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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 13:19

Les questions de la chambre de réflexion :

- Qu'est-ce pour vous que la mort d'autrui?

- Qu'est-ce pour vous que votre propre mort?

- Qu'est-ce pour vous qu'une oeuvre collective?

- Qu'est-ce pour vous que la tradition?

- Qu'est- ce pour vous que l'humilité?

Les trois grands pas de Maître :

Ils se font comme ceux de Compagnon, mais au premier pas (au Midi) et au deuxième (au Septentrion) on n'assemble pas les pieds. On lève au contraire le genou (gauche, puis droit) et on le tient levé en équerre, la cuisse horizontale et la jambe dirigée vers le sol, tant que l'on n'a pas commencé le pas suivant.

La position du serment :

C'est la même qu'aux deux premiers grades.

L'ancienne parole de Maître :

C'est JéHoVaH.

Le grand tapis de Maître :

C'est un double carré de tissu noir sur lequel se trouve dessinée la forme d'un cercueil ou d'un corps grandeur nature, les pieds à l'Est Sur cette forme il y a à l'Ouest une tête de mort, deux os en sautoir,

à l'Est une branche d'acacia  et au centre l'ancienne parole de Maître JéHoVaH, lisible de l'Est. Devant le cercueil, à l'extrémité Ouest, une Equerre trois-quatre les branches tournées vers l'Ouest, à l'Est un Compas ouvert à 90°, les branches tournées de la même façon. Il y a autour du double carré une bordure identique à celle du premier grade dans laquelle sont inscrits les quatre points cardinaux. Entre 1'Equerre et la bordure est laissée une place suffisante pour les pieds du Récipiendaire, et de la même façon une place suffisante sous le Com¬pas. Sur tout le reste du tapis, des larmes. Tous les dessins sont faits en blanc, sauf la branche d'acacia qui peut être verte et le mot JéHoVaH qui peut être écrit en jaune ou en or.

Les grandes lumières de la Loge de Maître :

Ce sont les mêmes qu'au premier grade mais triplées : sur chaque grand chandelier triangulaire sont représentés simultanément le Soleil, la Lune, le Maître de la Loge par une chandelle jaune (au Sud), ivoire (au Nord), rouge (à l'Est).

La disposition des chandeliers (Sud-Ouest, Nord-Est, Sud-Est) n'est pas modifiée. Elle indique un rectangle 3x4 dans lequel est inscrit le double carré du grand tapis. Une pointe de chaque triangle est toujours tournée vers l'Est.

Les modifications, allumages et extinctions, se font toujours dans l'ordre de l'énoncé des trois grandes lumières.

La position du corps d'Hiram :

Il est allongé sur le cercueil du tableau sur le dos, la tête à l'Occident, le bras gauche étendu le long du corps, la main droite sur le cœur au signe pectoral et recouverte par le tablier de Maître relevé. Le pied droit est reculé, posé à plat en sorte que le genou élevé forme une équerre. La branche d'acacia est posée sur la jambe gauche étendue, visible de l'Ouest. Il a sur le visage un linge taché de sang. Il porte l'insigne de Troisième Grand Maître (c'est-à-dire de Deuxième Grand Surveillant).

Le mot de passe:

C'est Gabaon. Il signifie : «lieu élevé". C'est aussi le nom du Maître Maçon.

C'était le nom d'une ville de Palestine où fut déposé le tabernacle et l'autel des holocaustes sous le règne de David. Salomon y offrit de grands sacrifices et y reçut le don de Sagesse pour juger le peuple et discerner le bien et le mal.

La branche d'acacia :

Elle n'est pas déposée par les meurtriers d'Hiram mais par les Maîtres qui ont découvert son corps afin de retrouver l'endroit.

Le signe d'horreur :

Il se nomme ainsi en souvenir de celle dont les neuf Maîtres furent saisis lorsqu'ils aperçurent le corps de notre Respectable Maître Hiram. Il se fait en plaçant la main droite ouverte horizontalement, les quatre doigts serrés, le pouce en équerre posé sur le coeur. On porte la main à la hauteur du front, la paume en dehors, la tête effacée du côté droit, le pied droit légèrement porté en arrière. Le bras gauche est tendu vers le sol, la main légèrement relevée, le pouce en équerre. On repose ensuite la paume de la main droite à plat sur l'estomac, le pouce toujours ouvert en équerre et on laisse retomber le bras gauche. On revient toujours à cette position, et l'on y reste tant que l'on est debout et que l'on ne se remet pas à l'ordre.

L'ordre :

On se met à l'ordre en restant au premier temps du signe. Les pieds sont en équerre comme au deuxième grade.

