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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 02:17

TUILEUR DU RITE FRANÇAIS OU MODERNE.

 MACONNERIE BLEUE OU SYMBOLIQUE

 

PREMIER GRADE: APPRENTI.

Décoration de la Loge.

Tenture bleue.

Trois lumières, une a l'est, vers le sud, deux à l'ouest, des côtés nord et sud.

A l'ouest, sont deux colonnes de bronze, d'ordre corinthien ; sur chaque chapiteau sont trois grenades entrouvertes ; sur le fût de la colonne, à droite en entrant, est la lettre B, et sur celui de l'autre colonne, la lettre J.

Autour de la loge est la houppe dentelée.

Sur le pavé, au milieu de la loge, un peu vers l'est, est le tracé ou tableau de la loge.

A l'est, est un dais d'étoffe bleue avec franges en or; au-dessous du dais, est un trône où se place le président ; devant le trône est un autel sur lequel sont posés une équerre, un compas, une bible, un glaive et un maillet. Le trône et l'autel sont élevés au-dessus du pavé, sur une estrade de trois marches.

A la droite du trône, au-dessous de l'estrade, sont la table du secrétaire, elle bureau de l'hospitalier. Vis-à-vis ces deux tables, et à la gauche du trône, sont : le bureau de l'orateur, et ensuite celui du trésorier.

Le premier Surveillant est placé sur un fauteuil en avant de la colonne B, et le second, en avant de la colonne J. Chacun des surveillants a devant soi une table sur laquelle est posé un maillet.

TITRES.

Une réunion de maçons se nomme Loge ; elle se compose des officiers dont le tableau suit :

TABLEAU DES OFFICIERS QUI COMPOSENT UNE LOGE AU RITE MODERNE.

1°. Un Vénérable, président ;

2°. Deux Surveillants ;

3°. Un Orateur;

4°. Un Secrétaire ;

5°. Un Trésorier;

6°. Un Garde des Sceaux ;

7°. Un Hospitalier;

8°. Un Maître des Cérémonies ;

9°. Un Maître des Banquets ;

10°. Un Architecte du Temple;

11°Deux Experts;

12°. Un F.-. Terrible.

Quoique les deux experts ne soient nommés que vers la fin du tableau, ils n'en sont pas moins appelés, les premiers de droit à remplacer les Surveillants, et même le Vénérable après les Surveillants, en cas d'absence de ces officiers, pour présider ou surveiller les travaux en loge.

Lorsque les Loges sont nombreuses, on peut nommer des adjoints à tous les officiers, excepté aux trois premières lumières ou officiers ;

En Loge ; les lumières sont nommées étoiles, et les épées, glaives.

On n’écrit point en Loge, on trace une planche ; le papier est la planche à tracer, et la plume est un burin ou un crayon.

Les banquettes sur les cotés, où se placent les frères, sont des colonnes.

SIGNES.

1°. Porter a la gorge la main droite ouverte , les doigts réunis, le pouce écarté et formant l'équerre. Lorsqu'on reste en cette position on est à l’ordre ;

2°. Retirer la main horizontalement vers l'épaule droite, et la laisser retomber le long du corps, le bras allongé, ce qui décrit une équerre.

ATTOUCHEMENT.

Prendre la main droite du Tuileur ; frapper légèrement trois coups, selon la batterie du grade, avec le pouce, sur la première phalange de l'index. Le Tuileur répond par le même signe ; ensuite, il fait glisser le pouce entre les deux phalanges de l'index et du médius. C'est la demande du mot de passe.

BATTERIE.

Trois coups, par deux et un : oo o

Dans les acclamations, on frappe trois coups dans les mains, selon la même mesure ; ensuite on s’écrie, en faisant un bruit léger avec les deux premiers doigts de la main droite : vivat, vivat, in oeternum vivat !

MARCHE.

Trois pas en avant, en partant du pied droit, et en assemblant a chaque pas.

Dans le cours de la réception, le récipiendaire fait trois voyages.

AGE.

Trois ans.

TEMPS DU TRAVAIL.

De midi à minuit.

