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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 14:08

GRADE D'APPRENTI

 Décoration de la Loge

La Loge est décorée d'une tapisserie en bleu où l'on met, si l'on veut, les attributs de la maçonnerie.

A l'Orient de la Loge est un trône et un fauteuil, le tout garni en bleu. C'est la place du Vénérable. Il a devant lui, une table faite en Equerre, couverte d'un tapis bleu, où il y a dessus une Epée, un Compas, un maillet et une Bible ; et à ses pieds un coussin de drap ou de velours bleu également en Equerre sur lequel les Récipiendaires se mettent à genoux quand ils prêtent leur obligation.

On doit arriver au Trône par trois grandes marches de toute la largeur de la Loge; l'espace qu'occupe la Troisième marche autour du Trône, s'appelle l'Orient, et c'est la place qu'occupent tous les ff. possédant le Grade d'Ecossais et les autres Grades Supérieurs.

Il doit y avoir sur l'Orient trois tables faites en Equerre, pareilles à celle qui est devant le Vénérable, dont une pour le Secrétaire à la droite du Vénérable, et deux à la gauche dont l'une pour le Trésorier et l'autre pour l'Orateur: celle de ce dernier est la plus proche du Trône.

Il y a également plusieurs sièges pour les ff. possédant les hauts grades. Dans les assemblées nombreuses ceux-ci se placent sur ces trois marches et garnissent ainsi tout l'Orient.

Le premier Surveillant est placé à l'occident du côté du midi, il a devant lui son Epée nue et son maillet.

Le second Surveillant est placé à l'occident du côté du Nord, il a également devant lui son Epée nue et son maillet.

A côté des deux Surv. doit être une petite colonne surmontée d'une boule ou d'une plaque en laiton. Cette colonne doit être à la hauteur de leur siège, et c'est la dessus qu'ils frappent avec leur maillet pour diriger les travaux de la Loge.

Sur le carreau au milieu de la Loge doit être placé un tableau en toile d'un carré long, sur lequel sont peints tous les attributs et emblèmes de la maçonnerie.

La Loge est éclairée par trois grandes lumières qu'on nomme Etoiles, placées en Triangle autour de ce tableau, c'est à dire une du côté de l'Orient, à la droite en entrant à la Loge ; la seconde du côté du premier Surveillant ou du midi ; et la troisième du côté du second Surveillant ou du Nord. Il doit y avoir au dessus du Trône une grande Etoile flamboyante avec la lettre G au milieu: elle doit être éclairée en transparent par derrière.

Les Maitres et Compagnons sont dispersés par toute la Loge. Les Apprentis se tiennent tous du côté du Nord.

Ouverture de la Loge

Le Vénérable frappe sur l'autel un coup de maillet que les ff. 1er et 2° Sur. répètent. Il se lève ainsi que tous les frères qui restent debout et à l'ordre (on entend par être à l'ordre tenir la main droite sous la gorge et avancée du côté gauche). Ensuite il dit:

A l'ordre, mes frères, aidez moi à ouvrir la loge générale d'apprenti.

D. f. 1er Surv. quel est le premier devoir d'un Maç. en loge ?

R. Ven, c'est de voir si la Loge est couverte extérieurement, et si nous sommes tous intérieurement maçons et membres de cette assemblée.

D. Faites y pourvoir mon frère.

Le 1er Surv. dit : frère Terrible, vous avez entendu l'ordre du Vénérable. Assurez-vous si le Temple est à couvert, et si nous sommes à l'abri de tout profane. Pendant que le f. Terrible, pour exécuter l'ordre du Vénérable s'assure de l'extérieur du Temple, les ff. 1er et 2° Surv. font également le tour de leur colonne respective pour s'assurer si tous les ff. présents sont membres de la Loge. Ensuite le f. Terrible entre et dit :

f. 2° Surv. annoncez au Vénérable que la Loge est à couvert et à l'abri de tout profane.

