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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 15:55

OFFICIERS DIGNITAIRES QUI COMPOSENT UNE L. AU RITE FRANÇAIS.

1. Un Vénérable.

2. Un premier Surveillant.

3. Un second Surveillant.

4. Un Orateur.

5. Un Secrétaire.

6. Un Député au Gr. 0.

7. Un Garde des Sceaux et Archives.

8. Un Trésorier.

9. Un Aumônier Hospitalier.

10. Un Expert.

11. Un Maître des Cérémonies.

12. Un F.'. Couvreur.

13. Un F.'. Terrible.

14. Un Maître des Banquets.

15. Un Architecte.

16. Un Maître d'Harmonie.

N.B. Des Adjoints peuvent être donnés à ces Dignitaires, qui sont renouvelés tous les ans, au scrutin et à la majorité, le jour de l'assemblée qui précède la fête de l'Ordre.

PLACES DE CES DIGNITAIRES.

Le Vénérable à l'orient.

Le premier Surveillant au midi, colonne B.

Le second Surveillant au nord, colonne J.

Le F. Orateur en tête de la colonne B, à l'0.

Le F. Secrétaire au côté opposé.

Le F. Garde des Seaux, à côté de l'0rateur.

Le F. Trésorier à côté du F. Secrétaire.

Le F. Expert en tête de la colonne B.

Le F. Maître des Cérémonies en tête de celle J.

Le F. Aumônier Hospitalier après le 1er Expert.

Le Maitre des Banquets après celui des Cérémonies.

Le F. Architecte après le Maitre des Banquets.

Le F. Couvreur à la porte intérieure du Temple.

Le F. Maître d'Harmonie à sa colonne.

Les Apprentis et Compagnons à la colonne J.

Les MM. et plus haut gradés à la colonne B.

Les Visiteurs de hauts grades à l'O. Les autres après les Officiers dignitaires.

DENOMINATION DES GRADES AU RITE FRANÇAIS.

1er grade, Apprenti.

2e Compagnon.

3e Maître.

4e Élu, 1er Ordre.

5e Écossais, 2e Ordre.

6e Chevalier d'0rient 3e Ordre.

7e Souverain Prince Rose-Croix, 4e Ordre.

DU TABLEAU PLACE AU MILIEU DU TEMPLE.

La connaissance de tous les objets qui le composent est symbolique, et devient d'une nécessité absolue à un Maçon, n'importe son grade, tout Vén. de L. pouvant lui en demander l'explication en séance.

Un Maçon qui ne pourrait répondre à une semblable invitation, conviendrait de son ignorance, et aurait à en rougir ; car, si un ouvrier profane doit connaître et le nom et la propriété de l'outil nécessaire à son art, à plus forte raison un Franc-Maçon.

La connaissance de ce tableau s'appelle, avec raison, le véritable chef de la Maçonnerie ; et plus un F. avance en grade, plus il se pénètre de cette vérité.

EXPLICATION DU TABLEAU.

Les Nos 1 et 2 représentent les colonnes du temple de Salomon ; c'est près d'elles que se plaçaient les MM. Ouvriers chargés de surveiller la construction du temple, et de payer le salaire dû aux ouvriers.

Le № 3 représente les sept degrés mystérieux du temple, et ceux de la Maçonnerie aux sept grades, auxquels ils font allusion. C'est avec de la persévérance et une longue étude que l'on parvient au dernier degré, au haut duquel sont renfermés, dans un tabernacle, les mystères de notre Ordre.

Le № 4 représente le pavé mosaïque, et tout à la fois l'union qui règne parmi les Maçons répandus sur la surface du globe. Le blanc du pavé représente la pureté de l'âme d'un Maçon ; le noir, un profane livré à tous les vices qui dégradent l'homme.

Le № 5, représentant l'équerre, est le symbole de la franchise et de la droiture, qui font le plus bel apanage d'un Mac., et le distingue du reste des humains ; il est aussi le symbole de la justice qui doit diriger les actions d'un Mac. il sert de bijou au Vén.

Le № 6 représente la planche à tracer le plan de la carrière que nous avons à parcourir, ainsi que les belles actions qui ont illustré celle de nos FF.

Les Nos 7, 8, 9 représentent les trois ouvertures  ou fénêtres pratiquées dans le temple de Salomon pour recevoir les rayons des astres bienfaisants dont l'efficace influence sert les trois règnes de la nature.

Le № 10, figurant le niveau, est le symbole de cette égalité qui doit régner parmi tous les FF. n'importe la classe à laquelle ils peuvent appartenir.

Le № 11, figuré par l'aplomb, est l'emblème d'une âme pure, d'une conscience exempte de tout reproche, marchant avec sécurité à travers les écueils les plus dangereux.

Le № 12, représentant la pierre cubique, figure un Mac. qui, par sa persévérance et son travail, a acquis les connaissances nécessaires pour perfectionner son ouvrage.

Le № 13, figuré par la pierre brute, représente un profane encore dans le néant, et qui vient recevoir la lumière.

Le № 14 est l'étoile flamboyante: le G qui se trouve au milieu est la lettre initiale du nom du G. A. D. L. dont nous recevons les lumières nécessaires pour nous guider dans les sentiers de la vertu.

Le № 15 représente le soleil, cet astre bienfaisant qui échauffe et vivifie tout ; qui donne le mouvement de la rotation, à tout le système polaire, et qui vivifie, par sa puissance, les deux règnes essentiels de la nature, l'animal et le minéral ; sans lui, la concrétion et la modification des métaux n'auraient pas lieu dans la terre où ils sont refermés ; sans lui, nous n'aurions pas de métal pur ; sans lui, tout ce qui respire sur la terre ne pourrait se reproduire.

Le № 16 représente un astre non moins bienfaisant, la lune, que les Égyptiens ont reconnu les premiers avoir plus d'influence sur le règne végétal : sans le secours de cet astre, les simples n'auraient ni saveur, ni vertu.

Le № 17 représente un compas, et nous démontre qu'un Mac. doit tellement mesurer les actions de sa vie, qu'il ne s'écarte pas du sentier de la vertu.

Le № 18 représente la houppe dentelée ou corde d'union entre tous les FF., dont les nœuds, doivent de plus en plus se resserrer. Elle désigne l'union de tous les Mac., travaillant tous au même but.

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 15:00

OUVERTURE

Pour tenir la Loge, il faut être neuf Maîtres, au-dessous duquel nombre on ne peut s'assembler, ni faire de réception.

Le Très-Respectable placé a l’Orient, frappe un coup de maillet, qui est répété par les Surveillants, & dit :

A l'ordre, mes FF. , glaive en main.

Il tire son glaive qu'il tient de la main gauche.

Tous les FF. en font autant, le tiennent aussi de la main gauche, la pointe contre terre & se mettent à l’ordre.

Le Très - Respectable dit :

D. Vénérable F. premier Surveillant, quel doit être le premier soin des Surveillants en Loge de Maître ?

R. C'est de s'assurer si la Loge est couverte.

D. Faites voir si elle est couverte ?

Il le dit au Vénérable F. second Surveillant, & celui-ci au Tuileur qui, dès qu'il a fait sa ronde, se place entre les deux Colonnes, fait le signe d’effroi, & rend compte de sa tournée, en disant Vénérable F. second Surveillant, nous sommes en sureté. Celui-ci en instruit le Vénérable F. premier Surveillant, qui dit au Très-Respectable:

R. Très-Respectable nous sommes en sureté.

Celui-ci dit:

Puisque la Loge est couverte, Vénérable F. premier Surveillant, dites au Vénérable F. second de me faire passer par sa Colonne les Signe, Attouchement & mot de Passe. & vous en ferez de même par la vôtre, afin de nous, assurer que nous sommes ici tous Maîtres.

Le tout étant parvenu jusqu'au Très Respectable, il frappe un coup de maillet, qui est répété , & va se placer a pied du cercueil , sur lequel est couché le dernier reçu des Maîtres , ayant la main droite au signe de Compagnon, & la gauche tendue le long de la cuisse gauche, formant l’équerre avec la jambe droite. Il doit être couvert du tapis noir dont il a été fait mention dans la description de la Loge, ayant un linge teint de sang sur la figure.

Les Surveillants se placent au haut du Tableau que tous les FF. viennent entourer. Alors ils forment tous ensemble une chaîne, se prenant par la main de la droite avec la gauche.

Dans cet état, le Très - Respectable demande au F. qui est à coté de lui à sa droite, la parole & fa signification : celui-ci en fait de même, & ainsi successivement, de manière qu'elle revienne au Très-Respectable par sa gauche.

Cette cérémonie faite, le Très-Respectable remonte au Trône & tous les FF. tournent le dos au Tableau en se serrant le plus qu'il est possible, afin qu’on ne puisse pas voir ce qui est au milieu d'eux.

Nota. Cette cérémonie n'a lieu que lors des Réceptions.

Alors le Très-Respectable dit:

Vénérables FF.', premier & second Surveillants, les Signe, Attouchement, Parole & mot de Passe m'étant parvenus justes,

louons le G. A.de l'U. de ce qu'il ne s'est glissé aucun Compagnon parmi nous & engagez les FF. de vos Colonnes à faire attention a l'instruction que je vais donner pour l'ouverture de la Loge de Maître.

Les Surveillants en font l’annonce, et le Très-Respectable dit:

D. Vénérable F, premier Surveillant, êtes vous Maître ?

R. Examinez-moi, approuvez-moi ou désapprouvez-moi, l'acacia m'est connu

D. Comment êtes-vous entré en Loge de Maître ?

R. Le dos tourné.

D. Qu'a-t-on exigé de vous ?

R. Ma parole d'honneur de ne point me retourner.

D. Qu'avez-vous vu lors de votre entrée.

R. Larmes & tristesse.

D. Pourquoi larmes & tristesse.

R. A cause de l'assassinat de notre R. M.

D. Qui occasionna la mort d'un si bon Maître ?

R. L'avarice de trois Compagnons.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Sept ans & plus.

D. A quelle heure ouvre-t-on les Travaux de Maître?

R. A Midi.

D. Quelle heure est-il ?

R. Midi.

Le Très Respectable frappe un coup de maillet, qui est répété & dit:

Puisqu'il est Midi, que c'est à cette heure que commencent nos Travaux, & que nous sommes tous innocents de la mort de notre R. Maître, Vénérables FF. premier & second Surveillants avertissez les FF. de vos Colonnes que je vais ouvrir la Loge de Maître à la manière accoutumée.

-Les Surveillants en font l’annonce, ensuite le Très Respectable frappe avec son maillet trois fois trois coups, qui sont répétés , & dit :

A moi, mes FF.

Tous guidés par le Très Respectable, font le signe d'effroi, & l’applaudissement par neuf, répété trois fois.

Enfin le Très-Respectable dit:

Vénérables FF. premier & second Surveillants, annoncez que la Loge de Maître est ouverte.

Ceux-ci exécutent l'ordre. Le Très - Respectable pose son glaive sur l’Autel , frappe un coup de maillet qui est répété, s'assied ainsi que tous le FF.' & dit:

F.*. Secrétaire voulez-vous bien nous donner lecture de la Planche tracée dans nos derniers Travaux.

Cette lecture finie, le Très Respectable dit :

Vénérables FF. premier & second Surveillants, invitez les FF. de vos Colonnes à faire leurs observations fur la rédaction de la Planche tracée dans nos derniers Travaux, dont ils viennent d'entendre lecture.

Les Surveillants en font l’annonce, & s'il n'y a point d’observations, le Très – Respectable dit :

Mes FF. voulez-vous bien vous joindre à moi pour donner la sanction à la Planche de nos derniers Travaux, & applaudir, au zèle du F.-. Secrétaire.

Tous les FF., ayant les yeux sur le Très – Respectable, font le signe d’effroi Et l’applaudissement par neuf.

Le F. Secrétaire, après en avoir obtenu la permission, remercie, & la Loge couvre ses applaudissements.

Nota. Ici les Visiteurs sont introduits avec les mêmes précautions qu'aux Grades précédents , mais on ne leur rend point les honneurs , on les fait seulement placer en tête de chaque Colonne.

RÉCEPTION.

Le Très-Respectable dit :

D. Vénérable F. premier Surveillant, pourquoi sommes-nous assemblés ?

R. Pour là Réception d’un Compagnon qui désire parvenir au Grade de Maître.

Le Très - Respectable dit :

Mes FF. vous avez donné votre consentement pour l'admission du F. . . . à la Maîtrise ; si quelqu'un de vous a des causes légitimes pour y former opposition, la parole lui est accordée.

S'il y a des opposants, ils disent leurs raisons et si elles sont graves, & jugées valables, on ne passe pas outre, si au contraire il n'y en a point, tous les FF. étendent la main en signe d' acquiescement & le Très - Respectable dit:

F. Expert, rendez-vous près du Récipiendaire, à qui vous ferez des remontrances sensées, sérieuses & morales ; vous l'amènerez ensuite à la porte du Temple, où vous frapperez en Compagnon.

Vénérable F. premier Surveillant, faites donner la sortie au F.-. Expert.

Le premier Surveillant le dit au second, & celui-ci au Tuileur.

Le F. Expert, parvenu entre les deux Colonnes ,fait le signe d'effroi, salue le Très Respectable & sort.

Nota, Pendant que le F. Expert prépare le Récipiendaire, le Très-Respectable traite des affaires de la Loge , ou fait quelques questions tirées de l'instruction du Grade.

Le F. Expert, parvenu dans la chambre de réflexion dit en abordant le Récipiendaire ; Mon F. je ne sais ce que vous avez fait, mais vous avez causé le trouble dans le Temple, & je crains qu'il ne vous arrive quelqu'accident ; on vous accuse surtout d'indiscrétion pour nos mystères ; si cela est, je vous conseille de vous retirer, & de ne point courir les risques du châtiment qui vous est réservé.

Sur la réponse du Candidat, le F. Expert lui fait ôter son chapeau & mettre ses gants ; il lui attache son tablier avec un seul nœud, & dans cet état, il l’amène à la porte du Temple, où il frappe en Compagnon.

Nota, Ici on éteint les bougies & on allume les lanternes.

Le F. Couvreur dit au second Surveillant :

Vénérable F. second, on frappe à la porte du Temple en Compagnon.

Celui-ci le dit au premier Surveillant, qui le rend au Très Respectable.

Le Très-Respectable dit à voix haute :

Quel est le Compagnon assez téméraire pour venir troubler nos Travaux ?

Vénérable F. premier Surveillant, faites voir qui frappe ?

Le premier Surveillant donne cet ordre, au second, qui dit au F. Couvreur de voir qui frappe. Le F. Couvreur entrouvre ta porte, & demande qui frappe ? Le F.'. Expert répond ; C'est un Compagnon qui a fini son temps & qui demande à être reçu Maître.

Le Frère Couvreur referme la porte, & fait parvenir cette réponse, par la voie des Surveillants, au Très -Respectable, qui dit :

Vénérable F. premier Surveillant, faites lui demander son nom, son âge, où il a travaillé, s'il a été payé, s'il est content de ses Maîtres, & s'il présume qu'ils le sont de lui ?

Le premier Surveillant le répète au second, qui le dit au Tuileur ; celui-ci entrouvre la porte & dit, donnez moi son nom , son âge , &c,

Le F. Expert répond:

Il se nomme Schiboleth , il a cinq ans et plus, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la Pierre polie, & a préparé les outils, il a été payé a la Colonne B., il est content de ses Maîtres & il présume qu'ils le sont de lui.

Le F.'. Tuileur ferme la porte, & fait son rapport au second Surveillant , qui le fait parvenir au Très-Respectable par la voie du premier Surveillants Alors le Très-Respectable dit :

Vénérable F. premier Surveillant, faites, donner au Compagnon l'entrée du Temple à la manière accoutumée?

Ceci étant parvenu, au F. Couvreur, il ouvre les portes, & le F. Expert introduit l’aspirant, le faisant marcher en reculant jusqu'entre, les deux Surveillants, où il le tient le dos tourné à l'Orient. Les portes se referment avec bruit.

Les Surveillants, s'en saisissent, le premier lui pose la pointe de son glaive sur le cœur, & le second lui arrache son tablier, qu'il jette à terre, en disant :

Quittez ce tablier, vous êtes indigne de le porter, ne bougez pas & donnez-moi votre parole d'honneur de ne point vous retourner, sans quoi, au premier mouvement que vous ferez, je ne réponds pas de Votre vie.

Lorsqu’il a donné sa parole d'honneur les Surveillants annoncent que le Candidat est introduit, & le Très Respectable dit:

Comment, mes FF., osez-vous introduire dans ce Temple un téméraire Compagnon, peut-être teint du sang de notre R. Me, assassiné par ces scélérats ? Ne craignez-vous pas qu'en cherchant à dévoiler les crimes de celui-ci, nous ne soyons obligés de le joindre a celui que sa mauvaise foi vient de nous forcer à massacrer ? Voulez- vous que ce jour voie la mort de deux malheureux que nous avions jugés dignes d'être liés avec nous par le doux nom de Frère.

Qui de vous me répondra de celui - ci, & voudra s'exposer à être la troisième victime immolée à notre R. Me.

Un F. répond : Moi, Très - Respectable.

Le Très - Respectable dit :

Vous risquez beaucoup, mon F., & votre zèle vous rend téméraire, cependant je ne puis vous refuser.

Puis s'adressant au Candidat.

Malheureux Compagnon vous êtes accusé par des FF. dignes de foi d'avoir été indiscret, d'avoir ri de nos mystères, & d'avoir révélé le peu qu'on vous en avait confié.

D'après la réponse du Candidat, le Très Respectable lui fait différentes questions analogues, ensuite il dit :

F. Expert, faites-lui faire le premier des neuf voyages mystérieux.

Les Surveillants reprennent leur place. Le F. Expert lui fait de rechef donner sa parole de ne point se retourner, lui pose la lame d'un glaive sur le cœur & dans cet état lui fait faire trois fois le tour de la Loge en commençant par le Midi, & toujours le dos tourné, ayant soin de lui faire lire les inscriptions attachées après la tenture, & de le faire saluer à chaque fois qu'il passe devant le Trône.

De retour à l'Occident, le F. Expert dit aux Surveillants , que le premier voyage est fini ; ceux-ci l'annoncent au Très-Respectable , qui dit au Récipiendaire :

Mon F. nous vous avons donné le temps de la réflexion, afin de recorder votre mémoire ; oseriez - vous maintenant persister dans votre obstination à nous cacher la vérité & nous assurer que vous êtes innocent de ce dont on vous accuse ? Prenez garde à ce que vous allez dire, répondez avec candeur & franchise.

S'il continue à nier, le Très Respectable dit:

F. Expert, faites continuer les voyages à ce F. endurci.

Le F. Expert le fait voyager une seconde fois, & annonce que le second voyage est fini.

Les Surveillants le répètent au Très Respectable, qui dit :

Compagnon, votre entêtement à nous cacher la vérité, pourra vous devenir funeste, tandis qu'un aveu sincère & un vrai repentir pourraient mériter notre indulgence. On vous a donné une seconde fois le temps de la réflexion, persistez-vous toujours à nier ce dont on vous accuse.

Si le Récipiendaire nie encore, le Très-Respectable dit :

F. Expert, faites faire au Candidat un troisième voyage.

Ce voyage fini & l'annonce faite, le Très Respectable dit:

Mes FF. que chacun soit prêt au premier signal.

Nota. Ici tous les FF. se lèvent sans bruit, font face au Tableau, & tournent leur glaive vers le F. qui est étendu, sur le cercueil.

Le Très - Respectable, s'adressant au Récipiendaire dit :

Mon F. si je dois encore vous appeler de ce nom, votre obstination m'afflige ; nous n'avons jamais vu d'endurcissement pareil au vôtre ; ce n'est qu'en frémissant que nous trempons nos mains dans le sang, mais nous y sommes quelquefois forcés.

Vénérable F. premier Surveillant, faites voir à ce Compagnon l'horreur & l'appareil du châtiment que nous préparons aux faux FF.

Le Très-Respectable frappe un coup de maillet, & le premier Surveillant retourne le Récipiendaire, à qui il montre le F. étendu sur le cercueil.

Apres un moment de silence, le Très Respectable dit au Candidat:

Vous voyez devant vous un de nos malheureux FF. qui par son opiniâtreté vient de mériter le châtiment auquel il s'était soumis, quand il fut initié à nos mystères; que ceci soit pour vous une leçon terrible , car il ne vous reste plus qu'un moment pour avouer la vérité : dans un instant il sera trop tard. Vous allez paraître devant un Tribunal où vos fautes les plus secrètes vont être dévoilées, consultez- vous, voyez si vous voulez faire un pas de plus ?