HABILLEMENT.

Un tablier de peau blanche, dont la bavette est relevée.

Pendant le cours de la réception, le récipiendaire a les yeux couverts d'un bandeau ; il n'est ni nu, ni vêtu; il a le bras et le sein gauche découverts, le genou droit nu, le soulier gauche en pantoufle; il est dépouillé de tous métaux.

MOT DE PASSE

THUBALKAIN (possessio mondana). C'est le nom du fils de Lamech.

MOT SACRE.

JACHIN (pron Jakin), c'est le nom d'une des colonnes du temple de Salomon. Il ne se prononce pas, on ne fait que l’épeler.

Les apprentis reçoivent leur salaire à la colonne J.

Nota. Dans quelques cahiers ou régulateurs, on emploie indistinctement le mot de candidat ou de néophyte pour désigner le récipiendaire. Nous croyons utile de donner une définition de ces mots, afin d'en faire la juste application.

Le Candidat est celui qui est proposé pour l'initiation. Une fois que la loge a consenti à l'admettre, il n'est plus candidat, il est Postulant ou Aspirant.

Admis aux épreuves, il est Récipiendaire.

Une fois reçu , c'est un Néophyte , du grec nouveau né.

DEUXIEME GRADE: COMPAGNON.

Décoration de la Loge.

La lenlure comme au premier degré. Au lieu de trois lumières, il y en a cinq. Sur le pavé est le tracé de la loge .

L'apprenti devient compagnon, en passant de la perpendiculaire au niveau.

Les compagnons reçoivent leur salaire près de la colonne B.

Les titres des officiers sont les mêmes qu'au premier degré.

SIGNES.

1°. Porter la main droite sur le cœur, les doigts un peu arrondis, comme pour saisir un objet.

2°. Elever la main gauche ouverte, et la paume en avant a la hauteur de la tête, le coude rapproché du corps. Ces deux mouvements composent le signe d'ordre.

3° Retirer horizontalement la main droite, vers le flanc droit , et la laisser retomber le long du corps, le bras allongé; pendant ce mouvement, abaisser la main gauche le long du corps.

Les trois mouvements réunis composent le signe entier.

ATTOUCHEMENT.

Prendre la main droite du tuileur, frapper légèrement avec le pouce, 1°sur la première phalange de l’index trois coups en apprenti ; 2° sur la première phalange du médius, deux coups égaux. Le tuileur répond par le même signe, et fait ensuite passer le pouce entre les deux premières phalanges du médius et du doigt annulaire. C’est la demande du mot de passe.

BATTERIE.

Cinq coups par trois et deux : oo o oo.

MARCHE.

Trois pas d'apprenti, puis deux autres pas obliques , l'un a droite, en partant du pied droit et assemblé, l'autre , en partant du pied gauche et assemblé.

Dans le cours de la réception, le récipiendaire fait cinq voyages. Le premier, avec un maillet et un ciseau ; le second, avec le compas et l'équerre ; le troisième, avec la pince et une règle ; le quatrième, avec L’équerre et la règle, et le cinquième, ayant les mains libres.

AGE.

Cinq ans.

TEMPS DU TRAVAIL.

De midi à minuit.

HABILLEMENT.

Un tablier de peau blanche, ayant la bavette rabattue.

MOT DE PASSE.

SCHIBBOLETH, que l'on traduit ainsi : Nombreux comme des épis de blé.

Ce mot, qui signifie également épi et fleuve, servait de mot du guet aux Galaadites , dans la guerre qu'ils eurent sous Jephté contre les Ephraïmites ; ceux-ci ne savaient pas prononcer le schin, dic ergo: schibboleth, qui respondebat sibboleth.

MOT SACRÉ.

BOOZ (Jaqin), c’est le nom d'une des colonnes du temple de Salomon, il ne se prononce pas, on ne fait que l'épeler.

On interprète ainsi ce mot : la force est en Dieu

TROISIÈME GRADE: M A î T RE.

Décoration de la Loge.

Tenture noire, parsemée de larmes blanches, de têtes de morts et d'os en sautoirs, groupés par trois, cinq , sept.

