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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 21:05
Publié par la la Sublime Mère Loge Ecossaise du Grand Globe Français,
Souveraine Grande Loge de France
1° Partie

Depuis 1720 jusqu’en 1762 que la Maçonnerie vulgaire pullula, en raison de la curiosité et de la légèreté de notre jeunesse française, qu’une foule d’étrangers de toutes nations venaient mettre à contribution, source des variations introduites dans l’art Royal et qui font que le Maçon d’une Loge se trouve étranger dans une autre Loge. Elle offrit peu de faits intéressants sous l’espèce de Grande Maitrise de Milord d’Arenwater, qui la céda au R.f Duc d'Antin, et a la mort duquel douze Maçons s'assemblèrent et nommèrent le Sérénissime F. Comte de Clermont Prince du Sang Grand -Maitre- de toutes les loges de France!

Mais quoique cet Auguste Prince n’eut point donné d'écrit ostensible de son acceptation qu'il n'eut rien signé : il fut universellement reconnu en cette qualité par toutes les loges de France et des Pays Etrangers, sans contestations, sans réclamations, quoiqu'il eut pour concurrents SA.S. le très Auguste F. Prince de Conty et le Grand Maurice Comte de Saxe.

Au contraire, cette Nomination fut reçue avec les plus vives acclamations, avec ce tendre attachement cette reconnaissance cet enthousiasme que nous devons, et que nous portons, au Sang auguste de Nos Rois.

On ne s'était point encore alors (1744) assez éloigné des Principes de l'art Royal pour mettre en question si les Maçons de la Capitale avoient le droit de nommer un successeur au Grand Maitre défunt et encore moins si les Maîtres de loge au nombre de plus de cent étaient suffisants pour nommer un Grand Maitre et s'il ne fallait pas le concours des loges des Provinces du Royaume pour légitimer cette nomination.

Il était réservé au siècle de ce jour aux 6 et 9 Mars 1771 a cette espèce de maçons indépendants essentiellement, non seulement d'établir cette question; mais de la résoudre d'une manière indécente et a laquelle nous reviendrons lors de 1'application.

1762

En 1762 les Partis divisés des ff de la Corne et Peny qui formaient chacun un Grand Orient se réunirent pour n'en former qu'un seul sous le titre de Grande Loge de France et sous l'administration du R.F. Chaillion de joinville substitut Général du Sérénissime Grand Maître Louis de Bourbon Comte de Clermont grâce aux peines et aux soins du R.F. le Boucher de Lenoncourt.

Il fut fait des Règlements a cette occasion dans lesquels on remarque quelques vestiges de l'ancienne Maçonnerie; et il semblait que cet établissement par les soins qu'y apportait le Rf. Chaillon de joinville ne dut pas craindre les révolutions des temps.

En effet il y avait longtemps qu'il ne restait plus que quelques membres épars et isolés de la loge du feu F. Baur et de celle du F. du Mussel qui avait voulu s'élever sur les débris de celle du F. Baur. Le R.F. de Vallois Garde des archives de l'ancien Conseil des Chevaliers d'orient venait de dire aux F.F. Moet & le Roy et par contre coup au F. le Boucher de Lenoncourt qui les avait fait initier depuis peu que le Conseil ne tenait plus qu'il ne tiendrait plus; qu'ainsi il était inutile qu'ils se donnassent la peine de passer chez lui : et la Sublime mère loge écossaise vulgairement dite; contente de pratiquer en silence les anciens errements de la Maçonnerie ne prenait aucune part aux opérations de ces Maçons, ni de la Grande Loge dont les Règlements et l'institution ne comportaient que le Maçonnerie Bleue ou le premier degré d'initiation dans les trois grades d'apprenti Compagnon et Maitre.

1763

Cependant dès le mois de juin 1763 le RF. Chaillon de joinville ne parut plus en grande loge et il ne prit de part a ses opérations que pour signer les Constitutions que les officiers lui présentaient.

En Décembre de la même année il s'éleva des contestations de prééminence a l'orient de Lyon entre la loge Ecossaise du Parfait Silence et les autres loges du même orient. Cette  contestation fut adressée a la Gr. Loge.

1764

La Grande Loge reconnait la S.M.L.E pour les Grades Supérieurs

Quelques membres de la S.M.LE. qui comme Maîtres de loge assistaient aux assemblées de la G.L réclamèrent les droits de la S.M.L.E. & la G.L. en reconnaissant leur légitimité il intervint la délibération du 22 janvier 1764 conçue en ces termes." Sur les contestations élevées entre les R.R.L.L a l'orient de Lyon sur les grades "supérieurs dits écossais & autres la T.R.G.L. a déclaré ne devoir prendre aucune connaissance des contestations nées et a naître sur la prééminence validité des dits grades, ordonne que copie de la dite Délibération sera envoyée aux R.R.LL de lyon et autre copie d'icelle timbrée scellée et signée du secrétaire général sera remise a la Sublime M.L.E. "

Il paroît que cette affaire se termina a l'amiable et d'un concert fraternel car on ne voit point de prononcé sur le différend.

mais cette reconnaissance de la part de la G.L. en janvier 176, ce renvoi a la S.M.LE. ne dispensent-ils point naturellement de toute autre preuve d'ancienneté et de prééminence sur les grades supérieurs? Et la loge de St Lazare ou du Contrat Social ou toute autres avenir sont elles fondées a exiger la présentation des titres constitutifs de la S.M.LE.?