Le second Surv. dit :

f. 1er Surv., la Loge est à .couvert extérieurement et tous les ff. qui sont sur ma Colonne sont membres de cette assemblée. Le f. 1er Surv. dit :

Vénérable, la Loge est à couvert extérieurement, et à l'abri de tout profane, et tous les ff. présents sur les deux Colonnes sont membres de cette assemblée.

Le Vénérable dit :

D. f. 1er Surv., où se tient le Vénérable en Loge ?

R. A l'Orient, Vénérable Maître.

D. Pourquoi ? f. second Surveillant.

R. A l'exemple du soleil qui commence sa carrière par cette partie du Globe, de même le Vénérable s'y tient pour ouvrir la Loge et mettre les ouvriers à l'œuvre.

D. f. 1er Surv., à quelle heure s'ouvre une loge régulière d'App. ?

R. A Midi, Vénérable Maître.

D. Quelle heure est-il ? f. second Surv.

R. Midi plein, Vénérable Maître.

Le Vénérable :

ff. 1er et 2° Surv. puisqu'il est midi plein, que c'est l'heure des Travaux, et que la Loge est couverte, il est temps de l'ouvrir et de mettre les ouvriers à l'œuvre. Annoncez sur vos colonnes respectives, que la Loge d'App. qui était fermée et qui est couverte, va être ouverte par ses Signes ordinaires.

Ensuite il frappe trois coups en app. qui sont deux coups précipités et un lent.

Le f. 1er Surv. frappe un coup avec son maillet et dit :

Frères qui décorez ma Colonne, vous êtes avertis de la part du Vénérable que la Loge d'App. qui était fermée et qui est couverte, va être ouverte par ses signes ordinaires. il frappe trois coups en App. et dit après :

f. second Surv. annoncez sur votre Colonne.

Le second Surv. répète le même ordre : frappe trois coups en App. et dit au 1er Surv. :

f. 1er Surv. j'ai annoncé sur ma Colonne. Le 1er Surveillant dit :

Vénérable, tout est annoncé sur les deux Colonnes.

Alors le Vénérable dit :

A l'Ordre mes frères. Et tous ensembles font les signes et applaudissements d'usage, et disent trois fois huzzé en faisant claquer leurs doigts.

Le Vénérable dit :

Mes ff., la Loge générale d'App. est ouverte, je vous invite à reprendre vos places. Les Surveillants répètent cet avis sur leurs Colonnes, et les frères doivent observer de ne s'asseoir qu'après que les Surv. les y ont invités.

On commence toujours les travaux par la lecture de la délibération de la dernière tenue, que le frère Secrétaire fait d'après l'ordre qu'il en reçoit du Vénérable.

Réception.

Avant d'ouvrir la Loge le Candidat doit être placé dans un Cabinet où il reste pendant quelque temps tout seul livré à ses réflexions. On lui soumet quelques questions de morale tracées sur du papier, auxquelles on lui ordonne de répondre également par écrit. Quand le Candidat est resté environ un quart d'heure dans ce Cabinet, un frère Maitre des Cérémonies va lui bander les yeux et le conduit, dans cet état, dans une chambre obscure, appelée chambre de Réflexion.

Cette Chambre doit être tendue de noir et éclairée par une lumière qui rende une faible clarté ; il doit même y avoir quelques ossements, et d'autres objets capables d'inspirer la crainte et l'effroi au Candidat. Quand le Maitre des Cérém. l'a introduit il se retire, ferme la porte sur lui et lui dit en dehors de la Chambre, de se découvrir les yeux et de lui donner sa parole qu'il se les bandera encore dès qu'il viendra lui en porter l'ordre. Ce que le Candidat promet.

