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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 14:51

OUVERTURE.

Pour tenir la Loge, il faut un Maître régulièrement constitué, deux autres pour remplir les fonctions de Surveillants, deux Compagnons & deux Apprentis, formant en tout le nombre de sept, au-dessous duquel on ne peut s'assembler, ni recevoir de Maçon.

Le Vénérable s'étant fait rendre compte par le F:. Secrétaire de l'heure indiquée par les planches de convocation pour la tenue de la Loge, & s'étant assuré qu'il est une demi-heure de plus d’écoulée, se place entre le Trône & l'Autel, frappe un coup de maillet que les Surveillants répètent, & dit :

F., premier Surveillant, je demande le silence pour l'ouverture de la Loge d'Apprenti.

Le premier Surveillant le dit au second, & chacun d'eux dit séparément :

Mes FF. le Vénérable vous invite au silence pour l'ouverture de la Loge d'App.

L'annonce finie, le Vénérable dit :

Mes FF. habillez-vous.

Ils le font, en observant pendant cette préparation, la décence due à la décoration du Temple.

Nota. S'il y a des Visiteurs , ils ne peuvent être admis qu'après l'ouverture de la Loge.

Lorsque les FF. sont habillés & placés suivant leurs Grades & Dignités, le Vénérable charge le Secrétaire de faire l'appel des Ouvriers sur le Tableau : quand il en manque , il demande aux présents , si quelqu'un d'eux est instruit des motifs de leur absence , & chargé de lui en rendre compte : s'ils n'ont pas fait parvenir de suffisantes preuves pour les excuser, certain que la planche de convocation leur est parvenue , il les impose à l'amende fixée par les Statuts particuliers de la Loge.

Le Vénérable frappe un coup de maillet qui est répété par les Surveillants, & dit :

FF. premier & second Surveillants, engagez les FF., de vos Colonnes à se tenir à l'ordre, pour m'aider à ouvrir la Loge d'Apprenti.

Les Surveillants répètent, en disant alternativement : FF. de ma Colonne, le Vénérable vous invite à vous tenir à l’ordre, pour l'aider à ouvrir la Loge d'Apprenti.

Le Vénérable fait les questions suivantes au premier Surveillant:

D. Quel est votre premier devoir ?

R. De voir si la Loge est bien couverte.

D. Assurez-vous-en mon F.

Le premier Surveillant le dit au second qui le répète au Garde des Portes ; celui-ci ouvre la porte en passant la pointe de son glaive ; la referme , met la clef dans sa poche , frappe trois coups sur l’épaule gauche du second Surveillant, se met à l'ordre, & lui dit :

Nous sommes couverts, j'en réponds.

Le fécond Surveillant frappe un coup de maillet & le répète au premier ; celui ci frappe également un coup de maillet, qui est répété par le Vénérable, & lui dit:

R. Vénérable nous sommes couverts.

Celui-ci dit: Puisque la Loge est couverte, F, 1.er dites au F. 2.d Surveillant de me faire passer par sa Colonne les signe, attouchement, parole &. mot de passe, & vous en ferez de même par la vôtre, afin de nous assurer que nous sommes ici tous FF.

Les Surveillants exécutent l'ordre, en exigeant que le F. qui est à leur droite, leur donne les signe, & celui-ci de son voisin & ainsi successivement, & de manière qu'un F. ne les reçoive qu'après les avoir donnés à un autre.

Le tout étant parvenu jusqu'au Vénérable, il dit :

FF. premier & second Surveillants, les signe, attouchement, parole & mot de passe, m'étant parvenus jutes, louons le G. A. de l'U. de ce qu'il ne s'est glissé aucun Profane parmi nous, & dites aux FF. de vos Colonnes de faire attention à l'instruction que je vais donner pour l'ouverture de la Loge d'Apprenti.

Les Surveillants en font l'annonce, & le Vénérable continue, en disant :

D. F. 1° Surveillant, êtes-vous Maçon ?

R. Mes FF. & Compagnons me reconnaissent pour tel.

D. Quel est le devoir des Surveillants ?

R. D'examiner si les FF. sont à l'ordre sur leur Colonne.

D. Y sont-ils ?

Le premier Surveillant demande au second, si les FF. de sa Colonne sont à l'ordre, celui-ci ayant répondu qu'oui, le premier dit :

R. Vénérable tous les FF. sont a l'ordre.

D. Quel est le devoir d'un Maçon en Loge ?

R. Obéir, travailler & se taire.

D. Quel est le devoir d'un Maçon hors de la Loge ?

R. De remplir ceux de l'état dans lequel le Ciel l'a placé.

D. A quelle heure s'ouvre la Loge d'Apprenti ?

R. A midi.

D. Quelle heure est-il ?

R. Midi.

Le Vénérable frappe un coup de maillet, qui est répété par les Surveillants,& dit :

A l'ordre & debout, mes FF.

Il se lève ainsi que tous les FF.' & dit:

Puisque la Loge est juste & parfaite, que tous les Maçons sont à l’ordre, qu'il est Midi, & que c'est à cette heure que commencent nos Travaux , FF. premier & second Surveillants, avertissez les FF. de vos Colonnes que la Loge d'Apprenti va s'ouvrir en la manière accoutumée.

Les Surveillants en font l’annonce, ensuite le Vénérable frappe fur le Trône, les trois coups mystérieux , qui sont répétés par les Surveillants, & dit:

A moi, mes FF.

Tous ayant les yeux sur le Vénérable qui les guide, font le signe d'App. & applaudissent par la batterie de ce Grade.

