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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 12:42

OUVERTURE DE LA LOGE D'APPRENTI

Le vénérable assis sous le dais, à l'orient, faisant face aux deux surveillants qui doivent être à l'occident, frappe trois coups d'apprenti sur l'autel, et dit: Silence, mes frères, et en loge. (On doit savoir que les deux surveillants en font autant sur leur colonne.)

Ces paroles prononcées, toute l'assemblée se range sur deux lignes parallèles, ensuite le vénérable dit :

Frères, premier et second surveillants, engagez nos chers frères, dans tous leurs grades et qualités, de vouloir bien nous aider à ouvrir la loge d'apprenti maçon.

Le premier surveillant : Mes chers frères, du côté du midi, dans tous vos grades, qualités, je vous invite de la part du vénérable à vouloir bien nous aider à ouvrir la loge d'apprenti maçon.

Le second surveillant en dit autant sur sa colonne, qui est le côté du nord.

Le vénérable: Frère premier surveillant, êtes-vous maçon?

R. Tous mes chers frères me connaissent pour tel. D. Quel est le premier soin d'un maçon?

R. C'est de voir si la loge est couverte.

D. Faites-vous-en assurer par l'expert.

Comme dès l'instant que le vénérable a frappé les trois premiers coups, chaque officier doit avoir pris sa place, le surveillant observe si l'expert remplit ses fonctions; après quoi il répond:

Elle l'est, très-vénérable.

D. Quel est le second?

R. C'est de voir si tous les frères sont à l'ordre. (Après avoir observé.) Ils y sont, très-vénérable.

D. Pourquoi nous rassemblons-nous?

R. Pour élever des temples à la vertu, et creuser des cachots pour les vices.

D. Combien de temps devons-nous travailler?

R. Depuis midi jusqu'à minuit.

D. Combien faut-il de temps pour faire un apprenti?

R. Trois ans.

D. Quel âge avez-vous?

R. Trois ans.

D. Quelle heure est-il?

R. Près de midi.

Le vénérable: En considération de l'heure et de l'âge, avertissez tous nos chers frères que la loge d'apprenti maçon est ouverte, et que nous allons commencer nos travaux à la manière accoutumée.

Le premier surveillant: Mes chers frères, sur ma colonne, je vous avertis, de la part du vénérable, que la loge d'apprenti maçon est ouverte, et que nous allons commencer nos travaux à la manière accoutumée.

Le second surveillant répète les paroles du premier; et, dès qu'il a fini, le vénérable ainsi que tous les frères se lèvent, font le signe d'apprenti, puis les applaudissements, et crient trois fois vivat; ensuite chacun se rassoit; et c'est alors que le vénérable commence le catéchisme, ou s'il y a quelques récipiendaires, on les reçoit avant, afin qu'ils profitent de l'instruction.

CATECHISME DES APPRENTIS

D. Mon frère , d’où venez –vous ?

R. Très-vénérable, de la loge de Saint-Jean.

D. Qu'y fait-on à la loge de Saint-Jean?

R. On y élève des temples à la vertu, etl'on y creuse des cachots pour les vices.

D. Qu'apportez-vous?

R. Salut, prospérité, et bon accueil à tous les frères.

D. Que venez-vous faire ici?

R. Vaincre mes passions, soumettre ma volonté, et faire de nouveaux progrès dans la maçonnerie.

D. Qu'entendez-vous par maçonnerie?

R. J'entends l'étude des sciences et la pratique des vertus.

D. Dites-moi ce que c'est qu'un maçon?

R. C'est un homme libre, fidèle aux lois, le frère et l'ami des rois et des bergers, lorsqu'ils sont vertueux.

D. A quoi connaîtrai-je que vous êtes maçon?

R. A mes signes, à mes marques et aux circonstances de ma réception fidèlement rendus.).

D. Quels sont les signes de maçon?

R. L'équerre, le niveau et la perpendiculaire.

D. Quelles en sont les marques?

R. Certains attouchements réguliers que l'on se donne entre frères.

D. Qui vous a procuré l'avantage d'être maçon?

R. Un sage ami que j'ai depuis reconnu pour mon frère.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir maçon?

R. Parce que j'étais dans les ténèbres et que je désirais connaître la lumière.

D. Que signifie cette lumière?

R. La connaissance et l'ensemble de toutes les vertus, symbole du grand Architecte de l'univers.

D. Où avez-vous été reçu maçon?

R. Dans une loge parfaite.

D. Qu'entendez-vous par loge parfaite?

R. J'entends que trois maçons assemblés forment une loge simple, que cinq la rendent juste, et que sept la rendent parfaite.

