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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 15:00

OUVERTURE

Pour tenir la Loge, il faut être neuf Maîtres, au-dessous duquel nombre on ne peut s'assembler, ni faire de réception.

Le Très-Respectable placé a l’Orient, frappe un coup de maillet, qui est répété par les Surveillants, & dit :

A l'ordre, mes FF. , glaive en main.

Il tire son glaive qu'il tient de la main gauche.

Tous les FF. en font autant, le tiennent aussi de la main gauche, la pointe contre terre & se mettent à l’ordre.

Le Très - Respectable dit :

D. Vénérable F. premier Surveillant, quel doit être le premier soin des Surveillants en Loge de Maître ?

R. C'est de s'assurer si la Loge est couverte.

D. Faites voir si elle est couverte ?

Il le dit au Vénérable F. second Surveillant, & celui-ci au Tuileur qui, dès qu'il a fait sa ronde, se place entre les deux Colonnes, fait le signe d’effroi, & rend compte de sa tournée, en disant Vénérable F. second Surveillant, nous sommes en sureté. Celui-ci en instruit le Vénérable F. premier Surveillant, qui dit au Très-Respectable:

R. Très-Respectable nous sommes en sureté.

Celui-ci dit:

Puisque la Loge est couverte, Vénérable F. premier Surveillant, dites au Vénérable F. second de me faire passer par sa Colonne les Signe, Attouchement & mot de Passe. & vous en ferez de même par la vôtre, afin de nous, assurer que nous sommes ici tous Maîtres.

Le tout étant parvenu jusqu'au Très Respectable, il frappe un coup de maillet, qui est répété , & va se placer a pied du cercueil , sur lequel est couché le dernier reçu des Maîtres , ayant la main droite au signe de Compagnon, & la gauche tendue le long de la cuisse gauche, formant l’équerre avec la jambe droite. Il doit être couvert du tapis noir dont il a été fait mention dans la description de la Loge, ayant un linge teint de sang sur la figure.

Les Surveillants se placent au haut du Tableau que tous les FF. viennent entourer. Alors ils forment tous ensemble une chaîne, se prenant par la main de la droite avec la gauche.

Dans cet état, le Très - Respectable demande au F. qui est à coté de lui à sa droite, la parole & fa signification : celui-ci en fait de même, & ainsi successivement, de manière qu'elle revienne au Très-Respectable par sa gauche.

Cette cérémonie faite, le Très-Respectable remonte au Trône & tous les FF. tournent le dos au Tableau en se serrant le plus qu'il est possible, afin qu’on ne puisse pas voir ce qui est au milieu d'eux.

Nota. Cette cérémonie n'a lieu que lors des Réceptions.

Alors le Très-Respectable dit:

Vénérables FF.', premier & second Surveillants, les Signe, Attouchement, Parole & mot de Passe m'étant parvenus justes,

louons le G. A.de l'U. de ce qu'il ne s'est glissé aucun Compagnon parmi nous & engagez les FF. de vos Colonnes à faire attention a l'instruction que je vais donner pour l'ouverture de la Loge de Maître.

Les Surveillants en font l’annonce, et le Très-Respectable dit:

D. Vénérable F, premier Surveillant, êtes vous Maître ?

R. Examinez-moi, approuvez-moi ou désapprouvez-moi, l'acacia m'est connu

D. Comment êtes-vous entré en Loge de Maître ?

R. Le dos tourné.

D. Qu'a-t-on exigé de vous ?

R. Ma parole d'honneur de ne point me retourner.

D. Qu'avez-vous vu lors de votre entrée.

R. Larmes & tristesse.

D. Pourquoi larmes & tristesse.

R. A cause de l'assassinat de notre R. M.

D. Qui occasionna la mort d'un si bon Maître ?

R. L'avarice de trois Compagnons.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Sept ans & plus.

D. A quelle heure ouvre-t-on les Travaux de Maître?

R. A Midi.

D. Quelle heure est-il ?

R. Midi.

Le Très Respectable frappe un coup de maillet, qui est répété & dit:

Puisqu'il est Midi, que c'est à cette heure que commencent nos Travaux, & que nous sommes tous innocents de la mort de notre R. Maître, Vénérables FF. premier & second Surveillants avertissez les FF. de vos Colonnes que je vais ouvrir la Loge de Maître à la manière accoutumée.

-Les Surveillants en font l’annonce, ensuite le Très Respectable frappe avec son maillet trois fois trois coups, qui sont répétés , & dit :

A moi, mes FF.

Tous guidés par le Très Respectable, font le signe d'effroi, & l’applaudissement par neuf, répété trois fois.

Enfin le Très-Respectable dit:

Vénérables FF. premier & second Surveillants, annoncez que la Loge de Maître est ouverte.

Ceux-ci exécutent l'ordre. Le Très - Respectable pose son glaive sur l’Autel , frappe un coup de maillet qui est répété, s'assied ainsi que tous le FF.' & dit:

F.*. Secrétaire voulez-vous bien nous donner lecture de la Planche tracée dans nos derniers Travaux.

Cette lecture finie, le Très Respectable dit :

Vénérables FF. premier & second Surveillants, invitez les FF. de vos Colonnes à faire leurs observations fur la rédaction de la Planche tracée dans nos derniers Travaux, dont ils viennent d'entendre lecture.

Les Surveillants en font l’annonce, & s'il n'y a point d’observations, le Très – Respectable dit :

Mes FF. voulez-vous bien vous joindre à moi pour donner la sanction à la Planche de nos derniers Travaux, & applaudir, au zèle du F.-. Secrétaire.