Quand le Candidat s'est découvert les yeux, le frère Maitre des Cérémonies, toujours en dehors de la Chambre, lui dit :

Monsieur, le lieu où vous êtes et les objets qui se présentent à votre vue, doivent vous faire faire des réflexions sérieuses sur le néant de la vie. Vous devez, avant que d'achever le pas que vous allez faire, sonder votre conscience et consulter les dispositions de votre cœur. Si vous ne vous sentez pas pénétré d'une ferme résolution de renoncer pour toujours à vos penchants et à vos passions déréglées retirez vous et ne persistez pas à vouloir entrer dans un Ordre qui demande de la part de ses membres, une entière abnégation de ses volontés, et l'horreur la plus profonde pour le vice.

Le f. Maitre des Cérém. l'interrompt de temps en temps dans ses réflexions par de pareilles questions, toujours relatives à la plus saine morale, et à la démarche qu'il va faire. Le f. Maître des Cérémonies le laisse seul pendant quelques instants ; il heurte ensuite avec bruit et fracas à la porte de la chambre de Réflexion. Le Candidat demande qui c'est ; Le Maitre des Cérém. lui répond, qu'on vient le chercher pour lui faire subir d'autres épreuves plus violentes, et lui demande s'il persiste toujours à être reçu Maçon. Le Candidat ayant répondu que oui, le Maitre des Cérémonies lui ordonne de se bander les yeux. Quand le Candidat a obéi à cet ordre, Il lui fait donner sa parole d'honneur qu'il n'y voit point; alors il entre dans la chambre, se saisit de lui et le conduit au parvis du Temple.

Il faut observer que dans cet intervalle on a ouvert la Loge, et le Maître des Cérémonies a porté les réponses du Candidat aux questions qu'on lui a proposées, au Vénérable qui en fait lecture.

Le Maître des Cérémonies arrivé avec le Candidat à la porte du Temple lui fait ôter ses habits, le dépouille de tous ses métaux et bijoux, lui découvre le genou droit, en lui baissant le bas sur le soulier ; lui met le soulier gauche en pantoufle, lui fait sortir le bras gauche hors la chemise et, l'ayant mis dans cet état, il frappe trois grands coups à la porte.

Le f. Terrible dit :

f. second Surveillant annoncez au Vénérable qu'on frappe à la porte du Temple en profane.

Le second Surveillant le répète au premier, et celui-ci au Vénérable qui dit :

f. Terrible, voyez qui frappe à la porte du Temple, et écartez tout profane qui oserait venir troubler nos augustes mystères.

Le f. Terrible frappe intérieurement à la porte en App. . Le Maître des Cérémonies lui répond de même ; le premier ouvre alors et demande qui c'est.

Le Maître des Cérémonies répond :

Annoncez au Vénérable que c'est un profane qui demande la faveur d'être reçu Maçon et d'être admis dans nos sacrés mystères.

Le f. Terrible transmet cette réponse au Vénérable qui dit : f. Terrible, faites demander à ce profane son nom, prénom, son âge, le lieu de sa naissance, son état civil et la Religion qu'il professe.

Le profane satisfait à toutes ces questions, toujours par l'intermédiaire du f. Terrible, et le f. Secrétaire les consigne dans la planche des travaux du jour. Le Vénérable dit :

Faites demander encore à ce profane quel est le dessein qui l'amène parmi nous; s'il est mû par une intention pure ou si c'est par esprit de curiosité, et dans la vue d'aller dévoiler nos mystères aux yeux des profanes.

Le Récipiendaire répond que ses intentions sont droites, que ce n'est point la curiosité qui a guidé ses pas, mais le désir de s'instruire dans la voie de la vertu.

Le Vénérable ordonne alors de l'introduire dans le Temple, dès qu'il y est, le f. Terrible le remet aux Surv. qui s'emparent de lui et le prennent par le bras.