Lorsqu'il a assuré qu'il est innocent & qu'il persiste, le Très-Respectable dit:

C'en est trop, puisqu'il continue à nier, il faut donc le convaincre.

Vénérables FF.premier & second Surveillants, faites-moi parvenir ce malheureux au pied du Trône par la marche de Maître.

Les Surveillants lui font exécuter les trois pas de Maître, qui consistent à porter, en traversant le Tableau, le pied droit au Midi , le pied gauche derrière en équerre & en l’air , ensuite le gauche au Nord , le droit assemblé de même , & enfin le droit à l'Orient, & le gauche assemblé derrière en équerre. A chaque pas on lui applique un grand coup de rouleau de papier, le premier sur l'épaule gauche, le second sur l’épaule droite, & le troisième sur la tête, en lui disant chaque fois, souvenez-vous en.

Dès qu'il est parvenu au Trône, les Surveillants le font mettre à genoux, le Très Respectable lui propose de prêter l'obligation suivante.

OBLIGATION.

Je jure & promets, sous les mêmes obligations que j'ai déjà contractées & sous les mêmes peines, de garder les secrets de la Maîtrise, non-seulement vis-à-vis des Profanes, mais même des Maçons qui ne sont qu'Apprentis ou Compagnons, de n'en jamais donner le signe, l'attouchement & la parole qu'en Loge de Maître , de faire respecter la Maîtrise , & d'aider mes FF. dans leurs besoins, autant que mes facultés pourront me le permettre. Que le G. A. de l'U. me soit en aide.

Nota. Pendant que le Récipiendaire prête l'obligation, un des FF. se glisse sous le cercueil, & celui qui était dessus se relève & va se placer sur l'une des deux Colonnes,

Le Très-Respectable dit au Récipiendaire de se relever. Les Surveillants l’aident, & le placent au pied du Tableau, la jambe gauche en équerre & en l'air.

Ensuite le Très Respectable dit:

Nous avions un Maître que nous regrettons tous c'était bien le meilleur des Maîtres, nous le pleurons encore cet illustre Maçon. Savez- vous qui nous en a privé? un malheureux Compagnon!.... Si notre Me. existait, c'eût été lui qui vous eût reçu aujourd’hui, & vous eussiez été bien plus dignement initié.

Le Roi David ayant formé le dessein d'élever au Seigneur un Temple digne de sa grandeur, & de sa magnificence , ne put y parvenir de son vivant à cause des guerres & autres fléaux que Dieu lui envoya en punition de son crime ; se voyant au lit de la mort, il recommanda à Salomon fon fils & son héritier d'exécuter ce projet; en effet ce sage Roi ne fut pas plutôt sur le Trône, qu'il envoya des Ambassadeurs à Hiram , Roi de Tyr, fon voisin , son ami, & son allié , pour le prier de lui fournir des cèdres du Mont Liban , nécessaires à la construction de l'édifice qu'il voulait bâtir, lui demandant en même temps un habile Architecte qui fut en état d'en conduire & diriger les Travaux.

Ce Roi répondit favorablement aux désirs de Salomon, accorda les bois dont il avait besoin, les fit tailler prêts à être mis en œuvres, & les lui fit parvenir jusqu'à Joppa le port le plus prochain, par la mer de Sapho, à condition que Salomon lui donnerait annuellement 2oooo mesures de froment & autant d'huile pure, il lui envoya aussi Adonhiram, surnommé Abbif, de la Tribut de Nepthalie, bon ouvrier en toutes sortes de métaux & habile Architecte.

L'histoire nous assure qu'on n'entendît point le bruit des outils des Ouvriers employés à la construction de ce somptueux édifice, quoiqu'ils fussent en grand nombre.

Les principaux ou Maîtres Maçons qui conduisaient l'ouvrage, selon les instructions de Salomon, n'étaient pas moins de 3593. Ils sont appellés Menatzchin, Inspecteurs ou Consolateurs des gens de travail, & Harodim dans le livre des Rois, qui signifie Conducteur ou Prévôt assistant le Roi Salomon. Ils inspectaient les 80007 Ishehotzeb, Tailleurs de pierre ou Compagnons, ensuite 70000 Ishsabbal, porte-faix ou laboureurs qui n'étaient pas Maçons, mais qui servaient les Compagnons, de plus, les ouvriers levés par Adonhiram pour travailler dans les montagnes du Liban par tour avec les Sydonniens, montaient à 30000, & par conséquent le nombre total était de 183600.

Ce bâtiment sacré coûta des sommes immenses, sans compter les grands préparatifs faits par le Roi David, les présents que Salomon, & les plus riches d'entre les Juifs, & les Nobles des Royaumes voisins firent en or, en argent & en joyaux , qui montaient a une somme presqu'incroyable ; on va voir qu'un si superbe édifice ne pouvait pas coûter moins.

Les murailles qui l'environnaient avoient 7700 pieds, depuis le magnifique Portique, vers le couchant, jusqu’au lieu appelé le Saint des Saints, vers l'Orient.... Il surpassait à cet égard là, aussi bien que par ses proportions & par la beauté de ses dimensions, tous les Monuments tant sacrés que profanes ; il y avait deux beaux corps-de-logis pour les Rois, les Princes & les Lévites, les Israélites & les Gentils, en sorte que c'était une maison de Prière pour toutes les Nations ; elle pouvait contenir au moins 300,000 personnes, tant dans le Temple que dans les cours & appartements, en allouant une coudée carrée pour chaque personne.

Il était soutenu par 1453 colonnes de marbre de Paros, avec deux fois autant de pilastres, les unes & les autres ayant des chapiteaux de différents ordres. Il y avait 2246 fenêtres, il fut commencé & fini dans l'espace de sept ans & six mois.

Adonhiram Abbif ne fut pas plutôt arrivé à la Cour de Salomon, que, ce Prince mît tous ses ouvriers sous ses ordres & l'invita de commencer la construction de ce grand ouvrage , dont cet habile homme traça lui-même le plan,

Adonhiram fit d’abord trois classes d'ouvriers, qu'il distingua par App. , Comp. & M. Il leur recommanda de travailler avec zèle, & fixa le payement de chaque classe au samedi soir de chaque semaine : au bout de quelque temps il s'aperçût que l'argent destiné aux ouvriers ne suffisait pas ; il conjectura qu'il y avait de la mauvaise foi dans les ouvriers de basse classe. Pour remé¬dier à cet abus , il fit construire à l'entrée du Temple deux colonnes d'airain de dix-huit coudées de haut , leurs pieds d'estaux de huit coudées , leurs chapiteaux de cinq, ornés de feuilles d'acanthe, & surmontés de pommes de grenades sans nombre, & creusées en dedans ; sur celle de la gauche il fit mettre J. & fur la base B. , & la destina aux Apprentis , qui moyennant un mot , un S. une P. & un attouchement, y venaient recevoir leur salaire , & déposer leurs outils.

Il fit mettre B. sur celle de la droite , & sur la base F., & la destina aux Comp. pour le même usage.

Les Maîtres étaient payés à la chambre interne sous les mêmes conditions.

Trois Compagnons qui avaient coutume de se glisser parmi les Maîtres & qui en touchaient la paye, s'en voyant frustrés par ce nouvel arrangement, résolurent de se la procurer a tel prix que ce fut ; ils tinrent conseil, mais voyant qu'il n'était pas possible de réussir à moins que d'avoir les signe, paroles & attouchement : ils conclurent qu'il les fallait avoir d’ Adonhiram, de gré ou de force ; l'exécution de ce projet était difficile, en ce que Adonhiram était rarement seul, cependant à force d'épier l'occasion, ils s'aperçurent qu'il entrait seul dans le Temple tous les soirs, ce fut là qu'ils résolurent de l'attendre , cependant ils ne purent de quelque tems mettre ce projet à exécution , parce que les Maîtres, au nombre de 3593, faisaient journellement la visite du Temple avant que d'en fermer les portes, mais à force de chercher , ils aperçurent sous le grand escalier un endroit où l'on mettait les outils brisés; ils prirent jour & s'y cachèrent, les Maîtres après avoir fait la visite & fermé les portes, s’étant retirés , ces trois scélérats sortirent de leur cage, & l'un armé d'une règle, se mit à la porte d'Occident, l'autre armé d'une pince, à celle du Midi, & le troisième armé d'un maillet, à la porte d'Orient.

Adonhiram s'étant rendu dans le Temple vers minuit, pour y faire sa prière selon sa coutume, ferma la porte secrète par où il était entré, & dirigea ses pas vers la porte d'Occident, où il aperçut le premier de ces

misérables qui levait sa règle en lui demandant les signe, paroles & attouchement de Maître ou la vie.

Adonhiram lui répondit, sans s'émouvoir, mon ami, je ne les ai pas reçu ni donné de cette façon, travaille, & par ton zèle & ton assiduité, mérite ce que tu me demandes.

Meurt donc, lui dit ce scélérat, en même-temps il leva sa règle pour l'en frapper sur la tête, mais le mouvement d’ Adonhiram, pour parer le coup, fit qu'il ne portât que sur l’épaule gauche.

Nota. Ici le second Surveillant donne-un coup de maillet sur l'épaule gauche du Récipiendaire.

Et voulant se sauver par la porte du Midi, il y trouva le deuxième de ces misérables qui lui fit la pareille demande. Adonhiram lui ayant répondu de même, il leva sa pince pour l'en frapper sur la tête, mais Adonhi¬ram s’esquivant, ne reçut le coup que fur l’épaule droite.

Nota.. Ici le premier Surveillant donne un coup de maillet sur l'épaule droite du Récipiendaire.

Alors Adonhiram rappelant ses forces, courut vers la porte d’Orient où il trouva le troisième assassin , qui lui fit la même demande, & lui ayant répondu avec douceur & fermeté :

La mort que je vois de toute part ne saurait m’ébranler, ni me faire révéler un secret que j'ai juré de garder ; travaille & mérite ce que tu me demandes, j'oublierai ton offense & serai le premier à récompenser ton zèle.

Ce malheureux que le démon d'avarice possédait, n'écoutant plus que sa rage, lui détacha un si grand coup de maillet sur le front, qu'il l’étendît mort à ses pieds.

Le T. R. donne sur le front du Récipiendaire un coup de maillet de carton qu'il avait tenu caché, & aussitôt les Surveillants le renversent dans le cercueil, & le couvrent du drap noir.

Après un moment de silence, le T.R. dit :

Je vous conjure ô mânes de notre R. M. de paraître à nos yeux, pour nous dire si ce Compagnon n'a point trempé les mains dans le sang innocent, s'il a été discret, & s'il n'a point tourné nos mystères en ridicule!....Parais chère ombre si respectable à nos yeux & si chère à nos cœurs, parle & ne permet pas que tes enfants se trompent dans le choix de leurs FF.

Le F. qui est sous le cercueil, saisit

le Récipiendaire , & dit d'une voix sépulcrale:

Pourquoi troubles- tu mon repos, ne connais-tu pas la fausseté des hommes ;si celui que je tiens a des défauts , c'est à toi à le rendre vertueux en épurant ses mœurs. Adieu......, à ce soir….à minuit.

Ce F. abandonne le Récipiendaire, & après un moment de silence le T.R. dit :

Ces trois scélérats ayant ôté la vie à notre R. M., par ce dernier coup, craignirent d'être découverts: comme le jour commençait à pointiller, ils le cachèrent sous les décombres du Temple, puis fermèrent la porte & se retirèrent. Ils vinrent comme de coutume à l'heure du travail, afin d'examiner si on ne s'apercevait de rien, & sur la fin du jour ils se cachèrent comme la veille.

Tout étant tranquille dans le Temple , ils déterrèrent le corps d'Hiram , & le transportèrent sur le Mont Sinaï , où leur dessein était de l'enterrer dans un endroit de cette montagne presque inaccessible ; mais le jour commençant à paraître, ils firent à la hâte une fosse de sept pieds de longueur, sur trois de largeur & cinq de profondeur, où ils le déposèrent , ils le couvrirent de terre , & comme ils se proposaient de le venir prendre au premier moment favorable , pour le transporter plus loin , pour reconnaître facilement l'endroit, ils y plantèrent une branche d’acacia ; de là ils retournèrent aux travaux pour faire éviter tous soupçons : mais le criminel n'étant jamais tranquille, les deux qui mirent notre R. M. dans la fosse , ne s'aperçurent pas qu'ils avaient laissés tomber, l'un son équerre & l'autre son compas.

Le troisième jour Salomon ne voyant pas paraître Adonhiram , craignît qu'il ne lui fut arrivé quelque chose ; il manda les Maîtres, & lorsqu'ils lui eurent dit que depuis trois jours son Architecte n'avait paru dans aucun atelier, il se plaignît amèrement , en disant qu'il fallait qu'on l'eût assassiné : les Maîtres pénétrés de tristesse se lavèrent les mains en protestant de leur innocence, & proposèrent a Salomon de se répandre dans la campagne afin de découvrir ce qu'il était devenu ; mais ce sage Roi, pour ne point effaroucher les assassins, en élut neuf au sort, & renvoya les autres à leurs ateliers, avec injonction de faire cesser les travaux du Temple; il déclara en outre que personne ne serait payé qu'on n'eût retrouvé Adonhiram mort ou vif.

Les neuf Maîtres sur qui le sort tomba, convinrent de fouiller les environs de Jérusalem neuf lieues à la ronde & après s'être promis de se rejoindre sur le Mont Sinaï, surnommé des Acacias , à cause du grand nombre de ces arbres qu'on y trouvait; ils partirent, trois par la porte du Nord , trois, par la porte du Midi & trois par celle d’Occident.

Mes FF. voyageons & prêtons la plus grande attention aux objets qui peuvent tendre à accélérer la découverte précieuse qu'il nous est intéressant de faire.

Le Très-Respectable quitte le Trône & vient se placer au pied du cercueil.

Alors il fait avec tous les FF, trois fois le tour de la Loge, en cherchant & sondant le terrain avec la pointe de leur glaive.

Nota. Ici, le F. qui était sous le cercueil , se retire bien doucement, & on allume les bougies.

Le T.R. s'arrête en face du Tableau, à l’angle où sont représentés une monticule & une branche d'acacia ; le second Surveillant s e place à sa gauche, le premier à sa droite, & tous les FF. reprennent leur place. Tout étant ainsi disposé, le Très Respectable continue l'histoire, en disant :

Ils voyagèrent jusqu'au neuvième jour & s'étant rencontrés sur le Mont Sinaï, comme ils en étaient convenus , ils s'affligèrent de l'inutilité de leurs recherches: alors huit d'entre eux résolurent de retourner Jérusalem , mais le neuvième les assura qu'il ne partirait point sans avoir fouillé jusqu’ au plus petit recoin de la montagne. Les huit Maîtres partirent , & le neuvième voulant s'asseoir sur un petit amas de terre pour se reposer, s'appuya sur une branche d’acacia, qu'il entraîna avec lui ; il découvrit par-là que la terre était nouvellement remuée, ce qui le fit rappeler les autres, puis se mettant a creuser, ils trouvèrent un cadavre couvert d'un linge teint de sang, ayant Une équerre à la tête & un compas aux pieds : ce cadavre avait la main droite au signe de Compagnon , la gauche tendue le long de la cuisse , & la jambe droite en équerre. Ils se doutèrent que ce pouvait être le corps de leur R. Me. que quelque malheureux compagnon avait assassiné ; ils achevèrent d'enlever la terre, & l'un ayant levé le voile qui lui couvrait le visage, ils reculèrent d'effroi.

Nota. Ie Très-Respectable lève le voile, & fait avec tous les FF. qu'il guide, le signe d'effroi.

Ensuite pour le tirer de la fosse, l'un le prit par l’index de la main droite, en disant J…mais la peau lui resta dans la main.

Nota. C'est au second Surveillant à le prendre ainsi,

Un second le prit par le médius de la même main , en disant B…,& la peau s'étant encore déchirée.

Nota. C'est au premier Surveillant à le prendre ainsi.

Un troisième le prit par les cinq points parfaits de notre Maîtrise, & le releva, en disant M.B. N.

Nota. Ceci s'exécute par le Très-Respectable.

Les autres détournèrent la tête, en disant G….

Après que le T.R. a relevé le Récipiendaire, il continue en disant.

Ils attendirent le soir pour le transporter à Jérusalem ; y étant arrivés, ils le portèrent dans le cabinet de Salomon, qui, ayant vu les outils, conjectura qu'il ne pouvait avoir été assassiné que par quelques Compagnons pour avoir le secret de Maître, afin d'en recevoir la paye ; c'est pourquoi Salomon, résolut d'en changer les mots, & les neuf Maîtres convinrent que ceux qui leur étaient échappés en relevant le corps d’ Adonhiram seraient substitués aux anciens.

Salomon ordonna sur le champ une visite

générale dans tous les ateliers, afin de saisir les coupables & d'en faire une justice exemplaire ; mais ces misérables ayant aperçu, comme ils étaient aux aguets, que les neuf Maîtres étaient rentrés avec un cadavre, ne doutèrent pas que ce ne fût celui d'Adon-hiram, & craignant d'être reconnus aux outils qui leur manquaient, ils prirent la fuite.

Les Maîtres ayant fait la visite, & trouvant trois Compagnons de moins a l'atelier des Moabites, en firent le rapport à Salomon, qui promît de grandes récompenses à quiconque livrerait les coupables morts ou vifs : il ordonna un deuil général parmi les Ouvriers du Temple. Il lui fit faire de magnifiques funérailles, & le mît dans Un tombeau de trois pieds de large, sur cinq de profondeur & sept de longueur. Il fit incruster dessus un triangle de l'or le plus pur, & fit graver au milieu de ce triangle l’ancien mot de Maître. Après quoi il fit tendre la chambre interne en noir, & ordonna qu'on priât pour lui dans son Royaume pendant quarante jours.

Il ordonna en outre, que les mots, signe

& attouchement seraient changés, & confirma le choix de ceux dont les neuf Maîtres étaient convenus.

Le T.R. remonte au Trône, les Surveillants retournent a leur place, tous les FF. se rangent sur les colonnes, & le Maître des Cérémonies conduit le Récipiendaire au pied de l’ Autel, où il le fait mettre à genoux ; alors le Très-Respectable frappe un coup de maillet, qui est répété, & dit :

Mes FF., aidez- moi à constituer un Maître.

Les Surveillants en font l'annonce & tous les FF. se mettent à l'ordre glaive en main.

Le T.R. pose la lame son glaive sur la tête du Récipiendaire, & frappe légèrement dessus trois fois trois, coups , en disant:

Mon F., puisque vous n'êtes point coupable de l'effusion du sang innocent, & que votre zèle et votre confiance vous rendent digne de parvenir au grade de Maître ; à la gloire du G. A. de l'U., au nom du G.O. de France, sous les auspices du Se. G. M. , & par le pouvoir que j'ai reçu de cette R. L. , je vous constitue Maître Maçon libre.

Le T.R. fait relever le Récipiendaire, & lui donne l'accolade. Ensuite il frappe un coup de maillet & s'assied: les Surveillants en font de même, & tous les FF, reprennent leur place.

Alors le Très-Respectable dit au Récipiendaire,

En lui donnant des gants.

Je vous donne ces gants ; leur blancheur vous dénote la candeur des Maîtres, & qu'ils n'ont pas trempé leurs mains dans le fang innocent.

En lui attachant le tablier du grade.

Vous porterez désormais la bavette de votre tablier abaissée: la couleur bleue dont il est bordé, doit vous rappeler sans cesse qu'un bon Maçon doit tout attendre d'en haut.

En lui donnant un grand cordon bleu, au bas duquel pend une équerre d'or.

Vous vous décorerez à l'avenir de ce cordon que vous porterez de droite a gauche ; sa couleur vous fera ressouvenir du zèle que vous devez avoir pour acquérir de nouvelles connaissances, & que vous ne pouvez vous en rendre digne qu'en épurant vos mœurs de plus en plus.

Nous avons pour nous reconnaître dans ce grade, ainsi que dans les précédents, un mot Sacré, un mot de Passe, un Signe & un Attouchement.

Le mot qui fut changé était Jehova , il signifie Grand Architecte.

Le mot de Passe était, nous sommes 3593. C'était le nombre des Maîtres employés à la construction du Temple.

Le Signe se faisait en portant la main droite au front, le pouce écarté, les quatre doigts ferrés & étendus , ce qui forme une équerre.

L'attouchement se donnait en prenant du pouce & de l’index, la première phalange du médius de celui qu'on attaquait en disant J… ensuite prenant la seconde phalange, on disait B., & enfin en prenant la troisième on disait Jeh.

PAROLE.

