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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 21:13

La disposition du local

Comme au premier grade.

Les inscriptions de la Chambre des Réflexions

Comme au premier grade.

Le tableau de la Chambre des Réflexions

Comme au premier grade.

La préparation physique du Candidat

Il est habillé en Compagnon, sans armes.

La marche

La marche s’effectue par les trois pas mystérieux de Maitre.

Le premier pas consiste à passer le pied droit par-dessus la représentation diagonalement de l’Occident au Midi ; tenant la jambe gauche en équerre à la hauteur du gras de la jambe et restant quelques instants sur la jambe droite. Le second pas consiste à passer la jambe gauche par-dessus la représentation, diagonalement du Midi au Nord, et tenant la jambe droite en équerre contre le mollet de la gauche. Le troisième pas consiste à porter la jambe droite au bas de la représentation où il vient joindre les deux pieds en équerre.

La position du serment

Comme au premier grade.

L’escalier du Temple

On fait gravir au Récipiendaire les sept marches du Temple.

La Chambre du Milieu

Les sept marches, conduisent à la Chambre du Milieu.

Le mot de passe

GIBLIN. C’est le nom des habitants du mont GIBEL qui tiraient les pierres de la carrière et façonnaient les cèdres pour la construction du Temple.

La batterie

Elle se fait par neuf coups, deux précipités et un lent, comme dans la batterie d’apprenti, répétée trois fois:

00,-0, 00,-0, 00,-0

L’ordre

L’ordre du grade est d’étendre la main droite les quatre doigts serrés, le pouce écarté et posé sur le cœur.

Pour quitter l'ordre, on abaisse simplement la main.

Le signe

Le signe se fait étant debout et à l’ordre en portant la main à la hauteur du front la paume en dehors ; la tête un peu effacé du coté droit et faisant un mouvement du corps en arrière.

Le signe de détresse

Si un Maçon se trouve en péril, il doit porter les mains jointes sur la tête, le plat de la main vers le ciel et dire : A MOI LES ENFANTS DE LA VEUVE.

L’ancienne parole de Maitre

JEHOVA. C’est le nom de Dieu en Hébreu.

L’attouchement

Les cinq points parfaits de la maitrise

Pied droit contre pied droit, genou contre genou, main à main, chaque main droite embrasse le poignet de l’autre de façon que les paumes des deux mains soient l’une contre l’autre, (les deux pouces entrelacés, les doigts un peu recourbés vers la pointe, et les appuyant sur le poignet, en forme de griffe), bras gauche sous l’épaule gauche, ayant par ce moyen, estomac contre estomac.

La parole sacrée

MAC BENAC. Cette parole signifie, LA CHAIR QUITTE LES OS.

L’habillement

Un tablier de peau blanche, doublé en bleu et bordé d’un ruban étroit bleu, la bavette est abaissée.

Le glaive

Comme au premier grade.

Les gants

Comme au premier grade.

Le chapeau

Les Maitres sont couverts en Loge de Maitre.

Le nom du Maitre

GABAON. C’était le nom d’une ville de Palestine où furent déposés le tabernacle et l’autel des holocaustes sous le règne de David. Salomon y offrit de grand sacrifices et y reçu le don de Sagesse pour juger le peuple et discerner le bien du mal.

L’âge

Sept ans et plus.

La place

Les Maitres se placent indistinctement sur l’une ou l’autre colonne après les Officiers.

Le baiser fraternel

Comme au premier grade.

Le travail

Le Maitre travaille sur la planche à tracer.

Le tableau mystérieux

Le tableau présente :

L’intérieur du Temple sans ornements ;

Les portes du Nord, du Midi et de l’Occident ouvertes ;

La porte de l’intérieur fermée ;

L’escalier à sept marches au devant de la porte d’Occident ;

Le pavée mosaïque au troisième palier ;

Les deux colonnes, aux cotés de l’escalier ;

Le cercueil au milieu du tableau avec une équerre à la tête, et aux pieds un compas ouvert, les branches de l’un et de l’autre tournées vers le cercueil.

Le grand tapis ou voile noir

Il contient des emblèmes funèbres comme des larmes ;

Au milieu, un triangle en or avec la lettre J au centre surmontée d’une branche d’acacia ;

Aux quatre angles des têtes de mort, avec des os en sautoir.

Les lumières

La Loge doit n'être éclairée que de neuf étoiles, on peut se servir de bougies jaunes, si l'on veut, en trois groupes de trois chacun, portés sur autant de guéridons placés, l'un près du Premier Surveillant, l'autre près du Second, et le troisième à l'Orient coté Midi, près de la table du Trésorier.

La position du corps d’Hiram

Il est couché, la jambe gauche étendue, la droite repliée en équerre, le genou élevé, le bras gauche étendu et le droit plié en équerre la main sur le cœur à l’ordre de Compagnon et recouverte de son tablier.

Le monticule

A l’extérieur du tableau, dans l’angle à gauche, faisant face à l’Orient, il y a un monticule, ou amas de terre dans lequel est fichée une branche d’acacia.

Les appellations

Le Vénérable de la Loge, porte le titre de Très Respectable.

Les Officiers et les Maitres, portent le titre de Vénérable.

La place et le bijou du Très Respectable

Comme au premier grade.

La place et le bijou des Officiers

Comme au premier grade.

Le remplacement des Officiers

Comme au premier grade.

Le Tuileur

Comme au premier grade.

Les applaudissements

Ils se font avec les mains selon le rythme de la batterie de Maitre: 00,-0, 00,-0, 00,-0

Le signe de consentement

Comme au premier grade.

Le signe d’opposition

Comme au premier grade.

Les déplacements

Comme au premier grade.

Les entrées

Comme au premier grade, mais avec la batterie, la marche, et l’ordre de Maitre.

Les sorties

Comme au premier grade, mais avec l’ordre de Maitre.

La demande de la parole

Comme au premier grade.

Au début de son intervention le Frère doit dire : « Très Respectable ».

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 21:12

ELU SECRET

La disposition du local

Il faut trois chambres :

1° La Chambre de Préparation ;

2° La Chambre du Conseil ;

3° La Chambre Obscure.

 

Les maximes de la Chambre de Préparation

Le crime ne peut être impuni;

La conscience est un juge inflexible ;

Sans un pouvoir légitime la vengeance est criminelle.

 

La préparation physique du Candidat

Il est habillé en Maitre, sans épée et sans chapeau. On lui passe un cordon rouge par-dessus le cou avec lequel on lui lie les mains et dans lequel on lui enferme le corps.

 

La marche

Neuf pas en avant: trois pas d’Apprenti, trois de Compagnon et trois de Maitre. Neuf pas en arrière: trois de Maitre, trois de Compagnon et trois d’Apprenti.

 

La position du serment

Le genou droit à terre, la main droite sur la Bible, la main gauche, tient un compas qui embrasse un maillet.

 

Le mot de passe

ABIBALC. Ce mot signifie : MEURTRIER DU PERE.

 

La batterie

Elle se fait par neuf coups distants de huit à neuf et égaux: 0 0 0 0 0 0 0 0 0

 

Le signe

Le signe se fait par celui qui le demande, en tirant son poignard de la main droite, et le levant comme, pour frapper.

Celui qui répond, ferme la main droite, et le poing ainsi fermé, le lève et le renverse.

 

L’ordre

Il n’y en a pas.

Les Frères auront en main un poignard.

 

L’attouchement

L’attouchement pour celui qui le demande, est après avoir fermé la main droite d’en lever le pouce, et de le présenter à celui qui doit répondre. Celui-ci répond en saisissant de la main droite le pouce à pleine main. On répète trois fois alternativement la même chose.

 

La parole sacrée

NEKUM. Cette parole signifie, VENGEANCE.

 

L’habillement

Un tablier blanc bordé de noir et doublé de même, au milieu sera figuré un poignard jetant des flammes rouges en manière de rayons, la bavette sera noire bordée de rouge et doublée de même, au milieu seront trois flammes rouges.

Un cordon noir passant de l’épaule gauche à la hanche droite, ayant au bas le bijou d’Elu, sortant d’une rosette blanche tenu avec un ruban rouge.

 

Le bijou

Un petit poignard à poignet d’or et lame en argent.

 

Le glaive

Comme au premier grade.

 

Le poignard

Les Elus portent le poignard.

 

Les gants

Comme au premier grade.

 

Le chapeau

Comme au troisième grade.

 

L’âge

Neuf semaines sur sept ans.

 

La place

Les Elus se placent indistinctement sur l’une ou l’autre colonne après les officiers.

 

Le baiser fraternel

Comme au premier grade.

 

Le tableau des trois têtes

A la gauche de l’autel, il y a un tableau représentant trois têtes placées chacune sur un pieu, avec les outils des trois Compagnons représentés par les trois têtes. Au dessous de chaque se trouve une inscription : Savoir, au milieu est écrit « CRIME PUNI » et le marteau au dessous de la tête ; à droite « LE CIEL NOUS JUGE » et la règle au dessous ; à gauche « LA PUNITION EST CERTAINE », et la pince au dessous.

 

Le tableau mystérieux

Il présentera en haut l’étoile du matin entre huit autres moins grandes ; au milieu une grande caverne, dans l’intérieur de laquelle, une lampe posée sur un rocher du coté du Midi ; un bras droit nu frappant d’un poignard ; au dessous un chien, en quête prêt à entrer dans la caverne; au Septentrion une source jaillissante d’entre les rochers ; à l’Occident un escalier rapide taillé dans le roc et descendant à la caverne. Le fond du tableau est noir et les encadrements rouges.

 

Les lumières

La Chambre du Conseil est éclairée par quinze lumières.

Le tour de la Chambre sera éclairé par six grandes lumières attachées à la muraille.

Dans l’intérieur, sur le coté droit en entrant, il y a neuf chandeliers sur lesquels sont huit lumières égales et une plus grande. La grande, est distante des autres de deux pieds.

 

Les applaudissements

Ils se font avec les mains selon le rythme de la batterie : 0 0 0 0 0 0 0 0 0

 

Le signe de consentement

Comme au premier grade.

 

Le signe d’opposition

Comme au premier grade.

 

Les appellations

Le Président, porte le titre de Très Sage.

Le Premier Surveillant, celui de Grand Inspecteur.

Le Second Surveillant, celui de Sévère Inspecteur.

Les autres Officiers et les Elus, portent le titre de Frère.

Le Récipiendaire se nomme JOABEN.

 

La place et le bijou du Très Sage

Le Très Sage prend séance sur le Trône à l’Orient. Il n’a pas de bijou particulier.

 

La place et le bijou des Officiers

Les Officiers sont :

Le Grand Inspecteur (à l’Occident coté Midi, pas de bijou particulier)

Le Sévère Inspecteur (à l’Occident coté Septentrion, pas de bijou particulier)

L’Orateur (à L’Orient coté Midi, pas de bijou particulier)

Le Secrétaire (à l’Orient coté Septentrion, pas de bijou particulier)

Le Trésorier (à la gauche de l’Orateur, pas de bijou particulier)

L’Aumônier-Hospitalier (à la droite du Secrétaire, pas de bijou particulier)

Le Maitre des Cérémonies (à la droite du Sévère Inspecteur, pas de bijou particulier)

L’Expert (à la gauche du Grand Inspecteur, pas de bijou particulier)

 

Le Tuileur

Le Tuileur se tient en permanence hors du local pendant la durée des travaux, pour veiller à la garde extérieure du porche dont il répond.

 

Les entrées

Un Frère qui veut pénétrer dans le Chapitre, après l’ouverture des travaux doit, frapper à la porte par la batterie du grade, l’Expert répond de même, et le Frère réplique de même.

Le Frère qui entre, se rend à pas libres entre les Inspecteurs, tire son poignard, et tient son poing, du coté droit, à la hauteur de la hanche, un peu en avant, et attend que le Très Sage, lui dise de prendre place.

Si le Frère est membre du Chapitre, il range son poignard et regagne sa place seul.

Si c’est un Visiteur, le Maitre des Cérémonies, doit le conduire.

 

Les sorties

Un Frère, qui veut quitter les travaux, demande la parole, et prie le Très Sage de lui permettre de se retirer.

Le Frère se rend à l’Occident, entre les Inspecteurs, tire son poignard, et attend que le Très Sage lui accorde la sortie.

Si le Frère est membre du Chapitre, il range son poignard et sort.

Si c’est un Visiteur, le Maitre des Cérémonies, doit le conduire jusqu’à la porte.

 

La demande de la parole

Comme au premier grade.

Au début de son intervention le Frère doit dire: Très Sage.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 21:11

GRAND ELU ECOSSAIS

 

La disposition du local

Il faut trois Chambres :

1° La Chambre de Préparation ;

2° La Voute Secrète ;

3° Le Temple dans sa Perfection.

 

La préparation physique du candidat

Il est habillé avec une robe de couleur blanche bordée de rouge, avec une ceinture rouge à la grecque. Il est sans armes, tête nue et pieds nus ; il porte des sandales pour chaussures.

 

La marche

La marche s’exécute par 3, 5, 7, 9. Ces pas signifient la descente de l’escalier ; ils se font de coté, parce que l’espace manquerait.

Les pas se font, savoir, trois pas de coté partant du pied gauche, cinq en partant du pied droit, sept du gauche et trois fois trois en partant d’abord du droit, puis du gauche, ensuite du droit, et au dernier pas formant l’équerre.

 

La position du serment

Comme au premier ordre.

 

Le mot de passe

ELHANAM. Ce mot signifie : A DIEU GRÂCE.

 

La batterie

Elle se fait par trois, cinq, sept et neuf, en observant la manière ci-après désignée:

00, 0 00, 0 0 0 00, 0 0 0 0 0 00, 0 00, 0 00, 0

 

Le signe

Le signe s’appelle signe d’extase ; il se fait les bras étendus jusqu’à la hauteur de l’épaule, les mains ouvertes en équerre, la tête penchée sur l’épaule gauche, le pied gauche en arrière.

L’on y substitue le signe d’écharpe, lequel se fait en portant la main droite, la paume en haut à l’épaule gauche, et la retirant le long du corps à la hanche droite.

Le signe d'écharpe, sert aussi pour salut et pour demander la parole.

Le contre signe est celui du ventre coupé ; il se fait en portant la main droite, la paume en haut, à la hanche gauche, et la retirant horizontalement à la droite.

 

L’ordre

L’ordre est le commencement du signe d’écharpe.

Pour quitter l'ordre, on abaisse simplement la main.

 

L’attouchement

L’attouchement se fait en se prenant mutuellement la main droite, que l’on se renverse de l’un à l’autre par trois fois en disant : BERITH NEDER SCHELEMOUTH.

 

La parole sacrée

SCHEM HAMM PHORASCH. C’est le nom inexplicable qui sert à exprimer le nom des quatre lettres, ou TETRAGRAMMATON

 

L’habillement

Un tablier blanc bordé et doublé de rouge, sur la bavette sera l’étoile flamboyante ; au dessous vers le milieu sera le compas couronné sur un quart de cercle avec une médaille dans le milieu représentant le soleil.

Une écharpe rouge avec franges d’or, elle passera de l’épaule droite à la hanche gauche.

Le bijou

Le bijou d’or sera un compas couronné sur un quart de cercle, au milieu duquel est une médaille à dix rayons, représentant d’un coté le soleil et de l’autre l’étoile flamboyante. Le bijou sera suspendu à un large ruban ponceau moiré, lequel sera porté au cou, et formera un triangle.

 

Le glaive

Comme au premier grade.

 

Les gants

Comme au premier grade.

 

Le chapeau

Comme au troisième grade.

 

L’âge

Neuf ans.

 

La place

Comme au premier ordre.

 

Le baiser fraternel

Comme au premier grade.

 

Le tableau mystérieux

Sur le haut de la ligne du midi il y a un puits dans lequel tombe à plomb un rayon. A l’opposé sur le haut de la ligne un buisson ardent jetant une grande flamme. Au milieu de ces objets, un compas couronné sur un quart de cercle et entre les pointes de ce compas, les chiffres 3, 5, 7 et 9 ; au midi vers le milieu une table supportant des vases.

Au nord et en face l’autel des sacrifices, entre deux et au dessous du compas en partant de l’occident, un escalier de 24 marches divisées en repos par 3, 5, 7 et 9 ; en avant de l’escalier, et à l’occident, un grand vase ; le fond du tableau est noir.

 

Les lumières

Les lumières seront au nombre de vingt sept divisées en trois groupes de neuf, savoir :

A la colonne du Midi près l’Orient par 3 fois 3, à l’Occident, près le Premier Surveillant par 8 et 1, à l’Occident, près le Second Surveillant par 6 et 3.

 

Les applaudissements

Ils se font avec les mains selon le rythme de la batterie par 3, 5, 7 et 9, suivi du triple VIVAT.

 

Le signe de consentement

Comme au premier grade.

 

Le signe d’opposition

Comme au premier grade.

 

Les appellations

Le Président, porte le titre de Très Grand.

Le Premier Surveillant, celui de Premier Grand Surveillant.

Le Second Surveillant, celui de Second Grand Surveillant.

Les Officiers, celui de Grand Officier.

Les Ecossais, celui de Sublime Maitre.

 

La place et le bijou du Très Grand

Comme au premier ordre.

La place et le bijou des Officiers

Comme au premier ordre.

 

Les entrées

Un Frère qui veut pénétrer dans le Chapitre, après l’ouverture des travaux doit, frapper à la porte par la batterie du grade, l’Expert répond de même, et le Frère réplique de même.

Le Frère qui entre, se rend à pas libres entre les Surveillants, se met à l’ordre, et attend que le Très Grand, lui dise de prendre place.

Si le Frère est membre du Chapitre, il quitte l'ordre et regagne sa place seul.

Si c’est un Visiteur, le Maitre des Cérémonies, doit le conduire.

 

Les sorties

Un Frère qui veut quitter les travaux, demande la parole, et prie le Très Grand de lui permettre de se retirer.

Le Frère se rend à l’Occident, se met à l’ordre entre les Surveillants et attend que le Très Grand lui accorde la sortie.

Si le Frère est membre du Chapitre, il quitte l'ordre et sort.

Si c’est un Visiteur, le Maitre des Cérémonies, doit le conduire jusqu’à la porte.

 

La demande de la parole

Un Frère qui veut prendre la parole, s’adresse au Surveillant de sa colonne, en se levant et en faisant le signe d’écharpe.

Au début de son intervention le Frère doit dire : Très Grand.

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 21:11

CHEVALIER D’ORIENT

 

La disposition du local

Il faut trois pièces :

1° La Chambre de Préparation;

2° La Salle d’Orient ;

3° La Salle d’Occident.

Entre les deux salles, il y a une Antichambre ou Passage.

 

La préparation physique du Candidat

Il doit être habillé en noir, et revêtu du cordon et du tablier de Grand Elu Ecossais. Il ne doit avoir aucune arme, ornement, ni bijou particulier ; sa tête doit être nu ; son cou et ses mains enchainés avec trois chaines à chainons triangulaires qui partent des trois angles d’un plus grand chainon ; ces chaines doivent être assez longues pour que le récipiendaire puisse étendre les bras. Sa tête est couverte d’un drap couleur de cendres.

 

La marche

Trois pas de Maitre en avant, trois pas de Maitre en arrière et un seul pas ordinaire en avant, les pieds en équerre.

 

La position du serment

Comme au premier ordre.

 

Le mot de passe

YAVOROUM HAMMAIM. Ce mot signifie : ILS PASSERONT LES EAUX.

 

La batterie

Elle se fait par sept coups lents, les cinq premiers, distants des deux derniers : 0 0 0 0 0 0 0

 

Le signe

Le signe se fait en portant la main droite sur l’épaule gauche, d’où on la descend le long du corps en serpentant jusque sur la hanche droite, à quoi l’on répond en portant la main droite sur la hanche gauche.

 

L’ordre

L’ordre est, après avoir tiré son glaive, de le porter à plat perpendiculairement le long du corps, du coté droit, le poing à la hauteur de la hanche.

 

L’attouchement

L’attouchement est de porter la main droite au glaive, pour le tirer du fourreau, comme si l’on voulait combattre ; ensuite faire un mouvement en voltant le corps, et passant le pied droit derrière le gauche, levant le bras gauche, la main tendue comme si on voulait repousser quelqu’un, en sorte que les deux Frères, dans cette position, se rencontrent les deux mains gauches en enclavant les doigts les uns dans les autres ; et sur le champ s’embrassent.

 

La parole sacrée

JUDA, à laquelle on répond : BENJAMIN.

 

L’habillement

Salle d’Orient

Un tablier blanc bordé de vert, sur la bavette sera brodé en or le nœud de Salomon mal entrelacé; au milieu sera deux glaives en sautoir.

Un large cordon vert moiré passé en baudrier de la gauche à la droite sans bijou.

Le tablier se retourne et représente les attributs des Grands Elus Ecossais.

 

 

L’habillement

Salle d’Occident

Les Chevaliers dans cette salle, quittent le vert et prendront le rouge. On y distinguera les grades par des rosettes qui sont au bas des cordons.

Les Chevaliers porteront une écharpe de soie couleur d’eau, bordée par les deux bouts d’une frange d’or ; cette écharpe se met autour du corps en ceinture. Sur un des tombants de l’écharpe est figuré un pont sur lequel est écrit, L D P.

 

Le bijou

Le bijou d’or, est le même que celui des Grands Elus Ecossais, en y ajoutant en trophée deux épées nues en sautoir à lames d’acier, les poignées posées de niveau.

 

La truelle

Chaque Chevalier porte une truelle dont la poignée est garnie d’un ruban rouge et attachée à la ceinture du tablier du coté droit.

 

Le glaive

Comme au premier grade.

 

Les gants

Comme au premier grade.

 

Le chapeau

Comme au troisième grade.

 

L’âge

Dix semaines d’années.

 

La place

Comme au premier ordre.

 

Le baiser fraternel

Comme au premier grade.

 

Le tableau mystérieux

Salle d’Orient : Dans le milieu de la salle sont les deux colonnes J et B, renversées soit en relief, soit figurées avec de la craie, et quelques vases.

 

Le tableau mystérieux

Salle d’Occident : Le milieu de la salle représente le Temple démoli, des instruments de la maçonnerie épars, et hors de leur position naturelle.

 

Les lumières

La Salle d’Occident, est éclairée par dix groupes de lumières de sept chaque, soit soixante dix.

 

Les applaudissements

Ils se font avec les mains selon le rythme de la batterie suivi de: « Honneur aux Chevaliers ».

 

Le signe de consentement

Comme au premier grade.

 

Le signe d’opposition

Comme au premier grade.

 

 

Le salut du glaive

Porter la garde du glaive à la hauteur du menton.

 

Les appellations

dans la Salle d’Orient

Le Président, porte le titre de Souverain Maitre.

L’Orateur, celui de Grand Maitre du Palais.

Le Premier Surveillant, celui de Grand Maitre de la Cavalerie, Premier Général.

Le Second Surveillant, celui de Grand Maitre de la Milice, Second Général.

Le Garde des Sceaux, celui de Grand Maitre de la Chancellerie.

Le Trésorier, celui de Grand Maitre des Finances.

Le Secrétaire, celui de Grand Maitre des Dépêches.

Le Maitre des Cérémonies, celui de Grand Maitre des Cérémonies.

Les autres Officiers, celui de Grand Maitre.

Les Chevaliers d’Orient, celui de Frère Chevalier.

Le Récipiendaire, se nomme ZOROBABEL.

 

Les appellations

Dans La Salle d’Occident

Le Président, porte le titre de Très Illustre Maitre.

Le Premier Surveillant, celui d’Illustre Premier Surveillant.

Le Second Surveillant, celui d’Illustre Second Surveillant.

Les Officiers, celui d’Officier.

