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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 13:38

OUVERTURE DES TRAVAUX

 L'heure de l'ouverture de la loge arrivée,  le Vénérable ou celui qui doit tenir sa place, après s'être fait rendre compte si tous ceux qui sont présents sont Maçons, priera les Maîtres de Cérémonie d'ouvrir les portes du Temple et de faire placer les frères; en même temps il ira se placer au Trône et priera les frères qui de droit doivent remplacer les officiers absents de venir recevoir les bijoux qui doivent les caractériser.

 Les cordons distribués et les officiers placés, le Vénérable frappe un coup qui est répété par les deux surveillants, ce qui annonce le plus grand silence, il fait ensuite à ceux-ci les questions suivantes.

 D. Quel est le devoir d'un surveillant en loge ?

R.  C'est de s'assurer si elle est bien couverte.

Le V. ordonne de faire voir si la loge est bien couverte, et lorsqu'il a reçu avis qu'elle l'est,  il continue les questions.

D.  Où se tient le vénérable en Loge ?

R.  A l'Orient.

D.  Pourquoi ?

R. De même que le Soleil parait à l'orient pour commencer la carrière du jour, ainsi le V. s'y tient pour ouvrir la Loge, éclairer les ouvriers et les mettre en œuvre.
D.  A quelle heure s'ouvre la loge ?

R.  A midi.

D. Quelle heure est-il ?

R.  Midi plein.

Le Vble   Puisque le Vénérable se tient à l'Orient pour ouvrir la Loge et mettre les ouvriers en œuvre et que l'heure de travailler est arrivée, FF, premier et second surveillants avertissez chacun sur vos colonnes que la loge d'apprentif va s'ouvrir par les signes accoutumés.

 Après que les surveillants ont annoncé ses intentions à leurs colonnes, le Vénérable frappe en apprentif et se met debout et à l'ordre avec tous les frères placés à l'orient et le frère Terrible, les Surveillants en ayant fait de même avec leurs colonnes,  le V. secondé de toute la loge,  fait  le signe d'apprentif,  les applaudissements et acclamations accoutumés,  il frappe ensuite un coup pour faire rasseoir les frères qui se sont levés avec lui, les frères surveillants et leurs colonnes en font de même chacun à leur tour.

S'il se trouve quelques visiteurs dans le portique du temple, le Vble les fera avertir que la loge est ouverte et qu'ils peuvent s'annoncer.

S'il s'en présente quelqu’un, on les fera reconnaître,  entrer et placer avec les honneurs dus à leurs grades.

Le V. sera libre de faire aux visiteurs le catéchisme qui les regarderont ; la loge ouverte, et les visiteurs, s'il y en a, ayant été introduits, il sera fait lecture de la dernière planche tracée, après laquelle, si ce n'est pas un jour de réception, on fera la catéchisme général du Grade en observant de faire des demandes indistinctement à chaque frère, après l'instruction, on traitera les affaires qui peuvent intéresser la loge,  en observant d'y mettre le plus grand ordre.

 Les travaux finis,  la loge se fermera, ainsi qu'il sera dit à la suite des travaux de réception.

  RECEPTION   

Le jour d'une réception,  le profane admis à être reçu apprentif maçon se rendra à l'endroit ou est située la Loge, ou il sera conduit par celui qui l'aura proposé. En arrivant son conducteur ou un autre frère lui demandera toutes ses armes offensives et le conduira dans une chambre ou régnera le plus noir silence. Cette chambre sera absolument obscure, afin qu'aucun objet ne puisse distraire le profane des réflexions qu'il doit faire sur l'Etat qu'il va embrasser. Il y aura au milieu de cette chambre une table sur laquelle il y aura du pain, un pot d'eau et un verre,  le conducteur fera asseoir le candidat sur un tabouret à côté de la table,  se retirera en lui disant de réfléchir sur la société dans laquelle il désire entrer, et fermera solidement les portes de cette chambre.

 Le profane doit rester au moins une heure en réflexion, pendant lequel tems deux frères nommes par le Vénérable et inconnus au profane, s'il est possible, viendront séparément et par égal intervalle de tems, lui demander s'il persiste à se faire recevoir,  ils feront attention à n'entrer dans aucun détail avec le Candidat,  sous peine d'être privés d'assister à la réception,  et d'être amendés,  ipso facto,  en faveur des pauvres.

