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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 16:59

DESCRIPTION DE LA LOGE

 

La loge doit être tendue en noir, parsemée de tettes de morts avec des os en sautoir, entourée de larmes blanches.

 

A loccident sera peint un squelette, à lorient, l'autel en transparent avec une tette de mort sur des os en sautoir, entouré de larmes, le tout éclairé d'une seule lumière.

 

Tous les off. en noir, le chapeau rabattu.

 

Le M. se nomme très respectable, les survts, Vbles ff..

 

Tous les dignitaires Vbles, ainsi que les autres ff..

 

Le tableau de la loge représentera le tombeau d'Hiram, au milieu duquel sera un triangle et l'ancien mot en langage hébraïque et une branche d'acacia, peinte dans les bordures et à leurs places, orient, occident, midy et 7on et ces deuxderniers, et en dedans M.B., à l'occident, le compas et à lorient, l'équere.

 

Au milieu, à loccident, une tette de mort.

 

 

PROPOSITION DU CANDIDAT

 

La loge ouverte en la forme accoutumée, le parrain propose à la loge le f. compagnon à passer à la maîtrise.

 

Le f. T.R., le propose ensuite à toute la loge qui acquiesse en étendant la main droite sur le tableau.

 

Ensuitte, les aclamations ordinaires.

 

Le parrain y répond de même.

 

Le Vble convient de l'heure et du jour de la réception.

 

On charge ensuitte le parrain de dire au candidat de se tenir prêt pour cette cérémonie et luy même, se charge des choses nécessaires pour la réception.

 

Ensuitte, le T.R. ayant demandé aux Vbles survts si aucun des frères nont rien à proposer de plus pour la propagation de l'ordre, il ferme la loge en la manière dite.

 

OUVERTURE DE LA LOGE DE RECEPTION

 

Le T.R.M. à lorient, les Vbles survts à loccident, tous les maîtres placés sur 2 colonnes, le T.R.M. frappe un coup de maillet, répété par les deux survts.

 

T.R.M.

 

1ER SURV.

 

2EME SURV.

 

T.R.M. F. 1er survt, êtes vous maître ?

 

1ER SURV. T.R., approuvés moy, désapprouvés moy, l'accassia m'est connu.

 

T.R.M. Où avés vous été reçu maître, Vble f. 2ème survt ?

 

2EME SURV. Sur le tombeau d'Hiram, T.R..

 

T.R.M. Quelle profondeur, f. 2ème survt ?

 

2EME SURV. Cinq pieds, T.R..

 

T.R.M. Quelle largeur ?

 

2EME SURV. Trois pieds, T.R..

 

T.R.M. A quy connaissés vous que vous êtes maître, f. 2ème survt ?

 

2EME SURV. A mes signes, paroles et attouchements et aux cinq points parfaits de la maîtrise.

 

T.R.M. Quelle heure est-il, f. 1er survt ?

 

2EME SURV. Midy plein, T.R..

 

T.R.M. Quel est le devoir des survts ?

 

2EME SURV. S'assurer si tous les ff. présents sont maîtres et si nous sommes couverts.

 

T.R.M. Faites voir par le Vble f. des cérémonies si nous sommes couverts et assurez vous sur vos colonnes si nous sommes tous maîtres !

 

Cecy exécuté et annoncépar les survts, le T.R., sur ce rapport, frappe 9 coups ainsi :

 

T.R.M.

 

T.R.M. F. 1er et 2ème survts, annoncés à cette R. loge qu'il est midy plein, que c'est l'heure que les maîtres se mettent à louvrage, il est tems de commencer nos travaux, je vais ouvrir la loge par les signes accoutumés.

 

T.R.M. A moy, mes ff.,

 

Tout le monde se tient debout, on fait les signes et les attouchements et le R. dit :

 

T.R.M. f. 1er survt, annoncés que la loge de maître est ouverte.

 

Mes ff., prenés vos places.

 

Cecy rapporté et annoncé en la forme ordinaire, le R. fait les questions suivantes :

 

T.R.M. Quel motif nous rassemble, f. 1er survt ?

 

1ER SURV. T.R., la propagation de lordre et un apprentif compagnon qui demande à être admis à la maîtrise.

 

T.R.M. Quel est ce compagnon, f. 2ème survt ?

