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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 21:05
Publié par la la Sublime Mère Loge Ecossaise du Grand Globe Français,
Souveraine Grande Loge de France
1° Partie

Depuis 1720 jusqu’en 1762 que la Maçonnerie vulgaire pullula, en raison de la curiosité et de la légèreté de notre jeunesse française, qu’une foule d’étrangers de toutes nations venaient mettre à contribution, source des variations introduites dans l’art Royal et qui font que le Maçon d’une Loge se trouve étranger dans une autre Loge. Elle offrit peu de faits intéressants sous l’espèce de Grande Maitrise de Milord d’Arenwater, qui la céda au R.f Duc d'Antin, et a la mort duquel douze Maçons s'assemblèrent et nommèrent le Sérénissime F. Comte de Clermont Prince du Sang Grand -Maitre- de toutes les loges de France!

Mais quoique cet Auguste Prince n’eut point donné d'écrit ostensible de son acceptation qu'il n'eut rien signé : il fut universellement reconnu en cette qualité par toutes les loges de France et des Pays Etrangers, sans contestations, sans réclamations, quoiqu'il eut pour concurrents SA.S. le très Auguste F. Prince de Conty et le Grand Maurice Comte de Saxe.

Au contraire, cette Nomination fut reçue avec les plus vives acclamations, avec ce tendre attachement cette reconnaissance cet enthousiasme que nous devons, et que nous portons, au Sang auguste de Nos Rois.

On ne s'était point encore alors (1744) assez éloigné des Principes de l'art Royal pour mettre en question si les Maçons de la Capitale avoient le droit de nommer un successeur au Grand Maitre défunt et encore moins si les Maîtres de loge au nombre de plus de cent étaient suffisants pour nommer un Grand Maitre et s'il ne fallait pas le concours des loges des Provinces du Royaume pour légitimer cette nomination.

Il était réservé au siècle de ce jour aux 6 et 9 Mars 1771 a cette espèce de maçons indépendants essentiellement, non seulement d'établir cette question; mais de la résoudre d'une manière indécente et a laquelle nous reviendrons lors de 1'application.

1762

En 1762 les Partis divisés des ff de la Corne et Peny qui formaient chacun un Grand Orient se réunirent pour n'en former qu'un seul sous le titre de Grande Loge de France et sous l'administration du R.F. Chaillion de joinville substitut Général du Sérénissime Grand Maître Louis de Bourbon Comte de Clermont grâce aux peines et aux soins du R.F. le Boucher de Lenoncourt.

Il fut fait des Règlements a cette occasion dans lesquels on remarque quelques vestiges de l'ancienne Maçonnerie; et il semblait que cet établissement par les soins qu'y apportait le Rf. Chaillon de joinville ne dut pas craindre les révolutions des temps.

En effet il y avait longtemps qu'il ne restait plus que quelques membres épars et isolés de la loge du feu F. Baur et de celle du F. du Mussel qui avait voulu s'élever sur les débris de celle du F. Baur. Le R.F. de Vallois Garde des archives de l'ancien Conseil des Chevaliers d'orient venait de dire aux F.F. Moet & le Roy et par contre coup au F. le Boucher de Lenoncourt qui les avait fait initier depuis peu que le Conseil ne tenait plus qu'il ne tiendrait plus; qu'ainsi il était inutile qu'ils se donnassent la peine de passer chez lui : et la Sublime mère loge écossaise vulgairement dite; contente de pratiquer en silence les anciens errements de la Maçonnerie ne prenait aucune part aux opérations de ces Maçons, ni de la Grande Loge dont les Règlements et l'institution ne comportaient que le Maçonnerie Bleue ou le premier degré d'initiation dans les trois grades d'apprenti Compagnon et Maitre.

1763

Cependant dès le mois de juin 1763 le RF. Chaillon de joinville ne parut plus en grande loge et il ne prit de part a ses opérations que pour signer les Constitutions que les officiers lui présentaient.

En Décembre de la même année il s'éleva des contestations de prééminence a l'orient de Lyon entre la loge Ecossaise du Parfait Silence et les autres loges du même orient. Cette  contestation fut adressée a la Gr. Loge.

1764

La Grande Loge reconnait la S.M.L.E pour les Grades Supérieurs

Quelques membres de la S.M.LE. qui comme Maîtres de loge assistaient aux assemblées de la G.L réclamèrent les droits de la S.M.L.E. & la G.L. en reconnaissant leur légitimité il intervint la délibération du 22 janvier 1764 conçue en ces termes." Sur les contestations élevées entre les R.R.L.L a l'orient de Lyon sur les grades "supérieurs dits écossais & autres la T.R.G.L. a déclaré ne devoir prendre aucune connaissance des contestations nées et a naître sur la prééminence validité des dits grades, ordonne que copie de la dite Délibération sera envoyée aux R.R.LL de lyon et autre copie d'icelle timbrée scellée et signée du secrétaire général sera remise a la Sublime M.L.E. "

Il paroît que cette affaire se termina a l'amiable et d'un concert fraternel car on ne voit point de prononcé sur le différend.

mais cette reconnaissance de la part de la G.L. en janvier 176, ce renvoi a la S.M.LE. ne dispensent-ils point naturellement de toute autre preuve d'ancienneté et de prééminence sur les grades supérieurs? Et la loge de St Lazare ou du Contrat Social ou toute autres avenir sont elles fondées a exiger la présentation des titres constitutifs de la S.M.LE.?

1765

Formation des Chevaliers d’Orient

Cependant les ff. Moet et le Roy, qui avoient reçu des étincelles du grade de Ch er d'orient cherchaient à augmenter leurs lumières a cet égard et a fonder un nouveau Conseil, le f. Brest ou de la Chaussée leur procura la connaissance du f. Morin plus instruit de ce grade, qui tenait loge au Cap Français et qui en ce temps était a Paris : dés lors ils formèrent ce triumvirat qui dirigeait toutes les opérations de la G.L et qui eurent des suites si funestes.

Nomination des Officiers de la G.L.

Afin de s'assurer le gouvernement maçonnique qu'ils projetaient ils admirent parmi eux quelques maîtres qui réunissant des offices de confiance a de la bonhommie ou dont eux même n'étaient pas exempts alors, a des besoins, leur assuraient de maitriser leurs suffrages en faveur de leurs projets et comme la nomination générale des officiers approchait, ils assemblèrent avec eux une douzaine de maîtres nouvellement reçus; et sous l'apparence du bien général de la Maçonnerie, ils les firent consentir a une Sommation ou plaçant ces nouveaux maîtres dont on n'avait pas encore eu le temps d'inscrire les noms sur le tableau des maîtres ils se réservèrent les offices d'honneur de confiance et d'utilité.

Cette Nomination consentie chez le feu f:. Zambault fut consacrée le 27.Décembre 1765. par la pluralité des suffrages captés jusques la que l'on distribuait des paquets de bulletins tout inscrits aux frères Maîtres qui entraient et malgré les réclamations vives de frères anciens qui comptaient sur la perpétuité des offices dont ils avoient été décorés en 1762.

Pour développer l'art avec lequel cette nomination fut captée il ne sera pas hors de propos de rappeler que quelques semaines avant ce conventicule, le f. le Boucher de Lenoncourt avait proposé de donner des offices aux illustres FF. Comte de Çhoiseuil, Marquis de Seignelay, Prince de Nassau et Duc de la 'Tremoille. Ces deux derniers en se faisant constituer Maîtres de Loges les deux premiers l'étant depuis plusieurs années : que cette proposition fut très mal accueillie du f. Moet Président de la G.L et Chef Secret du Souverain Conseil des Ch. d'orient encore alors inconnu qui, en s'opposant a cette admission se permit de dire que ces grands Seigneurs ne connaissaient seulement pas le signe d'apprenti. Les Murmures que cette imputation firent naitre dans l'assemblée rappelèrent le f. Moët, il se replia et se retira sans que la proposition fut mise en délibération et c’est pour effacer les impressions de son opposition défavorable à la G.L. que dans le conventicule tenu chez le feu f. Zambault on y comprit ces illustres frères etqu'ils furent nommés le 27 décembre 1765, le f. Comte de Choiseul 1° Grand Surveillant, le f. Marquis de Seignelai 2° Surveillant et les ff. Duc de Tremoille et Prince de Naseau 1° et 2° Grand Expert examinateur.

Mais le soin qu'on apporta de leurs faire connaitre l'indécente opposition les fit retirer leurs Promesse et les Chevaliers d'orient eurent soin de leur succéder ou de distribuer ces offices à de nouvelles créatures.

1766

Protestation contre la nomination des Officiers

Cependant le 21 Mars 1766. il fut adresse a la G.L. une protestation signée de dix huit Maîtres de loge contre la nomination précédemment faite.

Après lecture, il fut remis a délibérer a l’assemblée suivante : Mais a l'égard d'un libelle qui y fut également adressé le même jour, soi-disant contre les ff. Moet, le Roy, la Chaussée Zambault et Lédin le f. Moet le mit dans sa poche sans en faire de lecture, ATTENDU, dit-il, QUE C’ETAIT UN ECRIT INJURIEUX ET ANONYME.

Mémoire scandaleux - Exclusion de neuf Maitres de Loge –Réclamation d’un frère

le 5 avril suivant, après lecture d'un mémoire scandaleux et satyrique que l'auteur n'osa avouer et dirigé par les Chm d'orient contre les ff . qui avaient protestés contre la Nomination du 27 décembre précédent, dix huit maîtres de loge assemblés, dont cinq étaient parties, six connus pour être dévoués aux cinq premiers et sept qui peuvent être regardés comme neutres se permirent de prononcer sur le sort maçonnique de dix huit frères absents non mandés, non entendus et sans vérification des faits a eux imputés.

Neuf d'entre eux furent admis a se rétracter et les neuf autres exclus de toutes les loges savoir les ff. Perrault, Peny, Hardy, Guillot, Daubertin, Ponsard, Maurin, Pethe et Lacan.

Quant a ce dernier, les voix étaient absolument égales pour l'admission a rétractation ou pour la proscription que le f. Moët prononça, attendu dit-il la prépondérance de sa voix comme Président et malgré la réclamation d'un frère nouvellement reçu Maitre de loge qui croyait qu'en Maçonnerie, ainsi qu'il est de droit naturel et textuel, l'avis le plus doux devait prévaloir a parité de suffrages.

Son étonnement fut grand sans doute mais de combien n'eut il pas accru, s'il eut su que celui qui prononçait ainsi & les quatre s frères qui l'assistaient, étaient parties directes, et tous les autres parties indirectes attendu leurs qualités usurpées d'officiers de la G.L. usurpation qui avait occasionné la protestation des frères qu'on venait de proscrire sans aucune espèce de formalité, il faut cependant convenir pour n 'être point accusé d'inexactitude que trois des frères qui ont signé la délibération n'étaient pas officiers de la G.L.

Cette délibération est trop importante par ses suites pour ne point présenter les signatures apposées au Registre, les ff. Moët, Président; le Roy, orateur; la Chaussée, garde des Sceaux et archives; Ledin, trésorier; Zambault Secrétaire Gal étaient parties directes au Procès puisque c'était contre eux nommément que le libellé et la Protestation étaient dirigés, les ff. Martin, Saire pour Paris; Thierriat, Substitut Secrétaire pour Paris; le Lorrain trésorier des aumônes Lafin & Joubert de la Bourdiniere 3e et 5e expert examinateur étaient parties indirectes comme Chm d'orient & comme officiers de la G.L. les ff. Baquet, Paris 1° et Sd Grand Surveillants; Guainard hospitalier ; Lettre, et du Houssoy V 1° et Sd Expert examinateur Dabady Subst. Secrétaire des Provinces étaient encore parties indirectes en leurs qualités d'officiers.