 Le tems des réflexions expiré le dernier reçu, par ordre du Vénérable, ira prendre le Récipiendaire, le conduira sans lui dire une seule parole, dans la salle de préparation, le livrera au maitre de Cérémonie et se retirera:

Le maitre des Cérémonies, sans entrer dans aucun détail étranger à ses fonctions, dépouillera le Récipiendaire de tous ses métaux, lui fera laver les mains, lui découvrira le genou droit,  lui mettra le pied gauche en pantoufle, le bras et la mamelle gauche nus, lui bandera les yeux et le conduira en silence à le porte extérieure du temple, à laquelle il frappera en apprentif.

Le Vénérable informé que c'est un profane qui désire se faire recevoir franc-maçon, lui fera demander ses noms, surnoms, âge, qualité, Pays ...... lorsqu'il en sera instruit il le fera interroger s'il a mûrement réfléchi à l'Etat qu'il va embrasser, s'il n'a pas été induit, ni séduit à se faire recevoir, si c'est de son propre mouvement, et si ce n'est point un esprit de curiosité qui le porte à entrer dans la société des francs maçons.

 Les réponses du candidat rendues à la R. Loge, le V. lui fera demander s'il a un répondant en loge, s'il est dans l'Etat prescrit pour être reçu et dans ce cas il lui fera donner l'entrée du temple.

 En exécution de cet ordre le maitre des cérémonies introduit le récipiendaire et le livre aux surveillants.

 Des l'introduction d'un récipiendaire, les portes du temple se ferment,  et ne s'ouvrent plus pour quelque raison que ce soit,  jusqu'après la réception. Lorsque le Récipiendaire est dans le temple ou règne le plus grand silence, le Vénérable fait différentes questions au Récipiendaire sur ce qui le porte à se faire recevoir d'un ordre qu'il ne connait point et autres relatives aux réponses du candidat, ensuite le Vénérable ordonne au frère Terrible de faire voyager le Récipiendaire de l'Occident à l'Orient par le Nord ; après ce premier voyage, le ordonne qu'on lui fasse subir l'Epreuve de l'Eau, en le plongeant dans la piscine pour le laver de ses souillures, ce que l'on fait tout de suite en plongeant le bras   gauche du Récipiendaire dans une cuve d'eau.

 Après cette cérémonie le Récipiendaire sera remis entre les mains des Surveillants, le V. lui demandera s'il sait ce que c'est qu'un homme, s'il en connait tous les devoirs, s'il n'a jamais manqué à les remplir, et d'après les réponses du récipiendaire, le frère terrible le fera voyager de nouveau ; après le second voyage, le Vénérable ordonnera qu'on lui fasse subir l'Epreuve du feu en le faisant passer par les flammes pour le purifier, ce qui sera exécuté.

Cette cérémonie faite, le V. rappellera au récipiendaire si ce n'est point la curiosité qui 1'emmené, lui renouvellera toutes les demandes qu'il lui a fait faire a la porte du temple, et après ses réponses, il lui fera donner ses dernières volontés, et lui fera faire son 3eme voyage, à la suite duquel il lui fera tirer du sang ; cette Epreuve faite, le V. s'informera du récipiendaire s'il voudrait donner avant d'être reçu des marques de son amour pour l'humanité et participer aux actes de bienfaisance des maçons et dans ce cas de déclarer ce qu'il veut qu'on prenne des métaux qu'il a donné à garder ou ce qu'il veut qu'on donne pour lui ; après les intentions du récipiendaire sur cet objet, le vénérable ordonnera qu'on le fasse avancer aux pieds du trône, ou on lui mettra en mains un poignard et une coupe, en lui disant que pour donner une preuve de son courage et de ce qu'il serait en état de faire pour l'ordre dans lequel il veut entrer, on exige de lui qu'il se donne un coup de poignard dans la partie du corps qu'il choisira seulement pour en tirer du sang, ou de boire la liqueur qui se trouve dans la coupe.

 Si le récipiendaire se détermine pour la coupe, on lui laisse boire la liqueur qui s'y trouve,  et qui ne peut lui être nuisible, s'il se détermine pour le poignard, le V. lui dira que cette preuve de fermeté rassure ses frères sur ce qu'il serait-en état de faire pour eux et qu'on n'exige rien de plus,  sinon qu'il prête le serment accoutumé.

 ici le V. avertit le Récipiendaire que quoiqu'il ait les yeux bandés et qu'il paroisse ne pas être en liberté, il peut être assuré qu'il n'a rien à craindre et qu'on est prêt à le ramener tranquillement ou on l'a pris, s'il ne veut pas se faire recevoir et s'engager par   un serment inviolable à garder les secrets qui doivent lui être confiés, et dans lesquels il n'y a rien contre les mœurs, contre la religion, contre l'Etat et contre son Souverain.