Les Chevaliers d’Orient, celui de Frère Chevalier.

Le Récipiendaire se nomme ZOROBABEL.

 

La place et le bijou du Souverain Maitre

Comme au premier ordre.

Dans la salle d’Occident, il n’y a point de Trône, mais simplement un siège dans le haut de la salle lors des réceptions.

Le Souverain Maitre, porte au cou, un large cordon vert moiré tombant sur l’estomac, lequel sera bordé d’une ganse d’or et se terminera à la pointe par une petite houppe d’or : au milieu du cordon seront brodés en sautoir une épée et un sceptre surmontés d’un petit soleil brodé également en or.

 

La place et le bijou du Très Illustre Maitre

Le Très Illustre Maitre, prend séance sur le Trône à l’Orient, il porte pour bijou, trois triangles non entrelacés, mais par gradation l’un dans l’autre.

 

La place et le bijou des Officiers dans la Salle d’Orient

Comme au Premier ordre, avec les appellations du troisième ordre. Il y a un Garde des Sceaux.

Dans la salle d’Orient, les Officiers portent au cou un large cordon vert moiré, tombant sur l’estomac, sans bijou.

 

La place et le bijou des Officiers dans la Salle d’Occident

Comme au premier ordre, avec les appellations du troisième ordre.

Le Premier Surveillant porte une équerre, le Second Surveillant un niveau, les autres Officiers leurs bijoux ordinaires, tous enfermés dans des triples triangles.

 

Le signe d’acquiescement

Etant debout, présenter la pointe de son glaive, le bras droit étendu, à la hauteur de l’épaule, et la baisser vers la terre.

 

Le signe de liberté

Il se fait en baissant la pointe de son glaive et en la relevant avec vitesse.

 

Les entrées

Le Frère qui veut pénétrer dans le Chapitre, après l’ouverture des travaux doit, frapper sept coups de pied par cinq et deux sur le plancher près de la porte, l’Expert répond de même, et le Frère réplique de même.

Le Frère qui entre, se rend à pas libres entre les Surveillants, se met à l’ordre, et attend que le Souverain Maitre ou Très Illustre Maitre, lui dise de prendre place.

Si le Frère est membre du Chapitre, il quitte l'ordre, range son glaive, et regagne sa place seul.

Si c’est un Visiteur, le Maitre des Cérémonies, doit le conduire.

 

Les sorties

Un Frère qui veut quitter les travaux, demande la parole, et prie le Souverain Maitre ou Très Illustre Maitre de lui permettre de se retirer.

Le Frère se rend à l’Occident, se met à l’ordre entre les Surveillants, et attend que le Souverain Maitre ou Très Illustre Maitre lui accorde la sortie.

Si le Frère est membre du Chapitre, il quitte l'ordre, range son glaive et sort.

Si c’est un Visiteur, le Maitre des Cérémonies, doit le conduire jusqu’à la porte.

 

La demande de la parole

Un Frère qui veut prendre la parole, s’adresse au Surveillant de sa colonne, en se levant et en faisant le signe.

Au début de son intervention le Frère doit dire : Souverain Maitre ou Très Illustre Maître.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 21:10

ROSE CROIX

 

La disposition du local

Il faut quatre Chambres :

1° La Chambre de Préparation ;

2° La Chambre Noire ;

3° La Chambre de Réprobation ;

4° La Chambre Rouge.

 

La préparation physique du Candidat

Il est habillé en noir, revêtu des ornements du grade précédent, sans épée et sans chapeau.

 

La marche

Il n’y en a pas.

 

La position du serment

Le genou droit à terre, les deux mains dégantées posées sur la Bible, sur laquelle est posé un glaive, la tête baissée.

 

Le mot de passe

EMMANUEL.

 

La batterie

Elle se fait par sept coups lents, les six premiers, distants du dernier : 0 0 0 0 0 0 0 0

 

Les signes

Il y a deux signes, l’un de demande, et l’autre de réponse.

Le premier est de lever les yeux au ciel, et de porter en même temps les deux mains renversées à la hauteur du front, les doigts entrelacés les uns dans les autres, et de les laisser ainsi tomber sur le ventre.

Le second est de lever la main droite à la hauteur du front, sur le coté, ayant le pouce et les doigts fermés, à l’exception de l’index, avec lequel on montre le ciel, en levant aussi les yeux.

Le premier signe s’appelle signe d’admiration.

Le second nous apprend que tout vient d’en haut, et qu’il n’y a qu’un seul Être, source pure de vérité.

 

Le signe de secours

Nous avons un troisième signe, qui ne s’emploie que suivant les circonstances ; on peut le nommer signe de secours. Il se fait en croisant la jambe droite derrière la gauche.

On y répond en croisant la jambe gauche derrière la droite.

 

L’ordre

Le bon pasteur

L’ordre, est d’avoir les bras croisés, les mains appuyées sur les mamelles opposées, bras gauche sur bras droit.

Il peut se faire de deux façons, sans glaive, ou avec glaive tenu de la main droite dans le creux du bras gauche.

Pour quitter l'ordre, on abaisse simplement les mains, et on range son glaive.

 

L’attouchement

L’attouchement se fait en croisant les mains sur la poitrine l’un de l’autre ; ce qui s’appelle attouchement de bonne Foi ou de bon Pasteur.

Celui qui demande, pose la main droite sur la mamelle droite de l’autre ; celui-ci fait la même chose.

Ensuite, celui qui demande, pose l’autre main sur la mamelle gauche de l’autre, qui en fait autant.

Si l’attaque est de droite, il répondra de gauche ; si elle est de gauche, il répondra de droite.

 

 

La parole sacrée

INRI

Elle se donne en s’interrogeant :

- D’où venez-vous ?

De la Judée –

- Par quelle ville avez-vous passé ?

Par Nazareth –

- Qui vous a conduit?

Raphaël –

- De quelle tribu êtes-vous ?

De Juda –

- Donnez-moi les lettres initiales de ces quatre mots ?

J - N - R – J –

- Que signifient ces quatre lettres ensemble ?

INRI -

 

L’habillement

Chambre Noire : Le Tablier doit être de peau blanche, bordé de noir, au milieu duquel il y aura trois rosettes noires.

Sur la bavette une tête de mort avec deux os en sautoir. Sur la poche il y aura un grand J. Au milieu du tablier sera un globe représentant le monde, le globe sera entouré d’un serpent.

Le cordon doit être noir, large au moins de trois doigts, porté en camail, il doit y avoir sur le milieu du cordon, une croix de ruban rouge, au dessous vers la pointe sera une rosette de couleur ponceau.

 

L’habillement

Chambre Rouge : Le tablier doit être blanc, doublé et bordé de couleur ponceau, ainsi que la bavette, au milieu de laquelle est un triangle où se trouvent trois carrés, trois cercles et un J dans le centre. Au milieu du tablier sera peint ou brodé en or le bijou.

Le cordon doit être moiré ponceau, large au moins de trois doigts et fait en sautoir; il doit y avoir une rosette noire sur la pointe du cordon où est attaché le bijou.

 

Le bijou

Le bijou de ce grade est un compas dont les pointes sont posées sur un quart de cercle. La tête du compas est une rose ouverte dont la queue vient se perdre dans une des pointes du compas ; dans le milieu du compas, il y aura une croix rayonnée d’argent, dont le pied pose sur le quart de cercle, et le haut touche à la tête du compas ; d’un coté est sur les pointes du compas un aigle dont les ailes sont déployées et la tête baissée ; de l’autre coté il y a un pélican qui se perce le sein pour nourrir ses petits qui sont figurés sous lui dans un nid. Entre l’aigle et le pélican s’élève une branche d’acacia. Sur la tête du compas qui forme une rose, il y a une couronne antique à deux sens ; sur la quart de cercle il y a d’un coté le mot sacré, et de l’autre le mot de passe en lettre hiéroglyphiques ; ce bijou doit être d’or, ou doré ; le pélican, l’aigle et la rose en argent.

 

Le glaive

Comme au premier grade.

 

Les gants

Comme au premier grade.

 

Le chapeau

Comme au troisième grade.

 

L’âge

Il n’y en a pas.

 

 

La place

Comme au premier ordre.

 

Le baiser fraternel

Comme au premier grade.

 

Le baiser de paix

Il se donne sur la joue droite. En Chapitre le Frère donne le baiser et dit : PAIX PROFONDE.

En Banquet le Très Sage donne le baiser et dit : LA PAIX SOIT AVEC VOUS.

 

Les lumières

Le Chapitre est éclairé par trente trois lumières portées par trois chandeliers à onze branches.

 

Les colonnes

Dans trois angles de la chambre, seront trois colonnes de hauteur d’homme. Sur chacune sera écrit en gros caractères transparents, savoir : Sur celle de l’Orient coté du Secrétaire, FOI : Sur celle du Midi, devant le Premier Surveillant, ESPERANCE, Sur celle du Nord, devant le Second Surveillant CHARITE.

Ces colonnes peuvent servir de chandeliers.

 

Le tableau mystérieux

Chambre Noire : Le tableau est un carré long, par des triples lignes dans lesquelles sera écrit aux extrémités Sagesse, Force, Beauté, dans les intérieurs, Orient, Occident, Septentrion, Midi, & la houppe dentelée à l'Orient ; la voûte céleste parsemée d'étoiles, & le soleil & la lune obscurcis par des nuages.

Dans la première partie de l'Orient, un aigle planant, comparé à la suprême puissance. Au milieu seront trois carrés, sur lesquels seront trois circonférences, & trois triangles ; ce qui est allégorique pour représenter le mont Calvaire, sur le sommet une pierre cubique, une rose qui est comparée à la douceur, & la lettre J dans le milieu de la rose, ce qui veut dire JEHOVA qui est la parole expirante.

L'espace qui environne les carrés est remplit de ténèbres, plus bas sont tous les anciens instruments & outils de la maçonnerie brisés en plusieurs parties.

A l’extérieur de la ligne orientale, une colonne qui représente les sept nœuds du parfait maçon.

 

Le tableau mystérieux

Chambre Rouge : Le tableau est un carré long par des quadruples lignes dans lesquelles sera écrit aux extrémités : Foi, Espérance, Charité, Orient, Septentrion Occident, Midi. Le soleil & la lune éclatant dans un ciel parsemé d'étoiles.

Dans la première partie de l'Orient une croix entourée d'une gloire, un nuage garni de sept têtes d'anges ; sur la croix une rose épanouie dans laquelle sera la lettre G, plus bas trois carrés sur lesquels seront trois circonférences et trois triangles pour former le sommet, ce qui est allégorique au saint mont sur lequel le fils du Grand Architecte de l'Univers, expira. Sur le dit sommet une étoile flamboyante à sept rayons luisant avec toute sa splendeur, dans le milieu de laquelle sera la lettre G; la dite lettre représente le fils de l'homme ressuscité dans toute sa gloire.

Sur le côté du midi un pélican sur son nid, de son sein sortent sept lignes de sang pour nourrir sept petits qui l'environnent, image de la tendresse paternelle.

Au septentrion un aigle planant dans les airs, image de la suprême puissance ; plus bas le tombeau dans la partie inférieure du carré. Sur la ligne du milieu de l'Orient, à l'Occident le compas, la planche à tracer, la pince, la truelle, l’équerre. Sur la ligne du midi la pierre cubique, le marteau, la règle, et le niveau.

Sur la ligne au septentrion, la pierre brute, le marteau taillant, le maillet, le ciseau, la ligne d’aplomb, et la perpendiculaire. A l’extérieur de la ligne Orientale, la colonne et les sept nœuds du parfait maçon.

 

Les applaudissements

Ils se font avec les mains selon le rythme de la batterie suivi de Sept HOUZE.

 

La génuflexion

La génuflexion se fait en reculant le pied droit et en fléchissant le genou droit jusqu’à ce qu’il touche le sol à proximité du talon gauche puis on se relève aussitôt.

Le signe de consentement

Comme au premier grade.

 

Le signe d’opposition

Comme au premier grade.

 

Les appellations

Le Président, porte le titre de Très Sage et Parfait Maitre.

Le Premier Surveillant, celui de Très Excellent et Parfait Frère Premier Surveillant.

Le Second Surveillant, celui de Très Excellent et Parfait Frère Second Surveillant.

Les Officiers, celui de Très Puissant et Parfait Frère.

Les Chevaliers, celui de Très Respectable et Parfait Frère Chevalier.

 

La place et le bijou du Très Sage et Parfait Maitre

Comme au premier ordre.

Le Très Sage prend séance dans la Chambre noire, au bas des marches de l’Orient, à droite, devant une petite table.

Le Très Sage porte une étoile flamboyante sur le cœur, au milieu de ladite étoile sera la lettre G et autour des pointes F. : E. : C. :

 

La place et le bijou des Officiers

Comme au premier ordre.

Le Premier Surveillant, porte le triangle et le Second l’équerre et le compas en sautoir. Les autres Officiers n’ont pas de bijoux caractéristiques.

 

Les entrées

On ne doit jamais entrer ou sortir que l’on ne fasse une génuflexion.

Un Frère qui veut pénétrer dans le Chapitre, après l’ouverture des travaux doit, frapper à la porte par la batterie du grade, l’Expert répond de même, et le Frère réplique de même.

Le Frère qui entre, se rend à pas libres entre les Surveillants, se met à l’ordre du bon pasteur, glaive en main, fait une génuflexion, se relève, et attend que le Très Sage et Parfait Maitre, lui dise de prendre place.

Si le Frère est membre du Chapitre, il quitte l’ordre, range son glaive et regagne sa place seul.

Si c’est un Visiteur, le Maitre des Cérémonies, doit le conduire.

 

Les sorties

Un Frère qui veut quitter les travaux, demande la parole, et prie le Très Sage et Parfait Maitre de lui permettre de se retirer.

Le Frère se rend à l’Occident, se met à l’ordre entre les Surveillants, fait une génuflexion, se relève, et attend que le Très Sage et Parfait Maitre, lui accorde la sortie.

Si le Frère est membre du Chapitre, il quitte l’ordre, range son glaive, et sort.

Si c’est un Visiteur, le Maitre des Cérémonies, doit le conduire jusqu’à la porte.

 

La demande de la parole

Comme au premier grade.

Au début de son intervention le Frère doit dire : Très Sage et Parfait Maître.

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 15:35

PREMIER GRADE

OU

GRADE D’APPRENTI

AVANT-PROPOS

 

L'Ordre des Francs-Maçons est une association d'hommes sages et vertueux, dont l'objet est de vivre dans une parfaite égalité, d'être intimement unis par les liens de l'estime, de la confiance et de l'amitié, sous la dénomination de Frères, et de s'exciter les uns les autres à la pratique des vertus.

D’après cette définition, il est de la sagesse et de l'intérêt de toutes les Loges de n'admettre à la participation de nos Mystères, que des sujets dignes de partager tous ces avantages, capables d'atteindre le but proposé, et dont elles n'aient point à rougir aux yeux des Maçons de tout l'Univers.

Ainsi, lorsqu'il s'agit de l'admission d'un Profane, la Loge à laquelle il est présenté doit considérer qu'elle va donner un Membre à l'association générale, et un Frère à chaque Membre; qu'une fois admis, les Maçons de tout l'Univers, de quelque état, qualité et condition qu'ils soient, seront tenus de le reconnaître pour tel; que par conséquent il est autant de l'honneur de la Loge, que de l'intérêt dont elle doit être animée pour la gloire et la prospérité de l'Ordre, que cet Aspirant soit digne d'être présenté à tous les Maçons; il faut enfin que, sur le témoignage de sa Loge, il mérite d'être accueilli de tous les Frères, comme un homme vertueux, comme leur Frère, qui, en cette double qualité, a droit à leur amitié la plus intime: la Loge se rendant, par l'admission du sujet, moralement garante, envers tous les Maçons, des qualités que cette admission doit faire présumer en lui.

Les Loges ne peuvent donc apporter trop de scrupule, d'exactitude et de sévérité dans les informations sur les sujets qui leur sont présentés.

Un autre point non moins important est l'uniformité depuis longtemps désirée, dans la manière de procéder à l'initiation.

Animé de ces principes le Grand Orient de France, s'est enfin occupé de la rédaction d'un protocole d'initiation aux trois premiers grades, ou grades symboliques. Il a cru devoir ramener la Maçonnerie à ces usages anciens que quelques novateurs ont essayé d'altérer, et rétablir ces premières et importantes Initiations dans leur antique et respectable pureté.

Les Loges de sa correspondance doivent donc s'y conformer de point en point, afin de n'offrir plus aux Maçons Voyageurs une diversité aussi révoltante que contraire aux vrais principes de l'Art Royal.

 

SECTION PREMIERE

DES PREALABLES

 

Nul Profane ne peut être admis avant l'âge de vingt et un ans. Il doit être de condition libre et non servile, et maître de sa personne. L'admission d'un Profane ne pourra être arrêtée que dans la troisième assemblée, en comptant celle où il aura été proposé. L'intervalle entre la proposition et l'initiation sera de trois mois, mais cet intervalle pourra être réduit à quarante-cinq jours pourvu que dans ce temps, il y ait eu trois assemblées générales. Tout Profane admissible sera annoncé en particulier au Vénérable en exercice par l'un des membres de la Loge. Il en sera de même pour un Maçon qui désirera être affilié. Le Vénérable proposera, en la forme qui suit le Profane à la Loge assemblée et pendant les travaux, sans nommer ni désigner en aucune manière le Frère qui le présente.

V: Mes Frères, le profane N... (Les noms et surnoms), de tel état, âgé de ...ans, né à..., demeurant à ..., est proposé, et demande à être initié à nos mystères, à titre de membre de cette Loge; Frères Premier et Second Surveillants, annoncez le sur vos colonnes; invitez les Frères à se procurer, d'ici à la première assemblée, des renseignements sur le Profane proposé, à l'effet de délibérer alors s'il y aura lieu à nommer des Commissaires.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères qui décorez la colonne du Midi, le Vénérable propose le Profane N... (Il répète les noms, qualités, âge, profession, demeure), pour être initié à nos mystères, à titre de membre de cette Loge; il nous invite à nous procurer des renseignements, d'ici à la prochaine assemblée, à l'effet de délibérer alors s'il y aura lieu à nommer des Commissaires.

 

2S: Frères qui ornez la colonne du Nord, le Vénérable et le Frère Premier Surveillant, nous proposent le Profane N... (Il répète les noms, qualités, âge, profession, demeure), pour être initié à nos mystères, à titre de membre de cette Loge; ils nous invitent à nous procurer des renseignements, d'ici à la prochaine assemblée, à l'effet de délibérer alors s'il y aura lieu à nommer des Commissaires.

 

NOTA : Cette formule de faire circuler par trois toutes les annonces qui se font en Loge est de rigueur en toutes circonstances et détermine le caractère essentiel des travaux Réguliers.

 

Dans l'assemblée suivante on s'occupera de la proposition faite du Profane, et le Vénérable dira:

 

V: Frère Premier et Second Surveillants, invitez les Frères à nous faire part des renseignements qu'ils ont pu se procurer sur le Profane N... proposé dans la dernière assemblée.

 

Les Surveillants répètent chacun sur leur colonne cette annonce.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à faire part des renseignements que nous avons pu nous procurez sur le Profane N... proposé dans la dernière assemblée.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable et le Frère Premier Surveillant, nous invitent à faire part des renseignements que nous avons pu nous procurer sur le Profane N... proposé dans la dernière assemblée.

 

Si quelques Frères ont des observations à faire, ils demandent successivement la parole, en se levant et étendant la main. Le Surveillant sur la colonne duquel ils sont frappe un coup de maillet, auquel répond l'autre Surveillant, puis le Vénérable par un semblable coup.

 

S :

 

S :

 

V :

 

Le Surveillant dit :

 

S: Très Vénérable, un Frère sur ma colonne demande la parole.

 

Le Vénérable répond :

 

V: Mon Frère, vous pouvez parler.

 

Les Frères placés à l'Orient qui auront quelques observations à faire demanderont la parole au Vénérable. Dans le cas ou plusieurs Frères demanderaient concurremment la parole, c'est au Surveillant à voir qui l'a demandée le premier et à l'annoncer au Vénérable. Si personne ne se lève le Frère Second Surveillant dit à demi voix au Frère Premier Surveillant :

 

2S: Frère Premier Surveillant, il n'y a point d'observation sur ma colonne.

 

Le Premier Surveillant dit à son tour, à haute voix :

 

1S: Très Vénérable, il n'y a aucune observation sur les deux colonnes.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Frère Orateur, donnez vos conclusions.

 

Le Frère Orateur se lève, se met à l’ordre et fait telles observations qu'il juge à propos: après quoi, il attend un moment pour s'assurer si ses observations n'en détermineraient pas quelques-unes, et dans ce cas il faudrait les entendre et les débattre. S'il n'y a pas de nouvelles observations, ou lorsqu'elles sont suffisamment débattues, il conclut à ce qu'il soit nommé des Commissaires pour prendre des informations sur le Profane proposé. Si cependant la nature et l'importance des observations déterminaient l'Orateur à penser qu'il ne doit point être nommé de Commissaires, il y conclurait, mais dans l'un et dans l'autre cas le Vénérable ordonne le scrutin dans la forme qui suit.

 

V: Frère Premier Surveillant, faites-vous assurer par le Frère Maitre des Cérémonies du nombre des votants et faite distribuer le scrutin.

 

Le Premier Surveillant donne cet ordre au Frère Maître des Cérémonies.

 

1S : Frère Maitre des Cérémonies, assurez vous du nombre des votants et distribuez le scrutin.

 

Celui-ci distribue à chaque Frère une boule ou fève blanche et une noire et rend compte au Premier Surveillant du nombre des votants.

 

MC : Frère Premier Surveillant, il y a ... votants.

 

Le Premier Surveillant en rend compte au Vénérable.

 

1S : très Vénérable, il y a ... votants.

 

Alors le Vénérable dit :

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, annoncez sur vos colonnes que le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce qu'il soit (ou qu'il ne soit pas) nommé des Commissaires, (selon les conclusions qui ont été données) pour prendre spécialement des informations sur le Profane proposé; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce qu'il soit (ou qu'il ne soit pas) nommé des Commissaires (selon les conclusions qui ont été données) pour prendre spécialement des informations sur le Profane proposé; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

2S: Frère de la colonne du Nord, le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce qu'il soit (ou qu'il ne soit pas) nommé des Commissaires (selon les conclusions qui ont été données) pour prendre spécialement des informations sur le Profane proposé; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

Un Expert, ou en son absence un Frère nommé d’office lève le scrutin dans l'ordre suivant: il présente la boite au Vénérable aux Surveillants et à l'Orateur, ensuite aux Frères qui sont à l'Orient, de-là aux Frères de la colonne du Midi, puis à ceux de la colonne du Nord, et après avoir mis sa boule, il porte la boite au Vénérable, qui, avant de l'ouvrir appelle un deuxième Expert pour être avec le premier, présents à l'ouverture du scrutin; il ouvre la boite, compare le nombre de boules avec celui des votants qui lui a été annoncé (ils doivent toujours être égaux). S'il se trouve plus ou moins de boules, qu'il n'y a de votants le scrutin est nul, et doit être recommencé. Si le scrutin est exact, le Vénérable frappe un coup de maillet que les Surveillants répètent, et annonce le résultat du scrutin. Si les suffrages sont unanimes le Vénérable dit :

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: Frères Premier et Second Surveillant, annoncez sur vos colonnes que les conclusions du Frère Orateur ont été adoptées à l'unanimité, et qu'il va être nommé des Commissaires chargés plus particulièrement de prendre des informations sur le Profane proposé. Invitez en même temps tous les Frères à se joindre à moi pour y applaudir.