Le Vénérable :

D. Monsieur, êtes vous toujours dans la ferme résolution de vous faire recevoir Maçon ?

R. Oui, Monsieur.

D . Nous ne pouvons point vous admettre témérairement parmi nous sans avoir pris des renseignements sur votre moralité et vos principes. Quelles garanties nous donnez vous de votre discrétion et de la droiture de vos intentions ? Qui vous a conduit enfin dans ce lieu ?

R . Le profane se réclame d'un membre de l'assemblée.

Tous les ff. spontanément disent qu'ils ne le connaissent pas.

Le Vénérable :

D. Monsieur, votre démarche paraît bien hasardée, et bien suspecte, nous avons tout lieu de croire que vous n'êtes venu ici que pour tâcher de surprendre nos secrets et

d'en faire un objet de dérision ; pour suppléer au défaut des garanties que vous n'étiez pas en état de nous donner nous pouvons nous assurer de vos principes et sonder les replis de votre cœur par des épreuves violentes auxquelles nous allons vous soumettre. Répondez, Monsieur, persistez vous toujours, et vous sentez vous la force et le courage de résister aux épreuves qu'on vous prépare ?

R . Oui, Monsieur.

Le Vénérable dit :

Mes ff. armez vous de vos glaives, et qu'on fasse voyager ce profane.

Alors le f. Terrible s'empare de lui, il lui présente un glaive, par le travers, qu'il lui dit de tenir par lé*s deux mains, tandis que lui-même le tient également, et il lui fait faire le tour du Temple par la voie du Nord au Midi.

Le 1er voyage fini, le f. Terrible le livre encore entre les mains des Surveillants.

Le Vénérable lui fait quelques questions toujours dans le dessein de l'intimider. Ordonne de lui faire faire le voyage dans les flammes, et il dit aux frères d'allumer les réchauds ; ensuite le f. Terrible lui fait faire le second voyage.

Le Vénérable lui fait l'application du voyage Symbolique qu'il vient de faire à travers les flammes, et lui en explique le sens moral, qui est, de purifier son âme de toutes les souillures du vice. Il lui dit ensuite :

Monsieur, vous avez encore une épreuve à subir, beaucoup plus forte et plus pénible que les autres. Il faut que vous voyagiez dans le noir. Ne craignez vous point d'être lancé dans l'Atmosphère aérien, et n'appréhendez vous pas les suites funestes d'une chute à laquelle vous allez vous exposer.

Le Récipiendaire ayant répondu que Non, tous les frères demandent grâce pour lui, et qu'on l'exempte d'un voyage aussi périlleux.

Alors le Vénérable ordonne au f. Terrible de lui faire faire son troisième voyage ; ce qu'il exécute de suite, toujours par la même voie du Nord au Midi, et en tenant tous les deux le glaive dans la même position que les précédents voyages.

Ce troisième voyage fini, le f. Terrible le remet encore entre entre les mains des Surveillants qui s'en saisissent.

Le Vénérable lui fait l'application morale de ce voyage aérien, et lui dit que les Maçons répandus sur la surface du globe étant tous frères et d'une même famille, il doit les considérer de même, les aimer et les chérir tous en quelque lieu qu'il les rencontre, et de quelle Nation qu'ils soient.

Il faut observer que chaque voyage du Récipiendaire fini, le f. Terrible l'annonce en ces termes au f. 2° Surv. :

f. second Surv. annoncez au Vénérable que le profane vient de terminer son voyage ( il désigne lepremier, le second et le troisième) et qu'il se trouve entre les deux colonnes. Il fait la même annonce quand il a prêté son obligation.

Le second Surv. le répète de même au Premier et celui-ci au Vénérable.

Ensuite le Vénérable dit :

Monsieur, avant de vous recevoir Maçon et de vous lier à nous par des liens indissolubles, l'Ordre dans lequel vous allez entrer exige de vous un Serment solennel qui ne contient rien de contraire aux bonnes mœurs, à la religion et au Gouvernement. Voulez vous le prêter et promettez vous de ne pas l'enfreindre ?

Le Récipiendaire répond , Oui.