Enfin le Vénérable dit :

Mes FF.-, les Travaux font ouverts, reprenez vos places.

Les Surveillants en font l’annonce. Le Vénérable frappe un coup & s’assied, les Surveillants en font de même, & tous les FF. reprennent leur place,

Ici le Vénérable dit au Secrétaire : F. Secrétaire voulez- vous bien nous faire la lecture de la planche tracée dans nos derniers Travaux.

FF. premier & second Surveillants, invitez les FF. de vos Colonnes à prêter attention à cette lecture?

Les Surveillants répètent cette invitation, & le F. Secrétaire fait lecture de la planche.

Le Vénérable dit:

FF. premier & second Surveillants, invitez les FF. de vos Colonnes à faire leurs observations sur la rédaction de la planche tracée dans la dernière Assemblée , dont ils viennent d'entendre lecture.

Les Surveillants en font l'annonce; si des FF. font quelques observations justes, le Vénérable y a égard, dans le cas contraire il dit: FF. premier & second Surveillants invitez les FF. de vos Colonnes à se joindre à moi pour donner la sanction à la planche de nos derniers Travaux, & applaudir au zèle du F. Secrétaire.

Les Surveillants font l’annonce, & le Vénérable dit:

A moi mes FF. ?

Tous guidés par le Vénérable, font le signe & applaudissent en la manière accoutumée.

Le Secrétaire, après en avoir obtenu la permission, remercie, & la Loge couvre ses applaudissements.

Nota. C’est ici qu'on introduit les Visiteurs.

RÉCEPTION.

On ne pourra présenter un Candidat à la réception, qu'il n'ait été préalablement balloté dans trois Loges régulièrement assemblées, à moins que pour certaines causes, le Vénérable & la Loge ne jugent à propos de l’en dispenser, en passant cette fois sur les formalités ordinaires.

Il faut deux boules noires pour l'exclure, s'il ne s'en trouve qu'une, l'opposant est obligé d’alléguer en secret ses raisons au Me., qui après les avoir pesées avec les Surveillants, les reçoit ou les récuse.

Quand on délibère par la voie du scrutin, cela s'opère dans l'ordre suivant:

Un Expert porte à chaque F. une boule noire & une blanche, un autre Expert présente le scrutin, & chaque F. y met une desdites boules, à son choix,

Nota. Avant de commencer le Scrutin, le Vénérable prie le Parain de se retirer dans la chambra des pas perdus.

Si après trois scrutins, il se trouvait constamment trois boules ou trois fèves noires, le Candidat serait renvoyé à perpétuité, si au contraire les trois scrutins sont favorables à l’aspirant, on fait rentrer le Parain, qu'on en informe, & on prend jour pour la Réception.

Le Vénérable dit :

D. F1er. Surveillant, pourquoi sommes-nous assemblés ?

R. Pour la Réception d'un Profane qui demande d'être initié à nos sacrés mystères.

Le Vénérable continue, en disant :

Mes FF. dans l'assemblée du... le F...nous a proposé le Profane ...en conséquence nous avons nommés les FF...Commissaires pour prendre les informations nécessaires, & suivant le rapport qu'ils nous ont fait de ses mœurs & qualités sociales, rien ne m'a paru contraire il son admission, pas même le scrutin, ayant été balloté à l'ordinaire, ce qui me fait présumer, que l'ordre fera en, lui l’acquisition d'un bon F.

S'adressant au Parain :

D. Mon F. savez-vous s'il persiste à être reçu Maçon, & si, à cet effet, il s'est rendu près le Parvis du Temple ?

R. Oui, très-Vénérable, il n’attend que l'agrément de la Loge, à qui j'ai l'avantage de le proposer, pour participer à nos mystères, & je suis prêt à remettre, entre les mains du Trésorier, le montant des frais fixés par nos Statuts.

Le Vénérable dit :

F. Ier. Surveillant proposez à la Loge le Profane pour être aujourd'hui initié à nos mystères.

Le premier Surveillant répète, ensuite le second.

Tous les FF. donnent le signe d’approbation, ce qui se fait en étendant l'a main sur le Tableau.

S'il y a des opposants, ils se lèvent, se mettent à l’ordre, demandent la parole au Surveillant de leur Colonne, & disent leurs raisons, alors on juge si elles sont fondées par les Statuts.

Après le consentement unanime & l’applaudissement général, le Vénérable dit au Parain :

Mon F. remettez entre les mains du Trésorier la taxe fixée par nos Statuts.

Nota. Ici on envoie un F. mettre le Récipiendaire en réflexion.

Puis s'adressant au F. Terrible,

Mon F. rendez-vous dans la chambre de réflexion pour y prendre le Candidat, que vous conduirez les yeux bandés dans la chambre de préparation , assurez-vous de sa persévérance, en lui faisant les remontrances convenables : laissez-le quelque temps seul, vous reviendrez ensuite le dépouiller de ses métaux, vous lui ferez ôter son chapeau , & gardant le silence le plus imposant, ne répondant à aucunes de ses questions, vous l'aiderez à ôter son habit & sa veste ; vous aurez soin de mettre à nu, son bras gauche & son genou droit, & après lui avoir fait mettre son soulier gauche en pantoufle, vous le ferez voyager dans le plus grand silence , ne lui parlant que pour le faire baisser , ou pour lui faire lever les pieds de temps à autre, & vous l’amènerez ensuite à la porte de la Loge où vous frapperez trois grands coups à égale-distance.

Le Vénérable fait donner la sortie au F. Terrible qui va exécuter l'ordre & qui amène ensuite le Candidat à la porte du Temple, où il frappe comme ci-dessus.