Si le scrutin avait prononcé qu'il ne sera pas nommé de Commissaires, le Vénérable en fera l'annonce et on n'applaudira pas.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le scrutin a adopté à l'unanimité, les conclusions du Frère Orateur; en conséquence il va être nommé des Commissaires chargés plus particulièrement de prendre des informations sur le Profane proposé. Le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour y applaudir.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le scrutin a adopté à l'unanimité, les conclusions du Frère Orateur; en conséquence il va être nommé des Commissaires chargés plus particulièrement de prendre des informations sur le Profane proposé. Le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour y applaudir.

 

V: A moi, mes Frères !

 

Et tous ensembles applaudissent par la batterie de deux coups précipités et un lent, répétée trois fois et terminée par un triple Vivat. Le Vénérable nommera secrètement trois Commissaires parmi les Frères tant présents qu'absents. A l'assemblée suivante, le Frère Maître des Cérémonies sur l'ordre du Vénérable fera passer à l'Orient et sur les deux colonnes, un sac qu'on nomme Sac des Propositions, il le présentera à tous les Frères successivement, chacun sera tenu d'y mettre la main, comme si il voulait y mettre quelque chose sans être aperçu; par ce moyen les Frères nommés Commissaires dans l'assemblée précédente auront la facilité d'y mettre leur rapport par écrit, sans que personne puisse s'en apercevoir. Ce rapport peut être écrit sur un assez petit carré de papier plié de manière qu'on ne voie rien dans la main, et qu'ainsi les Commissaires demeurent inconnus. Il ne sera pas nécessaire que ces rapports soient signés, et l'on se contentera d'indiquer le Profane proposé par la lettre initiale de son nom. Le Frère Secrétaire ne fera sur la planche des travaux du jour et de celui ou la proposition aura été faite, et les Commissaires nommés, qu’une mention générale d’un Profane proposé, sans indication des noms, surnoms, ni demeure. Mais il portera sur une feuille séparée, timbrée scellée et revêtue des trois signatures au moins, les noms, surnoms, qualités, âge et demeure du Profane, il y portera de même tout ce qui aura rapport à lui, comme nomination de Commissaires, rapports de ces Commissaires, scrutin etc., jusqu’au moment de l’admission, si elle a lieu, et dans ce cas il transcrira sur le livre d’Architecture, tout ce qui avait été mis sur les feuilles volantes. Les informations que chaque membre de la Loge est invité à faire, et plus particulièrement les Commissaires, doivent avoir pour objet, non seulement la vie et les mœurs du Proposé, mais encore de connaître la trempe de son caractère, la nature de ses penchants habituels, de ses défauts, et surtout s'il n'a pas quelques vices qui pourraient être une raison suffisante pour ne pas l'admettre. Si le rapport des trois Commissaires est favorable, ou si des trois deux sont favorables, le Vénérable dit :

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: Mes Frères, dans l'assemblée du ..., le Profane N... a été proposé pour être initié à nos mystères; j'ai, en conséquence du scrutin nommé trois Commissaires pour faire les informations nécessaires. Ces trois Frères ont fait leur rapport, et il en résulte qu'en admettant le Profane, la Loge fera une bonne acquisition; le Profane persiste dans le désir d'être reçu. Frère Premier et Second Surveillants, proposez le profane N... aux Frères de vos colonnes, et demandez leur s'ils ont des observations à faire.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable, propose pour être initié à nos mystères le Profane N... et il nous demande nos observations.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable et le Frère Premier Surveillant, proposent pour être initié à nos mystères le Profane N... et il nous demande nos observations.

 

S'il y a des observations on les entendra.

 

S :

 

S :

 

V :

 

Le Surveillant dit :

 

S: Très Vénérable, un Frère sur ma colonne demande la parole.

 

V: Mon Frère, vous pouvez parler.

 

Si personne ne se lève le Frère Second Surveillant dit à demi voix au Frère Premier Surveillant :

 

2S: Frère Premier Surveillant, il n'y a point d'observation sur ma colonne.

 

Le Premier Surveillant dit à son tour, à haute voix :

 

1S: Très Vénérable, il n'y a aucune observation sur les deux colonnes.

 

V: Frère Orateur, donnez vos conclusions.

 

Enfin le Frère Orateur debout et à l’ordre, conclut.

 

V: Frère Premier Surveillant, faites-vous assurer par le Frère Maitre des Cérémonies du nombre des votants et faite distribuer le scrutin.

 

Le Premier Surveillant donne cet ordre au Frère Maître des Cérémonies.

 

1S : Frère Maître des Cérémonies, assurez vous du nombre des votants et distribuez le scrutin.

Celui-ci distribue à chaque Frère une boule ou fève blanche et une noire et rend compte au Premier Surveillant du nombre des votants.

 

MC : Frère Premier Surveillant, il y a ... votants.

 

Le Premier Surveillant en rend compte au Vénérable.

 

1S : très Vénérable, il y a ... votants.

 

Alors le Vénérable dit :

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, annoncez sur vos colonnes que le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce que le Profane proposé N… soit (ou qu'il ne soit pas) initié à nos mystères ; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce que le Profane proposé N… soit (ou qu'il ne soit pas) initié à nos mystères ; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

2S: Frère de la colonne du Nord, le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce que le Profane proposé N… soit (ou qu'il ne soit pas) initié à nos mystères ; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

Un Expert lève le scrutin et le porte au Vénérable qui compte les voix en présence d'un Second Expert. Si le scrutin est unanime il en rend compte à la Loge à haute voix et on y applaudit.

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: Frères Premier et Second Surveillant, annoncez sur vos colonnes que les conclusions du Frère Orateur ont été adoptées à l'unanimité, et que le Profane proposé N… va être initié à nos mystères. Invitez en même temps tous les Frères à se joindre à moi pour y applaudir.

 

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le scrutin a adopté à l'unanimité, les conclusions du Frère Orateur; en conséquence le Profane proposé N… va être initié à nos mystères. Le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour y applaudir.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le scrutin a adopté à l'unanimité, les conclusions du Frère Orateur; en conséquence le Profane proposé N… va être initié à nos mystères. Le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour y applaudir.

 

V: A moi, mes Frères

 

Et tous ensembles applaudissent par la batterie de deux coups précipités et un lent répétée trois fois et terminée par un triple VIVAT. Si le scrutin avait prononcé qu'il ne sera pas initié, le Vénérable en fera l'annonce et on n'applaudira pas. Si le scrutin présente trois boules noires ou plus le Profane est refusé sans retour. Si le scrutin n'offre qu'une ou deux boule noire, la proposition sera renvoyée à l’assemblée suivante (ordinaire).Si dans cette quatrième assemblée le scrutin offre encore une ou deux boules noires, la proposition sera encore renvoyée à l’assemblée suivante (ordinaire). Si dans cette cinquième assemblée le scrutin n’offre qu’une boule noire, le Vénérable invitera et fera inviter par les Surveillants à haute voix le Frères qui a mis la boule noire à lui faire part hors de la Loge et sous le sceau du secret maçonnique des motifs de son opposition. Dans cette conférence secrète, le Vénérable jugera de l'importance des motifs d'opposition, et s'il les trouve légers, il tachera d'obtenir du Frère opposant qu'il s'en désiste, sans cependant qu'il puisse l'y contraindre sous aucun prétexte. Enfin, si dans une dernière assemblée le scrutin offre encore une boule noire, le Profane sera refusé. Si les motifs d’oppositions n’avaient pour cause que quelques statuts ou règlements généraux ou particuliers à la Loge, l’opposant pourra se lever, demander la parole et les déduire, afin que la Loge y délibère, et ce qui aura été arrêté sur les conclusions du Frère Orateur à la pluralité des voix par le scrutin, en la forme ordinaire sera exécuté. Si le Frère qui s'oppose à l'admission ne voulait pas déduire ses raisons au Vénérable, soit qu'il craignît de se faire un ennemi, soit qu'il eût de la répugnance à se lier avec le Profane proposé, il pourra s'abstenir de se faire connaître au Vénérable, et attendra le dernier scrutin, où il à été dit qu'une boule noire exclut le Profane. La Loge en ce cas doit préférer de conserver un membre dont elle connaît le caractère, l'esprit et les qualités, à acquérir un étranger qu'elle ne connaît pas.

 

SECTION DEUXIEME

RECEPTION

PREMIER PREALABLE

 

Tous les membres de la Loge doivent avoir été convoqués pour le jour de l’assemblée indiquée par le Vénérable. Les planches de convocation ont dû porter réception au premier grade. Nul ne doit manquer à l’assemblée sans une raison légitime, telles qu’affaires civiles, devoirs d’état etc. S’il y manque, il doit s’excuser auprès de la Loge par une planche adressée au Frère Secrétaire, sans quoi il doit être imposé à une amende au profit des pauvres.


 

SECOND PREALABLE

 

Le Profane Aspirant sera amené à la porte du local, au moins une demi-heure avant l’ouverture des travaux par le Frère qui l’a proposé. Cette porte sera s’il est possible différente de celle d’entrée ordinaire. Là, le Frère prendra congé de l’Aspirant, comme s’il se retirait tout à fait. Le Frère Préparateur s’emparera du Profane, si l’heure d’ouvrir les travaux n’est pas encore venue, il le conduira dans quelque endroit secret, où il ne puisse converser avec qui que ce soit ni voir ni reconnaitre personne. Le Frère Préparateur gardera un extérieur sévère, sans rudesse, évitera de lier conversation, et répondra brièvement et mystérieusement aux questions qui pourraient lui être faites par l’Aspirant, de manière à lui ôter le désir d’en faire d’autres. A peu près une demi-heure avant l’ouverture des travaux le Frère Préparateur conduira le Profane à la Chambre des Réflexions. Cette Chambre doit être fermée aux rayons du jour et éclairée d'une seule lampe: les murs en seront noircis et chargés d'emblèmes funèbres, afin d'inspirer le recueillement, la tristesse et l'effroi: des sentences d'une morale pure, des maximes d'une philosophie austère, seront tracées lisiblement sur les murs, ou encadrées et suspendues en divers endroits de la Chambre; une tête de mort et même un squelette si l'on peut s'en procurer un rappelleront le néant des choses humaines. Il ne doit y avoir dans cette Chambre qu'une chaise, une table, un pain, un vase rempli d'eau claire, du sel et du souffre dans deux petits vases, du papier des plumes et de l'encre. Au-dessus de la table seront représentés un coq et une horloge de sable, et au bas de ces emblèmes, on mettra ces mots; Vigilance et Persévérance. Voici quelques-unes des inscriptions qu'on peut y placer.

 

INSCRIPTIONS

 

Si la curiosité t'a conduit ici, va-t-en.

Si tu crains d'être éclairé sur tes défauts, tu seras mal parmi nous.

Si tu es capable de dissimulation, tremble, on te pénètrera.

Si tu tiens aux distinctions humaines, sors, nous n'en connaissons pas ici.

Si ton âme a senti l'effroi, ne va pas plus loin.

Si tu persévères, tu seras purifié par les éléments; tu sortiras de l'abime des ténèbres, et tu verras la lumière.

On laissera quelques temps le Profane seul dans la Chambre des Réflexions, après quoi, le Frère Préparateur lui donnera par écrit les questions suivantes, ou de semblables à résoudre aussi par écrit :

Qu'est-ce qu'un honnête homme se doit à lui-même ?

Que doit-il à ses semblables ?

Que doit-il à sa Patrie ?

On écrira ces questions de manière à laisser entres elles assez d'espace pour contenir les réponses que le Profane pourra y faire.

 

 

OUVERTURE DES TRAVAUX

 

Les Frères étant rassemblés dans le local habillés et décorés le Vénérable frappe seul un coup de maillet pour appeler aux travaux, chacun se met à sa place et s’y tient debout.

 

V:

 

Tous les Frères se lèvent, le Vénérable dit :

 

V: Frère Premier Surveillant, êtes-vous Maçon?

 

1S: Mes Frères me reconnaissent pour tel.

 

V: Quel est le premier devoir des Surveillants en Loge?

 

1S: C'est de s'assurer si la Loge est couverte extérieurement et intérieurement.

 

(C'est-à-dire qu'il faut que la porte du Temple soit fermée, et qu'il n'y ait aucun Profane dans la Salle des Pas Perdus, qui puisse écouter à la porte).

 

V: Faites-vous en assurer, mon Frère.

 

1S: Frère Second Surveillant, faites-vous assurer si la Loge est couverte extérieurement et intérieurement.

 

2S: Frère Expert ou Frère Couvreur, faites votre office.

 

Alors le Frère Expert l'épée à la main, ouvre la porte de l'Atelier, en prend la clé, et la met sur la table qui est placée entre les deux Surveillants, ordonne au Frère Tuileur de veiller à la garde extérieure du porche dont il répond, referme la porte, et se place à l'entrée intérieure du porche l'épée à la main; quand cela est fait, le Frère Couvreur dit à voix basse au Second Surveillant:

 

C: Frère Second Surveillant, les travaux sont couverts extérieurement et intérieurement.

 

2S: Frère Premier Surveillant, les travaux sont couverts extérieurement et intérieurement.

 

1S: Très Vénérable, les travaux sont couverts extérieurement et intérieurement.

 

Le Vénérable dit :

 

V: A l'ordre, mes Frères.

 

Chaque Frère se met à l’ordre. Le Vénérable ajoute.

 

V: Frère Premier Surveillant, quel est le second devoir d'un Surveillant en Loge?

 

1S: C'est de s'assurer si tous les Frères sont à l'ordre.

 

V: Y sont-ils?

 

Le Second Surveillant dit au Premier :

 

2S: Frère Premier Surveillant, tous les Frères sont à l'ordre sur la colonne du Nord.

 

Le Premier Surveillant dit tout haut :

 

1S: Très Vénérable, tous les Frères sont à l'ordre sur les deux colonnes.

 

V: A quelle heure les Maçons ouvrent-ils leurs travaux?

 

1S: A midi

 

V: Quelle heure est-il?

 

1S: Il est midi

 

V: Puisqu'il est l'heure à laquelle nous devons ouvrir nos travaux, Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères de l'une et l'autre colonne à se joindre à moi pour ouvrir les travaux de la Respectable Loge de … à l'Orient de … au Grade d'Apprenti.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour ouvrir les travaux de la Respectable Loge de … à l'Orient de … au Grade d'Apprenti.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour ouvrir les travaux de la Respectable Loge de … à l'Orient de … au Grade d'Apprenti.

 

V: A la Gloire du Grand Architecte de L’Univers, j’ouvre les travaux.

 

Le Vénérable frappe sur le trône les trois coups mystérieux, que les Surveillants répètent.

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

Après quoi le Vénérable dit.

 

V: A moi mes Frères.

 

Tous ayant les yeux sur le Vénérable, font le signe d'Apprenti, et applaudissent par la batterie ordinaire. Enfin, le Vénérable dit.

 

V: Mes Frères, les travaux sont ouverts, prenez vos places.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, les travaux sont ouverts, prenez vos places.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, les travaux sont ouverts, prenez vos places.

 

Tout le monde s'assied. Les Frères doivent observer de ne s’asseoir qu’après que les deux Surveillants les y ont invités. Le Vénérable dit ensuite :

 

V: Frère Secrétaire, voulez vous bien nous faire lecture de la planche tracée dans nos derniers travaux. Frère Premier et Second Surveillants, invitez les Frères à prêter attention à cette lecture.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à prêter attention à la lecture de la planche tracée dans nos derniers travaux.

 

2S: Frère de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à prêter attention à la lecture de la planche tracée dans nos derniers travaux.

 

Le Frère Secrétaire fait lecture de la planche.

 

NOTA. La planche doit nécessairement contenir toutes les délibérations qui ont été prises, les propositions qui ont été faites pendant le cours des travaux. Quelque exercé que soit le Frère Secrétaire quelque attention qu’il y apporte, il est difficile que cette planche soit rédigée pendant la tenue des travaux de manière à supporter une lecture réfléchie, d’ailleurs il est possible qu’un fait se soit passé, qu’il en ait d’abord été fait mention, et qu’ensuite la Loge arrête qu’il n’en sera nullement parlé dans la planche, ce qui nécessite des ratures, des renvois, etc. c’est pourquoi il est à propos que le Secrétaire ne trace pendant les travaux qu’une esquisse qu’il peut raturer, corriger suivant les circonstances, pourvu qu’il en porte la mise au net sur un registre destiné à cet usage. Il se servira donc pour l’esquisse de feuilles de papier timbré du timbre de la Loge. A la fin des travaux le Frère Secrétaire fera la lecture de cette esquisse pour que chacun puisse y faire telles corrections qu’il croira devoir indiquer: ces corrections n’auront pour but que de rendre plus exactement et plus clairement ce qui se sera passé pendant les travaux; et afin de constater légalement ce qui aura été arrêté sur l’esquisse, le Frère Secrétaire la fera signer par le Vénérable et le Frère Orateur. Pendant que le Frère Secrétaire fait la lecture de la rédaction sur le registre, le Frère Orateur collationne sur l’esquisse qu’il a sous les yeux, afin de s’assurer si dans la rédaction, le Frère Secrétaire n’a rien changé ou omis dans les délibérations de l’assemblée précédente.

 

Quand la lecture est finie, le frère Orateur doit faire part tout haut des changements ou omissions qu'il a remarqués; s'il n'y en a pas il dit :

 

O: Très Vénérable, la planche est conforme à l'esquisse.

 

 

Comme il serait possible que d'autres Frères eussent remarqué quelque chose d'essentiel à corriger, le Vénérable dit :

 

V: Frère Premier et Second Surveillant, invitez, je vous prie, les Frères de l'une et l'autre colonne à faire leurs observations sur la rédaction de la planche tracée dans la dernière assemblée, dont ils viennent d'entendre la lecture.

 

1S: Frères Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à faire nos observations sur la rédaction de la planche tracée dans la dernière Assemblée, dont nous venons d'entendre la lecture.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à faire nos observations sur la rédaction de la planche tracée dans la dernière Assemblée, dont nous venons d'entendre la lecture.

 

NOTA : Les observations ne peuvent concerner que la manière dont la planche est rédigée, on ne saurait rien changer au fond, qui a été irrévocablement arrêté dans la dernière assemblée.

 

Si quelque Frère a des observations à faire, il se lève demande la parole, et après l'avoir obtenue, il déduit ses observations, qu'on discute pour y avoir tel égard que de raison. S'il n'y a point d'observation, les Surveillants en avertissent tout haut.

 

2S: Frère Premier Surveillant, il n'y a point d'observation sur ma colonne.

 

1S: Très Vénérable, il n'y a aucune observation sur les deux colonnes.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Frère Premier et Second Surveillant, invitez les Frères de l'une et l'autre colonne à se joindre à moi pour donner la sanction à la planche de nos derniers travaux.

 

1S: Frère Second Surveillant Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour donner la sanction à la planche de nos derniers travaux.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour donner la sanction à la planche de nos derniers travaux.

 

V: A moi, mes Frères.

 

Tous applaudissent en la manière accoutumée par la batterie ordinaire. Lorsqu'il se présente des Frères Visiteurs, ils ne doivent être introduits, qu'après la lecture de la planche, afin que, si cette planche contient quelques corrections fraternelles contre des Frères, qu'il y ait eu dans les derniers travaux quelque contestation, ou qu'on ait traité quelque matière qu'on doive concentrer entre les Frères de la Loge, aucun Visiteur n'en ait aucune connaissance. Le Secrétaire se lève et fait signer la planche par le Vénérable et l'Orateur puis rejoint sa place.

 

S'il y a des Visiteurs dans la Salle des Pas Perdus, le Frère Maitre des Cérémonies en avertit, tout bas, le Second Surveillant, qui frappe un coup pour demander de l'attention: il en avertit tous bas le Premier Surveillant, qui frappe un coup auquel répond le Vénérable.

 

MC : Frère Second surveillant, il y a dans la Salle des Pas Perdus, des Frères qui demandent à être admis à nos travaux.

 

2S:

 

1S:

 

V:

 

2S: Frère Premier Surveillant, il y a dans la Salle des Pas Perdus, des Frères qui demandent à être admis à nos travaux.

 

Le premier Surveillant dit :

 

1S: Très Vénérable, il y a dans la Salle des Pas Perdus, des Frères qui demandent à être admis à nos travaux.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Frère Second Surveillant, invitez le Frère Expert à s'informer quels sont ces Frères, à leur demander leurs noms, celui de leurs Loges, et leurs certificats, et à les tuiler aux travaux du grade.

 

Le Frère Second Surveillant charge le Frère Expert de cette commission :

2S : Frère Expert informez vous quels sont ces Frères, demandez-leur leurs noms, celui de leurs Loges, et leurs certificats, et tuilez-les aux travaux du grade.

Le Frère Expert sort, interroge tous les Frères l'un après l'autre en particulier, prend par écrit leurs noms, celui de leurs Loges et se charge de leurs certificats. Il frappe à la porte par la batterie du grade, le Frère Couvreur lui répond de même et l'Expert réplique de même. Le Frère Couvreur avertit le Second Surveillant qu'on frappe en Maçon, celui-ci en avertit le Premier Surveillant qui le dit tout haut au Vénérable, après avoir frappé chacun un coup de maillet.

 

C : Frère Second Surveillant, on frappe à la porte en Maçon.

 

2S:

 

1S:

 

V:

 

2S: Frère Premier Surveillant, on frappe à la porte en Maçon.

 

1S: Très Vénérable, on frappe à la porte en Maçon.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Mon Frère, faites voir qui frappe, si c'est un membre de la Loge, qu'on lui accorde l'entrée, après qu'il aura donné le mot de passe.

 

Le Premier Surveillant répète cet ordre au Frère Couvreur.

 

1S: Frère Couvreur, voyez qui frappe, si c'est un membre de la Loge, accordez lui l'entrée, après qu'il aura donné le mot de passe.

 

Le Frère Couvreur ouvre la porte, introduit le Frère Expert, si c'est lui qui a frappé, et referme la porte. Si c'est un membre de la Loge, le Frère Couvreur en avertit le Second Surveillant qui dit tout haut :

 

2S: C'est le Frère…, Très Vénérable.

 

Le Frère qui entre doit le faire par trois pas d'Apprenti, se mettre à l'Ordre entre les deux Surveillants, et attendre que le Vénérable lui dise de prendre place. Si c'est le Frère Expert, il se place entre les deux Surveillant, demande la parole, et après l'avoir obtenue, il rend compte de sa mission, et donne les certificats au Frère Maitre des Cérémonies qui va les porter au Vénérable. Il est à propos, d'engager les Frères Visiteurs à signer leurs noms sur un papier à part, afin qu'on puisse confronter ces signatures avec celles qui doivent être portées sur les certificats. S'il n'y a point de difficulté, le Vénérable ordonne qu'on leur procure l'entrée. A l’instant, ou ils entrent dans le Temple, le Frère Expert leur demande le mot de passe, qu'ils donnent à voix basse. Pour les recevoir, tous les Frères se tiennent debout et se mettent à l'ordre. Lorsqu'ils sont introduits, le Vénérable leur adresse la parole, et leur témoigne le plaisir qu'ils font aux Frères en les venant visiter. Il les invite ensuite à prendre place sur les colonnes, où le Frère Maitre des Cérémonies les conduit. Si parmi les Frères Visiteurs, il y a des Vénérables de Loges ou une députation de Loge, l’un des trois Grands Officiers de l’Ordre ou quelque Officiers d’Honneur ou en exercice du Grand Orient, on députera pour les recevoir à la porte du Temple, trois Frères précédés du Maitre des Cérémonies. On les recevra glaive en main. Pour le Grand Maitre, la députation se fera de neuf Frères précédés du Maitre des Cérémonies. Pour le Grand Administrateur, sept Frères. Pour le Grand Conservateur, cinq Frères. Pour un Grand Maitre d’un Orient étranger, sept Frères. A l’instant de leur introduction le Vénérable et les Surveillants frapperont trois fois neuf coups de maillet; après quoi le Vénérable en frappera un plus fort pour obtenir silence. Le Vénérable leur adressera un compliment de félicitation au nom de la Loge, sur la faveur qu'elle reçoit d'eux, et les invitera à prendre place à l'Orient, où le Maitre des Cérémonies les conduira. Les Frères qui les accompagnent forment la voute d'acier, les autres Frères sont debout, à l'ordre et glaive en main. Le Vénérable n’offrira son maillet, qu’aux trois Grands Officiers de l’Ordre. Quand les Frères Visiteurs auront pris place, le Vénérable invitera les Surveillants à engager les Frères de la Loge et autres à se joindre à lui pour applaudir à la présence de ces Frères.