Le mot Sacré est donc actuellement M. B. N., que prononça le Maître qui releva le corps d’Adonhiram, & qui signifie, la chaire quitte les os. On ne doit le donner qu'en Loge de Maître.

PASSE.

Le mot de Paffe eft G., qui est la réponse des autres Maîtres : il signifie, il Pue. Il faut en le prononçant se couvrir la partie gauche du visage de la main droite , avec laquelle on forme l'équerre.

SIGNE.

Le Signe est celui que firent les Maîtres lorsqu'ils découvrirent le corps d’Adonhiram : il se fait en portant la main droite à la hauteur du front, la paume en dehors, la tête un peu effacée du côté droit , faisant un mouvement du corps en arrière, & laissant tomber la main gauche lentement le long de la cuisse gauche : il se nomme signe d'effroi ou d'horreur.

ATTOUCHEMENT.

Cet attouchement est la manière dont le corps fut relevé ; il consiste à s'approcher de celui à qui on veut le donner, à poser le pied droit contre le sien, genou contre genou, à lui embrasser de la main droite le poignet, de façon que les paumes des deux mains soient l'une contre l'autre , & à lui passer le bras gauche sous l'épaule gauche, ayant par ce moyen estomac contre estomac. On ne doit le donner qu'en Loge, & après s'être assuré que celui qui le demande est Maître.

SIGNE DE SECOURS.

Nous avons en outre un signe qu'on nomme Signe de Secours, qui ne doit se faire que lorsqu'on se trouve en péril. C'est de porter les mains jointes fur la tète, le plat de la main vers le ciel, les pouces en équerre & les huit autres doigts entrelacés ; & de dire , à moi les enfants de la veuve.

ORDRE.

L'ordre du Grade est d'étendre la main droite, les quatre doigts serrés, le pouce écarté & posé sur le cœur.

Enfin, mon F. , vous avez, comme Maître , sept ans & plus.

Il ne me reste plus rien à vous dire jusqu'à ce que vous ayez acquis d'autres lumières; ainsi allez vous faire reconnaitre par les Vénérables FF. premier & second Surveillants.

Le Récipiendaire, accompagné du Me.des Cérémonies , va se faire reconnaitre par les Surveillants, en commençant par le premier : ceux - ci rendent compte de la justesse des mots , signes & attouchement que leur a donné le nouveau Maître. Ensuite le Très - Respectable frappe un coup de maillet, qui est répété, & dit :

Vénérables FF. premier & fécond Surveillants, invitez les FF. de vos Colonnes à reconnaître à l'avenir le F…. pour Maître, & à se joindre à moi pour applaudir à sa Réception.

Les Surveillants répètent l'annonce. Alors le Très-Respectable frappe un coup de maillet, qui est répété par les Surveillants, se lève ainsi que tous les FF. & dit :

A moi, mes FF.?

Tous guidés par le T.R font le signe d'horreur, & applaudissent par la batterie du Grade.

Le nouveau Maître qui, pendant tout ce temps, a dû se tenir à l'ordre entre les Surveillants, demande la parole au premier, & après l'avoir obtenue, il remercie.

Le Très-Respectable fait couvrir l’applaudissement, frappe un coup de maillet, qui est répété, & dit :

Mes FF., reprenez vos places.

Le Très-Respectable s'assied ainsi que tous les FF.

 MORALE. A faire par le Très Respectable, puis:

 Le Très-Respectable dit :

F. Me. des Cérémonies, faites placer le nouveau Maître sur la Colonne du Nord.

Le M. des Cérémonies le conduit à la tête de cette Colonne, où il le fait asseoir, & retourne à sa place.

Nota. Dans les Assemblées suivantes, il devra se placer indistinctement sur l'une au l'autre Colonne.

Le T. R. frappe un coup de maillet, qui est répété, & dit :

Vénérables FF. premier & second Surveillants, invités les FF. qui décorent vos Colonnes a prêter la plus grande attention au Discours que va prononcer le F.Orateur.

Les Surveillants en font l’annonce, & le F.-. Orateur prononce son Discours; auquel on applaudit par la batterie du Grade, & à la manière accoutumée.

Après un moment de récréation, le T.R. commence l’instruction en faisant à la ronde & indistinctement à tous les FF. quelques questions.

CLÔTURE.

Le Très Respectable dit : F. Maître des Cérémonies, prenez le sac des propositions, & allez recueillir celles que des FF. peuvent être dans le dessein de faire.

Le Me. des Cérémonies exécute l'ordre. S'il y a des propositions, le Très-Respectable les met en délibération ; dans le cas contraire, il dit :

D. F. Hospitalier, quelle vertu doit posséder un Maître ?

R. Savoir se vaincre, être discret & charitable envers les indigents.

Le Très-Respectable dit:

Mon F., pour nous acquitter de cette obligation, prenez le tronc des pauvres & présentez-le à tous les FF.

Le F. Hospitalier exécute l’ordre.

Le Très - Respectable compte les métaux en présence d'un Expert, ordonne au F. Secrétaire d'en faire mention dans son Procès verbal, & les fait remettre au F. Trésorier par ce même Expert, qui reprend ensuite sa place,

Le Très - Respectable s'adressant au F. Secrétaire, dit :

Mon F. faites la lecture de l’esquisse du Procès-verbal des Travaux de ce jour.

Le Secrétaire fait la lecture, & le Très Respectable dit :

Vénérables FF, premier & second Surveillants, invitez les FF, de vos Colonnes à faire leurs observations sur la rédaction de l'esquisse du Procès-verbal des Travaux de ce jour.

Les Surveillants en font l'annonce. S'il n'y a point d'observations, le Très-Respectable. dit ;

Aidez-moi, mes FF. à célébrer un vivat en faveur du F. Secrétaire.

Tous les FF. guidés par le Très-Respectable, font le signe d’horreur & l’applaudissement par neuf, répété trois fois.

Le F. Secrétaire y répond & on couvre ses applaudissements,

Le Très - Respectable dit :

D. Vénérable F. premier Surveillant, à quelle heure se ferment les Travaux de Maître ?

R. A minuit.

D. Pourquoi à minuit ?

R. Parce que c'est à cette heure qu'Adonhiram reçut le coup mortel.

D. Quelle heure est-il ?

R. Minuit.

Le Très-Respectable dit :

Puisqu’il est minuit & que c'est à cette heure que les Maîtres terminent leurs Travaux, Vénérables FF. premier & second Surveillants, annoncez sur vos Colonnes que je vais les fermer à la manière accoutumée.

Les Surveillants en font l’annonce.

Le Très - Respectable frappe un coup de maillet, qui est répété, & se lève ainsi que tous les FF. , auxquels il dit :

Mes FF., promettez de ne rien révéler de tout ce qui s'est passé aujourd'hui en Loge.

Tous les FF. étendent la main sur le Tableau, ensuite le Très - Respectable frappe trois fois trois coups, qui sont répétés, & dit :

A moi, mes FF.

Tous guidés par le Très-Respectable, sont le signe d'horreur & F. applaudissement par neuf, répété trois fois.

Alors le Très Respectable frappe un coup de maillet, & dit:

Vénérables FF. premier & second Surveillants, annoncez que les Travaux de Maître sont fermés, & que j'invite tous les FF. à se retirer dans le plus grand silence.

Les Surveillants frappent alternative

ment un coup de maillet & en font l'annonce.

Nota. Lorsqu'on a commencé à travailler aux grades d'Apprenti & de Compagnon , on ferme successivement les Travaux de Maître , en annonçant qu'on rentre dans ceux de Compagnon, & enfin ceux-ci , en disant qu'on rentre dans ceux d'Apprenti, qu'on ferme comme il a été dit.

Alors tous les FF. se déshabillent & se retirent.

 

 

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 13:14
1° DANS LE TUILEUR EXPERT DE BAZOT, 1828

Les visiteurs, hors les dignitaires et les membres généralement connus de l'ordre, doivent justifier au F. Tuileur-Expert de leurs diplômes, brefs ou patentes.

Le F. Tuileur-Expert examine chaque pièce, voit si elle est dans les formes maçonniques, timbrée, scellée et signée; si elle n'est point altérée dans les noms, prénoms, qualités civiles, grades maç., Age, et au ne varietur.

Il demande au F.-. Visit. sa signature sur une feuille de papier destinée au tuilage; il confronte la signature apposée devant lui avec celle du ne varietur. Plus tard, la feuille est brûlée dans l'At. aux yeux de tous les FF.

Ces formalités de rigueur remplies, il demande au Visit. les mots, signes, attouchement, ordre du grade auquel on tient. Il peut étendre ses questions sur les différents points de ce grade, observant de n’agir, dans ce dernier cas, que lorsque le Visit. n'a pas répondu d'une manière bien satisfaisante aux questions d'ordre, c'est à-dire donné exactement les mots, signes, etc.,

Si le Visit. n'est point porteur de son titre maç., et s'il répond exactement, sans hésitation, aux questions du F. Tuileur-Expert, celui-ci rend compie au président de l'At. de la position où se trouve le Visit. Le président s'informe, à voix haute, si le Visit. est connu de trois des membres présents aux Trav. et lors même que ce Visit. est connu de trois FF., le F. Tuileur-Expert veille encore à ce qu'il donne le mot de semestre ou le mot annuel courant, ou au moins le mot de semestre ou le mot annuel précédent.

Un Visit. qui n'aurait point son titre, et qui ne serait connu que du F.-. Tuileur-Expert, ne pourrait être admis : ceci est pour assurer l'indépendance du F. Tuileur, qui applique la loi d'après son texte, et non d'après le sentiment particulier que lui inspire le visiteur.

Pour tous les vrais Maçons, la nécessité de ces formalités n'a pas besoin d'être expliquée.

Il peut se rencontrer parmi les Visit. des FF., porteurs de leurs titres, ou qui sont connus, mais qui ne sont pas très familiarisés avec ce qu'ils devraient parfaitement savoir. La perspicacité du F. Tuileur-Expert doit bien distinguer ces FF., des Prof. qui se présenteraient avec audace, ou des FF. de grades supérieurs qui tenteraient témérairement de pénétrer où ils ne doivent point se trouver. Les premiers ont droit à l'indulgence, du moins pour la première fois; les autres doivent être éloignés. La sagesse et la fermeté du F. Tuileur lui dictent sa conduite dans l'un et l'autre cas.

2° DANS LE NECESSAIRE MACONNIQUE DE CHAPPRON, 1817

LES nouveaux Initiés ou autres FF. qui ont peu visité les LL. se trouvent souvent très embarrassés pour s'y présenter comme Visiteurs ; je vais leur indiquer les formalités d'usage à observer de leur part, comme de celles que le F. Tuileur doit employer vis-à-vis d'eux, avant d'entrer en loge et en y entrant.

Le Maçon qui se propose de visiter ne doit pas oublier de se munir de ses ornements maçonniques et de son certificat ou bref ; il doit être vêtu décemment.

Il rencontre à la première porte un F. servant qui l'introduit dans la salle dite des Pas-Perdus, où se trouve le F. Tuileur, qui lui demande ses papiers maçonniques et sa signature, pour la confronter avec celle apposée sur iceux.

La validité de ces papiers est examinée en L., jugés en règle, le F.'. Tuileur demande au Visiteur le mot sacré, auquel, si c'est au rite français, ce dernier répond qu'il ne sait ni lire, ni écrire, qu'il ne sait qu'épeler; qu'il demande la première lettre; à quoi il répondra en donnant la seconde. Ce mot s'épelle jusqu'à la fin, et commence par J. On serre la main du Tuileur en lui donnant l'attouchement d'App. ; si le mot de passe est demandé, on le donne : il commence par T, et ne s'épelle pas.

Le F. Tuileur doit également demander le mot de semestre ; si, depuis longtemps, on est éloigné de sa L. il faut l'observer, et donner le dernier qu'on y aura reçu.

Cette première formalité remplie, le Maît. des Cér. introduit le Visiteur en L., après avoir préalablement frappé à la porte en App.

Les portes ouvertes, le Visiteur se mettra à l'ordre, fera ses pas d'App. suivant le grade usité, et donnera le mot de passe T au F. qui se trouve à la porte.

Parvenu entre les deux colonnes, il fera le signe et une inclination de tête. Le Vénér., organe de l'At., le félicitera sur les plaisirs qu'il procure à ses FF. par sa visite. Après ce petit discours, il fera exécuter la batterie et le triple vivat.

Le Visiteur, toujours à l'ordre, après avoir demandé la parole, répondra en ces termes, ou autres que son éloquence pourra lui suggérer:

«Vénér., Ier et 2e Surv., F. Orat., F. Secr., Offic. dignitaires, vous tous, mes FF., qui, décorez si bien l'une et l'autres colonnes ; Je suis on ne peut plus sensible aux marques d'amitié que vous me témoignez par un accueil aussi favorable ; permettez que je vous en témoigne toute ma gratitude par les signes et batteries connues seules des enfants de la veuve. » (Il exécute le vivat)

Sur l'invitation du Vénér., le Maît. des Cér. conduit le Visiteur à la place que lui assigne son rang maçonnique.

Quand il y a plusieurs Visiteurs, c'est le plus haut gradé qui doit porter la parole, ou la déférer à celui qu'il juge le plus convenable. Il est bon de convenir de cela avant d'entrer en L. afin d'éviter ou de parler à deux, ou de regarder lequel le fera.

Le Visiteur a voix consultative, et non délibérative. Il se retire avec les autres Visiteurs dans un coin de la salle quand le Vén. donne le mot de semestre, et exécute avec les autres la triple batterie, ne pouvant recevoir ce mot que de sa L.

Si le Visiteur assiste à un banquet, et qu'on porte sa santé, il y répond en réciproquant par les mêmes armes, après avoir demandé la parole au Surv. de sa colonne, ou au Vén. si, par ses grades, il est placé à l'O.

Tant que les travaux sont en vigueur, le Vis. doit être à l'ordre, et placé décemment sur sa stalle (chaise). Il aura soin, pendant le banquet comme dans le temple, de ne se servir que de mots usités dans la maçonnerie ; par exemple, il doit employer le mot pl. (planche) pour exprimer celui discours ou lettres. Quand il veut quitter la L. ou faire une absence momentanée, il doit demander à couvrir le temple.

3° DANS LE RECUEIL DE LA MACONNERIE, 1788

Manière d'introduire les FF. Inspecteurs et Visiteurs.

Après l’ouverture de la Loge, le Vénérable ordonne au M. des Cérémonies

de se rendre dans la chambre des pas perdus, s'informer s'il y a quelques Inspecteurs ou Visiteurs qui désirent d'être admis, & de venir lui en rendre compte.

Le Me. des Cérémonies trouvant des FF. demande aux Inspecteurs leurs Patentes du G.O. , aux Visiteurs leurs certificats , après s'être assuré de tous ceux qui désirent être introduits ; il vient en faire son rapport, & frappe trois coups à la porte, le Tuileur qui reste toujours en dedans couvert, le glaive à la main, répond par trois coups pareils, celui qui veut rentrer les répète; alors le Tuileur va saluer le second Surveillant du figne & de l'inclination, touche trois coups sur son épaule , & lui dit à l'oreille : On frappe à la porte du Temple en Maçon.

Le second Surveillant frappe un coup & le dit au premier, qui frappe également un coup de maillet, qui est répété par le Vénérable, a qui il dit:

On frappe à la porte du Temple en Maçon.

Le Vénérable dit : Faites voir qui frappe? Si c'est le F. M. des Cérémonies, ou un F. de la Loge, vous le laisserez entrer moyennant le mot de Passe ; si c'est un F. Inspecteur ou Visiteur, ou un Profane, vous en rendrez compte.

Apres que le premier Surveillant l’a répété au fécond & celui-ci au Tuileur, ce dernier entr’ ouvre la porte, présente la pointe de son glaive, & fait entrer le Me. des Cérémonies, qui va se mettre à l’ordre entre les deux Colonnes, où il attend que le Vénérable lui porte la parole,

Nota, Ce cérémonial doit s'observer à l'égard de tous les FF. qui entrent en Loge après l'ouverture d'icelle.

Le Vénérable dit :

D. F. Me. des Cérémonies qu'avez-vous trouvé dans la chambre des pas perdus ?

R. Le F. de la Loge de . . . . & Inspecteur du G.0., décoré de ses Ornements, qui desire inspecter nos Travaux ; il m’a remis sa Patente, au dos de laquelle est sa signature qui, confrontée avec celle qu'il a faite devant moi, est conforme. J'y ai également trouvé le F. . . . Écossais, muni de son certificat, qu'il m'a remis avec sa signature, demandant d'être admis comme Visiteur.

De plus, les FF. l'un Élu, l’autre Maître, qui se disent Membres de la Loge régulière de connus pour bons FF. Maçons par le R. F mais ils ne m'ont remis aucun certificat.

Le Me. des Cérémonies va mettre sur l'Autel les Patentes, certificats & signatures, en traversant le Tableau par trois pas d’Apprenti, il revient entre les Surveillants, s’incline & retourne à sa place ordinaire.

Le Vénérable après les avoir examiné t dit:

Mes FF. je vous assure de la régularité de toutes ces pièces , je vous demande votre approbation pour l'introduirons des FF........

Quant à ceux qui ne sont point munis de certificat, il interroge les présents qu’ils ont réclamé, savoir; si effectivement ils les connaissent pour Maçons, & s'ils se sont trouvés à l’atelier avec eux,

Sur la réponse des FF le Vénérable demande l'avis de la Loge,

Netç. On ne doit leur accorder l'entrée, comme Visiteurs , qu'après avoir été tuiles , & sous la condition de renouveler leur obligation.

Le Me. des Cérémonies va rendre compte aux Inspecteurs & Visiteurs, leur enjoignant de s’annoncer chacun dans leurs Grades, & les prévenant en même tems de celui pour lequel on est assemblé,

Pendant cet intervalle, le Vénérable nomme cinq FF. pour aller recevoir l’Inspecteur y qui doit s'annoncer seul, & être conduit jusqu’au Trône sous la voûte d’acier,

Le Me. des Cérémonies frappe trois coups, qui sont répondus en dedans par le Tuileur , il en frappe encore trois , suivant l’usage ; le Tuileur annonce aux-Surveillants qu’on frappe en Maçon..

Apres les formalités ordinaires, il demande à la porte qui c'est le Me.des Cérémonies répond :

C’est le F….inspecteur du G.O. qui désire inspecter nos Travaux.

Le Tuileur referme & rend compte, ce qui étant parvenu au Trône i le Vénérable frappe un coup & le Tuileur ouvre.

Le Vénérable frappe un second, coup, & tous les FF. tirent leur glaive pour former une double voûte d'acier au dessus de celle formée par les Députés, depuis les Colonnes jusqu’au Trône ; le F. Inspecteur entre sans donner le mot de Passe salue étant entre les deux Colonnes, & va donner le mot de Passe à l'oreille du Vénérable.

Quand l’inspecteur a donné lé mot de Passe & reçu le baiser de paix, le Vénérable lui offre le maillet, qu'il refuse ordinairement, après quoi il le prie de passer à sa droite sur un fauteuil, sous le même Dais, lui remet sa Patente , l’ invite à l’aider dans les Travaux.

Si l’Inspecteur était revêtu de Grades du-dessus de ceux du Vénérable, ce dernier serait obligé d'aller l'attendre à la porte du Temple avec tous les FF, pour lui présenter ses constitutions & les maillets, que l'Inspecteur rend ordinairement à , ceux qui les avaient, & prend quelquefois la place du Vénérable.

Ensuite le Me. des Cérémonies annonce les Visiteurs chacun dans leur Grade, afin de leur rendre les honneurs du glaive par la voûte d'acier, s'ils font Ecossais, sous laquelle ils vont jusqu'au Vénérable porter eux-mêmes le mot de Passe, après l’avoir toutefois salué entre les deux Colonnes.

Nota. On les fait placer à l'Orient.

Ceux qui n'ont pas de certificats, restent, à l'ordre entre les deux Colonnes, jusqu’a ce qu'ils aient répondus aux questions suivantes,

D. D'où venez-vous?

R. De la L. S. Jean.

D. Qui avez-vous vu?

R. Des Maçons.

D. A quoi s'occupaient-ils ?

R. A élever des Temples à la Vertu & à creuser des cachots pour les vices.

D.Qu'apportez-vous?

R. Joie, santé, prospérité & bon accueil

à tous les FF.

D.N'apportez-vous rien de plus?

R. Le Vénérable de ma Loge salue le Vénérable par trois fois trois.

D. Que venez-vous faire ici ?

R. Vaincre mes passions , soumettre mes volontés & faire de nouveaux progrès dans la Maçonnerie , en me conformant aux Règlements de cette Loge.

On les fait avancer au Trône pour renouveler leur obligation, ensuite on leur dit de prendre place sur une des deux Colonnes.