 

2EME SURV. T.R., un f. de la loge qui a été scrutiné et admis à ce grade, nommé ***** tel *****.

 

T.R.M. Qui en répond ?

 

2EME SURV. Le f. tel *****.

 

T.R.M. F.., connaissés vous assez les qualités du f. proposé pour être digne detre admis parmy nous ?

 

2EME SURV. Oui, très R..

 

T.R.M.

 

Tout le monde, à lordre.

 

T.R.M. Vbles ff. 1er et 2ème survts, officiers et tous les ff. qui composés cette respectable loge, mes ff., sur la réponse du f. tel ***** qui répond  du compagnon proposé par luy, consentés vous qu'il soit introduit parmy nous ?

 

On y acquiesse en étendant la main droite sur le tableau, ensuitte on fait les acclamations et le M. dit :

 

T.R.M. Vbles ff. 1er et 2ème survts, ordonnés au Vénérable f. M. des Cérémonies d'aller préparer le candidat, qu'il se fasse habiller en compagnon et luy fasse répéter les mots sacrés, de passe et la marche des deux premiers grades de l'art royal.

 

Tout exécuté, le M. des Cérémonies sorti, la loge se tient sans ordre en grand silence.

 

RECEPTION DU MAITRE

 

T.R.M. Le M. des Cérémonies ayant exécuté lordre qu'on luy a donné, conduit le candidat à la porte de la loge où il frape en compagnon.

 

M.D. C.  00 0 0 0

 

Le f. expert annonce au 2ème survt qu'on frape à la porte du temple en comopagnon.

 

Tout exécuté et le rapport fait de la part des officiers comme cy dessus, et après que le T.R. a fait demander le nom, la qualité, la religion et si le candidat a fait son tems et si les maîtres sont contents de luy, on le fait introduire à loccident entre les 2 survts, la tette tournée à la porte.

 

T.R.M. Que mamenéz-vous Vble f. M. des Cérémonies ?

 

M.D.C. T.R., c'est un apprentif compagnon qui demande l'augmentation de ses salaires en désirant d'être reçu maître.

 

T.R.M. Savez-vous Mr, je me sert de ce terme car je ne vous crois plus capable de porter le titre de frère, savez-vous, dis-je, ce que c'est que de posséder le titre de maître ou vous aspirés ?

 

Si nous sommes en butte envers les profanes dans les premiers grades de la Maçonnerie, combien devons-nous letre en ce grade envers de faux frères.

 

T.R.M. Vous êtes de ce nombre, malheureux que vous êtes !

 

Il nous est parvenu un récit fidel de votre déloyauté envers un ordre aussi respectable que le notre !

 

Vous avés sans doute oublié le serment solennel que vous avés contracté dans vos premiers grades pour ne point révéler nos mistères, vous les avés enfreins en les révélant à des profanes indignes d'être cités.

 

On nous a révélé le tout et nous sommes prêts à vous faire subir le sort que vous avés mérits ou retirés vous, il est tems !

 

T.R.M. Qu'avés vous à répondre à ce que je dis ?

 

Réponse du candidat.

 

T.R.M. Vous êtes bien audacieux d'être si ferme dans votre réponse pendant que nous avons icy des preuves incontestables de ce crime et un autre plus considérable car un de nos ff., ayant été assassiné par trois malheureux compagnons, vous êtes cité pour être de ce nombre.

 

Que répondés vous à cella ?

 

Réponse du candidat.

 

T.R.M. Quoy, téméraire, vous osés démentir ce que tant de dignes ff. rapportent avec la sincérité qu'imprime un lieu si respectable ?

 

D'après cella, vous netes plus digne de vivre parmi nous, ni de porter le vray titre de f..

 

En conséquence, f. M. des Cérémonies, dégradez moy ce malheureux, des titres distinctifs de la Maçonnerie.

 

Le M. des Cérémonies luy arrache le tablier et les gands et les jéte de cotté en disant :

 

M.D.C. Je vous dégrade de ces ornements que vous netes plus digne de porter !

 

Ensuitte, on luy fait plusieurs questions pour l'intimider après quoy, le Me ordonne de le faire voyager.

 

Les voyages finis, on luy en fait encore faire d'autres.

 

S'il persiste, on luy fait le cadavre ensuite passer par-dessus en marche de maître.