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères de vos colonnes à se joindre à moi, pour applaudir à la présence des Frères Visiteurs.

Les Surveillants annonceront :

 

1S: Frères Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui, pour applaudir à la présence des Frères Visiteurs.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui, pour applaudir à la présence des Frères Visiteurs.

 

Chaque Frère quitte l'ordre sans faire le signe et range son glaive.

 

V: A moi mes Frères.

 

Après quoi on applaudira par la batterie du grade. S'ils remercient on couvrira leurs applaudissements sur l'ordre qu'en donnera le Vénérable. On introduit les derniers, les Frères distingués par leurs qualités maçonniques, ou par leurs dignités dans l'ordre, de manière que le plus qualifié est introduit le dernier. Quand tout ce cérémonial est exécuté, le Vénérable dit:

 

V: Asseyons-nous mes Frères.

 

Ce qui est répété par les Surveillants.

 

1S: Asseyons-nous mes Frères.

 

2S: Asseyons-nous mes Frères.

 

Puis le Vénérable ajoute :

 

V: Mes Frères, par deux scrutins unanimes, vous avez admis le Profane N... à se présenter pour être initié à nos mystères. S'il n'y a point de nouvelle opposition, je vous prie de témoigner votre consentement en la manière accoutumée.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à témoigner notre consentement en la manière accoutumée.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à témoigner notre consentement en la manière accoutumée.

 

Tous les Frères pour signe de leur consentement étendent la main et la laisse tomber sur leur tablier. S'il y avait quelque nouvelle opposition il faudrait la discuter. S'il n'y en a pas, le Vénérable dit:

 

V: Frère Maître de Cérémonies, faites avertir par le Frère Tuileur, le Frère Préparateur, que la Loge attend le compte qu'il est chargé de lui rendre.

 

Le Maître des Cérémonies se fait entrouvrir la porte de la Loge par le Frère Couvreur.

 

MC: Frère Tuileur, allez avertir le Frère Préparateur que la Loge attend le compte qu'il est chargé de lui rendre.

Le Frère Préparateur étant averti, frappe à la porte de la manière qui a été détaillée, et qu'on observe dans toutes les circonstances. Il se place entre les deux Surveillants, demande la parole, et après l'avoir obtenue, rend compte des dispositions du Candidat, et remet au Frère Maître des Cérémonies, qui l'apporte au Vénérable, le papier sur lequel sont les trois questions qu'on lui a proposées à résoudre, et les réponses qu'il y a faites. Le Vénérable dit :

 

V: Frère Préparateur, allez disposer le Récipiendaire dans l'état requis; faites moi parvenir son glaive (s'il en a un) et ses métaux.

 

Pendant la préparation, le Vénérable lit à haute voix les réponses que le Récipiendaire a faites aux questions qui lui ont été proposées. Si l'arrivée du Récipiendaire tardait trop, le Vénérable ferait faire lecture des Règlements de la Loge, et cette lecture serait interrompue au premier coup de maillet. Le Frère Préparateur de retour auprès du Candidat, lui fera des observations sur l'importance de sa démarche. Quand on s'est assuré de sa résolution, on cesse de lui parler, on affecte même le silence le plus imposant et on ne répond plus à aucune de ses questions. On le fait sortir de la Chambre des Réflexions, et on le met dans l'état où il doit entrer en Loge, c'est-à-dire, qu'il doit être nue tête, avoir les yeux bandés avec le plus grand soin, être en chemise, le bras et le sein gauches découverts, sans jarretières, le genou droit nu, le soulier gauche en pantoufle: il faut qu'il n'ait sur lui ni or ni argent, ni montre, ni boucle, ni aucun autre bijou, ni métaux. Le Frère Préparateur vient apporter à la Loge, les métaux bijoux épée etc., du Récipiendaire, il frappe à la Loge, et les remet au Frère Maître des Cérémonies qui va les porter au Vénérable. De retour auprès du Récipiendaire le Frère Préparateur l'amène à la porte de la Loge à laquelle il frappe trois grands coups irréguliers: 0 0 0

 

2S:

 

1S:

 

V:

 

2S: Frère Premier Surveillant, on frappe à la porte en profane.

 

1S: Très Vénérable, on frappe à la porte en profane.

 

V: Faites voir qui frappe ainsi.

 

1S: Frère Second Surveillant, faites voir qui frappe ainsi.

 

2S: Frère Couvreur, voyez qui frappe ainsi.

 

Le Couvreur entrouvre la porte et demande d'un ton un peu brusque:

 

C: Qui frappe ainsi?

 

Le Frère Préparateur sans quitter le Récipiendaire dit :

 

P: C'est un Profane qui demande à être reçu Maçon.

Le Frère Couvreur referme la porte un peu brusquement.

 

C: Frère Second Surveillant, c'est un Profane qui demande à être reçu Maçon.

2S: Frère Premier Surveillant, c'est un Profane qui demande à être reçu Maçon.

 

1S: Très Vénérable, c'est un Profane qui demande à être reçu Maçon.

 

V: Demandez-lui son nom, son surnom, son âge, son pays, sa qualité (c'est-à-dire sa profession) et sa demeure actuelle, demandez-lui ce qu'il désire de nous et quelle est sa volonté.

 

1S: Frère Second Surveillant, demander lui son nom, son surnom, son âge, son pays, sa qualité et sa demeure actuelle, demandez-lui ce qu'il désire de nous et quelle est sa volonté.

 

2S: Frère Couvreur, demandez-lui son nom, son surnom, son âge, son pays, sa qualité et sa demeure actuelle, demandez-lui ce qu'il désire de nous et quelle est sa volonté.

 

Le Couvreur entrouvre la porte.

 

C: Quel est son nom, son surnom, son âge, son pays, sa qualité et sa demeure actuelle, que désire-t-il de nous et quelle est sa volonté.

 

P: C'est Monsieur ... (prénom, nom, âge, pays, qualité, demeure actuelle), il désire de nous l’initiation à nos mystères et sa volonté est d’accepter les épreuves qui lui seront imposées.

 

Le Couvreur referme la porte.

 

C: Frère Second Surveillant, c'est Monsieur... (Prénom, nom, âge, pays, qualité, demeure actuelle), il désire de nous l’initiation à nos mystères et sa volonté est d’accepter les épreuves qui lui seront imposées.

 

2S: Frère Premier Surveillant, c'est Monsieur ... (prénom, nom, âge, pays, qualité, demeure actuelle), il désire de nous l’initiation à nos mystères et sa volonté est d’accepter les épreuves qui lui seront imposées.

 

1S: Très Vénérable, c'est Monsieur ... (prénom, nom, âge, pays, qualité, demeure actuelle), il désire de nous l’initiation à nos mystères et sa volonté est d’accepter les épreuves qui lui seront imposées.

 

V : Faites-le entrer.

 

1S: Frère Second Surveillant, faites-le entrer

 

2S: Frère Couvreur, faites-le entrer.

 

 

Aussitôt les portes s'ouvrent avec bruit, on semble ouvrir des verrous: le Frère Préparateur, tient le Récipiendaire par les deux mains, il l'entraîne jusqu'entre les deux Surveillants, les portes se referment avec bruit, on referme les verrous, et dans cet instant le Frère Préparateur dit:

 

P: Je vous le livre, je n'en réponds plus.

 

Les Surveillants sans se dessaisir de leur maillet, quittent leurs places, s'approchent du Profane, lui saisissent chacun une main, et après quelques instants de silence, le Premier Surveillant dit:

 

1S: Très Vénérable, voilà le Profane.

 

Le Vénérable s'adresse au Candidat:

 

V: Monsieur, les premières qualités que nous exigeons pour être admis parmi nous, et sans lesquelles on ne peut être initié à nos mystères sont: la plus grande sincérité, une docilité absolue et une constance à toute épreuve. Vos réponses aux questions que je vais vous faire feront juger de ce que nous devons penser de vous.

 

Entre chaque question on attend la réponse du Candidat:

 

Quel est votre dessein en vous présentant ici?

Qui vous en a inspiré le désir?

La curiosité n'y a-t-elle pas la plus grande part?

 

Le Vénérable, attend les réponses du Récipiendaire, et lui fait des objections analogues au genre de son esprit et à son caractère.

 

Quelle idée vous êtes-vous fait de la Maçonnerie? Répondez avec franchise et surtout soyez vrai.

Êtes-vous prêt à subir les épreuves par lesquelles vous devez passer?

Savez-vous quelles obligations on contracte parmi nous?

Qui vous a présenté ici?

Le connaissez-vous pour Franc- Maçon?

Ne vous a-t-il pas prévenu sur rien de ce que font les Francs-Maçons?

Comment pouvez-vous désirer de connaître ce dont vous me dites n'avoir aucune idée?

Quelles réflexions ont occasionné en vous les objets qui se sont offerts à vos yeux dans la chambre où l'on vous a renfermé à votre arrivée?

Que pensez-vous de l'état dans lequel vous êtes actuellement?

Quelle idée vous formez-vous dune société dans laquelle on exige que le Récipiendaire soit présenté d'une manière qui doit vous paraître singulière? Encore une fois soyez vrai dans vos réponses, nous lisons dans votre cœur.

Votre confiance et votre démarche ne sont-elles pas un peu légères?

N'avez-vous pas à craindre que nous abusions de l'état de faiblesse et d'aveuglement dans lequel vous vous êtes laissé réduire?

Sans armes, sans défense et presque nu, vous vous livrez au pouvoir de gens que vous ne connaissez pas?

A chaque question, le Vénérable attend la réponse, pour insister et pour augmenter l'embarras, selon ce que le Profane répond. Après ces questions, le Vénérable dit :

 

V: Nous allons vous livrer à des épreuves indispensables, je vous préviens Monsieur, que si dans le cours de ces épreuves, le courage et la force qui vous seront nécessaires pour les supporter, venaient à vous manquer, vous serez toujours le Maître de vous retirer; ces épreuves sont toutes mystérieuses et emblématiques; apportez-y toute l'attention dont vous êtes capable.

 

Après quelques minutes du plus profond silence, le Vénérable dit:

 

V: Frère Expert, faites faire à Monsieur le premier voyage.

 

Les Surveillants reprennent leurs places. Le Frère Expert prend le Candidat par les deux mains, le fait voyager en partant de l'Occident où il est, passant par la colonne du Nord, du Nord à l'Orient, de l'Orient au Midi, et de là, à l'Occident, entre les deux Surveillants, où les voyages se terminent. Le Frère Expert, pendant ces voyages marche en reculant. Le premier voyage doit être le plus difficile, il doit se faire à très petits pas, très lentement, et d'une marche très irrégulière. On profitera de la disposition du local pour rendre ce voyage pénible, par des obstacles et des difficultés ménagés avec art, sans cependant employer aucun moyen qui puisse blesser ni incommoder le Récipiendaire, on le fera marcher tantôt à pas lents, tantôt un peu plus vite. On le fera baisser de temps en temps, comme pour passer dans un souterrain; on l'engagera à enjamber, comme pour franchir un fossé; enfin, on le fera marcher en zigzag, en sorte qu'il ne puisse juger de la nature du terrain qu'il parcourt. Pendant ce voyage on fera jouer la grêle et le tonnerre, afin d'imprimer dans son âme quelque sentiment de crainte. Quand le Récipiendaire est de retour à l'Occident, le Second Surveillant frappe un coup et dit:

 

2S:

 

Très Vénérable, le premier voyage est fait.

 

Le Vénérable s'adresse au Candidat:

 

V: Monsieur, qu'avez-vous remarqué dans le premier voyage que vous venez de faire?

 

Après la réponse du Candidat, le Vénérable dit:

 

V: Ce premier voyage est l'emblème de la vie humaine: le tumulte des passions, le choc des divers intérêts, les difficultés des entreprises, les obstacles que multiplient sur vos pas des concurrents empressés à vous rebuter, tout cela est figuré par le bruit et le fracas qui ont frappé vos oreilles, par l'inégalité de la route que vous avez parcourue.

 

Il marque un temps.

 

V: Frère Expert, faites faire le second voyage.

 

Ce second voyage doit être fait à pas moins lents, et un peu plus grands; il ne doit être remarquable que par de légers cliquetis de glaive, bien ménagés, aux oreilles du Candidat, et en petit nombre. De retour à l'Occident, le Frère Préparateur plongera le bras nu du Récipiendaire, dans une cuve pleine d'eau, qu'on aura eu soin de placer en cet endroit. Le Second Surveillant frappe un coup et dit:

 

2S:

 

Très Vénérable, le second voyage est fait.

 

Le Vénérable s'adresse au Candidat:

 

V: Quelles réflexions ce voyage a-t-il fait naître dans votre esprit?

 

Après une réponse quelconque, le Vénérable dit:

 

V: Vous avez dû trouver dans ce voyage moins de difficultés et d'embarras que dans le premier: nous avons voulu rendre sensible à votre esprit l'effet de la constance à suivre le chemin de la vertu; plus on y avance et plus il est agréable.

Ces cliquetis d'armes que vous avez entendus dans son cours, figurent les combats que l'homme vertueux est sans cesse obligé de soutenir pour triompher des attaques du vice.

Vous avez été purifié par l'eau; il vous reste encore d'autres épreuves à subir; armez-vous de courage afin de les supporter jusqu'au bout.

 

Il marque un temps.

 

V: Frère Expert, faites faire le troisième voyage.

 

Ce troisième voyage doit être fait à grands pas, avec liberté, mais sans précipitation; à peu près comme une marche de promenade. On suivra le Récipiendaire en secouant à quelque distance de lui, une torche qui produise une grande flamme, on aura soin que cette flamme ne puisse lui faire aucun mal. Le Récipiendaire étant de retour à l'Occident, le Second Surveillant frappe un coup de maillet et dit:

 

2S:

 

Très Vénérable, le troisième voyage est fait.

 

Le Vénérable s'adresse au Candidat :

 

V: Monsieur, vous devez avoir remarqué que ce voyage à été encore moins pénible que le précédent; les flammes par lesquelles vous êtes passé, sont le complément de votre purification: puisse le feu matériel dont vous avez été environné, allumer à jamais dans votre cœur, l'amour de vos semblables; que la charité préside à vos paroles et à vos actions, et n'oubliez jamais ce précepte d'une morale sublime, d'une morale commune à toutes les nations: « ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit à vous-même ». La constance que vous venez de montrer dans vos trois voyages, nous fait espérer que vous supporterez de même les épreuves que vous avez encore à subir.

V: Persistez-vous Monsieur?

 

Après sa réponse, le Vénérable dit:

 

V: Monsieur, une des vertus dont la pratique nous est plus chère, celle qui nous rapproche le plus de l'Auteur de notre être, c'est la bienfaisance; les métaux dont on vous à dépouillé sont l'emblème des vices; pouvez-vous, sans vous gêner, sacrifier, au profit des pauvres que nous assistons journellement, l'argent et le produit des bijoux qui vous appartiennent et qu'on m'a remis?

Prenez-y garde, Monsieur, vous pensez bien qu'une société un peu nombreuse a, dans ce moment, les yeux fixés sur vos démarches, et quelle est attentive à la réponse que vous allez me faire: je sollicite un acte de charité, prenez garde de n'en faire qu'un d'ostentation.

 

NOTA BENE : Si le Récipiendaire ne montrait pas une détermination franche et précise, le Vénérable pourrait essayer de l'y ramener par quelque chose d'équivalent à ce qui est ajouté, ici, en note:

Cette charité que je vous recommande, cesse d'être une vertu lorsqu'elle est faite au préjudice de devoirs plus sacrés et plus pressants: des engagements civils à remplir, une famille à entretenir, des enfants à élever, des parents peu favorisés de la fortune à soulager, voilà les premiers devoirs que la nature nous impose, voilà les créanciers de tout homme qui règle sa conduite sur les principes de l'équité. Que penseriez-vous de celui qui voudrait paraître charitable avant de les avoir satisfaits? J'ai voulu vous éclairer sur les obligations communes à tous les hommes. Je reviens maintenant à la première proposition que je vous ai faite: pouvez-vous sans blesser aucun de ces devoirs, sacrifier, au profit des pauvres que nous assistons journellement, tout ou partie de l'argent et du produit des bijoux qui vous appartiennent, et qu'on m'a remis? … Répondez !

 

Si le Candidat ne voulait rien donner, ce serait à la Loge à voir si pour d'autres considérations, il mérite d'être reçu. Le Vénérable continue.

 

V: Monsieur, nous allons dans un moment, exiger que vous nous prêtiez une obligation qui nous assure de votre discrétion; cette obligation doit être écrite par vous et signée de votre sang.

Frère Chirurgien, faites votre office!

 

On prépare tout pour une saignée, et quand la bande est mise et que le Frère Chirurgien va piquer, le Frère Conducteur crie :

 

C: Grâce.

 

Alors, le Vénérable dit:

 

V: Monsieur, votre résignation nous suffit dans cet instant ; apprenez par cette épreuve que, dans tous les temps et dans toutes les circonstances, vous devez secourir vos Frères, et verser, s'il est nécessaire, votre sang pour eux.

 

Après cette épreuve, le Vénérable dit:

 

V: Frère Maître des Cérémonies, présentez au Profane le calice d'amertume.

 

Puis, adressant la parole au Profane, il lui dit:

 

V: Monsieur, avalez ce breuvage jusqu'à la lie.

 

Quand il a bu (ce dont le Frère Maître des Cérémonies avertit le Vénérable).

 

MC: Très Vénérable, le Profane a bu jusqu'à la lie.

 

Le Vénérable dit:

 

V: Monsieur, ce breuvage par son amertume, est l'emblème des chagrins inséparables de la vie humaine; la résignation aux décrets de la providence peut seule les adoucir.

 

Puis, s'adressant au Frère Expert il lui dit:

 

V: Frère Expert, faites avancer le Néophyte au pied de l'autel, pour y prêter son obligation : Debout, à l'ordre et glaive en main, vous tous mes Frères.

 

Le Frère Expert conduit le Récipiendaire à l'autel, il lui fait mettre le genou droit sur un coussin, sur lequel est tracée une équerre, le genou gauche élevé ; on lui fait tenir de la main gauche un compas ouvert en équerre, il en appuie une des pointes, qui doivent être émoussées de peur d’accident, sur sa mamelle gauche découverte, on lui met la main droite sur le glaive qui est à plat sur la Bible, et en travers sur l'autel; le Vénérable ayant la main gauche étendue sur celle du Récipiendaire, lui dit :

 

V: Monsieur, l'engagement que vous allez contracter ne contient rien qui puisse blesser le respect que nous devons tous à la religion, notre attachement et notre fidélité pour notre gouvernement, ni le respect aux bonnes mœurs: Je vous préviens qu'il est terrible, mais il est indispensable que vous le preniez de votre pleine et libre volonté; y consentez-vous?

 

Le Candidat doit dire oui, avec franchise. S'il s'y refusait, il faudrait tâcher de l'y ramener par la voie de la persuasion, et s'il persévérait obstinément, il faudrait le laisser sortir. S’il y consent, le Vénérable lui dit:

 

Répétez avec moi:

OBLIGATION

Je jure et promets sur le Volume de la Loi Sacré et sur ce glaive, symbole de l'honneur devant le Grand Architecte de l'Univers qui est Dieu, de garder inviolablement tous les secrets qui me seront confiés par cette Respectable Loge, ainsi que tout ce que j'y aurai vu faire ou entendu dire; de ne jamais les écrire, tracer graver, ni buriner, que je n'en ai reçu la permission expresse, et de la manière qui pourra m'être indiquée.

Je promets d'aimer mes Frères, et de les secourir selon mes facultés; je promets, en outre, de me conformer aux Statuts et Règlements de cette Respectable Loge.

Je consens, si je deviens parjure, à avoir la gorge coupée, le cœur et les entrailles

arrachés, le corps brûlé et réduit en cendres, mes cendres jetées au vent, et que ma mémoire soit en exécration à tous les Maçons.

Que le Grand Architecte de l'Univers me soit en aide.

Après que cette obligation est prononcée,on reconduit le Candidat entre les deux Surveillants. Alors le Vénérable lui dit:

 

V: Monsieur, le serment que vous venez de prononcer ne vous donne-t-il aucune inquiétude?

Vous sentez-vous le courage de l'observer ?

Consentez-vous à le réitérer quand vous aurez reçu la lumière?

 

Après que le Candidat a répondu oui, le Vénérable lui dit:

 

V: Que demandez-vous?

 

Le Frère Second Surveillant lui dicte tout bas la réponse qu'il doit faire:

 

2S: La lumière.

 

Le Candidat répète:

 

C: La lumière.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Elle va vous être accordée.

Vous tous, mes Frères, faites votre devoir.

 

C'est les avertir de se tenir debout et glaive en main. Les Frères quittent l'ordre et passent le glaive en main droite.

 

NOTA : Il faut pour cet instant se pourvoir de torches garnies de mèches à l’esprit de vin, dans le corps desquelles est la poudre inflammable qu’on nomme chez les chimistes lycopodium ou bien de l’arcanson en poudre, mais ce dernier produit une fumée épaisse et acre. Ces torches sont faites de manière qu’en les secouant, la poudre en sort et s’enflamme à l’esprit de vin qui brûle et produit une très grande flamme, mais il faut se tenir à une distance suffisante du candidat pour qu’il ne lui soit pas possible de lui faire aucun mal.

 

Au premier coup de maillet du Vénérable, tous les Frères se tournent vers le Récipiendaire. Au deuxième, ils dirigent la pointe de leur épée vers lui. Au troisième, on fait tomber le bandeau, qu’un Frère dénoue par derrière.

 

V:

 

C'est en cet instant qu’on secoue les torches deux ou trois fois au plus. Après un moment de silence, pour donner au Récipiendaire le temps de considérer les objets qui l'environnent, le Vénérable dit:

 

V: Les glaives qui sont tournés vers vous... A suivre...........

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 15:34

V: Les glaives qui sont tournés vers vous, vous annoncent que tous les Maçons voleront à votre secours, dans toutes les circonstances, si vous respectez l'union maçonnique, et si vous observez scrupuleusement nos lois; mais aussi ils vous annoncent que vous ne trouverez parmi nous, que des vengeurs de la Maçonnerie et de la vertu, et que nous serons toujours prêts à punir le parjure, si vous vous en rendiez coupable.

Demeurez fidèle à l'engagement que vous venez de contracter et que vous allez réitérer entre mes mains.

V: Baissez vos glaives mes Frères.

 

Chaque Frère baisse son glaive. Le Vénérable ajoute :

 

V: Frère Expert, faites approcher le Néophyte.

 

Le Néophyte ayant le Frère Expert à sa droite et le Frère Maître des Cérémonies à sa gauche, est par eux conduit au pied du trône; il s'y met à genoux comme la première fois et y répète son Obligation pendant laquelle il tient une des pointes du compas ouvert sur la mamelle gauche. Après le passage du néophyte, chaque Frère des colonnes reprend sa position initiale, face à l'axe central de la Loge.