Nota. On peut faire ces questions à tous les Visiteurs! indistinctement, ainsi qu'aux FF. de la Loge qui entrent après l'ouverture des Travaux.

Avant que ces derniers prennent place, le Vénérable les questionne sur les motifs qui les ont empêché de se rendre au Local à l'heure indiquée, si les raisons qu'ils déduisent ne sont pas trouvées suffisantes , le Vénérable leur fait part de l'amende prononcée contre eux, & leur enjoint d'y satisfaire sur le champ.

4° DANS LE REGULATEUR DU MACON, 1785

Lorsqu'il se présente des FF.-. Visiteurs, ils ne doivent être introduits qu'après la lecture de la planche, afin que, si cette planche contient quelques corrections fraternelles contre des FF., qu'il y ait eu dans les derniers travaux quelque contestation, ou qu'on ait traité quelque matière qu'on doive concentrer entre les Frères de la Loge, aucun Visiteur n'en ait connaissance.

S'il y a des Visiteurs dans la Salle des Pas-Perdus, le F. Maître des cérémonies en avertit, tout bas, le F. second Sur veillant, qui frappe un coup pour demander de l'attention, il avertit tout bas le F. premier Surveillant, qui frappe un coup auquel répond le V. et le premier Surveillant dit : « T. V., il y a dans la Salle des Pas-Perdus, des FF. qui demandent à être admis à nos travaux.

Le V.dit:

F. second Surveillant, invitez le F. premier Expert à s'informer quels sont ces FF., à leur demander leurs noms, celui de leurs Loges, leurs certificats, et à les tuiler aux travaux du grade.

Le F. second Surveillant charge le F. Expert de cette commission. Celui-ci sort, interroge tous les Frères, l'un après l'autre, en particulier, prend par écrit leurs noms, celui de leurs Loges, et se charge de leurs certificats.

Il frappe à la porte par la batterie du grade : le F. Couvreur lui répond de même, et l'Expert réplique de même. Le F. Couvreur avertit le premier Surveillant, qui le dit tout haut au V., après avoir frappé un coup de maillet.

Le V. dit:

Mon F., faites voir qui frappe; si c'est un Membre de la Loge, qu'on lui accorde l'entrée après qu'il aura donné les mots de passe et d'ordre.

Le premier Surveillant répète cet ordre au F. Couvreur; le F. Couvreur ouvre la porte, introduit le F. Expert, si c'est lui qui a frappé, et referme la porte : si c'est un Membre de la Loge, le F. Couvreur en avertit le second Surveillant qui dit tout haut : C'est le F. N. T. V..

Celui qui entre, doit le faire par trois pas d'apprentis, se mettre à l'ordre entre les deux Surveillants, et attendre que le V. lui dise de prendre place.

Si c'est le F. Expert, il se place entre les deux Surveillants, demande la parole, et après l'avoir obtenue, il rend compte de sa mission, et donne les certificats au F. Maître des cérémonies qui va les porter au V.

Il est à propos d'engager les FF. Visiteurs à signer leurs noms sur un papier à part, afin qu'on puisse confronter ces signatures avec celles qui doivent être portées sur les certificats.

S’ il n'y a pas de difficulté, le V. ordonne qu'on leur procure l’entrée. A l’instant où ils entrent dans le Temple, le F. Expert leur demande le mot annuel, qu'ils donnent à voix basse : pour les recevoir tous les FF. se tiennent debout, et se mettent à l'ordre: lorsqu'ils sont introduits, le V. leur adresse la parole et leur témoigne le plaisir qu'ils font aux Frères en les venant visiter ; il les invite ensuite à prendre place sur les colonnes, où le F. Maître des cérémonies les conduit.

Si parmi les Frères Visiteurs il y a des Vénérables de Loges ou une députation de Loge, l'un des trois grands Officiers de l'ordre, ou quelque officier en exercice du G. O., ils seront introduits de la manière suivante.

Pour un V. ou une députation de Loge, ou pour un Officier du G. O., on députera , pour les recevoir à la porte du Temple, trois Frères, précédés du Maître des cérémonies : on les recevra glaive en main... Pour le grand M. du G. O. de France, la députation sera de neuf, précédée du Maître des cérémonies.

Pour un grand Maître d'un Orient étranger, sept Frères.

Quand ces Frères seront parvenus entre les Surveillants (et à l'instant de leur introduction, le V. et les Surveillants frapperont trois fois neuf coups de maillet, après quoi le V. en frappera un plus fort pour obtenir silence), le V. leur adressera un compliment de félicitation au nom de la Loge, sur la faveur qu'elle reçoit d'eux, et les invitera à prendre place à l'Orient, où le Maître des cérémonies les conduira. Les FF. qui les accompagnent, forment la voûte d'acier, les autres FF. sont debout, à l'ordre, et glaive en main.

Le V. n'offrira son maillet qu'aux trois grands Officiers de l'ordre. Quand les Frères Visiteurs auront pris place, le V. invitera les FF. Surveillants à engager les FF. de la Loge et autres, à se joindre à lui pour applaudir à la présence de ces Frères.

Les Surveillants annonceront, après quoi on applaudira par la batterie d'usage.

S'ils remercient, on couvrira leur applaudissement sur l'ordre qu'en donnera le V.

On introduit les derniers, les Frères distingués par leurs qualités maçonniques, ou par leurs dignités dans l'ordre. De manière que le plus qualifié est introduit le dernier. Quand tout ce cérémonial est exécuté, le V. dit :

Asseyons-nous, mes FF.

Ce qui est répété par les Surveillants.

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:40

OUVERTURE DE LA LOGE DE MAÎTRE

Tout étant disposé pour la maîtrise, le respectable (c'est ainsi que le vénérable se nomme en loge de maître) frappe en maître, les surveillants lui répondent de même, ensuite le respectable dit:

Vénérables frères, premier et second surveillants, engagez tous nos vénérables maîtres de vouloir bien nous aider à ouvrir la respectable loge de maître.

Le premier surveillant: Vénérable maître, du côté du midi, je vous invite, de la part du respectable, de vouloir bien l'aider à ouvrir la loge de maître.

Le second surveillant: Vénérable maitre, du côté du nord, je vous invite de la part du respectable, de vouloir bien l'aider à ouvrir la loge de maître.

D.Tous les frères sont-ils à l'ordre?

R. Oui, très-respectable.

D. Frère premier surveillant, quel est le soin qui nous rassemble?

R. Celui de recouvrer la parole de maître qui est perdue.

Le respectable: S'il est ainsi, mes frères, allez au nord et au midi reconnaître tous les maîtres que vous y trouverez. Sans doute que, par leurs lumières, vous recouvrerez la parole; ensuite vous viendrez à l'orient me la rendre.

Les surveillants vont, chacun sur leur colonne, recevoir de chaque frère, l'attouchement de maître, sans aucun signe; et leur donnent le baiser de paix; ils en reçoivent le mot sacré de la manière que l'ordre l'exige; et continuant jusqu'au respectable, ils le lui rendent avec les mêmes formalités, après quoi ils retournent à leur place.

D. Vénérable premier surveillant, à présent que la parole est retrouvée, que nous reste-t-il à faire?

R. Tracer les plans qui doivent servir d'exemple aux compagnons.

D. Avec quoi devons-nous travailler?

R. Avec de la craie, une terrine et du charbon.

D. Que signifient ces trois choses?

R. Zèle, ferveur et constance.

D. Quel âge avez-vous?

R. Sept ans.

D. Quelle heure est-il?

R. Midi plein.

Le respectable: En vertu de l'heure et de l'âge, avertissez tous nos chers frères, que la respectable loge de maître est ouverte, et que nous allons commencer nos travaux à la manière accoutumée.

Le premier surveillant: Vénérables frères ...

Le second surveillant: ...

Lorsque les surveillants ont annoncé, le res-pectable et toute l'assemblée font le signe et les acclamations des maîtres; après quoi on fait des réceptions, et l'on commence l'instruction.

CATÉCHISME DES MAÎTRES

D. Mon frère, d'où venez-vous?

R. Très-respectable, je viens de la chambre du milieu.

D. Qu'y fait-on dans la chambre du milieu?

R. On y honore la mémoire de notre respectable maître Adonhiram.

D.Comment y êtes-vous parvenu?

R. Par un escalier fait en forme de vis, qui se monte par trois, cinq et sept.

D.Que signifient ces nombres?

R. Qu'il faut trois ans pour faire un apprenti, cinq pour un compagnon et sept pour un maître.

D. Comment vous y a-t-on reçu?

R. Comme on y reçoit les maîtres de notre ordre, en me présentant une branche d'acacia.

D. Où avez-vous été reçu maître?

R. Dans une loge parfaite.

D. Quels sont ceux qui composent une telle loge?

R. Neuf, désignés parles neuf lumières, qui sont: un respectable maître, deux vénérables surveillants et six maîtres.

D. Comment avez-vous été reçu?

R. En passant de l'équerre au compas sur la tombe de notre respectable maître Adonhiram.

D. Qu'avez-vous vu lorsqu'on vous fit entrer en loge de maître?

R. Il ne me fut pas permis de regarder; je n'entendis que des gémissements.

D. Qu'avez-vous remarqué après avoir été reçu?

R. Une grande lumière dans laquelle je vis la lettre G.

D. Que signifie cette lettre?

R. Grandeur et Gloire, et tout ce que mortel doit connaître, et qui est au-dessus de vous.

D. Qui peut être au-dessus de moi qui suis maçon libre et maître d'une loge aussi bien composée?

R. Dieu, parce que le G est la lettre initiale du mot God qui, dans beaucoup de langues, signifie l'Être Suprême.

D. Que vous a-t-on donné en vous recevant maître?

R. Le secret des maçons et de la maçonnerie.

D. Donnez-moi le point parfait de votre entrée.

R. Donnez-moi le premier, je vous donnerai le second.

D. Je garde.

R. Je cache.

D. Que cachez-vous?

R. Tous les secrets qui m'ont été confiés.

D. Où les cachez-vous?

R. Dans le cœur.

D. Y a-t-il une clef pour y entrer?

R. Oui, très-respectable.

D. Où la gardez-vous?

R. Dans un coffre de corail, qui ne s'ouvre et ne se ferme qu'avec des clefs d'ivoire.

D. De quel métal est-elle?

R. D'aucun. C'est une langue soumise à la raison, qui ne sait dire que du bien en l'absence comme en la présence de ceux dont elle parle.

D. Vous étiez sans doute apprenti et compagnon avant d'être maître?

R. Oui, très-respectable, J. et B. me sont connus, ainsi que la règle de trois, ce qui met la clef de toutes les loges à ma disposition.

D. Quelle est cette clef?

R. La connaissance des signes, paroles et attouchements des trois grades qui m'ont été conférés.

D. Montrez-la-moi.

(On fait les signes des deux premiers grades, puis on se met à l'ordre de maître en disant:)

R. La voici; vous devez la reconnaître, elle est marquée de ce qui caractérise les vrais maçons.

D. Oui, mon frère; d'où l'avez-vous tirée?

R. De ma gauche, et je la conserve comme ce qui m'est le plus précieux.

D. Pourquoi cette clef vous est-elle si précieuse?

R. Parce qu'elle m'a fait connaître la vraie lumière, et qu'en la montrant, je puis assister aux trois premiers travaux.

D. Pourquoi la portez-vous à votre gauche?

R. Je veux dire qu'elle accompagne mon cœur où sont renfermés les secrets de notre ordre, et qu'elle me rappelle l'attitude dans laquelle on trouva le corps d'Adonhiram, dont le bras gauche était étendu, et le droit formait l'équerre en figurant le signe pectoral.

D. Qu'êtes-vous venu faire ici?

R. Chercher la parole de maître qui est perdue.

D. Comment la parole de maître fut-elle perdue?

R. Par trois grands coups.

D. Quels sont ces trois grands coups?

R. Ce sont ceux que reçut notre respectable maître, lorsqu'il fut assassiné à la porte du temple, par trois compagnons scélérats qui voulurent lui arracher la parole de maître ou la vie.

D. Comment sut-on que c'étaient des compagnons qui avaient commis ce crime?

R. Par l'appel général qu'on fit des ouvriers, auquel trois compagnons ne se trouvèrent point.

D. La parole ayant été perdue, commenta-t-on pu la retrouver?

R. Les maîtres soupçonnant l'assassinat d'Adonhiram, et craignant que la force des tourments ne lui eût arraché la parole de maître, convinrent entre eux que le premier mot qui serait proféré en le retrouvant leur servirait à l'avenir pour se reconnaître. Il en fut de même du signe et de l'attouchement.

D. Combien envoya-t-on de maîtres à la recherche d'Adonhiram?

R. Neuf, désignés par les neuf lumières.

D. Où trouva-t-on le corps de notre respectable maître?

R. Dans un tas de décombres d'environ neuf pieds cubes, sur lequel on avait planté une branche d'acacia.

D. A quoi devait servir cette branche?

R. Aux traîtres pour reconnaître l'endroit où ils avaient caché le corps d'Adonhiram, qu'ils se proposaient de transporter dans un lieu plus éloigné.

D. Que fit-on du corps de notre respectable maître?

R. Salomon le fit inhumer dans le sanctuaire du temple, et fit mettre sur son tombeau une médaille d'or triangulaire.

Sur cette médaille était gravé Jéhovah, l'ancien mot de maître, et qui signifie en hébreu l'Être Suprême.

D. Quelle forme avait ce tombeau?

R. Il avait sept pieds de long sur cinq de large, et trois de profondeur.

D. Quelles sont enfin les marques distinctives des maîtres?

R. Un signe, un attouchement, deux paroles, et les cinq points parfaits de la maîtrise.

D. Donnez-moi le signe. [Pour réponse on le fait.)

D. Comment le nommez-vous?

R. Le signe d'horreur.

D. Pourquoi?

R. Parce qu'il marque l'horreur dont les maîtres furent saisis lorsqu'ils aperçurent le corps d'Adonhiram.

D. Donnez l'attouchement au frère premier.

(On obéit.)

D. Donnez-lui la parole sacrée.

(On la lui donne comme l'ordre l'exige.)

D. Que signifie cette parole?

R. La chair quitte les os.

D. Quel est le mot de passe?

R. Sublime, surnom donné à notre respectable maître.

D. Quels sont les cinq points parfaits de la maîtrise?

R. Le pédestre, l'inflexion des genoux, lajonction des deux mains droites, le bras gauche sur l'épaule, et le baiser de paix.

D. Donnez- m'en l'explication.

R. 1.) Le pédestre signifie que nous sommes toujours prêts à marcher au secours de nos frères.

     2.) L'inflexion des genoux, que nous devons sans cesse nous humilier devant celui qui nous a donné l'être.

    3.) La jonction des deux mains droites, que nous devons assister nos frères dans leurs besoins.

    4.) Le bras que nous leur passons sur l'épaule, que nous leur devons des conseils dictés par la sagesse et la charité.

    5.) Enfin le baiser de paix annonce cette douceur et cette union inaltérables qui font la base de notre ordre.

D. Sur quoi est soutenue la loge de maître?

R. Sur trois grands piliers triangulaires, nommés sagesse, force et beauté.

D. Qui les nomma ainsi?

R. Salomon, Hiram, roi de Tyr, et Adonhiram, grand architecte du temple.

D. Pourquoi attribue-t-on la sagesse à Salomon?

R. Parce qu'il reçut ce don de Dieu, et qu'il fut en effet le roi le plus sage de son temps.

D. Pourquoi la force au roi de Tyr?

R. Parce qu'il fournit à Salomon les bois et matériaux pour la construction du temple.

D. Pourquoi la beauté à Adonhiram?

R. Parce que, comme grand architecte du temple, il dessinait tous les ornements qui devaient embellir ce monument magnifique.

D. Ces trois noms de colonne ne renferment-ils pas quelque autre signification?

R. Oui, très-vénérable. La forme de ces colonnes signifie la Divinité dans toute son étendue; la sagesse symbolise son essence; la force sa puissance infinie, et la beauté exprime combien les ouvrages de Dieu sont parfaits et sublimes.

D. Quelles doivent-être les qualités d'un maître?

R Sagesse, Force et Beauté.

D. Comment peut-il réunir des qualités si rares?

R. La sagesse dans ses mœurs, la force dans l'union avec ses frères, et la beauté dans son caractère.

D. Y a-t-il quelques meubles précieux dans la loge de maître?

R. Oui, très-vénérable, au nombre de trois qui sont l'Évangile, le compas et le maillet.

D. Quelle est leur signification?

R. L'Évangile démontre la vérité, le compas la justice, et le maillet qui sert à maintenir l'ordre, nous fait ressouvenir que nous devons être dociles aux leçons de la sagesse.

D. Pourquoi les trois premiers officiers se servent-ils de maillet?

R. Pour nous faire entendre sans cesse que, puisque la matière rend des sons lorsqu'on la heurte, à plus forte raison l'homme à qui Dieu a donné un cœur et la faculté de connaître et de j uger, doit-il être sensible au cri de la vertu, et rendre hommage à son Créateur.

D. Comment s'appelle un maître?

R. Gabaon, qui est le nom du lieu où les Israélites déposèrent l'arche dans les temps de troubles.

D. Qu'est-ce que cela signifie?

R. Que le cœur d'un maçon doit être assez pur pour être un temple agréable à Dieu.

D. Comment s'appelle un fils de maçon?

R. Lowton, mot anglais, qui signifie élève en architecture.

D. Quel est le privilège d'un Lowton?

R. C'est d'être reçu maçon avant tout autre.

D. Sur quoi travaillent les maîtres?

R. Sur la planche à tracer.

D. Où reçoivent-ils leurs gages?

R. Dans la chambre du milieu.

D. Comment voyagent les maîtres?

R. Sur toute la surface de la Terre.

D. Pourquoi?

R. Pour y répandre la lumière. D. Si vous perdiez un de vos frères, où le trouveriez-vous?

R. Entre l'équerre et le compas.

D. Expliquez-moi cette réponse.

R. C'est que l'équerre et le compas sont les symboles de la sagesse et de la justice, un bon maçon ne doit jamais s'en écarter.

D. Que feriez-vous si vous étiez en quelque danger?

R. Je ferais le signe de secours, en disant:

A moi les enfants de la veuve.

D. Pourquoi dites-vous les enfants de la veuve?

R. C'est qu'après la mort de notre respectable maître, les maçons prirent soin de sa mère, qui était veuve, et dont ils se dirent les enfants, Adonhiram les ayant toujours regardés comme ses frères.

D. Quel âge avez-vous?

R. Sept ans.

D. Que signifie cet âge?

R. Le temps que Salomon employa à construire le temple.

D. Quelle heure est-il?

R. Midi plein.

On ferme cette loge comme celle des compagnons, il n'y a que le nom et les acclamations à changer.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 23:46

GRADE DE MAITRE

Décoration de la Loge

La Loge doit être tendue en noir, le Trône décoré de même ; en face du Trône on place un tombeau en forme d'obélisque avec les deux lettres : M. B. .

Ce tombeau représente celui de notre Respectable Maître Adonhiram. Au plafond et sur le milieu de l'appartement on figurera l'Etoile flamboyante, et sur le carreau on placera un cercueil en bois couvert d'un drap noir.

Il y aura trois chandeliers portant trois bougies chaque dont l'une fera face à l'Orient du coté du midi tout près du trône, et les deux autres devant les Surveillants.

Dans la chambre du milieu tous les Maîtres seront en habit noir, ils porteront un Tablier blanc doublé en soie bleue et un cordon en bandoulière de la même couleur, au bout duquel sera attaché une ganse bleue qui soutiendra une clef en ivoire ; bijoux des Maîtres.

Le Vénérable s'appele Très Respectable. Les Surveillants sont qualifiés de Vénérable, et les frères du titre de Maître.

Ouverture du Travail

Le Très Respectable frappe un grand coup de maillet et dit : Mes frères, aidez moi à ouvrir les Travaux, dans la Chambre du milieu, Vénérables premier et second Surveiliants, avertissez les Maîtres de se mettre à l'ordre, vous les examinerez ensuite, leur demanderez le Mot sacré, le Signe et l'attouchement de ce grade à chacun en particulier et dans le plus grand silence.

Alors tous les frères tournent le visage contre le mur. Le Très Respectable descend du Trône et se place sur la dernière marche. Les Vénérables 1er et 2° Surv. examinent tous les frères en particulier. Arrivés au T. R. ils lui donnent le mot sacré et vont reprendre leur place.

Le T. R. remonte sur le Trône, et dit :

D. Vénérable second Surveillant, quel est votre devoir ?

R. C'est de voir si nous sommes à couvert dans la Chambre du milieu.

Le second Surveillant va voir si on est à couvert et ensuite dit au Très Respectable:

On est à couvert dans la Chambre du milieu.