Les cinq points du compagnonnage :

La parole ne se donne que dans la position des cinq points du compagnonnage, que l'on fait précéder de la marche de Compagnon.

D. Donnez-moi la parole de Maître.

R. L'interrogé fait un pas à droite.

D. L'interrogateur l'imite.

R. L'interrogé fait un pas à gauche.

D. L'interrogateur l'imite.

R. L'interrogé fait un pas en avant.

D. L'interrogateur place son pied à l'intérieur, cheville contre

cheville. C'est le premier point du compagnonnage : pied à pied.

R. Les quatre autres points du compagnonnage sont: genou à genou Les genoux se touchent par l'intérieur main à main

On prend le poignet droit entre l'index et l'annulaire et l'on place le médius sur le poignet, à l'endroit du pouls, le pouce étant entre le pouce et l'index. On doit faire sentir l'ongle du médius et celui du pouce.

coeur à coeur On rapproche la partie droite de la poitrine

main au dos

On passe le bras gauche au-dessus de l'épaule droite et l'on pres¬se 1'extrémité des doigts de la main gauche sur le haut des vertèbres dorsales.

Ils se nomment aussi en France les cinq points parfaits de la Maîtrise.

La parole de Maître :

Dans cette posture l'interrogé dit à l'oreille droite de l'inter¬rogateur MAC et à l'oreille gauche BENAC.

La parole est MAC BENAC. En hébreu une forme très proche (Mak Bena) signifie : "L'architecte a été frappé". En gaélique, langue des Ecossais, ce mot a pour sens : "le fils béni".

Elle se nomme la parole de substitution car elle remplace l'ancienne parole.

La poignée de main ou attouchement :

C'est le troisième des points du compagnonnage. On la nomme parfois aussi la "griffe". Elle ne se donne qu'aux Maîtres et dans des locaux maçonniques.

Le signe de détresse:

Il est réservé aux Maîtres.

Il se fait en France et en Europe en joignant les deux mains devant soi, les doigts entrelacés et en les portant ainsi, renversés, au-dessus de la tête. On s'écrie "A moi les Enfants de la Veuve. " En effet Hiram était le fils d'une veuve de la tribu de Nephtali et les Maçons, se considérant comme ses Frères, sont aussi Enfants de la Veuve.

Ce signe de détresse ne se fait pas de la même façon dans d'autres pays et il est nécessaire d'en être instruit :

En Angleterre il est donné en passant la nain droite horizontale¬ment contre le front, du côté droit au côté gauche, la main étendue, paume vers l'extérieur, les doigts vers le haut, le pouce en équerre, et en la laissant retomber verticalement après le sourcil gauche, décrivant ainsi une équerre.

En Ecosse, en Irlande et aux Etats-Unis d'Amérique ce signe est donné en levant les bras au-dessus de la tête, verticaux et parallèles, les mains ne se touchant pas, les paumes tournées vers le ciel. Puis on laisse redescendre simultanément les bras en trois temps : à hauteur des épaules, à mi-corps, enfin le long du corps en disant à chaque fois

1) 0 Lord my God

2) 0 Lord my God

3) 0 Lord my God, is there no help for the Widow's Son ?

( 0 Seigneur mon Dieu, ô Seigneur mon Dieu, ô Seigneur mon Dieu, n'y a-t-il pas de secours pour l'Enfant de la Veuve?).

L'habillement:

Le tablier de Maître est de peau blanche, bordée de bleu de ciel. Il porte les lettres M.B. qui peuvent être entourées de deux branches d'acacia en sautoir en dessous et de trois lacs d'amour au-dessus. Sur la bavette il y a l'Etoile flamboyante, au centre de l'Equerre trois-quatre et du Compas entrecroisés en double équerre. Accessoirement, sont représentés dans la partie supérieure du tablier le Soleil à gauche et la Lune à droite, entourée de sept étoiles (c'est-à-dire, lorsque le Maître est face à l'Ouest, au Midi et au Nord).

Le cordon de Maître est de la même couleur bleu de ciel. Il peut porter au milieu, brodés, une Equerre et un Compas entrecroisés en dou¬ble équerre. Il se porte de droite à gauche comme un baudrier. A la par¬tie inférieure est une rosette rouge à laquelle est attaché le bijou de Maître.

Le bijou de Maître :

C'est une Equerre et un Compas ouvert à 90°, entrecroisés, formant une double équerre.

L'épée :

Les Maîtres portent l'épée en Loge. Elle se tient de la main gau¬che, le signe d'ordre ayant la prédominance. On la garde la pointe basse dans l'attente du commandement de la lever. Le premier geste in¬dique une volonté de vigilance, le second revêt une signification d'hommage ou d'union solennelle.