Restait les seuls ff. Magnen et Baron de Tschoudy qui n'étaient pas officiers et encore le dernier était-il véritablement partie indirecte par ses liaisons et son intimité particulière avec les Chm d'orient, que l'intérêt de son grade d'Ecossais d'Ecosse avait fait naitre.

Réhabilitation du frère Ponsard –Exclusion des trois autres f.M

Dans l'intervalle de celle assemblée scandaleuse à celle du 14 mai suivant, six des neuf frères admis a rétractation se rétractèrent et les ff. Duret Guillet et Bigarré qui n’en voulurent rien faire furent exclus :

et le 3 juin ensuite le f. Ponsard fut réhabilité après s’être rétracté de manière que onze des dix huit maîtres qui avoient signé la Protestation restèrent exclus.

Proscription proposée sur f le Boucher de Lenoncourt

En cette même assemblée du 3 juin les Chevaliers d'orient que nous nommerons ainsi pour ne point répéter les noms des triumvirs et adhérents et parce qu'ils commençaient a être ainsi connus, voulant se sacrifier une nouvelle victime, proposèrent la proscription du f le Boucher de Lenoncourt d'après un mémoire arrivé, disait-on, de la Province, dans lequel il était inculpé. Le même frère qui avait osé réclamer en l'assemblée du 5 avril précédent contre l'infraction faite aux Principes naturels et maçonniques, osa encore réclamer contre la violence de condamner un frère sans l'entendre, le Président voulut arguer qu'a tort ou a travers on ne peut se tromper, condamnant un Pervers. Mais le f. Lafin quoique Chevaliers d'orient secondant une motion aussi juste et le Président remarquant l'altération répandue sur toutes les physionomies qui n'étaient pas initiés aux mystères d'iniquité qui s'étaient tramés e t se tramaient encore, retira cette espèce de dénonciation en la remettant pour l'assemblée suivante ou le f. le Boucher de Lenoncourt dit-il serait invité afin de l'entendre dans ses défenses.

En l'assemblée suivante du 17 juillet le f. le Boucher de Lenoncourt ne fut point invité et il ne fut plus parlé de cette prétendue plainte contre lui. Mais le f. de la Chaussée fidèle aux vues de son triumvirat, profita de la suspension des travaux de la GL qu'il eut l'art d'obtenir en 1767 et de la garde forcée des sceaux timbres et archives qu'il s’était réservée malgré le vœu de la C.L. pour exclure ce frère de son autorité privée en annonçant faussement a toutes les loges du Royaume et des Pays étrangers que la GL avait proscrit le f. le Boucher de Lenoncourt.

I es motifs de cette haine implacable sont difficiles a démêler : le f. le Boucher de Lenoncourt évincé des offices de la G.L. par la Domination des Chevaliers d'orient n'était point sans mérite, ni sans lumières il jouissait de la familiarité de nombre d'illustres frères, il en avait proposé quatre pour officiers de la T.RG.L en 1765 après avoir en 1762 réunis les deux partis opposés des ff. Peny et la Corne : il est le premier particulier qui dans la maçonnerie vulgaire ait appris aux Grands, qu'en loge ils doivent l'exemple de vaincre ses passions, de soumettre ses volontés ? aurions-nous deja désignés les motifs de cette animosité, de cet acharnement a lui nuire ? est il nécessaire d'y ajouter, la crainte des triumvirs de voir écrouler l'édifice qu'ils cherchaient a élever sur les débris de la GL qu’ils voulaient détruire si ce frère parvenait a être un des officiers de la T.RG.L ! Ce n'est pas que l'on n'ait insinué sous le sceau du secret que ce f. ne soutenait son existence que par la maçonnerie et les loges brillantes qu'il tenait: mais comment concilier cette imputation rigoriste puisque a supposer que cela soit il ne recevait que des hommes estimables et respectables; avec la délicatesse du f. le Roy, ce laborateur infatigable du triumvirat, lui qui peint si bien la misère des pères qui périssent faute de secours pour élever leurs enfants; qui après avoir été Surveillant du f. le Boucher de Lenoncourt a l'armée, le fut a Paris; même après avoir reçu de lui sans frais des constitutions de Me de loge toutes signées scellées timbrées ainsi qu'il en fut délivrées a plusieurs afin d'égaler le nombre des partisans du f. la Corne a celui du f.Peny lors de la réunion de 1762. Comment concilier toutes ces choses en voyant le f. le Roy constamment des loges ou dans la maison du f. le Boucher de Lenoncourt.

Suppression des Mères Loges

L'assemblée du 14 août fut remarquable en ce que sur des plaintes multipliées contre les loges mères de lyon et Strasbourg que la GL. avait établie en différentes Provinces le 3 juin de l'année précédente 1765.

Elles furent toutes supprimées le dit jour 14 aout 1766. Ce Décret de la G.L,. amené et rédigé par les Chevaliers d’orient fut présenté en rame a signer en G.L. sans timbre ni sceau sur une grande feuille de papier pliée en deux, dont une des pages étaient remplie du Décret par une planche en cuivre burinée qu'ils avoient fait graver a cet effet & imprimer sur la dite page.

Surprise faite à la G.L. par les Chevaliers d’Orient

Munis de ces feuilles, les Chevaliers d’orient qui réunissaient la caisse, aux sceaux, timbres et secrétariat firent graver une seconde planche burinée qu'ils firent imprimer sur l'autre demi feuille de papier qui comprenait le décret signé de la G.L. appliquent ensuite le timbre de la Grande Loge sur le pli de cette feuille et celui des Chevaliers d'orient sur l'autre pli ou revers du Décret de la G.L.; et les sceaux respectifs de la G.L. et de leur prétendu Souverain Conseil des Chevaliers d'orient furent apposés aux Décrets y relatifs : de manière que les deux Décrets ne paraissaient ne faire qu'un, ou au moins être faits d'un commun accord entre la G.L. & les Chers d’orient: vu que l'on faisait ordonner par ces derniers l'exécution du Décret de la G.L..

Abus de confiance prévarication des Chevaliers d’Orient

La Preuve de cet abus de confiance et de prévarication dans les principaux officiers de la G.L. comme de la téméraire usurpation frauduleuse des Chers d'orient, ne parvint a être acquise par le renvoi de quelques loges des Provinces, que pendant la suspension des travaux de la G.L. le soin que les Chers d'orient avaient apporté de n'en répandre aucun exemplaire dans la capitale ayant été extrême.

Le S.C.S.M.L.E. fait proposer son union à la T.R.G.L.

Cette manœuvre ignorée, la Sublime M.L.E. qui en raison des connaissances renfermées dans son sein avait pris le titre de Souverain Conseil des Empereurs d'orient et d'occident Sublime Mère loge (vulgairement dite) Ecossaise du Grand Globe de France gémissant du despotisme que les Chevaliers d'orient exerçaient sur tous les maçons indistinctement despotisme qui aurait entraîné la subversion de la hiérarchie maçonnique pour en arrêter le cours, donna un exemple rare de sa modération, de son désintéressement et de son amour pour le bien général, en faisant proposer a la Grande loge en son assemblée générale du 2 octobre 1766 par son Grand orateur le Rf. Gaillard de confondre les deux autorités pour n'en former qu'une seule en y déposant ses connaissances, titres, meubles et effets.

Cette Proposition était trop conforme au vœu des maçons pour n'être pas reçue par acclamation; elle passait d'emblée avec une reconnaissance vive. Mais le Président, se faisant remplacer, passant ensuite entre les deux Surveillants et avec le cri du désespoir, pérora assez longuement pour que les fondés de Procuration du S.C.S.M.L.E. se crussent permis de lui accorder le délai de la prochaine assemblée générale fixée par les Règlements au 27 décembre suivant, qu'il invoquait afin de voter de nouveau sur l'union projetée.

 Manœuvre des Chevaliers d’Orient pour la faire avorter

Dés lors les Chevaliers d'orient s'attachèrent a faire avorter l'union proposée et la perte du R.f. Labady regardé comme le moteur de cette proposition fut par eux jurée dans leur conciliabule : ou sans rappeler les odieux moyens qu'ils agitèrent, il suffira d'exposer les faits qui en furent la suite pour développer leur insatiable avidité de dominer et combien les moyens leurs coutaient peu. D'un autre coté le Rfi Labady qui avait osé fronder leurs vues quoiqu’alors il fut isolé par les réclamations faites les 5 avril et 3 juin a l'occasion des proscriptions irrégulières prononcées ou que l'on voulait prononcer, avait trop de tort a leurs yeux pour n'en pas faire une hécatombe.

Affaire de Salla contre le R.f. Labady

En l'assemblée du 16 octobre suivant on introduisit sur la scène un de ces esprits inquiets et errants qui ne peuvent se fixer, qui croient n'être bien qu'où ils ne sont pas, qui dans leurs courses vagabondes n’ont recueillis que les vices des nations qu'ils ont fréquentées, sans s'attacher a leurs vertus, du masque desquelles cependant ils cherchent à se décorer, et qui, par l'espoir d'un avantage quelconque, se prêtent a tout ce qu'on désire d'eux. Ce frère, si l’on peut lui donner ce titre avait été trésorier de la loge de Salomon, et pour des raisons particulières à cette R.L, elle l'avait abandonné, même avec les fonds qui appartenaient a la loge d'où il passa a la loge de David ensuite sans qu'elle l'obligeât a restitution ni présentation de certificat et qui finit par le renvoyer.

Accueilli par les Chevaliers d'orient qui venaient de l'admettre parmi eux il se chargea de rédiger un mémoire infamant ou la méchanceté prodigua les calomnies les plus atroces et les invraisemblances les plus monstrueuses contre le Rf. Labady dont il avait eu la confiance jusqu'à ce qu'il en eut été connu; et a l'aide des Chevaliers d'orient ses co-associés il se présenta en G.L. ce qui n'avait pas eu d'exemple jusqu'alors (les seuls M. de L. pouvant y siéger) et demanda des commissaires pour être entendu dans la plainte qu'il entendait rendre contre le Vénérable de la Loge de Salomon. Sur quoi le R.f. Labady sans attendre de Délibération et prenant la parole Nomma les f.f. Moet et le Roy ses ennemis reconnus, pour commissaires, qui, tout en rougissant acceptèrent et balbutièrent que le Rf. Guainard dont la probité était intacte, formerait le troisième avec eux, en ajoutant qu'il fallait au moins un membre du S.C.S.M.L.E. dont il était le Secrétaire général.

F. Thierriat contre le R ;f Gailard

Afin que les Maîtres de loge qui devaient voter sur l'union du S.C.S.M.L.E. avec la T.R.G.L. au 27 décembre suivant fussent en état de le faire avec connaissance de cause le S.C.S.M.L.E. avait ordonné l'impression d'un nombre suffisant du discours du Rf. Gaillard qui fut adressé a tous sans distinction, & cet envoi occasionna une plainte contre ce Rf. aussi dirigé au conventicule des Chevaliers d'orient et que l'un

de ses familiers (le f. Thierriat) ne rougit point de présenter a la GL. en cette même assemblée. Cette plainte aussi ridicule qu'illusoire n'eut aucune suite quoique constatée sur le Registre, et c'était toujours quelque chose pour les Chevaliers d orient.

Observons que les V.M. présents furent si indignés de la conduite des Chevaliers d'orient qu'ils se retirèrent sans vouloir signer les délibérations qui n'eurent que les signatures des ff. Zambault, la Chaussée et Joubert de la Bourdiniere.

Dans l'intervalle de cette assemblée a celle du 15 novembre suivant les deux commissaires nommés par le Rf. Labady n’ayant pu tromper ni séduire le troisième par eux nommé, et ne pouvant l'amener a leurs fins, se réduisirent a vouloir être les médiateurs entre l'accusateur et l'accusé, qui n'ayant que du mépris pour son adversaire et ses lâches calomnies répandues mystérieusement sous le sceau du secret dont on ne voulut pas lui accorder la plus faible communication quels que fussent les moyens qu'il employa pour y parvenir rejeta constamment cette proposition insidieuse.