D. Premier Surveillant êtes vous Maître ?

R. Examinez moi et éprouvez moi, l'acacia m'est connu.

D. Où avez vous été reçu Maître ?

R. Dans la Chambre du milieu.

D. Où se tient le T.R. ?

R. A l'Orient.

D. Pourquoi ?

R. A l'exemple du soleil qui commence sa carrière à l'Orient, de même le T. R. s'y tient pour ouvrir les Travaux dans la Chambre du milieu et mettre les Ouvriers à l’œuvre

D. Quel âge avez-vous en qualité de Maître ?

R. Sept ans.

D . Quelle heure est- il ?

R. Midi.

Le T.R. après cette réponse dit :

Il est temps d'ouvrir les travaux dans la Chambre du milieu et de mettre les Ouvriers à l'œuvre. Il frappe ensuite trois fois trois coups, que les Vénérables Surveillants répètent, ensuite tous les frères ensemble font les applaudissements par Trois fois trois sans acclamation.

Le T. R. dit aux Vénérables Surveillants.

Avertissez les Maîtres que les Travaux sont ouverts dans la Chambre du milieu, et que les ouvriers peuvent prendre leur place.

Le T. R. ordonne au f. Introducteur d'aller chercher le Récipiendaire ; le dernier Maitre reçu est étendu dans le cercueil avec le Tablier relevé sur l'estomac, et un linge teint de sang sur le visage, la main droite en équerre sur le cœur et la gauche étendue le long de la cuisse, et couvert d'un drap noir.

Le f. Introducteur ayant préparé le Récipiendaire, c'est à dire, lui ayant mis un chapeau à trois cornes, une aile abattue sur les yeux, les cheveux épars, et son tablier à demi attaché, le présente à la porte.

Réception

Le f. Introducteur arrive à la porte du Temple ou de la Chambre du milieu, frappe en Compagnon; le T. R. ordonne de suite au Vénérable second Surveillant d'aller à la porte et de voir qui frappe en Compagnon ; le second Surveillant s'étant acquitté de cette commission, vient dire au T. R. que le f. Introducteur présente un Compagnon qui demande à passer de l'Equerre au Compas.

Le T. R. ordonne de lui demander s'il a fait son temps et si ses Maitres sont contents de lui, s'il n'a jamais varié dans ses principes, et s'il a toujours le même zèle pour la maçonnerie ; enfin s'il désire de voir le tombeau; à chacune de ces questions que le second Surveillant va lui faire, il doit en venir rendre compte au T. R.; quand il va faire la dernière question, si le Récipiendaire répond, Oui, le T. R. ajoute : Ne l'épargnez pas, faites le entrer dans ce lieu pour qu'il découvre le spectacle qui se présentera à ses yeux.

Le second Surveillant lui arrache son Tablier, tire avec précipitation son épée, lui en présente la pointe de la main gauche ; le Récipiendaire la prend de la main droite et la tient sur son cœur. Il est introduit de cette sorte, on lui fait faire, par ordre du T. R. neuf fois le tour de la chambre du milieu, de l'Orient à l'Occident par le midi. On réduit ces Neuf voyages à trois seulement.

Au premier voyage, le Récipiendaire parvenu à l'Orient salue le T. R. qui lui dit :

D. Etes-vous Maçon ?

R. Mes frères et Compagnons me reconnaissent pour tel.

D. Donnez-moi le mot sacré d'Apprenti ?

R. Je ne l'ai pas reçu de même, donnez moi la première lettre je vous donnerai la seconde.

Il le donne à la manière accoutumée. Au second voyage le Récipiendaire parvenu devant le T. R. le salue, le T.R. lui dit :

D. Donnez moi le mot sacré de Compagnon ?

R. Je ne l'ai pas reçu de même, donnez moi In première lettre je vous donnerai la seconde.

il le donne à la manière accoutumée.

Au troisième voyage, le Récipiendaire de nouveau parvenu devant le T. R. le salue, et celui-ci lui dit :

D. Donnez-moi le mot de passe d'App. et celui de Comp. .

R . Il les donne.

Après chaque demande que fait le T. R. au Récipiendaire, il ordonne de continuer le voyage par le Nord. Au dernier voyage parvenu à l'Occident, le Récipiendaire reste entre les deux Surveillants. Le T. R. dit au Vénérable 1er Surveillant :

D. Vénérable 1er Surveillant, qui me présentez vous 7

R. Un Compagnon qui demande à passer de l'Equerre au Compas.

D. A-t-il fait son temps ?

R. Il a travaillé et ses Maîtres sont contents de lui.

D. Est-il digne d'être reçu Maître ?

R. Il le mérite par son application et son zèle.

D. Répondez-vous de lui ?

R. J’en réponds.

D. A-t-il vu le Tombeau ?

R. Non, mais il désire le voir.

Le T. R., s'il le juge à propos fait quelques questions au Récipiendaire sur les grades d'App. et de Compagnon.

Il faut observer que depuis le moment que le Récipiendaire est entré dans la Loge, jusqu'à ce moment ci, tous les Maîtres ont l’épée à la main, la pointe baissée sur le cercueil.

Le T. R. ordonne au Vénérable premier Surveillant de faire placer le Récipiendaire les pieds en Equerre, et de le faire passer de l'Equerre au Compas en lui faisant traverser le tombeau d'Hiram, par trois pas de Maître, ensuite de le faire approcher de l'autel, où étant arrivé, il met un genou à terre. Le T. R. vis à vis duquel il se trouve, tient son maillet levé, et le Récipiendaire la main droite sur la Bible.

Le T. R. lui dit :

Promettez vous, sous les mêmes obligations que vous avez contracté précédemment de garder le secret des Maîtres envers les Apprentis et Comp. et envers les profanes ?

Oui, T. R., répond le Récipiendaire.

Promettez-vous d'être un zélé membre de notre Loge et de vous intéresser à son élévation ?

Oui, T.R., répond le Récipiendaire.

Promettez-vous de ne jamais faire valoir le motif de nos assemblées quoi qu'elles ne fassent pas partie de nos secrets ?

Oui, Très respectable.

Le T.R. fait relever le Récipiendaire et lui dit :

Après ce que vous venez de promettre, vous devez sentir ce que peut mériter un parjure, qui serait assez malheureux que de violer son obligation, en révélant nos mystères aux profanes, on ne saurait lui réserver qu'un châtiment proportionné à son crime, il tomberait à mes pieds expirant sous mes coups, et comblerait ce tombeau de son propre cadavre. C'est à des réflexions justes et sages que je vous abandonne, après que vous aurez prêté une oreille attentive au récit que je vais vous faire.

Histoire

Après la mort de David, Salomon étant monté sur le Trône, et voulant travailler à l'élévation du Temple de Jérusalem, écrivit à Hyram roi de Tyr, qui adorait, comme lui, le Roi d'Israël, et lui envoya des Ambassadeurs pour faire alliance avec lui ; il lui demanda les bois propres pour la construction du Temple. Hyram répondit à Salomon, et lui promit tous les bois, pierres et matériaux nécessaires. Les bois furent coupés dans la forêt du Liban et les pierres furent taillées dans les carrières de Tyr. Salomon employait à cet ouvrage trente mille ouvriers, et les faisait relever tous les quatre mois, par trente mille autres. La nourriture de ces ouvriers et leur entretien étaient payés par Salomon, en bois et en huile. Hyram, roi de Tyr, jaloux de concourir par tous les moyens possibles à l'élévation de cet immortel édifice, envoya à Salomon un ouvrier fameux à travailler toutes sortes de métaux et très instruit dans l'architecture ; il s'appelait Hiram - Abif, il était le fils d'un Tyrien nommé U.s.I et sa mère, qui était alors veuve, était sortie de la tribu de Nephtali. Salomon le fit son grand architecte et lui communiqua ses projets et ses plans, le chargea de la conduite du grand Edifice qu'il élevait à Dieu, et le nomma de plus Inspecteur général de tous les ouvriers du Temple. Hiram les divisa en trois classes, celle des Apprentis, celle des Compagnons, et celle des Maîtres. Il donna à chaque classe un Signe, un attouchement et un mot, pour pouvoir reconnaître les ouvriers, et les payer selon leur mérite. Il nomma et désigna ensuite les endroits où ils devaient passer en revue et recevoir leur payement à la fin de la sixième journée. Les Apprenti s qui étaient au nombre de soixante dix mille étaient payés à la Colonne J. Les Compagnon s qui étaient au nombre de quatre vingt mille étaient payés à la Colonne B. Ces deux colonnes, comme vous le savez, étaient placées à l'entrée du Temple. La Colonne J au Nord, et la Colonne B au Midi.

Les Maîtres au nombre de trois mille six cent soixante, recevaient leur appointement dans la Chambre du milieu.

Tels étaient les arrangements que ce grand homme avait pris pour payer les ouvriers, mais comme il n'aurait pu subvenir à tout, Salomon lui donna deux adjoints qui portaient le nom de Surveillants, le premier était proposé pour payer les Compagnons, et le second les Apprentis.

Ils avaient aussi l'inspection sur les ouvriers qui étaient chargés de la police, comme aussi d'accommoder les différends qui naissaient parmi eux. Trois compagnon s mécontents des salaires qu'ils recevaient, imaginèrent de demander à Hiram, le Signe, le mot, l'attouchement de Maître et se proposèrent de l'avoir de gré ou de force, Ce grand homme était en usage à la fin de chaque semaine de faire une revue générale de tous les ouvrages. Les trois scélérats attendirent que les ouvriers fussent sortis. Ils furent se poster, un à la porte de l'Orient, l'autre à la porte du midi, et le troisième à la porte de l'Occident. Hiram ayant fait sa ronde et voulant se retirer, se présenta à la porte de l'Occident, le compagnon qui s'y trouvait lui demanda le Signe, le mot et l'attouchement de Maître ; Hiram s'y refusa mais lui promit de les lui donner lorsqu'il aurait mérité le grade ; le compagnon persistait toujours à les lui demander, et voyant qu'il ne pouvait les obtenir, lui donna un coup de règle qui l'étourdit.

Ici, le T. R. donne un coup de maillet sur le front du Récipiendaire.

Hiram revenu à lui tâcha de s'échapper par la porte du Midi, il y trouva le second de ces scélérats qui lui fit les mêmes demandes, il les refusa également, ce compagnon voyant qu'il ne pouvait rien obtenir par la douceur, employa de fortes menaces, elles ne produisirent pas plus d'effet ; transporté de colère des refus qu'il essuyait, il lui donna un coup de marteau sur la tête qui le blessa dangereusement.

Ici le T. R. donne un second coup de maillet sur la tête du Récipiendaire.

// s'enfuit par la porte de l'Orient où il eut bien de peine d'arriver ; il y trouva le troisième de ses assassins qui le menaça de le faire mourir, s'il lui refusait les Signe, le mot et l'attouchement de Maître. Hiram lui représenta qu'il ne pouvait pas les lui donner et que ce n'était pas de cette façon qu'il pouvait les recevoir, que son application au travail pourrait un jour lui mériter ce grade, et qu'alors il les lui donnerait volontiers. Ce misérable mécontent de cette réponse, insista à vouloir lui arracher les secrets de Maître par la force ; mais Hiram continue à les lui refuser avec la plus grande fermeté, ce scélérat le terrasse d'un coup de levier qu'il lui donne sur la tête.

A ces derniers mots le T. R. lui donne un coup de maillet sur la tête, comme s'il voulait l'assommer.

Les Surveillants qui sont derrière lui le placent dans le cercueil, le couvrent de suite d'un drap noir, et le visage d'un linge blanc où l'on a répandu quelques gouttes de sang.

Le T. R. ayant gardé pendant tout ce temps le silence, continue :

C'est ainsi que le plus respectable de tous les Maçons aima mieux perdre la vie que de donner le Secret du Maître à des Compagnons indignes de le recevoir.

Comme il était encore jour, les scélérats qui venaient de l'assassiner, n'osaient le sortir du Temple, ils le cachrent sous quelques pierres, et quand la nuit fut venue ils le transportèrent sur le mont Hebron où ils l'enterrèrent à peu de distance d'un acacia. Sept jours s'étant écoulés, et Salomon ne voyant point paraître Hiram, fit cesser les travaux du Temple et ordonna des recherches pour savoir ce qu'il était devenu ; mais n'en pouvant avoir des nouvelles, il rendit un Edit, par lequel il déclarait qu'aucun ouvrier ne serait payé qu'Hiram n'eut été retrouvé mort ou vif. Il ordonne à neuf Maîtres de s'emparer des portes du Temple pour s'informer de tous les Maîtres, Compagnons et Apprentis, s'ils n'auraient quelqu'indice sur l'absence d'Hiram.

Ces neuf Maîtres exécutèrent ce que Salomon leur avait prescrit en faisant des questions à quelques Compagnons; ils soupçonnèrent ceux de ce grade d'avoir assassiné Hiram pour en obtenir le mot de Maître ; mais ce qui les confirma davantage dans leurs soupçons ce fut, qu'ayant visité toutes les loges où les maçons demeuraient par nombre séparé, ils reconnurent que trois Compagnons avaient disparus. Salomon de concert avec les neuf Maîtres décida que si on découvrait le corps d'Hiram, le premier mot qu'ils prononceraient serait celui dont on se servirait dans la suite pour distinguer les Maîtres des Compagnons, et que le Signe et attouchement seraient en même temps changés. Les neuf Maîtres après avoir fouillé très exactement dans tous les recoins du Temple se divisèrent en trois branches.

Trois sortirent par la porte de l'Occident, trois par celle du midi et trois par celle de l'Orient, dans le dessein de ne pas revenir qu'ils n'eussent quelque nouvelle d'Hiram ; ils eurent l'attention en faisant leur perquisition de ne s'éloigner les uns des autres que de la portée de la voix. Après avoir cherché inutilement pendant huit jours, ils arrivèrent le neuvième sur le mont Hébron l'un d'eux harassé de fatigue se reposa, mais sentant que la terre s'éboulait sous ses pieds, il s'aperçut qu'elle avait été nouvellement remuée, ce qui le surprit d'autant plus que cet endroit et les environs étaient incultes graveteux et stériles ; il appela les autres Maîtres, et s'étant assurés que quelqu'un y pouvait être enterré, sans passer plus avant, ils résolurent d'en instruire Salomon, mais pour retrouver l'endroit à leur retour, ils coupèrent une branche de l'acacia qui était à une petite distance ; ils la plantèrent sur le terrain où ils se proposaient de faire une fouille. Ayant rendu compte à Salomon de cette découverte, ce Prince les engagea d'y retourner et d'y creuser dans l'endroit désigné.

Ici le T. R. quitte sa place, après avoir frappé trois coups de maillet sur l'autel et dit:

Mes frères, entourez le cercueil.

Tous les frères placés, ils en font trois fois le tour ; le T. R. marchant le premier. Après le dernier tour, le T. R. s'arrête à l'Orient et tous les frères entourent de nouveau le cercueil. On fait la chaîne. Le T. R. fait passer en silence trois paroles:

La 1ère Le Maître est mort.

La 2° Trois Compagnons l'ont tué.

et La 3° Jéhovah . (ancien mot de Maître).

Après quoi le T. R. continue l'histoire, en disant :

Les neuf Maîtres retournèrent sur le Mont Hébron, ils commencent à fouiller la terre, et reconnurent que c'était effectivement le Corps d'Hiram qui y était caché, ils portèrent tous la main sur la poitrine, en témoignage de douleur et tenant la main gauche tendue en signe d'étonnement et d'horreur, comme si on voulait éloigner un objet odieux. Ensuite, un d'eux le prit par le premier doigt et prononça le mot Jakin , le second le prit par le second doigt, et prononça Booz ; le doigt lui resta à la main, un troisième le prit par le poignet et sentant qu'il se séparait du bras, prononça et dit Makbenak , qui signifie : la chair se sépare des os.

Ici le T. R. ayant relevé le Récipiendaire après lui avoir pris le premier doigt, ensuite le second, ensuite le poignet, il lui dit que c'est là le mot, le Signe et l'attouchement des Maîtres, et que ce signe doit se faire en mettant pied contre pied, genoux contre genoux, poitrine contre poitrine, joue contre joue, et en passant le bras gauche par dessus l'épaule prononçant le mot Makbenak .

Enfin, étant convenu que ce mot serait dorénavant celui des Maîtres, ils achevèrent d'exhumer le corps d'Hiram, pour lui rendre les derniers devoirs. Ils le transportèrent dans le Temple de Salomon, où il lui fit dresser un tombeau sur lequel il fit poser un médaillon en Or, fait en triangle, où était gravé M. B. Tous les Maîtres assisteront à la cérémonie en tablier et en gants de peau blanche, pour marquer qu'aucun d'eux n'avait souillé leurs mains du sang de leur Chef.

Vous venez de voir dans cette histoire que notre R. M. Hiram a préféré la mort, plutôt que de trahir ses serments. Ainsi doivent être les maçons, ils doivent avoir sans cesse devant les yeux le courage héroïque de ce grand homme et imiter sa discrétion et ses vertus.

Le T. R. après avoir achevé le récit de l'histoire d'Hiram, donne le mot de passe au Récipiendaire, qui est Giblimm ; et lui dit d'aller donner le Signe, l'attouchement, le mot sacré et le mot de passe, aux Vénérables frères premier et second Surveillants, et généralement a tous les frères. Dès que le Récipiendaire a pris sa place, le T. R. aidé des Surveillants commence l'Instruction.

Instruction

D . Etes-vous Maître ?

R . Examinez moi, éprouvez moi, l'Acacia m'est connu.

D . Où avez-vous été reçu Maître ?

R . Dans la chambre du milieu.

D . Comment y êtes-vous parvenu ?

R . Par un escalier dérobé, fait en forme de vis, qui se monte par Trois, Cinq et Sept.

D . Que signifie ces nombres ?

R . Qu'il faut Trois ans pour faire un apprenti, Cinq pour un Compagnon et Sept pour un Maître ?

D . Comment avez-vous passé à la Maîtrise ?

R. En passant, de l'Equerre au Compas, et traversant le tronc de notre Respectable Maître Adon-Hiram.

D . Sans doute que vous avez été reçu Apprenti et Compagnon

R . J et B me sont connus, et j'ai à ma disposition la Clef de toutes les loges.

D . Qui s'est opposé à votre entrée dans la Chambre du milieu ?

R . Un Vénérable Surveillant.

D . Qu'a-t-il exigé de vous ?

R . Un Signe, un mot, un attouchement.

D . Donnez moi le Signe ?

R . Pour réponse : on le donne.

D . Donnez moi le mot ?

R . Vous savez mieux que moi T.R. que je ne puis le donner qu'en Loge.

D . Nous y sommes.

R. Donnez moi la première partie, je vous donnerai la seconde.

D. Qu'avez-vous vu en entrant dans la Chambre du milieu ?

R . Tristesse, gémissement et lumière.

D. Comment voyagent les Apprentis et les Compagnons ?

R . De l'Occident à l'Orient.

D . Pourquoi ?

R . Pour aller chercher la lumière.

D . Comment voyagent les Maîtres ?

R . De l'Orient à l'Occident.

D . Pourquoi ?

R . Pour aller répandre la lumière.

D . Si un de vos frères était perdu, où iriez vous le trouver ?

R. Entre l'Equerre et le Compas.

D . Pourquoi ?

R . Parce qu'un bon maçon ne saurait s'écarter du chemin de la vertu et de la probité.

D. Combien y-a-t'il de portes à votre Loge ?

R . Trois.

D - Comment sont-elles placées ?

R . Une à l'Orient, une au Midi, et l'autre à l'Occident.

D . Comment le savez vous ?

R . On me la dit en m'apprenant la façon dont fut massacré notre T. R. Maître, par trois Compagnons scélérats qui voulurent lui arracher la parole de Maître ou la vie.

D.Comment sait-on que c'était des Compagnons qui avaient commis ce crime ?

R. Par l'appel général qu'on fit des ouvriers auquel trois Compagnons ne se trouvèrent point. 

D. La parole ayant été perdue, comment a-t-on pu la retrouver ?

R. Les Maîtres soupçonnant l'assassi nat d'Hiram et craignant que la force des tourments ne lui eut arraché la parole de Maître, convinrent entre eux que le premier mot qui serait proféré, en le retrouvant, leur servirait à l'avenir pour se reconnaître, il en fut de même du Signe et de l'attouchement.