Tous les FF., ayant les yeux sur le Très – Respectable, font le signe d’effroi Et l’applaudissement par neuf.

Le F. Secrétaire, après en avoir obtenu la permission, remercie, & la Loge couvre ses applaudissements.

Nota. Ici les Visiteurs sont introduits avec les mêmes précautions qu'aux Grades précédents , mais on ne leur rend point les honneurs , on les fait seulement placer en tête de chaque Colonne.

RÉCEPTION.

Le Très-Respectable dit :

D. Vénérable F. premier Surveillant, pourquoi sommes-nous assemblés ?

R. Pour là Réception d’un Compagnon qui désire parvenir au Grade de Maître.

Le Très - Respectable dit :

Mes FF. vous avez donné votre consentement pour l'admission du F. . . . à la Maîtrise ; si quelqu'un de vous a des causes légitimes pour y former opposition, la parole lui est accordée.

S'il y a des opposants, ils disent leurs raisons et si elles sont graves, & jugées valables, on ne passe pas outre, si au contraire il n'y en a point, tous les FF. étendent la main en signe d' acquiescement & le Très - Respectable dit:

F. Expert, rendez-vous près du Récipiendaire, à qui vous ferez des remontrances sensées, sérieuses & morales ; vous l'amènerez ensuite à la porte du Temple, où vous frapperez en Compagnon.

Vénérable F. premier Surveillant, faites donner la sortie au F.-. Expert.

Le premier Surveillant le dit au second, & celui-ci au Tuileur.

Le F. Expert, parvenu entre les deux Colonnes ,fait le signe d'effroi, salue le Très Respectable & sort.

Nota, Pendant que le F. Expert prépare le Récipiendaire, le Très-Respectable traite des affaires de la Loge , ou fait quelques questions tirées de l'instruction du Grade.

Le F. Expert, parvenu dans la chambre de réflexion dit en abordant le Récipiendaire ; Mon F. je ne sais ce que vous avez fait, mais vous avez causé le trouble dans le Temple, & je crains qu'il ne vous arrive quelqu'accident ; on vous accuse surtout d'indiscrétion pour nos mystères ; si cela est, je vous conseille de vous retirer, & de ne point courir les risques du châtiment qui vous est réservé.

Sur la réponse du Candidat, le F. Expert lui fait ôter son chapeau & mettre ses gants ; il lui attache son tablier avec un seul nœud, & dans cet état, il l’amène à la porte du Temple, où il frappe en Compagnon.

Nota, Ici on éteint les bougies & on allume les lanternes.

Le F. Couvreur dit au second Surveillant :

Vénérable F. second, on frappe à la porte du Temple en Compagnon.

Celui-ci le dit au premier Surveillant, qui le rend au Très Respectable.

Le Très-Respectable dit à voix haute :

Quel est le Compagnon assez téméraire pour venir troubler nos Travaux ?

Vénérable F. premier Surveillant, faites voir qui frappe ?

Le premier Surveillant donne cet ordre, au second, qui dit au F. Couvreur de voir qui frappe. Le F. Couvreur entrouvre ta porte, & demande qui frappe ? Le F.'. Expert répond ; C'est un Compagnon qui a fini son temps & qui demande à être reçu Maître.

Le Frère Couvreur referme la porte, & fait parvenir cette réponse, par la voie des Surveillants, au Très -Respectable, qui dit :

Vénérable F. premier Surveillant, faites lui demander son nom, son âge, où il a travaillé, s'il a été payé, s'il est content de ses Maîtres, & s'il présume qu'ils le sont de lui ?

Le premier Surveillant le répète au second, qui le dit au Tuileur ; celui-ci entrouvre la porte & dit, donnez moi son nom , son âge , &c,

Le F. Expert répond:

Il se nomme Schiboleth , il a cinq ans et plus, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la Pierre polie, & a préparé les outils, il a été payé a la Colonne B., il est content de ses Maîtres & il présume qu'ils le sont de lui.

Le F.'. Tuileur ferme la porte, & fait son rapport au second Surveillant , qui le fait parvenir au Très-Respectable par la voie du premier Surveillants Alors le Très-Respectable dit :

Vénérable F. premier Surveillant, faites, donner au Compagnon l'entrée du Temple à la manière accoutumée?

Ceci étant parvenu, au F. Couvreur, il ouvre les portes, & le F. Expert introduit l’aspirant, le faisant marcher en reculant jusqu'entre, les deux Surveillants, où il le tient le dos tourné à l'Orient. Les portes se referment avec bruit.

Les Surveillants, s'en saisissent, le premier lui pose la pointe de son glaive sur le cœur, & le second lui arrache son tablier, qu'il jette à terre, en disant :

Quittez ce tablier, vous êtes indigne de le porter, ne bougez pas & donnez-moi votre parole d'honneur de ne point vous retourner, sans quoi, au premier mouvement que vous ferez, je ne réponds pas de Votre vie.

Lorsqu’il a donné sa parole d'honneur les Surveillants annoncent que le Candidat est introduit, & le Très Respectable dit:

Comment, mes FF., osez-vous introduire dans ce Temple un téméraire Compagnon, peut-être teint du sang de notre R. Me, assassiné par ces scélérats ? Ne craignez-vous pas qu'en cherchant à dévoiler les crimes de celui-ci, nous ne soyons obligés de le joindre a celui que sa mauvaise foi vient de nous forcer à massacrer ? Voulez- vous que ce jour voie la mort de deux malheureux que nous avions jugés dignes d'être liés avec nous par le doux nom de Frère.