Annonce publique de la manœuvre des Chevaliers d’Orient

En cette assemblée donc du 15 novembre le f. Moet en rapportant le refus du R.f Labady de se prêter a la conciliation qu'il avait projetée et rédigée mit les papiers dans sa poche en disant que cette affaire ne serait pas jugée par des maçons.

Cependant malgré cette menace que le f. Moet se permit comme attaché alors a M. le Comte de St Florentin, nous allons voir la manière dont elle fut jugée par d'autres que des Maçons; après avoir rappelé qu'étant question dans le projet de conciliation de couvrir par une quittance les fonds de la Loge.. Emportés par le f. Salla le R. f. Labady s'échappa d'un mouvement d'indignation en disant lui présent qu'il lui délivrerait plutôt cent coups de barres.

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 20:55

ÄNNE-CHARLES-SIGISM0ND DE MONTMORENCY-LUXEMBOURG,

ADMINISTRATEUR-GENERAL DE L'ORDRE ROYAL EN FRANCE

Il nous est parvenu un Imprimé, contenant seize pages, commençant par ces mots: La très-respectable Grande Loge, & finissant par ceux-ci : Quand on est tes Frères, F. D. R. signé, à la page treize, DE LETRE, contresigné, LABADY, & scellé, DURET. Nous y avons vu, avec surprise, que des Frères, qui ont concouru à toutes les opérations de la Grande Loge nationale de France, qui en ont signé tous les Procès-verbaux, reconnu l'autorité législative, dont même l'un d'eux a invoqué l'effet, (ainsi qu'il résulte du Jugement qui l'a proscrit de nos Loges pour neuf mois) s’assemblaient clandestinement sous le titre de Très respectable Grande Loge de France, & abusaient de notre nom dans les différentes opérations qu'ils trament, & font passer à nos respectables Loges de Provinces, en se servant de Sceaux & Timbre qu'ils ont rétentionnés, & que depuis nous avons abolis. Pour prévenir toute surprise à cet égard, & arrêter promptement les effets d'un schisme dangereux, nous déclarons formellement, par ces présentes, que nous regardons comme irrégulière, illégale, contraire au bon ordre & à l'esprit Maçonnique, toute composition se disant Grande Loge de France, autre que celle à laquelle nous avons constamment présidé depuis le cinq Mars dernier jusqu'à ce jour, & dont le détail des travaux a été envoyé à toutes les Loges du Royaume, souscrite du TRÈS-VÉNÉRABLE FRERE, Baron de Toussainct en sa qualité de Secrétaire-Général du Grand Orient de France, & du TRES-VENERABLE FRERE Hue de Bréval, en celle de Garde des Sceaux dudit Grand Orient ; & attendu l'abus que nous savons qui a été fait de notre signature & de notre sceau particulier, nous annulons tout titre constitutif & papier Maçonnique, auquel notre signature & ledit sceau seraient apposés sans le Timbre nouveau du Grand Orient & les signatures des deux Vénérables Frères susdits.

Prions le Grand Orient de France d'enregistrer notre présente Déclaration, & d'en faire part à toutes les Loges de la correspondance.

Donné à notre Orient, à Paris, le troisième jour de la troisième semaine du septième mois de l'an de la vraie lumière, cinq mil sept cent soixante-treize, sous le Sceau particulier de nos Armes, & le contreseing de notre Secrétaire.

 

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 20:49

ÄNNE-CHARLES-SIGISM0ND DE MONTMORENCY-LUXEMBOURG,

ADMINISTRATEUR-GENERAL DE L'ORDRE ROYAL EN FRANCE

Il nous est parvenu un Imprimé, contenant seize pages, commençant par ces mots: La très-respectable Grande Loge, & finissant par ceux-ci : Quand on est tes Frères, F. D. R. signé, à la page treize, DE LETRE, contresigné, LABADY, & scellé, DURET. Nous y avons vu, avec surprise, que des Frères, qui ont concouru à toutes les opérations de la Grande Loge nationale de France, qui en ont signé tous les Procès-verbaux, reconnu l'autorité législative, dont même l'un d'eux a invoqué l'effet, (ainsi qu'il résulte du Jugement qui l'a proscrit de nos Loges pour neuf mois) s’assemblaient clandestinement sous le titre de Très respectable Grande Loge de France, & abusaient de notre nom dans les différentes opérations qu'ils trament, & font passer à nos respectables Loges de Provinces, en se servant de Sceaux & Timbre qu'ils ont rétentionnés, & que depuis nous avons abolis. Pour prévenir toute surprise à cet égard, & arrêter promptement les effets d'un schisme dangereux, nous déclarons formellement, par ces présentes, que nous regardons comme irrégulière, illégale, contraire au bon ordre & à l'esprit Maçonnique, toute composition se disant Grande Loge de France, autre que celle à laquelle nous avons constamment présidé depuis le cinq Mars dernier jusqu'à ce jour, & dont le détail des travaux a été envoyé à toutes les Loges du Royaume, souscrite du TRÈS-VÉNÉRABLE FRERE, Baron de Toussainct en sa qualité de Secrétaire-Général du Grand Orient de France, & du TRES-VENERABLE FRERE Hue de Bréval, en celle de Garde des Sceaux dudit Grand Orient ; & attendu l'abus que nous savons qui a été fait de notre signature & de notre sceau particulier, nous annulons tout titre constitutif & papier Maçonnique, auquel notre signature & ledit sceau seraient apposés sans le Timbre nouveau du Grand Orient & les signatures des deux Vénérables Frères susdits.

Prions le Grand Orient de France d'enregistrer notre présente Déclaration, & d'en faire part à toutes les Loges de la correspondance.

Donné à notre Orient, à Paris, le troisième jour de la troisième semaine du septième mois de l'an de la vraie lumière, cinq mil sept cent soixante-treize, sous le Sceau particulier de nos Armes, & le contreseing de notre Secrétaire.

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 20:34

GRAND ORIENT DE FRANCE

21 juin 1771. — La G.-L. de France reprend ses travaux.

24. — Les Frères bannis se présentent à l'assemblée de la Grande-Loge avec l'acceptation, signée de M. le duc de Chartres, de la dignité de Grand-Maître -, ils mettent pour prix, à la remise de cette pièce, le rapport du décret de bannissement prononcé contre eux, et la révision de toutes les opérations faites pendant leur absence. Les conditions sont acceptées ; on rapporte les décrets, et la Grande - Loge procède à l'élection du duc de Chartres comme successeur du comte de Clermont son oncle. Les Frères bannis récriminent de nouveau, dénoncent des abus, des vols, des exactions commises ; ils demandent la nomination d'une commission chargée de présenter un plan pour remédier aux maux qui affligent la Maçonnerie française. La Grande-Loge nomme huit commissaires pour lui faire un rapport à ce sujet.

4 août. — On publie des règlements pour la régularité des travaux des Loges.

10 septembre. —Depuis longtemps, des constitutions avaient été délivrées par des gens de tous les partis à une multitude de Loges en France ; d'autres avaient été expédiées par les Frères bannis ou par MM. Chaillon de Joinville, de La Chaussée, etc., au nom de la G.-L., pendant la suspension de ses travaux ; elle prend un arrêté portant que toutes les Loges de France seront tenues de faire renouveler leurs constitutions, et qu'à cet effet, toutes celles existantes seront déposées à son secrétariat pour être examinées par six commissaires, afin de les viser et de fixer la préséance des Loges.

17 octobre. — Circulaire de la Grande-Loge de France, annonçant l'élection de M. le duc de Chartres à la dignité de Grand-Maître , et son acceptation ; elle avertit les Loges que l'installation du Grand-Maître doit avoir lieu à la fin de novembre 1771, et les invite à assister, par députés, à cette solennité. Dans cette même circulaire elle fait part du projet qu'elle a d'écrire l'histoire générale de l'Ordre maçonnique en France ; elle demande des renseignements à ses administrés. (Cet ouvrage n'a pas été fait).

17 décembre. — Établissement de vingt-deux Grands-Inspecteurs provinciaux chargés de visiter toutes les Loges du royaume, de maintenir l'exécution des règlements, de vérifier les registres des Loges , de constater l'état des travaux, à la charge de tenir écritures de leurs opérations pour en rendre compte à la Grande-Loge dans les assemblées de communication de quartier. La durée de ces fonctions est fixée à trois ans.

1772-, on présente le plan d'une nouvelle Constitution pour l'Ordre Maçonnique en France. Il est arrêté par les huit commissaires de la Grande-Loge,

Ils déclarent, le 24 décembre, que l'ancienne Grande-Loge de France a cessé d'exister ; qu'elle est remplacée par une nouvelle Grande - Loge nationale , laquelle fera partie intégrante d'un nouveau corps qui administrera l'Ordre sous le titre de GRAND ORIENT DE FRANCE.

5 mars 1773. — Première assemblée du Grand-Orient dans sa G.-L. nationale.

8. — Il confirme la nomination faite par la G.-L. de France, le 24 juin 1771 de S. A. S. le duc de Chartres pour G.-M. , et du duc de Luxembourg pour Administrateur-général.

9- — Il proclame la Grande-Loge nationale de France comme le seul et unique Tribunal réunissant la plénitude des pouvoirs de l'Ordre.

7 et 14 avril. — Des députés des Maitres de Paris se réunissent à ce corps ; on s'occupe de la rédaction des statuts.

14 juin. — Suppression de l'inamovibilité des Maîtres de Loges pourvus de constitutions personnelles.

26. — Le code des nouvelles lois maçonniques est définitivement arrêté ; on ordonne son impression et son envoi aux Loges.

12 juillet. — Érection des trois Chambres d'administration , de Paris et des provinces.

L'abbé Rozier présente un projet d'établissement des Grandes-L. provinciales.

24. — Installation des trois Chambres par le duc de Luxembourg. Une commission est nommée pour faire un règlement de discipline pour ces Ateliers.

26 — Dénonciation d'un libelle injurieux au Grand-Orient ; arrêté portant que ses auteurs seront recherchés et punis.

I°- septembre. — Arrêté portant que tout rétentionnaire des archives de l'ancienne Grande-Loge sera tenu de les remettre dans les mains de M. Méry d'Arcy, Garde des sceaux du G. O., à peine de suspension.

22 — Dénonciation d'un imprimé de seize pages, dirigé par la Grande Loge de France contre le G. O., et lettre du duc de Luxembourg, par laquelle il déclare qu'il regarde comme illégale et contraire au bon ordre et à l'esprit maçonnique une réunion de certains Maçons se disant Grande-Loge de France, retenant illégalement les sceaux du G. O., et s'en servant pour sceller des constitutions, etc.

28 octobre.- Installation de Louis-Philippe-Joseph d'Or¬léans , duc de Chartres, prince du sang, à la dignité de Grand-Maître de toutes les Loges régulières de France. La cérémonie a lieu dans la petite maison du prince dite la Folie-Tilon , rue de Montreuil, faubourg St.-Antoine.

27.décembre —— Suppression de la nouvelle Grande Loge nationale, et création d'une Chambre de conseil investie de ses attributions ; décret portant que toutes les Loges de France seront tenues de faire renouveler leurs constitutions.

GRANDE LOGE DE FRANCE.

17 juin. —Les Maitres de Loges parisiens, qui ne veulent pas que soit supprimer l’inamovibilité des Maitres, se réunissent sous couvert de la Grande Loge de France.

La Grande Loge de France, déclare le nouveau corps qui s'est formé auprès d'elle , à Paris, sous le titre de Grand Orient, subreptice, schismatique et illégalement formé par une poignée de factieux.