 

3 f., dont un au midy, un au 7on, armés chacun d'un rouleau de carton, luy demandant le mot de Me. A chaque pas, ne pouvant le leur donner, luy donnent un coup de rouleau disant

 

Penses à la mort !

 

Cette marche faite, le candidat devant l'autel, les pieds en équerre, vis-à-vis le compas tracé à lorient, le R. le fait mettre à genouil devant l'autel, la main droite sur l'évangile, les 2 survts à cotés de luy, le maître luy fait prêter l'obligation suivante :

 

OBLIGATION

 

Je promet et je m'engage, parole dhonneur et de maçon, devant cette respectable loge, et en présence du G.A.D.L. qui est Dieu, de garder le secret des maîtres, non seulement envers les profanes mais encore envers les apprentifs et compagnons, d'aider et servir mes ff., de tout mon pouvoir, de garder tous les secrets de l'art royal et de suivre à la lettre, les statuts et règlements de la loge.

 

Si je manque à aucune de ces obligations, d'avoir les entrailles arrachées, mon corps brulé, réduit en cendres jeté au vent afin qu'il ne soit plus fait mention de moy parmi les hommes et les maçons, ainsi que Dieu me soit en aide et son saint évangile.

 

Amen !

 

Le maître luy frape en Me de son épée sur la tette et dit :

 

T.R.M. Par le pouvoir que j'ay reçu du Gd Orient de France et celuy que me donne cette R.L., je vous reçois maître maçon.

 

On fait, après l'avoir relevé, les acclamations par trois fois.

 

  DISCOURS DU R. MAITRE

 

T.R.M. Tout ce qui s'offre à nos yeux, mon T.C.F., vous représente le bonheur où nous sommes de la perte que nous avons faite de notre respectable maître Hiram dont nous conservons précieusement la mémoire et dont je vais faire le récit funeste de sa mort.

 

Salomon, le plus digne des rois de son temps ayant désiré d'élever un temple à l'éternel suivant l'ordre qu'il en avait reçu du prophète royal, son père, députa des ambassadeurs à Hiram, roy de Thir, le priant de luy envoyer un habile architecte qui était à son service et quantités de cèdres du Liban, situés dans ses états ainsi que des pierres écaries qui étaient dans ses carières, le priant à son tour d'accepter en représailles de ce service, vingt mille muids de bleds et farines et vingt mille mezures d'huil pour soulager son peuple attaqué de la famine.

 

Le roy de Thir fit l'accueil le plus favorable aux députés de Salomon et fit ordonner à tous ses sujets de mettre la main à l'œuvre, tant dans les carières que sur le mont et louest du Liban, ce qui accelera l'envoy qu'il fit à Salomon pour la conduite d'un célèbre architecte qui avait adopté et même donné d'Hiram. Ce célèbre architecte, sous les ordres du roy de Thir, fit embarquer tous ses matériaux qui débarquèrent heureusement au port de Joppé pour être ensuitte transportés à Jérusalem où Salomon luy fit le plus grand accueil en orant du titre de surintendant des ouvrages du temple, de ses superbes batiments et palais.

 

T.R.M. Hiram, flatté de l'accueil favorable que luy fit Salomon, débuta par un chef d'œuvre qui plut beaucoup à ce sage roy.

Il fondit deux colonnes de bronze ornés de chapiteaux et de pomes de grenades sans nombre, les destinant pour être placées à l'entrée du temple et les nomma Jakin, BOOZ. Ala première il payait les apprentifs et la seconde, les compagnons. La multitude de ses ouvriers au nombre de 30 mille, savoir 300 maîtres et 27 mille tant compagnons, qu'apprentifs fit que ce sage architecte employa toute sa prudence pour ne pas confondre le salaire des maîtres avec celuy des compagnons ny celuy des compagnons avec celuy des apprentifs. A cet effet, il donna à chaque ouvrier de ses classes, des signes, mots et attouchements pour recevoir leur salaire.

 

3 malheureux compagnons, le cœur plein d'envie et de cupidité, résolurent ent'eux d'arracher le mot de maître, de gré ou de force pour en percevoir la paye ou de l'assassiner.

Et, pour accomplir leur funeste dessein, furent s'emposter l'un à la porte d'occident, l'autre à la porte du midy et le dernier à la porte de lorient.