Le Tuileur y répond en Maçon, le F. Terrible frappe une seconde fois, le Tuileur fait son rapport qu'on frappe en Profane, cela parvient au Vénérable, qui dit :

Faites voir quel est ce téméraire ?

Ceci étant revenu au Tuileur, il va à la porte, frappe trois coups, le F. Terrible y répond par un seul coup, le Tuileur entrouvre la porte, présente la pointe de son glaive en-dehors, & demande qui c’est?

Le F.'. Terrible répond :

C'est un Profane qui demande à être reçu Maçon.

La réponse étant parvenue au Vénérable il dit :

F. 1er. Surveillant, faites-lui demander son nom , son âge , sa qualité & lieu de sa naissance.

Apres avoir satisfait à cette réponse, le Tuileur ferme la porte avec violence, & rend compte en la manière accoutumée.

Le Vénérable s'adressant toujours au premier Surveillant, dit :

Demandez-lui si ce n'est pas par esprit de curiosité ou à l'instigation de quelqu'un qu'il vient ici, s'il est bien préparé, & quel est son répondant ?

Quand l’Aspirant a satisfait à ces questions, le Vble demande au Parain, sur sa parole de Maçon, s'il reconnaît dans ce Profane toutes les qualités requises , & s'il en répond.

D'après la réponse du Parain, le Vénérable, demande à la Loge:

Mes FF. consentez- vous qu'on fasse entrer le Profane?

Nota. Tous les FF.', étendent la main sur le Tableau.

Le Vénérable dit :

F. 1er. faites donner au Profane l’entrée du Temple en la manière accoutumée.

Celui-ci le répète au second Surveillant qui le dit au Tuileur.

Le Tuileur ouvre brusquement la porte & le premier Surveillant dit :

Où est ce Profane, qu'on me le livre ?

Alors le F. Terrible le pousse dans les bras du second Surveillant, qui l'enlève & le porte entre les deux Colonnes où étant, le premier Surveillant lui frappe sur l’épaule, en disant :

Quel est cet homme ?

Le F.'. Terrible répond :

C'est un Profane qui demande à être reçu Maçon.

Le second Surveillant lui frappe de même, &. &.

Nota. Pendant ceci, on entend quelquefois le tonnerre, qui ne dure qu'un instant.

On fait tenir au Récipiendaire la pointe d'un glaive avec le pouce & l'index sur

le cœur , & après un moment de silence pendant lequel les FF. laissent tomber trois fois les mains fur leur tablier, les Surveillants frappent sur le maillet l'un de l’autre, & font parvenir au Vénérable que le Profane est introduit.

Le Vénérable dit:

Comment, mes FF., osez-vous présenter

Un profane dans ces lieux sacrés.

D. Que demandez-vous, Monsieur, & quel est le sujet qui vous fait entrer ici dans l'équipage où vous êtes ?

R. Je demande à être reçu Maçon.

D. Savez-vous que pour être reçu Maçon il faut contracter des engagements très-difficiles à remplir, y êtes-vous disposé ?

R. Oui, Monsieur.

D. Quel motif vous engage a demander à être reçu Maçon;

R…..

D. Ne serait-ce pas plutôt, Mr. par un esprit de curiosité, pour découvrir nos mystères; je ne vous cache point qu'un pareil motif nous annoncerait une légéreté qui suffirait pour vous exclure, sondez votre cœur, & voyez s'il n'a pas été porté vers nous par un motif plus louable, dites-nous avec franchise quel sont vos sentiments ?

R…….

D. Vous ne répondez pas aussi clairement que nous le désirerions ; n'avez-vous pas ou plutôt ne croyez-vous pas avoir quelques connaissances de nos secrets , si cela est , il nous est important de le savoir, & il faut absolument nous l'avouer.

R.......

D. Comment pouvez-vous vous résoudre à contracter des engagements sans savoir où ils vous conduiront ; avouez, Monsieur, que cela annonce une frivolité dont nous devons nous défier , si vous vous donnez la peine d'y réfléchir , vous en conviendrez vous-même ?

R.......

D. Est-ce le désir d'être admis dans une société , que vous croyez n'être composée que de gens honnêtes?

R. Oui, Monsieur.

D.Cette raison, toute futile qu'elle est ne peut nous paraître absolument condamnable, mais pour être admis parmi nous, il faut nous donner des preuves que vous en êtes digne, & je vous avertis que le prix que nous y mettons est plus grand que vous ne pensez ; réfléchissez encore avant de rien entreprendre ?

 

D. Quelle idée vous faites-vous de la Maçonnerie, & qui vous a engagé à vous présenter ?

R......

D. Ne Vous êtes-vous jamais avisé de mal parler de la Maçonnerie?

R.........

D. Vous allez subir des épreuves que beaucoup de gens bien déterminés n’ont pu soutenir; consultez - vous , réfléchissez-bien avant que de vous y exposer ?

R ................

D. Savez-vous ce que c'est qu'un Maçon ?

R..........