Les huit commissaires qu'elle avait nommés en 1772 pour lui faire un rapport sur les abus introduits dans l'Ordre, sont déchus de tous privilèges maçonniques , dégradés du titre de Maçons et dénoncés à toutes les Loges de France comme des infâmes qui avaient trahi les intérêts de la Grande-L. en se rangeant du côté des factieux et en contribuant ainsi à la formation du soi disant Grand-Orient.

IER. septembre. — La Grande-Loge de France voulant arrêter les désordres qui devaient, selon elle, résulter des troubles occasionnés par le schisme introduit, députe M. Duchaussoy au Grand-Orient assemblé, avec mission de rappeler ces Frères à leurs devoirs et à leurs obligations, et de leur remettre en même temps les arrêtés pris contre eux.

Le député fut admis dans l'assemblée ; mais à peine eut-il exposé le sujet de sa mission, qu'il fut sommé de se retirer ; le G. O. lui déclara qu'il ne reconnaissait d'autre corps régulier en France que lui-même, et que les écrits qu'il présentait au nom d'une soi disant Grande-Loge ne méritaient aucune attention.

23 octobre. — Circulaire aux Loges de France, en réponse à la lettre adressée par M. le duc de Luxembourg au G. O., le 22 septembre précédent. La Grande-L. défend à celles de sa juridiction de reconnaître les arrêtés du G. O.

24 décembre. — Nouveaux décrets contre le G. O. — La Grande-Loge casse tous ses arrêtés, défend aux Loges de Paris et des provinces de se réunir à lui, enjoint à celles qui l'ont reconnu de s'en séparer à l'instant, sous peine d'être supprimées de la liste des Loges régulières de sa juridiction.

ACTA LATAMORUM
C-A THORY

 

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 13:52
Un petit Bijou, publié par nos Frères d'Espagne

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Cuadro de colaboradores del presente número

Agradecimientos especiales

EDITORIAL

Un puente sobre ritos diferentes

MITOS Y REALIDAD

por Charles PORSET

Sobre los ÓRDENES DE SABIDURÍA Y ALTOS GRADOS

por Joaquim VILLALTA

 EL RITO FRANCÉS

por Javier OTAOLA

CARACTERÍSTICAS DEL RITO FRANCÉS

por Jean VAN WIN

DISERTACIONES SOBRE EL RITO FRANCÉS

por Roger DACHEZ

CON RESPECTO AL RITO MODERNO LLAMADO «FRANCÉS»

por Ludovic MARCOS

Reflexiones a vuelapluma SOBRE EL RITO FRANCÉS Y SU PRÁCTICA

por Víctor Guerra

Situación y prospectiva del RITO FRANCÉS EN ESPAÑA

REDACCIÓN

EL RITO FRANCÉS EN AMÉRICA

por Rodrigo Álvarez Reynal

APROXIMACIÓN BIBLIOGRÁFICA PARA CONOCER EL RITO FRANCÉS

Catálogo editorial de MASONICA.ES


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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 20:18

2° Partie

La réunion faite en 1762 des deux corps qui avaient existé sous le titre de G.'. L.'. n'avait pas pu satisfaire tous les esprits, ni remplir toutes les prétentions, les partis se distin¬guèrent encore. On reconnaissait toujours les partisans du F.'. Pény : ceux d'entre eux dont l'ambition n'avait pas été satisfaite de la nomination des officiers cherchaient encore à rallumer le feu de la division : les travailleurs de la G.'. L.'. ceux qui, par leur intelligence, dirigeaient les opérations et qui en soutenaient le poids étaient du parti opposé. Ils se trouvaient en but à l'envie des mécontents et cette envie rejaillissait sur tout le parti du F.', de Jonville.

Les Pénitiens (qu'il me soit permis de me servir de cette expression) [en italique, dans le texte, toute la parenthèse] se trouvèrent secourus par un troisième parti qui n'aurait dû avoir aucune influence sur les opérations de la G.'. L.'. le troi¬sième parti était un conseil de grade supérieur, prenant le titre de Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident, souve¬rain Mère Loge écossaise. Je connais ce grade, quoique je ne l'aie pas reçu ; et le peu d'analogie que je lui trouve à la M.', me met en droit de lui refuser cette importante considération qu'on a cherchée par toutes sortes de voies et qu'on est par¬venu à lui donner. Le F.'. Pirlet, Maître tailleur et Maître de Loge qui a élevé ce conseil a toujours cherché à le faire domi¬ner sur la G.'. L.'., pour y réussir, il a tout tenté ; il y a attiré un nombre considérable de Maîtres de Loges pour se ménager dans les assemblées un nombre de suffrages capables de faire passer des propositions qu'il y ferait hasarder pour l'exécution de son projet ; mais avant de le faire éclore on a essayé de porter un coup accablant au F.', de Jonville dans la personne de son chef qui l'était en même temps de la G.'. L.'.. Le F.'. Pirlet s'est rendu en G.'. L.". accompagné non seulement de tous les MM.', de LL.'. qui étaient membres de son Conseil ; mais encore de plusieurs particuliers qui n'étant point Maîtres de LL.'. ; n'avaient pas le droit d'assister aux délibérations de la G.'. L.'.. Dans cette assemblée si irrégulièrement composée on porta plainte contre le F.', de Jonville en son absence, on proposa de le juger sans l'entendre, sans lui communiquer les chefs d'accusation, sans même les vérifier. Le projet était formé de le condamner, de le destituer de sa place de Substitut Général et d'y nommer un Maître de L.'. membre du Conseil du F.'. Pirlet ; les FF.'. Moët, le Roy et moi nous nous élevâmes contre un procédé si contraire aux règles et à l'esprit maçonnique. Cette odieuse cabale fut démontée, on ordonna la vérification des chefs d'accusation portés contre le F.', de Jonville, ils se trouvèrent faux.

Ce coup manqué, le F.'. Pirlet, obligé d'attendre quelque circonstance plus favorable à l'exécution de son projet se contenta de travailler à en préparer la réussite par des opérations sourdes ou surprises. Il a reçu dans son conseil tous les Maîtres de L.'. qu'il a pu gagner. Il a fait constater sur les registres de la G.'. L.'. le refus qu'elle faisait de connaître les grades supérieurs pour en induire par la suite qu'elle en renvoyait la connaissance aux conseils des hauts grades.

Sont survenus les événements de la nomination des officiers de la G.'. L.'. faite à la Saint-Jean d'hiver 1765, des protestations formées par ceux dont cette nomination n'avait pas secondé les projets ambitieux, du libelle diffamatoire par eux enfanté, des décrets d'exclusion qui en ont été la juste punition : des membres bannis par ces décrets plusieurs étaient membres du Conseil du F.'. Pirlet. Pendant que la G.'. L.'. était agitée par les troubles qui excitaient les FF.', exclus soit à l'extérieur de la G.'. L.'. en élevant une seconde G.'. L.'., soit à l'intérieur de la véritable G.'. L.'. par la fermentation que les mécontents excitaient dans les esprits de leurs partisans, de leurs co-membres du Conseil du F.'. Pirlet, ce F.', fit encore une tentative pour substituer l'autorité fantastique de son Conseil d'Empereurs d'Orient et d'Occident à l'autorité réelle et reconnue de la G.'. L.'. ou au moins pour absorber cette autorité légitime par une union à celle chimérique et illégale de son Conseil. Au nombre des membres du Conseil du F.'. Pirlet était le F.'. Gaillard qui y était décoré de l'Office d'Orateur : il était Maître de L.'. sans être officier de la G.'. L.'.. Ce n'est pas qu'on ne rendit hommage à ses lumières, à ses talents et à son caractère ; mais on lui disputait la qualité de Maître de L.'.. On prétendait qu'il était constitué pour la Province. Le F.'. Pirlet engagea le F.'. Gaillard à faire un discours dont le but était d'unir à la G.'. L.'. le Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident ; de diviser ces tribunaux en trois Chambres ; l'une pour connaître seulement du symbolique ; l'autre des grades supérieurs, jusques et y compris l'Ecossisme : le F.'. Gaillard fit ce discours qu'il lut en G.'. L.'., le 2 octobre 1766 et dans lequel il se servit de toutes les ressources de l'esprit et de l'éloquence pour persuader les avantages et même la nécessité de l'union qu'il proposait et établir les droits du Conseil dont il était l'organe. Il demanda que le décret d'union fut rendu sur-le-champ, et il avait raison d'être si pressant ; il sentait combien l'examen ferait de tort à sa proposition ; la moindre réflexion en eut découvert l'illusion et l'impossibilité : l'union des deux corps était impossible sans analogie entre eux et il ne pouvait pas y avoir d'analogie entre un Conseil de grades supérieurs et encore moins entre celui du F.'. Pirlet et le Tribunal composé de Maîtres de LL.'. qui, essentiellement ne peut connaître que trois grades symboliques, puisque la connaissance d'aucun grade supérieur n'est requise pour parvenir à la Maîtrise ou à la Présidence d'une L.".. D'ailleurs la G.'. L.'. ne peut connaître que du symbolique, en reconnaissant en elle des Tribunaux de grades supérieurs elle devenait nécessairement subordonnée à son autorité et renonçait à la primatie qu'elle avait toujours eue sur la M.', symbolique, seule M.', réelle et universelle, d'autres inconvéniens sans nombre rendaient impossible cette union proposée. Les FF.'. Moët, le Roy et moi et quelques autres les saisirent au premier aspect ; mais ils voyaient que le F.*. Pirlet avait dans la G.'. L.'. un parti auquel les simples raisonnements et les principes ne résisteraient pas ; pour sauver la G.'. L.'. de l'erreur dont elle était prête de se rendre elle-même la victime, ils n'imaginèrent d'autre moyen que celui d'éluder, en demandant que le Mémoire du F.'. Gaillard fut communiqué pour examiner la proposition d'union qu'il contenait, cet avis passa malgré la cabale et les projets du F.'. Pirlet furent encore déconcertés cette fois. Cependant comme on se proposait de remettre l'affaire en délibération, le F.'. Gaillard fit imprimer son Mémoire, le distribua avec profusion aux Maîtres de LL.'. pour perpétuer le prestige qu'il se flattait d'avoir opéré dans les esprits.

Au commencement de 1767, les ordres du gouvernement ont forcé la G.'. L.'. de cesser ses fonctions ; son inaction a favorisé les troubles ; les FF.', bannis ont formé un parti qui a délivré des constitutions ; le conseil du F.'. Pirlet en a délivré de son côté ; j'en ai délivré de l'ordre du Substitut Général ; des membres de l'ancienne G.'. L.'. se sont rassemblés pour tenter la reprise des travaux ; mais le F.*, de Jonville loin d'avouer leurs démarches, s'y est refusé ; ils n'en ont pas moins opéré et ont constitué les LL.*. ; ainsi, lors de la nomination du G.'. M.', actuel il y avait quatre partis : la G.'. L.'. des FF.". Peny, Duret et l'Eveillé ; le Conseil supérieur du F.". Pirlet qui en délivrant des constitutions s'arrogeait les fonctions de G.". L.'. ; les membres de l'ancienne G.'. L.'. qui prétendaient en avoir repris les travaux et dont les opérations étaient désavouées par le F.', de Jonville, enfin le F.', de Jonville, auquel les FF.'. Moët, le Roy, moi et quelques autres membres de l'ancienne G.'. L.". étaient restés attachés. Ce quatrième parti était depuis les circulaires de 1769 réduit à une inaction totale ; mais il conservait le dépôt des registres, sceaux, timbres et archives de la G.'. L.'. qui étaient entre ses mains.