 

A l'ordre mes Frères, glaive en main.

 

Chaque Frère passe son glaive à la main gauche et se met à l'ordre.

 

V: Répétez avec moi :

OBLIGATION

Je jure et promets sur le Volume de la Loi Sacrée et sur ce glaive, symbole de l'honneur devant le Grand Architecte de l'Univers qui est Dieu, de garder inviolablement tous les secrets qui me seront confiés par cette Respectable Loge, ainsi que tout ce que j'y aurai vu faire ou entendu dire; de ne jamais les écrire, tracer graver, ni buriner, que je n'en ai reçu la permission expresse, et de la manière qui pourra m'être indiquée.

Je promets d'aimer mes Frères, et de les secourir selon mes facultés; je promets, en outre, de me conformer aux Statuts et Règlements de cette Respectable Loge. Je consens, si je deviens parjure, à avoir la gorge coupée, le cœur et les entrailles arrachés, le corps brûlé et réduit en cendres, mes cendres jetées au vent, et que ma mémoire soit en exécration à tous les Maçons.

Que le Grand Architecte de l'Univers me soit en aide.

 

Après cette Obligation, le Vénérable frappe légèrement trois coups de maillet sur la tête du compas en disant:

 

V:

 

Apprenez, par la justesse du compas, à diriger tous les mouvements de votre cœur vers le bien.

 

Le Vénérable retire le glaive de dessous la main du Récipiendaire, en pose la lame sur sa tête, et prononce la formule de réception en ces termes.

 

RECEPTION

V: En présence du Grand Architecte de l'Univers, au nom de…, avec l'aide de tous mes Frères absents et présents, et en vertu des pouvoirs qui m'ont été confiés par cette Respectable Loge, je vous reçois et constitue Apprenti Franc-Maçon.

Au même instant il frappe sur la lame du glaive trois fois trois petits coups de maillet, suivant la batterie ordinaire. Il pose son glaive et son maillet.

 

V : Relevez-vous.

 

Le Néophyte se relève et est conduit à la droite du Vénérable qui lui dit :

 

V: Mon Frère, car c'est ainsi que nous vous appellerons désormais, recevez de moi le premier baiser fraternel par le nombre mystérieux de trois.

 

Le Vénérable lui donne le baiser fraternel par trois et dit ensuite :

 

Retirez vous, sous la conduite du Frère Maître des Cérémonies, afin de reprendre vos habits.

 

Le Maître des Cérémonies, conduit le Néophyte, dans la salle de préparation, le fait habiller, lui rend ses bijoux et ses métaux. Après quoi, le Maître des Cérémonies le place entre les deux Surveillants. Tous les Frères sont debout et à l'ordre glaive en main. Le Vénérable dit :

 

V: Frère Maître des Cérémonies, faite avancer le Néophyte à l’Orient par trois pas d’Apprenti.

 

On le conduit au trône, et à la droite du Vénérable, par trois pas d'Apprenti, dont le Premier Surveillant lui montrera la marche, après lui avoir fait monter les trois premiers degrés du Temple. Le pas d'Apprenti s'exécute en portant le pied droit en avant, comme si on voulait faire un grand pas; ensuite on pose le pied gauche par le milieu, derrière le talon droit, de manière que leur rapprochement forme une double équerre. Le Vénérable lui dit en lui donnant le tablier et les gants:

 

V: Mon Frère, ce tablier dont vous serez toujours revêtu en Loge, vous rappellera sans cesse que l'homme est condamné au travail, et qu'un Maçon doit mener une vie active et laborieuse.

Ces gants, par leur blancheur, vous avertissent de la candeur qui doit toujours régner dans l'âme d'un honnête homme, et de la pureté de nos actions.

 

Le Vénérable dit en lui donnant des gants de femme:

 

V: Nous n'admettons point de femmes dans nos mystères, mais en rendant hommage à leurs vertus, nous aimons à en rappeler le souvenir dans nos travaux.

Voilà mon Cher Frère, des gants que vous donnerez à la femme que vous estimez le plus.

 

Puis le Vénérable continue:

 

V: Pour être admis dans nos assemblées et participer au lien qui nous unit sur toute la terre, il est nécessaire que vous puissiez vous faire reconnaître. Je vais vous donner le signe, les mots et l'attouchement auxquels nous nous reconnaissons, et à l'aide desquels vous serez accueilli de tous les Maçons, en quelque endroit du monde que vous vous trouviez.

L'usage que vous acquerrez parmi nous vous rendra toutes ces choses familières; il vous apprendra que nous faisons tout en équerre et que le nombre trois est chez nous un nombre mystérieux.

Le signe d'Apprenti se fait en portant la main droite étendue à la gorge, de manière que le larynx se trouve entre l'index et le pouce; on élève le coude à la hauteur de la main, ce qui forme une ligne horizontale; on tire ensuite la main

horizontalement, et on la laisse tomber perpendiculairement;

De ces deux mouvements, l'un horizontal et l'autre perpendiculaire, il résulte une équerre.

Ce signe nous rappelle l'engagement que nous avons tous pris, d'avoir plutôt la gorge coupée que de révéler nos mystères.

L'attouchement se fait en se prenant mutuellement la main, de manière que les quatre doigts de chacun soient dans la paume de la main de l'autre, et on pose le pouce sur la première phalange ou jointure de l'index de l'autre: on frappe (ou plutôt on lui fait sentir par un mouvement invisible), trois coups avec le pouce, sur la jointure, deux précipités et un lent, qu’on peut rendre sensibles par cette figure 00, 0.

La parole sacrée est JAKIN, vous en voyez la première lettre sur cette colonne qui est celle du Nord, quand on vous la demandera vous répondrez: Je ne dois qu'épeler, dites-moi la première lettre, je vous dirai la seconde.

On le fait: J/A/K/I/N

Ce mot signifie: Ma Force est en Dieu.

Nous avons aussi un mot de passe qui sert parmi nous pour nous assurer encore plus particulièrement que celui qui se présente est Maçon.

Le mot de passe est TUBALCAIN, c'est le nom du premier ouvrier en métaux.

 

Le Vénérable lui rend son glaive. Il donne ensuite au Néophyte le baiser fraternel par trois, puis dit au Frère Maître des Cérémonies:

 

V: Frère Maître des Cérémonies, conduisez le Frère à l'Occident, qu'il apprenne à travailler sur la pierre brute, et qu'il se fasse reconnaître par les Frères Premier et Second Surveillants, en leur rendant les mots, signe et attouchement que je viens de lui communiquer.

 

Le Maître des Cérémonies, le conduit au Premier puis au Second Surveillants auxquels il rend les mots, signe et attouchement; ensuite, le Frère Second Surveillant lui fait frapper trois coups de son maillet sur la pierre brute.

 

2S: Frère Premier Surveillant, le Néophyte a rendu les mots, signe et attouchement.

 

1S: Très Vénérable, le Néophyte a rendu les mots, signe et attouchement.

 

Le Récipiendaire se tient entre les deux Surveillants, debout et à l'Ordre.

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères qui décorent vos colonnes, à reconnaître à l'avenir le Frère N... pour Apprenti Maçon et membre de cette Respectable Loge, et à se joindre à moi pour applaudir à son initiation.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Apprenti Maçon et membre de cette Respectable Loge, et à nous joindre à lui pour applaudir à son initiation.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à reconnaître à l'avenir le Frère N... pour Apprenti Maçon et membre de cette Respectable Loge, et à nous joindre à lui pour applaudir à son initiation.

 

V : Applaudissons mes Frères.

 

Chaque Frère quitte l'ordre et range son glaive. On fait l'applaudissement d’usage par la batterie ordinaire. Le Frère Maître des Cérémonies demande la parole au nom du Récipiendaire, il lui enseigne à remercier et pour cela ils se joignent ensemble.

 

MC : Très Vénérable, je demande la parole au nom du Récipiendaire.

 

V : Frère Maitre des Cérémonies, que désirez-vous.

 

MC : Très Vénérable, le Récipiendaire, voudrait remercier la Respectable Loge, qui vient de le recevoir.

 

Ils applaudissent ensemble.

 

V : Mes Frères, couvrons l’applaudissement.

 

Ils applaudissent.

 

V : Reprenez-vos places mes Frères.

 

Ainsi se terminent les travaux de l’initiation. Chacun s’assied, le nouveau Frère reste debout. Le Frère Orateur après avoir demandé la parole au Vénérable, adresse au Frère nouvellement initié quelque morceau d'architecture, dont le sujet doit être quelque point de morale sur l'union fraternelle, sur l’égalité, sur les devoirs de l'homme, sur l'oubli des injures, et tel autre sujet de morale qu'il préfère. Quand la lecture est terminée, le Vénérable fait l'instruction, pendant laquelle le Frère Second Surveillant accompagne le Frère nouvellement initié près du tableau, qui comme on l'a dit, doit être tracé sur le plancher, et avec la pointe de son glaive il lui indique les figures dont le Vénérable va lui expliquer les emblèmes. Quand l'instruction est finie, Le Frère Maître des Cérémonies conduit le Frère nouvellement initié en tête de la colonne du Nord, où il prend place pour cette fois seulement, les Frères devant se placer en loge sans autre rang que celui que donnent les grades. Enfin s’il n’y a point d’autres travaux, le sac des propositions ayant été présenté à chaque Frère et le Vénérable ayant rendu compte de ce qui s'est trouvé dedans. Le Frère Aumonier Hospitalier fait la quête. L'Aumônier-Hospitalier prend le tronc, fait le tour de la Loge comme pour le scrutin et le rapporte au Vénérable, qui appelle l’Expert pour être présent à la vérification des métaux de la quête. Cette vérification faite le Vénérable dit au Secrétaire d'en prendre note et remet les métaux à l'Hospitalier qui avec l'Expert retournent à leurs places.

 

V: Frères Premier et Second Surveillant, demandez aux Frères de l'une et l'autre colonne s'ils n'ont rien à proposer, pour le bien de l’Ordre en général, et pour celui de la Loge en particulier.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères qui décorez la colonne du Midi, n’avez-vous rien à proposer, pour le bien de l’Ordre en général, et pour celui de la Loge en particulier.

 

2S: Frères qui décorez la colonne du Nord, n’avez-vous rien à proposer, pour le bien de l’Ordre en général, et pour celui de la Loge en particulier.

 

S’il s’en trouve, on les écoute, et on y statue, si elles sont courtes, sinon on les renvoie à la première assemblée. Les propositions ne sont demandées que si l'assemblée n'est pas suivie d'un banquet. Le Vénérable fait faire la lecture de la planche des travaux, il demande les observations, et on y applaudit.

 

V: Frère Secrétaire, voulez vous bien nous faire lecture de l’esquisse des travaux de ce jour.

Frère Premier et Second Surveillants, invitez les Frères à prêter attention à cette lecture.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à prêter attention à la lecture de l’esquisse des travaux de ce jour.

 

2S: Frère de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à prêter attention à la lecture de l’esquisse des travaux de ce jour.

 

Le Frère Secrétaire fait lecture de l'esquisse.

 

V: Frère Premier et Second Surveillant, invitez, je vous prie, les Frères de l'une et l'autre colonne à faire leurs observations sur la rédaction de l’esquisse des travaux de ce jour, dont ils viennent d’entendre la lecture.

 

1S: Frères Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à faire nos observations sur la rédaction de l’esquisse des travaux de ce jour, dont nous venons d’entendre la lecture.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à faire nos observations sur la rédaction de l’esquisse des travaux de ce jour, dont nous venons d’entendre la lecture.

 

Chacun fera telles corrections qu’il croira devoir indiquer.

 

2S: Frère Premier Surveillant, il n'y a point d'observation sur ma colonne.

 

1S: Très Vénérable, il n'y a aucune observation sur les deux colonnes.

 

Le Secrétaire se lève, et fait signer l'esquisse par le Vénérable et l'Orateur. Le Vénérable ferme la Loge, suivant la formule indiquée ci-après pour la clôture des travaux.

 

CLOTURE DE LA LOGE

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V : Debout et à l’ordre mes Frères.

 

Tous les Frères se lèvent et se mettent à l'ordre.

 

V: Frère Premier Surveillant, quel âge avez-vous?

 

1S: Trois ans.

 

V: A quelle heure les Maçons sont-ils dans l'usage de fermer leurs travaux?

 

1S: A minuit.

 

V: Quelle heure est-il?

 

1S: Il est minuit.

 

V: Puisqu'il est minuit et que c'est l'heure à laquelle les Maçons ont coutume de fermer leurs travaux, Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères, de l'une et l'autre colonne à m'aider à fermer les travaux d'Apprenti dans la Respectable Loge de …, à l'Orient de ….

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à l'aider à fermer les travaux d'Apprenti dans la Respectable Loge de … à l'Orient de ….

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à l'aider à fermer les travaux d'Apprenti dans la Respectable Loge de … à l'Orient de ….

 

V: A la Gloire du Grand Architecte de L’Univers, je ferme les travaux.

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: A moi mes Frères.

 

Les Frères font le signe d'Apprenti et l'on termine les travaux par la triple batterie et les Vivat. Le Vénérable, remet l’épée au fourreau. Chacun quitte ses ornements et se retire en paix.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 14:36

GRADE DE COMPAGNON

SECTION PREMIERE

DES PRELIMINAIRES

 

Un Apprenti ne pourra être admis au grade de Compagnon qu'il n'ait fait son temps, qui sera de cinq Loges d'instruction dans l'atelier où il aura reçu la lumière: il faut encore qu'il ait l'âge fixé par les règlements qui est de 23 ans accomplis. Tout Apprenti qui croira réunir les qualités nécessaires pour être promu au grade de Compagnon, en fera la demande en particulier au Frère Second Surveillant sur la colonne et sous l'inspection duquel il a dû travailler depuis sa réception. Au moment où les travaux le permettront le Second Surveillant dira:

 

2S: Très Vénérable, le Frère N..., Apprenti de cette Respectable Loge, m'a prié de demander pour lui la faveur d'être admis au Grade de Compagnon.

 

Le Vénérable fera passer l'Apprenti entre les deux Surveillants où il subira un examen sur l'instruction du premier grade. Après quoi le Vénérable lui ordonnera de couvrir la Loge, le Récipiendaire étant sorti, le Vénérable ajoutera :

 

V: Frère Premier et Second Surveillants, invitez, je vous prie, les Frères de l'une et l'autre colonne à nous faire part de leurs observations sur la demande du Frère N...

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite, à faire nos observations sur la demande du Frère N...

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite, à faire nos observations sur la demande du Frère N...

 

Quand les observations sont terminées (tous les Frères sans en excepter les Apprentis sont invités à en faire), le Vénérable ordonne aux Apprentis de couvrir le Temple: lorsque les Apprentis seront retirés, le Vénérable ouvrira les travaux de la manière qui sera détaillée ci-après. Les travaux étant ouverts, le Vénérable dira :

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, annoncez sur l'une et l'autre colonne que le Frère N ..., Apprenti, est proposé pour être admis au Grade de Compagnon, invitez les Frères à faire leurs observations.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères qui décorez la colonne du Midi, le Vénérable nous propose le Frère N... pour être admis au Grade de Compagnon, il nous invite à faire nos observations.

 

2S: Frères qui décorez la colonne du Nord, le Vénérable nous propose le Frère N... pour être admis au Grade de Compagnon, il nous invite à faire nos observations.

 

La Loge qui n'est en ce moment, composée que de Maitres et de Compagnons, appréciera les observations qui auront pu être faites par les Apprentis. On entendra les nouvelles qui pourront être faites; et l'on sera libre de remettre la proposition à un autre jour, si la brièveté du temps, la nature et l'urgence des travaux subséquents ne permettaient pas de la discuter à fonds, ou s'il y avait quelque éclaircissement ultérieur à prendre. Si l'on est d'avis de délibérer sur le champ après toutes les observations, le Frère Orateur conclura pour l'admission ou pour un délai: le Frère Maitre de Cérémonies distribuera le scrutin: un Frère Expert le lèvera, le portera au Vénérable, qui en présence d'un autre Expert comptera les boules et fera l'annonce du scrutin en la manière usitée, répétée par les Surveillants. Il faut pour l'admission les deux tiers des voix. Si le scrutin est favorable, le Vénérable invitera les Frères Surveillants à engager les Frères des deux colonnes à y applaudir. Les Surveillants répèteront l’annonce. Après cela le Vénérable dit :

 

V: A moi, mes Frères.

 

Et l'on applaudit en la manière qui sera expliquée. Le Vénérable après cela ferme les travaux de Compagnon comme il sera dit, après quoi on fera rentrer les Apprentis. Le Vénérable annonce que le Frère N... est agréé pour être admis au grade de Compagnon, ou que la Loge a remis à s'en occuper à un autre jour, ou que le Frère est remis à une autre fois.

 

SECTION DEUXIEME

PREMIER PREALABLE

 

Tous les membres de la Loge doivent avoir été convoqués en la manière accoutumée pour le jour de l'assemblée indiquée par le Vénérable. Les planches de convocation doivent annoncer une réception au second grade, afin que ceux que leurs affaires ont empêché de se trouver à l'assemblée précédente puissent se rendre à celle-ci, et y porter leur vœu. La planche que le Secrétaire adresse aux Apprentis ne doit pas porter la mention de travaux auxquels ils ne peuvent assister.

 

SECOND PREALABLE

 

Au jour pris pour la réception, tous les Frères seront admis dans la Loge. Le Vénérable fera l'ouverture des travaux d'Apprenti; et après la lecture de la planche des travaux de la dernière assemblée, et la sanction d'usage, le Vénérable ordonnera à tous les Apprentis de se retirer. S'il ne doit pas y avoir d'autres travaux que ceux de Compagnon, ou s'il n'y a pas de banquet ce jour-là, les Apprentis ne seront pas convoqués: le seul Apprenti admis attendra dans la salle des pas perdus. Le Frère Préparateur sur l'ordre que lui en donnera le Vénérable, ira prendre l'Aspirant, et le conduira à la Chambre des Réflexions, où il restera jusqu'à ce qu'on vienne l'y chercher pour sa réception. En cet instant, on dessinera l’Etoile flamboyante, au milieu de laquelle est un G, et on éclairera la colonne du Midi, qui doit laisser voir un B en transparent, ainsi que l’étoile flamboyante qui doit être au plafond de la Loge au milieu d’un ciel parsemé d’étoiles, si cela est possible, sinon au-dessus du Vénérable, au-dessous ou au-dessus du dais. Tout étant ainsi disposé, le Vénérable fera l’ouverture des travaux de la manière suivante.

 

OUVERTURE

 

Le Vénérable frappe un coup de maillet, que répètent les Surveillants et dit :

 

V:

 

1S :

 

2S:

 

V: Mes Frères, debout, glaive en main !

 

(Ce que tout le monde exécute) Puis il ajoute :

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, assurez-vous chacun sur votre colonne si tous les Frères sont Compagnons.

 

Quoiqu'il soit très aisé aux Surveillants de s'assurer à la simple vue, si tous les Frères sont Compagnons, puisqu'ils doivent connaître les grades dont chacun est pourvu, surtout s'il n'y a pas de visiteurs, il est à propos que chaque Surveillant parcourt sa colonne, et demande à chaque Frère les mots, signe, et attouchement du grade. Cette formalité rappelle à chacun ce qui est assez commun d'oublier faute de pratique. Quand les Surveillants ont fait leur tournée, ils reprennent leur place, et rendent chacun au Vénérable compte de leur mission qu'il leur a donnée.

 

2S: Frère Premier Surveillant, tous les Frères de la colonne du Nord sont Compagnons.

 

1S: Très Vénérable, tous les Frères de l'une et l'autre colonne sont Compagnons.

 

Quand le Vénérable est assuré par le compte des Surveillants que tous les Frères sont Compagnons, il dit :

 

V: A l'ordre, mes Frères ! (Cet ordre sera expliqué plus bas)

 

Le Vénérable fera au Premier Surveillant les cinq questions suivantes :

 

V: Frère Premier Surveillant, êtes-vous Compagnon?

 

1 S: Je le suis.

 

V: Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Compagnon?

 

1S: Pour la lettre G.

 

V: Quel âge avez-vous?

 

1S: Cinq ans.

 

V: A quelle heure les Compagnons se mettent-ils à l'ouvrage?

 

1S: A midi.

 

V: Quelle heure est-il?

 

1S: Il est midi.

 

Le Vénérable. dit :

 

V: Puisqu'il est midi et que c'est l'heure à laquelle les Maçons ont coutume d'ouvrir leurs travaux de Compagnon, Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères chacun sur votre colonne à se réunir à moi pour ouvrir les travaux de Compagnon.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à nous réunir à lui pour ouvrir les travaux de Compagnon.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à nous réunir à lui pour ouvrir les travaux de Compagnon.

 

V: A la Gloire du Grand Architecte de L’Univers, j’ouvre les travaux de Compagnon.

 

Après l’annonce le Vénérable frappe sur le trône cinq coups de maillet, les deux premiers précipités et trois lents à temps égaux, avec une distance sensible entre les deux premiers et les trois autres, ce qu’on peut figurer ainsi : 00, 0 0 0. Ces cinq coups seront répétés de même par les Surveillants après quoi le Vénérable dit :

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

Le Vénérable place son épée sur la Bible, les Frères remettent l’épée au fourreau et se remettent à l’ordre.

 

V: A moi mes Frères.

 

Tous ensembles font le signe, puis l'applaudissement par cinq. Après quoi le Vénérable dit :

 

V: Les Travaux de Compagnon sont ouverts, prenez vos places.

 

1S: Les Travaux de Compagnon sont ouverts, prenez vos places.

 

2S: Les Travaux de Compagnon sont ouverts, prenez vos places.

 

Et tous les Frères prennent leurs places.

Les travaux de Compagnons étant ainsi en vigueur, le Vénérable fait de nouveau part de l’objet de l’assemblée, et après avoir proposé le Frère pour être admis au grade de Compagnon, il invite les Surveillants à demander les observations. Si personne n’en fait, il demande le signe d’approbation en levant la main.

 

V: Mes Frères, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère N… au Grade de Compagnon, s'il n'y a point de nouvelles oppositions, je vous prie de témoigner votre consentement en la manière accoutumée.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère N… au Grade de Compagnon, s'il n'y a point de nouvelles oppositions, le Vénérable vous prie de témoigner votre consentement en la manière accoutumée.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère N… au Grade de Compagnon, s'il n'y a point de nouvelles oppositions, le Vénérable vous prie de témoigner votre consentement en la manière accoutumée.

 

Les Frères font le signe d’approbation en levant la main. Si les suffrages sont en faveur de l’Aspirant, le Vénérable dit :

 

V: Frère Maître des Cérémonies, faite avertir le Frère Préparateur d'aller chercher l'Aspirant et de l'introduire.

 

L'Aspirant préparé, c'est-à-dire, habillé en Apprenti, sans armes, sera amené à la porte du Temple, où il frappera en Apprenti. Le Frère Couvreur fait l’annonce à voix basse au Second Surveillant qui la fait de même au Premier, et celui-ci la fait tout haut au Vénérable.

 

C: Frère Second Surveillant, on frappe en Apprenti à la porte du Temple.

 

2S: Frère Premier Surveillant, on frappe en Apprenti à la porte du Temple.

 

1S: Très Vénérable, on frappe en Apprenti à la porte du Temple.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Faites voir qui frappe.

 

1S: Frère Second Surveillant, faites voir qui frappe.

 

2S: Frère Couvreur voyez qui frappe.

 

Le Frère Couvreur ouvre la porte et demande:

 

C: Qui frappe?

 

P: C'est un Apprenti qui demande à être admis au grade de Compagnon.

 

Le Frère Couvreur ferme la porte :

 

C: Frère Second Surveillant, c'est un Apprenti qui demande à être admis au grade de Compagnon.