D. Puisque vous persistez, je vais vous expliquer ce que c'est qu'un Maçon.

C’est un homme libre , c'est-a-dire, dégagé des préjugés, n’imaginer-pas que votre état soit un titre pour entrer dans notre Ordre , les rangs, les dignités, les biens ne donnent ici aucun privilège; parmi nous tout est confondu, l'égalité en est la base ; le Prince , le sujet, le riche & l'indigent participent à nos faveurs de la même manière , & nous ne faisons entre eux, d'autre distinction que celle que produit la vertu ; c'est ici son Temple , & l'on ne peut y parvenir que par le moyen des qualités sociales : les principes de notre société dans laquelle vous désirez entrer , sont de rendre les hommes meilleurs , avant de les élever aux connaissances qu'elle renferme ; ainsi , il faut vaincre ses passions, soumettre ses volontés , être charitable , fuir la médisance, la calomnie & l'intempérance; nous avons les uns pour les autres la politesse la plus prévenante, nous respectons la Religion & les Lois, nous chérissons nos Souverains ; voilà, Monsieur, quelle est notre doctrine, vous sentez-vous disposé à la pratiquer?

R. Oui, Monsieur.

D. Je conçois que rien n'est plus aisé en apparence que la pratique de toutes ces vertus, mais comme il n'est que trop Vrai qu’on y déroge tous les jours, le peu de solidité d'ailleurs qui a paru dans toutes vos réponses, nous force, je ne vous le cache pas, à prendre envers vous les plus grandes précautions avant de vous admettre. Pour commencer, Monsieur, il faut qu'un F. nous réponde de vous, & nous assure qu'il vous connaît toutes les qualités que nous exigeons, & qu'il se rende par conséquent caution de tout ce que vous ferez par la fuite ; en connaissez-vous qui veuille vous rendre cet office ?

R. Je connois le F. . . . . .

D. Le F.. ...... où est-il .... il n'est point ici . . . . il a sans doute-prévu ce qui est arrivé, que vous le réclameriez, & ne veut probablement pas se charger de répondre de vous .... cela n'est pas fait pour nous donner de la confiance, jugez-en vous-même. ... Y a-t’il quelqu'un parmi vous, mes FF., qui connaisse assez particulièrement Monsieur, pour assurer qu'il a toutes les qualités que nous exigeons.

Nota. Tout le monde garde le silence.

Personne ne veut répondre de vous, Monsieur,. . . . pour y suppléer, nous ne pouvons nous dispenser de vous faire subir les épreuves les plus difficiles & les plus rigoureuses. Vous sentez-vous, assez de fermeté & de confiance pour exécuter ce que l'on va exiger de vous ; vous êtes encore libre de vous retirer, persistez vous ?

R. Oui, Monsieur.

D. Mes FF. consentez-vous qu'il fasse son premier voyage ? Si un seul s'y oppose qu'il parle?

R. On étend la main sans, frapper

D. Qu'on l'abandonne à son malheureux sort.

R. On le laisse un instant sans le toucher, en observant le silence.

Ensuite le Vénérable dit :

F. Expert faites- lui faire son premier voyage en le faisant passer par le Nord, l'Orient, le Midi & l'Occident, vous lui ferez traverser la voûte d'acier & celle de feu.

On lui fait faire une fois le tour de la Loge; après quoi le F. Expert dit que le Récipiendaire n’est pas encore dans la bonne route, & les Surveillants annoncent au Vénérable que le premier voyage est fini.

D. Persistez-vous, Monsieur, il est encore temps, vous pouvez renoncer à votre entreprise avant que les épreuves commencent, & aller raconter dans le monde ce que vous avez appris jusqu'à présent ?

R..........

D. Je ne vous cache pas qu'il est très-possible que vous ne puissiez pas supporter toutes les épreuves jusqu'à la fin , vous ne seriez pas le premier à qui cela serait arrivé, & dans ce cas, il vaudrait mieux ne pas les tenter, voulez-vous vous y soumettre ?

R. Oui…

D. Puisque vous le voulez, nous allons commencer par vous demander un gage de votre fidélité ; il ne s'agit de rien moins que nous donner de votre sang, y consentez-vous, Monsieur ?

R. Oui,

Le Vénérable dit :

Qu'on le saigne . . . , . De quelle partie du corps voulez-vous être saigné, il est ordinaire que ce soit du bras.

R........

Qu'on le saigne donc au bras.

D. F. Expert arrêtez. ... Il est des circonstances, Monsieur, où une saignée peut être très-dangereuse, dites-nous si vous êtes en état de la supporter ?

R. Oui, Monsieur.

Le Vénérable, dit :

F. Expert continuez votre office, faites lui une légère incision & ne l'estropiez-pas comme vous avez fait le dernier.

Le F. Expert exécute l’ordre, & le Vénérable continue en disant :

Assez, car il pâlit, & je vois d'ici qu'il est prêt à se trouver mal. Qu'on mette de côté ce qu'il faut de son sang pour faire sa signature ; et le reste, qu'on le mette dans un vase.

D. Monsieur, vous sentez- vous assez de courage pour boire votre sang.

R, Oui, Monsieur.

Qu'on le lui donne.

Plusieurs FF. crient grâce !.... le Vénérable frappe un coup de maillet, & dit :

J'y consens, mais il ne peut se dispenser de boire le calice d'amertume.

On crie grâce après que le Récipiendaire a goûté la potion.

Le Vénérable frappe un coup de maillet, & dit :

J'y consens.

Puis adressant la parole au Récipiendaire.

Actuellement, Monsieur, préparez votre âme à la plus grande fermeté.

D. Consentez-vous, mes FF.' , qu'on lui fasse faire un second voyage ?

R. On étend la main sur le Tableau,

F. Terrible conduisez le Profane, faites-lui parcourir les lieux les plus élevés, les souterrains les plus profonds & les plus ténébreux, qu'il connaisse les châtiments que nous réservons aux parjures. Qu'il aille.