Qui de vous me répondra de celui - ci, & voudra s'exposer à être la troisième victime immolée à notre R. Me.

Un F. répond : Moi, Très - Respectable.

Le Très - Respectable dit :

Vous risquez beaucoup, mon F., & votre zèle vous rend téméraire, cependant je ne puis vous refuser.

Puis s'adressant au Candidat.

Malheureux Compagnon vous êtes accusé par des FF. dignes de foi d'avoir été indiscret, d'avoir ri de nos mystères, & d'avoir révélé le peu qu'on vous en avait confié.

D'après la réponse du Candidat, le Très Respectable lui fait différentes questions analogues, ensuite il dit :

F. Expert, faites-lui faire le premier des neuf voyages mystérieux.

Les Surveillants reprennent leur place. Le F. Expert lui fait de rechef donner sa parole de ne point se retourner, lui pose la lame d'un glaive sur le cœur & dans cet état lui fait faire trois fois le tour de la Loge en commençant par le Midi, & toujours le dos tourné, ayant soin de lui faire lire les inscriptions attachées après la tenture, & de le faire saluer à chaque fois qu'il passe devant le Trône.

De retour à l'Occident, le F. Expert dit aux Surveillants , que le premier voyage est fini ; ceux-ci l'annoncent au Très-Respectable , qui dit au Récipiendaire :

Mon F. nous vous avons donné le temps de la réflexion, afin de recorder votre mémoire ; oseriez - vous maintenant persister dans votre obstination à nous cacher la vérité & nous assurer que vous êtes innocent de ce dont on vous accuse ? Prenez garde à ce que vous allez dire, répondez avec candeur & franchise.

S'il continue à nier, le Très Respectable dit:

F. Expert, faites continuer les voyages à ce F. endurci.

Le F. Expert le fait voyager une seconde fois, & annonce que le second voyage est fini.

Les Surveillants le répètent au Très Respectable, qui dit :

Compagnon, votre entêtement à nous cacher la vérité, pourra vous devenir funeste, tandis qu'un aveu sincère & un vrai repentir pourraient mériter notre indulgence. On vous a donné une seconde fois le temps de la réflexion, persistez-vous toujours à nier ce dont on vous accuse.

Si le Récipiendaire nie encore, le Très-Respectable dit :

F. Expert, faites faire au Candidat un troisième voyage.

Ce voyage fini & l'annonce faite, le Très Respectable dit:

Mes FF. que chacun soit prêt au premier signal.

Nota. Ici tous les FF. se lèvent sans bruit, font face au Tableau, & tournent leur glaive vers le F. qui est étendu, sur le cercueil.

Le Très - Respectable, s'adressant au Récipiendaire dit :

Mon F. si je dois encore vous appeler de ce nom, votre obstination m'afflige ; nous n'avons jamais vu d'endurcissement pareil au vôtre ; ce n'est qu'en frémissant que nous trempons nos mains dans le sang, mais nous y sommes quelquefois forcés.

Vénérable F. premier Surveillant, faites voir à ce Compagnon l'horreur & l'appareil du châtiment que nous préparons aux faux FF.

Le Très-Respectable frappe un coup de maillet, & le premier Surveillant retourne le Récipiendaire, à qui il montre le F. étendu sur le cercueil.

Apres un moment de silence, le Très Respectable dit au Candidat:

Vous voyez devant vous un de nos malheureux FF. qui par son opiniâtreté vient de mériter le châtiment auquel il s'était soumis, quand il fut initié à nos mystères; que ceci soit pour vous une leçon terrible , car il ne vous reste plus qu'un moment pour avouer la vérité : dans un instant il sera trop tard. Vous allez paraître devant un Tribunal où vos fautes les plus secrètes vont être dévoilées, consultez- vous, voyez si vous voulez faire un pas de plus ?

Lorsqu'il a assuré qu'il est innocent & qu'il persiste, le Très-Respectable dit:

C'en est trop, puisqu'il continue à nier, il faut donc le convaincre.

Vénérables FF.premier & second Surveillants, faites-moi parvenir ce malheureux au pied du Trône par la marche de Maître.

Les Surveillants lui font exécuter les trois pas de Maître, qui consistent à porter, en traversant le Tableau, le pied droit au Midi , le pied gauche derrière en équerre & en l’air , ensuite le gauche au Nord , le droit assemblé de même , & enfin le droit à l'Orient, & le gauche assemblé derrière en équerre. A chaque pas on lui applique un grand coup de rouleau de papier, le premier sur l'épaule gauche, le second sur l’épaule droite, & le troisième sur la tête, en lui disant chaque fois, souvenez-vous en.

Dès qu'il est parvenu au Trône, les Surveillants le font mettre à genoux, le Très Respectable lui propose de prêter l'obligation suivante.

OBLIGATION.

Je jure & promets, sous les mêmes obligations que j'ai déjà contractées & sous les mêmes peines, de garder les secrets de la Maîtrise, non-seulement vis-à-vis des Profanes, mais même des Maçons qui ne sont qu'Apprentis ou Compagnons, de n'en jamais donner le signe, l'attouchement & la parole qu'en Loge de Maître , de faire respecter la Maîtrise , & d'aider mes FF. dans leurs besoins, autant que mes facultés pourront me le permettre. Que le G. A. de l'U. me soit en aide.