 

Hiram, accoutumé tous les jours à faire la revue intérieure du temple, fut un jour, le soir, pour visiter les travaux, entrant par la porte de l'occident. Il y trouva le 1er de ses malheureux qui l'arrêta et luy demanda brusquement le mot de Me pour, ensuitte, en avoir la paye. Hiram luy répondit que ce n'était pas de cette façon qu'il le donnait, que quand son zelle mériterait d'y être appelé, il le luy donnerait.

 

Ce malheureux, piqué du refus d'Hiram, luy détacha un grand coup de règle sur la tette qui le fit chanceller. Cependant, il ne perdit point connaissance et s'en fur pour sortir par la du midy où il trouva le second de ses scélérats qui l'arrêta en luy faisant la même demande que le premier. Hiram lu fit la même réponse.

Ce malheureux en étant peu satisfait, luy porta un coup de maillet qui le fit trébucher.

 

T.R.M. Cependant, il eut assez de force pour se trainer jusqu'à la porte de lorient où il trouva le dernier de ses scélérats qui, luy ayant fait les mêmes questions auxquelles il répondit de même qu'aux autres, luy porta un si furieux coup de masse, qu'il l'étendit mort.

 

A ce dernier coup, on étend le candidat sur le tombeau.

 

Note : Pendant le discours, on aura soin de faire lever en silence le f dernier reçu qui est couché pour simulaire.

 

Les 2 survts acoootés du candidat; auront soin de croïger leurs jambes droites et gauches derrière celles du candidat afin qu'il soit plus aizé à renverser. Les autres off. tiendront le drap élevé pour le couvrir, un autre luy mettra son tablier sur le visage et, par-dessus, le linge teint de sang, un mouchoir rouge et blanc.

 

Le 1er survt luy mettra le pied droit en équerre et le 2ème, la main droite sur le cœur, à lordre de compagnon et la gauche, étendue le long de la cuisse gauche. On alume les 9 bougies pendant ce temps et le tout en silence.

 

Le tout disposé comme cy dessus, le Me dit :

 

T.R.M. Mes Vbles ff., en mémoire de la perte de notre respectable frère Hiram, jurons tous sur son tombeau de le venger ainsi que tous les réfractaires de notre ordre.

 

Alors, tous les présents ont la pointe de leurs épées sur le candélabre en disant :

 

TOUS Nous le jurons tous.

 

Le Me dit :

 

T.R.M. F. 2ème survt, je vous prie de vous faire accompagner de 2 ff de votre colonnes, prenez chaquun une lumière et allés à la recherche de notre RMe !

 

Cecy exécuté en faisant le tour du simulaire, le Me dit :

 

T.R.M. Quelles nouvelles m'apportez vous, f. 2ème survt ?

 

2EME SURV. T.R., malgré notre zelle, nous n'avons rien trouver.

 

On pose la branche d'accassia sur le drap.

 

T.R.M. F. 1er survt, vous serez peut être plus heureux dans vos recherches, prenez aussi 2 ff. de votre colonne et allez à la recherche de ce que nous désirons trouver !

 

On le fait.

 

T.R.M. Vos recherches ont-elles été plus fructueuses, f. 1er survt ?

 

1ER SURV. Non, R., nous avons cherché partout et nous n'avons rien trouvé.

 

T.R.M. Aydés moy donc, mes ff., à trouver ce que nous cherchons.

 

Toute la loge suit le Me à la recherche et, s'étant arrêté au 3ème tour, il aperçoit la branche et dit :

 

T.R.M. Mes ff., j'apperçois une branche d'accassias plantée sur une terre fraîchement remuée, nous y trouverons peut-être ce que nous cherchons !

 

Alors, le Me découvre le candidat par gradation, étant découvert, tous font le signe dd'horeur.

Le Me dit :

 

T.R.M. C'est luy, mes ff., c'est le corps de notre R.Me qui a été assassiné. Le voilà encorre à l'ordre de compagnon mais qui sait si on ne luy a pas arraché le mot de Me.

 

Jurons tous que le 1er mot que l'un de nous lachera sera, à l'avenir, le mot de Me.

 

On fait le signe d'appel, ensuitte, le Me prend le candidat par l'index qu'il laisse glisser en disant :

 

T.R.M. Jakin.

