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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:40

OUVERTURE DE LA LOGE DE MAÎTRE

Tout étant disposé pour la maîtrise, le respectable (c'est ainsi que le vénérable se nomme en loge de maître) frappe en maître, les surveillants lui répondent de même, ensuite le respectable dit:

Vénérables frères, premier et second surveillants, engagez tous nos vénérables maîtres de vouloir bien nous aider à ouvrir la respectable loge de maître.

Le premier surveillant: Vénérable maître, du côté du midi, je vous invite, de la part du respectable, de vouloir bien l'aider à ouvrir la loge de maître.

Le second surveillant: Vénérable maitre, du côté du nord, je vous invite de la part du respectable, de vouloir bien l'aider à ouvrir la loge de maître.

D.Tous les frères sont-ils à l'ordre?

R. Oui, très-respectable.

D. Frère premier surveillant, quel est le soin qui nous rassemble?

R. Celui de recouvrer la parole de maître qui est perdue.

Le respectable: S'il est ainsi, mes frères, allez au nord et au midi reconnaître tous les maîtres que vous y trouverez. Sans doute que, par leurs lumières, vous recouvrerez la parole; ensuite vous viendrez à l'orient me la rendre.

Les surveillants vont, chacun sur leur colonne, recevoir de chaque frère, l'attouchement de maître, sans aucun signe; et leur donnent le baiser de paix; ils en reçoivent le mot sacré de la manière que l'ordre l'exige; et continuant jusqu'au respectable, ils le lui rendent avec les mêmes formalités, après quoi ils retournent à leur place.

D. Vénérable premier surveillant, à présent que la parole est retrouvée, que nous reste-t-il à faire?

R. Tracer les plans qui doivent servir d'exemple aux compagnons.

D. Avec quoi devons-nous travailler?

R. Avec de la craie, une terrine et du charbon.

D. Que signifient ces trois choses?

R. Zèle, ferveur et constance.

D. Quel âge avez-vous?

R. Sept ans.

D. Quelle heure est-il?

R. Midi plein.

Le respectable: En vertu de l'heure et de l'âge, avertissez tous nos chers frères, que la respectable loge de maître est ouverte, et que nous allons commencer nos travaux à la manière accoutumée.

Le premier surveillant: Vénérables frères ...

Le second surveillant: ...

Lorsque les surveillants ont annoncé, le res-pectable et toute l'assemblée font le signe et les acclamations des maîtres; après quoi on fait des réceptions, et l'on commence l'instruction.

CATÉCHISME DES MAÎTRES

D. Mon frère, d'où venez-vous?

R. Très-respectable, je viens de la chambre du milieu.

D. Qu'y fait-on dans la chambre du milieu?

R. On y honore la mémoire de notre respectable maître Adonhiram.

D.Comment y êtes-vous parvenu?

R. Par un escalier fait en forme de vis, qui se monte par trois, cinq et sept.

D.Que signifient ces nombres?

R. Qu'il faut trois ans pour faire un apprenti, cinq pour un compagnon et sept pour un maître.

D. Comment vous y a-t-on reçu?

R. Comme on y reçoit les maîtres de notre ordre, en me présentant une branche d'acacia.

D. Où avez-vous été reçu maître?

R. Dans une loge parfaite.

D. Quels sont ceux qui composent une telle loge?

R. Neuf, désignés parles neuf lumières, qui sont: un respectable maître, deux vénérables surveillants et six maîtres.

D. Comment avez-vous été reçu?

R. En passant de l'équerre au compas sur la tombe de notre respectable maître Adonhiram.

D. Qu'avez-vous vu lorsqu'on vous fit entrer en loge de maître?

R. Il ne me fut pas permis de regarder; je n'entendis que des gémissements.

D. Qu'avez-vous remarqué après avoir été reçu?

R. Une grande lumière dans laquelle je vis la lettre G.

D. Que signifie cette lettre?

R. Grandeur et Gloire, et tout ce que mortel doit connaître, et qui est au-dessus de vous.

D. Qui peut être au-dessus de moi qui suis maçon libre et maître d'une loge aussi bien composée?

R. Dieu, parce que le G est la lettre initiale du mot God qui, dans beaucoup de langues, signifie l'Être Suprême.

D. Que vous a-t-on donné en vous recevant maître?

R. Le secret des maçons et de la maçonnerie.

D. Donnez-moi le point parfait de votre entrée.

R. Donnez-moi le premier, je vous donnerai le second.

D. Je garde.

R. Je cache.

D. Que cachez-vous?

R. Tous les secrets qui m'ont été confiés.

D. Où les cachez-vous?

R. Dans le cœur.

D. Y a-t-il une clef pour y entrer?

R. Oui, très-respectable.

D. Où la gardez-vous?

R. Dans un coffre de corail, qui ne s'ouvre et ne se ferme qu'avec des clefs d'ivoire.

D. De quel métal est-elle?

R. D'aucun. C'est une langue soumise à la raison, qui ne sait dire que du bien en l'absence comme en la présence de ceux dont elle parle.

