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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 13:54

A la Gloire du G. A. de l'Univers, au nom et sous les auspices du Grand-Maître.

O. de Paris, le 31e. jour du 3e. mois de l'an de la V- L. 5776.

TRAITÉ D'UNION

Entre le G. O. de France et les trois Directoires écossais établis selon le Rite de la Maçonnerie réformée d'Allemagne à L'О. de Lyon, Bordeaux et de Strasbourg, suffisamment autorisés par leurs Chefs.

Vu la demande formée au. G. O. de France par le T. R. F. Bacon de la Chevalerie, Grand-Orateur, au nom des trois Directoires écossais séant à L’O. de Lyon, de Bordeaux et de Strasbourg, aux fins d'union desdits Directoires, et des établissements par eux constitués, au susdit G. O. de France, par voie d'agrégation ; le rapport des RR. FF. Marquis d'Arcambal, alors président de la chambre d'administration ; de la Chaussée, alors premier Surveillant de ladite chambre; le Roy, Orateur de la Chambre de Paris ; et Guillotin, alors Orateur de la Chambre des provinces, nommés Commissaires pour l'examen de cette affaire ; la délibération du G. O., en date du cinq mai cinq mille sept cent soixante-quinze par laquelle le G. O., pénétré de la solidité des motifs exposés par les VV. Commissaires , et des avantages qui doivent résulter, pour l'art royal, de la réunion d'un grand nombre de Maçons, recommandables par leurs qualités civiles et maçonniques, au centre commun des Maçons de France , accepte l'union proposée. Son arrêté du même jour, qui joint le V. F. Richard, secrétaire de la Chambre des provinces, aux Commissaires ci-dessus, et autorise lesdits Commissaires à rédiger les articles du Traité d'union, et à les arrêter définitivement avec les FF. qui se trouveront munis de pleins pouvoirs des trois Directoires ; la délibération du G. O., en data du 2 7 décembre 1775, par laquelle le G. O. arrête que la Commission s'assemblera sous la présidence du T. I., T. R. et T. E. F. administrateur général, autorisé à joindre les Commissaires qu'il avisera à ceux ci-dessus nommés ; en vertu de laquelle délibération le V. F. Savalette de Langes , second Surveillant de la Chambre des provinces, et le V. F. d'Aubertin, Secrétaire de la Chambre d'administration, faisant les fonctions de Secrétaire général en l'absence du T.R.F. marquis de Segnelay, ont été convoqués par Mandement du T.I. Administrateur-général, et joints aux Commissaires ci-dessus pour la délibération de la trente-troisième assemblée du G. O., en date du 10 avril 5773 , dans laquelle assemblée le projet de Traité d'union entre le G. O. de France et les trois Directoires séant à l'Orient de Bordeaux, Lyon et Strasbourg, a été lu, approuvé et signé , annexé à la planche à tracer, avec pouvoirs aux Commissaires ci-dessus de l'arrêter définitivement avec les trois plénipotentiaires réunis des trois Directoires , sur la représentation et l'examen des pouvoirs suffisants donnés aux trois dits plénipotentiaires par les trois dits Directoires, et les pouvoirs des Directoires de Lyon et de Bordeaux , suffisamment autorisés par leurs chefs, donnés aux BR. FF. Bacon de la Chevalerie et Willermoz l'aîné, savoir : les pleins et absolus pouvoirs du Directoire écossais, donnés le 10 avril 5775 aux RR. FF. Bacon de la Chevalerie et Willermoz, pour, conjointement ou séparément , par eux-mêmes ou par un Frère qu'ils autoriseraient à cet effet, traiter au nom dudit Directoire avec le G. O. de France, de l'agrégation du susdit Directoire au susdit G. O. de France, comme ils traiteront pour les Directoires de Lyon et de Strasbourg, promettant d'approuver et ratifier tout ce que lesdits députés feront, comme si ledit Directoire l'avait fait lui-même ; lesdits pouvoirs accompagnés du tableau dudit Directoire et d'une copie authentique de ses constitutions ; pareils pouvoirs donnés par le Directoire écossais de Lyon , le 16 mai 1775, au V. F. Willermoz seul, par lequel le Directoire approuve tout ce qu'il fera : lesdits pouvoirs par lui transférés le 28 mai 5775 , au T. R. F. comte Stroganoff, tant en vertu desdits pouvoirs qu'en la qualité qu'a lui F. Willermoz de Chancelier du Directoire , lesdits pouvoirs aussi accompagnés du tableau et de la copie des Constitutions dudit Directoire ; les pouvoirs du Directoire de Strasbourg suffisamment autorisés , donnés le 27 novembre 5775 aux TT. RR. FF. comte de Stroganoff, Bacon de la Chevalerie, et marquis de Chastellier du Mesnil, lesdits pouvoirs aussi accompagnés du tableau et de la copie des Constitutions dudit Directoire.