La nomination du successeur du Comte de Clermont et de son Substitut Général a été l'ouvrage des FF.', exclus. Ce parti puissant par cette nomination s'est accru des forces du Conseil du F.'. Pirlet. Enfin au mois de juin ou juillet 1771, ils ont convoqué les membres de l'ancienne G.'. L.'.. Le F.'. Moët n'était plus à Paris ; le F.', le Roy était malade, presque tous les autres membres dont les vœux avaient été prévenus ou remplis par ces nominations n'en ont envisagé que l'éclat ; l'irrégularité leur en a échappé : ils ont plié sous le pouvoir dont les deux autres partis étaient armés ; ils ont honteusement souscrit l'union avec les FF.', contre lesquels il existait des décrets d'exclusion ; en vain ai-je réclamé les règles, je me suis trouvé l'objet d'une plainte, je me suis vu sacrifié à la vengeance que les FF.', bannis voulaient prendre de la G.'. L.'.. Je n'ai pour ressource que de vaines protestations qui n'ont pas été écoutées : les opérations se sont succédé rapidement ; mais toutes marquées au sceau de la régularité. Le F.'. Labady voulait retirer de mes mains le dépôt des registres, des sceaux et des archives ; j'avais déclaré hautement que je ne le remettrais qu'au corps dans lequel la régularité des opérations put me montrer la véritable G.'. L.'.. Le F.'. Labady crut que la cause de ma résistance n'existait que dans la plainte qu'on avait reçue contre moi ; il n'eut qu'à proposer et elle fut supprimée.

Ce n’était pas assez pour moi, je n'étais pas coupable, je ne voulais qu'il restât de soupçon. Je me trouvais à une assemblée le 7 octobre 1771 ; j'y lus ma justification, je voulus bien sacrifier à la paix la punition de mes accusateurs, je me contentais de la suppression de la plainte ; mais j'insistai malgré cette suppression à ce qu'on nommât des commissaires pour éclaircir et vérifier avec le plus scrupuleux examen le reproche de concussion que contenait cette plainte. On me dit que cet examen était inutile, que ma probité trop connue était à l'abri de tout reproche. On me refusa, je renouvelai ma déclaration que je ne remettrais le dépôt des archives et des sceaux que lorsque la régularité des opérations me permettrait cette remise ; à cette assemblée se trouve le F.', le Roy il lut un discours où il mettait dans le plus grand jour l'irrégularité des opérations ; l'opprobre dont elles couvraient la G.'. L."., le danger qu'il y aurait à les annoncer aux Provinces avant de les réformer ; enfin la nécessité dont il était pour l'extinction des troubles que les signatures les plus connues de l'ancienne G.'. L.'. concourussent à l'annonce de la reprise des travaux. Son discours fit impression sur tous les esprits, malgré les efforts du F.'. Labady pour qu'on laissât subsister toutes les opérations dans l'état où elles étaient, la G.'. L.'. nomma des commissaires pour examiner les moyens de concilier les opérations anciennes avec les nouvelles et de donner à ces dernières le caractère de régularité qui leur manquait. Les FF.'. Daubertin, Labady, le Roy et moi furent du nombre des commissaires. Le F.'. Daubertin fait pour suivre et apprécier un raisonnement ne put disconvenir des principes réclamés par le F.', le Roy et de reconnaître que les nouvelles opérations s'écartaient absolument de ces principes : il convint que les FF.', exclus ne pouvaient figurer dans les opérations de la G.'. L.'. qu'après que les décrets prononcés contre eux auraient été révoqués. Il convint de la nécessité de concilier l'honneur de la G.'. L.'. avec celui des FF.', qui réclamaient contre ces décrets. Le F.". Labady membre de l'ancienne G.'. L.'. qui aurait dû la défendre contre les nouvelles opérations qui la déprimaient, le F.'. Labady fit au contraire tous ses efforts pour que ces opérations subsistassent : il ne tint pas à lui que l'assemblée des commissaires ne se rompît et qu'on ne vît le schisme et les divisions se renouveler ; cette conduite de sa part avait un but : en s'attachant au parti des FF.', bannis, il s'en était concilié les esprits ; ses manœuvres les avaient subjugués, il avait dirigé la nomination des officiers ; il en avait écarté tous ceux dont les lumières et la fermeté auraient pu gêner l'administration arbitraire qu'il voulait envahir : il n'y avait admis que de ces génies ou bornés ou indolents qui ne peuvent ou ne veulent rien examiner ou des F.', trop livrés aux occupations de leur état civil pour pouvoir prendre connaissance des opérations maçonniques. Le F.'. Daubertin était de ces derniers, ses occupations civiles ne lui permettaient pas de remplir celle de son office de Secrétaire Général. Le F.'. Labady l'avait prévu, il s'est fait nommer secrétaire au département des Provinces et en cette qualité, il a envahi les fonctions les plus importantes du Secrétaire Général et entre autres la correspondance des Provinces : il craignait qu'en régularisant les opérations de la G.'. L.'. le retour des principes ramenât dans le sein de la G.'. L.'. ceux qui en avaient anciennement soutenu la gloire et les travaux et que leur intelligence n'aperçut le vice des opérations qu'il concertait seul et ne fit enfin réprimer le despotisme qu'il s'était arrogé. Mais il échoua encore dans ce projet ; les commissaires adoptèrent un plan présenté par le F.*, le Roy, pour la délibération de la reprise des travaux, pour la révocation des décrets d'exclusion et pour la nomination du G.'. M.', et de son Substitut Général. Ce plan a été arrêté dans une assemblée générale de la G.-. L.'. tenue le 17 octobre 1771 et que l'on a antidatée du 21 juin pour lui donner une époque antérieure à celle de la nomination du G.'. M.', et de son Substitut Général qui est du 24 juin 1771. A la suite de cette opération je remis ma démission de la place de Garde des Sceaux et d'Archives et la G.*. L.'. pour récompenser mon zèle m'accorda d'une voix unanime le brevet de Grand Garde des Sceaux et Archives honoraire dans lequel on me conserva les prérogatives de ma place, même l'inspection de toutes les LL.-. que je visiterais. Il fut signé du R.'. F.'. Duc de Luxembourg et de tous les membres de la G.'. L.'.. Vous devez, mes FF.', avoir copie de toutes ces opérations générales dans une circulaire qui a dû vous parvenir en Novembre, Décembre ou Janvier dernier ; mais ce que vos précis ne vous apprennent pas c'est que l'on doit la régularité de cette opération au F.', le Roy qui a eu le courage de s'élever contre les opérations irrégulières et déshonorantes qu'on avait forcé la G.'. L.'. à faire et que c'est au jugement sain du F.'. Daubertin qu'on doit la levée des difficultés comme la vengeance l'animosité du parti opposé et les vues ambitieuses du F.'. Labady apportaient à cette opération.

Le F.'. Pirlet ne perdait pas de vue son projet favori d'élever son Conseil sur les ruines de l'autorité de la G.'. L.'.. Le F.'. Labady, membre de ce Conseil, avait fait une tentative d'union par un discours qu'il prononça dans une des assemblées tenues par quelques Maîtres pour la reprise des travaux en 1770 ; mais le projet échoua encore. Le F.'. Pirlet ne perdit pas l'espérance que ne devait-il pas attendre du secours du F.'. Labady? Fatigués d'avoir tant de fois proposé infructueusement à la G.'. L.'. cette union si désirée et si dangereuse pour la G.'. L.'., les FF.'. Pirlet et Labady prirent le parti de forcer le suffrage de la G.'. L.'. et voici comment ils s'y prirent; le Conseil du F.'. Pirlet offrit au G.'. M.', la grande Maîtrise et au Substitut Général la présidence perpétuelle de ce Conseil. Le R. F.'. Duc de Luxembourg accepta pour lui et promit de faire agréer la Grande Maîtrise au Sérénissime Prince Duc de Chartres, en conséquence, en l'assemblée de G.'. L.'. en laquelle le F.'. Substitut Général, vint présider et s'installer, le F.'. Labady lut le projet du procès-verbal d'acceptation du Sérénissime Grand Maître, ce projet était l'ou¬vrage du F.'. Labady il y avait inséré, non seulement la procla¬mation faite en G.'. L.". de son Altesse Sérénissime pour G.". M.', des LL.'. régulières mais encore celle faite de la personne de ce prince dans le Conseil du F.'. Pirlet pour souverain G.'. M.*, de tous les Conseils, Chapitres et LL.'. Ecossaises de France, au moyen de cette double proclamation insérée dans le même acte le projet contient l'acceptation faite par le Prince et de l'une et de l'autre Grande Maîtrise, on a eu grand soin d'y spécifier nommément le grade des Empereurs d'Orient et d'Occident et on y a fait ajouter au Prince que cette double acceptation a pour objet de concentrer toutes les opérations Maçonniques sous une seule autorité. Ce projet a passé sans réclamation, soit que le danger de l'union de ces grandes Maîtrises dont une seule acceptation ait échappé à tous les FF.', présents, soit que la présence du Substitut général ait fermé la bouche à ceux qui auraient pu s'élever contre.

Le Prince a souscrit son acceptation dans la forme contenue au projet, cette acceptation ne pouvait pas se diviser entre les deux corps dont elle embrassait la Grande Maîtrise, il fallait qu'elle fut remise à la G.'. L.'. ou au Conseil du F.'. Pirlet ce dernier corps particulier l'emporta sur la G.'.L.'. corps représentatif de tous les Maçons. Ce fut à ce Conseil que le F.'. Labady remit l'acceptation du Prince. Quelques membres de la G.'. L.'. instruits de cette remise provoquèrent une assemblée générale où le procédé du F.'. Labady fut taxé de prévarication, il se dispensa de se trouver à cette assemblée : quelques membres du Conseil du F.'. Pirlet osèrent mettre en question si l'acceptation du G.'. M.', devait appartenir à la G.'. L.'. ou à leur Conseil. La clameur universelle les obligea d'abandonner cette question ; ils essayèrent de prendre la défense du F.'. Labady et d'apporter des raisons de le dispenser de remettre cette pièce ; mais les esprits étaient échauffés ; il y eut des avis ouverts pour révoquer le F.'. Labady de son office de Secrétaire comme prévaricateur. Pour détourner cet orage les membres du Conseil du F.'. Pirlet s'avisèrent de protester contre la nomination des officiers actuels, comme faite illégalement et sans Assemblée, les officiers défendirent leur nomination et soutinrent que sa validité ne pouvait même pas être mise en délibération ; enfin, après un choc impétueux de tous les partis les uns contre les autres, le parti du F.'. Pirlet (quoique divisé parce que plusieurs de son Conseil étaient également officiers de la G.'. L.'.) parvint à apaiser l'orage élevé contre le F.'. Labady. La délibération se borna à les enjoindre de se trouver en personne à la prochaine assemblée pour représenter et remettre à la G.'. L.'. l'acceptation du sérénissime G.'. M.'.. Dans l'intervalle de cette assemblée où devait apparaître le F.'. Labady, on fit une assemblée secrète, où l'on se proposait de dresser un acte de protestation contre la nomination des officiers ; mais ces protestations n'eurent pas lieu : enfin la G.'. L.'. se rassembla, le F.*. Labady rapporta l'acceptation du Prince ; nouvelle protestation pour savoir qui en serait dépositaire ; naturellement elle devait être remise aux archives ; mais on ne voulait pas reconnaître la nomination des officiers ni par conséquent la Garde des Archives : d'ailleurs cette pièce était trop importante et revêtue d'une signature trop auguste pour qu'on put la risquer dans le dépôt actuel des archives, c'était l'exposer aux regards indiscrets de ceux chargés des visites nocturnes de la Police ; le Garde des Archives étant par état sujet à ces visites comme tenant un hôtel garni : cette pièce fut remise entre les mains du F.*, de Puisieux, non comme officier de la G.'. L.'. mais doyen des MM.', de LL.'. on l'a retiré des mains de ce F.', parce que la G.'. L.'. toujours conséquente, toujours uniforme dans ses opérations a par une nouvelle opération ordonné qu'elle serait remise entre les mains du Secrétaire Général pour être communiquée à un seul commissariat établi et dont je vais vous parler.