 

Ensuitte, par le 2ème doigt, de la même main et de la même manière, en disant :

 

T.R.M. BOOZ.

 

Ensuitte, on fait la chêne en prononçant à l'oreille M.B..

 

Ensuitte, le Me relève le candidat par les cinq points parfaits de la maîtrise.

 

S'il y a plusieurs récipiendaires, on diffère à leurs donner les signes, mots et attouchements ainsi que le reste du discours suivant.

 

On le fait à la dernière réception, tous ensemble.

 

DISCOURS DE RECEPTION

 

T.R.M. Mon T.C.F.,

 

Je vous ai dit cy devant de quelle manière notre R.Me fut assassiné.

Les 3 scélérats qui avaient former ce complot, s'étant réunis après l'assassinat commis, enlevèrent le corps d'Hiram et furent le mettre sur un tas de pierres dont ils le couvrirent jusqu'au lendemain matin où ils le prirent à la pointe du jour pour aller l'enterrer plus loin.

 

Ils le portèrent sur une monticule à quelques pas du temple, creusèrent la terre et le mirent dans cette fosse, le couvrirent de terre et plantèrent dessus une branche d'accassias pour reconnaître l'endroit afin de l'exhumer au 2 fois.

 

Salomon, inquiet au bout de 7 jours de ne plus voir paraître son architecte, fit assembler tous les Mes et leur fit part de sa douleur en les priant d'aller à sa recherche.

 

Tous voulurent y aller mais Salomon en détacha seulement9, savoir 3 à chaquune des colonnes du temple. Leur recherche fut infructueuse.

 

Un deux, fatigué et harassé de lassitude, fut pour se reposer sur une monticule.

 

T.R.M. En s'asseyant, il posa la mainsur une branche d'accassias qui était plantée dans une terre fraîchement remuée, laquelle se détachant, lui resta à la main, ce qui lui fit soubçonner qu'Hiram était peut être enterré là.

 

Il fit le signe d'appel aux autres huit mes qui accoururent à ce signe ensuitte, ils fouillèrent la terre et découvrirent en effet le corps d'Hiram.

 

A son aspect, ils firent le signe d'efroy et jurèrent ensemble de le venger.

 

Ensuitte, ils firent faire leur rapport à Salomon qui fit exhumer le corps d'Hiram mais, en se relevant, un des mes le prit par l'index de la main droite en disant Jakin mais comme depuis 7 jours qu'il était là et que la chair était corrompue, elle se détacha des os.

 

Un autre le prit par le doigt 2 disant BOOZ.

 

Il en fut de même et dans la crainte que le mot de me eut été intercepté par les assassins, ils convinrent que le premier mot qui serait de soi-même laché parmi eux, serait le mot de me.

 

Un troisième des plus anciens des mes le prit par le poignet et le releva de la même manière que vous avez été relevé en disant aux autres : Ma. ca. bé., ce qui signifie "la chair quitte les os".

 

Ensuitte ils le transportèrent au palais de Salomonqui luy fit faire un superbe cercueil sur lequel il fit graver le pantercule où était en triangle, le mot Dieu, en hébreux, qui est Jehona, ancien mot de me qui se nomme parole perdue.

 

Salomon fit placer ce tombeau dans une des salles de son palais en attendant que le temple fut achevé, lieu destiné pour sa sépulture.

 

On fait icy les acclamations.

 

MOTS, SIGNES ET ATTOUCHEMENTS ET MARCHE

 

T.R.M. Mon cher frère, nous avons en ce grade comme dans tous les autres, des signes, mots et attouchements pour nous reconnaître. Le signe de Me se fait en 3 termes : le 1er est celuy defroy, signe que firent les ff. qui ont reconnu le corps du R.Me Hiram, le 2ème est celuy d'appel, est celuy que fit celuy des fff. qui fut s'en reposer sur la monticule où était plantéé la branche d'accassias qui fit découvrir l'endroit où était le corps d'Hiram, le 3ème, qui se nomme signe de repos, est celuy don nous nous servons pour nous tenir à l'ordre de maître et qui est le symbole de l'obligation que vous avés contractée dans la maîtrise: nous avons encore un autre signe que nous appellons signe de secours; il se fait en entrelassant les deux mains renversées et les portant au dessus de la tette en s'écriant : A moy les enfants de la veuve. Ce signe ne se fait que dans les plus grands dangers où l'on puisse se trouver.