Nota. Pendant que le Récipiendaire prête l'obligation, un des FF. se glisse sous le cercueil, & celui qui était dessus se relève & va se placer sur l'une des deux Colonnes,

Le Très-Respectable dit au Récipiendaire de se relever. Les Surveillants l’aident, & le placent au pied du Tableau, la jambe gauche en équerre & en l'air.

Ensuite le Très Respectable dit:

Nous avions un Maître que nous regrettons tous c'était bien le meilleur des Maîtres, nous le pleurons encore cet illustre Maçon. Savez- vous qui nous en a privé? un malheureux Compagnon!.... Si notre Me. existait, c'eût été lui qui vous eût reçu aujourd’hui, & vous eussiez été bien plus dignement initié.

Le Roi David ayant formé le dessein d'élever au Seigneur un Temple digne de sa grandeur, & de sa magnificence , ne put y parvenir de son vivant à cause des guerres & autres fléaux que Dieu lui envoya en punition de son crime ; se voyant au lit de la mort, il recommanda à Salomon fon fils & son héritier d'exécuter ce projet; en effet ce sage Roi ne fut pas plutôt sur le Trône, qu'il envoya des Ambassadeurs à Hiram , Roi de Tyr, fon voisin , son ami, & son allié , pour le prier de lui fournir des cèdres du Mont Liban , nécessaires à la construction de l'édifice qu'il voulait bâtir, lui demandant en même temps un habile Architecte qui fut en état d'en conduire & diriger les Travaux.

Ce Roi répondit favorablement aux désirs de Salomon, accorda les bois dont il avait besoin, les fit tailler prêts à être mis en œuvres, & les lui fit parvenir jusqu'à Joppa le port le plus prochain, par la mer de Sapho, à condition que Salomon lui donnerait annuellement 2oooo mesures de froment & autant d'huile pure, il lui envoya aussi Adonhiram, surnommé Abbif, de la Tribut de Nepthalie, bon ouvrier en toutes sortes de métaux & habile Architecte.

L'histoire nous assure qu'on n'entendît point le bruit des outils des Ouvriers employés à la construction de ce somptueux édifice, quoiqu'ils fussent en grand nombre.

Les principaux ou Maîtres Maçons qui conduisaient l'ouvrage, selon les instructions de Salomon, n'étaient pas moins de 3593. Ils sont appellés Menatzchin, Inspecteurs ou Consolateurs des gens de travail, & Harodim dans le livre des Rois, qui signifie Conducteur ou Prévôt assistant le Roi Salomon. Ils inspectaient les 80007 Ishehotzeb, Tailleurs de pierre ou Compagnons, ensuite 70000 Ishsabbal, porte-faix ou laboureurs qui n'étaient pas Maçons, mais qui servaient les Compagnons, de plus, les ouvriers levés par Adonhiram pour travailler dans les montagnes du Liban par tour avec les Sydonniens, montaient à 30000, & par conséquent le nombre total était de 183600.

Ce bâtiment sacré coûta des sommes immenses, sans compter les grands préparatifs faits par le Roi David, les présents que Salomon, & les plus riches d'entre les Juifs, & les Nobles des Royaumes voisins firent en or, en argent & en joyaux , qui montaient a une somme presqu'incroyable ; on va voir qu'un si superbe édifice ne pouvait pas coûter moins.

Les murailles qui l'environnaient avoient 7700 pieds, depuis le magnifique Portique, vers le couchant, jusqu’au lieu appelé le Saint des Saints, vers l'Orient.... Il surpassait à cet égard là, aussi bien que par ses proportions & par la beauté de ses dimensions, tous les Monuments tant sacrés que profanes ; il y avait deux beaux corps-de-logis pour les Rois, les Princes & les Lévites, les Israélites & les Gentils, en sorte que c'était une maison de Prière pour toutes les Nations ; elle pouvait contenir au moins 300,000 personnes, tant dans le Temple que dans les cours & appartements, en allouant une coudée carrée pour chaque personne.

Il était soutenu par 1453 colonnes de marbre de Paros, avec deux fois autant de pilastres, les unes & les autres ayant des chapiteaux de différents ordres. Il y avait 2246 fenêtres, il fut commencé & fini dans l'espace de sept ans & six mois.

Adonhiram Abbif ne fut pas plutôt arrivé à la Cour de Salomon, que, ce Prince mît tous ses ouvriers sous ses ordres & l'invita de commencer la construction de ce grand ouvrage , dont cet habile homme traça lui-même le plan,

Adonhiram fit d’abord trois classes d'ouvriers, qu'il distingua par App. , Comp. & M. Il leur recommanda de travailler avec zèle, & fixa le payement de chaque classe au samedi soir de chaque semaine : au bout de quelque temps il s'aperçût que l'argent destiné aux ouvriers ne suffisait pas ; il conjectura qu'il y avait de la mauvaise foi dans les ouvriers de basse classe. Pour remé¬dier à cet abus , il fit construire à l'entrée du Temple deux colonnes d'airain de dix-huit coudées de haut , leurs pieds d'estaux de huit coudées , leurs chapiteaux de cinq, ornés de feuilles d'acanthe, & surmontés de pommes de grenades sans nombre, & creusées en dedans ; sur celle de la gauche il fit mettre J. & fur la base B. , & la destina aux Apprentis , qui moyennant un mot , un S. une P. & un attouchement, y venaient recevoir leur salaire , & déposer leurs outils.

Il fit mettre B. sur celle de la droite , & sur la base F., & la destina aux Comp. pour le même usage.