Pendant ce voyage, tous les FF. remuent leur tablier, &offrent des difficultés au Candidat, que le F. Terrible lui fait surmonter ; celui-ci le conduit sans qu'il s'en aperçoive , dans un lieu éclairé par une lampe obscure, où il lui débande les yeux & lui fait voir, soit un homme pendu ou roué, soit une tête tranchée.

Apres lui avoir donné le temps d'examiner ces différents objets, il lui rebande les yeux & le ramene dans la Loge entre les deux Surveillants, où étant parvenu, ceux-ci frappent un coup de maillet & annoncent au Vénérable que le Profane commence à être dans le vrai chemin.

Le Vénérable s’adressant au Récipiendaire, dit :

D. Rendez- nous compte, Monsieur, des objets qui vous ont frappé & de l'impression qu'ils ont fait sur votre âme ?

R.......

D. Tout ce qu'on vous a fait jusqu'à présent n'est encore rien ; vous n'êtes pas encore aux épreuves que je vous ai annoncées, je vous en avertis. Vous pouvez vous retirer si vous le jugez à propos, mais il viendra un moment, où vous le voudriez, & où il ne sera plus temps. Persistez-vous ?

R. Oui, Monsieur.

D. Nous avons, Monsieur, pour nous reconnaître entre nous, un usage; c'est de nous appliquer le cachet de l'ordre fur une partie du corps ; où voulez-vous l'avoir ?

R………….

On lui applique une bougie encore échauffée sur la partie du corps qu'il a désignée,

Le Vénérable dit :

D. Est-il bien marqué ?

R. Oui, Vénérable.

D, Mes FF. consentez-vous qu'il fasse son troisième voyage ?

R. On étend la main sur le Tableau.

Le Vénérable dit :

Qu'on lui fasse faire le troisième voyage ; Qu'il aille , qu'il cherche la lumière.

Le F.'. Expert le fait voyager en silence, comme ci-dessus.

Pendant ce voyage on le purifie par le feu.

Le Récipiendaire étant de retour à l'Occident, les Surveillants frappent un coup de maillet, & disent que le troisième voyage est fait.

Le Vénérable dit au Récipiendaire:

Les flammes par lesquelles vous venez de passer, Monsieur, sont le complément de votre purification : puisse le feu matériel dont vous avez été environné , allumer à jamais dans votre cœur l'amour de vos semblables ! que la charité préside à vos paroles & à vos actions, & n'oubliez jamais ce précepte d'une morale sublime : ne faîtes pas à autrui et que vous ne voudriez pas qu'on vous fit à vous - même.

La confiance que vous venez de montrer dans vos trois voyages, nous fait espérer que vous supporterez de même les épreuves qui vous restent à subir.

D. Persistez-vous ?

R. Oui, Monsieur.

Puisque vous persistez, je dois vous dire qu'une des vertus dont la pratique nous est la plus chère, c'est la bienfaisance. J'ai vu , avec douleur , par votre testament qu'on m'a remis, que vous ne pensez pas a cet égard , comme nous, car il n'y est point fait mention des pauvres ; je veux bien croire que c'est un oubli involontaire , & je me flatte que vous allez y suppléer. En voici le moyen : Pouvez- vous sans vous gêner sacrifier au profit des pauvres, que nous assistons journellement, l'argent & le produit des bijoux qui vous appartiennent & qu'on m'a remis ?

Prenez garde, Monsieur, a la réponse que vous allez me faire : je sollicite un acte de charité & non d’ostentation, cette charité que je vous recommande cesse d'être une vertu, lorsqu'elle est faite au préjudice de devoirs plus sacrés & plus pressants : des engagements civils à remplir ; des enfants à élever, des parents à soulager; voilà les premiers devoirs que la nature nous impose.

J'ai voulu Vous éclairer sur les obligations communes à tous les hommes. Je reviens

maintenant à ma première proposition;

D. Pouvez-vous, sans blesser aucun de ces devoirs, sacrifier au profit des pauvres, tout ou partie de l'argent & du produit des bijoux qui vous appartiennent.

R.........

Nota, Le Vénérable agit d'après la réponse du Récip.

Le Vénérable dit.

F.'. Maître des Cérémonies faites avancer le Profane au pied du Trône.

Quand il est parvenu près de l'Autel, le Vénérable lui dit :

Arrêtez, Monsieur, . ... je ne vous ai pas tout dit ... . L'épreuve qui vous reste à faire est la plus forte de toutes…. ce que vous avez fait n'est rien en comparaison..... Jusqu'à présent vous avez été le maître de vous retirer, vous le pouvez encore, mais cet instant est le dernier, après lequel vous n'en aurez plus la liberté.

D. Persistez-vous ?

R. Oui, Monsieur.

La dernière épreuve est celle qui doit être d'un plus grand prix à vos yeux, c'est le serment le plus sacré qui va vous lier à nous pour jamais, dans lequel il n'y a rien de contraire à votre Religion , à votre Souverain , à l'Etat & aux bonnes mœurs.

D. Consentez-vous, Monsieur, à prononcer cette obligation avec moi ?

R. Oui, Monsieur.

Nota. Ici le Vénérable peut lui faire un discours succinct sur les qualités nécessaires aux Maçons.

Le Récipiendaire met le genou droit sur le coussin placé au pied du Trône, la main droite sur la Bible ou l’Évangile, tenant de la main gauche un compas en forme d’équerre, dont il appuie une des pointes sur la mamelle gauche, la lame d'un glaive au dessous de la main droite qui est sur l'Évangile, en cet état, il prête l'obligation suivante.

OBLIGATION.