 

2S: Frère Premier Surveillant, c'est un Apprenti qui demande à être admis au grade de Compagnon.

 

1S: Très Vénérable, c'est un Apprenti qui demande à être admis au grade de Compagnon.

 

V: Demandez-lui s'il a fait son temps, s'il croit que son Maître soit content de lui, et si c'est bien sa dernière volonté.

 

1S: Frère Second Surveillant, demandez-lui s'il a fait son temps, s'il croit que son Maître soit content de lui, et si c'est bien sa dernière volonté.

 

2S: Frère Couvreur, demandez-lui s'il a fait son temps, s'il croit que son Maître soit content de lui, et si c'est bien sa dernière volonté.

 

Le Couvreur entrouvre la porte :

 

C: A-t-il fait son temps? Croit-il que son Maître soit content de lui? Est-ce bien sa dernière volonté?

 

P: Il a fait son temps, il croit que son Maître est content de lui, c'est bien sa dernière volonté d'être reçu Compagnon.

 

Le Couvreur referme la porte :

 

C: Frère Second Surveillant, il a fait son temps, il croit que son Maître est content de lui, c'est bien sa dernière volonté d'être reçu Compagnon.

 

2S: Frère Premier Surveillant, il a fait son temps, il croit que son Maître est content de lui, c'est bien sa dernière volonté d'être reçu Compagnon.

 

1S: Très Vénérable, il a fait son temps, il croit que son Maître est content de lui, c'est bien sa dernière volonté d'être reçu Compagnon.

 

V : Faites introduire l’Apprenti.

 

1S: Frère Second Surveillant, faites introduire l'Apprenti.

 

2S : Frère Couvreur, faites introduire l’Apprenti.

 

A l'instant de l'introduction, tous les Frères se lèvent, prennent leurs glaives de la main droite et se tiennent dans cette attitude sans être à l'ordre, jusqu'à ce qu'il en soit ordonné autrement. L'Aspirant sera conduit entre les deux Surveillants par les trois pas d'Apprenti, et s'y tiendra debout à l'ordre d'Apprenti, et les pieds en double équerre. Le Vénérable lui fera plusieurs questions tirées du Grade d'Apprenti.

NB : Il faut être assuré que le Récipiendaire a quelques connaissances sur le grade d’Apprenti, sans quoi la demande qu’on lui a faite, si son Maître est content de lui, deviendrait illusoire.

 

Le Vénérable, dira au Récipiendaire en lui annonçant les cinq voyages

 

V: Mon Frère, les connaissances que vous avez acquises, depuis que vous avez été admis à nos Mystères, ont du rendre sensible à votre esprit les emblèmes qui accompagnent la réception d'Apprenti. Nous vous avons donné la lumière, c'est-à-dire, que nous vous avons ouvert le chemin des connaissances auxquelles le commun des hommes ne saurait parvenir. Plus vous irez en avant et plus, à force de travail, vous ferez de découvertes satisfaisantes.

Réfléchissez attentivement sur tous les emblèmes qui vont accompagner votre réception.

 

V: Frère Expert, faites faire le premier voyage.

 

Le Frère Expert présente au Récipiendaire un maillet et un ciseau, qu'il tiendra de la main gauche et le conduisant de la droite, il lui fait faire un voyage en commençant par le Midi. Le Récipiendaire étant de retour à l'Occident, le Vénérable lui dira:

 

V: Mon Frère, le premier voyage vous figure l'année que tout Compagnon doit consacrer à s'instruire de la qualité et de l'emploi des matériaux; à se perfectionner dans la pratique de la coupe et de la taille des pierres, qu'il a dû apprendre à dégrossir à l'aide du maillet et du ciseau, pendant son apprentissage.

Le sens de cet emblème est qu'un Apprenti, quelques connaissances qu'il croit avoir acquises, est encore loin de pouvoir finir son ouvrage; que le brut et le superflu des matériaux consacrés à la construction du Temple, qu'il élève au Grand Architecte de l'Univers et dont il est la matière et l'ouvrier, ne sont pas encore enlevés; qu'il ne peut se dispenser du travail dur et pénible du maillet et de la conduite attentive et précise du ciseau, qui ne doit jamais s'écarter de la ligne qu'un Maître habile lui a tracée.

 

V: Frère Expert, faites faire le second voyage.

 

Pendant ce voyage, le Récipiendaire tiendra de la main gauche un compas et une règle. De retour à l'Occident, le Vénérable lui dira:

 

V: Mon Frère, ce voyage vous apprend que, pendant la seconde année, un Compagnon doit acquérir les éléments de la maçonnerie pratique, c'est-à-dire, l'art de tracer des lignes sur des matériaux dégrossis et dressés. C'est pour cela qu'on vous a muni d'un compas et d'une règle. Cet emblème présente à votre esprit une vérité bien sensible. Dans le cours de la vie humaine, ainsi que parmi nous, l'ignorance est notre premier apanage: des hommes instruits prennent soin de notre enfance, et nous enseignent les premiers éléments des

sciences. Les premiers essais de nos mains se ressentent de l'état de faiblesse dans lequel nous naissons.

Bientôt l'éducation nous ouvre le chemin des sciences; c'est à les acquérir que notre jeunesse est particulièrement consacrée, jusqu'à ce que des travaux plus réfléchis nous conduisent à la découverte de la vérité.

 

V: Frère Expert, faites faire le troisième voyage.

 

Le Récipiendaire rendra le compas qu'il tenait, conservera la règle qu'il tiendra de la main gauche, et de la même main soutiendra une pince ou levier sur l'épaule gauche. De retour à l'Occident le Vénérable dira:

 

V: Mon Frère, ce voyage vous représente l'espèce de travaux d'un Compagnon pendant la troisième année. On lui confiait la conduite des pierres et des matériaux taillés. Cet emploi supposait assez de connaissances pour juger par leur forme de la place à laquelle ils sont destinés, et c'est pour cela qu'il faut une règle. Leur déplacement pour les transporter au lieu de leur destination exige de l'intelligence et de la force; les connaissances que le Compagnon a acquises font présumer l'une et la pince supplée à ce qui lui manque de forces naturelles. Comme il était secondé dans ce travail par des Apprentis, de même c'est aux Compagnons que nous confions le soin de diriger et de surveiller les Apprentis, sous l'inspection cependant du Maître qu'ils servent.

 

V: Frère Expert, faites faire le quatrième voyage.

 

L'Apprenti tiendra de la main gauche, une équerre et une règle; et de la droite son conducteur. De retour à l'Occident entre les deux Surveillants, le Vénérable dira :

 

V: Mon Frère, nous avons voulu vous figurer par ce voyage la quatrième année d'un Compagnon pendant laquelle il est occupé à la construction et à l'élévation des bâtiments, à en diriger l'ensemble et à vérifier l'exactitude de la pose des pierres et l'emploi des matériaux.

Ceci vous offre l'emblème de la supériorité que les hommes obtiennent sur leurs semblables, par le zèle, l'assiduité et l'éminence de leurs connaissances, lors même qu'ils la cherchent le moins. Instruisez vos Frères par d'utiles leçons, guidez leurs pas dans les sentiers de la vertu et édifiez-les par vos exemples.

 

V: Frère Expert, faites faire le cinquième voyage.

 

Pendant ce voyage, le Récipiendaire ne portera aucun outil, et sera conduit par la main droite. De retour à l'Occident, le Vénérable lui dira:

 

V: Mon Frère, ce voyage vous figure la cinquième année du temps de compagnonnage. Suffisamment instruit dans la pratique de l'art, le Compagnon doit employer cette année à l'étude de la théorie: c'est pour cela que vos mains sont libres, c'est au travail d'esprit que vous devez désormais vous livrer. Apprenez par cet emblème, qu'il ne suffit pas qu'une éducation soignée nous mette dans le chemin de la vertu: mais que livrés à nous-mêmes, nous en sommes bientôt détournés, à moins que des efforts continuels, une étude constante ne nous tiennent en garde contre la séduction du vice et la fougue des passions.

Que tous vos pas se dirigent vers la connaissance de la vérité, but unique que nous nous proposons. Suivez donc la route qui vous a été tracée et rendez vous digne d'être par la suite admis à de nouvelles connaissances.

 

V: Frère Expert, faites monter au Récipiendaire les cinq degrés mystérieux du Temple; que de là, il découvre l'étoile flamboyante et la lettre G qui en orne le centre.

 

On lui fait monter cinq des sept degrés. Quand l’Apprenti sera parvenu au cinquième degré, le Vénérable lui dira.

 

V: Mon Frère, considérez cette étoile mystérieuse; ne la perdez jamais de vue, elle est l'emblème du génie qui élève aux grandes choses; et, avec plus de raison encore, elle est le symbole de ce feu sacré, de cette portion de lumière divine dont le Grand Architecte de l'Univers a formé nos âmes, aux rayons de laquelle nous pouvons distinguer, connaître et pratiquer la vérité et la justice.

La lettre G que vous voyez au centre vous présente deux grandes et sublimes idées: l'une est le monogramme d'un des noms du Très-Haut, source de toute lumière de toute science. La seconde idée que cette lettre nous présente, résulte de ce qu'on l'explique communément par le mot Géométrie. Cette science a pour base essentielle l'application de la propriété des nombres aux dimensions des corps, et surtout au triangle auquel se rapportent presque toutes leurs figures, et qui présente des emblèmes si sublimes.

 

Le Vénérable marquera un temps, puis dira:

 

V: Frère Expert, faites parvenir le Frère à l'Orient par les pas de Compagnon, précédés de ceux d’Apprenti.

 

L'Aspirant fera les trois pas d’Apprenti, après quoi on lui fait faire les trois pas de Compagnon: le premier au Midi, le second au Nord et le troisième à l'Orient. Au premier pas, on porte le pied droit diagonalement et on pose le pied gauche derrière en double équerre; au second, on porte le pied gauche en diagonale et on met le droit derrière aussi en double équerre, et au troisième qui est celui du repos, on porte le pied droit en diagonale, et avec le gauche on forme l'équerre simple.

 

V: Cette marche irrégulière est l'emblème du droit qu'a un Compagnon de passer de chez un Maître au service d'un autre et de changer de travail selon que le besoin l'exige.

 

Puis, s'adressant au Frère Expert il lui dit:

 

V: Frère Expert, conduisez le Frère à l’Orient, pour y prêter son obligation.

A l'ordre et glaive en main, vous tous mes Frères.

 

On le conduit ensuite à l'Orient, où ayant le genou droit sur un coussin et le gauche en équerre, il prononce l'obligation suivante. L’Expert se tiendra pendant cette Obligation à la droite du Récipiendaire, le Maître des Cérémonies à sa gauche .

 

V: Répétez, avec moi:

OBLIGATION

Je jure et promet au Grand Architecte de L'Univers, entre vos mains, Très Vénérable, et à tous mes Frères, sous la foi de ma première Obligation, de garder et conserver fidèlement les secrets qui vont m'être confiés, de ne les communiquer aux Apprentis en aucune manière que ce puisse être; je me soumets en cas d'infraction aux peines portées par ma première Obligation.

 

Après l’Obligation, le Vénérable posera la lame de son glaive sur la tête du Récipiendaire, et frappera dessus légèrement cinq coups de maillet, suivant la batterie indiquée, en disant:

 

FORMULE DE RECEPTION

A la Gloire du Grand Architecte de L'Univers, au nom d…, et en vertu des pouvoirs qui m'ont été confiés par cette Respectable Loge je vous reçois et constitue Compagnon Maçon.

 

Le Vénérable pose son glaive et son maillet et dit :

 

V : Relevez-vous mon Frère.

 

Le Récipiendaire se relève et Le Maitre des Cérémonies, le conduit à la droite du Vénérable.

 

V: Mon Frère, nous avons dans ce grade ainsi que dans le précédent un mot sacré, un mot de passe, un signe, un attouchement et une manière de se mettre à l'ordre.

L'ordre consiste à porter la main droite sur le cœur, les quatre doigts rapprochés les uns contre les autres, et le pouce élevé, ce qui forme l'équerre.

Le signe se fait en se mettant à l'ordre et retirant la main et l'avant bras de gauche à droite horizontalement, jusqu'au dessous de l'épaule et laissant ensuite tomber la main perpendiculairement, ce qui forme l'équerre.

Ce signe nous rappelle un des points de notre premier engagement, d'avoir plutôt le cœur arraché que de révéler nos secrets.

L'Attouchement se fait en frappant avec le pouce de la main droite, trois coups sur la première phalange de l'index de celui à qui on prend la main, de la même manière que l'attouchement d'Apprenti, et deux autres coups sur la même phalange du médius.

La parole sacrée est BOOZ elle signifie « persévérance dans le bien ».

Le mot de passe est Schibboleth et signifie « nombreux comme des épis de blé ».

 

Le Vénérable lui rend son glaive.

 

V: Allez mon Frère, vous faire reconnaître aux Frères Premier et Second Surveillants.

 

Le Maître des Cérémonies le conduit aux Surveillants. Les Surveillants rendent compte de la justesse des mots, signe et attouchement que leur a donné le Compagnon.

 

2S: Frère Premier Surveillant, les mots signe et attouchement sont justes.

 

1S: Très Vénérable, les mots signe et attouchement sont justes.

 

Le nouveau Compagnon est placé entre les Surveillants à l’ordre.

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères de l'une et l'autre colonne à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Compagnon de cette Respectable Loge et à applaudir à sa réception.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable vous invite à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Compagnon de cette Respectable Loge et à applaudir à sa réception.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable vous invite à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Compagnon de cette Respectable Loge et à applaudir à sa réception.

 

V : A moi mes Frères.

 

Chaque Frère quitte l'ordre et range son glaive.Tous applaudissent par la batterie du grade. Le nouveau Compagnon qui pendant tout ce temps a du se tenir à l'ordre entre les Surveillants, demande au Premier Surveillant la parole, et, après l'avoir obtenue, il remercie. Le Vénérable fait couvrir l’applaudissement.

 

V : Mes Frères reprenez-vos places.

 

Tous les Frères s’asseyent. Le nouveau Compagnon s'assied vis-à-vis le tableau pendant l'instruction qui va être détaillée. Le Frère Second Surveillant lui indique, avec la pointe de son glaive, les diverses figures dont le Vénérable lui donne l'explication.

Après l'instruction, le Frère Maitre des Cérémonies, conduit le Compagnon à la tête de la Colonne du Midi, pour cette fois seulement, dans les autres assemblées il se placera indistinctement sur l'une ou l'autre colonne.

Enfin, le Vénérable ferme les travaux, comme il a été dit pour l’ouverture

 

CLOTURE

 

V: Frères Premier et Second Surveillant, demandez aux Frères de l'une et l'autre colonne s'ils n'ont rien à proposer.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères qui décorez la colonne du Midi, le Vénérable demande si vous n'avez rien à proposer.

 

2S: Frères qui décorez la colonne du Nord, le Vénérable demande si vous n'avez rien à proposer.

 

S'il y a quelque proposition on la discute, ou si elle est trop importante, on la renvoie à une autre assemblée. S'il n'y en a pas, ou quand les interventions sont terminées, le Second Surveillant dit:

 

2S: Frère Premier Surveillant, il n'y à point de proposition sur ma colonne.

 

1S: Très Vénérable, il n'y à point de proposition sur les deux colonnes.

 

V:

 

1 S:

 

2 S:

 

V : Debout et à l’ordre mes Frères.

 

Tous les Frères se lèvent et se mettent à l'ordre.

 

V: Frère Premier Surveillant, quel âge avez-vous?

 

1S: Cinq ans.

 

V: A quelle heure se ferment les travaux?

 

1S: A minuit.

 

V: Quelle heure est-il?

 

1S: Il est minuit.

 

V: Puisqu'il est minuit et que c'est l'heure à laquelle les Maçons ont coutume de fermer leurs travaux de Compagnon, Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères chacun sur votre colonne à se réunir à moi pour fermer les travaux de Compagnon de cette Respectable Loge.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à se réunir à lui pour fermer les travaux de Compagnon de cette Respectable Loge.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à se réunir à lui pour fermer les travaux de Compagnon de cette Respectable Loge.

 

V: A la Gloire du Grand Architecte de L’Univers, je ferme les travaux de Compagnon.

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: A moi mes Frères.

 

Tous ensembles, font le signe, puis l’applaudissement par cinq. Le Vénérable et tous les Frères s’assoient. On modifie le tableau. Si l’on a quelques objets à traiter, les travaux d’Apprenti resteront en vigueur, et l’on fera rentrer les Apprentis, s’il y en a quelques-uns dans la Salle des Pas Perdus. Enfin les travaux d’Apprenti seront fermés en la manière accoutumée.

 

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 14:15

GRADE DE MAITRE

SECTION PREMIERE

DES PRELIMINAIRES

 

Un Compagnon ne pourra être admis au troisième grade qu'il n'ait fait son temps; c'est-à-dire, qu'après trois mois et demi au moins, depuis son admission au grade de Compagnon. On entend par-là que le Compagnon ait assisté à sept assemblées, qu'on a supposé se tenir de quinzaine en quinzaine, en supposant qu'il ait l'âge fixé par les règlements, qui est de vingt cinq ans accomplis. Tout Compagnon qui ayant rempli les conditions précédentes, désirera être admis au grade de Maître, en fera la demande en particulier au Frère Premier Surveillant. Au moment où ce dernier jugera que les travaux permettront de s'occuper de cette demande, il dira:

 

1S: Très Vénérable, le Frère N… Compagnon de cette Respectable Loge, demande la faveur d'être admis au grade de Maître.

 

Le Vénérable dit:

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, annoncez sur vos colonnes que le Frère N... est proposé pour être admis au grade de Maître, demandez aux Frères leurs observations.

 

Les Surveillants font l'annonce en la manière accoutumée :

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères qui décorez la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à faire nos observations.

 

2S: Frères qui décorez la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à faire nos observations.

 

En cet instant, si le Frère proposé est présent, il demande la permission de couvrir le Temple. Quand les observations sont faites, de quelque espèce qu'elles soient, ou s'il n'y en a pas, les Apprentis et les Compagnons sont tenus de couvrir le Temple. Eux sortis, le Vénérable ouvre les travaux de Maître, comme il sera dit plus bas, puis il demande de nouveau les observations; s'il y en a quelques-unes, on les discute; et la Loge, composée des seuls Maîtres, en délibère sur les conclusions du Frère Orateur, et par la voie du scrutin, si quelqu'un le demande. Si le scrutin est favorable, le Vénérable y fera applaudir par la batterie du grade, ainsi qu’on le dira dans un moment, et on indiquera le jour pour la réception, le Secrétaire en fera mention dans l'esquisse du jour. Après que la réception est arrêtée ou différée, on ferme les travaux de Maître, et on fait rentrer les Compagnons, si les travaux de ce grade restent en vigueur, sinon on les ferme pour continuer ceux d'Apprenti, et l'on fait rentrer tous les Frères.

 

SECTION DEUXIEME

RECEPTION

PREMIER PREALABLE

 

Tous les Maîtres seront invités, en la manière accoutumée, pour le jour qui a été arrêté dans la dernière assemblée. Les planches de convocation doivent contenir l'annonce d'une réception au troisième grade, et l'invitation de se vêtir en noir. On fera parvenir une planche au Compagnon proposé.

 

DEUXIEME PREALABLE

 

Au jour indiqué pour la réception, tous les Maîtres seront admis. Le Vénérable ouvrira les travaux d'Apprenti, puis fera faire la lecture de la planche des travaux de l'assemblée précédente: ensuite il ouvrira ceux de Compagnon; après quoi, il engagera les Frères Premier et Second Surveillants à parcourir l'une et l'autre colonne, pour s'assurer si tous les Frères sont Maîtres; en leur demandant séparément et à voix basse, les mots, signe et attouchement: formalité qu'il est bon d'observer, tant pour éviter les abus, que pour entretenir tous les Frères dans la connaissance des mots, que quelques uns pourraient oublier. Lorsque les Surveillants sont de retour à leur place, ils rendent compte des Frères qu'ils ont trouvés peu instruits. Si ce sont des Frères de la Loge, le Vénérable les invite à s'instruire, et leur fait passer les mots qu'ils ont oubliés. Si ce sont des Visiteurs, il faut absolument qu'ils couvrent les travaux. Quand on se sera assuré que tous les Frères sont Maîtres, le Vénérable ouvrira les travaux de la manière qui va être dite. De ce moment, tous les Frères ont le titre de Vénérable et le Vénérable, celui de Respectable.

 

OUVERTURE

 

La Loge étant disposée pour le troisième grade, le Très Respectable frappe un coup de maillet que répètent les Surveillants et dit :

 

TR:

 

1S:

 

2S:

 

TR. : Debout, mes Frères.

 

Ce que tout le monde exécute, puis il ajoute :

 

TR. : Frères Premier et Second Surveillants, assurez-vous chacun sur votre colonne si tous les Frères sont Maîtres.

 

Les Surveillants, de retour à leur place, rendent compte :

 

2S: Frère Premier Surveillant, tous les Frères de la colonne du Nord sont Maîtres.

 

1S: Très Vénérable, tous les Frères de l'une et l'autre colonne sont Maîtres.

 

Le Très Respectable dit :

 

A l'ordre mes Frères et glaive en main.

 

Les Maîtres se couvrent. Le Très Respectable, prend son glaive, qu'il tient de la main gauche. Tous les Maîtres en font autant, le tiennent aussi de la main gauche, la pointe contre terre, et se mettent à l'ordre. L'ordre est de tenir la main étendue horizontalement, le pouce contre la poitrine, et les quatre doigts sérés les uns contre les autres. Cet ordre, est celui du repos. Le Très Respectable fait les sept questions suivantes.

 

TR: Vénérable Frère Premier Surveillant, quel est le premier devoir des Surveillants en Loge de Maître?

 

1S: Très Respectable, c'est de s'assurer si tous les Frères sont Maîtres.

 

TR: En êtes-vous assuré?

 

1S: Très Respectable, nous le sommes.

 

TR: Vénérable Frère Premier Surveillant, êtes-vous Maître?

 

1S: Très Respectable, éprouvez-moi, l'acacia m'est connu.

 

TR: Donnez-moi le signe de Maître.

Il le fait.

 

TR: Vénérable Frère Premier Surveillant, quel âge avez-vous?

 

1S: Sept ans et plus.

 

TR: A quelle heure ouvre-t-on les travaux?

 

1S: A midi.

 

TR: Vénérable Frère Premier Surveillant, quelle heure est-il?

 

1S: midi.

 

TR: Puisqu'il est midi, Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères chacun sur votre colonne à se réunir à moi pour ouvrir les travaux au grade de Maître.

 

1S: Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maitres qui décorez la colonne du Midi, le Très Respectable nous invite à nous réunir à lui pour ouvrir les travaux au grade de Maître.

 

2S: Vénérables Frères qui décorez la colonne du Nord, le Très Respectable nous invite à nous réunir à lui pour ouvrir les travaux au grade de Maître.

TR: A la Gloire du Grand Architecte de L’Univers, j’ouvre les travaux de Maître.

 

Le Très Respectable frappe neuf coups de maillet, formés de la batterie d’Apprenti répétée trois fois. Les Surveillants en font autant.

 

TR:

 

1S:

 

2S:

 

Le Très Respectable pose son glaive nu sur la Bible, les Frères font le signe, remettent l’épée au fourreau et se remettent à l’ordre. Après quoi le très Respectable dit :

 

TR: A moi, mes Frères.

 

Tous les Frères ayant les yeux sur le Très Respectable, font le signe de Maitre, et l'applaudissement par neuf, qui est celui d'Apprenti répété par trois fois. Le Signe se fait étant debout et a l’ordre, en portant la main a la hauteur du front, la paume en dehors; la tête un peu effacée du côté droit, et faisant un mouvement de corps en arrière. Enfin le Très Respectable dit :

 

TR: Les travaux de Maître sont ouverts.