Les Maîtres étaient payés à la chambre interne sous les mêmes conditions.

Trois Compagnons qui avaient coutume de se glisser parmi les Maîtres & qui en touchaient la paye, s'en voyant frustrés par ce nouvel arrangement, résolurent de se la procurer a tel prix que ce fut ; ils tinrent conseil, mais voyant qu'il n'était pas possible de réussir à moins que d'avoir les signe, paroles & attouchement : ils conclurent qu'il les fallait avoir d’ Adonhiram, de gré ou de force ; l'exécution de ce projet était difficile, en ce que Adonhiram était rarement seul, cependant à force d'épier l'occasion, ils s'aperçurent qu'il entrait seul dans le Temple tous les soirs, ce fut là qu'ils résolurent de l'attendre , cependant ils ne purent de quelque tems mettre ce projet à exécution , parce que les Maîtres, au nombre de 3593, faisaient journellement la visite du Temple avant que d'en fermer les portes, mais à force de chercher , ils aperçurent sous le grand escalier un endroit où l'on mettait les outils brisés; ils prirent jour & s'y cachèrent, les Maîtres après avoir fait la visite & fermé les portes, s’étant retirés , ces trois scélérats sortirent de leur cage, & l'un armé d'une règle, se mit à la porte d'Occident, l'autre armé d'une pince, à celle du Midi, & le troisième armé d'un maillet, à la porte d'Orient.

Adonhiram s'étant rendu dans le Temple vers minuit, pour y faire sa prière selon sa coutume, ferma la porte secrète par où il était entré, & dirigea ses pas vers la porte d'Occident, où il aperçut le premier de ces

misérables qui levait sa règle en lui demandant les signe, paroles & attouchement de Maître ou la vie.

Adonhiram lui répondit, sans s'émouvoir, mon ami, je ne les ai pas reçu ni donné de cette façon, travaille, & par ton zèle & ton assiduité, mérite ce que tu me demandes.

Meurt donc, lui dit ce scélérat, en même-temps il leva sa règle pour l'en frapper sur la tête, mais le mouvement d’ Adonhiram, pour parer le coup, fit qu'il ne portât que sur l’épaule gauche.

Nota. Ici le second Surveillant donne-un coup de maillet sur l'épaule gauche du Récipiendaire.

Et voulant se sauver par la porte du Midi, il y trouva le deuxième de ces misérables qui lui fit la pareille demande. Adonhiram lui ayant répondu de même, il leva sa pince pour l'en frapper sur la tête, mais Adonhi¬ram s’esquivant, ne reçut le coup que fur l’épaule droite.

Nota.. Ici le premier Surveillant donne un coup de maillet sur l'épaule droite du Récipiendaire.

Alors Adonhiram rappelant ses forces, courut vers la porte d’Orient où il trouva le troisième assassin , qui lui fit la même demande, & lui ayant répondu avec douceur & fermeté :

La mort que je vois de toute part ne saurait m’ébranler, ni me faire révéler un secret que j'ai juré de garder ; travaille & mérite ce que tu me demandes, j'oublierai ton offense & serai le premier à récompenser ton zèle.

Ce malheureux que le démon d'avarice possédait, n'écoutant plus que sa rage, lui détacha un si grand coup de maillet sur le front, qu'il l’étendît mort à ses pieds.

Le T. R. donne sur le front du Récipiendaire un coup de maillet de carton qu'il avait tenu caché, & aussitôt les Surveillants le renversent dans le cercueil, & le couvrent du drap noir.

Après un moment de silence, le T.R. dit :

Je vous conjure ô mânes de notre R. M. de paraître à nos yeux, pour nous dire si ce Compagnon n'a point trempé les mains dans le sang innocent, s'il a été discret, & s'il n'a point tourné nos mystères en ridicule!....Parais chère ombre si respectable à nos yeux & si chère à nos cœurs, parle & ne permet pas que tes enfants se trompent dans le choix de leurs FF.

Le F. qui est sous le cercueil, saisit

le Récipiendaire , & dit d'une voix sépulcrale:

Pourquoi troubles- tu mon repos, ne connais-tu pas la fausseté des hommes ;si celui que je tiens a des défauts , c'est à toi à le rendre vertueux en épurant ses mœurs. Adieu......, à ce soir….à minuit.

Ce F. abandonne le Récipiendaire, & après un moment de silence le T.R. dit :

Ces trois scélérats ayant ôté la vie à notre R. M., par ce dernier coup, craignirent d'être découverts: comme le jour commençait à pointiller, ils le cachèrent sous les décombres du Temple, puis fermèrent la porte & se retirèrent. Ils vinrent comme de coutume à l'heure du travail, afin d'examiner si on ne s'apercevait de rien, & sur la fin du jour ils se cachèrent comme la veille.

Tout étant tranquille dans le Temple , ils déterrèrent le corps d'Hiram , & le transportèrent sur le Mont Sinaï , où leur dessein était de l'enterrer dans un endroit de cette montagne presque inaccessible ; mais le jour commençant à paraître, ils firent à la hâte une fosse de sept pieds de longueur, sur trois de largeur & cinq de profondeur, où ils le déposèrent , ils le couvrirent de terre , & comme ils se proposaient de le venir prendre au premier moment favorable , pour le transporter plus loin , pour reconnaître facilement l'endroit, ils y plantèrent une branche d’acacia ; de là ils retournèrent aux travaux pour faire éviter tous soupçons : mais le criminel n'étant jamais tranquille, les deux qui mirent notre R. M. dans la fosse , ne s'aperçurent pas qu'ils avaient laissés tomber, l'un son équerre & l'autre son compas.