1765

Formation des Chevaliers d’Orient

Cependant les ff. Moet et le Roy, qui avoient reçu des étincelles du grade de Ch er d'orient cherchaient à augmenter leurs lumières a cet égard et a fonder un nouveau Conseil, le f. Brest ou de la Chaussée leur procura la connaissance du f. Morin plus instruit de ce grade, qui tenait loge au Cap Français et qui en ce temps était a Paris : dés lors ils formèrent ce triumvirat qui dirigeait toutes les opérations de la G.L et qui eurent des suites si funestes.

Nomination des Officiers de la G.L.

Afin de s'assurer le gouvernement maçonnique qu'ils projetaient ils admirent parmi eux quelques maîtres qui réunissant des offices de confiance a de la bonhommie ou dont eux même n'étaient pas exempts alors, a des besoins, leur assuraient de maitriser leurs suffrages en faveur de leurs projets et comme la nomination générale des officiers approchait, ils assemblèrent avec eux une douzaine de maîtres nouvellement reçus; et sous l'apparence du bien général de la Maçonnerie, ils les firent consentir a une Sommation ou plaçant ces nouveaux maîtres dont on n'avait pas encore eu le temps d'inscrire les noms sur le tableau des maîtres ils se réservèrent les offices d'honneur de confiance et d'utilité.

Cette Nomination consentie chez le feu f:. Zambault fut consacrée le 27.Décembre 1765. par la pluralité des suffrages captés jusques la que l'on distribuait des paquets de bulletins tout inscrits aux frères Maîtres qui entraient et malgré les réclamations vives de frères anciens qui comptaient sur la perpétuité des offices dont ils avoient été décorés en 1762.

Pour développer l'art avec lequel cette nomination fut captée il ne sera pas hors de propos de rappeler que quelques semaines avant ce conventicule, le f. le Boucher de Lenoncourt avait proposé de donner des offices aux illustres FF. Comte de Çhoiseuil, Marquis de Seignelay, Prince de Nassau et Duc de la 'Tremoille. Ces deux derniers en se faisant constituer Maîtres de Loges les deux premiers l'étant depuis plusieurs années : que cette proposition fut très mal accueillie du f. Moet Président de la G.L et Chef Secret du Souverain Conseil des Ch. d'orient encore alors inconnu qui, en s'opposant a cette admission se permit de dire que ces grands Seigneurs ne connaissaient seulement pas le signe d'apprenti. Les Murmures que cette imputation firent naitre dans l'assemblée rappelèrent le f. Moët, il se replia et se retira sans que la proposition fut mise en délibération et c’est pour effacer les impressions de son opposition défavorable à la G.L. que dans le conventicule tenu chez le feu f. Zambault on y comprit ces illustres frères etqu'ils furent nommés le 27 décembre 1765, le f. Comte de Choiseul 1° Grand Surveillant, le f. Marquis de Seignelai 2° Surveillant et les ff. Duc de Tremoille et Prince de Naseau 1° et 2° Grand Expert examinateur.

Mais le soin qu'on apporta de leurs faire connaitre l'indécente opposition les fit retirer leurs Promesse et les Chevaliers d'orient eurent soin de leur succéder ou de distribuer ces offices à de nouvelles créatures.

1766

Protestation contre la nomination des Officiers

Cependant le 21 Mars 1766. il fut adresse a la G.L. une protestation signée de dix huit Maîtres de loge contre la nomination précédemment faite.

Après lecture, il fut remis a délibérer a l’assemblée suivante : Mais a l'égard d'un libelle qui y fut également adressé le même jour, soi-disant contre les ff. Moet, le Roy, la Chaussée Zambault et Lédin le f. Moet le mit dans sa poche sans en faire de lecture, ATTENDU, dit-il, QUE C’ETAIT UN ECRIT INJURIEUX ET ANONYME.

Mémoire scandaleux - Exclusion de neuf Maitres de Loge –Réclamation d’un frère

le 5 avril suivant, après lecture d'un mémoire scandaleux et satyrique que l'auteur n'osa avouer et dirigé par les Chm d'orient contre les ff . qui avaient protestés contre la Nomination du 27 décembre précédent, dix huit maîtres de loge assemblés, dont cinq étaient parties, six connus pour être dévoués aux cinq premiers et sept qui peuvent être regardés comme neutres se permirent de prononcer sur le sort maçonnique de dix huit frères absents non mandés, non entendus et sans vérification des faits a eux imputés.

Neuf d'entre eux furent admis a se rétracter et les neuf autres exclus de toutes les loges savoir les ff. Perrault, Peny, Hardy, Guillot, Daubertin, Ponsard, Maurin, Pethe et Lacan.

Quant a ce dernier, les voix étaient absolument égales pour l'admission a rétractation ou pour la proscription que le f. Moët prononça, attendu dit-il la prépondérance de sa voix comme Président et malgré la réclamation d'un frère nouvellement reçu Maitre de loge qui croyait qu'en Maçonnerie, ainsi qu'il est de droit naturel et textuel, l'avis le plus doux devait prévaloir a parité de suffrages.

Son étonnement fut grand sans doute mais de combien n'eut il pas accru, s'il eut su que celui qui prononçait ainsi & les quatre s frères qui l'assistaient, étaient parties directes, et tous les autres parties indirectes attendu leurs qualités usurpées d'officiers de la G.L. usurpation qui avait occasionné la protestation des frères qu'on venait de proscrire sans aucune espèce de formalité, il faut cependant convenir pour n 'être point accusé d'inexactitude que trois des frères qui ont signé la délibération n'étaient pas officiers de la G.L.

Cette délibération est trop importante par ses suites pour ne point présenter les signatures apposées au Registre, les ff. Moët, Président; le Roy, orateur; la Chaussée, garde des Sceaux et archives; