est Sc.....

Le Signe est de porter la main sur le cœur et de la lever rapidement comme si on se l'arrachait.

L'attouchement se donne sur la seconde phalange du doigt du milieu.  .

L'ordre est de tenir la main droite en équerre sur le cœur.

La Batterie est  ooooO. ooooO. ooooO.

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 15:39

TRAVAUX DU BANQUET

La loge de table s'ouvrira de la même manière et avec les mêmes cérémonies que la Loge générale,  excepté que les travaux n'eussent été suspendus ; dans ce dernier cas, le vénérable n'aura pas besoin de faire les demandes d'ouverture et se ferait seulement assurer si la loge est couverte, et après en être certain il ferait par trois coups de maillet mettre la loge à l'ordre, et ferait avec elle les signes, applaudissements et acclamations ordinaires.

La loge de table s'ouvre d'ordinaire aussitôt après le second service dressé, la loge doit être de rigueur jusques après les trois premières santés,  le Vénérable ne doit écouter aucune plainte qu'elles ne soient portées. La première santé est celle du Roi, pour la faire porter le vénérable dit: frères 1er et 2°surveillants priez les f.f. de vos colonnes de charger et d'aligner pour une santé que j'ai à proposer à la respectable loge. Les surveillants portent à leurs colonnes les ordres du Vénérable,  et lorsque tout est chargé et aligné, ils lui donnent avis. Le Vénérable avertit que tout est chargé et aligné, frappe trois coups,  fait mettre toute la loge debout à l'ordre, glaive en main et lui annonce que la santé qu'il propose est celle du Roi qu'il y joint celle de la Reine et de toute la famille Royale et qu'il invite tous les frères de la porter   avec toutes les pompes de la franche maçonnerie.

Les surveillants annoncent la santé à leurs colonnes et le vénérable fait et commande l'exercice.

La seconde est celle du grand maitre de l'ordre de l'Etat ou la loge est située, on y joint la santé de tous les grands maitres de l'ordre.

La troisième est celle du Vénérable,  elle lui est demandée par le premier surveillant, le Vénérable la fait charger, et après avoir été instruit que tout est chargé et aligné, il dit au premier surveillant qu'il peut annoncer et faire porter la santé qu'il a demandée.

Les autres santés sont celles des surveillants de l’Ex-vénérable de l'Orateur, du secrétaire, des autres officiers, des visiteurs et des Récipiendaires, s'il y an a,  elles se tirent avec les mêmes formalités que les trois premières excepté que les frères restent assis.

 Le Vénérable a la faculté de tirer les santés en détail, mais il fait beaucoup mieux de les joindre parce que cela évite des longueurs et des cérémonies fastidieuses.

La dernière santé qui est indispensable et qui se tire debout et à l'ordre et à laquelle viennent se joindre les servants de la loge pour rappeler l'égalité et l'union qui doivent régner entre tous les maçons,  est celle de tous les maçons répandus sur la surface du globe, lorsqu'elle a été annoncée par le vénérable et les deux surveillants tous les frères forment ensemble une chaine d'union en chantant le bonheur des maçons.

Des que les trois premières santés sont tirées, le vénérable met la loge en récréation,  c'est a dire que la parole est permise, mais les frères feront attention de ne pas s'en servir pour troubler l'ordre, l'harmonie et la gaieté qui doivent régner dans les……….. maçonniques,  ils n'oublieront pas qu'un seul coup de maillet remet la loge en vigueur et impose à tous les frères le plus absolu silence.

Les fautes commises seront tout de suite punies par le Vénérable et    expiées ipso facto par les frères coupables qui se soumettront sans humeur aux petites peines qui leur seront imposées.

Immédiatement après les acclamations de la dernière santé le Vénérable fera les questions de clôture et fermera la loge comme à l'ordinaire.

EXERCICE POUR PORTER LES SANTES

Lorsque tout est chargé et aligné et que la santé a été annoncée à la loge celui qui la commande dit.

La main droite à vos armes, tous les frères portent la main droite à leur canon sans la lever

En joue, tous les frères lèvent leur canon à la hauteur de la bouche, mais en avant.

Feu, tous les frères boivent et ont les yeux sur celui qui commande l'exercice, pour s'arrêter avec lui en portant leur canon en avant.

Double feu,    tous les frères boivent de nouveau et suspendent de boire avec celui qui commande.

Triple et le plus pétillant de tous les feux , tous les frères achèvent de boire et portent leur canon en repos à l'épaule droite, jusqu'à ce que tous les frères soient à la même position.

Tous les frères ayant le canon à l'épaule droite,  celui qui commande l'exercice, accompagné de tous les frères porte son canon en avant, fait trois fois le signe et le remet en trois temps sur la table, après quoi on fait les applaudissements et acclamations accoutumés.

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 14:54
DEMANDES D’OUVERTURE

D.              quel est le devoir d'un surveillant en loge ?

R.               savoir si la loge est bien couverte.

D.              ou se tient le vénérable en loge ?

R.              à l'orient.

D.              Pourquoi ?

R.              parce que de même que le soleil parait à l'Orient pour commencer

la carrière du jour, ainsi le vénérable s'y tient pour ouvrir la loge, éclairer les ouvriers et les mettre en œuvre.
D.              à quelle heure s'ouvre la loge ?

R.              à midi plein.

D.               quelle heure est-il ?

R.              Midi plein.

INSTRUCTION GENERALE

D.              Etes-vous Maçon ?

R.              mes frères et compagnons me reconnaissent pour tel.

D.              à quoi reconnaitrai-je que vous êtes maçon ?

R.              à mes signes, mots et attouchements.

D.               qu'entendez-vous par signes ?

R.               tout Equerre, niveau et perpendiculaire.

û.              qu'entendez-vous par attouchements ?

R.               certains attouchements réguliers que les maçons ont pour

se reconnaitre.
D.               qu'entendez-vous par mots ?

R.               certaines paroles que j'épèlerai avec vous si vous me donnés

la première lettre.
D.              Pourquoi vous êtes vous fait recevoir maçon ?

R.               pour voir la lumière.

D.               qui vous a obligé à vous faire recevoir maçon ?

R.              ma propre volonté.

D.              à qui vous êtes vous adressé pour vous faire recevoir maçon ?

R.              à un de mes amis que j'ai ensuite reconnu pour frère.

D.               qu'a fait de vous cet ami ?

R.               il m'a conduit dans une chambre obscure et m'a livré à mes réflexions.
D.              qu'a t’on fait de vous ensuite ?

R.               on m'a tiré de la chambre des réflexions et après m'avoir préparé on m'a conduit à la porte de la loge.
D.              Comment étiez-vous ?

R.              ni nu, ni vêtu, mais d'une manière décente.

D.              comment vous a t’on introduit en loge ?

R.              par trois grands coups.

D.               que signifient ces trois coups ?

R.               frappez on vous ouvrira, demandez on vous donnera, cherchez et vous trouverez.
D.              qu'avez vous vu en entrant en loge ?

R.              Rien que l'esprit humain puisse comprendre.

D.               quels métaux aviez-vous quand vous avez été introduit en loge ?

R.              aucun, parce que lors de la construction du temple de Salomon les Cèdres du Liban furent envoyés tout taillés et prêts à mettre en œuvre, de sorte qu'on n'entendit aucun coup de marteau et qu'il ne fallut qu'une force majeure pour les employer, d'ailleurs les métaux étant le symbole du vice on doit en dépouiller celui qui se fait recevoir maçon.

D.               qu'a t’on fait de vous en loge ?

E.               on m'a fait voyager de l'orient à l'occident par le nord.
D.               que cherchiez-vous dans vos voyages ?

R.               la lumière

D.               quat-on fait de vous après vos voyages ?

R.               on m'a conduit aux pieds du trône du vénérable ou j'ai prêté mon serment de maçon,

D.              Comment étiez-vous en prêtant votre serment ?

K.               j’avais le genou droit nu et plié sur une Equerre, le pied

gauche en pantoufle, l'Epaule gauche nue, les yeux bandés, la main droite sur la bible, tandis que de la gauche je tenais un compas dont la pointe était sur la mamelle gauche.

D.               qu'a t’on fait de vous après votre obligation prêtée ?

R.               on m'a conduit à l'occident de la loge et placé entre les deux surveillants, on m'a donné la lumière.

D.              qu'avez vous vu quand on vous a donné la lumière ?

R.              trois grandes lumières, le soleil, la lune et le vénérable.

D.              à quoi servent ces lumières ?

R.              Le soleil à éclairer les frères du jour, la lune de nuit, et le vénérable en loge sur les travaux maçonniques.
D.              n'avez vous point vu d'autre lumière ?

R.               trois grands flambeaux qui représentent le vénérable et les deux surveillants.

 D.              De quelle forme est votre loge ?

R.              d'un quarré long.                                                                                                               

  D.              Quelle est la longueur ?

R.              De l'Orient à l'Occident.

D.              Quelle est sa largeur ?

R.              Du Septentrion au Midi.

D.              Quelle est sa hauteur ?

R.               des pieds et des coudées sans nombre.

D.              Quelle est sa profondeur ?

R.              de la surface au centre.

D.              de quoi est couverte votre loge ?

R.               d'un Dais celeste parsemé d'étoiles d'or.

D.              ou est située votre loge ?

R.               sur la plus haute montagne, dans la plus basse vallée, où jamais coq n'a chanté, lion rugi, femme n'a caquette.
D.              Pourquoi répondez-vous ainsi ?

R.              Pour faire connaitre qu'on peut tenir loge partout ou se trouvent des maçons,  et que toutes celles répandues sur la face de la terre n'en forment qu'une par l'union et l'intelligence qui règnent entre elles.

D.               que venez-vous faire en loge ?

R.              Vaincre mes passions, soumettre mes volontés et faire des progrès dans la maçonnerie.
D..            Quels sont vos travaux en loge ?

R.              C'est d'y élever des temples à la vertu, et d'y creuser des cachots pour les vices.
D.              Pourquoi appelez vous vos assemblées loges ?

R.              C'est en mémoire de divers campements que firent les Israélites dans le désert.

D.              Pourquoi vos assemblées sont-elles dédiées à SÏ Jean ?

R.              C'est pour apprendre aux maçons combien ils doivent être unis, puis qu'ils s'assemblent sous les auspices de celui qui ne prêcha jamais que la paix, la concorde et l'union de ses frères ; d'ailleurs les maçons s'étant unis aux chevaliers de St Jean ils en adoptent le patron.

 D.              Sur quoi est soutenu votre loge ?

R.              Sur trois colonnes qui font allusion au vénérable et aux deux Surveillants qui sont sagesse, force et Beauté.
D.              Que signifient ces mots ?

R.              La sagesse est pour entreprendre, la force pour exécuter, et la beauté pour l'ornement.
D.              Dans quelle loge avez vous été reçu ?

R.              dans une loge juste et parfaite.

D.              Qu'entendez-vous par une loge juste et parfaite ?

R.              C'est que trois maçons forment une loge, cinq la composent, et sept la rendent juste et parfaite.

Donnez-moi votre mot sacré.

(on le donne)

D.              Quel est ce mot ?

R.               C'est le nom d'une des deux colonnes d'airain qui étaient placées à l'entrée du temple et ou les apprentifs allaient recevoir leur salaire.

D.              Quelle hauteur avait cette colonne ?

R.              Dix huit coudées.

D.              Sa circonférence ?

R.              Douze coudées.

D.              Son épaisseur ?

R.              Quatre doigts parce qu'elle était creuse pour servir à renfermer les outils des apprentifs.
D.              De quoi était-elle ornée ?

R.              D'un chapiteau surmonté d'un globe lumineux et orné de pommes de grenade d'or sans nombre.

Donnez moi votre mot de passe.

(on le donne)

D.              Quel est ce mot ?

R.              C'est le nom d'un célèbre ouvrier fils de la Meque, celui qui inventa l'art de fondre les métaux.
D.               que signifie votre signe ?

R.               Il me rappelle mon serment,  et la peine que je subirais si j'étais assez lâche pour révéler les secrets de la maçonnerie.

D.              Que signifie votre attouchement ?

R.              De tendre toujours une main secourable à mes frères.

D.              ne vous a-t-on rien donné quand vous avez été reçu maçon ?

R.              on m'a décoré d'un tablier, on m'a donné une paire de gants d'homme  et une de femme le tout en peau blanche.
D.               que signifie la blancheur ?

R.              La stabilité de notre ordre et la pureté de nos moeurs.

D.              Pourquoi vous a t’on donné des gants de femme ?

R.              pour en faire présent à celle qui mériterait le plus mon estime et me faire connaitre que quoique les femmes ne soient pas admises parmi nous, elles ne sont pourtant pas méprisées des maçons.

D.              Qu’est-ce qu'un maçon ?

R.              C'est un sujet soumis et fidèle à son souverain et à l'Etat, un homme discret et sage et un ami parfait.
D.              Combien avez-vous de bijoux en loge ?

R.              Six,  trois mobiles, trois immobiles.

D.              Quels sont les bijoux mobiles ?

R.               l'Equerre que porte le Vénérable qui sert à donner forme à ce qui n'en a pas et qui est la figure de la justesse et de l'Equité dont un maçon ne doit jamais s'écarter.

Le Niveau que porte le premier surveillant qui sert a tirer une ligne droite et à nous faire connaitre la parfaite égalité qui règne entre les maçons et la perpendiculaire qui décore le second qui sert à élever perpendiculairement sur la base, doit nous faire connaître que toutes nos actions doivent être dirigées par la sagesse du Grand architecte de l'univers.

D.              Quels sont vos bijoux immobiles ?

R.              La planche à tracer qui sert aux maitres pour leurs desseins et qui est la figure du nouveau genre de vie que nous devons suivre étant maçon ;  la pierre cubique à pointe sur laquelle les compagnons aiguisent leurs outils, nous fait connaitre que nous devons sans cesse travailler a épurer nos mœurs et acquérir s'il nous est possible ce degré de perfection qui nous reproche de notre auteur, et la pierre brute sur laquelle travaillent les apprentifs qui est la figure de nos imperfections dont nous devons sans cesse travailler à nous corriger.

D.               avez-vous des ornements dans votre Loge ?

R.              oui nous en avons trois,  le Pavé mosaïque qui ornait l'intérieur du temple, la houppe dentelée qui en couvrait les extrémités, et l'Etoile flamboyante qui éclatait dans le sanctuaire.

D.              avez-vous des meubles dans votre loge ?

R.              nous en avons trois, le maillet qui fait écouter les ordres du Vénérable, le Compas qui sert à compasser nos actions et le Glaive qui sert à punir les infractaires.

D.               avez-vous des fenêtres dans votre loge ?

R.              oui,  il y en a trois, une à l'orient, une à l'occident et l'autre au midi.

D.              Pourquoi n'en avez vous point au septentrion ?

R.              C'est parce que le soleil ne l'éclaire point, ou n’y porte que faiblement ses rayons.
D.              ou se tiennent les apprentifs ?

R.               au septentrion comme les moins instruits de la loge.

D.              ou se tiennent les Maitres ?

R.               au Midi.

D.              ou se tiennent les Compagnons ?

R.              répandus par toute la loge pour la renforcer.

D.              Pourquoi les loges s’ouvrent elles à midi ?

R.              parce que les travaux des maçons peuvent paraître sans crainte au grand jour et qu'ils ont besoin de la plus grande lumière.

D.              Comment s'appelle un apprentif ?

R.              Horus.

D.              quel âge avez-vous ?

R.              Trois ans

Il fait allusion aux trois coups de mon introduction en Loge et aux trois marches d'un escalier en forme de vis que j'ai monté pour entrer dans le temple.

DEMANDES DE FREMETURE

D.              ou se tiennent les surveillants en loge ?

R.              à l'Occident.

D.              Pourquoi ?

R.              Parce que comme le soleil termine sa carrière à l'occident, de même les surveillants s'y placent pour veiller sur les ouvrages, fermer la loge et renvoyer les ouvriers contents.

D.              à quelle heure se ferme la loge ?

R.              à Minuit.

D.              Quelle heure  est-il ?

R.              Minuit plein.

INSTRUCTIONS POUR LES VISITEURS

D.              d'où venez-vous ?

R.              De la loge de St Jean.

D.               qu'apportez-vous ?

R.              Bon accueil à tous les frères de cette Respectable Loge.

D.              n'apportez-vous rien de plus ?

R.              Le V.ble de ma loge vous salue par trois  fois trois.

D.              Que venez-vous faire ici ?

R.              Vaincre mes passions, soumettre mes volontés et faire des progrès dans la maçonnerie.
D.               que demandez-vous ?

R.              une place parmi mes frères.

N. B.

Lorsqu'un maçon entre dans la loge qui se trouve ouverte et qu'on lui fait la demande
D.              D'où venez-vous ?

R.              De l'orient.

Partout ailleurs il fait la réponse mise dans l'article des visiteurs.
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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 13:38

OUVERTURE DES TRAVAUX

 L'heure de l'ouverture de la loge arrivée,  le Vénérable ou celui qui doit tenir sa place, après s'être fait rendre compte si tous ceux qui sont présents sont Maçons, priera les Maîtres de Cérémonie d'ouvrir les portes du Temple et de faire placer les frères; en même temps il ira se placer au Trône et priera les frères qui de droit doivent remplacer les officiers absents de venir recevoir les bijoux qui doivent les caractériser.

 Les cordons distribués et les officiers placés, le Vénérable frappe un coup qui est répété par les deux surveillants, ce qui annonce le plus grand silence, il fait ensuite à ceux-ci les questions suivantes.

 D. Quel est le devoir d'un surveillant en loge ?

R.  C'est de s'assurer si elle est bien couverte.

Le V. ordonne de faire voir si la loge est bien couverte, et lorsqu'il a reçu avis qu'elle l'est,  il continue les questions.

D.  Où se tient le vénérable en Loge ?

R.  A l'Orient.

D.  Pourquoi ?

R. De même que le Soleil parait à l'orient pour commencer la carrière du jour, ainsi le V. s'y tient pour ouvrir la Loge, éclairer les ouvriers et les mettre en œuvre.
D.  A quelle heure s'ouvre la loge ?

R.  A midi.

D. Quelle heure est-il ?

R.  Midi plein.

Le Vble   Puisque le Vénérable se tient à l'Orient pour ouvrir la Loge et mettre les ouvriers en œuvre et que l'heure de travailler est arrivée, FF, premier et second surveillants avertissez chacun sur vos colonnes que la loge d'apprentif va s'ouvrir par les signes accoutumés.

 Après que les surveillants ont annoncé ses intentions à leurs colonnes, le Vénérable frappe en apprentif et se met debout et à l'ordre avec tous les frères placés à l'orient et le frère Terrible, les Surveillants en ayant fait de même avec leurs colonnes,  le V. secondé de toute la loge,  fait  le signe d'apprentif,  les applaudissements et acclamations accoutumés,  il frappe ensuite un coup pour faire rasseoir les frères qui se sont levés avec lui, les frères surveillants et leurs colonnes en font de même chacun à leur tour.

S'il se trouve quelques visiteurs dans le portique du temple, le Vble les fera avertir que la loge est ouverte et qu'ils peuvent s'annoncer.

S'il s'en présente quelqu’un, on les fera reconnaître,  entrer et placer avec les honneurs dus à leurs grades.

Le V. sera libre de faire aux visiteurs le catéchisme qui les regarderont ; la loge ouverte, et les visiteurs, s'il y en a, ayant été introduits, il sera fait lecture de la dernière planche tracée, après laquelle, si ce n'est pas un jour de réception, on fera la catéchisme général du Grade en observant de faire des demandes indistinctement à chaque frère, après l'instruction, on traitera les affaires qui peuvent intéresser la loge,  en observant d'y mettre le plus grand ordre.

 Les travaux finis,  la loge se fermera, ainsi qu'il sera dit à la suite des travaux de réception.

  RECEPTION   

Le jour d'une réception,  le profane admis à être reçu apprentif maçon se rendra à l'endroit ou est située la Loge, ou il sera conduit par celui qui l'aura proposé. En arrivant son conducteur ou un autre frère lui demandera toutes ses armes offensives et le conduira dans une chambre ou régnera le plus noir silence. Cette chambre sera absolument obscure, afin qu'aucun objet ne puisse distraire le profane des réflexions qu'il doit faire sur l'Etat qu'il va embrasser. Il y aura au milieu de cette chambre une table sur laquelle il y aura du pain, un pot d'eau et un verre,  le conducteur fera asseoir le candidat sur un tabouret à côté de la table,  se retirera en lui disant de réfléchir sur la société dans laquelle il désire entrer, et fermera solidement les portes de cette chambre.

 Le profane doit rester au moins une heure en réflexion, pendant lequel tems deux frères nommes par le Vénérable et inconnus au profane, s'il est possible, viendront séparément et par égal intervalle de tems, lui demander s'il persiste à se faire recevoir,  ils feront attention à n'entrer dans aucun détail avec le Candidat,  sous peine d'être privés d'assister à la réception,  et d'être amendés,  ipso facto,  en faveur des pauvres.

 Le tems des réflexions expiré le dernier reçu, par ordre du Vénérable, ira prendre le Récipiendaire, le conduira sans lui dire une seule parole, dans la salle de préparation, le livrera au maitre de Cérémonie et se retirera:

Le maitre des Cérémonies, sans entrer dans aucun détail étranger à ses fonctions, dépouillera le Récipiendaire de tous ses métaux, lui fera laver les mains, lui découvrira le genou droit,  lui mettra le pied gauche en pantoufle, le bras et la mamelle gauche nus, lui bandera les yeux et le conduira en silence à le porte extérieure du temple, à laquelle il frappera en apprentif.

Le Vénérable informé que c'est un profane qui désire se faire recevoir franc-maçon, lui fera demander ses noms, surnoms, âge, qualité, Pays ...... lorsqu'il en sera instruit il le fera interroger s'il a mûrement réfléchi à l'Etat qu'il va embrasser, s'il n'a pas été induit, ni séduit à se faire recevoir, si c'est de son propre mouvement, et si ce n'est point un esprit de curiosité qui le porte à entrer dans la société des francs maçons.

 Les réponses du candidat rendues à la R. Loge, le V. lui fera demander s'il a un répondant en loge, s'il est dans l'Etat prescrit pour être reçu et dans ce cas il lui fera donner l'entrée du temple.

 En exécution de cet ordre le maitre des cérémonies introduit le récipiendaire et le livre aux surveillants.

 Des l'introduction d'un récipiendaire, les portes du temple se ferment,  et ne s'ouvrent plus pour quelque raison que ce soit,  jusqu'après la réception. Lorsque le Récipiendaire est dans le temple ou règne le plus grand silence, le Vénérable fait différentes questions au Récipiendaire sur ce qui le porte à se faire recevoir d'un ordre qu'il ne connait point et autres relatives aux réponses du candidat, ensuite le Vénérable ordonne au frère Terrible de faire voyager le Récipiendaire de l'Occident à l'Orient par le Nord ; après ce premier voyage, le ordonne qu'on lui fasse subir l'Epreuve de l'Eau, en le plongeant dans la piscine pour le laver de ses souillures, ce que l'on fait tout de suite en plongeant le bras   gauche du Récipiendaire dans une cuve d'eau.

 Après cette cérémonie le Récipiendaire sera remis entre les mains des Surveillants, le V. lui demandera s'il sait ce que c'est qu'un homme, s'il en connait tous les devoirs, s'il n'a jamais manqué à les remplir, et d'après les réponses du récipiendaire, le frère terrible le fera voyager de nouveau ; après le second voyage, le Vénérable ordonnera qu'on lui fasse subir l'Epreuve du feu en le faisant passer par les flammes pour le purifier, ce qui sera exécuté.

Cette cérémonie faite, le V. rappellera au récipiendaire si ce n'est point la curiosité qui 1'emmené, lui renouvellera toutes les demandes qu'il lui a fait faire a la porte du temple, et après ses réponses, il lui fera donner ses dernières volontés, et lui fera faire son 3eme voyage, à la suite duquel il lui fera tirer du sang ; cette Epreuve faite, le V. s'informera du récipiendaire s'il voudrait donner avant d'être reçu des marques de son amour pour l'humanité et participer aux actes de bienfaisance des maçons et dans ce cas de déclarer ce qu'il veut qu'on prenne des métaux qu'il a donné à garder ou ce qu'il veut qu'on donne pour lui ; après les intentions du récipiendaire sur cet objet, le vénérable ordonnera qu'on le fasse avancer aux pieds du trône, ou on lui mettra en mains un poignard et une coupe, en lui disant que pour donner une preuve de son courage et de ce qu'il serait en état de faire pour l'ordre dans lequel il veut entrer, on exige de lui qu'il se donne un coup de poignard dans la partie du corps qu'il choisira seulement pour en tirer du sang, ou de boire la liqueur qui se trouve dans la coupe.

 Si le récipiendaire se détermine pour la coupe, on lui laisse boire la liqueur qui s'y trouve,  et qui ne peut lui être nuisible, s'il se détermine pour le poignard, le V. lui dira que cette preuve de fermeté rassure ses frères sur ce qu'il serait-en état de faire pour eux et qu'on n'exige rien de plus,  sinon qu'il prête le serment accoutumé.

 ici le V. avertit le Récipiendaire que quoiqu'il ait les yeux bandés et qu'il paroisse ne pas être en liberté, il peut être assuré qu'il n'a rien à craindre et qu'on est prêt à le ramener tranquillement ou on l'a pris, s'il ne veut pas se faire recevoir et s'engager par   un serment inviolable à garder les secrets qui doivent lui être confiés, et dans lesquels il n'y a rien contre les mœurs, contre la religion, contre l'Etat et contre son Souverain.

 Après la réponse du Récipiendaire, on lui fera  plier son genou droit sur un tabouret qui sera aux pieds du Trône, on lui fera tenir son pied gauche en l'air, le vénérable lui fera mettre la main droite sur deux épées, sur le livre des règlements lui fera tenir un compas de la main gauche dont la pointe tournera sur la mamelle gauche et lui fera prononcer le serment qui suit:

Je jure de ne jamais révéler directement ni indirectement les secrets des maçons et de la maçonnerie qui me seront confiés, de ne point les trahir de bouche ou d'écrit, par signe, par gestes, "ou d'une autre manière quelconque et de ne rien découvrir, tracer et graver qui y ait rapport,  et en cas d'infraction je consens à avoir la gorge coupée, le sein percé,  les entrailles déchirées, le corps brûlé et réduit en cendre pour être jetées au vent afin qu'il ne soit plus fait mémoire de moi parmi les hommes;  je promets en outre d'observer les règlements que "suit et suivra la respectable Loge.

 Aussitôt le serment prêté, on fait relever le Récipiendaire et le vénérable disant qu'il ne répond plus de son sort le pousse sur les maitres de cérémonie qui 1'entraînent à l'occident du temple en le faisant passer sous la voûte d'acier que forment tous les frères avec leurs Epées.

 Le Récipiendaire arrivé entre las deux surveillants,  le Vénérable lui demande ce que peut désirer un homme privé de la lumière, sur la réponse du récipiendaire,  le V. frappe trois coups  ;  au 3me le maitre des Cérémonies laisse tomber le bandeau qu'il a eu soin de détacher  ; au moment ou le bandeau tombe des yeux du récipiendaire,  tous les frères qui ont l'Epée nue à la main tendente sur lui,  et un frère préposé secoue devant lui un flambeau allumé à l'esprit de vin dont la flamme éblouissante et passagère lui fait allusion aux grandeurs civiles et mondaines.

Le vénérable fait remarquer au Récipiendaire que toutes les Epées tendues contre lui seraient prêtes à le percer si jamais il était capable d'enfreindre son serment, mais qu'au contraire elles seront toujours prêtes à sa défense s'il est fidèle à ses engagements,  il ordonne ensuite qu'on fasse monter les marches de l'escalier en vis au récipiendaire et

qu'on le lui amène par trois pas d'apprentif, ce que les maitres de cérémonie font exécuter.

Le Récipiendaire aux pieds du Trône,  le V.ble lui mettra l'épée sur le front sur laquelle il frappera trois coups avec son maillet, en disant   Par les pouvoirs que j'ai, reçus de la Respectable Loge je vous constitue apprentif franc-maçon,  et il le prie en même temps de signer les règlements qu'il a promis de suivre,  ce que le secrétaire fait exécuter tout de suite.    La signature du Récipiendaire apposée aux Règlements,  le Vénérable lui donnera les signes, attouchements et paroles, le fera décorer d'un tablier et gants blancs,  il lui fera remettre une paire de gants de femme pour celle qui sera la plus digne de son estime et le priera de se faire reconnaitre des principaux officiers de la respectable Loge.

Apres la reconnaissance du nouveau reçu, un maitre de cérémonie le conduira au bas du tableau tracé,  lui remettra un maillet et le fera travailler sur la pierre brute en le faisant frapper dessus en maçon de là il le conduira à la tête de la colonne du nord, ou il doit être placé le jour de sa réception seulement; le nouveau reçu placé, le Vénérable fera remettre la loge debout et à l'ordre et proclamera le candidat pour maçon et membre de la loge par ces mots ;frères premier et second surveillants,    mes frères vous voudrez bien reconnaitre à l'avenir le frère... ... pour apprentif maçon et membre de la respectable loge. Les ff S. répéteront à leur colonne cette proclamation à laquelle il sera applaudi en la forme ordinaire.

Après la réception le Vénérable fera une instruction générale et s'informera ensuite si personne n'a rien à proposer pour le bien do l'ordre

ou de la loge,  et après que la loge aura statué sur les nouveaux objets, s'il y en a quelqu'un de proposé;  le V. ordonnera la quête des pauvres, et fera faire la lecture de la planche tracée.

Si quelque frère trouve que la planche tracée ne soit point conforme à ce qui s'est passé,  il en fera part à la Loge qui fera rectifier tout de suite ce dont il sera question,  ensuite le V. fera applaudir à tous les travaux par les signes,  applaudissement et acclamations ordinaires et après les acclamations il fera les demandes, de clôture, formera avec tous les frères une chaine d'union autour du tableau tracé, fera chanter le bonheur des maçons,  priera les officiers de venir rendre leurs cordons et fermera les travaux par les signes, applaudissements et acclamations ordinaires.

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 13:49

Ouverture de la loge au grade d'apprenti :

Après avoir demandé le silence, le vénérable maître dit :

D,   Vénérable 1er surveillant qu'est-ce qui vous a surpris le plus lors de votre entrée dans le Temple ?

R,   Très Vénérable, deux grandes colonnes,

D,  Vénérable 2è surveillant comment nomme-t'on les deux colonnes qui ont frappé le vénérable frère 1er sur» veillant, lors de son entrée dans le Temple ?

R,   Très Vénérable, elles se nomment la colonne J et celle B.

D.   Vénérable Frère 1er surveillant de quelle utilité étaient les 2 colonnes ?

R,  Très Vénérable la colonne J servait pour assembler les    apprentis qui moyennant un mot, une passe et un signe y venaient pour recevoir le salaire de leurs travaux et déposer leurs outils, et la colonne B, servait pour assembler les compagnons qui aussi moyennant un mot, une passe, un signe et un attouchement y venaient déposer leurs outils et recevoir le salaire de leurs travaux.

D,   Vénérable frère 2è surveillant que signifie la lettre J qui se trouve sur la colonne de l'apprenti ?

R,   Très Vénérable elle veut dire jakin.

D,   Vénérable frère 1er surveillant que signifie le B qui se trouve sur la colonne des compagnons ?

R,   Très Vénérable elle signifie Booz.

D,   Vénérable frère 2è surveillant que doit savoir un maçon?

R.   Très Vénérable Obéir, travailler et se taire.

D.   Vénérable 1er surveillant à quelle heure se fait l'ouverture de la loge de l'apprenti maçon ?

R.   Très Vénérable à midi plein.

D.   Vénérable 2è surveillant quelle heure est-il ?

R.   Très Vénérable il est midi plein.

D.     Puisqu'il est midi plein et que c'est à cette heure que se fait l'ouverture de la loge d'apprentis et que commencent nos travaux, Vénérable   Frère    1er Surv,'. dites au vénérable F. 2è surveillant qu'il me fasse passer par sa colonne le mot, la passe, le signe et l'attouchement et leurs significations et vous me  ferez   passer la même chose par votre colonne afin de nous assurer que nous sommes ici tous frères.

 Le premier le dit au deuxième et ils les font passer ensemble chacun par sa colonne. Ici description du signe d'ordre, de la manière de faire circuler le mot, de la signification de la passe et de l’attouchement.

 Le tout étant parvenu juste, au maitre, il dit :

Vénérable frère 1er surv. le mot, passe, signe et attouchement m'étant parvenu juste, il nous reste à louer le Seigneur de ce qu'il ne se trouve point de profane parmi nous pour troubler nos travaux. En conséquence avertissez le frère vénérable 2è surveillant qu'il avertisse les maîtres, compagnons et apprentis qui composent cette vénérable loge que la loge de l'apprenti maçon est ouverte.

Il fait le signe en le disant, toute la loge le fait aussi

Le 1er le dit au 2è en faisant le signe avec toute la loge. Le 2è le dit à tous les frères en faisant le signe tous ensemble.

Alors le Vénérable frappe trois coups de son maillet. Les surveillants les répètent l'un après l'autre et la loge est ouverte.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:36

Après avoir payé ce tribut justement mérité que nous dévions aux vertus et aux travaux du Respectable Nestor du G. O., il est consolant pour les amis de notre ordre sublime, de voir l'héritier d'un père chéri marcher dans la carrière d'un pas déjà affermi et glorieux.

Aussi le G. O.,  s'est-il empressé de donner au F. Roettiers de Montafeau fils, un gage signalé de sa reconnaissance et de ses espérances fondées, en faisant passer de suite sur sa tête , pour ainsi dire , le titre d'hérédité patrimoniale, l'honneur distingué de Représentant particulier du Grand Maitre dont était revêtu son illustre père.

Cette faveur a encore été marqués par la solennité pompeuse d'une installation faite sous les auspices du Respectable soutien de l'ordre, le S.  Prince Cambacérès, G. M., qui, depuis la régénération du G. O., fruit de sa sagesse et de son amour des vertus sociales et philanthropiques, s'est fait l'aimable habitude de vivifier par sa présence les travaux qui tendent à redonner à la maçonnerie, son utilité première.