Le troisième jour Salomon ne voyant pas paraître Adonhiram , craignît qu'il ne lui fut arrivé quelque chose ; il manda les Maîtres, & lorsqu'ils lui eurent dit que depuis trois jours son Architecte n'avait paru dans aucun atelier, il se plaignît amèrement , en disant qu'il fallait qu'on l'eût assassiné : les Maîtres pénétrés de tristesse se lavèrent les mains en protestant de leur innocence, & proposèrent a Salomon de se répandre dans la campagne afin de découvrir ce qu'il était devenu ; mais ce sage Roi, pour ne point effaroucher les assassins, en élut neuf au sort, & renvoya les autres à leurs ateliers, avec injonction de faire cesser les travaux du Temple; il déclara en outre que personne ne serait payé qu'on n'eût retrouvé Adonhiram mort ou vif.

Les neuf Maîtres sur qui le sort tomba, convinrent de fouiller les environs de Jérusalem neuf lieues à la ronde & après s'être promis de se rejoindre sur le Mont Sinaï, surnommé des Acacias , à cause du grand nombre de ces arbres qu'on y trouvait; ils partirent, trois par la porte du Nord , trois, par la porte du Midi & trois par celle d’Occident.

Mes FF. voyageons & prêtons la plus grande attention aux objets qui peuvent tendre à accélérer la découverte précieuse qu'il nous est intéressant de faire.

Le Très-Respectable quitte le Trône & vient se placer au pied du cercueil.

Alors il fait avec tous les FF, trois fois le tour de la Loge, en cherchant & sondant le terrain avec la pointe de leur glaive.

Nota. Ici, le F. qui était sous le cercueil , se retire bien doucement, & on allume les bougies.

Le T.R. s'arrête en face du Tableau, à l’angle où sont représentés une monticule & une branche d'acacia ; le second Surveillant s e place à sa gauche, le premier à sa droite, & tous les FF. reprennent leur place. Tout étant ainsi disposé, le Très Respectable continue l'histoire, en disant :

Ils voyagèrent jusqu'au neuvième jour & s'étant rencontrés sur le Mont Sinaï, comme ils en étaient convenus , ils s'affligèrent de l'inutilité de leurs recherches: alors huit d'entre eux résolurent de retourner Jérusalem , mais le neuvième les assura qu'il ne partirait point sans avoir fouillé jusqu’ au plus petit recoin de la montagne. Les huit Maîtres partirent , & le neuvième voulant s'asseoir sur un petit amas de terre pour se reposer, s'appuya sur une branche d’acacia, qu'il entraîna avec lui ; il découvrit par-là que la terre était nouvellement remuée, ce qui le fit rappeler les autres, puis se mettant a creuser, ils trouvèrent un cadavre couvert d'un linge teint de sang, ayant Une équerre à la tête & un compas aux pieds : ce cadavre avait la main droite au signe de Compagnon , la gauche tendue le long de la cuisse , & la jambe droite en équerre. Ils se doutèrent que ce pouvait être le corps de leur R. Me. que quelque malheureux compagnon avait assassiné ; ils achevèrent d'enlever la terre, & l'un ayant levé le voile qui lui couvrait le visage, ils reculèrent d'effroi.

Nota. Ie Très-Respectable lève le voile, & fait avec tous les FF. qu'il guide, le signe d'effroi.

Ensuite pour le tirer de la fosse, l'un le prit par l’index de la main droite, en disant J…mais la peau lui resta dans la main.

Nota. C'est au second Surveillant à le prendre ainsi,

Un second le prit par le médius de la même main , en disant B…,& la peau s'étant encore déchirée.

Nota. C'est au premier Surveillant à le prendre ainsi.

Un troisième le prit par les cinq points parfaits de notre Maîtrise, & le releva, en disant M.B. N.

Nota. Ceci s'exécute par le Très-Respectable.

Les autres détournèrent la tête, en disant G….

Après que le T.R. a relevé le Récipiendaire, il continue en disant.

Ils attendirent le soir pour le transporter à Jérusalem ; y étant arrivés, ils le portèrent dans le cabinet de Salomon, qui, ayant vu les outils, conjectura qu'il ne pouvait avoir été assassiné que par quelques Compagnons pour avoir le secret de Maître, afin d'en recevoir la paye ; c'est pourquoi Salomon, résolut d'en changer les mots, & les neuf Maîtres convinrent que ceux qui leur étaient échappés en relevant le corps d’ Adonhiram seraient substitués aux anciens.

Salomon ordonna sur le champ une visite

générale dans tous les ateliers, afin de saisir les coupables & d'en faire une justice exemplaire ; mais ces misérables ayant aperçu, comme ils étaient aux aguets, que les neuf Maîtres étaient rentrés avec un cadavre, ne doutèrent pas que ce ne fût celui d'Adon-hiram, & craignant d'être reconnus aux outils qui leur manquaient, ils prirent la fuite.

Les Maîtres ayant fait la visite, & trouvant trois Compagnons de moins a l'atelier des Moabites, en firent le rapport à Salomon, qui promît de grandes récompenses à quiconque livrerait les coupables morts ou vifs : il ordonna un deuil général parmi les Ouvriers du Temple. Il lui fit faire de magnifiques funérailles, & le mît dans Un tombeau de trois pieds de large, sur cinq de profondeur & sept de longueur. Il fit incruster dessus un triangle de l'or le plus pur, & fit graver au milieu de ce triangle l’ancien mot de Maître. Après quoi il fit tendre la chambre interne en noir, & ordonna qu'on priât pour lui dans son Royaume pendant quarante jours.