Les susdits Commissaires du G. O. de France et les RR. FF. Bacon de la Chevalerie, comte de Stroganoff, et marquis de Chastellier du Mesnil, représentant les trois Directoires séants à l'Orient de Bordeaux, Lyon et Strasbourg , comme chargés des pouvoirs des trois Directoires mentionnés ci-dessus, sont convenus des articles ci-après, qu'ils ont signés et acceptés , chacun pour leurs commettants , pour avoir leur exécution après la ratification qui en sera faite, d'une part, par le G. O. de France, et de l'autre , par les Directoires écossais.

ARTICLE PREMIER.

Chaque Directoire établi en France, suivant le Rite de la maçonnerie réformée d'Allemagne, présentera au G.O. de France, tant pour lui que pour chacun des établissements formés ou à former, une demande en réunion au susdit G. O. Cette demande sera accompagnée d'une copie des Constitutions du Directoire ou de la Loge, certifiée par trois, au moins, des principaux Officiers du Directoire, et vérifiée au besoin sur l'original, par les délégués du G.O., comme aussi les tableaux des membres du Directoire ou de la Loge, signés d'eux en la forme ordinaire.

II. Vu les pièces ci-dessus, le G. O. accordera aux FF. requérant des lettres d'agrégation en la forme ci-après indiquée , et les reconnaîtra pour réguliers.

III. Les lettres d'agrégation qui seront accordées à chacun des Directoires écossais et aux établissements par eux formés , seront expédiées en la forme suivante :

  "Nous, etc., conformément à l'art. 3 de la section 1re. du chap. 1er. de nos Statuts, et au Traité d'union passé entre le G, O. de France et les Directoires écossais de la maçonnerie réformée d’Allemagne, séants à l'O. de Lyon, de Strasbourg et de Bordeaux, suffisamment autorisés par leurs chefs, sous la date d…jour du…mois de l'an de la vraie Lumière… ; Vu les pièces qui nous ont été présentées parle Directoire écossais de…(ou par la Loge de…), attendu que la bonne composition du Directoire écossais de…(ou de la Loge de…), nous est connue, nous avons reconnu et reconnaissons pour régulier ( ou pour régulière ) le susdit Directoire (ou la susdite Loge) ; en conséquence l'avons agrégé et l'agrégeons par ces présentes au corps de la Maçonnerie de France ; à cet effet, promettons audit Directoire ( ou à ladite Loge ) , à tous les membres qui lui appartiennent, asile parmi nous et secours fraternel toutes les fois que l'occasion s'en présentera. En conséquence, lui avons fait expédier les présentes lettres d'agrégation, auxquelles nous avons fait apposer les sceaux ordinaires après qu'elles ont été enregistrées où, besoin a été ; pour ledit Directoire (ou ladite Loge) être inscrit sur le tableau des Loges régulières de France, à la date de…(jour de la demande en agrégation). Fait au G. O. de France, les jours, mois et an, etc."

IV. Dans le cas où les lettres d'agrégation d'une Loge pourraient faire quelques difficultés, le G. O. en instruira le Directoire, avec lequel il sera traité des moyens de les aplanir.

V. Chaque année, les Directoires écossais et les Loges par eux constituées et agrégées à la maçonnerie française, auront soin de faire passer au G. O., un mois au moins avant la fête de Saint-Jean-Baptiste , un nouveau tableau des membres qui les composent et des variations qui y seront survenues ; de même le G. O. de France fera passer à chacun des Directoires et à leurs établissements agrégés le tableau de toutes les Loges par lui reconnues régulières en France.

VI. Le G. O. de France et les Directoires écossais conserveront respectivement et exclusivement l'administration et la discipline, chacun sur les Loges de leur Rite et de leur régime, en ce qui concerne ledit Rite et ledit régime, et les Directoires écossais auront soin d'y maintenir unetelle discipline, que le gouvernement politique n'ait jamais lieu de faire à leur occasion aucun reproche au G. O.de France, caution naturelle envers lui du bon ordre et de la tranquillité qui règnent dans toutes les Loges régulières de France.

VII. Chacun des Directoires écossais et chacune des Loges agrégées au G. O. ont le droit de s'y faire représenter par un député, qui y jouira de tous les droits et prérogatives des députés des autres Loges régulières de France.