L'éclat et l'importance de cette promotion ont été relevés par les planches oratoires des FF. . Challan, Maugeret, et Delahaye, qui, dans les différents genres d'éloquence dont ils sont des modèles parfaits, ont fait naître l'émotion successive des sentiments d'admiration et de reconnaissance pour la vie mac., du père, d'attachement et de confiance dans les, vertus de son digne successeur.

                                                                             CAIGNART de MAILLY

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:30

COUP-D'OEIL  HISTORIQUE SUR SA VIE MAÇONNIQUE.

Pourquoi faut-il qu'un coup fatal et imprévu enlève un père à ses enfants chéris

 O Roettiers de Montaleau ! nos pleurs, nos soupirs, nos plaintes te redemandent en vain!...

Il s'est éclipsé du milieu de nous comme l'éclair, celui qui portait la Maçonnerie dans son cœur....

Le voilà renversé pour jamais, comme un chêne antique et déraciné, celui qui, par sa douce aménité, sa sérénité d'âme, sa simplicité de mœurs, son affectuosité savait unir tous les cœurs en un faisceau.

La douleur des vrais amis de l'ordre est si unanime, si naturelle, qu'elle a besoin d'être calmée. Ah! qui peut mieux soulager les âmes que le simple tableau de la vie Maçonnique de cet illustre propagateur de l'art royal....

Les arts de la gravure e t de la peinture, revendiquent les ancêtres de la famille de Roettiers de Montaleau, et les ont dès long temps dotés d'un héritage de gloire.

Alexandre-louis Roettiers De Montaleau, naquit à Paris le 24 novembre 1748.

Il était issu d'une famille noble de la Flandre-,Wallonne.... Mais nous ne le suivrons ici que dans la carrière Maçonnique qu'il a parcourue avec tant de zèle et de distinction.

Né avec un goût vif pour les sciences, et par conséquent pour notre institution, il ne tarda pas à montrer le désir de pénétrer dans nos temples.

Heureux l'Atelier, qui le premier le posséda dans son sein, qui donna la lumière à celui qui sut la reproduire avec tant de succès, et la faire si éminemment briller sur un des premiers Orient, du monde Maçonnique! Ce fut la Loge de l'Amitié qui lui ouvrit les portes de la chambre du milieu en 5779.

Les progrès rapides qu'il fit dans les connaissances de l'art royal, l'application utile avec laquelle il rechercha tout ce qui avait illustré notre ordre pour le faire revivre avec éclat, et l'élever à une noble rivalité avec les Orients étrangers ; ce talent sans effort qu'il avait pour captiver les cœurs et fixer l'estime ne tardèrent pas à le porter aux premiers emplois Maçonniques.

La L’Amitié dont il était l'élève le nomma son député en 5779.

Le Grand Orient, où sa renommée l'avait devancé, connut aussitôt le prix de cette heureuse acquisition, et sut approprier et utiliser son ardeur et ses talents. Il fut élu expert dans la chambre des Provinces en 5780, c'était un titre à ses yeux pour porter ses travaux au dernier degré de perfection.

Montaleau était tout entier à notre art. Son âme semblait un foyer destiné à entretenir ce feu sacré de la Maconnerie, il n'en parlait jamais qu'avec ce noble et vif enthousiasme qui montrait qu'il s'était identifié avec la haute science de notre ordre sublime.

Les preuves qu'il en avait données au G. O. lui méritèrent d'être élevé, en 5787, à la présidence de la chambre des Provinces.

C'était une colonne inébranlable que le G. O. y avait placé pour le maintien des règlements et la prospérité de l'ordre entier.

Mais un poste plus important encore l'attendait. Il fut promu en 5793 à la présidence de la chambre d'administration ; c'était, pour ainsi dire, un ange tutélaire que le Grand  Architecte  de l’Univers y avait mis comme une sentinelle vigilante et infatigable qui devait sauver l'arche-sainte du déluge universel dont elle était menacée.

En effet, à travers les tempêtes politiques, au milieu de l'embrasement universel de la guerre extérieure qui cernait alors la France entière sous les torches de la guerre civile déchirant les entrailles de la patrie; quand de toutes parts fuient les ouvriers dispersés; quand les temples sont déserts, fermés ou démolis! ah! quelle main prudente et courageuse sauvera ce Palladium de l'ordre ?

Grâces te soient rendues, ô sage et judicieux Montaleau ! c'est à toi que nous devons ce service important qui t'assigne une place à côté des plus illustres soutiens de l'ordre sublime…

Les archives, la correspondance, les monuments respectables du G.O., ces trésors, éléments de la sagesse et de la vertu, ce dépôt inappréciable, tout fut recueilli, sauvé par ton amour infatigable de la Mac. et par le zèle de tes principaux collaborateurs qui, comme Moise et Aaron , veillèrent avec toi à la conservation de tout ce qui était nécessaire pour ressusciter notre institution après le temps expiré de la captivité.

Le jour de calme succède aux orages, et le premier vœu, l'élan unanime te proclament en 5795 Grand Vénérable de la maçonnerie française. C'était être sûr de redonner à l'institution toute sa force et sa splendeur, alors que l'on confiait un pouvoir éminent à celui qui ne respirait que pour son perfectionnement, dont toutes les idées étaient pour ainsi dire concentrées à en développer les avantages, à la faire aimer et respecter comme un des plus grands bienfaits pour l'ordre social et la civilisation.

Ce respectable chef ne s'était pas seulement familiarisé, avec une facilité rare, aux pratiques et aux cérémonies des rites maçonniques, il en avait profondément sondé l'origine, les progrès et le but moral ; il avait scruté tous les replis de l'art; il avait, par l'étude et la méditation, voyagé dans tous les Or. étrangers, comparé, saisi et approprié à son esprit tout ce que les différentes branches, même auxiliaires, pouvaient offrir d'utile et d'intéressant.