Il ordonna en outre, que les mots, signe

& attouchement seraient changés, & confirma le choix de ceux dont les neuf Maîtres étaient convenus.

Le T.R. remonte au Trône, les Surveillants retournent a leur place, tous les FF. se rangent sur les colonnes, & le Maître des Cérémonies conduit le Récipiendaire au pied de l’ Autel, où il le fait mettre à genoux ; alors le Très-Respectable frappe un coup de maillet, qui est répété, & dit :

Mes FF., aidez- moi à constituer un Maître.

Les Surveillants en font l'annonce & tous les FF. se mettent à l'ordre glaive en main.

Le T.R. pose la lame son glaive sur la tête du Récipiendaire, & frappe légèrement dessus trois fois trois, coups , en disant:

Mon F., puisque vous n'êtes point coupable de l'effusion du sang innocent, & que votre zèle et votre confiance vous rendent digne de parvenir au grade de Maître ; à la gloire du G. A. de l'U., au nom du G.O. de France, sous les auspices du Se. G. M. , & par le pouvoir que j'ai reçu de cette R. L. , je vous constitue Maître Maçon libre.

Le T.R. fait relever le Récipiendaire, & lui donne l'accolade. Ensuite il frappe un coup de maillet & s'assied: les Surveillants en font de même, & tous les FF, reprennent leur place.

Alors le Très-Respectable dit au Récipiendaire,

En lui donnant des gants.

Je vous donne ces gants ; leur blancheur vous dénote la candeur des Maîtres, & qu'ils n'ont pas trempé leurs mains dans le fang innocent.

En lui attachant le tablier du grade.

Vous porterez désormais la bavette de votre tablier abaissée: la couleur bleue dont il est bordé, doit vous rappeler sans cesse qu'un bon Maçon doit tout attendre d'en haut.

En lui donnant un grand cordon bleu, au bas duquel pend une équerre d'or.

Vous vous décorerez à l'avenir de ce cordon que vous porterez de droite a gauche ; sa couleur vous fera ressouvenir du zèle que vous devez avoir pour acquérir de nouvelles connaissances, & que vous ne pouvez vous en rendre digne qu'en épurant vos mœurs de plus en plus.

Nous avons pour nous reconnaître dans ce grade, ainsi que dans les précédents, un mot Sacré, un mot de Passe, un Signe & un Attouchement.

Le mot qui fut changé était Jehova , il signifie Grand Architecte.

Le mot de Passe était, nous sommes 3593. C'était le nombre des Maîtres employés à la construction du Temple.

Le Signe se faisait en portant la main droite au front, le pouce écarté, les quatre doigts ferrés & étendus , ce qui forme une équerre.

L'attouchement se donnait en prenant du pouce & de l’index, la première phalange du médius de celui qu'on attaquait en disant J… ensuite prenant la seconde phalange, on disait B., & enfin en prenant la troisième on disait Jeh.

PAROLE.

Le mot Sacré est donc actuellement M. B. N., que prononça le Maître qui releva le corps d’Adonhiram, & qui signifie, la chaire quitte les os. On ne doit le donner qu'en Loge de Maître.

PASSE.

Le mot de Paffe eft G., qui est la réponse des autres Maîtres : il signifie, il Pue. Il faut en le prononçant se couvrir la partie gauche du visage de la main droite , avec laquelle on forme l'équerre.

SIGNE.

Le Signe est celui que firent les Maîtres lorsqu'ils découvrirent le corps d’Adonhiram : il se fait en portant la main droite à la hauteur du front, la paume en dehors, la tête un peu effacée du côté droit , faisant un mouvement du corps en arrière, & laissant tomber la main gauche lentement le long de la cuisse gauche : il se nomme signe d'effroi ou d'horreur.

ATTOUCHEMENT.

Cet attouchement est la manière dont le corps fut relevé ; il consiste à s'approcher de celui à qui on veut le donner, à poser le pied droit contre le sien, genou contre genou, à lui embrasser de la main droite le poignet, de façon que les paumes des deux mains soient l'une contre l'autre , & à lui passer le bras gauche sous l'épaule gauche, ayant par ce moyen estomac contre estomac. On ne doit le donner qu'en Loge, & après s'être assuré que celui qui le demande est Maître.

SIGNE DE SECOURS.

Nous avons en outre un signe qu'on nomme Signe de Secours, qui ne doit se faire que lorsqu'on se trouve en péril. C'est de porter les mains jointes fur la tète, le plat de la main vers le ciel, les pouces en équerre & les huit autres doigts entrelacés ; & de dire , à moi les enfants de la veuve.

ORDRE.

L'ordre du Grade est d'étendre la main droite, les quatre doigts serrés, le pouce écarté & posé sur le cœur.

Enfin, mon F. , vous avez, comme Maître , sept ans & plus.

Il ne me reste plus rien à vous dire jusqu'à ce que vous ayez acquis d'autres lumières; ainsi allez vous faire reconnaitre par les Vénérables FF. premier & second Surveillants.