 

1S: Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maitres qui décorez la colonne du Midi, les travaux de Maître sont ouverts.

 

2S: Vénérables Frères qui décorez la colonne du Nord, les travaux de Maître sont ouverts.

 

Le Très Respectable charge les Surveillants d’inviter les Frères à s’asseoir, ce qu’ils exécutent.

 

V : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères à s’asseoir.

 

1S : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maitres de la colonne du Midi, je vous invite à vous asseoir.

 

2S : Vénérable Frère de la colonne du Nord, je vous invite à vous asseoir.

 

Tous s'assoient. Les travaux étant ainsi ouverts, le Très Respectable dit :

 

TR: Mes Frères, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère ... à la maîtrise, si quelqu'un de vous a des causes légitimes pour y former opposition, c'est ici le moment de le faire: votre silence prouvera que vous persistez dans votre consentement.

 

1S: Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maîtres de la Colonne du Midi, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère ... à la maîtrise, si quelqu'un de vous à des causes légitimes pour y former opposition, c'est ici le moment de le faire: votre silence prouvera que vous persistez dans votre consentement.

 

2S: Vénérables Frères de la colonne du Nord, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère ... à la maîtrise, si quelqu'un de vous à des causes légitimes pour y former opposition, c'est ici le moment de le faire: votre silence prouvera que vous persistez dans votre consentement.

 

S'il y avait quelque opposition, il faudrait l'entendre, la discuter et la juger sur les conclusions du Frères Orateur; et si elle était jugée valable; il faudrait rompre l'assemblée, et remettre la réception. Si le silence règne sur les colonnes. Le Très Respectable dit:

 

TR: Vénérable Frère Maitre des Cérémonies faites avertir le Frère Préparateur d'amener l'Aspirant.

 

Le Récipiendaire doit avoir été auparavant conduit et enfermé dans la Chambre des Réflexions, sur les murs de laquelle on aura placé des maximes analogues à la réception. Là, le Frère Préparateur lui aura disposé l’esprit et l’imagination, par des discours sensés, sérieux et moraux, relatifs à l’importance du grade. Si quelque raison retardait l’arrivée du Récipiendaire, le Très Respectable ferait quelques questions tirées de l’instruction.

 

Le Frère Préparateur aura soin de faire remettre au Très Respectable le chapeau et l’épée de l’Aspirant. Un Frère de chaque colonne prendra un des rouleaux, pour s’en servir comme il sera dit.

 

RECEPTION

PROPREMENT-DITE

 

Au moment où on annoncera le Compagnon, on éteindra les bougies, une lampe de métal, ou d’autre matière non transparente, de forme antique, suspendue au milieu de la Loge, suffira pour éclairer les travaux jusqu'au moment de la réception. On aura soin que la lumière placée dans la lampe, n'excède pas les bords, afin que les objets intérieurs ne puissent être distingués. On placera de même sur l'autel, une lampe dont la lumière faible ne réfléchira que sur le Très Respectable, à peu près comme sont les lanternes sourdes. Tous les Frères seront vêtus de noir, le chapeau sur la tête et rabattu, glaive en main, tablier fond blanc, bordé de bleu. Ils se placeront sur deux lignes, au milieu de la Loge, sur des banquettes placés suivant la longueur du tableau, mais a une distance suffisante pour laisser passage entre eux et le tableau, et de manière encore que les voyages se fassent derrière eux. Le Récipiendaire arrivé à la porte du Temple, frappe en Compagnon: Il doit être habillé, c'est-à-dire avoir son tablier de manière qu'on puisse le lui retirer sans résistance.

 

C : Vénérable Frère Second Surveillant, on frappe à la porte en Compagnon.

 

2S: Vénérable Frère Premier Surveillant, on frappe à la porte en Compagnon.

 

1S: Très Respectable, on frappe à la porte en Compagnon

 

TR: Quel est le Compagnon assez osé pour venir troubler nos travaux? Vénérable Frère Premier Surveillant, faites voir qui frappe.

 

1S: Vénérable Frère Second Surveillant, faites voir qui frappe.

 

2S: Vénérable Frère Couvreur, voyez qui frappe.

 

Le Couvreur entrouvre la porte et demande:

 

C: Qui frappe?

 

P: C'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

 

Le Couvreur referme la porte et dit:

 

C: Vénérable Frère Second Surveillant, c'est un Compagnon qui a fini son temps, et qui demande à être reçu Maître.

 

2S: Vénérable Frère Premier Surveillant, c'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

 

1S: Très Respectable, c'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

TR: Demandez-lui son nom, son surnom, son âge et son état civil.

 

1S: Vénérable Frère Second Surveillant, demandez-lui son nom, son surnom, son âge et son état civil.

 

2S: Vénérable Frère Couvreur, demandez-lui son nom, son surnom, son âge et son état civil.

 

Le Couvreur entrouvre la porte et dit:

 

C: Quel est son nom, son surnom, son âge et son état civil?

 

P: C'est le Frère Compagnon ..., âgé de ... ans, et son état civil est ....

 

Le Couvreur referme la porte et dit:

 

C: Vénérable Frère Second Surveillant, c'est le Frère Compagnon ..., âgé de…. ans, et son état civil est ....

 

2S: Vénérable Frère Premier Surveillant, c'est le Frère Compagnon ..., âgé de ... ans et son état civil est ....

 

1S: Très Respectable, c'est le Frère Compagnon ..., âgé de ... ans et son état civil est ....

 

TR: Vénérable Frère Premier Surveillant, faites-lui demander son âge maçonnique, où il a travaillé et sur quoi il s'est exercé.

 

1S: Vénérable Frère Second Surveillant, faites-lui demander son âge maçonnique, où il a travaillé et sur quoi il s'est exercé.

 

2S: Vénérable Frère Couvreur, demandez-lui son âge maçonnique, où il a travaillé et sur quoi il s'est exercé.

 

Le Couvreur entrouvre la porte et dit :

 

C: Quel est son âge maçonnique, où a-t-il travaillé, sur quoi s'est-il exercé?

 

P: L'Aspirant a cinq ans passés, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

 

Le Couvreur referme la porte et dit :

 

C: Vénérable Frère Second Surveillant, l'Aspirant a cinq ans passés, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

 

2S: Vénérable Frère Premier Surveillant, l'Aspirant a cinq ans passés, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

 

1S: Très Respectable, l'Aspirant a cinq ans passés, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

 

TR: Vénérable Frère Premier Surveillant, faites lui demander s'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et s'il n'a rien à se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

 

1S: Vénérable Frère Second Surveillant, faites lui demander s'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et s'il n'a rien à se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

 

2S: Vénérable Frère Couvreur, demandez-lui s’il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et s'il n'a rien à se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

 

Le Couvreur entrouvre la porte et dit:

 

C: L'Aspirant est-il bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et n'a-t-il rien à se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés?

 

P: L'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon et qu'il n'a rien à se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

 

Le Couvreur referme la porte et dit:

 

C: Vénérable Frère Second Surveillant, l'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et qu'il n'a rien à se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

 

2S: Vénérable Frère Premier Surveillant, l'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et qu'il n'a rien à se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

 

1S: Très Respectable, l'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et qu'il n'a rien à se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

 

TR:

 

TR : Introduisez le Compagnon.

 

1S : Vénérable Frère Second Surveillant, introduisez le Compagnon.

 

2S : Vénérable Frère Couvreur, introduisez le Compagnon.

 

Les portes s’ouvrent, le Frère Préparateur introduit l'Aspirant, le fait marcher en reculant jusqu'entre les deux Surveillants, où il le tient le dos tourné à l'Orient. Les portes se referment avec bruit. Le Très Respectable d’un ton ferme dit :

TR: Vénérables Frères Surveillants, emparez-vous du Compagnon: ayez soin qu'il ne puisse rien voir de ce qui se passe ici, jusqu'à ce que nous soyons assurés qu'il est digne d'être admis à nos mystères.

 

Les Surveillants le saisissent, le Premier Surveillant lui pose la pointe de son épée sur le cœur.

 

TR: Compagnon, jurez et promettez, sous les peines auxquelles vous vous êtes soumis à votre premier engagement, de ne rien révéler de ce que vous pourrez apercevoir ici; et de n'en rien communiquer à aucun Compagnon ni Apprenti, dans le cas même où vous ne seriez pas admis au grade que vous paraissez désirer.

 

L’Aspirant doit répondre : Je le jure.

 

TR: Promettez de répondre avec candeur et franchise aux questions qui vont vous être faites.

 

L’Aspirant doit répondre : Je le promets.

 

TR: Compagnon, que demandez-vous?

 

(Il répond.)

 

TR: Est-ce bien le désir de vous instruire qui vous anime?

 

(Il répond.)

 

TR: Avez-vous quelque connaissance du grade que vous demandez?

 

(Il répond.) Le Très Respectable dit:

 

TR: Vénérable Frère Expert, faites faire le premier des neuf voyages mystérieux.

 

Les Surveillants reprennent leurs places. L’Expert placé à la droite du Récipiendaire, lui pose la pointe d'un glaive sur le cœur, et lui en fait saisir la lame à peu près au tiers, de la main droite: le Frère Expert tient la garde du glaive de la main droite, et de la gauche il saisit fortement la gauche du Récipiendaire, et lui fait faire le tour de la Loge en le poussant devant lui, sans s'arrêter à l'Orient et commençant par le Midi, il a soin, pendant ce voyage, de lui faire tourner le dos à l'intérieur. Après que le Très Respectable a ordonné le voyage, il ajoute :

 

TR: Vous tous Maîtres, membres de mon Conseil, vous connaissez le Compagnon: venez me rendre compte de ce que vous en avez appris; afin que nous réglions la conduite que nous tiendrons à son égard, sur la manière dont il s'est comporté depuis qu'il a été admis parmi nous.

Compagnon, craignez de tourner la tête !

 

 

Les Surveillants gardent leurs places. Neuf des Maîtres s'assemblent autour de la représentation, où le dernier Maître à dû se coucher. Ils forment entre eux la chaîne d'union. Le Très Respectable, fait passer à sa droite, tout bas, l'ancien mot de Maître J, qui doit lui revenir par la gauche. Ceci doit se faire dans le plus grand silence, avec un appareil imposant, de manière à inspirer au Récipiendaire quelque inquiétude sur la conduite qu'il a tenue, et sur les légèretés qu'il a pu se permettre.

 

Nota Bene: Si la Loge est trop petite pour que le Récipiendaire puisse faire les voyages par derrière les Frères, ceux-ci se placeront tous au centre sur deux rangées de banquettes, comme on l’a dit: mais ce déplacement doit se faire sans bruit.

 

Quand le Récipiendaire est de retour à l'Occident, le Frère Premier Surveillant frappe un coup de maillet, et dit tout haut :

 

1S:

 

Très Respectable, le premier voyage est fait.

 

Les neuf Maîtres qui s'étaient levés pour tenir conseil avec le Très Respectable, restent debout autour de la représentation, le Très Respectable seul retourne à sa place, frappe un coup de maillet et dit:

 

TR:

 

Compagnon, vous êtes soupçonné d'une faute grave. Vénérable Frère Conducteur, arrachez-lui son tablier, il n'est pas digne de le porter.

 

Le Frère Préparateur le lui arrache. Le Très Respectable continue :

 

TR: Votre conscience ne vous fait-elle aucun reproche? Soyez sincère; souvenez-vous de la promesse que vous nous avez faite, il n'y a qu'un instant: Répondez.

 

Après la réponse du Récipiendaire le Très Respectable lui dit :

 

TR: La vie de l'homme ici-bas n'est qu'un passage.

 

Puis il ajoute :

 

Frère Expert, faites faire le second voyage.

 

Il lui dit :

 

Compagnon, pendant ce voyage, scrutez les replis de votre âme.

 

Le Très Respectable quitte sa place, et vient se joindre aux neuf Maîtres, autour de la représentation. Lorsque le Candidat est de retour à l'Occident, le Premier Surveillant frappe un coup de maillet, et dit :

 

 

1S:

 

Très Respectable, le second voyage est fait.

 

Le Très Respectable retourne à sa place, et dit :

 

TR:

 

Le crime et l'innocence, le mensonge et la vérité, ont des caractères qui ne permettent pas qu'on les confonde. Hé bien, Compagnon ! Votre conscience ne vous fait-elle aucun reproche?

 

L'Aspirant: Non.

 

S’il répond non et c’est l’ordinaire, le Très respectable dit :

 

TR: Vénérable Frère Expert, faites retourner le Compagnon: qu'il voie à quel excès peut nous porter l'oubli de nos devoirs.

Considérez quelle est la cause du deuil où nous sommes !

 

L’Expert lui fait faire trois pas en arrière; le tourne vers la représentation. Les neuf Maîtres qui étaient restés debout autour, se retirent d'un pas en arrière, portant la main droite sur le cœur, à l'ordre de Maître. De la gauche dirigent la pointe de leur glaive vers la représentation, et tournent le visage vers le Récipiendaire. Si le Récipiendaire avouait quelque faute ou indiscrétion, il faudrait lui faire une forte réprimande, après laquelle on le ferait retourner comme il vient d’être dit; ce qui viendrait a l’appui de la réprimande. Après un moment de silence, le Très Respectable dit :

 

TR: Vénérable Frère Expert le Compagnon parait-il ému, rien ne décèle-t-il en lui le coupable?

 

E: Non Très Respectable.

 

Le Très Respectable dit d’un ton imposant:

 

TR: Chaque instant nous mène à notre fin dernière, le vrai Maçon ne la craint ni ne la désire.

 

Puis il ajoute :

 

Vénérable Frère Expert, faites faire le Troisième voyage.

 

Quand le Récipiendaire est de retour à l'Occident, le Premier Surveillant frappe un coup de maillet, et dit:

 

1S:

 

Très Respectable, le troisième voyage est fait.

 

Le Très Respectable frappe un coup de maillet.

 

TR:

 

Les neuf Maîtres qui étalent debout, reprennent leurs places. Si tous les Maîtres ont été obligés de s’avancer vers le centre, pour raison de la petitesse du local, ils reprennent en cet instant leurs places. Le Très Respectable dit :

 

TR: Compagnon, tout vous annonce ici le deuil et la tristesse: vous êtes soupçonné d'avoir participé à la perfidie de compagnons scélérats. Avez-vous connaissance de leur complot détestable?

 

L'Aspirant : Non.

 

TR: Quel sera votre garant?

 

L'Aspirant : Ma parole d'honneur et ma foi de Maçon.

 

Le Très Respectable. dit :

 

TR: Je les reçois: l'une et l'autre sont sacrées parmi nous, confirmez-les par un signe qui ne nous laisse rien à désirer.

 

Il porte la main sur le cœur, à l'ordre de Compagnon. Le Très respectable continue:

 

TR: Ne soyez pas surpris, Compagnon, des précautions que nous prenons vis-à-vis de vous. Depuis la mort de notre respectable Maître, tous les Compagnons nous sont suspects et vous avez dû vous en apercevoir, par la manière dont on vient de vous traiter.

L'assurance et la naïveté de vos réponses ont détruit nos soupçons à votre égard et vous ont mérité notre confiance.

Tâchez de vous rendre digne de la faveur que vous sollicitez. L'homme vulgaire se laisse prendre à l'apparence, mais le vrai Maçon sait l'écarter pour s'élever jusqu'à la vérité.

Frère Compagnon, persistez-vous dans le désir que vous avez témoigné de parvenir au grade de Maître?

 

L'Aspirant : Je persiste.

 

Le Très Respectable lui dit :

 

TR: Mon Frère toutes les épreuves que vous avez subies jusqu'à ce moment, les préceptes qui vous ont été donnés, n'ont eu d'autre but que de vous faire parvenir dans l'intérieur, où vous acquerrez des connaissances particulières et satisfaisantes. On ne peut y entrer qu'avec une âme pure. Nous ne pouvons pénétrer les replis de votre cœur. Soyez vous-même votre juge et craignez les remords. Les Maîtres se sont plu à vous former: vous allez désormais être chargé d'enseigner les Compagnons et les Apprentis. Que la vertu soit le motif et l'objet de vos préceptes. Ne perdez jamais de vue que le bon exemple produit des effets bien plus sûrs que les leçons les plus sages. Oui mon Frère, tout ce que vous avez vu jusqu'à présent dans la Maçonnerie, tout ce que vous y verrez par la suite est couvert du voile mystérieux de l'emblème, voile que le Maçon intelligent, zélé et laborieux sait pénétrer. Faites bien attention à ce qui vous est arrivé et à ce qui vous arrivera. N'oubliez pas les trois voyages mystérieux que vous avez faits; le grade en exige neuf, mais la Loge veut bien les réduire à trois.

Frère Expert, faites monter au Frère les sept marches du Temple. Qu'il y entre par la porte d'Occident, et vous me le présenterez, quand il en sera temps, par les trois pas mystérieux.

Vous, Frères de l'une et l'autre colonne, n'oubliez pas votre devoir.

 

Cet avis est pour les deux Frères qui se sont munis des deux rouleaux. Le Frère Expert fait monter au Candidat les trois premières marches, en partant du pied droit. Arrivé au premier palier, il donne le signe d'Apprenti. Il monte deux autres degrés, et sur le second palier il donne le signe de Compagnon. Il monte les deux dernières marches, et s'y arrête sur le pavé mosaïque, toujours au signe de Compagnon, les deux pieds en équerre. Arrivé en cet endroit, le Récipiendaire se trouve avoir les pieds assez près de la tête du Frère, qui comme nous l'avons dit, est couché à terre, mais il ne peut le voir, attendu qu’il est entièrement couvert d’un voile noir. Le Frère qui est couché doit avoir la jambe gauche étendue, la droite pliée en équerre, le genou élevé, le bras gauche étendu, et le droit, à l’ordre de Compagnon. Quand le Récipiendaire est arrivé en cet endroit, le Très Respectable lui dit:

 

TR: Les deux premiers grades vous ont appris à connaître l'usage des instruments et l'emploi de matériaux. Vous vous attendez sans doute à trouver dans celui-ci le développement des emblèmes sous lesquels la vérité s'est, jusqu'à présent, dérobée à vos yeux, mais tout dans l'univers est sujet à d'étranges révolutions: tout périt.

Le Temple que Salomon s'était plu à élever au Roi des rois éprouva ce sort funeste. La mort inattendue du chef de cette magnifique entreprise peut vous retracer, par anticipation, la ruine de ce Temple fameux que l'histoire nous représente sans cesse détruit, et sans cesse renaissant de ses propres ruines.

Salomon, fils de David, célèbre par sa sagesse, et par t'immensité de ses connaissances, résolut d'élever à l'Eternel un Temple que son père avait projeté, mais que les guerres qu'il eut à soutenir contre ses voisins, ne lui permirent pas de construire. Il envoya prier Hiram, Roi de Tyr, de lui fournir les matériaux nécessaires à cette entreprise. Hiram accepta cette proposition avec joie; il envoya a Salomon un de ces hommes rares dont le génie, l'intelligence, le goût la supériorité des talents en fait d'architecture, et la vaste connaissance de l'essence des métaux, lui avaient acquis un tel degré de considération et de respect de la part du Roi de Tyr, qu'il l'appelait son père parce qu'il se nommait Hiram comme lui, quoiqu'il fût fils d'un Tyrien et d'une femme de la tribu de Nephtalie.

Salomon donna à Hiram l'intendance et la conduite des travaux. Le dénombrement qui fut fait de tous les ouvriers les portes a 183.300. L'histoire les nomme Prosélytes, ce qui dans notre langue signifie Etrangers admis, c'est-à-dire Initiés. Savoir : trente mille hommes destinés à couper les cèdres sur le Liban, qui servaient par tiers pendant un mois ; soixante dix mille Apprentis, quatre vingt mille Compagnons, et trois mille trois cent Maîtres. Les habitants du Mont Gibel façonnaient les cèdres et taillaient les pierres.

Les ouvriers divisés en trois classes avaient des mots, des signes et des attouchements pour se reconnaître entre eux et recevoir la paie proportionnée au genre de travaux auxquels ils étaient propres. Les Apprentis recevaient leur salaire à la colonne J, les Compagnons à celle B, et les Maîtres dans la chambre du milieu. Le nom de la colonne d’Apprenti signifie Préparation et celle des Compagnons signifie Force. Les monuments historiques qui nous sont parvenus nous apprennent que la colonne J fut placée au Nord, et celle B au Midi, près la porte d'Occident.

On entrait dans le Temple par trois portes. Celle destinée aux Apprentis, et par la suite au Peuple, était à l'Occident; celle destinée aux Compagnons, et après l'achèvement du Temple, aux Lévites, était au Midi, et celle destinée aux Maîtres, et par la suite aux Pontifes, était à l'Orient.

Aussitôt que les portes furent posées, Salomon fit publier une ordonnance par laquelle il était enjoint à tous les Apprentis et Compagnons, de sortir du Temple la veille du sabbat, et de n'y rentrer que le lendemain du sabbat au matin, à l'ouverture des portes, sous peine d'être puni de mort.

L'ordre qui avait été établi parmi les ouvriers devait nécessairement assurer la tranquillité. La dernière ordonnance de Salomon avait pour but d'empêcher qu'on éludât, sous aucun prétexte, l'observation du sabbat: tout répondait aux vœux de Salomon; par les soins et la vigilance d'Hiram, le Temple prenait, chaque jour, un nouvel accroissement lorsque, tout à coup un crime affreux vint suspendre les travaux et jeter un deuil universel. Trois Compagnons mécontents de leur paye, formèrent le projet d'obtenir celle de Maître, à l'aide des signes, parole, et attouchement de ce grade qu'ils espéraient se procurer à force ouverte.

Ils avaient remarqué qu'Hiram visitait tous les soirs les travaux, après que les ouvriers étaient retirés: ils se mirent en embuscade aux trois portes du Temple: l'un s'arma d'une règle, l'autre d'un levier ou pince et le troisième d'un fort maillet.

Hiram s'étant rendu dans le Temple par une porte secrète, dirigea ses pas vers la porte d'Occident; il y trouva un des Compagnons qui lui demanda les mots, signe et attouchement de Maître, et le menaça de le tuer s'il ne les lui donnait. Hiram lui dit: Malheureux! Que fais-tu? Tu sais que je ne peux, ni ne dois te les donner. Efforce-toi de les mériter et tu peux être assuré de les obtenir. A l'instant le traître veut lui décharger sur la tête un coup violent de la règle qu'il tenait; mais le mouvement d'Hiram pour parer le coup, fit qu'il ne porta que sur l'épaule.

 

Dans ce moment le Frère Expert fait faire au Candidat un des trois pas mystérieux. Il consiste à passer le pied droit par dessus la représentation, diagonalement de l'Occident où, il est placé, au Midi; tenant la jambe gauche en équerre à la hauteur du gras de la jambe, et restant quelques instants sur la jambe droite. L’Expert soutient le Candidat en cette posture en lui donnant la main. A l'instant où le Récipiendaire fait le premier pas, le Frères de la colonne du Midi qui avait le rouleau, lui en donne un coup léger, mais sensible, sur l'épaule droite. Le Très Respectable continue:

 

TR: Hiram voulut chercher son salut dans la fuite, et tenta de sortir par la porte du Midi; il y trouva un autre Compagnon qui lui fit la même demande, avec la même menace, mais à l'instant où il voulut s'enfuir, le Compagnon le poursuivit et lui déchargea un grand coup de levier, qui ne l'atteignit que sur la nuque du cou.