D. Quels sont les trois maçons de la loge simple?

R. Un vénérable et deux surveillants.

D. Quels sont les cinq de la juste?

R. Ce sont les trois premiers et deux maîtres.

D. Quels sont enfin les sept qui rendent une loge parfaite?

R. Un vénérable, deux surveillants, deux maîtres, un compagnon, et un apprenti.

D. Qui vous a préparé pour être reçu maçon?

R. Un expert, très-vénérable.

D. Qu'a-t-il exigé de vous?

R. Que je l'instruise de mon âge, de mes qualités civiles, de ma religion et de mon zèle à me faire recevoir; après quoi il m'a mis ni nu ni vêtu, mais cependant d'une manière décente; et m'ayant dépourvu de tous métaux, il m'a conduit à la porte de la loge, à laquelle il a frappé trois grands coups.

D. Pourquoi l'expert vous mit-il ni nu ni vêtu?

R. Pour me prouver que le luxe est un vice qui n'en impose qu'au vulgaire, et que l'homme qui veut être vertueux doit se mettre au-dessus des préjugés.

D. Pourquoi vous avait-il dépourvu de tous métaux?

R Parce qu'ils sont le symbole des vices, et qu'un bon maçon ne doit rien posséder en propre.

D. Que signifient les trois coups de l'expert?

R. Trois paroles de l'Écriture Sainte: Frappez, on vous ouvrira; cherchez, vous trouverez; demandez, vous recevrez.

D. Que vous ont-ils produit?

R. L'ouverture de la loge.

D. Lorsqu'elle fut ouverte, qu'est-ce que l'expert a fait de vous?

R. Il m'a remis entre les mains du second surveillant.

D. Qu'avez-vous aperçu en entrant en loge?

R. Rien que l'esprit humain puisse comprendre, un voile épais me couvrait les yeux.

D. Pourquoi vous avait-on bandé les yeux?

R. Pour me faire comprendre combien l'ignorance est préjudiciable au bonheur des hommes.

D. Que vous a fait faire le second surveillant?

R. Il m'a fait voyager trois fois de l'occident à l'orient, par la route du nord; et de l'orient à l'occident, par la route du midi; puis il m'a remis à la disposition du premier surveillant.

D. Pourquoi vous fit-on voyager?

R. Pour me faire connaître que ce n'est jamais du premier pas que l'on parvient à la vertu.

D. Que cherchiez-vous dans votre route?

R. Je cherchais la lumière, de laquelle je vous ai donné l'explication.

D. Que vous a fait faire le premier surveillant?

R. Après m'avoir ôté le bandeau, par l'ordre qu'il en reçut, il m'a fait placer les pieds en équerre, et m'a fait parvenir au vénérable, par trois grands pas.

D. Qu'avez-vous vu lorsqu'on vous a découvert les yeux?

R.* Tous les frères armés d'un glaive dont ils me présentaient la pointe.

D. Pourquoi?

R. Pour me montrer qu'ils seraient toujours prêts à verser leur sang pour moi, si j'étais fidèle à l'obligation que j'allais contracter, ainsi qu'à me punir, si j'étais assez méprisable pour y manquer.

D. Pourquoi vous fit-il mettre les pieds en équerre, et vous fit-il faire trois grands pas?

R. Pour me faire connaître la voie que je dois suivre, et comment doivent marcher les apprentis de notre ordre.

D. Que signifie cette marche?

R. Le zèle que nous devons montrer en marchant vers celui qui nous éclaire.

D. Qu'est-ce que le vénérable a fait de vous?

R. Comme il était certain de mes sentiments, après avoir obtenu le consentement de la loge, il m'a reçu apprenti maçon avec toutes les formalités requises.

D. Quelles étaient ces formalités?

R. J'avais le soulier gauche en pantoufle, le genou droit nu sur l'équerre, la main droite sur l'Évangile, et de la gauche je tenais un compas à demi ouvert sur la mamelle gauche qui était nue.

D. Que faisiez-vous dans cette posture?

R. Je contractais l'obligation de garder à jamais les secrets des maçons et de la maçonnerie.

D. Vous souvenez-vous bien de cette obligation?

R. Oui, très-vénérable.

D. Pourquoi aviez-vous le genou nu et le soulier en pantoufle?

R. Pour m'apprendre qu'un maçon doit être humble.

D. Pourquoi vous mit on un compas sur la mamelle gauche nue?

R. Pour me montrer que le cœur d'un maçon doit être juste et toujours à découvert.

D. Que vous a-t-on donné en vous recevant maçon?

R. Un signe, un attouchement et deux paroles.

D. Donnez-moi le signe. (On le fait.)

D. Comment le nommez-vous?

R. Guttural.

D. Que signifie-t-il?

R. Une partie de mon obligation, que je dois préférer d'avoir la gorge coupée, plutôt que de révéler les secrets des maçons aux profanes.