Le F.'. Pirlet quoique dénanti de cette pièce ne l'a pas moins fait servir à ses projets, elle contenait que l'union des Grandes Maîtrises avait pour objet de concentrer toutes les opérations Maçonniques sous une seule autorité ; mais l'union des Grandes Maîtrises ne suffisait pas pour que les opérations Maçonniques fussent concentrées sous une seule autorité. Il fallait encore l'union des corps dans lesquelles s'exécutaient les différentes opérations de grades symboliques et de hauts grades, telle fut, sans doute, l'explication que le F.'. Labady dut donner au Substitut Général de cette clause qu'il n'avait pas insérée sans dessein dans le procès-verbal d'acceptation. Le F.'. Labady que son office de Secrétaire met à portée d'approcher le Substitut Général lui présente sans doute le vœu du Conseil pour cette union, les avantages qu'en retirerait la Grande L.'. même la nécessité et vraisemblablement il ne lui en présenta point les inconvéniens ; enfin le Substitut Général dans une lettre adressée à la G.'. L.'. marqua ses intentions pour cette réunion qui fut, en conséquence, aussitôt acceptée que proposée et après que cette réunion fut arrêtée on nomma des Commissaires pour en combiner les moyens d'en régler les opérations et faire les nouveaux règlements que la nouvelle composition de ce corps monstrueux pourrait exiger : c'est ainsi que s'est opérée cette union fameuse dont l'effet doit infailliblement transporter au Conseil du F.'. Pirlet toute l'autorité qu'avait la G.". L.'. sur les Maçons de Paris et des Provinces ou anéantir cette autorité par le refus peut-être légitime que feront les LL. : de Provinces de continuer à un tribunal qu'elles ne reconnaissent plus, une obéissance qu'elles n'avaient promise qu'au corps composé des chefs des sociétés particulières, aux seuls Maîtres de LL. : considérés comme tels et non comme revêtus de grades supérieurs, grades sur le nombre et la proéminence desquels jamais tous les Maçons ne seront d'accord, parce que la plupart de ces grades, même des plus accrédités n'est que la production informe de cerveaux échauffés par l'enthousiasme, l'intérêt ou le bel esprit, sans aucune analogie au fonds de nos mystères : c'est l'opération de cette union qui a asservi les volontés de tous les Maîtres de LL. membres du Conseil du F.'. Pirlet à celle du F.'. Labady qui a été la cheville ouvrière de cette union par l'aspect d'utilité sous lequel il a eu l'art de la présenter au Substitut Général.

Avant cette union qui est une des dernières opérations de la G.'. L. : il y avait une multitude de partis différens, les deux qui avaient subsisté avant l'union de 1762 et dont le levain était toujours resté dans le cœur de ceux qui enviaient aux travailleurs la considération que leur avaient mérité leurs travaux ; le parti du F.'. Pirlet qui devint le dominant en nombre, parce qu'il attira dans son Conseil la majeure partie des MM.-, de LL.'., le parti des MM.', qui avaient été exclus de la G.'. L.'. et qui s'étaient élevés sur ses débris pendant sa suspension avaient seuls fait la nomination du G.'. M.', et du Substitut Général parti peu nombreux par la quantité des constitutions qu'ils avaient livré sans choix ; le parti des membres de l'ancienne G.'. L.'. qui, en 1770, avait tenté de reprendre les travaux ; enfin le parti peu nombreux de ceux qui étaient restés fidèles aux principes de la régularité ; ce dernier parti n'avait plus de prétentions depuis qu'on avait refondu et régularisé les opérations, il s'était réuni à la G.". L.'. mais n'ayant pas approuvé aucun des autres partis, il se trouvait en but à tous les autres qu'il avait également contredit, ces différents partis se subdivisaient encore en d'autres partis composés d'un côté des officiers de la G.'. L.'. et de l'autre de ceux qui avaient protesté contre la nomination de ces mêmes officiers mais les membres de ces partis se trouvaient confondus dans les autres. Le F. : Labady avait su s'assujettir les trois plus nombreux : celui du F.'. Pirlet par ses bons offices pour l'opération de l'union, celui des FF. :, exclus pour ses souplesses, celui des FF.', de la G.'. L.'. comme y jouant le rôle le plus important par ce que ces fonctions ou du moins celles qu'il avait envahies aux dépens de la place de Secrétaire Général l'approchaient du chef ; les mêmes raisons lui donnaient le plus grand poids dans le parti des MM.', réunis en 1770. Il s'était empressé de concourir avec eux dans la reprise des travaux ; d'ailleurs la plupart des membres de ce parti l'était aussi de l'un des trois autres, ainsi, il ne doit pas paraître étonnant que le F.'. Labady entouré de tant de partisans qui étaient en même temps les « admirateurs » de son zèle et de ses travaux dont ils n'approfondissaient ni les motifs ni les résultats prêts dans la G.'. L.'. tout ce et comme ses propositions devinrent des oracles et des lois : il n'avait à combattre qu'un petit nombre de Maîtres de L.'. qui ne voulaient épouser aucun parti ; c'était les membres du Conseil des Chevaliers d'Orient dont je suis le Garde des Sceaux et Archives perpétuel, peu curieux d'une influence particulière de l'administration de la G.'. L.'. ils y assistent quand ils sont appelés ; mais dans leur petit nombre se trouvent des FF.', qui connaissent les principes de notre ordre qui y sont attachés et qui réclamaient contre le moindre écart de ces règles. Le F.'. Labady qui craignait leurs lumières s'est attaché à les rendre suspects, en prêtant des vues ambitieuses à un décret unique que le Conseil des Chevaliers d'Orient avait cru devoir rendre pour secourir l'autorité de la G.'. L.'. en 1766. La G.'. L.'. fatiguée des plaintes multipliées qui lui étaient adressées contre la tyrannie des mères LL.'. et contre les entreprises des collèges de grades supérieurs sur les LL.'. symboliques, rendit le 14 août un décret qui supprime les mères LL.'. en révoque les constitutions et qui fait défense à toutes les LL.'. symboliques de reconnaître l'autorité que les Collèges de grades supérieurs prétendaient s'arroger ; comme ce décret qui frappait sur les collèges de grades supérieurs pouvait en être méconnu le Conseil des Chevaliers d'Orient en rendit un par lequel il enjoignit à tous Maîtres gradués de concourir à l'exécution de celui de la G.'. L.'. et d'y employer les forces de la supériorité de son grade ainsi qu'au maintien de l'autorité législative de la G.'. L.'.. C'est ce décret dont tout l'objet est d'attester aux Maçons gradués que la G.'. L.'. est le seul tribunal qui puisse dicter des lois aux Maçons symboliques c'est ce décret que le F.'. Labady s'est avisé de dénoncer comme entreprise sur l'autorité de la G.'. L.". et c'est par cette imputation démentie par la pièce elle-même qu'il a cherché de rendre tous les membres de la G.'. L.'. membres de ce Conseil suspects d'ambition et à les présenter comme cherchant les occasions de s'élever sur l'autorité de la G.'. L.'.. Il n'aurait pu s'il avait été de bonne foi reconnaître une différence bien sensible entre le Conseil des Chevaliers d'Orient et celui du F.'. Pirlet ; le premier n'a jamais cherché à s'accroître. Le F.'. Labady n'a pas pu y être admis, il ne s'est communiqué à l'extérieur que pour publier l'autorité de la G. : L. :. Il n'a jamais délivré de constitutions de L.'. symboliques. Celui du F.'. Pirlet au contraire, a englobé presque tous les membres de la G.'. L.'. et pendant son inaction s'est arrogé le droit d'accorder des constitutions : si l'un des deux corps peut être taxé d'ambition et d'entreprise sur les droits de la G.'. L.'., assurément ce ne sera pas à celui des Chevaliers d'Orient que l'impartialité en fera le reproche.

Tel est au vrai, mes FF.', le tableau des révolutions qui n'ont cessé d'agiter la G.'. L.'. de France, tel est le système harmonique qui la dirige depuis quelque temps : plusieurs députés des Provinces y ont été admis et en ont fondé l'intérieur, sur l'ordre et la décence qui y règnent, consultez leur témoignage, je ne crois pas qu'ils me taxent d'avoir grossi les objets, au contraire, je vous ai épargné les détails ; je me suis borné à vous donner une idée générale qui put vous servir à apprécier l'injustice du décret par lequel on cherche à flétrir ma réputation et la partialité de ceux qui l'ont rendu : il me reste à vous parler de ce qui m'est personnel c'est-à-dire des accusations portées contre moi, des voies tyranniques par lesquelles on a cherché à se rendre maître de l'instruction, du refus odieux qu'on a fait d'écouter ma défense ; enfin de l'opiniâtreté avec laquelle mes parties ont voulu rester mes juges et interdire aux FF. :, honnêtes qui me rendent justice le droit de voter à mon jugement.
 

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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 22:45

Bref rappel historique

En 1758, le Grand Maitre de la Grande Loge de France, le Comte de Clermont, va nommer Jacques Lacorne, Substitut Particulier du Grand Maitre.

Celui-ci, en cette qualité, va réunir en Grande Loge, cette multitude de Maitres de Loge.

Une partie de ces Maitres de Loge, n’accepteront pas l’autorité du Frère Lacorne, et en 1760, sous la Direction du Frère Martin Peny, vont provoquer une scission et donner naissance à une autre Grande Loge.

Le 19 Mai 1760, date de la mise en place de cette deuxième Grande Loge, le Vénérable Maitre Peny présenta en assemblée, de nouveaux Statuts et Règlements de la Grande Loge des Maitres de Paris, dite de France.

Vingt trois Vénérables Maitres, dont Peny, signèrent les Statuts, et reconnurent l’autorité du Très Respectable Grand Maitre le Comte de Clermont.

Les vingt trois présents procédèrent à l’élection des neufs officiers prévus par les statuts.

Furent élus :

Peny : Président, Duret : Premier Surveillant, Villemsens : Second Surveillant, Robineau : Secrétaire et Expert, Guillot : Trésorier et Expert, Coconnier, Baillot, Servant et Ledin : Expert

Début 1762, le frère Lacorne décéda, ce fut alors, l’occasion pour les deux factions de participer aux différentes cérémonies funèbres organisées à la mémoire de cet Illustre Frère.

Elus pour deux ans les officiers furent renouvelés le 28 Mai 1762.

Six des anciens n’avaient pas été réélus ou continués : Pény, Villemsens, Robineau, Guillot, Baillot et Servant.

Le nouveau collège était composé comme suit :

Baquet : Président, Duret : Premier Surveillant, Léveillé : Second Surveillant, Perrault : Secrétaire Expert, Ledin : Trésorier Expert, Hardy, Lexcombart, Pradier et Guainard : Experts.

Suite à ces élections, Le Frère Pény, cessa de participer aux travaux ,permettant  ainsi, aux deux Grandes Loges de se rencontrer et enfin de fusionner en fin 1762, sous l’autorité du Substitut Général, nommé par le Grand Maitre, le Frère Chaillon de Joinville.

 

Statuts et Règlements de la Grande Loge des Maîtres de L'orient a Paris dite de France, présentés à l'assemblée générale des Maîtres par le V. F. Peny, Maitre  de la loge de Saint Martin le 19 mai mil sept cent soixante.

ARTICLE PREMIER

Les assemblées générales des maîtres seront et demeureront fixées à quatre par an, de trois mois en trois mois, tous les premiers lundis des mois de juin, septembre, décembre et mars. Lesquelles seront prévenu(e)s par des lettres écrites par le secrétaire, du consentement du Président et des officiers, lesquelles seront portées quatre jours avant par le F. Thuilleur, à qui il sera payé par chaque me 4S pour ses peines. Désigneront les jours, heures et lieux des assem¬blées, où tous les maîtres auront soin de se rendre, à moins qu'ils ne justifient par lettres écrites au secrétaire des causes qui les auraient empêchés de s'y rendre.