VIII. Chacun des Directoires écossais et chacun des établissements par eux fondés ou agrégés au G. O. seront admis, selon leurs désirs, à contribuer, pour la part qu'ils jugeront a propos, aux bonnes œuvres que la position du G. O. lui offre à faire, et à l'exécution des projets utiles soit à l’Ordre , soit à l'humanité, qu'il pourrait former.

IX. Les membres des Loges de l'un des deux Rites pourront régulièrement passer dans les Loges de l'autre Rite, sans cesser d'être membres de la Loge à laquelle ils appartenaient primitivement; ainsi ils pourront, après leur affiliation, rester membres des deux Loges de différents Rites ; tant qu'ils resteront membres de l'une et de l’autre, ils seront tenus de se conformer dans chacune aux lois et usages du régime auquel elles appartiennent. En cas de passage absolu d'une Loge dans une autre, par retraite volontaire, cette retraite doit se faire fraternellement.

X. Les grades fondamentaux de la maçonnerie étant de part et d'autre essentiellement les mêmes, toutes les Loges régulières de France, tant celles constituées par le G. O., que celles constituées par les Directoires écossais et agrégées au G. O., entretiendront une mutuelle correspondance , et les membres des unes pourront réciproquement être admis dans les autres pour y visiter les travaux de tous les grades qui seront communs entre elles, et quelque grade et dignité que puissent avoir les Visiteurs , ils seront tenus de se conformer aux lois et usages de la Loge qu'ils visiteront.

Les présents articles convenus et arrêtés entre les RR. FF. marquis d'Arcambal, ci-devant président de la Chambre d'administration, Grand-Expert du G. O. de France ; V. F. le Roy, ancien Orateur de la Chambre de Paris, actuellement Orateur de celle d'administration ; V. F. Savalette de Langes, second Surveillant de la Chambre des provinces ; et le V. F. d'Aubertin, Secrétaire de la Chambre d'administration, faisant fonction de Secrétaire-général en l'absence du V. F. marquis de Seignelay, tous Commissaires adjoints , pour être exécutés, après les ratifications qui en seront respectivement faites en bonne et due forme par chacun des Directoires écossais, suffisamment autorisés par leurs chefs. A l'O. de Paris, le treizième jour du 2e. mois de l'an de la vraie Lumière cinq mil sept cent soixante-seize.

Signé Alexandre, comte de Stroganoff, député du Directoire de Bordeaux, le marquis d'Arcambal, Bacon de la Chevalerie, associé au Directoire de Lyon ; d’Aubertin, Savalette de Langes, G. Tassin de l'Étang, le Roy, F. marquis de Chastellier du Mesnil, député du Directoire de Strasbourg.

 ARTICLES SECRETS

ARTICLE PREMIER.

Chaque Directoire paiera 120 L. au G. O. de France pour l'expédition et les lettres d'agrégation ; chaque Gr. Loge écossaise 72 L, ; chaque Loge particulière 36 L. ; et dans le cas où une Loge simple obtiendrait dans la suite le titre de Loge écossaise, elle ne paiera que 36 L. pour son augmentation de titre.

II. Les Directoires écossais établis en France, suivant le Rite réformé d'Allemagne, en se réunissant au G. O. de France, et en s'engageant à y réunir les établissements par eux formés en France, invitent le G. O. à fraterniser avec les établissements du même Rite formés hors de France, et lui offrent leurs bons offices auprès desdits établissements.

Les présents articles convenus et arrêtés entre les RR. FF. marquis d'Arcambal, ci-devant président de la Chambre d'administration, Grand-Expert du G. O. de France ; V. F. le Roy, ancien Orateur de la Chambre de Paris, actuellement Orateur de celle d'administration ; V. F. Savalette de Langes, second Surveillant de la Chambre des provinces , et le V. F. d'Aubertin, Secrétaire de la Chambre d'administration, faisant les fonctions de Secrétaire général en l'absence du R. F. marquis de Seignelay, Commissaires et Commissaires adjoints , pour être exécutés après les ratifications qui en seront respectivement faites, en bonne et due forme, par chacun des Directoires écossais suffisamment autorisés par leurs chefs. — A l'O. de Paris, le treizième jour du 2e. mois de l'an de la vraie Lumière cinq mil sept cent soixante-treize.

Signé Alexandre, comte de Stroganoff, député du Directoire écossais de Lyon ; Bacon de la Chevalerie, associé du Directoire écossais de Lyon ; le marquis d’Arcambal, d'Aubertin, le Roy, G. Tassin de l'Etang, Savalette de Langes, le F. marquis de Chastellier du Mesnil, député du Directoire de Strasbourg.

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