Neuf lumières groupées par trois; un groupe à l'est, un au sud et un à l'ouest.

Sur le pavé le tracé de la loge.

TITRES.

La loge des maîtres est nommée chambre du milieu.

Le président se nomme très-respectable maître ; les surveillants, très-vénérables maîtres; et les frères, vénérables maîtres.

On devient maître en passant de l’équerre au compas.

Les maîtres reçoivent leur salaire dans la chambre du milieu, où l'on parvient en montant un escalier en forme de vis.

SIGNE D’ORDRE.

Porter la main droite horizontalement ouverte, les doigts étendus et rapprochés, le pouce séparé, et appuyé contre le flanc gauche, au-dessous du pectoral.

SIGNE D’HORREUR.

Retirer la jambe droite en arrière, comme pour reculer d’un pas ; détourner la tête à droite, comme pour éviter la vue d’un objet pénible ; avancer les deux mains vers la gauche, comme pour le repousser.

SIGNE DE SECOURS.

Dans le cas où un maître serait en quelque danger, il appelle ses frères a son secours par le signe suivant : élever les deux mains jointes au-dessus de la tête, la paume en dehors, en disant : à moi les enfants de la veuve !

Un maître interrogé sur ce qu'il est, répond : l’acacia m'est connu.

ATTOUCHEMENT.

i°. S'approcher réciproquement du pied droit par le côté intérieur;

2° se toucher le genou droit;

3° s'approcher le haut du corps;

4° se poser réciproquement la main gauche sur l'épaule droite , pour se tenir plus étroitement et s'attirer l'un à l'autre; 5° se prendre mutuellement la main droite en formant la griffe pour embrasser la paume. Ce sont les cinq points parfaits de la maçonnerie.

Ensuite on prononce l'un et l'autre alternativement les trois syllabes qui composent le mot sacré.

BATTERIE.

Neuf coups, par trois fois trois :

oo o oo o oo o

Nous ignorons ce qui a pu déterminer le Grand Orient de France à adopter cette batterie, l’ancienne qui se faisait ainsi :

oo o oooo était en harmonie avec les nombres qui sont affectés à ce grade.

MARCHE.

Trois pas élevés, comme si l'on passait au-dessus de quelqu'objet placé à terre, en obliquant; le premier pas à droite , partant du pied droit, assembler; le second pas a gauche, partant du pied gauche, assembler ; le troisième pas à droite, partant du pied droit, assembler.

AGE.

Sept ans et plus.

TEMPS DU TRAVAIL.

De midi à minuit.

HABILLEMENT.

Tablier blanc doublé et bordé de bleu, avec une poche au dessous de la bavette. Au milieu du tablier sont peintes ou brodées en bleu les lettres M. B.

Un cordon de quatre pouces de largeur, bleu, moiré, porté en écharpe de droite à gauche ; au bas du cordon est suspendu, avec une rosette rouge, le bijou, qui est composé d'une équerre, sur laquelle se croise un compas ouvert à 45 degrés.

Le bijou est en or; on peut l'enrichir de pierreries.

MOT DE PASSE.

GHIBLIM (et non pas Ghiblim)

MOT SACRE.

MAK-BENAH (et non pas Mac-Benac) que l’on interprète ainsi : La chair quitte les os.

Le Maitre est nommé Gabaon. De même que les Gabaonites furent des gardiens fidèles et les conservateurs de l'arche d’alliance, qui leur avait été confiée, après avoir été successivement à Ghilgal, à Schilo, et a Nob ; de même aussi, le maître doit veiller à la conservation de l'Ordre et au maintien de sa discipline.

Le prophète Jérémie raconte comment, pendant la captivité des enfants de Juda, il conserva le tabernacle, l'arche d'alliance, et l'autel des parfums, en les cachant dans une caverne de la montagne Nebo, la même sur laquelle Dieu conduisit Moïse pour lui découvrir la terre promise, dans laquelle il ne devait pas entrer (Machab. 2, chap. 2, v. 4) : exemple de fidélité religieuse proposé aux maîtres.

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