ART. 2

Il sera fait une 5e Assemblée à la Saint-Jean Baptiste où seront admis les premiers et seconds surveillants de chaque loge régulière, à qui il sera porté des lettres, comme il est dit à l'article 1er, où, étant tous les F. assemblés, le secrétaire fera l'appel, pour et par rang d'ancienneté placer les maîtres et les surveillants, en observant que les premiers surveillants seront placés au midy et les seconds au nord.

ART. 3

Les Maîtres seront distingués en trois classes. Savoir la classe des Anciens, celle des Modernes et celle des Jeunes. Ces derniers n'entreront dans celle des modernes qu'au bout de trois ans et les modernes dans celle des anciens qu'au bout de quatre ans, ce qui fera le nombre 7 pour entrer dans la classe des anciens.

ART. 4

Il sera tous les deux ans, à l'assemblée générale qui précédera celle de Saint-Jean, procédé à l'élection de 9 officiers pour régir, gouverner et connaître des affaires de la de loge lesquels officiers seront élus par scrutin, savoir : un président et deux surveillants dans la classe des anciens et 6 autres officiers experts dans le nombre et classe des Modernes et Jeunes sans distinction, dans lesquels six seront compris le secrétaire et le trésorier. Tous lesquels officiers seront et demeureront stables pendant deux années, à moins qu'aucuns d'eux ne commettent quelque faute grave qui leur fit mériter cassation, alors on serait obligé d'en nommer d'autres pour les remplacer.

ART. 5

Les 9 officiers dénommés en l'article précédent seront tenus de s'assembler tous les 1er lundis de chaque mois pour connaître des affaires qui seraient survenues pendant le courant de chaque mois pour par eux être examinées et rapportées les décisions qu'ils en auraient faites à la prochaine assemblée générale pour être confirmées ou tolérées selon qu'il conviendra.

ART. 6

Lors des assemblées générales les officiers se placeront savoir le président à l'orient accompagné des F. secrétaire et trésorier et des deux plus anciens experts et à l'occident seront les deux surveillants accompagnés des deux autres experts et ensuite chacun des maîtres prendront place par rang d'ancienneté depuis l'orient jusques à l'occident dans l'intervalle des officiers, observant que tous les officiers seront tenus de se décorer à toutes les assemblées générales pour être reconnus et distingués.

ART. 7

Tous les maîtres assemblés, le président ouvrira la loge par les cérémonies ordinaires en observant qu'il ne sera parlé ni agité aucune affaire que les trois premières santés d'obligation n'aient été portées, après quoi l'on procédera à la décision des affaires tant présentées que celles qui seront rapportées par les officiers pendant le cours des trois mois pendant lequel temps toutes affaires seront agitées par les experts ou autres mes chargés de les rapporter il ne sera fait aucune interruption par qui que ce soit ni agité autre chose sans permission après avoir demandé à parler avec la décence due à l'ordre; et dans l'intervalle des affaires seront portées les santés du président, des surveillants, des officiers, des maîtres absents et présents. Et pour dernière celle de tous les mes réguliers des Loges de France y joignant leurs officiers commendataires et la prospérité de leurs loges, observant que la santé du Président sera répondue par les surveillants et celle des survts par le F. secrétaire et trésorier.

ART. 8

Le Président et le secrétaire seront dépositaires de chacun un registre sur lesquels seront écrits les statuts et règlements et délibérations qui se feront tant aux assemblées générales qu'à celles des officiers, ensemble le nom des Maîtres, de leurs surveillants et le nom des loges et dates de leurs installations et constitutions. Le Trésorier tiendra pareillement un Registre sur lequel seront écrites les recettes et dépenses qu'il fera pour la compagnie et ne fera néanmoins aucune dépense sans y être autorisé par délibération desquelles recettes et dépenses il rendra compte lorsqu'il en sera requis par l'assemblée générale lesquels trois susdits registres seront remis tous les deux ans alternativement aux officiers en place.

ART. 9

Les anciens présidents surveillants et officiers experts seront mandés aux comités d'officiers en place pour donner leurs avis sur les affaires qui surviendront et auront les anciens officiers la préséance aux assemblées générales sur les autres maîtres pour les voix délibératives de chacun leur classe sans néanmoins passer d'une classe à une autre que le temps fixé par l'art. 3 ne soit expiré.

ART. 10

Il ne sera érigé en me de loge aucun F. qu'il ne soit d'un Etat libre honnête et son maître, c'est-à-dire aucun domestique tel qu'il puisse être ni autre sans qualité mais bien tous marchands maîtres ou bourgeois pourvus de charges ou d'un état distingué lorsqu'il en aura la capacité et que son zèle et sa volonté sera de se conformer au respect dû au R.G. Me et à l'art Royal ainsi qu'aux présents règlements et qu'il n'ait passé aux grades de premier ou second surveillants.

ART. 11

Aucun F. ne pourra être constitué sans qu'au préalable il n'ait été annoncé à l'ensemble des maîtres ou aux comités d'officiers où il sera par le président nommé trois maîtres par tour et rang de tableau pris un de chaque classe pour être présent et connaître de ses travaux et capacité. Lesquels maîtres dresseront procès-verbal de ce qui leur sera connu lequel sera rapporté par le plus ancien pour être par le président du consentement de l'assemblée ordonné la mise en place si le cas y échoit sans déroger à l'art. 10.

ART. 12

Il sera par reconnaissance et droits d'avènement à la maîtrise payé par les Mes futurs le jour de leur mise en place la somme de onze louis, savoir six livres au profit de la grande Loge es mains du Trésorier, trois louis pour l'expédition de la lettre en parchemin, et quarante sols au thuileur et sera de plus donné aux trois maîtres constituants doubles honoraires et aux secrétaire et trésorier ainsi qu'au présentateur du maître futur honoraires simples.

ART. 13

Il est défendu à tous les Maîtres de loges de donner les trois grades le même jour à moins qu'il ne se trouve un candidat obligé de partir pour la province. Alors s'il y en avait plusieurs ils profiteraient du même avantage le dit jour seulement.

Défendons de plus à tous maîtres de donner la maîtrise ni d'agréger aucuns F. d'autre loge régulière sans une permission par écrit des maîtres qui les auraient reçus aux deux premiers grades et d'où se retireraient les F. pour se faire agréger à d'autres loges.

Faisons pareillement défense à tous les mes de recevoir un candidat qui leur serait présenté par aucun F. de la loge régulière sans la permission du me de sa loge à peine d'interdiction d'un an de la grande loge ou d'amende arbitraire pour la première fois.

ART. 14

Défendons pareillement à tous maîtres officiers et membres de loge mandés ou non mandés de troubler directement ou indirectement aucun me de loge où ils se trouveraient encore qu'ils y aperçussent quelques vexations ou prévarication permettant aux mes seulement de faire leurs représentations et quant aux officiers et membres leur permettant de dresser procès-verbal en dehors de ce qu'ils auront vu de contraire à l'Ordre et de remettre au me de leur loge le procès-verbal requérant qu'il soit envoyé et communiqué à la Grande Loge pour y faire droit.

Défendons de plus à tous maîtres officiers et membres de loge régulière de donner la main, prêter leurs bijoux ornements ni leur science a aucune loge clandestine à peine d'amende arbitraire et d'interdiction pour les maîtres et d'exclusion pour tous autres frères si le cas y échoit.

ART. 15

Tous les Mes de loge ou autres frères qui recevront des lettres de province de quelque frère qui désirerait être constitué s'adresseront au président qui leur donnera le moyen convenable pour parvenir à leur obtention ensemble l'état des frais qu'il leur en coûtera tant pour droit d'avènement à la maîtrise expédition de lettres et droit de thuileur conformément à l'art. 12. Et seront de plus tenus les mes futurs de province de satisfaire par excédent aux frais des Assemblées extraordinaires pour signer leurs lettres dont le nombre sera fixé de douze mes, scavoir les neuf officiers et trois autres mes pris à tour de rôle dans les trois classes conformément à l'art. 3.

ART. 16

Il ne sera fait aucune constitution par aucun me de Loge soit ville, soit bourg de France sans qu'au préalable il n'en ait donné avis à la Grande Loge des Maîtres à qui il sera envoyé les noms et surnoms des maîtres futurs et des surveillants ensemble le nom de leur loge et les qualités des maîtres conformément à l'article 10 et satisferont pareillement aux droits portés par l'article 12 et faute de ce faire les maîtres qui auraient été constitués ne seront reconnus ni enregistrés comme faisant corps à la susd. Grande Loge.

ART. 17

Tous les maîtres réguliers qui n'auront pas de constitutions ou qui les auraient égarées seront tenus d'affirmer de leurs dates et jours qu'ils auront commencé à tenir leurs loges et de dénommer les maîtres qui les auront assistés et constitués afin d'être inscrits sur le registre suivant leur rang dans les classes où ils se trouveront suivant leurs dates.

ART. 18

Il est expressément défendu à tous maîtres qui se trouveront aux assemblées tant générales que particulières de rendre compte de ce qu'il se sera passé à aucun F. sinon à un me de loge qui n'aurait pu s'y trouver par des affaires indispensables ou autrement que ce ne fut des choses qui regardent toutes les loges pour le bien de l'ordre.

ART. 19

Ne pourront les Mes refuser des certificats aux F. qui en exigeront soit pour voyager ou pour se retirer dans une autre loge à moins qu'ils n'eussent fait quelques fautes assez graves pour leur en faire mériter le refus sauf aux dits frères de se pourvoir par Requête à la Grande Loge pour par elle être fait droit à ce qu'il appartiendra.

ART. 20

Tous Mes qui auront quelques plaintes à porter dresseront des mémoires qu'ils adresseront au secrétaire de la Grande Loge sous enveloppe, lequel après en avoir pris connaissance mandera par écrit les parties récusées à ce qu'elles aient à produire leurs moyens de défense en bref, pour par lui être rapporté au prochain comité d'officiers où il sera chargé des experts par le président pour s'instruire des affaires afin de les rapporter à la prochaine assemblée générale pour être à la pluralité des voix prononcé contre qui il appartiendra selon l'exigence des cas.

ART. 21

Il sera fait un cachet pour la Grand Loge lequel sera déposé et confié au secrétaire pour être apposé tant sur les lettres patentes des Maîtres réguliers que sur les certificats des F. de loges régulières et non à tous autres f. d'aucune loge clandestin»

Observant néanmoins que le secrétaire ne pourra opposer le dit cachet que du consentement du président et des officiers à peine d'exclusion il aura pareillement attention d'inscrire les noms des maîtres et autres frères sur son registre qui seront porteurs du cachet.

 **

« Aujourd’hui 19 mai 1760. Nous Mes de loges Régulières de l'Orient de Paris, composant la grand loge des maîtres régulièrement assemblés en la loge de Saint-Jean après avoir vu lu et examiné les présents statuts et règlements à nous présentés par le V. F. Peny, nous n'avons rien trouvé ni aperçu de contraire a l'ordre ni de préjudiciable au bien et au respect deus tant à N.R.G.M. qu'a l'art Royal, nous avons au contraire Reconnus et reconnaissons que les présents ne peuvent que maintenir a l'avenir la Paix et la Concorde, et éviter tous abus vexations et prévarications qui pourraient s'émouvoir tant dans les loges particulières que dans la présente Grande loge, Pourquoi nous avons présentement conclu et décidé concluons et décidons que les Présents Règlements seront et demeureront stables pour a l'avenir être suivis et exécutés en tout leur contenu sans déroger au respect dû à l'art Royal n'y a N.T.R.G.M.S.A.S. Monseigneur le Comte de Clermont à moins qu'il ne lui plaise les corriger et augmenter si bon lui semble a quoi nous nous soumettons de nous conformer et avons signé les dts jour et an que dessus ».

 

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 17:31

La littérature maçonnique moderne fournit beaucoup de contestations concernant le symbolisme Imaginatif et les interprétations exagérées des symboles proposés à la réflexion du franc-maçon.