 

Le mot sacré est M.A.C.A.B.E., qui ne se prononce qu'en loge et à l'oreille. le mot de passe avec lequel on entre en loge est Giblin., qui signifie bon maçon..

 

Les attouchements de Me sont les 5 points parfaits de la maîtrise par lesquels vous avés été relevé du dessus du tombeau d'Hiram.

1 Pied contre pied, qui signifie que nous devons tous marcher dans le même sentier.

2 Genouil contre genouil, que nous devons fléchir l'un devant l'autre sans nous humilier.

3 Estomac contre estomac, que nos cœurs doivent être toujours unis ensemble.

4 La griffe et l'accolade, que nous devons nous soutenir dans l'adversité.

5 Le baisé de paix, que nos ames doivent se confondre et ne former qu'une même pensée.

 

T.R.M. F. Me des Cérémonies, conduisés le frère nouvellement initié aux Vbles ff. 1er et 2ème survts pour se faire reconnaître en qualité de Me.

 

Il le fait.

Après que le candidat s'est fait reconnaître, le Me dit :

 

T.R.M. Vble Me des Cérémonies, faites moy parvenir le f. nouvellement initié à la maîtrise par la marche de ce grade.

 

On le fait. Ensuitte, le Me luy dit :

 

T.R.M. Mon frère, je vous réhabilite dans tous vos droits. Quand on vous a dégradé du tablier de compagnon vous disant que vous n'étiez plus digne de le porter, c'est qu'à lavenir vous en porterés un plus distingué qui est celuy de maître. En voicy un que je vous prie d'accepter !

 

T.R.M. F. Me des Cérémonies, seignez ce tablier au f. !

 

Ensuitte, il l'embrasse et le place à sa gauche et l'orateur fait le discours suivant :

 

DISCOURS DE L'ORATEUR

 

OR. La dignité de Me à laquelle vous aspiriés, mon frère, est une distinction si glorieuse dans notre ordre que pour en être dignement revêtu, il faut l'avoir mérité par de longs travaux et par une vie bien épurée.

 

Cependant, notre R.L. veut bien avoir de l'indulgence à votre égard, elle vous dispense de votre noviciat mais cet à condition que vous mériterez cette faveur particulière par un redoublement de zelle, de constance et de fidélité.

 

Vous êtes initié dans tout ce que la franche maçonnerie ou l'art royal a de plus sublime et de plus caché.

 

OR. Le voile va se lever devant vos yeux et vous allés connaître les vrais mérites de notre ordre dont les maîtres sont les seuls et vrais dépositaires, mais en même tems, mon frère, je vais vous avertir que les engagements que vous venés de contracter, sont beaucoup plus forts et que vos devoirs vont être d'une autre espèce que ceux du 1er grade.

Les qualités requises des apprentifs et compagnons sont peu de choses en comparaison de celles qu'on exige des maîtres.

 

Nos obligations sont plus étroites et l'observance en est plus difficile comme aussi, notre secret doit être gardé plus religieusement car ce n'est pas assez de nous garantir des surprises des profanes, il faut même, e,core, que nous que nous soyons continuellement en garde contre nos propres ff. apprentifs et compagnons.

Faites y bien attention, mon f., et conservés toujours la discution la plus exacte et la plus scrupuleuse sur tout ce qui se passera dans les assemblées et loge de maître ou vous assisterés.

 

Autre chose que la R. loge vous recommande particulièrement, est la complaisance envers tous les bons ff. qui vous demanderont des instructions et l'intégrité dans l'exercisse des charges que la loge pourra vous confier dans la suitte. Tachés de vous en acquitter avec dissernement et non par vanité pour en tirer gloire mais dans la seule intention de bien remplir votre devoir avec zelle, ardeur et un désintéressement tel que l'esprit de l'ordre exige de vous.

 

On fait les acclamations, ensuitte l'orateur continue.

 

OR. Au reste, mon frère, je crois qu'il est inutile de vous répéter qu'à ces différents devoirs, vous joindrés constamment la pratique des vertus qui, étant réunies ensemble, forment le caractère de lhonnet homme et, en même tems, celuy de véritable maçon.