D. Combien envoya-t-on de Maîtres à la recherche d'Hiram ?

R. Neuf, désignés par les neuf lumières qui éclairent la Chambre du milieu.

D. Où trouva-t-on le corps de notre Respectable 'Maître ?

R. Dans un tas de décombres d'environ neuf pieds cubes, sur lequel on avait planté une branche d'acacia.

D. A quoi devait servir cette branche ?

R. Aux Maîtres qui furent envoyés à la recherche du corps d'Hiram, pour reconnaître l'endroit où ils soupçonnaient qu'il avait été enterré.

D. Combien avez-vous vu de grandes lumières ?

R. Trois.

Nommez les moi.

Le Soleil, la Lune et l'Etoile flamboyante.

D. Pourquoi trois lumières ?

R. Parce qu'une bonne Loge ne saurait être trop éclairée.

D. Où avez vous passé pour parvenir au Grade de Maître ?

R. Entre deux colonnes et un portique.

D. Quelle était la largeur et la hauteur de ce portique ?

R. D'une telle proportion qu'aucun profane ne pouvait passer.

D. Où avez vous reçu des gages en qualité de Maître ?

R. A la Chambre du milieu.

D. Avez-vous été payé ?

R. Je suis content.

D. Qu'avez vous vu de plus dans la Chambre du milieu ?

R. Une grande lumière plus éclatante que le soleil, au milieu de laquelle j'ai aperçu /a lettre G.

D . Que signifie la lettre G. ?

R . Elle est l'initiale du mot Got, qui en anglais, signifie Dieu.

D . Que venez vous faire ici ?

R . Chercher ce qui était perdu, et qu'avec votre secours, j'espère recouvrer.

D . Qu'est-ce qui était perdu ?

R . La parole de Maître.

D . Comment fut-elle perdue?

R . Par trois grands coups et par la mort d'Hiram.

D. Où fut-elle retrouvée ?

R . Dans son Tombeau.

D. Quelle forme avait ce Tombeau ?

R . Trois pieds de largeur, Cinq de profondeur et Sept de longueur.

D. Quelles sont enfin les marques distinctives des Maîtres?

R . Un Signe, un attouchement, deux paroles, et les cinq points parfaits de la Maîtrise.

D . Quel est le mot de passe de Maître?

R . Four réponse on le donne.

D . Comment vous nommez vous?

R. Acacia est mon nom.

D. Lorsqu'un Maçon est en danger, que doit-il faire pour appeler

les frères à son secours?

R . Il doit faire le Signe de Secours et dire

D Que signifient ces mots ?

R. Que les maçons se regardent comme les descendants d'Hiram et se disent Enfants de la Veuve.

D . Quel âge avez-vous en qualité de Maître ?

R . Sept ans.

D. Que signifie cet âge ?

R . Le temps que Salomon employa à construire le Temple.

D. Où se tient le T. R. Maître ?

R. A l'Orient.

D. Pourquoi ?

R . A l'exemple du soleil qui commence et ouvre la carrière du jour du côté de l'Orient, de même le T. R. Maître s'y tient pour ouvrir et éclairer la Loge, et mettre les ouvriers en œuvre.

D. Où se tiennent les Vénérables Surveillants ?

R . A l'Occident.

D . Pourquoi ?

R . A l'exemple du soleil qui termine la carrière du jour vers cette partie du monde, de même les Vénérables Surveillants s'y tiennent pour payer et congédier les ouvriers, et fermer la Chambre du milieu.

D . Sur quoi travaillent les Maîtres ?

R . Sur la planche à tracer.

D . A quoi sert-elle ?

R . A tracer les plans qui doivent servir de règle aux Compagnons.

D . Quelles doivent être les qualités d'un Maître 7

R . Sagesse, force et beauté.

D . Comment peut il réunir ces qualités si rares ?

R. La sagesse, dans ses mœurs, la force, dans l'union avec ses frères ; et la beauté dans son caractère.

Pour fermer les Travaux dans la Chambre du milieu .

D . Vble 1er Surv. quel âge avez-vous en qualité de Maître ?

R . Sept ans.

D. Où se tiennent les Vénérables Surveillants ?

R . A l'Occident.

D . Pourquoi ?

R. A l'exemple du soleil qui termine sa carrière à l'Occident, les Surv. s'y tiennent pour aider le T. R. à fermer les Travaux de la Chambre du milieu.

D . Quelle heure est-il ?

R . Il est minuit.

Il est donc temps de fermer les Travaux dans la Chambre du milieu.

Le T. R. frappe 3 fois 3 coups. Les V. Surv. les répètent. Tous les frères frappent ensuite ensemble 3 fois 3 coups dans leurs mains et disent trois fois......

Ensuite le T.R. dit aux V. Surv. :

Avertissez les frères que les travaux sont fermés dans la Chambre du milieu. Et chacun se retire.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 02:17

TUILEUR DU RITE FRANÇAIS OU MODERNE.

 MACONNERIE BLEUE OU SYMBOLIQUE

 

PREMIER GRADE: APPRENTI.

Décoration de la Loge.

Tenture bleue.

Trois lumières, une a l'est, vers le sud, deux à l'ouest, des côtés nord et sud.

A l'ouest, sont deux colonnes de bronze, d'ordre corinthien ; sur chaque chapiteau sont trois grenades entrouvertes ; sur le fût de la colonne, à droite en entrant, est la lettre B, et sur celui de l'autre colonne, la lettre J.

Autour de la loge est la houppe dentelée.

Sur le pavé, au milieu de la loge, un peu vers l'est, est le tracé ou tableau de la loge.

A l'est, est un dais d'étoffe bleue avec franges en or; au-dessous du dais, est un trône où se place le président ; devant le trône est un autel sur lequel sont posés une équerre, un compas, une bible, un glaive et un maillet. Le trône et l'autel sont élevés au-dessus du pavé, sur une estrade de trois marches.

A la droite du trône, au-dessous de l'estrade, sont la table du secrétaire, elle bureau de l'hospitalier. Vis-à-vis ces deux tables, et à la gauche du trône, sont : le bureau de l'orateur, et ensuite celui du trésorier.

Le premier Surveillant est placé sur un fauteuil en avant de la colonne B, et le second, en avant de la colonne J. Chacun des surveillants a devant soi une table sur laquelle est posé un maillet.

TITRES.

Une réunion de maçons se nomme Loge ; elle se compose des officiers dont le tableau suit :

TABLEAU DES OFFICIERS QUI COMPOSENT UNE LOGE AU RITE MODERNE.

1°. Un Vénérable, président ;

2°. Deux Surveillants ;

3°. Un Orateur;

4°. Un Secrétaire ;

5°. Un Trésorier;

6°. Un Garde des Sceaux ;

7°. Un Hospitalier;

8°. Un Maître des Cérémonies ;

9°. Un Maître des Banquets ;

10°. Un Architecte du Temple;

11°Deux Experts;

12°. Un F.-. Terrible.

Quoique les deux experts ne soient nommés que vers la fin du tableau, ils n'en sont pas moins appelés, les premiers de droit à remplacer les Surveillants, et même le Vénérable après les Surveillants, en cas d'absence de ces officiers, pour présider ou surveiller les travaux en loge.

Lorsque les Loges sont nombreuses, on peut nommer des adjoints à tous les officiers, excepté aux trois premières lumières ou officiers ;

En Loge ; les lumières sont nommées étoiles, et les épées, glaives.

On n’écrit point en Loge, on trace une planche ; le papier est la planche à tracer, et la plume est un burin ou un crayon.

Les banquettes sur les cotés, où se placent les frères, sont des colonnes.

SIGNES.

1°. Porter a la gorge la main droite ouverte , les doigts réunis, le pouce écarté et formant l'équerre. Lorsqu'on reste en cette position on est à l’ordre ;

2°. Retirer la main horizontalement vers l'épaule droite, et la laisser retomber le long du corps, le bras allongé, ce qui décrit une équerre.

ATTOUCHEMENT.

Prendre la main droite du Tuileur ; frapper légèrement trois coups, selon la batterie du grade, avec le pouce, sur la première phalange de l'index. Le Tuileur répond par le même signe ; ensuite, il fait glisser le pouce entre les deux phalanges de l'index et du médius. C'est la demande du mot de passe.

BATTERIE.

Trois coups, par deux et un : oo o

Dans les acclamations, on frappe trois coups dans les mains, selon la même mesure ; ensuite on s’écrie, en faisant un bruit léger avec les deux premiers doigts de la main droite : vivat, vivat, in oeternum vivat !

MARCHE.

Trois pas en avant, en partant du pied droit, et en assemblant a chaque pas.

Dans le cours de la réception, le récipiendaire fait trois voyages.

AGE.

Trois ans.

TEMPS DU TRAVAIL.

De midi à minuit.

HABILLEMENT.

Un tablier de peau blanche, dont la bavette est relevée.

Pendant le cours de la réception, le récipiendaire a les yeux couverts d'un bandeau ; il n'est ni nu, ni vêtu; il a le bras et le sein gauche découverts, le genou droit nu, le soulier gauche en pantoufle; il est dépouillé de tous métaux.

MOT DE PASSE

THUBALKAIN (possessio mondana). C'est le nom du fils de Lamech.

MOT SACRE.

JACHIN (pron Jakin), c'est le nom d'une des colonnes du temple de Salomon. Il ne se prononce pas, on ne fait que l’épeler.

Les apprentis reçoivent leur salaire à la colonne J.

Nota. Dans quelques cahiers ou régulateurs, on emploie indistinctement le mot de candidat ou de néophyte pour désigner le récipiendaire. Nous croyons utile de donner une définition de ces mots, afin d'en faire la juste application.

Le Candidat est celui qui est proposé pour l'initiation. Une fois que la loge a consenti à l'admettre, il n'est plus candidat, il est Postulant ou Aspirant.

Admis aux épreuves, il est Récipiendaire.

Une fois reçu , c'est un Néophyte , du grec nouveau né.

DEUXIEME GRADE: COMPAGNON.

Décoration de la Loge.

La lenlure comme au premier degré. Au lieu de trois lumières, il y en a cinq. Sur le pavé est le tracé de la loge .

L'apprenti devient compagnon, en passant de la perpendiculaire au niveau.

Les compagnons reçoivent leur salaire près de la colonne B.

Les titres des officiers sont les mêmes qu'au premier degré.

SIGNES.

1°. Porter la main droite sur le cœur, les doigts un peu arrondis, comme pour saisir un objet.

2°. Elever la main gauche ouverte, et la paume en avant a la hauteur de la tête, le coude rapproché du corps. Ces deux mouvements composent le signe d'ordre.

3° Retirer horizontalement la main droite, vers le flanc droit , et la laisser retomber le long du corps, le bras allongé; pendant ce mouvement, abaisser la main gauche le long du corps.

Les trois mouvements réunis composent le signe entier.

ATTOUCHEMENT.

Prendre la main droite du tuileur, frapper légèrement avec le pouce, 1°sur la première phalange de l’index trois coups en apprenti ; 2° sur la première phalange du médius, deux coups égaux. Le tuileur répond par le même signe, et fait ensuite passer le pouce entre les deux premières phalanges du médius et du doigt annulaire. C’est la demande du mot de passe.

BATTERIE.

Cinq coups par trois et deux : oo o oo.

MARCHE.

Trois pas d'apprenti, puis deux autres pas obliques , l'un a droite, en partant du pied droit et assemblé, l'autre , en partant du pied gauche et assemblé.

Dans le cours de la réception, le récipiendaire fait cinq voyages. Le premier, avec un maillet et un ciseau ; le second, avec le compas et l'équerre ; le troisième, avec la pince et une règle ; le quatrième, avec L’équerre et la règle, et le cinquième, ayant les mains libres.

AGE.

Cinq ans.

TEMPS DU TRAVAIL.

De midi à minuit.

HABILLEMENT.

Un tablier de peau blanche, ayant la bavette rabattue.

MOT DE PASSE.

SCHIBBOLETH, que l'on traduit ainsi : Nombreux comme des épis de blé.

Ce mot, qui signifie également épi et fleuve, servait de mot du guet aux Galaadites , dans la guerre qu'ils eurent sous Jephté contre les Ephraïmites ; ceux-ci ne savaient pas prononcer le schin, dic ergo: schibboleth, qui respondebat sibboleth.

MOT SACRÉ.

BOOZ (Jaqin), c’est le nom d'une des colonnes du temple de Salomon, il ne se prononce pas, on ne fait que l'épeler.

On interprète ainsi ce mot : la force est en Dieu

TROISIÈME GRADE: M A î T RE.

Décoration de la Loge.

Tenture noire, parsemée de larmes blanches, de têtes de morts et d'os en sautoirs, groupés par trois, cinq , sept.

Neuf lumières groupées par trois; un groupe à l'est, un au sud et un à l'ouest.

Sur le pavé le tracé de la loge.

TITRES.

La loge des maîtres est nommée chambre du milieu.

Le président se nomme très-respectable maître ; les surveillants, très-vénérables maîtres; et les frères, vénérables maîtres.

On devient maître en passant de l’équerre au compas.

Les maîtres reçoivent leur salaire dans la chambre du milieu, où l'on parvient en montant un escalier en forme de vis.

SIGNE D’ORDRE.

Porter la main droite horizontalement ouverte, les doigts étendus et rapprochés, le pouce séparé, et appuyé contre le flanc gauche, au-dessous du pectoral.

SIGNE D’HORREUR.

Retirer la jambe droite en arrière, comme pour reculer d’un pas ; détourner la tête à droite, comme pour éviter la vue d’un objet pénible ; avancer les deux mains vers la gauche, comme pour le repousser.

SIGNE DE SECOURS.

Dans le cas où un maître serait en quelque danger, il appelle ses frères a son secours par le signe suivant : élever les deux mains jointes au-dessus de la tête, la paume en dehors, en disant : à moi les enfants de la veuve !

Un maître interrogé sur ce qu'il est, répond : l’acacia m'est connu.

ATTOUCHEMENT.

i°. S'approcher réciproquement du pied droit par le côté intérieur;

2° se toucher le genou droit;

3° s'approcher le haut du corps;

4° se poser réciproquement la main gauche sur l'épaule droite , pour se tenir plus étroitement et s'attirer l'un à l'autre; 5° se prendre mutuellement la main droite en formant la griffe pour embrasser la paume. Ce sont les cinq points parfaits de la maçonnerie.

Ensuite on prononce l'un et l'autre alternativement les trois syllabes qui composent le mot sacré.

BATTERIE.

Neuf coups, par trois fois trois :

oo o oo o oo o

Nous ignorons ce qui a pu déterminer le Grand Orient de France à adopter cette batterie, l’ancienne qui se faisait ainsi :

oo o oooo était en harmonie avec les nombres qui sont affectés à ce grade.

MARCHE.

Trois pas élevés, comme si l'on passait au-dessus de quelqu'objet placé à terre, en obliquant; le premier pas à droite , partant du pied droit, assembler; le second pas a gauche, partant du pied gauche, assembler ; le troisième pas à droite, partant du pied droit, assembler.

AGE.

Sept ans et plus.

TEMPS DU TRAVAIL.

De midi à minuit.

HABILLEMENT.

Tablier blanc doublé et bordé de bleu, avec une poche au dessous de la bavette. Au milieu du tablier sont peintes ou brodées en bleu les lettres M. B.

Un cordon de quatre pouces de largeur, bleu, moiré, porté en écharpe de droite à gauche ; au bas du cordon est suspendu, avec une rosette rouge, le bijou, qui est composé d'une équerre, sur laquelle se croise un compas ouvert à 45 degrés.

Le bijou est en or; on peut l'enrichir de pierreries.

MOT DE PASSE.

GHIBLIM (et non pas Ghiblim)

MOT SACRE.

MAK-BENAH (et non pas Mac-Benac) que l’on interprète ainsi : La chair quitte les os.

Le Maitre est nommé Gabaon. De même que les Gabaonites furent des gardiens fidèles et les conservateurs de l'arche d’alliance, qui leur avait été confiée, après avoir été successivement à Ghilgal, à Schilo, et a Nob ; de même aussi, le maître doit veiller à la conservation de l'Ordre et au maintien de sa discipline.

Le prophète Jérémie raconte comment, pendant la captivité des enfants de Juda, il conserva le tabernacle, l'arche d'alliance, et l'autel des parfums, en les cachant dans une caverne de la montagne Nebo, la même sur laquelle Dieu conduisit Moïse pour lui découvrir la terre promise, dans laquelle il ne devait pas entrer (Machab. 2, chap. 2, v. 4) : exemple de fidélité religieuse proposé aux maîtres.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 23:35

GRADES FRANÇAIS

ou

RITE MODERNE

Le rite français, dit rite moderne, se compose de sept grades divisés en deux séries.

La première série, désignée sous le titre de Maçonnerie symbolique ou Maçonnerie bleue, à cause du cordon de Maître, comprend les grades suivants : APPRENTI, COMPAGNON, MAITRE.

La deuxième série, qualifiée de Maçonnerie des hauts grades ou Maçonnerie rouge, à cause du cordon de Rose-croix, renferme quatre ordres, savoir : ELU, ECOSSAIS, CHEVALIER D'ORIENT, SOUVERAIN PRINCE ROSE-CROIX.

Les trois premiers grades du rite fiançais et les trois premiers grades du rite écossais sont d'un usage général en France et à l'étranger. Les quatre ordres français ne sont guère pratiqués qu'en France; les grades écossais, d'origine étrangère, sont beaucoup plus répandus à l'extérieur, mais non pas, pour la plupart des degrés, sans différences notables.

Le système des hauts grades écossais a toujours été tenu pour une création arbitraire, et non pour le fruit d'un pacte instantané entre tous les peuples, comme la Maçonnerie symbolique.

Aux grades symboliques, tout le monde est admis, nationaux et étrangers, et c'est là réellement où est la fraternité universelle.

Mais, dans les hauts grades, chaque nation veut, chez elle, être chez elle; elle arrange le système supérieur écossais à sa manière, pour ses besoins, pour ses habitudes, et quand le visiteur étranger se présente avec des grades élevés, on s'occupe moins, au moment de l'admettre, de sa qualité de haut Maçon que de sa position profane et de l'intérêt direct qu'il peut inspirer aux Maçons nationaux.

 APPRENTI. (1ER GRADE.)

 Ordre. On porte la main droite sous la gorge, les quatre doigts serrés et le pouce écarté, en forme d'équerre.

Signe. L'App.-. étant à l'ordre fait ensuite le signe, c'est-à-dire qu'il retire sa main horizontalement, puis la laisse tomber perpendiculairement.

Attouchement. Prendre la main de celui qui demande l'attouchement, poser le pouce sur la première phalange ou jointure de l'index et les quatre doigts dans l'intérieur de la main, puis frapper, par un mouvement invisible, trois coups sur cette phalange oo o.

Marche. Le pied droit en avant, le pied gauche placé en travers touchant le talon droit et formant une double équerre. Dans cette position et sans la changer, on fait trois pas en avant.

Mot de passe. T. B. L. A. N. (On le prononce tout entier.)

Mot sacré. J. K. N. (Il s'épèle.)

Batterie, oo o.

L'acclamation qui suit la batterie est, pour le rite français, Vivat! ou Vivant!

QUESTIONS D'ORDRE,

D. Êtes-vous Mac.?

R. Mes FF. me reconnaissent pour tel.

D. A quoi reconnaîtrai-je que vous êtes Maç.?

R. A mes Signe, Parole et Attouchement.

D. Quel âge avez-vous?

R. T.... ans.

D. Faites le signe (on le fait)} que signifie-t-il?

R. Que je préférerais avoir plutôt la g… c... que de révéler nos M...

D. Donnez-moi l'attouchement (on le donne) ; donnez-moi le mot de passe'(on obéit) ; donnez-moi le mot sacré.

R. Comme App., je ne sais ni 1... ni é...ç donnez-moi la première l.., et je vous donnerai la seconde. (Ici le dialogue convenable.)

D. D'où venez-vous?

R. De la L. de S... J...

D. Qu'y fait-on?

R. On y bâtit des T... à la vertu, et on y creuse des C... pour le vice.

D. Depuis quand êtes-vous Mac. ?

R. Depuis que j'ai reçu la L....

D. Que venez-vous faire ici?

R. Trav... et m'écl...

D. Qu'apportez-vous ?

R. Amour du travail, docilité à m'instruire, bon accueil à mes FF..

DECORS:

Tablier : il est de peau blanche.

MOT DE SEMESTRE:

On le donne au F. Mait. des C.., mais jamais qu'entre les deux P... du T...

COMPAGNON. (2E GRADE.)

Ordre. La main droite sur le C..., les quatre doigts serrés, le pouce écarté et élevé.

Signe. Le Comp. étant à l'ordre retire la main horizontalement, et la laisse tomber perpendiculairement.

Attouchement. Comme au premier grade, excepté qu'après avoir frappé trois coups sur la phalange de l'index, on frappe deux coups sur la même phalange du médius.