Témoignages :

           J. R. Rylands, de la Loge Quatuor Coronati

 "La Franc-maçonnerie risque peu de beaucoup souffrir des attaques d'ennemis extérieurs à ses rangs, mais elle pourrait bien souffrir des activités de ses membres enthousiastes mal avisés.

Il est difficile d'évaluer l'étendue du mal fait à la chaude amitié de l'Ordre et qui pourrait être fait à l'avenir par l'activité de ce que nous pouvons appeler l'école pseudo-mystique.

Dans son rejet de tout canon de l'étude historique réelle, et dans son refus méprisant de la méthode scientifique, dans sa facilité extravagante à inventer, dans sa substitution de l'individualisme à la fraternité, les efforts de cette école sont diamétralement opposés aux objectifs de cette Loge.

Comment un esprit de recherche critique peut-il exister là où l'Ordre est considéré comme un culte pseudo-mystique ?

Nous reconnaissons qu'il y a de la place, dans la Franc-maçonnerie, pour toutes catégories et écoles philosophiques avec certaines limites. Mais je suggère que nous devrions toujours regarder avec inquiétude l'émergence d'un dogmatisme là où la liberté d'interprétation a prévalu jusqu'à présent.

Et cependant on ne peut pas nier que le dogme a sa place dans différentes explications de la Franc-maçonnerie qui ont cours aujourd'hui. Avec beaucoup d'étalage de jargon philosophique on nous dit que la Franc-maçonnerie est ceci et cela, et on nous invite à accepter une foule de significations plus profondes et de symbolisme caché".

          F. R. Worts dans, avertissement aux étudiants en franc-maçonnerie (1923)

"L'Ordre moderne est essentiellement spéculatif, et chaque Maçon doit nécessairement être spéculatif d'une certaine manière dans son attitude face à ses principes ; mais il y a une tendance largement répandue à repousser les limites de la vraie recherche spéculative et à exagérer les valeurs symboliques.

Cette tendance s'était déjà fortement développée vers la fin du XVIIIe siècle, et dans les temps modernes elle est devenue à la fois dangereuse pour l'Ordre et pour la compréhension correcte de ses exigences morales et de ses enseignements.

Malheureusement ce symbolisme incroyablement exagéré a été enseigné par des Francs-maçons sincères et célèbres.

De tels extrêmes d'interprétation spéculative sont inacceptables. Les explications symboliques qui sont virtuellement standardisées dans les rituels modernes sont claires, simples et totalement satisfaisantes.

C'est le droit incontesté de chaque Maçon de rechercher plus loin les interprétations qui combleront ses besoins spirituels. Mais il devrait se rappeler la ligne de Tennyson sur la fausseté des extrêmes et être peu enclin à accepter les plus larges explications jusqu'à ce qu'il puisse le faire avec entière conviction".

          H. Ward à la quatrième page des "résumés" de la Loge Quatuor Coronati (1969)

"Découvrir votre propre interprétation de nos symboles est la meilleure sorte d'exercice maçonnique ; le seul danger est que cela peut vous conduire trop loin des explications normalement simples qui étaient prévues.

Beaucoup d'entre nous ont vu des exemples extraordinaires et tirés par les cheveux qui n'ont aucun rapport avec la Franc-maçonnerie et qui n'auraient jamais pu exister dans les esprits de ceux qui ont rassemblé ou approuvé les véritables mots et procédures qui sont en usage aujourd'hui ".

La symbolâtrie (vénération excessive des symboles) rend le symbolisme complexe et obscur. Elle engendre un éloignement inutile du simple symbolisme originel adopté pour une meilleure compréhension de concepts moraux.

La Franc-maçonnerie ne définit pas la signification des symboles. Elle invite ses membres à spéculer sur leur sens. Cette liberté d'interpréter est bonne, mais quand elle est poussée à l'extrême elle peut n'être d'aucun bénéfice, et être même dangereuse pour ceux qui n'ont pas une culture maçonnique suffisante.

Les symboles sont à utiliser pour une meilleure compréhension des concepts qu'ils supportent. Ils ne doivent pas être vénérés au point de devenir le but final de la recherche de ceux qui cherchent à tirer de leur interprétation une satisfaction émotionnelle, plus qu'intellectuelle.

Eusthenes

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 13:39

La Requête en plainte du F. BULLET :

 "Je demande, que la Parfaite Union de Saint-Pierre de la Martinique, fille de Saint-Jean-d'Écosse de Marseille, soit procédée suivant la rigueur des lois, comme ayant manqué à la charité fraternelle, en refusant la porte à deux de nos frères, nommés Barboutin et Grégoire, qui se présentèrent chez eux, comme il nous paraît, par la lettre du F. Barboutin, qui dit qu'ayant été refusés à la porte de la Parfaite Union de Saint-Pierre de la Martinique, qu'une foule de nègres les insultèrent dans la rue, en les traitant de prétendus maçons. Les frères de la Parfaite Union auraient dû au moins empêcher un pareil affront. Elle allégua à ces frères pour raison de son refus, que c'était sa mère, la loge de Saint-Jean-d'Écosse, et l'Amitié allemande de Bordeaux, qui leur avaient mandé de ne point recevoir les membres de notre temple, (qu’il était irrégulier et sans Constitutions ; que notre fondateur Dom Martinez Pasqually était un imposteur, qui fait métier, de la maçonnerie) . Du moins ne leur avaient-elles point ordonné de nous faire insulter par la canaille, et cette populace ne pouvait point savoir si nous étions vrais ou faux maçons si quelque membre de cette prétendue loge ne leur eût pas dit. Ces esclaves ne nous eussent jamais manqué s'ils n'avaient pas été excités, car ces gens-là ne se mêlent point des affaires des Blancs, savent les respecter et ne se hasardent jamais de les insulter qu'ils n'y soient autorisés par leurs maîtres, surtout à la Martinique, où le code noir est mieux observé qu'en aucune autre colonie;

     Déférée au Trône du Grand Souverain le 26 octobre 1765.

Signé : F. Bullet, M. P E., a. c. m. Ecossais, Grand Architecte, Chevalier Commandeur d'Orient, Juge Souverain Réaux-Croix, Député, Secrétaire, Grand Garde des Sceaux et Archives du Tribunal des Grands Souverains.

     Acceptée au Grand Tribunal des Souverains

Signé : Dom Martinez Pasqually, Grand Souverain Maitre des Ordres Eminents de la Franc Maçonnerie répandue sur la surface de la terre."

L’arrêt, prononcé par le Tribunal Souverain:

"Au Nom du Grand Architecte de l'Univers

Nous, Grand Souverain, Maître en chef des Ordres éminents de la Franc Maçonnerie, Juge Souverain des Chevaliers Maçons et de leurs tribunaux de justice, seul dépositaire et conducteur de la Sainte Arche, Commandant les 12 étendards des tribus, Inspecteur Général des Puissants Souverains Réaux-Croix et Chevalier Commandeur d'Orient, Grand Maître des 5 et 7 points cardinaux de la Franc Maçonnerie, chef de la discipline des hautes et basses classes de l'Ordre, des quatre Chambres de Justice pour le maintien des règlements, fonctions et cérémonies des Ordres de la Respectable Confraternité des Chevaliers Maçons répandus sur la surface de la terre ;

Nous condamnons, La Parfaite Union de Saint-Pierre de la Martinique, comme ayant manqué à la charité fraternelle et aux sentiments d'humanité, à être biffée, lacérée, bâtonnée, hachée, détruite et anéantie par le fer, la terre, l'eau, l'air et le feu, annulant les constitutions qu'elle aurait pu surprendre de la bonne foi des constituants et relevant ses membres de tout serment de fidélité qu'ils auraient pu lui prêter.

Nous ne prétendons néanmoins pas comprendre dans ce présent jugement les membres et de la Parfaite Union de Saint-Pierre de la Martinique, notre jugement ne portant que sur la société en général et non sur les particuliers, qui pourront se présenter et s'affilier aux loges régulières qui voudront les adopter et les accueillir.

Signé : Dom Martinez Pasqually, Ecuyer et Grand Souverain Maître des Ordres de la Franc Maçonnerie ; Blanquet, Commandeur d’Orient, Chevalier Réaux Croix ; F. Bullet, Chevalier Commandeur d’Orient, Souverain Juge Réaux Croix, Secrétaire, Grand Garde des Sceaux et Archives du Tribunal des Souverain, etc.etc ;"

 

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 12:22

Après la lecture de la délibération d'élection et de nomination, le Vénérable fera faire celle du tableau des membres de la Loge, en commençant par le dernier reçu et remontant ainsi jusqu'au plus ancien. Toutes les fois que l'on nommera un frère, les deux Maîtres des cérémonies iront en ordre, chercher ce frère à sa place, ils le conduiront au bas du tableau tracé, et le feront avancer par trois pas d'Apprenti jusqu'au pied du Trône, ou le Vénérable le prendra par la main, le fera placer dans son siège et après l'avoir couvert de son chapeau et lui avoir remis son maillet ii lui fera frapper l'ordre auquel toute la Loge obéira, après quoi il sera reconduit à sa place avec les mêmes honneurs.

Cette cérémonie faite le Secrétaire nommera les nouveaux Officiers. L'Orateur requerra leur prestation de serment ; ce que le Vénérable ordonnera en priant les Maîtres des cérémonies de conduire les nouveaux officiers au bas de la Loge Tracée et de les conduire chacun par son rang, au pied de l'Autel pour leur faire prêter serment entre ses mains de remplir les devoirs de leur charge avec la plus grande exactitude. Après la prestation de serment des nouveaux officiers, l'Orateur donnera son discours sur les devoirs d'un Maçon et de chaque emploi en Loge et finira par requérir l'installation des nouveaux officiers.

Le Vénérable avertira les Maîtres des Cérémonies de faire former par tous les Écossais une voûte d'acier sur le tableau tracé et à tous les autres frères une chaîne autour de ceux qui formeront la voûte ; il fera ensuite conduire à la porte du Temple celui qui doit le remplacer et le fera amener sous la voûte d'acier quand il frappera en Maçon sur l'Autel.

Si les Écossais n'étaient pas au nombre de dix, on compléterait ce nombre par des frères Élus et à leur défaut par des Maîtres et non par d'autres.

La voûte d'acier formée, le Vénérable sera averti par un Maître des Cérémonies que celui qui doit le remplacer est à la porte du Temple. Alors le Vénérable frappera en Maçon sur l'Autel et s'avancera avec un Maître des Cérémonies sous la voûte d'acier par trois pas d'Apprenti tandis que le nouveau Vénérable conduit par l'autre Maître des Cérémonies en fera de même.

Les Maîtres des Cérémonies n'entreront point sous la voûte d'acier, ils fermeront la chaîne, tandis que l'ancien Vénérable donnera au nouveau sous la voûte d'acier le signe d'apprenti seulement, les attouchements et mots sacrés des trois grades et enfin le mot de Vénérable. Pendant ce temps, ceux qui formeront la voûte remueront leurs Rayons et ceux formant la chaîne chanteront un cantique pour témoigner leur allégresse.

Le Vénérable ayant donné son mot à son successeur, il le conduira sur le Trône, lui remettra son habit, son bijou, son maillet et la Clef du Temple qu'il prendra sur un coussin porté par le plus jeune des Apprentis, en lui disant :

Je vous remets mon frère la clef d'un temple qui ne doit jamais être ouvert qu'aux hommes qui se dépouillent des vaines distinctions humaines et qui n'y viennent que pour pratiquer la vertu.

Ce maillet doit servir à faire exécuter vos ordres ; faites qu'ils soient agréables à tous vos frères ; et n'oubliez jamais que vous n'êtes que le premier entre vos égaux.

Ensuite il l'embrassera et lui prêtera serment de soumission.

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