Le Vénérable lui fait de nouvelles exhortations, lui fait envisager la Sublimité de l'Ordre des Maçons et la solennité des engagements qu'il va contracter, lui dit enfin qu'il est encore libre de se retirer et lui demande pour la dernière fois s'il persiste.

Sur la réponse affirmative du Récipiendaire, le Vénérable dit :

Qu'on le fasse approcher aux pieds du Trône pour prêter la solennelle obligation.

Il ajoute :

Mes ff. debout et à l'ordre ; aidez moi à faire un Maçon.

Les Surv. répètent cet ordre, et tous les frères se mettent à l'ordre. Un frère Maitre des Cérémonies conduit alors le Récip. au pied du Trône, et lui fait mettre le genou droit, nu sur l'Equerre qui est au pied du Trône. Lui fait poser la main droite sur le St Evangile, et lui fait tenir de la gauche un compas dont une des pointes est dirigée sur la mamelle gauche, et dans cette position il prête son obligation.

Obligation

Moi... promets, devant le G. A. de l'U. et cette Respectable assemblée, de ne jamais divulguer à aucun profane les secrets de la Franche Maçonnerie qui peuvent m'être dévoilés actuellement ou dans la suite, sous peine d'avoir la gorge coupée, mon cœur déchiré, mes entrailles arrachées, mon corps brûlé et mes cendres jetées aux vents, afin qu'il ne soit plus fait mention de moi parmi les hommes, ni parmi les maçons. Ainsi soit-il.

Ainsi Dieu me soit en aide.

L'Obligation prêtée le Vénérable frappe avec son maillet Trois coups en App. sur le haut du Compas que le Candidat tient et dont la pointe est dirigée contre sa mamelle gauche, et dit :

Par le pouvoir que j'ai reçu de cette Respectable Loge, je vous reçois et constitue maçon à perpétuité.

Et il ajoute : Qu'on le ramène au fond du Temple, je ne réponds plus de son sort.

Le f. Maître des Cérémonies le ramène au fond du Temple, en le faisant marcher en arrière, et le remet encore entre les deux Surveillants.

Le Vénérable dit alors :

Que demandez-vous enfin ?

Le Candidat répond : La Lumière.

Le Vénérable : Que la lumière lui soit accordée au 3me coup de maillet. Il frappe alors Trois coups séparés, sur l'autel, et au troisième on découvre les yeux au Candidat. Dans cet instant tous les frères doivent être à l'ordre et avoir la pointe de leur épée dirigée sur le Candidat, et la musique, s'il y en a, exécute alors un morceau d'harmonie.

Le Vénérable :

Mon frère, tous ces glaives que vous voyez dirigés contre vous, seront autant d'armes prêtes à vous percer le cœur si vous trahissez votre serment ; mais dans le cas contraire ils serviront à votre défense, et tous les frères s'empresseront de venir à votre secours dans toutes les circonstances où vous pourrez avoir besoin d'eux.

Dans le temps de la réception on doit observer le plus profond silence sur les colonnes.

Les frères Maitres des Cérémonies conduisent ensuite le nouveau frère hors du Temple, le font habiller, lui rendent tous ses bijoux et métaux, et le reconduisent au pied du Trône.

Le Vénérable lui donne alors les Signes, mots et attouchement de l'Ordre ; le ceint d'un Tablier blanc, lui donne deux paires de gants de la même couleur dont une paire pour homme l'autre pour femme, il lui dit de destiner celle ci à la personne qu'il estimera le plus, espérant que ce sera à la plus vertueuse : que si les maçons excluent le sexe de leur société, ce n'est pas par défaut d'estime, mais par crainte d'indiscrétion. Il donne ordre aux ff. Maitres des Cérémonies de le faire reconnaître en sa nouvelle qualité de Maçon par les deux Surv., de lui enseigner la marche en App., et de lui faire l'explication des allégories et emblèmes tracés sur le Tableau placé, comme nous l'avons déjà dit, sur le pavé au milieu du Temple, et il l'embrasse en Maçon.