 

Le candidat remercie.

 

INSTRUCTION

 

QUESTION Etes-vous maître ?

 

REPONSE Approuvés moy ou désapprouvés moy, laccassia m'est connu.

 

QUESTION Ou avez-vous été reçu maître ?

 

REPONSE Sur le tombeau d'Hiram.

 

QUESTION Quelle longueur avait-il ?

 

REPONSE 7 pieds.

 

QUESTION Quelle profondeur ?

 

REPONSE Cinq pieds.

 

QUESTION Quelle largeur ?

 

REPONSE Trois pieds.

 

QUESTION Qui ornait ce tombeau ?

 

REPONSE Le pantocule ou triangle, au milieu duquel était le nom de Dieu, en hébreu parole perdue et innominable.

Une branche d'aaccassia, une tette de mort et 9 larmes.

 

QUESTION A quoy connaîtray-je que vous êtes maître ?

 

REPONSE A mes signes, mots et attouchements et aux cinq points parfaits de la maîtrise.

 

QUESTION Quels sont les signes des maîtres ?

 

REPONSE Il y en a trois qui se font ensemble.

 

QUESTION Comment les appelés-vous ?

 

REPONSE Le 1er est celuy defroy,

le 2ème, celuy d'appel,

le 3ème, celuy de secours.

 

QUESTION Si vous étiez en péril, que feriez-vous ?

 

REPONSE Je joindrai mes mains ainssi sur ma tête et en disant ; A moy les enfants de la veuve.

 

QUESTION Comment appelés-vous ce signe ?

 

REPONSE Celuy de secours.

 

QUESTION Pourquoy les maîtres se nomment-iles enfants de la veuve ?

 

REPONSE Parce que Hiram étant mort sans enfants et qu'il était fils d'une veuve de la tribu de Nephtaly et que nous regardant comme descendants d'Hiram, nous nous nommons enfants de la veuve.

 

QUESTION Quel est l'attouchement des maîtres ?

 

REPONSE Les cinq points parfaits de la maîtrise.

 

QUESTION Expliquez les moy !

 

REPONSE Le 1er, pied contre le pied,

le 2ème, genouil contre genouil,

le 3ème, poitrine contre poitrine,

le 4ème, la griffe et l'accollade

et le 5ème, le baisé de paix.

 

QUESTION Que signifient les cinq points parfaits ?

 

REPONSE Pied contre pied, que nous devons marcher dans le même sentier;

genouil contre genouil, que nous devons fléchir l'un devant l'autre, sans nous humiliés;

estomac contre estomac, que nos cœurs doivent être unis ensemble;

la griffe, que nous devons nous soutenir dans le besoin et le baisé de paix, que nos ames doivent se confondre ensemble pour ne former qu'une seule pensée.

 

QUESTION Qu'avés vous aperçu étant entré en loge ?

 

REPONSE Faible lumière, tristesse profonde et douleur amère.

 

QUESTION Quel est le mot de maître ?

 

REPONSE Maccabé.

 

QUESTION Que signifie-t-il ?

 

REPONSE La chair quitte les os.

 

QUESTION Quel est le mot de passe ?

 

REPONSE Giblin.

 

QUESTION Que signifie-t-il ?

 

REPONSE Bon maçon.

 

QUESTION Quel est le nom d'un fils de maçon ?

 

REPONSE Luffetau.

 

QUESTION Quel est son privilège ?

 

REPONSE D'être reçu à 16 ans révolus et même avant toute personnes de quelques qualités quelles soient dans les 3 premiers grades de la maçonnerie.

 

QUESTION Où travaillent les maîtres ?

 

REPONSE Dans la chambre du milieu.

 

QUESTION Comment y parvient-on ?

 

REPONSE Par un escalier en forme de vis qui se termine par 3, 5, 7.

 

QUESTION Expliquez-moi ces membres !

 

REPONSE C'est l'image d'une loge juste et parfaite: 3 la forment, 5 la rendent juste et 7 parfaite. Ils nous représentent aussi l'âge des 3 premiers grades de la maçonnerie, 3 ans les apprentifs, 5 ans les compagnons et 7 les maîtres.

 

QUESTION Quel âge avés-vous ?

 

REPONSE 7 ans et plus 2, R.

 

QUESTION Sur quoy avés vous travaillé comme Me ?