D. Vous étiez sans doute apprenti et compagnon avant d'être maître?

R. Oui, très-respectable, J. et B. me sont connus, ainsi que la règle de trois, ce qui met la clef de toutes les loges à ma disposition.

D. Quelle est cette clef?

R. La connaissance des signes, paroles et attouchements des trois grades qui m'ont été conférés.

D. Montrez-la-moi.

(On fait les signes des deux premiers grades, puis on se met à l'ordre de maître en disant:)

R. La voici; vous devez la reconnaître, elle est marquée de ce qui caractérise les vrais maçons.

D. Oui, mon frère; d'où l'avez-vous tirée?

R. De ma gauche, et je la conserve comme ce qui m'est le plus précieux.

D. Pourquoi cette clef vous est-elle si précieuse?

R. Parce qu'elle m'a fait connaître la vraie lumière, et qu'en la montrant, je puis assister aux trois premiers travaux.

D. Pourquoi la portez-vous à votre gauche?

R. Je veux dire qu'elle accompagne mon cœur où sont renfermés les secrets de notre ordre, et qu'elle me rappelle l'attitude dans laquelle on trouva le corps d'Adonhiram, dont le bras gauche était étendu, et le droit formait l'équerre en figurant le signe pectoral.

D. Qu'êtes-vous venu faire ici?

R. Chercher la parole de maître qui est perdue.

D. Comment la parole de maître fut-elle perdue?

R. Par trois grands coups.

D. Quels sont ces trois grands coups?

R. Ce sont ceux que reçut notre respectable maître, lorsqu'il fut assassiné à la porte du temple, par trois compagnons scélérats qui voulurent lui arracher la parole de maître ou la vie.

D. Comment sut-on que c'étaient des compagnons qui avaient commis ce crime?

R. Par l'appel général qu'on fit des ouvriers, auquel trois compagnons ne se trouvèrent point.

D. La parole ayant été perdue, commenta-t-on pu la retrouver?

R. Les maîtres soupçonnant l'assassinat d'Adonhiram, et craignant que la force des tourments ne lui eût arraché la parole de maître, convinrent entre eux que le premier mot qui serait proféré en le retrouvant leur servirait à l'avenir pour se reconnaître. Il en fut de même du signe et de l'attouchement.

D. Combien envoya-t-on de maîtres à la recherche d'Adonhiram?

R. Neuf, désignés par les neuf lumières.

D. Où trouva-t-on le corps de notre respectable maître?

R. Dans un tas de décombres d'environ neuf pieds cubes, sur lequel on avait planté une branche d'acacia.

D. A quoi devait servir cette branche?

R. Aux traîtres pour reconnaître l'endroit où ils avaient caché le corps d'Adonhiram, qu'ils se proposaient de transporter dans un lieu plus éloigné.

D. Que fit-on du corps de notre respectable maître?

R. Salomon le fit inhumer dans le sanctuaire du temple, et fit mettre sur son tombeau une médaille d'or triangulaire.

Sur cette médaille était gravé Jéhovah, l'ancien mot de maître, et qui signifie en hébreu l'Être Suprême.

D. Quelle forme avait ce tombeau?

R. Il avait sept pieds de long sur cinq de large, et trois de profondeur.

D. Quelles sont enfin les marques distinctives des maîtres?

R. Un signe, un attouchement, deux paroles, et les cinq points parfaits de la maîtrise.

D. Donnez-moi le signe. [Pour réponse on le fait.)

D. Comment le nommez-vous?

R. Le signe d'horreur.

D. Pourquoi?

R. Parce qu'il marque l'horreur dont les maîtres furent saisis lorsqu'ils aperçurent le corps d'Adonhiram.

D. Donnez l'attouchement au frère premier.

(On obéit.)

D. Donnez-lui la parole sacrée.

(On la lui donne comme l'ordre l'exige.)

D. Que signifie cette parole?

R. La chair quitte les os.

D. Quel est le mot de passe?

R. Sublime, surnom donné à notre respectable maître.

D. Quels sont les cinq points parfaits de la maîtrise?

R. Le pédestre, l'inflexion des genoux, lajonction des deux mains droites, le bras gauche sur l'épaule, et le baiser de paix.