Ce que l'un des frères Maîtres des Cérémonies exécute à l'instant.

Ensuite le frère Orateur adresse au nouveau frère un discours dans lequel il lui retrace l'origine et le but de notre institution, lui en développe les principes sublimes et l'exhorte à marcher sur les traces de ses frères et à faire des progrès dans l'Art Royal de la franche Maçonnerie.

La Réception finie, le Vénérable fait quelques questions du Catéchisme à divers frères. Il ordonne ensuite aux Surv. d'annoncer sur leur Colonne respective, que l'heure des propositions est arrivée et que si quelque frère a quelque chose à proposer pour le bien général de l'ordre, il peut le faire et demander la parole, ce que les frères Surveillants exécutent à l'instant. Il ordonne ensuite au f. Trésorier des pauvres de faire passer la boite des aumônes ; à son défaut c'est le f. nouvellement reçu qui s'acquitte de ce devoir, et il ordonne également au f. Secrétaire de faire la lecture de la planche des travaux du jour.

Pour fermer la Loge

Le Vénérable frappe sur l'autel, un coup de maillet et dit : Mes ff. debout et à l'ordre ; et les Surv. le répètent.

D. f. 1er Surv. où se tiennent les Surv. en Loge ?

R. A l'Occident, Vénérable.

D. Pourquoi, f. 2° Surveillant ?

R. A l'exemple du soleil qui termine sa carrière à l'occident de même les Surveillants s'y tiennent pour fermer la Loge, donner aux ouvriers leur salaire et les renvoyer contents.

D. f. 1er Surv. à quelle heure se ferme une Loge d'App. ?

R. A minuit, Vénérable.

D. Quelle heure est-il, f. second surv. ?

R. Minuit plein, Vénérable.

ff. 1er et 2e Surv., puisqu'il est minuit plein, et que c'est l'heure à laquelle on cesse les Travaux, annoncez sur vos Colonnes respectives que la Loge d'App. qui était ouverte et couverte va être fermée par ses Signes ordinaires. Ensuite il frappe trois coups en Apprenti.

Les ff. 1er et 2° Surv. le répètent sur leur colonne, et transmettent cette annonce au Vénérable, en frappant trois coups en App. et en observant les mêmes formalités que pour l'ouverture de la Loge.

Le Vénérable :

A l'ordre mes frères.

Et tous, ensemble font le Signe et applaudissement d'usage.

Le Vénérable dit :

f. 2° Surv. fermez la Loge par un seul coup de maillet ; ce qu'il fait de suite et dit :

Mes frères, la Loge est fermée.

Signe

Le Signe est de porter la main droite au Col, en Equerre, les doigts étendus le pouce élevé, ensuite la tirer horizontalement sur l'épaule droite et de là la laisser tomber perpendiculairement sur la cuisse droite.

Ce Signe forme une équerre parfaite, et il est relatif à la partie du Serment déjà fait d'avoir la gorge coupée.

Attouchement

L'attouchement est de prendre la main droite d'un f. et de presser avec le pouce la première phalange de son doigt index par trois pulsations ou battements dont deux précipités et un lent.

Mot de Passe

On ne peut entrer en Loge sans donner au f. Terrible, a qui l'entrée est confiée le mot de passe, ce mot est Tubalcain.

Mot Sacré

Il y a un mot pour se reconnaître en tout temps ; ce mot qui est ...ne doit se dire qu'en épelant les lettres.

Marche

Elle se fait en portant le pied droit en avant et rapportant le gauche jusqu'au talon droit, ce qui forme une Equerre. On fait trois pas de cette sorte sur une ligne droite, c.a.d. en avançant, et pendant cette marche on se tient à l'ordre, c. a. d. ayant la main droite en équerre sous la gorge.

 

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