Moi N. . . je promets devant le G. A. de l'U. qui est. Dieu, & donne solennellement ma parole d'honneur en présence de cette respectable Assemblée, de ne jamais révéler le secret des Maçons & de la Maçonnerie , tant ceux que je sais, que ceux que je saurai à l'avenir , qu'en Loge réglée ou à un F. après un rigoureux examen, & qu'il m'aura donné les signes non équivoques de sa qualité de Maçon ; comme aussi de ne jamais le révéler par écrit ou de vive voix, ni tracer, ni graver, ni peindre, ni manifester de quelque manière que ce puisse être ; d'aimer & secourir mes FF. dans leurs besoins, de mon bras, dé mes conseils & de .ma bourse, suivant mes facultés, d'admettre une parfaite égalité, & de ne faire d'autres distinctions entre eux, que celle que produit la vertu; & en cas d’infraction , je consens d'avoir la gorge coupée, la langue arrachée , le corps brûlé & réduit en cendres, pour être jetées au vent, afin qu’il ne soit plus fait mention de moi parmi les hommes.

Que le G. A. de l'U me soit en aide.

Le Vénérable frappe légèrement trois coups sur le compas, & dit au Récipiendaire :

Levez-vous, Monsieur, ... je vous préviens que nous lisons au fond des cœurs.... Répondez a ce que je vais vous demander.

D. Votre engagement est-il sincère, est-ce le zèle ou la curiosité qui vous a excité a vous faire recevoir Maçon ?

R. C'est le zèle.

Le Vénérable dit :

Il nous en impose, mes FF., faites le voler hors du Temple.

Le Me'. des Cérémonies & un Expert l'enlèvent & le portent à l'Occident entre les deux Surveillants.

Les FF.', laissent tomber leurs mains sur leur tablier, & après un moment de silence, le Vénérable dit au Récipiendaire;

D. Que demandez vous, Monsieur ?

R. La lumière.

D. Mes FF. y consentez-vous ?

R. On étend la main sur le Tableau.

Le Vénérable dit ;

Qu'on lui donne la lumière au troisième coup de maillet, il y a assez longtemps qu'il en est privé.

Le Me. des Cérémonies lui prépare, le bandeau, & le Vénérable frappe trois coups séparés. Au premier, tous les FF. se lèvent & se mettent à l'ordre.

Au second, ils font le signe avec le Vénérable, & mettent tous le glaive à la main , dont ils présentent la pointe au cœur du Récipiendaire.

Au troisième, le Me. des Cérémonies laisse tomber le bandeau, & l'on fait paraitre une grande clarté.

Après un instant de silence, pour laisser au Récipiendaire le coup d'œil frappant de la Loge,

Le Vénérable lui dit : Monsieur, les glaives que vous voyez dirigés vers vous, vous annoncent que tous les Maçons voleront à votre secours, dans toutes les circonstances, si vous respectez l’union Maçonnique, & si vous observez scrupuleusement nos lois ; mais aussi ils vous annoncent que vous ne trouverez parmi nous, que des vengeurs de la Maçonnerie & de la vertu, & que nous serions toujours prêts à punir le parjure, si vous vous en rendiez coupable.

Demeurez fidèle à l'engagement que vous venez de contracter, & que vous allez réitérer entre mes mains.

Le Vénérable ajoute :

F. Maître des Cérémonies, faites avancer le Néophyte par trois pas d'Apprenti;

Le Me. des Cérémonies l'ayant fait parvenir ail Trône par les trois pas d’ Apprenti , le fait mettre à genoux comme la première fois.

Le Vénérable lui fait répéter son obligation, en débutant par :

Maintenant que je suis libre de tous mes sens , je promets , &.

Après cette obligation, le Vénérable frappe légèrement trois coups de maillet sur la tête du compas, que le Récipien

daire a tenu sur sa mamelle gauche pendant qu'il prétait sonn obligation, & lui dit: Apprenez par la justesse du compas, à diriger tous les mouvements de votre cœur vers le bien.

Le Vénérable retire le glaive de dessous la main du Récipiendaire, en pose la lame sur sa tête, & dit :

Mes FF. aidez- moi à constituer un Apprenti.

Tous les FF. se lèvent & mettent te glaive en main, ensuite le Vénérable dit :

A la gloire du G. A. de l'U. au nom du grand O. de France, sous les auspices du S. G. Maître, & en vertu des pouvoirs qui m'ont été confiés par cette R. L. je vous reçois & constitue Apprenti Maçon.

Au même instant il frappe sur la lame du glaive trois fois trois petits coups de maillet, suivant la batterie ordinaire.

Le Vénérable frappe un coup de maillet qui est répété par les Surveillants, & tous les FF. reprennent leur place, il fait ensuite relever le Néophyte, & lui dit :

Allez-vous habiller.

Nota. Ici le Vénérable suspend les Travaux jusqu'au retour du Néophyte, ou traite des affaires de la Loge.

Dès qu'il est de retour, te Vénérable remet les Travaux en activité, & dit au Maître des Cérémonies :

Faites avancer le Néophyte a l'Orient par trois pas d'Apprenti.

Le Me. des Cérémonies le conduit au Trône, à fa droite du Vénérable par trois pas d'Apprenti, après lui avoir fait monter les trois premiers degrés du Temple.

Dès qu’il y est parvenu, le Vénérable lui dit : L'engagement que vous venez de contracter vous lie avec tous les Maçons répandus sur la surface de la terre & de l'onde ; c'est avec le plus grand, comme avec le plus petit, que vous allez partager les avantages de cette illustre Société, qui les unit tous ; ils changeront vis-à-vis de vous & vous vis-à-vis d'eux, le nom profane-de Mon sieur en celui de Frère, infiniment plus doux à nos cœurs.

Permettez moi de vous donner les premières marques de fraternité en vous embrassant par trois fois.

En lui donnant le Tablier.

Ce tablier, que nous nommons, notre habit, doit vous décorer chaque fois que vous, irez en Loge.

En lui donnant les, Gants d'homme.

Vous porterez aussi ces, gants blancs, pour vous marquer que nos Travaux sont purs, que la candeur en est le symbole, & que vous ne devez jamais tremper vos mains dans l'iniquité.

En lui donnant les Gants de femme.

On vous donne aussi des gants de femme, pour vous prouver le respect, l'attachement que nous avons pour le plus bel ouvrage du Créateur, ils doivent éloigner de votre esprit toute idée de volupté , ainsi mon F., ne profanez point ceux-ci, & ne les destinez qu'à celle qui aura encore plus de droit sur votre estime, que sur votre tendresse.

Le témoignage du F.... qui vous a présenté, les informations faites sur votre compte, la confiance que vous avez montrée dans vos épreuves, vous ont enfin valu l'avantage d'être admis parmi nous, : il faut à cet effet vous révéler les secrets, que le Grade que vous venez de recevoir, vous met en droit de connaitre.

La Maçonnerie se gouverne par trois, les Maçons se distinguent de ceux qui ne le sont pas, par un signe, un attouchement , une parole & un mot de passe, c'est par-là qu'ils se reconnaissent entre eux.

SIGNE.

Le signe des Apprentis se fait en portant la main droite, les doigts étendus, le pouce en équerre à la gorge, la retirant horizontalement jusqu’a l'épaule droite, & la laissant tomber perpendiculairement , ce qui forme une équerre. Ce signe vous rappelle une partie de votre obligation, par laquelle vous consentez d'avoir la gorge coupée si vous révéliez, nos mystères, puisque c'est la punition que nous nous sommes imposée en cas d'infraction.

ATTOUCHEMENT.

L'attouchement se fait en se prenant mutuellement la main, de manière que les quatre doigts de chacune, soient dans la paume de la main de l'autre, & on pose le pouce sur la première phalange, ou jointure de l'index de l'autre : on frappe ou plutôt on lui fait sentir, par un mouvement invisible , trois coups avec le pouce sur la jointure, donc deux précipités & un lent.

PAROLE,

Cette attouchement demande, une parole qui est J.…

Pour éviter toute surprise, on ne la dit jamais en entier, on en épèle alternativement chaque lettre ; comme par exemple ......

Il signifie la sagesse est en Dieu.

MO T DE PASSE,

Nous avons aussi un mot de Passe qu'on, demande à la porte de toutes les Loges, à ceux qui se présentent pour entrer.

Ce mot est T…..

C’est le nom du premier ouvrier en métaux.

MOT DE SEMESTRE,

Nous avons également un mot d'ordre qui nous est envoyé chaque semestre par le G. 0.

Ce mot est.......

Nota. Le Vénérable ne doit lui donner ce mot qu'à l'oreille.

Vous ne devez jamais le donner qu'en Loge ; il sert a distinguer les Maçons réguliers d'avec ceux qui ne le sont pas.

Enfin , mon F., vous avez , comme Apprenti, trois ans & plus.

Le Vénérable donne au Néophyte le baiser fraternel par trois, puis il dit au F. Me. des Cérémonies : Conduisez le F. nouvellement initié à l’Occident, qu'il apprenne à travailler sur la pierre brute, & qu'il se fasse reconnaître par les FF. premier & second Surveillants, en leur rendant les signe , attouchement , parole, mot de passe & d'ordre que je viens de lui communiquer.

Le F. Me. des Cérémonies le conduit aux FF. premier & second Survt. auxquels il rend les signe , &. Ensuite il lui fait frapper trois coups de maillet sur la pierre brute, comme ci-après.

Le Récipiendairese tient debout à l’ordre entre les deux Surveillants. Le Vénérable dit:

FF. premier & second Surveillants, invitez les FF. qui décorent vos Colonnes à reconnaître à l'avenir le F.. . . . pour Apprenti Maçon & Membre de cette R. L., & à se joindre à moi pour applaudir a son initiation.

Les Surveillants répètent l'annonce.

Le Vénérable frappe un coup de maillet, qui est répété par, les Surveillants , se lève ainsi que tous les FF. & dit :

A moi, mes FF.

Tous guidés par le Vénérable font le signe & applaudissent par la batterie du Grade.

Le Me. des Cérémonies demande la parole au nom du Récipiendaire. Il lui enseigne à remercier, & pour cela ils se joignent ensemble.

Le Vénérable fait couvrir l’applaudissement, frappe un coup de maillet, qui est répété par les Surveillants, & s'assied ainsi que tous les FF.

Nota, Ici sont prononcés, Discours, allocutions et catéchisme.

 Apres un moment de récréation, le Vénérable dit:

F.M.des Cérémonies prenez le sac des proportions & allez sur l'une & l'autre Colonne recueillir celles que des FF. peuvent être dans le cas de faire à la Loge.

Le Maître des Cérémonies exécute l’ordre: parvenu à l’Orient, il remet le sac au Vénérable & retourne à sa place.

Le Vénérable vérifie s'il y a des propositions, & dans ce cas, il en fait la lecture & les met en délibération. Dans le cas contraire, il procède à la clôture de la Loge comme ci-après.

Nota. Aucune proposition ne peut être mise en délibération que par le Vénérable.

CLÔTURE.