Marche. Les trois pas d'App., puis un pas à droite sans changer de position, et un pas à gauche. Cette fois, c'est le pied gauche qui fait le pas, et le droit qui se rapproche derrière le talon gauche, toujours en forme d'équerre.

Mot de passe. S. H. B. L. TH. (On le prononce tout entier.)

Mot sacré. B. 0. Z. (Il s'épèle.)

Batterie, oo o oo.

QUESTIONS D'ORDRE.

D. Êtes-vous Comp. ?

R. Je le suis.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir à ce Gr.?

R. Pour connaître la lettre G.

D. Que signifie-t-elle?

R. Géom...

D. Est-ce sa seule signification?

R. Elle est l'initiale d'un des noms du G. A. de l’Univ. God, en anglais.

D. Quel âge avez-vous?

R. C... ans.

D. Où est votre place en L.?

R. Sur la C... du M...

DECORS

Tablier : Il est le même que celui d'App..

MOT DE SEMESTRE.

On le donne comme au premier grade.

MAITRE. (3e GRADE.)

Ordre. La main droite étendue horizontalement, les doigts serrés, le pouce touchant la poitrine.

Signe. Le maître étant à l'ordre, porte la main à la hauteur du front, la paume en dehors, la tête un peu effacée du côté droit, et en faisant un mouvement de corps en arrière.

Attouchement. Le M. et le Tuil. se prennent mutuellement la main droite, les doigts entrelacés, mais tous recourbés vers leur extrémité en forme de griffe. Dans cette position, ils mettent pied droit contre pied droit, genou contre genou, poitrine contre poitrine, et s'embrassent eu se disant chacun une syllabe du mot sacré. Quelquefois on se borne à se prendre la main comme il vient d'être dit, et à se la renverser par un même mouvement une fois à droite, une fois à gauche, et une seconde fois à droite.

Marche. Le Maît. est à l'ordre et a les pieds en équerre. Devant lui est censé un obstacle qu'il doit franchir; alors il lève la jambe droite, la met au repos, le pied à plat; il rapproche la gauche, qu'il tient recourbée derrière la droite, à la hauteur du mollet ; il fait un second pas en portant la jambe gauche à droite, et la ramène à gauche, toujours en faisant un pas. La jambe droite se place derrière la gauche comme celle-ci était au premier pas. Le troisième et dernier pas se fait en portant la jambe droite à l'extrémité de l'obstacle, et en rapprochant la gauche, qu'il met alors en équerre, les deux pieds posant à plat.

Mot de passe. G. B. IM. (On le prononce tout entier.)

Mot sacré. M. C-B. N. C. (Il se dit en trois temps.)

Batterie, OO OOOOO OU OO O OO O OO O.

Signe de détresse. Les deux mains jointes renversées sur la tète ou à la hauteur du front, en disant: A. M. L.E. D. L. V.!

QUESTIONS D'ORDRE.

D. Êtes-vous Maît.?

R. Eprouvez-moi, l'A... m'est c...

D. Quel âge avez-vous?

R. S... ans et plus.

D. Pourquoi?

R. Parce qu'un M. n'a plus d'âge.

D. Où se tiennent les M.?

R. Dans la C... du M...

D. Pourquoi ?

R. Parce que c'est là qu'est le C... de N. R. M.

D. Où se placent les M. en L.

R. Partout, parce qu'ils sont M.

DECORS

Tablier. De peau blanche, doublé et bordé de bleu, ayant une rosette bleue au milieu.

Cordon. Bleu moiré, de quatre pouces de largeur. Il se porte de l'épaule droite à la hanche gauche.

Bijou. Une équerre et un compas entrelacés, en cuivre.

Ces décors pour les attributs du grade, peuvent être brodés en or, et le bijou être en pierreries. Mais plus les ornements sont simples, plus ils sont convenables.

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 23:14

OUVERTURE.

Le Vénérable frappe un coup, qui est répété par les Surveillants, & dit ;

FRERES premier & second Surveillants engagez les FF. de vos Colonnes, à se tenir à l'ordre, pour m'aider à ouvrir la Loge de Compagnon.

Les Surveillants exécutent l'ordre. Ensuite le Vénérable dit ;

D. F. 1.er, quel est le premier foin d'un Surveillant ?

R. C'est de s'assurer si la Loge est couverte & si tous les FF., présents, sont Compagnons.

Le Vénérable dit:

Assurez-vous-en, mon F.

Le premier Surveillant, après s'en être assuré , en rend compte au Vénérable, qui fait les questions suivantes aux Surveillants. ,

D. Que venez-vous faire ici ?

R. Recevoir vos ordres & profiter de vos lumières.

D. Pourquoi nous rassemblons-nous?

R. Pour nous instruire dans l'art royal, en nous livrant à l'étude des sciences qu'il exige.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Cinq ans.

D. A quelle heure se fait l'ouverture de la Loge de Compagnon?

R. A Midi.

D. Quelle heure est-il ?

R. Midi.

Le Vénérable dit :

Puisqu’il est Midi, & que c'est a cette heure que commencent les Travaux de Compagnon, FF. premier & second Surveillants, avertirez que je vais ouvrir la Loge de Compagnon à la manière accoutumée.

Les Surveillants répètent l'annonce.

Le Vénérable frappe cinq coups de maillet, les deux premiers précipités & trois lents, qui sont répétés par les Surveillants, après quoi il se lève ainsi que tous les FF. & dit:

A moi, mes FF.'. ?

Tous les Frères guidés par le Vénérable font le signe , puis l’applaudissement par cinq , répété trois fois. Ensuite le Vénérable dit :

FF. premier & second Surveillants f annoncez que les Travaux sont ouverts.

L’annonce finie, le Vénérable frappe Un coup de maillet, qui est répété par les Surveillants & tous les FF. reprennent leur place.

Le Vénérable fait faire la lecture du Procès-verbal des Travaux de l’assemblée précédente, & s'il est trouvé conforme à l'esquisse remise à l'Orateur, & qu’il n'y ait point d'observations, on y donne la sanction.

Nota. Ici les Visiteurs sont introduits comme à l'Apprenti.

 RECEPTION.

Le Vénérable dit ;

F. Expert allez préparer le Candidat t & amenez-le à la porte du Temple, où vous frapperez en Apprenti ?

F. premier Surveillant faites donner la sortie du Temple au F. Expert.

Le premier Surveillant le dit au second, & celui-ci au F. Couvreur qui exécute l’ordre.

Des que le F. Expert a préparé le Candidat, il l'amène à la porte du Temple, où il frappe en Apprenti. Le F. Couvreur en fait l'annonce au second Surveillant qui frappe un coup de maillet y & la fait de même au premier Surveillant, & celui-ci au Vénérable ; Le Vénérable frappe un coup de maillet, & dit :

Faites voir qui frappe ?

Cet ordre parvient au F. Couvrent par le premier Surveillant qui frappe un coup de maillet, & le rend au second, & celui-ci au Couvreur.

Le F. Couvreur entre ouvre la porte, & demande qui frappe ?

Le F.'. Expert répond, C’est un Apprenti qui demande a être admis au Grade de Compagnon.

Le F. Couvreur ferme la porte, & fait parvenir cette réponse au Vénérable, comme ci-dessus.

Le Vénérable dit :

F. premier Surveillant faites-lui demander son nom , fon âge, son travail , s'il a été payé, où il l’a été, s'il est content de ses Maîtres, & s'il présume qu'ils le sont de lui?

L'annonce faite par la voie des Surveillants, le F. Expert répond au F . Couvreur qui a entr'ouvert la porte :

Il se nomme Tubalcain, il a trois ans passés, il a travaillé du Lundi au Samedi soir a la Colonne J. où il a reçu son salaire ; il est content de ses Maîtres & il présume qu'ils le sont de lui.

Le F. Couvreur referme la porte, & fait parvenir cette réponse au Vénérable à la maniere accoutumée.

Le Vénérable dit;

Mes FF. consentez-vous que l'entrée du Temple soit accordée au Candidat ?

Tous les FF. font le signe d'acquiescement en étendant la main sur le Tableau.

Le Vénérable dit :

F. premier Surveillant faites donner l'entrée du Temple au Candidat.

Les Surveillants exécutent l’ordre.

Dès que la porte du Temple est ouverte, le Me. des Cérémonies dit:

Ou est ce téméraire Apprenti qui ose demander le Grade de Comp.

Le F. Expert l'introduit, en disant:

Le voilà, je vous le livre, faites- en ce qu'il vous plaira.

Le Me.des Cérémonies s'en saisit, en disant :

Il est en bonnes mains.

Il lui met la pointe du glaive fur le cœur, qu'il lui fait tenir du pouce & de l’index, & le place entre les deux Surveillants à l'ordre d'Apprenti.

Les Surveillants annoncent que le Candidat est introduit.

Le Vénérable dit:

Comment osez-vous , mes FF., introduire un Apprenti dans ce Temple ? Qui de vous me répondra de son zèle, à peine le connaissons-nous ?

Le Parain après avoir obtenu la parole dit :

Vénérable nous sommes ici trois qui pouvons répondre de lui.

Le Vénérable dit :

Prenez-y bien garde , mon F. , il y va de votre tête & de la sienne , s'il n'a point assez de zèle pour surmonter les obstacles qui vont lui être présentés.

Le Parain répond:

La fermeté que ce F. a montrée dans sa Réception d'Apprenti, sa bonne conduite & le zèle dont il n'a cessé de donner des preuves depuis, me sont un sur garant qu'il surmontera facilement tous les obstacles qui lui seront présentés.

Le Vénérable s'adressant au Candidat, dit :

Quel motif vous engage à solliciter le Grade de Compagnon ?

Sur la réponse du Candidat, le Vénérable lui fait différentes questions analogues, & s'assure s'il a des connaissances suffisantes du grade d'Apprenti; ensuite il dit:

Êtes-vous bien déterminé à passer au Grade de Compagnon.

Sur la réponse du Candidat, le Vénérable dit :

F. Expert, faites commencer les voyages au Candidat, afin que le Midi, l’Orient, le Nord & l'Occident soient témoins qu'il n'y a point de notre faute si cet Apprenti tombe en quelque danger, puisqu'il a eu le temps de la réflexion.

Le glaive sur le cœur, le F. Expert lui fait faire le tour de la Loge en commençant par le Midi.

De retour à l'Occident, les Surveillants annoncent que le Candidat a fait le premier voyage.

Le Vénérable ordonne qu'on le fasse voyager quatre autres fois, & à chaque voyage, il lui fait différentes questions tant sur la discrétion que sur les motifs qui le portent a demander le Grade de Compagnon.

Le cinquième voyage fini, le Vénérable dit au Candidat:

Mon F. voici le moment critique & peut-être le seul où nous puissions user de clémence , persistez - vous toujours à dire que c'est le zèle qui vous porte à demander à être reçu Compagnon.

Sur la réponse du Candidat, le Vénérable dit :

F. Me. des Cérémonies, faites parvenir le Candidat au pied du Trône de la vérité & de la justice, en lui faisant monter les cinq degrés du Temple , puis passer au Nord par les pas d'Apprenti, delà au Midi, au Nord & à l'Orient, par ceux de Compagnon.

Le Me. des Cérémonies prend le Récipiendaire par la main, & le conduit comme ci-dessus jusqu'au Trône, ou il le fait mettre à genoux.

Le Vénérable présente au Candidat la Bible, sur laquelle il doit mettre la main droite , ensuite il lui fait prêter l'obligation suivante.

Nota. Tous les FF. doivent être debout & à l'ordre pendant que le Candidat prête son obligation.

OBLIGATION.

Je promets & m'engage sur ma parole d'honneur & de F., de ne jamais révéler les Secrets qui vont m'être confiés, à aucun Apprenti , encore moins aux Profanes, de ne jamais les écrire, ni les tracer sur aucunes choses mobiles ou immobiles ; & en cas d'infraction, je consens que mon cœur soit arraché , & que mon corps demeure sans sépulture. Que le G. A.' de l'U. me soit en aide !

Le Vénérable lui fait baiser la Bible, & lui dit :

Pouvez-vous assurer, mon F., que l'obligation que vous venez de prêter soit sincère ; prenez garde ! nous lisons au fond des cœurs , & si vous nous en imposiez , vous seriez perdu , ainsi que les trois FF. qui ont répondu de vous.

Sur la réponse du Candidat, le Vénérable dit :

Puisque vous nous assurez que votre obligation est sincère & que le zèle seul vous

guide, il faut la ratifier de votre sang.

F. Expert apportez un verre.

Le F. Expert apporte un verre teint de sang ; alors le Vénérable dit :

Ce verre est encore teint du sang du dernier F. que nous avons reçu, mais n'importe, il servira.

Le Vénérable met la pointe d'un compas sur le cœur du Récipiendaire, prend son maillet comme pour frapper dessus , & lui dit :

Consentez-vous, mon F. , qu'on vous, en tire du cœur, car il nous en faut du plus pur.

Sur la réponse du Candidat, le Vénérable frappe cinq petits coups sur la tête du compas , en disant

Sagesse, Force , Beauté , Paix & Union.

Le Vénérable frappe un coup de maillet, & dit ;

Mes FF. aidez moi à constituer un Compagnon.

Les Surveillants ayant répété, tous les FF. se lèvent, & se mettent à l’ordre, glaive en main.

Le Vénérable pose la lame de son glaive sur la tête du Récipiendaire, & frappe légèrement cinq coups de maillet suivant la batterie de Compagnon , en disant :

A la gloire du G. A. de l’U., au nom du G. O. de France, sous les auspices du S. G. M. & en vertu des pouvoirs qui m'ont été confiés par cette R. L., je vous reçois & constitue Compagnon Maçon.

Le Récipiendaire se relève, & tous les FF. reprennent leur place.

Le Vénérable dit au Récipiendaire :

Mon Frère, de même que les Apprentis se distinguent de ceux qui ne sont pas Maçons , de même les Compagnons se distinguent des premiers, par un signe, un attouchement , une parole, & un mot de passe.

SIGNE.

Le Signe se tait en se mettant a l’ordre, (qui consiste à porter la main droite sur le cœur, les quatre doigts rapprochés les uns contre les autres, & le pouce élevé, ce qui forme l'équerre,) & retirant la main & l'avant-bras de gauche à droite horizontalement jusqu'au-dessous de l'épaule, en laissant ensuite tomber la main perpendiculairement, ce qui forme une équerre.

Ce signe vous rappelle que vous avez consenti d'avoir le cœur arraché, si vous étiez assez malheureux pour révéler des mystères dont lui seul devait être dépositaire.

ATTOUCHEMENT.

L'attouchement se fait en frappant avec le pouce de la main droite, trois coups sur la première phalange de l'index de celui à qui on prend la main, de la même manière que l'attouchement d'Apprenti, & deux autres sur la même phalange du médius.

PAROLE.

La parole est B...... , elle signifie ma force est en Dieu, & s'épèle comme à l'Apprenti,

P A S S E.

Le. mot de Passe est S…., le même que les Israélites avaient pris pour mot du guet dans la guerre contre la Tribu d'Ephraïm.

Les Ephraïmites ne le pouvant prononcer par la difficulté des langages, étaient jetés dans le Jourdain par les Israélites, au passage de ce fleuve.

Il signifie: Épie plein de blé.

Allez maintenant, mon F., vous faire reconnaitre par les FF. premier & second

Surveillants.

Le Candidat accompagné du Me. des Cérémonies va se faire reconnaitre par les Surveillants, en commençant par le premier.

Les Surveillants rendent compte de la justesse des signe , attouchement , parole & mot de passe que leur a donné le Compagnon.

Apres cela le Vénérable frappe un coup de maillet, & dit :

FF. premier & second Surveillants, invitez les FF. de vos Colonnes a reconnaître à l'avenir le F….pour Compagnon, & à applaudir, à sa Réception.

Les Surveillants répètent l’annonce ; Apres l’annonce, le Vénérable frappe un coup de maillet, se lève ainsi que tous les FF. & dit :

A moi mes Frères ?

Tous applaudissent par la batterie du Grade.

Le nouveau Compagnon, qui pendant tout ce temps a dû se tenir à l’ordre entre les Surveillants , demande la parole au premier , & après l'avoir obtenue y il remercie.

Le Vénérable fait couvrir l'applaudissement, frappe un coup de maillet, , & dit ;

Mes FF. reprenez vos places.

Tous les FF.', reprennent leur place.

Le nouveau Compagnon s’assied vis-à-vis le Tableau, & le Me. des Cérémonies lui indique, avec la pointe de fon glaive, les différentes figures dont le Vénérable lui donne l’explication.

CLÔTURE.

Le Vénérable fait faire la quête par le F. Hospitalier, ou par le Récipiendaire, s'il y a eu réception.

Il dit ensuite au F. Secrétaire de faire la lecture de l'esquisse du Procès-verbal.

Cette lecture finie, le Vénérable dit :

FF. premier & second Surveillants, invitez les FF. de vos Colonnes à faire leurs observations sur la rédaction du Procès-verbal des Travaux de ce jour.

S’il n'y a point d'observations, le Vénérable dit :

Aidez- moi, mes FF. à célébrer un vivat en faveur du F. Secrétaire.

Tous les FF. guidés par le Vénérable applaudirent.

Le F. Secrétaire y répond, & toute la Loge couvre son applaudissement.

Ensuite le Vénérable dit :

D. F. premier Surveillant à quelle heure se ferment les Travaux de Compagnon?

R. A minuit.

D. Quelle heure est-il ?

R. Minuit.

Le Vénérable dît :

Puisqu'il est minuit, que les Travaux sont réguliers, les Ouvriers payés & contents, FF. premier & second Surveillants annoncez sur vos Colonnes que je vais fermer la Loge de Compagnon à la manière accoutumée.

Les Surveillants en font l'annonce. Le Vénérable frappe cinq coups, qui sont répétés par les Surveillants, se levé ainsi que toute la Loge, fait prêter le Serment de ne rien révéler de tout et qui s'est fait, ensuite il dit :

A moi mes FF.

Il fait avec tous les FF. , qu'il guide, le signe & les acclamations du Grade.

Après quoi il frappe un coup, qui est répété par les Surveillants, & dit :

FF. premier & second Surveillants annoncez que la Loge de Compagnon est fermée & que nous rentrons dans celle d'Apprenti.

Nota. Ce qui est souligné ne se dit que lorsqu'on a commencé à Travailler au Grade d'Apprenti; dans le cas contraire, le Vénérable dit :

Et que j'invite tous les FF. à se retirer en paix.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:07

OUVERTURE DE LA LOGE DE COMPAGNON

Tout étant disposé pour donner ce grade le vénérable frappe en compagnon; les surveillants lui répondent de même.

Frères, premier et second surveillants, engagez nos chers frères, tant du côté du midi que du nord, de bien vouloir nous aider à ouvrir la loge de compagnon maçon.

Les deux surveillants obéissent à la manière ACcoutumée. Après quoi, le vénérable leur fait les demandes suivantes, et qui sont les seules qu’on doive faire aux deux premiers officiers pour ouvrir cette loge.

D. Frères, premier surveillant, d'où venez-vous ?

R. Très-vénérable, je viens de travailler dans le temple en qualité de compagnon.

D. Que venez-vous faire ici?

R. Recevoir vos ordres et profiter de vos lumières.

D. Que devez-vous observer en qualité de premier compagnon?

R. Si tous les frères sont à l'ordre. (Il observe et répond en raison de ce qu'il voit.)

D. Pourquoi nous rassemblons-nous?

R. Pour nous instruire dans l'art royal, en nous livrant à l'étude des sciences qu'il exige.

D. Quelle heure est-il?

R. Midi plein.

D. Quel âge avez-vous?

R. Cinq ans.

Le vénérable: En vertu de l'heure et de l'âge, avertissez nos chers frères que la loge de compagnon est ouverte, et que nous allons commencer nos travaux à la manière accoutumée.

Le premier surveillant: Mes frères du côté du midi...

Le second surveillant: Mes frères du côté du nord...

Lorsque le second surveillant a fini, le vénérable et toute l'assemblée font le signe de compagnon et les acclamations; ensuite on fait des réceptions, s'il y a des récipiendaires, ou sans quoi l'on commence l'instruction.