 

On fait faire en ce moment au Récipiendaire, le second pas mystérieux; il passe la jambe gauche par dessus la représentation, diagonalement du Midi au Nord, et tenant la jambe droite en équerre contre le mollet de la gauche. Pendant ce passage, un Frère de la colonne du Nord, donne sur la nuque du Récipiendaire, un léger coup de rouleau dont il s'était muni. On lui fait faire le troisième pas, en portant la jambe droite au bas de la représentation, où il vient joindre les deux pieds en équerre. Aussitôt, deux Frères saisissent le Récipiendaire, chacun par un bras, portant l'autre main sur sa poitrine, et posent chacun un pied derrière les talons du Récipiendaire; pendant ce temps-là, le Frère qui était couché, se retire sans bruit, de manière que le Récipiendaire ne puisse s'apercevoir de rien, et laisse à terre le voile dont il était couvert. Le Très Respectable quitte sa place, vient près du Candidat, et continue:

 

TR: Ce coup mal dirigé ne fit qu'étourdir notre Respectable Maître qui, cependant, eut assez de force pour courir vers la porte d'Orient, où il trouva le troisième Compagnon qui lui fit encore la même question et les mêmes menaces, et sur son refus, lui porta un grand coup de maillet sur le front et l'étendit mort.

 

Le Très Respectable donne sur le front du Récipiendaire, un coup de maillet, qu'il avait tenu caché, aussitôt les deux Frères qui tenaient l'Aspirant, le poussent et le renversent, avec précaution, sur le dos.

C’est au Frère Expert et au Maître des Cérémonies à remplir cet office, mais il est à propos d’en charger deux Frères assez forts, pour renverser le Récipiendaire, en soutenant le poids de son corps, de peur qu’il ne soit blessé. Le Récipiendaire doit être couché, comme l'était le Frères qui occupait sa place; il a la tête un peu élevée et posée sur un coussin. Il aura la jambe gauche étendue, la droite repliée en équerre, le genou élevé: le bras gauche étendu, et le droit aussi plié en équerre, la main sur le cœur, à l'ordre de Compagnon, et recouverte de son tablier. Enfin, on étendra sur lui le voile noir, de manière qu'il ait le visage découvert. Chacun reprend sa place, on allume les neuf bougies, et on éteint les lampes. S’il y avait quelque autre Frère à admettre au grade de Maître, on n’allumerait point les bougies, et on procéderait à sa réception. Bien entendu qu’avant tout, on aurait voté sur l’admission de chacun d’eux, comme on l’a dit d’un seul. Le Frère qui vient d’être couché resterait en place, comme était le dernier Maître avant lui, et lors du renversement du suivant, le précédent se placerait sur une colonne. S’il n’y a qu’une réception, ou lorsqu’on est parvenu à la dernière, on fait allumer comme on l’a dit, les bougies, et le Très Respectable continue :

 

TR: Mes Frères, le désordre s'est glissé dans nos travaux, la tristesse est peinte dans les yeux de tous les ouvriers, il ne nous est pas permis de douter que notre Respectable Maître Hiram ne soit mort: mettons nous donc à la recherche de son corps et tâchons, par notre zèle et par nos soins de le découvrir.

Vénérable Frère Second Surveillant, prenez avec vous deux Maîtres et faites la recherche par le Nord.

 

Le Frère Second Surveillant prend avec lui deux Frères, ils font le tour de la Loge en commençant par le Nord, et sondant le terrain avec la pointe de leur glaive. De retour à l'Occident, le Second Surveillant frappe un coup et dit:

 

2S:

 

Très Respectable, nos recherches ont été vaine.

 

Le Très Respectable frappe un coup, et dit :

 

TR:

 

Vénérable Frère Premier Surveillant, prenez avec vous deux Frères et faites la recherche par le Midi.

 

Le Premier Surveillant désigne deux Frères, avec lesquels il fait le tour de la Loge en commençant par le Midi, sondant la terre avec la pointe de leur glaive. De retour à l'Occident, le Premier Surveillant frappe un coup, et dit:

 

1S:

 

Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

 

Le Très Respectable frappe un coup de maillet, et dit:

 

TR:

 

Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères qui vous ont déjà accompagnés, à se joindre de nouveau à vous; je vais me faire accompagner de deux Frères et, tous de concert, nous ferons une recherche plus attentive: puissions-nous être assez heureux pour faire cette importante découverte.

 

Ces Frères, au nombre de neuf, font le tour de la Loge dans l'ordre qui suit. Le Second Surveillant, suivi de deux Maîtres de sa colonne, part le premier par le Midi. Le Premier Surveillant, suivi des deux autres Maîtres de sa colonne part par le Nord et font ainsi le tour en se croisant. Quand ils sont parvenus à l'Orient, le Très Respectable se joint à eux avec deux Maîtres qu'il désigne, et tous font trois fois le tour de la Loge, en cherchant et sondant le terrain avec la pointe de leur glaive. Au second tour le Second Surveillant s'arrête et dit:

 

2S: Très Respectable, je vois une vapeur s'élever d'un petit espace de terrain: Approchons.

 

Ils font un troisième tour, après lequel le Très Respectable s'arrête en face du tableau, à l’angle où sont représentés un monticule et une branche d'acacia.

 

NOTA BENE. Il serait beaucoup mieux d’avoir une branche d’acacia naturelle dans l’été, ou artificielle pour l’hiver, et de la donner à tenir au Récipiendaire, au moyen d’un trou pratiqué au voile à l’endroit où est sa main droite.

 

Le premier Surveillant dit :

 

1S: Très Respectable, la terre me parait fraîchement remuée en cet endroit, nous pourrions bien trouver ici l'objet de nos recherches.

 

Le Très Respectable feint de s'appuyer sur la branche d'acacia, et dit:

 

TR: Vénérables Maîtres, cette branche n'est point crue en cet endroit: ceci me paraît suspect et je pense que nos recherches ne seront pas vaines.

Il se pourrait que les assassins eussent, à force de tourments, arraché de notre Respectable Maître le mot et le signe de Maître, n'êtes-vous pas d'avis que le premier signe que l'un de nous fera et le mot qu'il prononcera, si nous trouvons le corps d'Hiram, soient désormais le mot et le signe de reconnaissance des Maîtres ?

 

Tous donnent le signe d'approbation, et laissent tomber la main droite sur la cuisse.

Le Très Respectable lève avec la pointe de son glaive, qu'il tient de la main gauche, ainsi que les huit autres Frères, une partie du voile qui couvre le Récipiendaire, et aussitôt ils font le signe d'horreur. Le Second Surveillant s'approche, prend l'index droit du Récipiendaire, le laisse aller, en disant J (le mot d’Apprenti), et fait un pas en arrière en faisant le signe d'horreur. Le Premier Surveillant s'approche ensuite, prend le second doigt ou médius du Récipiendaire, le tire à lui, et le laisse glisser en disant B (le mot de Compagnon), il fait un pas en arrière avec le signe d'horreur.

Le Très Respectable s'approche du Récipiendaire, et dit en faisant le signe d'horreur, et reculant un pas :

 

TR: Vénérables Frères Surveillants, qui a dérangé le corps de notre Respectable Maître?

 

Le Second Surveillant dit :

 

2S: Très Respectable, j'ai cru pouvoir le relever par l'attouchement d'Apprenti, mais la chaire quitte les os.

 

Le Premier Surveillant dit :

 

1S: Très Respectable, j'ai cru pouvoir le relever par l'attouchement de Compagnon mais la chaire quitte les os.

 

Le Très Respectable dit :

 

TR: Ne savez-vous pas que vous ne pouvez rien sans moi et que nous pouvons tout à nous trois.

 

Il s'approche du Récipiendaire, pose le pied droit contre le sien, genoux contre genoux: de la main droite il lui embrasse le poignet de façon que les paumes des deux mains soient l'une contre l'autre, et lui passe le bras gauche sous l'épaule gauche, ayant par ce moyen, estomac contre estomac, puis à l'aide des deux Surveillants, il le relève, et lui dit à l'oreille, en lui donnant l'accolade par trois fois, les syllabes du mot. M.B. Tous les Frères reprennent leurs places. Le Très Respectable retourne à la sienne.

 

TR: Vénérable Frère Maitre des Cérémonies, conduisez le Récipiendaire au pied de l'autel, pour y prêter son obligation.

Debout, à l'ordre et glaive en main, vous tous mes Frères.

 

Le Frère Maître des Cérémonies conduit le Récipiendaire au pied de l'autel où, ayant un genou en terre, il prononce l'Obligation suivante. L’Expert se tiendra pendant cette Obligation à la droite du Récipiendaire, le Maître des Cérémonies à sa gauche. Tous les Frères sont debout et à l’ordre, glaive en main. Le Très Respectable s’adresse au Récipiendaire.

 

TR: Répétez avec moi:

 

OBLIGATION

Je jure et promets, en présence du Grand Architecte de l'Univers, sur ma parole d'honneur et sous la foi de Maçon, devant cette Respectable assemblée, de ne révéler en aucune manière à aucun Compagnon, Apprenti, ou Profane, aucun des secrets de la maîtrise qui m'ont été et vont m'être confiés, sous les peines auxquelles je me suis soumis par mes premières Obligations. Je réitère en ce moment tous les engagements que j'ai déjà contractés dans l'Ordre. Que le Grand Architecte de l'Univers me soit en aide.

 

Après l’obligation, le Très Respectable dit :

 

FORMULE DE RECEPTION

TR: A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, au nom de …, en vertu des pouvoirs qui m'ont été confiés par cette Respectable Loge, je vous reçois Maître Maçon.

 

Il pose son glaive sur la tête du Récipiendaire, et frappe neuf petits coups de maillet suivant la batterie du grade. Il pose son glaive. Le Respectable s'adresse au Récipiendaire.

 

V : Relevez-vous, mon Frère.

 

Le Récipiendaire se relève et Le Maitre des Cérémonies le conduit à la droite du Très Respectable. Le Très Respectable lui dit :

 

TR: Nous avons pour nous reconnaître dans ce grade, ainsi que dans les précédents, un mot sacré, un mot de passe, un signe et un attouchement.

Le signe se fait comme il a été dit ci-devant, il peint l'horreur dont les Maîtres furent frappés au premier aspect du cadavre d'Hiram.

La parole sacrée est celle que je vous ai donnée à l'oreille en vous relevant; on la donne en recevant et en donnant l'accolade en trois temps, une syllabe à chaque temps. Elle signifie, la chair quitte les os.

Le mot de passe est GlBLIN, c'est le nom des habitants du Mont Gibel, qui tiraient les pierres de la carrière et façonnaient les cèdres pour la construction du Temple.

Comme Maître vous vous appellerez GABAON.

L'attouchement est celui que je vous ai donné en vous relevant, avec cette différence, que vous devez saisir le poignet comme on a saisi le votre.

Si un Maçon se trouve en péril, il doit porter les mains jointes sur la tête, le plat de la main vers le Ciel, et dire: A moi les Enfants, de la Veuve.

L’ordre du grade est d’étendre la main, les quatre doigts serrés, le pouce écarté et posé sur le cœur.

On ne doit prononcer la parole sacrée, et donner l'attouchement, qu'en Loge de Maître, et après s'être assuré que celui qui vous la demande est Maître.

 

Le Très Respectable met ensuite au nouveau Maître le tablier de son grade, et lui dit

 

TR: Vous porterez désormais la bavette de votre tablier abaissée. La couleur bleue dont il est bordé doit vous rappeler sans cesse qu'un Maçon doit tout attendre d'en haut, et que c'est en vain que les hommes prétendent construire, si le Grand Architecte ne daigne construire lui-même.

 

Il lui rend son épée en lui disant:

 

TR: Vous connaissez l'usage que vous devez faire de ce glaive.

 

Il lui rend son chapeau en disant:

 

TR: Désormais vous serez couvert en Loge de Maître. Cet usage très ancien annonce la liberté et la supériorité. Jusqu'ici, vous avez servi comme Apprenti et comme Compagnon: vous allez commander, mais craignez d'en abuser.

 

Le T.R. frappe un coup de maillet, et dit :

 

TR:

 

Vénérable Frère Premier Surveillant, je vous envoie le nouveau Maître, afin que vous lui enseigniez à travailler en Maître, et que vous le reconnaissiez en sa nouvelle qualité.

 

Le Maître des Cérémonies le conduit entre les Surveillants. Le Premier Surveillant lui fait frapper trois coups sur chacune des trois portes représentées sur le tableau, à l'Orient, à l'Occident, et au Midi. Puis il reçoit de lui les mots signes et attouchement. Enfin, il frappe un coup après que le Second Surveillant a pareillement reçu du Récipiendaire, les mots, signes et attouchement et dit :

 

2S : Vénérable Frère Premier Surveillant, le Frère est reconnu.

 

 

1S:

 

Très Respectable, le Frère est reconnu, il a travaillé en Maître.

 

Le Très Respectable, ordonne au Maître des Cérémonies de le faire placer, en tête d’une des deux colonnes.

 

TR: Vénérable Frère Maître des Cérémonies, veuillez placer le nouveau Maître en tête d’une des deux colonnes.

 

Après quoi il continue le discours sur le grade, en adressant la parole au Frère nouvellement reçu.

 

TR: Mon Frère, les Compagnons n'eurent pas plutôt commis leur crime, qu'ils en sentirent toute l'énormité. Afin d'en dérober la trace, s'il était possible, ils emportèrent le corps d'Hiram à quelque distance des travaux, et l'enterrèrent dans une fosse faite à la hâte, se promettant de le venir prendre au premier moment favorable et de le transporter bien loin; et, pour reconnaître facilement l'endroit, ils y plantèrent une branche d'acacia.

Les Maîtres s'aperçurent bientôt de l'absence d'Hiram; ils en avertirent Salomon qui, pour satisfaire son impatience, en ordonna la recherche.

Trois Maîtres partirent par la porte du Nord, trois par la porte du Midi, et trois par celle d'Occident. Ils convinrent de ne pas s'écarter les uns des autres, plus loin que la portée de la voix. Au lever du soleil, l'un d'eux aperçut une vapeur, qui s'élevait dans la campagne, à quelque distance. Ce phénomène fixa son attention; il en fit part aux autres Maîtres, et tous s'approchèrent de l'endroit d'où sortait la vapeur. Au premier aspect, ils virent une petite élévation, ou tertre, et reconnurent que la terre avait été fraîchement remuée, ce qui confirma leur soupçon. La branche d'acacia qui céda aux premiers efforts ne leur permit plus de douter qu'elle ne servit d'indice pour reconnaître l'endroit; ils se mirent à fouiller, et bientôt ils trouvèrent le corps de notre Respectable Maître déjà corrompu, et reconnurent qu'il avait été assassiné.

Il était à craindre que les assassins n'eussent, à force de tourments, arraché à Hiram, les signes et mots de Maître: ils convinrent donc que le premier signe et le premier mot qui leur échapperaient lors de l'exhumation, seraient par la suite, le signe et le mot de reconnaissance parmi les Maîtres.

Ils se revêtirent de tabliers et de gants de peau blanche, pour témoigner qu'ils n'avaient point trempé leurs mains dans le sang innocent, et députèrent l'un d'eux à Salomon pour l'instruire de la découverte du corps d'Hiram.

Salomon instruit du crime affreux qui l'avait privé d'un ami, et du chef des travaux, à la perfection desquels il mettait toute son ambition, se livra à la plus vive douleur: il déchira ses vêtements et jura qu'il tirerait une vengeance éclatante d'un forfait aussi noir. Il ordonna un deuil général parmi les ouvriers du Temple.

Il envoya exhumer le corps, avec pompe, par des Maîtres, lui fit de magnifiques funérailles, et le mit dans un tombeau de trois pieds de large, sur cinq de profondeur et sept de longueur. Il fit incruster dessus un triangle de l'or le plus pur, et fit graver au milieu du triangle, l'ancien mot de Maître, qui était un des noms hébreux du Grand Architecte de l'Univers, et ordonna que les mots, signes et attouchements seraient changés, et qu'on y substituerait ceux dont les neuf maîtres étaient convenus.

Il vous est aisé maintenant de saisir l'analogie des épreuves par lesquelles vous venez de passer, avec le récit historique, des circonstances duquel elles sont l'emblème.

Pour peu que vous ayez réfléchi aux différentes circonstances qui ont accompagné votre réception aux grades auxquels vous avez été admis, peut-être aurez-vous remarqué quelques points qui paraissent se contredire, ou du moins n'avoir pas entre eux une parfaite connexité; suspendez encore votre jugement à cet égard. Cette diversité vient de celle des objets que les trois premiers grades vous présentent. Ils sont les points fondamentaux de toutes les connaissances maçonniques. Vous verrez par la suite à force d'études et de recherches ces contradictions apparentes s'évanouir. La réunion de toutes ces connaissances vous présentera un ensemble, lié, suivi satisfaisant et destiné à conduire aux objets les plus élevés. C'est assez que l'Ordre vous ait indique la route que vous avez à tenir.

Vous avez été traité en Compagnon suspect; cela fait allusion aux Profanes; ennemis de notre Ordre, qui le calomnient et le persécutent sans le connaître, et contre lesquels nous devons employer la force pour repousser leurs traits, la douceur pour les ramener à des sentiments plus modérés, et la prudence dans le choix des moyens qui y sont propres.

A peine vous êtes-vous justifié, que vos Frères se sont empressés de vous donner de nouvelles marques d'amitié, en vous admettant à la participation de leurs mystères les plus intimes; dès ce moment vous êtes parvenu dans l'intérieur.

Les courses et les voyages sont l'emblème de la recherche du crime, et désignent l'état errant et vagabond du criminel qui cherche en vain à échapper aux remords et au châtiment.

La marche mystérieuse est le symbole des efforts que fit Hiram pour se dérober aux coups de ses assassins.

Les trois coups que vous avez reçus figurent ceux qui lui ont été portés: ils doivent vous faire sentir le danger de trois passions funestes dont l'homme est souvent aveuglé, l'orgueil, l'envie et l'avarice.

Ces mêmes épreuves sont encore l'emblème de la haute importance de nos mystères; elles doivent nous convaincre que toujours, en tous lieux, dans toutes les circonstances, nous devons être prêts à tout souffrir comme notre Respectable Maître Hiram, plutôt que de révéler nos secrets, et de manquer à nos engagements.

Enfin elles sont encore des emblèmes allégoriques d'une infinité de connaissances qu'une étude profonde peut seule vous procurer, et que je ne puis ni ne dois vous communiquer en ce moment.

On vous a fait parvenir au septième degré, troisième et nombre parfait de la maçonnerie. Vous avez obtenu par là l'âge de votre grade. Gardez-vous de redescendre et de déchoir du nombre de perfection dont vous êtes décoré.

 

TR : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères qui décorent l'une et l'autre colonne à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Maître Maçon, qu'il soit reconnu comme tel par tous les Maçons répandus sur la surface de la terre.

 

Les Surveillants répètent :

 

1S: Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maîtres qui décorez la colonne du Midi, le Très Respectable nous invite à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Maître Maçon, qu'il soit reconnu comme tel par tous les Maçons répandus sur la surface de la terre.

 

2S: Vénérables Frères qui décorez la colonne du Nord, le Très Respectable nous invite à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Maître Maçon, qu'il soit reconnu comme tel par tous les Maçons répandus sur la surface de la terre.

 

Chacun quitte l'ordre et range son glaive dans son fourreau.

 

TR: Applaudissons, mes Frères.

 

On applaudit par la triple batterie d’apprenti. Le Récipiendaire remercie. Le Très Respectable fait couvrir l’applaudissement.

 

TR: Reprenez vos places mes Frères.

 

Tous les Frères s'asseyent. Le Très Respectable fait l'instruction entière du Grade.

 

CLOTURE

 

TR: Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, demandez aux Frères de l'une et l'autre colonne s'ils n'ont rien à proposer.

 

1S: Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maîtres qui décorez la colonne du Midi, le Très Respectable demande si vous n'avez rien à proposer ?

 

2S: Vénérables Frères qui décorez la colonne du Nord, le Très Respectable demande si vous n'avez rien à proposer?

 

S'il y a quelque proposition, on la discute, ou si elle est trop importante, on la renvoie à une autre assemblée. S'il n'y en a pas, ou lorsque tout est fini le Second Surveillant dit.

 

2S: Vénérable Frère Premier Surveillant, il n'y à point de propositions sur ma colonne.

 

1S: Très Respectable, il n'y à point de propositions sur les deux colonnes.

 

TR:

 

1S:

 

2S:

 

TR: Debout et à l'ordre mes Frères, glaive en main.

 

Tous les Frères se tiennent debout, à l'ordre de Maître, tirent leurs glaives qu'ils tiennent de la main gauche, la pointe basse. Le Très Respectable dit :

 

TR: Vénérable Frère Premier Surveillant, à quelle heure devons-nous fermer nos travaux?

 

1S: A minuit.

 

TR: Quelle heure est-il?

 

1S: minuit.

 

TR: Puisqu'il est minuit et que c'est l'heure à laquelle nous terminons nos travaux, Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères à m'aider à fermer les travaux de Maître.

 

1S: Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maitres qui décorez la colonne du Midi, le Très Respectable nous invite à l'aider à fermer les travaux de Maître.

 

2S: Vénérables Frères qui décorez la colonne du Nord, le Très Respectable nous invite à l'aider à fermer les travaux de Maître.

TR: A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, je ferme les travaux de Maître.

 

Le Très Respectable frappe les neufs coups mystérieux, qui sont répétés par les deux Surveillants.

 

TR:

 

1S:

 

2S:

 

Le Très Respectable pose son glaive nu sur la Bible, les Frères remettent l’épée au fourreau.

 

TR: A moi, mes Frères.

 

Tous les Frères, ayant les yeux sur le Très Respectable, font le signe d'horreur et donnent la batterie de Maître. Tous se découvrent et s’assoient. On modifie le tableau et les lumières. Si l’on a quelques objets à traiter, les travaux de Compagnon resteront en vigueur, et l’on fera rentrer les Compagnons, s’il y en a quelques-uns dans la Salle des Pas Perdus. Enfin les travaux de Compagnon seront fermés en la manière accoutumée.

 

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 13:35

  HISTOIRE ILLUSTREE DU RITE FRANCAIS

DE LUDOVIC MARCOS
OCTOBRE 2012

 

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C'est un ouvrage sans précédent que cette Histoire Illustrée du Rite Français. Si tous les rites maçonniques en usage dans le monde sont issus d'une même source première c'est le rite des Modernes qui, dans les années 1720, passa en France, s'y acclimata, s'y enrichit et prit un essor inattendu mais anarchique au début, au point que le Rite Français dut, peu avant la Révolution, être codifié par le Grand Orient de France. Et c'est ce code, le Régulateur du franc-maçon, qui, une fois imprimé, s'imposa non seulement en France, mais aussi en Belgique et ailleurs.

  LE RITE FRANCAIS

DE ALAIN BAUER ET GERARD MEYER

AOUT 2012

Le Rite Français

L'histoire du Rite français se superpose en grande partie à celle de la maçonnique française, terriblement marquée par l'histoire politique, sociale et religieuse du pays, ayant connu mille aventures et destins plus ou moins contrariés. Fortement inspiré d'Anderson, officiellement fixé entre 1784 et 1786, le Rite français transmet - même s'il a su évoluer au fil des siècles - la plus ancienne tradition maçonnique spéculative.
Et s'il est essentiellement identifié au Grand Orient de France, il ne saurait s'y réduire. Aujourd'hui, ce sont des dizaines de milliers de Frères et de Soeurs qui appartiennent en France à des loges ou des chapitres du Rite français. En retraçant l'histoire de ce rite, cet ouvrage éclaire ce que peut signifier, au-delà de la variété de leurs conceptions maçonniques et de la diversité des rituels pratiqués, leur commune appartenance au Rite français.

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