Le Récipiendaire, accompagné du Me.des Cérémonies , va se faire reconnaitre par les Surveillants, en commençant par le premier : ceux - ci rendent compte de la justesse des mots , signes & attouchement que leur a donné le nouveau Maître. Ensuite le Très - Respectable frappe un coup de maillet, qui est répété, & dit :

Vénérables FF. premier & fécond Surveillants, invitez les FF. de vos Colonnes à reconnaître à l'avenir le F…. pour Maître, & à se joindre à moi pour applaudir à sa Réception.

Les Surveillants répètent l'annonce. Alors le Très-Respectable frappe un coup de maillet, qui est répété par les Surveillants, se lève ainsi que tous les FF. & dit :

A moi, mes FF.?

Tous guidés par le T.R font le signe d'horreur, & applaudissent par la batterie du Grade.

Le nouveau Maître qui, pendant tout ce temps, a dû se tenir à l'ordre entre les Surveillants, demande la parole au premier, & après l'avoir obtenue, il remercie.

Le Très-Respectable fait couvrir l’applaudissement, frappe un coup de maillet, qui est répété, & dit :

Mes FF., reprenez vos places.

Le Très-Respectable s'assied ainsi que tous les FF.

 MORALE. A faire par le Très Respectable, puis:

 Le Très-Respectable dit :

F. Me. des Cérémonies, faites placer le nouveau Maître sur la Colonne du Nord.

Le M. des Cérémonies le conduit à la tête de cette Colonne, où il le fait asseoir, & retourne à sa place.

Nota. Dans les Assemblées suivantes, il devra se placer indistinctement sur l'une au l'autre Colonne.

Le T. R. frappe un coup de maillet, qui est répété, & dit :

Vénérables FF. premier & second Surveillants, invités les FF. qui décorent vos Colonnes a prêter la plus grande attention au Discours que va prononcer le F.Orateur.

Les Surveillants en font l’annonce, & le F.-. Orateur prononce son Discours; auquel on applaudit par la batterie du Grade, & à la manière accoutumée.

Après un moment de récréation, le T.R. commence l’instruction en faisant à la ronde & indistinctement à tous les FF. quelques questions.

CLÔTURE.

Le Très Respectable dit : F. Maître des Cérémonies, prenez le sac des propositions, & allez recueillir celles que des FF. peuvent être dans le dessein de faire.

Le Me. des Cérémonies exécute l'ordre. S'il y a des propositions, le Très-Respectable les met en délibération ; dans le cas contraire, il dit :

D. F. Hospitalier, quelle vertu doit posséder un Maître ?

R. Savoir se vaincre, être discret & charitable envers les indigents.

Le Très-Respectable dit:

Mon F., pour nous acquitter de cette obligation, prenez le tronc des pauvres & présentez-le à tous les FF.

Le F. Hospitalier exécute l’ordre.

Le Très - Respectable compte les métaux en présence d'un Expert, ordonne au F. Secrétaire d'en faire mention dans son Procès verbal, & les fait remettre au F. Trésorier par ce même Expert, qui reprend ensuite sa place,

Le Très - Respectable s'adressant au F. Secrétaire, dit :

Mon F. faites la lecture de l’esquisse du Procès-verbal des Travaux de ce jour.

Le Secrétaire fait la lecture, & le Très Respectable dit :

Vénérables FF, premier & second Surveillants, invitez les FF, de vos Colonnes à faire leurs observations sur la rédaction de l'esquisse du Procès-verbal des Travaux de ce jour.

Les Surveillants en font l'annonce. S'il n'y a point d'observations, le Très-Respectable. dit ;

Aidez-moi, mes FF. à célébrer un vivat en faveur du F. Secrétaire.

Tous les FF. guidés par le Très-Respectable, font le signe d’horreur & l’applaudissement par neuf, répété trois fois.

Le F. Secrétaire y répond & on couvre ses applaudissements,

Le Très - Respectable dit :

D. Vénérable F. premier Surveillant, à quelle heure se ferment les Travaux de Maître ?

R. A minuit.

D. Pourquoi à minuit ?

R. Parce que c'est à cette heure qu'Adonhiram reçut le coup mortel.

D. Quelle heure est-il ?

R. Minuit.

Le Très-Respectable dit :

Puisqu’il est minuit & que c'est à cette heure que les Maîtres terminent leurs Travaux, Vénérables FF. premier & second Surveillants, annoncez sur vos Colonnes que je vais les fermer à la manière accoutumée.

Les Surveillants en font l’annonce.

Le Très - Respectable frappe un coup de maillet, qui est répété, & se lève ainsi que tous les FF. , auxquels il dit :

Mes FF., promettez de ne rien révéler de tout ce qui s'est passé aujourd'hui en Loge.

Tous les FF. étendent la main sur le Tableau, ensuite le Très - Respectable frappe trois fois trois coups, qui sont répétés, & dit :

A moi, mes FF.

Tous guidés par le Très-Respectable, sont le signe d'horreur & F. applaudissement par neuf, répété trois fois.

Alors le Très Respectable frappe un coup de maillet, & dit:

Vénérables FF. premier & second Surveillants, annoncez que les Travaux de Maître sont fermés, & que j'invite tous les FF. à se retirer dans le plus grand silence.

Les Surveillants frappent alternative

ment un coup de maillet & en font l'annonce.

Nota. Lorsqu'on a commencé à travailler aux grades d'Apprenti & de Compagnon , on ferme successivement les Travaux de Maître , en annonçant qu'on rentre dans ceux de Compagnon, & enfin ceux-ci , en disant qu'on rentre dans ceux d'Apprenti, qu'on ferme comme il a été dit.

Alors tous les FF. se déshabillent & se retirent.

 

 

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