CATÉCHISME DES COMPAGNONS

D. Mon frère, quel sujet vous amène?

R. Très-vénérable, je viens à l'assemblée des compagnons pour recevoir vos ordres et profiter de vos lumières.

D. Comment êtes-vous parvenu à ce grade?

R. Par le zèle, le travail et la prudence.

D. Que vous a-t-on appris en vous recevant compagnon?

R. La signification de la lettre G.

D. Que signifie cette lettre?

R. Géométrie, cinquième des sciences, et la plus utile à un maçon.

D. Où avez-vous été reçu compagnon?

R. Dans une loge parfaite.

D. Quels sont ceux qui composent une telle loge?

R. Six, désignés par les six lumières, qui sont un vénérable maître, deux surveillants, deux maîtres et un compagnon.

D. Comment vous a-t-on reçu?

R. En me faisant monter les sept degrés du temple.

D. Que vous a-t-on donné après vous avoir reçu?

R. Un signe, un attouchement, et deux paroles.

D. Donnez-moi le signe. (Pour réponse on le fait.)

D. Comment le nommez-vous?

R Pectoral.

D. Que signifie-t-il?

R Que je garde les secrets des maçons dans le cœur, et que je préférerais l'avoir arraché plutôt que de les révéler aux profanes.

D. Donnez l'attouchement au frère second.

(On obéit, et lorsqu'il est conforme à l'ordre, le second surveillant répond:)

R II est juste, très-vénérable.

D. Dites-moi le mot sacré des compagnons.

(On le dit comme on l'a appris.)

D. Que signifie ce mot?

R La force est en Dieu.

C'est le nom de la colonne qui était au midi, près de la porte du temple où s'assemblaient les compagnons.

D. Avez-vous travaillé depuis que vous êtes compagnon?

R. Oui, très-vénérable, j'ai travaillé dans le temple de Salomon.

D. Par quelle porte y êtes-vous entré?

R. Par la porte de l'occident.

D. Qu'avez-vous remarqué près de cette porte?

R. Deux grandes colonnes.

D. De quelle matière étaient-elles?

R. D'airain.

D. Quelle était leur hauteur?

R Dix-huit coudées.

D. Leur circonférence?

R. Douze coudées.

D. De quelle épaisseur d'airain?

R. Quatre doigts.

D. De quoi étaient-elles ornées?

R. De chapiteaux.

D. Que soutenaient-elles?

R. Des globes en forme de sphère, parsemés de lys et de pommes de grenade.

D. Combien y en avait-il?

R. Cent et plus.

D. Pourquoi dites-vous cent et plus?

R. Pour marquer que les bons maçons doivent être sans nombre.

D. A quoi servait l'intérieur de ces colonnes?

R. A renfermer les instruments de géométrie et le trésor pour payer les ouvriers.

D. A qui était dédiée la loge où vous avez été reçu?

R. A saint Jean le Baptiste.

D. Pourquoi?

R. C'est que du temps des guerres de la Palestine, les chevaliers maçons se réunirent aux chevaliers de St-Jean-de-Jérusalem pour combattre les infidèles. Comme ils s'étaient mis sous la protection de ce grand Saint, et qu'ils remportèrent la victoire, ils lui rendirent grâces à leur retour, et convinrent qu'à l'avenir toutes les loges lui seraient dédiées.

D. Dans quel endroit est située votre loge?

R. A l'orient de la vallée de Josaphat, dans un lieu où règnent la paix, la vérité et l'union.

D. Quelle forme a-t-elle?

R. Un carré long.

D. Quelle longueur?

R. De l'orient à l'occident.

D. Sa largeur?

R. Du midi au septentrion.

D. Sa hauteur?

R Des coudées sans nombre.

D. Sa profondeur?

R. De la surface de la terre au centre.

D. De quoi est-elle couverte?

R. D'un dais céleste parsemé d'étoiles.

D. Qui soutient un si vaste édifice?

R. Deux grands piliers.

D. Comment les nommez-vous?

R Sagesse et force.

D. Expliquez-moi cela.

R. Sagesse pour inventer, et force pour soutenir.

D. Avez-vous des ornements dans votre loge?

R. Oui, très-vénérable, au nombre de trois, qui sont: le pavé mosaïque, la houppe dentelée et l'étoile flamboyante.

D. Que représentent-ils?

R. Le pavé mosaïque représente le seuil du grand portique du temple, la houppe dentelée, les ornements extérieurs, et l'étoile flamboyante le centre d'où part la vraie lumière.

D. Ces ornements ne renferment-ils pas quelque moralité?

R. Oui, très-vénérable; le pavé mosaïque, formé de différentes pierres jointes ensemble par le ciment, marque l'union étroite qui règne entre les maçons, étant liés par la vertu; la houppe dentelée est l'emblème de l'ornement extérieur d'une loge par les mœurs des frères qui la composent; et l'étoile flamboyante est le symbole du soleil de l'univers.

D. Avez-vous aussi des bijoux dans votre loge?

R. Oui, très-vénérable, au nombre de six, dont trois mobiles et trois immobiles.

D. Quels sont les trois mobiles?

R. L'équerre, le niveau et la perpendiculaire.

D. Pourquoi les appelez-vous mobiles?

R. Parce qu'ils passent d'un frère à l'autre.

D. A quoi servent-ils?

R. L'équerre sert à former des carrés parfaits, le niveau à égaliser les superficies, et la perpendiculaire à élever des édifices droits sur leur base.

D. Quels sont les trois bijoux immobiles?

R. La pierre brute; la pierre cubique ou à aiguiser, et la planche à tracer des maîtres.

D. Quel est leur usage?

R. La pierre brute sert aux apprentis à travailler, la pierre cubique sert aux compagnons pour aiguiser leurs outils.

La planche à tracer, aux maîtres pour former leurs dessins.

D. Tous ces bijoux n'ont-ils pas quelque signification symbolique?

R. Oui, très-vénérable; l'équerre nous annonce que toutes nos actions doivent être réglées sur l'équité; le niveau que tous les hommes sont égaux, et qu'il doit régner une parfait union entre des frères; et la perpendiculaire nous démontre la stabilité de notre Ordre, étant élevé sur les vertus: la pierre brute, à laquelle travaillent les apprentis, est l'emblème de notre âme, susceptible de bonnes

ou de mauvaises impressions; la pierre cubique qui sert aux compagnons pour aiguiser leurs outils, nous fait ressouvenir que ce n'est qu'en veillant sur nous-mêmes que nous pouvons nous garantir des vices; et la planche à tracer des maîtres, est le bon exemple qui nous facilite la pratique des plus éminentes vertus.

D. Combien y a-t-il de sortes de maçons?

R. De deux sortes: les maçons de théorie, et les maçons de pratique.

D. Quels sont les maçons de théorie?

R. Ce sont ceux de notre ordre qui élèvent des Temples à la vertu, et creusent des cachots pour les vices.

D. Quels sont les maçons de pratique?

R. Ce sont des ouvriers qui construisent des édifices matériels.

D. A quoi sert la maçonnerie de théorie?

R. Elle sert, par ses principes et par sa morale sublime, à épurer nos mœurs et à nous rendre utiles à l'État et à l'humanité.

D. Quelles sont les lois de la maçonnerie?

R. Punir le crime et honorer la vertu.

D. Que doit éviter un maçon?

R. L'envie, la calomnie et l'intempérance.

D. Que doit-il observer?

R. Le silence, la prudence et la charité.

D. Pourriez-vous me dire combien il y a de points dans la maçonnerie?

R. Ils sont sans nombre, mais ils se réduisent à quatre principaux; savoir, le guttural et le pectoral, qui nous rappellent notre obligation, ainsi qu'on l'explique en les faisant; le manuel, qui sert à donner l'attouchement pour se reconnaître; et le pédestre qui nous démontre que tout bon maçon doit marcher dans la voie de l'équité dont l'équerre est le symbole.

D. Comment voyagent les compagnons?

R. De l'occident au midi, du midi au nord, et du nord à l'occident.

D. Que signifie cette marche?

R. Qu'un maçon doit voler au secours de ses frères, fussent-ils aux extrémités de la terre.

D. Où sont placés les compagnons en loge?

R. Au midi, pour recevoir l'ordre des maîtres.

D. Où sont-ils payés?

R. A la colonne B.

D. Quel est le mot de passe des compagnons?

R. Schibboleth.

D. Que veut dire ce mot?

R. Épi, en hébreu; c'est le mot du guet du camp de Jephté, capitaine des Israélites. Lorsque la tribu d'Ephraïm se révolta, Jephté s'empara des bords du Jourdain par lesquels Ephraïm devait retourner; et tous ceux qui se présentaient au passage et qui ne pouvaient prononcer ce mot, étaient massacrés et précipités dans le fleuve.

D. Avez-vous vu votre maître aujourd'hui?

R. Oui, très-vénérable.

D. Comment était-il habillé?

R D'or et d'azur.

D. Que signifient ces deux mots?

R. Qu'un maçon doit conserver la sagesse au sein des grandeurs dont il peut être revêtu.

D. Quel âge avez-vous?

R. Cinq ans.

D. Quelle heure est-il?

R. «Minuit.

Cette loge se ferme comme la précédente; il n'y a que le nom, le signe et les applaudissements à changer.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 16:08

GRADE DE COMPAGNON

Décoration de la Loge.

La Loge doit être tendue en bleu azur clair, éclairée de cinq bougies, savoir : une à l'Orient devant le Vén deux devant le premier Surv., et deux devant le 2° Surv. .

On trace sur le pavé la loge telle qu'elle est portée à la fin de ce grade.

Les Compagnons portent le Tablier tout blanc. Ils peuvent porter un ruban bleu à la boutonnière où est suspendue une petite truelle de métal.

Ouverture de la Loge

Le Vénérable frappe sur l'autel un coup de

maillet : ff. 1er et 2° Surv. aidez moi à ouvrir la Loge de Compagnon.

Debout et à l'Ordre mes frères.

Le premier Surv. dit : Nous sommes à vos ordres Vénérable.

D. f. premier Surveillant quel est le devoir des Surveillants

R. C'est de voir si la Logé est à couvert.

D. Faites y pourvoir, mon frère.

On fait couvrir la Loge en observant les mêmes formalités que dans le grade d'App. Après quoi le Vénérable continue :

D. f. premier Surv. êtes vous Compagnon ?

R. Oui, Vénérable, je le suis.

D. Où se tient le Vénérable en Loge, f. 1er Surv. ?

R. A l'Orient, Vénérable.

D. Pourquoi ? f. second Surveillant.

R. A l'exemple du soleil qui commence sa carrière

de ce côté, de même le Vénérable s'y tient pour ouvrir la Loge, et mettre les ouvriers à l'œuvre.

D. A quelle heure s'ouvre une Loge de Compagnon, f. 1er Surv?

R . A Midi, Vénérable.

Le Vénérable :

ff. 1er et 2° Surv. puisqu'il est midi plein, et que c'est l'heure des travaux, il est temps de mettre les ouvriers à l'œuvre : annoncez en conséquence sur vos colonnes respectives que la Loge de Comp. va être ouverte par ses Signes ordinaires.

Le Vénérable frappe alors Cinq coups, savoir :

  trois en App. et deux séparés. Les Surveillants en font de même, après avoir annoncé sur leurs colonnes respectives l'Ouverture du travail de la même manière que dans la Loge d'App. .

Le Vénérable ensuite, ainsi que tous les autres frères font ensemble le Signe de Compagnon et applaudissent Cinq fois comme il est dit ci-dessus.

Le Secrétaire fait ensuite la lecture de la dernière délibération. Le f. Maitre des Cérémonies annonce ensuite à la Loge qu'il y a à l'extérieur du Temple des ff. App. qui, ayant fini leur temps, désirent recevoir le grade de Compagnon. Le Vénérable ordonne alors au f. Maitre des Cérémonies d'aller les examiner, et s'il les trouve assez instruits, de les préparer et les présenter à la porte du Temple.

Préparation

 Le f. Maitre des Cérémonies doit examiner les apprentis sur le grade qu'ils possèdent, et les trouvant assez instruits, il leur fera quitter leurs habits et les décorera de leur Tablier et de leurs gants, il leur fera mettre les cheveux épars et les souliers en pantoufle ; et s'ils sont plusieurs Candidats formeront la chaîne en entrant en Loge, c'est dire, que le second tiendra la main droite sur l’épaule gauche du premier, ainsi des autres.

Le f. Maître des Cérémonies ayant frappé à la porte de la Loge en Compagnon, et le f. Terrible ayant vu par l'ordre du Vénérable qui c'était.

Le f. Maître des Cérémonies dit : Annoncez au Vénérable que ce sont les ff. N. N qui désirent d'être reçus Compagnons.

Réception

Le Vénérable dit : Demandez à ces frères leur Nom, Surnom et âge.

On décline leurs nom, surnom et âge.

D. f. 1er Surv., faites leur demander s'ils ont fait leur temps, et si leurs Maîtres sont contents d'eux.

R. Ils ont fait leur temps en travaillant pendant trois ans à la Colonne J. et leurs Maîtres sont contents d'eux.

D. Faites leur enfin demander f. 1er Surv., s'ils croient avoir la fermeté de garder le secret des Compagnons envers les App.; et s'ils se sentent assez de force pour résister aux épreuves qui leurs sont destinées ?

R. Oui.

Le Vénérable :

Introduisez les et faites les placer à l'Occident.

Le f. Maitre des Cérémonies les introduit.

Le Vénérable lui ordonne de les faire voyager par la voie du Midi au Nord, tous enchaînés comme nous l'avons dit ci-dessus, arrivés devant le Vénérable il leur fait les demandes suivantes :

Premier Voyage

D. Êtes-vous Maçon ?

R. Mes ff. et Compagnons me reconnaissent pour tel.

D. A quoi connaitrai-je que vous êtes Maçon?

R. A mes Signes, mots et attouchement, point parfait de mon entrée et circonstances de ma réception.

Le Vénérable dit : Continuez.

 Second Voyage

D. Donnez-moi le point parfait de votre entrée ?

R . Il fait la marche d'apprenti.

D. Donnez-moi le mot d'apprenti ?

R. Je ne l'ai pas reçu de même, donnez moi la première lettre je vous donnerai la seconde.

D. J;

R. A;  (et on continue d'épeler).

Le Vénérable dit : Continuez.

Troisième Voyage

D. Donnez-moi le mot de passe d'Apprenti 7

R. Il le donne.

Le Vénérable dit : Continuez.

Les Candidats parvenus alors devant la pierre Cubique à pointe, le f. Maitre des Cérémonies leur fait frapper dessus en Apprenti.

Quatrième Voyage

D. Donnez-moi le Signe d'Apprenti ?

R. Il le donne.

Le Vénérable dit : Continuez.

Ils frappent de nouveau, en passant, sur la pierre Cubique.

Cinquième Voyage

D. Quel âge avez-vous en qualité d'apprenti ?

R. Trois ans et plus.

D. Donnez-moi l'attouchement ?

R. Il le donne.

Le Vénérable dit : Continuez.

Ils frappent en passant pour la dernière fois sur la pierre cubique à pointe. Arrivés à l'Occident, le Vénérable ordonne de les faire avancer vers le Trône, après leur avoir fait monter les Cinq marches.

Les Récipiendaires étant parvenus à l'Orient. Le Vén. après leur avoir fait un petit discours, leur fait prêter leur Obligation, les instruit ensuite des Signes, mots, attouchement et marche du grade ; et donne ordre au f. Maître des Cérémonies de les faire reconnaître en qualité de Compagnons, par les deux Surveillants.

Obligation

Moi promets devant la G.A. de l'U. qui est Dieu, et cette Respectable assemblée de garder le secret de Compagnon, qui va m'être confié, vis à vis des Apprentis, comme j'ai gardé celui des Apprentis vis à vis des profanes. Et encore que je vienne à enfreindre mon Serment, je consens d'avoir la gorge coupée, le cœur percé, mon corps brûlé et réduit en cendres pour être dispersées sur le sable brûlant de la mer, pour qu'il ne soit point fait mention de moi parmi les hommes ni parmi les maçons.

Ainsi Dieu me soit en aide, et son Saint Evangile.

Signe

Le Signe est de porter la main fermée et le pouce élevé sur le cœur, on le retire précipitamment en forme d'Equerre en le laissant tomber sur les basques de l'habit. On appele ce signe Pectoral.

Attouchement

L'attouchement se donne en se prenant réciproquement la main droite, et en se pressant avec le pouce la seconde phalange du second doigt, par cinq pulsations dont deux précipitées et trois lentes.

Mot Sacré

Nous avons un mot Sacré comme les Apprentis et qui s'épèle également. Ce mot est … Le mot Sacré est le nom de la Colonne qui se trouvait à droite en entrant au Temple; c'est là où tous les Compagnons se réunissaient à la fin de chaque semaine pour recevoir leur salaire.

Mot de Passe

Pour entrer en loge nous avons un mot de guet que le f. Terrible exige, et qu'on doit dire en entrant, sans quoi la porte vous serait refusée, ce mot est Schiboleth. C'est le nom du plus fameux ouvrier en métaux qu'il y eut, lors de la construction du Temple.

Marche

La Marche se fait en formant trois Equerres.

Voilà, mon frère, tout ce que ce grade me permet de vous communiquer. Le f. Maître des Cérémonies va vous expliquer la Loge tracée ; faites attention à toute la morale que nos Emblèmes et hiéroglyphes renferment.

Explication de la Loge.

Sans affecter, Mon T. C. f. , de vous faire valoir comme une grâce particulière, celle que la Loge vous accorde aujourd'hui, en vous faisant passer si rapidement à la Seconde Classe des ouvriers du Temple, je ne dois point vous laissez ignorer que dans les temps primitifs, il fallait 5 ans d'apprentissage pour obtenir le grade de Compagnon ; cet usage s'est relâché, cependant nous ne les épargnons pas totalement à tous nos frères, et ceux qui, comme vous, en sont exemptés doivent le regarder comme une faveur, qui les invite tacitement à : en rendre dignes. Peut être au premier coup d'œil n'aurez vous pas saisi les différences de cette Seconde réception? Une décoration à peu près semblable à la première, rien de nouveau dans le cérémonial, peu de choses ajoutées au Tableau ne semblent pas vous annoncer des objets bien essentiels;

Cependant ce grade, M. C. f. en offre qui méritent la plus profonde méditation, et vous allez en convenir en troquant la Pierre brute, symbole de l'état d'App. pour la Pierre Cubique à pointe, attribut des Compagnons. Vous devez concevoir d'abord que ce second grade suppose déjà plus de connaissance, plus d'aptitude au Travail. Vous portiez les pierres pour l'édifice, vous êtes déjà destiné à leur recoupe. Aiguisez vos outils en conséquence, mais souvenez-vous que ce langage figuré ne parle qu'à votre cœur ; qu'il soit votre premier Maître.

Jetez maintenant les yeux sur le Tableau. Cinq marches que vous avez régulièrement montées vous ont conduit au portique ; arrêtez-vous sur la dernière, mais C. f. pour vous souvenir sans cesse des choses que ce Symbole renferme.

Les sept arts libéraux auxquels les maçons doivent s'appliquer et dont le cinquième, qui nous est le plus recommandé, est désigné par la lettre initiale qui occupe le centre de l'Etoile ; cette science est la Géométrie. A ce précepte séduisant pour l'esprit d'un candidat, il démêle bien vite que nos Loges ne sont pas des séances frivoles, où on se borne à une doctrine sèche ; non content d'épurer l'âme, l'ordre veut encore l'embellir par des connaissances utiles qui soient avantageuses dans toutes les circonstances de la vie.

Une colonne de plus perfectionne aujourd'hui le portique du Temple, elle s'appelle Booz et se trouve à droite. Les Compagnons s'y rendaient à la fin de chaque semaine pour y recevoir leur salaire. Soyez M. C. f. l'heureux symbole de ces deux Colonnes ; soyez ferme comme elles lorsque la vérité aura parlé en vous et que les événements quelconques de cette vie ne soient jamais capable de vous ébranler.

Mais quelle est cette planche mystérieuse propre à tracer vos dessins ? Elle nous apprend qu'avant de rien entreprendre il est bon de former son dessin.

Pour fermer la Loge.

D. Où se tiennent les Surveillants ?

R. A l'Occident.

D. Pourquoi ?

R. A l'exemple du soleil qui termine sa carrière de ce côté, les Surveillants s'y tiennent pour aider à fermer la Loge, et renvoyer les ouvriers contents.

D. A quelle heure se ferme une Loge régulière de Compagnon ?

R . A Minuit.

D. Quelle heure est-il ?

R. Minuit plein.

Le Vénérable :

Puisqu'il est minuit plein, et que les ouvriers sont contents, il est temps de les renvoyer.

ff. 1er et 2° Surv. , annoncez sur vos colonnes respectives que la Loge de Compagnon qui était ouverte et couverte va se fermer par les Signes ordinaires.

Le Vénérable frappe cinq coups : les Surveillants en font de même après avoir annoncé, et tous les frères ensemble font le Signe de Compagnon et applaudissent, et la Loge est fermée.

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