 Après la réponse du Récipiendaire, on lui fera  plier son genou droit sur un tabouret qui sera aux pieds du Trône, on lui fera tenir son pied gauche en l'air, le vénérable lui fera mettre la main droite sur deux épées, sur le livre des règlements lui fera tenir un compas de la main gauche dont la pointe tournera sur la mamelle gauche et lui fera prononcer le serment qui suit:

Je jure de ne jamais révéler directement ni indirectement les secrets des maçons et de la maçonnerie qui me seront confiés, de ne point les trahir de bouche ou d'écrit, par signe, par gestes, "ou d'une autre manière quelconque et de ne rien découvrir, tracer et graver qui y ait rapport,  et en cas d'infraction je consens à avoir la gorge coupée, le sein percé,  les entrailles déchirées, le corps brûlé et réduit en cendre pour être jetées au vent afin qu'il ne soit plus fait mémoire de moi parmi les hommes;  je promets en outre d'observer les règlements que "suit et suivra la respectable Loge.

 Aussitôt le serment prêté, on fait relever le Récipiendaire et le vénérable disant qu'il ne répond plus de son sort le pousse sur les maitres de cérémonie qui 1'entraînent à l'occident du temple en le faisant passer sous la voûte d'acier que forment tous les frères avec leurs Epées.

 Le Récipiendaire arrivé entre las deux surveillants,  le Vénérable lui demande ce que peut désirer un homme privé de la lumière, sur la réponse du récipiendaire,  le V. frappe trois coups  ;  au 3me le maitre des Cérémonies laisse tomber le bandeau qu'il a eu soin de détacher  ; au moment ou le bandeau tombe des yeux du récipiendaire,  tous les frères qui ont l'Epée nue à la main tendente sur lui,  et un frère préposé secoue devant lui un flambeau allumé à l'esprit de vin dont la flamme éblouissante et passagère lui fait allusion aux grandeurs civiles et mondaines.

Le vénérable fait remarquer au Récipiendaire que toutes les Epées tendues contre lui seraient prêtes à le percer si jamais il était capable d'enfreindre son serment, mais qu'au contraire elles seront toujours prêtes à sa défense s'il est fidèle à ses engagements,  il ordonne ensuite qu'on fasse monter les marches de l'escalier en vis au récipiendaire et

qu'on le lui amène par trois pas d'apprentif, ce que les maitres de cérémonie font exécuter.

Le Récipiendaire aux pieds du Trône,  le V.ble lui mettra l'épée sur le front sur laquelle il frappera trois coups avec son maillet, en disant   Par les pouvoirs que j'ai, reçus de la Respectable Loge je vous constitue apprentif franc-maçon,  et il le prie en même temps de signer les règlements qu'il a promis de suivre,  ce que le secrétaire fait exécuter tout de suite.    La signature du Récipiendaire apposée aux Règlements,  le Vénérable lui donnera les signes, attouchements et paroles, le fera décorer d'un tablier et gants blancs,  il lui fera remettre une paire de gants de femme pour celle qui sera la plus digne de son estime et le priera de se faire reconnaitre des principaux officiers de la respectable Loge.

Apres la reconnaissance du nouveau reçu, un maitre de cérémonie le conduira au bas du tableau tracé,  lui remettra un maillet et le fera travailler sur la pierre brute en le faisant frapper dessus en maçon de là il le conduira à la tête de la colonne du nord, ou il doit être placé le jour de sa réception seulement; le nouveau reçu placé, le Vénérable fera remettre la loge debout et à l'ordre et proclamera le candidat pour maçon et membre de la loge par ces mots ;frères premier et second surveillants,    mes frères vous voudrez bien reconnaitre à l'avenir le frère... ... pour apprentif maçon et membre de la respectable loge. Les ff S. répéteront à leur colonne cette proclamation à laquelle il sera applaudi en la forme ordinaire.

Après la réception le Vénérable fera une instruction générale et s'informera ensuite si personne n'a rien à proposer pour le bien do l'ordre

ou de la loge,  et après que la loge aura statué sur les nouveaux objets, s'il y en a quelqu'un de proposé;  le V. ordonnera la quête des pauvres, et fera faire la lecture de la planche tracée.

Si quelque frère trouve que la planche tracée ne soit point conforme à ce qui s'est passé,  il en fera part à la Loge qui fera rectifier tout de suite ce dont il sera question,  ensuite le V. fera applaudir à tous les travaux par les signes,  applaudissement et acclamations ordinaires et après les acclamations il fera les demandes, de clôture, formera avec tous les frères une chaine d'union autour du tableau tracé, fera chanter le bonheur des maçons,  priera les officiers de venir rendre leurs cordons et fermera les travaux par les signes, applaudissements et acclamations ordinaires.

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