D. Donnez- m'en l'explication.

R. 1.) Le pédestre signifie que nous sommes toujours prêts à marcher au secours de nos frères.

     2.) L'inflexion des genoux, que nous devons sans cesse nous humilier devant celui qui nous a donné l'être.

    3.) La jonction des deux mains droites, que nous devons assister nos frères dans leurs besoins.

    4.) Le bras que nous leur passons sur l'épaule, que nous leur devons des conseils dictés par la sagesse et la charité.

    5.) Enfin le baiser de paix annonce cette douceur et cette union inaltérables qui font la base de notre ordre.

D. Sur quoi est soutenue la loge de maître?

R. Sur trois grands piliers triangulaires, nommés sagesse, force et beauté.

D. Qui les nomma ainsi?

R. Salomon, Hiram, roi de Tyr, et Adonhiram, grand architecte du temple.

D. Pourquoi attribue-t-on la sagesse à Salomon?

R. Parce qu'il reçut ce don de Dieu, et qu'il fut en effet le roi le plus sage de son temps.

D. Pourquoi la force au roi de Tyr?

R. Parce qu'il fournit à Salomon les bois et matériaux pour la construction du temple.

D. Pourquoi la beauté à Adonhiram?

R. Parce que, comme grand architecte du temple, il dessinait tous les ornements qui devaient embellir ce monument magnifique.

D. Ces trois noms de colonne ne renferment-ils pas quelque autre signification?

R. Oui, très-vénérable. La forme de ces colonnes signifie la Divinité dans toute son étendue; la sagesse symbolise son essence; la force sa puissance infinie, et la beauté exprime combien les ouvrages de Dieu sont parfaits et sublimes.

D. Quelles doivent-être les qualités d'un maître?

R Sagesse, Force et Beauté.

D. Comment peut-il réunir des qualités si rares?

R. La sagesse dans ses mœurs, la force dans l'union avec ses frères, et la beauté dans son caractère.

D. Y a-t-il quelques meubles précieux dans la loge de maître?

R. Oui, très-vénérable, au nombre de trois qui sont l'Évangile, le compas et le maillet.

D. Quelle est leur signification?

R. L'Évangile démontre la vérité, le compas la justice, et le maillet qui sert à maintenir l'ordre, nous fait ressouvenir que nous devons être dociles aux leçons de la sagesse.

D. Pourquoi les trois premiers officiers se servent-ils de maillet?

R. Pour nous faire entendre sans cesse que, puisque la matière rend des sons lorsqu'on la heurte, à plus forte raison l'homme à qui Dieu a donné un cœur et la faculté de connaître et de j uger, doit-il être sensible au cri de la vertu, et rendre hommage à son Créateur.

D. Comment s'appelle un maître?

R. Gabaon, qui est le nom du lieu où les Israélites déposèrent l'arche dans les temps de troubles.

D. Qu'est-ce que cela signifie?

R. Que le cœur d'un maçon doit être assez pur pour être un temple agréable à Dieu.

D. Comment s'appelle un fils de maçon?

R. Lowton, mot anglais, qui signifie élève en architecture.

D. Quel est le privilège d'un Lowton?

R. C'est d'être reçu maçon avant tout autre.

D. Sur quoi travaillent les maîtres?

R. Sur la planche à tracer.

D. Où reçoivent-ils leurs gages?

R. Dans la chambre du milieu.

D. Comment voyagent les maîtres?

R. Sur toute la surface de la Terre.

D. Pourquoi?

R. Pour y répandre la lumière. D. Si vous perdiez un de vos frères, où le trouveriez-vous?

R. Entre l'équerre et le compas.

D. Expliquez-moi cette réponse.

R. C'est que l'équerre et le compas sont les symboles de la sagesse et de la justice, un bon maçon ne doit jamais s'en écarter.

D. Que feriez-vous si vous étiez en quelque danger?

R. Je ferais le signe de secours, en disant:

A moi les enfants de la veuve.

D. Pourquoi dites-vous les enfants de la veuve?

R. C'est qu'après la mort de notre respectable maître, les maçons prirent soin de sa mère, qui était veuve, et dont ils se dirent les enfants, Adonhiram les ayant toujours regardés comme ses frères.

D. Quel âge avez-vous?

R. Sept ans.

D. Que signifie cet âge?

R. Le temps que Salomon employa à construire le temple.

D. Quelle heure est-il?

R. Midi plein.

On ferme cette loge comme celle des compagnons, il n'y a que le nom et les acclamations à changer.

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