D. F. Hospitalier quelle est la vertu la plus

recommandable aux Maçons.?

R. La charité, Vénérable.

Le Vénérable dit :

Mon F., prenez le tronc des pauvres & présentez-le a tous les FF. afin que chacun mette ce que ses facultés lui permettront, pour le soulagement des indigents.

Le F. Hospitalier prend le tronc, le couvre de son tablier, fait le tour de la Loge & le rapporte au Vénérable , qui appelle un Expert , pour être présent à la vérification des métaux de la quête. Cette vérification faite, le Vénérable dit au F.' Secrétaire d*en prendre note, & remet les métaux au F. Hospitalier, qui avec le F.'Expert retournent à leur place.

Nota. Lorsqu'il y a eu Réception, le Vénérable fais faire la quête par le Récipiendaire.

Le Vénérable dit :

F. Secrétaire faites la lecture de l'esquisse du procès-verbal des Travaux de ce jour.

Le F. Secrétaire fait la lecture, & le Vénérable dit :

FF. premier & second Surveillants, invitez les FF. de vos Colonnes à faire leurs

observations sur la rédaction de l'esquisse du Procès-verbal des Travaux de ce jour

Les Surveillants en font l'annonce.

S'il n'y a point d’observations, le Vénérable dit :

Aidez- moi , mes FF. à célébrer un vivat en faveur du F. Secrétaire.

Tous les FF.' guidés par le Vénérable y font le figne & applaudissent.

Le F. Secrétaire y répond, & toute la Loge couvre l'applaudissement.

Nota. Le F.'. Secrétaire fait signer fon esquisse par le Vénérable & par l'Orateur.

Le Vénérable dit ;

D, F.', premier Surveillant a quelle heure

se ferment les Travaux d'Apprenti?

R. A minuit.

D. Quelle heure est-il ?

R. Minuit.

Le Vénérable dit :

Puisqu'il est minuit, que les Travaux

sont réguliers , les Ouvriers payés & contents, FF. premier & second Surveillants, invitez les FF. de l'une & l'autre Colonne à m'aider à fermer les Travaux d'Apprenti.

Les Surveillants en font l’annonce, après l’annonce le Vénérable frappe trois coup de maillet, suivant la batterie d’Apprenti, chaque Surveillant en frappe autant, & aussitôt tous les FF. se lèvent & se mettent à l'ordre.

Le Vénérable dit :

Mes FF.', promettez de ne rien révéler de tout ce que vous avez vu, & de tout ce qui s'est passé en Loge.

Tous les FF. étendent la main sur le Tableau.

Ensuite le Vénérable dit ;

A moi, mes FF.

Tous guidés par le Vénérable, font le signe & les acclamations usitées.

Le Vénérable frappe ensuite un coup

de maillet, qui est répété par les Surveillants, et dit:

FF. premier & second Surveillants annoncez que la Loge est fermée, & que j'invite tous les FF. à se retirer avec la décence due à nos mystères.

Les Surveillants en font l'annonce.

Nota. Tous les FF. doivent se déshabiller avant de sortir de la Loge.

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commentaires

Roger NETTE 21/01/2010 00:03


Bonsoir, Jean-Claude et tous ceux qui me lisent,
Je suis membre actif d'une loge bleue du GODF ( accessoirement d'une Loge de Perfectionnement aussi ) dont je suis le Vénérable descendant et ce que j'ai cité ne constitue pas l'élément d'un
rituel. J'ai bien précisé qu'il s'agissait du Réglement Général actuellement applicable depuis 2002 aux 1100 et quelques loges de l'Obédience.Tous les frères de l'Obédience possèdent ce document
édité en papier et en CD. Il est également téléchargeable sur le site du GODF mais je ne suis pas sur que cette partie du site soit accessible à tous ( je n'ai pas vérifié ). Je communiquerai
toutefois avec plaisir l'extrait du fichier PDF à celui qui me le demandera à l'adresse suivante : regoretten@laposte.net. Je remercie d'avance le(s) demandeur(s) de me fournir quelques indices sur
son/leur appartenance à la franc-maçonnerie. Bonsoir et merci.


MONTALEAU 21/01/2010 21:42


C'est nous qui te remercions
Fraternellement


Jean-Claude Villant 20/01/2010 16:08


Bonjour
La maçonnerie et les rituels n'appartiennent pas au GO. Déjà dans la première divulgation complète de 1730, il fallait être 7 pour rendre une Loge juste & Parfaite.
Jean-Claude Villant
jvillant@yahoo.fr


MONTALEAU 21/01/2010 21:40


C'est tout à fait exact, mais le Régulateur du Rite Français est l'oeuvre du GODF.
Fraternellement


Jean-Claude Villant 20/01/2010 16:04


Bonjour
Merci de préciser d'où vient ce rituel. Date ? Imprimeur? système maçonnique l'ayant pratiqué?
Fraternellement
Jean-Claude Villant
jvillant@yahoo.fr.


MONTALEAU 21/01/2010 21:38


1788
Grand Orient de France
Rite Français, c'est une variante du Régulateur.
Fraternellement


Roger NETTE 20/01/2010 15:44


Bonjour,
Selon le Rire Français usité dans les Loges du GODF qui le pratiquent, il faut 7 membres actifs dont obligatoirement 4 (QUATRE) Maîtres et 3 (TROIS) Compagnons pous les tenues des deux premiers
grades. Article 58 du Réglement Général en cours depuis 2002.Tribises


MONTALEAU 21/01/2010 21:33


C'est le choix actuel du GODF, en 1785, il était différent, ainsi vont les choses.
Fraternellement


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