 

REPONSE Sur la planche à trasser.

 

QUESTION Avec quoy avés vous travaillé ?

 

REPONSE Avec la craye, le charbon et lauge.

 

QUESTION Que représentent ces matériaux ?

 

REPONSE La craye, candeur, le charbon, ardeur et lauge, silence.

 

QUESTION Si vous aviez perdu un f. Me, où le trouveriez-vous ?

 

REPONSE Entre l'équerre et le compas, luy étant impossible de s'en écarter.

 

QUESTION Combien d'ouvriers employat'on à la confection du temple de Salomon ?

 

REPONSE 30.000 ouvriers.

 

QUESTION Combien de maîtres ?

 

REPONSE 3 mille.

 

QUESTION Combien d'apprentif et de compagnons ?

 

REPONSE Vingt sept mille.

 

QUESTION Qui en eut le commandement ?

 

REPONSE Hiram, celuy dont nous faisons mémoire.

 

QUESTION Qui envoya les cèdres du Liban et les pierres équeries et l'architecte que reçu Salomon ?

 

REPONSE Hiram, roi de Thir.

 

QUESTION Aquoy faisait on differance d'Hiram architecte à Hiram roy ?

 

REPONSE Parce que le premier avait le surnom d'habil qui veut dire inspiré de Dieu.

 

QUESTION Ou le débarqua t'il ?

 

REPONSE Au port de Joppé.

 

QUESTION Quelle récompense en reçu le roy de Thir ?

 

REPONSE Comme la famine était dans son royaume, Salomon, en reconnaissance de ses bienfaits, luy envoya 20000 muids de farine, autant de froment et autant de mesures d'huille.

 

QUESTION Où tenés vous le secret des maçons ?

 

REPONSE Dans le cœur.

 

QUESTION Comment le conservés-vous ?

 

REPONSE Je le garde en faisant le signe.

 

Le maître faisant le signe, le compagnon dit :

 

REPONSE Je le cherche.

 

QUESTION Où le conservés-vous ?

 

REPONSE Dans une burette de corail, garnie d'ivoire.

 

QUESTION En avés la clef ?

 

REPONSE La voicy.

 

On montre la langue.

 

CLOTURE DE LA LOGE

 

T.R.M. Le Me frappe un coup et fait demander par les surveillants si les ff n'ont rien à proposer pour la propagation de la maîtrise.

 

Sur leurs réponses, il dit :

 

T.R.M. Vble f. 1er surveillant, avés-vous été payé ?

 

1ER SURV. Respectable, je suis content.

 

T.R.M. Et vous, Vble 2ème surveillant ?

 

2EME SURV. Je suis content R..

 

T.R.M. Tous les Vbles maîtres sur vos colonnes, le sont-ils ?

 

1ER SURV. Ils le sont, très R..

 

T.R.M. Où avés-vous été payés ?

 

1ER SURV. Dans la chambre du milieu.

 

T.R.M. Quelle heure est-il ?

 

2EME SURV. Minuit plein.

 

T.R.M. Puisque tous les ff. sont contents, qu'il est minuit plein, c'est l'heure que les maîtresquittent leurs ouvrages.

 

T.R.M. Vbles ff. 1er et 2ème surveillants, avertisseés vos colonnes que je vais fermer la loge par les signes accoutumés.

 

Ils l'annoncent et rapporte en la manière.

 

Le Me se lève et dit :

 

T.R.M. A moy, mes ff .,

 

T.R.M.

 

TOUS Tous font le signe.

 

La loge est fermée.

 

Note Qu'avant la clôture, on passe la bourse des pauvres et on renouvelle l'obligation.

 

LOGE DE TABLE

 

Il n'y a dans le banquet de ce grade qu'une commémoration de la veuve que l'on tire sans honneurs, sous la serviette.

 

Le Me commande de charger, ce qui étant fait, tout le monde debout et à l'ordre de ce grade, le Me dit :

 

T.R.M. Mes Vbles frères, en commémoration de la veuve et par la douleur que nous ressentons de la perte de son fils, notre respectable maître, nous allons tirer ce canon de poudre faite sans honneur.

 

Chacun prend sa serviette qu'il mest devant son visage et boit par-dessous.

Document transmis par notre B.A.F. VOLKER

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