D. Donnez l'attouchement au frère second.

(On le donne: et lorsqu'il se trouve régulier, le surveillant dit:)

R. Il est juste, très-vénérable.

D. Dites-moi le mot sacré des apprentis.

R. Très-vénérable, on ne m'a permis que de l'épeler: dites-moi la première lettre, je dirai la seconde.

(On l'épelle alternativement.)

D. Que signifie ce mot?

R. Que la sagesse est en Dieu. C'est le nom de la colonne qui était au septentrion, auprès de la porte du temple où s'assemblaient les apprentis.

D. Quel est votre mot de passe?

R. Tubalcaïn, qui veut dire possession mondaine. C'est le nom du fils de Lamech qui, le premier, eut l'art de mettre les métaux en œuvre.

D. Ne vous a-t-on rien donné de plus en vous recevant maçon?

R. L'on m'a donné un tablier blanc et des gants d'homme et de femme de la même couleur.

D. Que signifie le tablier?

R. Il est le symbole du travail; sa blancheur nous démontre la candeur de nos mœurs, et l'égalité qui doit régner entre nous.

D. Pourquoi vous a-t-on donné des gants blancs?

R. Pour m'apprendre qu'un maçon ne doit jamais tremper ses mains dans l'iniquité.

D. Pourquoi donne-t-on des gants de femme?

R. Pour montrer au récipiendaire qu'on doit estimer et chérir sa femme, et qu'on ne peut l'oublier un seul instant sans être injuste.

D. Qu'avez-vous vu lorsque vous avez été reçu maçon?

R Trois grandes lumières placées en équerre, l'une à l'orient, l'autre à l'occident, et la troisième au midi.

D. Pourquoi n'y en avait-il point au nord?

R. C'est que le soleil éclaire faiblement cette partie.

D. Que signifient ces trois lumières?

R. Le soleil, la lune, et le maître de la loge.

D. Pourquoi les désignent-elles?

R. Parce que le soleil éclaire les ouvriers le jour, la lune pendant la nuit, et le vénérable en tout temps dans sa loge.

D. Où se tient le vénérable en loge?

R. A l'orient.

D. Pourquoi?

R. A l'exemple du soleil, qui paraît à l'orient pour commencer le jour, le vénérable s'y tient pour ouvrir la loge, aider les ouvriers de ses conseils et les éclairer de ses lumières.

D. Et les surveillants, où sont-ils placés?

R. A l'occident.

D. Pourquoi?

R. Comme le soleil termine le jour à l'occident, les surveillants s'y tiennent pour fermer la loge, renvoyer les ouvriers contents, et faire bon accueil aux frères visiteurs.

D. Où vous a-t-on placé après votre réception?

R. Au septentrion.

D. Pourquoi?

R. Parce que c'est la partie la moins éclairée, et qu’un apprenti qui n'a reçu qu'une faible lumière n’est pas en état de supporter un plus grand jour.

D. A quoi travaillent les apprentis?

R. A dégrossir et ébaucher la pierre brute.

D. Où sont-ils payés?

R. A la colonne J.

D. Quels sont les plus grands devoirs d'un maçon?

R. C'est de remplir ceux de l'état où la Providence l'a placé, de fuir le vice et pratiquer la vertu.

Voilà absolument toutes les demandes du catéchisme des apprentis; et lorsqu'elles ont été faites à un frère qui arrive après l'ouverture de la loge, le vénérable lui dit:

D. Mon frère, que demandez-vous?

R. Très-vénérable, d'être admis à vos augustes travaux.

Le vénérable: Prenez place, mon cher frère; vos lumières et vos vertus vous en donnent les droits.

Mais lorsque ces mêmes demandes ont été faites après les réceptions pour instruire les nouveaux initiés, et qu'il s'agit de fermer la loge, le vénérable fait alors les deux demandes suivantes, au lieu des deux qu'on vient de lire ci-dessus:

D. Quelle heure est-il?

R Minuit.

D. Quel âge avez-vous?

R. Trois ans.

Le vénérable: En vertu de l'heure et de l'âge, avertissez tous nos chers frères, tant du côté du midi que du côté du nord, que nous allons fermer cette loge, en terminant nos travaux à la manière accoutumée.

Les deux surveillants obéissent, chacun sur sa colonne; ensuite toute l'assemblée, à l'imitation du vénérable, fait le signe d'apprenti et les acclamations; après quoi le vénérable dit:

Mes frères la loge est fermée.

Les deux surveillants répètent ces paroles.

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