Les gants :

Ils se portent aux trois grades, mais ils ont au troisième, comme le tablier de peau blanche, une signification supplémentaire.

Le chapeau :

Les Maîtres sont couverts en Loge de Maîtres. La coiffure la plus convenable est un chapeau de feutre noir, le bord rabattu en avant.

L' âge :

Les Maîtres ont symboliquement sept ans et plus. La batterie:

Comme celle du premier grade, mais suivie de quatre coups rapprochés, sur le même rythme que les deux premiers : oo - o - oooo.

La place :

Les Maîtres se placent partout dans la Loge pour veiller sur tous les ouvriers.

Le baiser fraternel :

Comme au premier grade mais en Loge ouverte on frappe de la main droite sur l'épaule gauche la batterie du troisième grade.

Les voyants :

Ils portent les initiales: S.R.I. (Salomon, Roi d'Israël) H.R.T. (Hiram, Roi de Tyr) H. AB. (Hiram Abif).

Ils indiquent les noms des Trois Grands Maîtres qui ont dirigé la construction du Temple.

Ils sont placés dans l'ordre sur l'autel et sur les plateaux des Premier et Deuxième Surveillants.

Le travail des Maîtres:

Les Maîtres travaillent sur la Planche à tracer les épures.

Les applaudissements :

Ils se font comme au premier grade mais selon le rythme de la batterie du troisième grade : oo - o - oooo.

On ne triple jamais la batterie du troisième grade.

Les entrées et les sorties de la Loge de Maîtres :

Comme aux deux premiers grades, mais avec la marche et le signe du troisième grade.

On ne donne ni signe ni marche des deux premiers grades.

Le nom de la Loge de Maîtres :

On n'usera que du terme : Loge de Maîtres.

La Loge du troisième grade, pas davantage que celle des deux premiers, n'étant le Temple de Jérusalem, on rejettera les termes "Debhir" et "Hikal".

La Loge du troisième grade n'est pas non plus la "Chambre du Milieu" qui fait en réalité partie du deuxième grade.

Le tuilage :

Il doit s'effectuer de la façon suivante :

D. Comment se nomme le signe de Maître ?

R. Le signe d'Horreur.

D. Pourquoi ?

R. Parce qu'ii rappelle l'horreur dont les neuf Maîtres furent saisis lorsqu'ils aperçurent le corps de notre Respectable Maître Hiram.

D. A l'ordre, mon Frère.

R. (On le fait).

D. Donnez-moi le signe.

R. (On le donne).

D. Que demande-t-il ?

R. Les cinq points du Compagnonnage.

D. Quels sont les cinq points du compagnonnage ?

R. Pied à pied, genou à genou, main à main, coeur à coeur et main au dos.

D. Comment les appelle-t-on aussi en France ?

R. Les cinq points parfaits de la Maîtrise.

D. Pourquoi ?

R. Parce qu'ils ne sont maintenant plus connus que des Maîtres et qu'ils rappellent la façon dont le corps d'Hiram a été élevé.

D. De quoi les Compagnons les faisaient-ils précéder ?

R. De la marche de Compagnon exécutée face à face.

D. Quelle est la poignée de nain ou attouchement ?

R. Le troisième de ces points.

D. Que signifient ces cinq points du compagnonnage ?

R. Pied à pied, nous devons toujours être prêts à nous détourner de notre chenin pour partir au secours de nos Frères s'ils sont en danger.

Genou à genou, nous devons sans cesse nous hunilier devant le Grand Architecte de l'Univers qui est Dieu.

Main à main, nous devons assister nos Frères dans la mesure de nos possibilités lorsqu'ils sont dans le besoin.

Coeur à coeur, nous devons conserver tous les secrets que nos Frères nous confient comme les nôtres propres.

Main au dos nous devons à nos Frères les conseils dictés par la Sagesse et la Charité.

D. Que donnez-vous dans cette posture ?

R. La parole de Maître.

D. Que signifie-t-elle ?

R. Une forme très proche  signifie en hébreu, "l'architecte a été frappé" ; en gaélique, langue des Ecossais, ce not a pour sens "le fils béni".

D. Donnez-la moi.

R. Les deux Frères, l'interrogé puis l'interrogateur, font successivement les pas de Compagnon, assez petits; l'interrogé donne ensuite les cinq points du compagnonnage, puis la parole, à l'oreille droite : MAC à l'oreille gauche : BENAC.

La demande de la parole :

Les Maîtres demandent la parole au Surveillant de leur colonne en levant la main et en restant assis. Le Surveillant la leur donne lorsqu'il y a été autorisé par le Vénérable.

Les Maîtres placés à l'Orient demandent la parole directement au Vénérable.

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