On aimait à l'entendre parler pour ainsi dire toutes les langues mac.-., et des ordres unis avec le nôtre par le nœud de la fraternité.

Son élocution était douce, simple et naïve ; elle n'avait pas besoin de fleurs. La précision rendait toujours sa pensée frappante et y attachait le sceau de la vérité.

Mais comment peindre cette candeur qui réfléchissait son âme dans ses yeux, sur ses lèvres, dans toute sa physionomie franche, ouverte, aimable ?

On voyait au premier coup-d'œil que c'était l'homme de bien par excellence, que son cœur ne pouvait être que le temple de la vertu.

Comme il savait concilier les esprits ! Pourquoi le G.\ 0.\ a-t-il acquis si rapidement tant de force, de prééminence? Ah! N’est-ce pas parce qu'il a su en tenir les rênes avec cette sagesse qui sait prévoir, étouffer d'avance tout germe d'ambition, de rivalité, de discorde !

les fastes maçonniques rediront à la postérité la plus reculée, que c'est à son zèle et à sa prévoyance que l'on est redevable de l'intensité d’action, l'unité de but, la concentration de principes qui a rapproché les divers rites en opposition.

Puisse le temps et l'intérêt bien entendu de l'ordre en général réunir les pensées des sages pour fortifier et resserrer de plus en plus les nœuds qui tendent, s'il était possible, à confondre toutes les affections, comme les sciences maçonniques, en un seul centre commun et uniforme !

Le Vén. Montaleau était loin de le désespérer; il avait posé les premiers fondements de l'édifice.

C'est dans cette vue qu'il était parvenu à rendre les archives du G. 0. dépositaires de celles du Chapitre Ecossais d'Hérédon, constitué à I'0. de Paris par Edimbourg en S721.

Il avait pris soin de fonder le chapitre général dans le sein même du G. O., et avait rappelé les RR. LL. de l'Amitié et du Centre des Amis à concourir à cette fondation.

Il sut aussi, pour ce même but, opérer la réunion au G. 0. et la déposition des titres dans ses archives, des LL. dissidentes dans toute l'étendue de l'empire, depuis l'époque de la fondation du G. O.  sous la dénomination de G. O. de Clermont, alors la G. L. de France.

Ainsi un habile architecte, après avoir tracé dans sa pensée l'immensité de son édifice, et avoir distribué, combiné toutes les proportions, établit les premiers fondement qui, par leur solidité et leur profondeur assurent d'avance la stabilité de ses construction.

Quelle douce satisfaction pour son cœur nourri et plein de la gloire maçonnique, lorsqu'en 5804 il vit venir l'instant heureux pour réaliser la salutaire conception d'un concordat entre des rites qui ne sont en effet que les branches d'un même arbre sorties du même tronc , et qui ne peuvent être séparés qu'en détériorant l'arbre et se dégradant en quelque sorte elles-mêmes!

Tout l'ordre connaît avec quel zèle soutenu, avec quelle sagacité, il a eu l'habileté de cimenter ces rapprochements, que de bons esprits avaient crus presqu'impossibles !

Il dût à la vérité ce succès, qui fera époque dans l'histoire Mac., au génie conciliant et supérieur du sage (SAS le prince CAMBACERES Grand Maitre de l’Ordre Maçonnique en France), qui descendant d'un des premiers postes de l'empire, sait tout à la fois balancer le glaive de Thémis, vivifier les arts, soulager l'infortuné, et rattacher tous les ordres de l'Etat, par le nœud imperceptible , au timon du pouvoir suprême et tutélaire de la Mac.'.

Oui, il faut le dire avec vérité, c'en était fait de la prospérité de l'ordre, sans ce trait de sagesse; les rites élevant autel contre autel, se disputant une suprématie, une indépendance fatale aux progrès et au soutien de l'ordre, s'efforçant de s'élever sur les ruines les uns des autres, s'entre-déchirant par les rivalités, les ambitions particulières, n'auraient plus, au grand scandale des amis de la sagesse et de l'art royal, offert que le spectacle déplorable et trop réel de cette tour qui, pour avoir voulu menacer le ciel même, n'a plus été bientôt que l'asile du désordre, de la désunion de ses ouvriers, de l'ignorance et de la confusion des langues.

Ainsi, le traité de conciliation fraternelle entre le rite ancien accepté et le G.\ O. de France, a mis le sceau à la gloire du F. de Montaleau, comme à la bonne harmonie entre les deux rites. Le F. de Montaleau portait encore au fond de son cœur ce vœu chéri qui devait à ses yeux élever l'éclat de l'ordre au plus haut période en France ; c'était l'établissement d'un grand acte de bienfaisance national et permanent. C'est un œuvre qu'il a laissé à son fils, digne légataire de sa renommée et de ses vertus.

Le concordat entre les rites donna naissance à plusieurs offices, notamment à ceux de représentants particuliers du Grand  Maitre, avec le titre de Grand Officier d'honneur.

Il recueillit dans le choix du sénat Maçonnique un nouveau gage d'estime et d'affection.

Elle sera à jamais mémorable cette époque qui vit pénétrer dans le sanctuaire auguste de l'ordre les premier hommes de l'État, et se confondre dans les rangs de leurs FF. sous l'étoile de la vraie lumière et la bannière d'une sage égalité.

Après vingt-sept ans d'exercice comme Off. du G. 0., il en était devenu le Nestor.

Il n'était âgé que de 67 ans ; mais des travaux soutenus, de longues fatigues avaient ruiné son existence, et, malgré que sa santé se fût sensiblement altérée . l'amour et le respect qu'il avait inspire nourrissaient un faux espoir de le conserver plus longtemps au milieu de la grande famille des Maçons, qu'il aimait comme la sienne propre; et l'on sait combien il était bon père.

Puisse cette faible esquisse m'acquitter envers lui de la dette de reconnaissance et de respect, qui ne s'effacera jamais de mon cœur !

                                                                                                        F. Caignart de MAILLY.

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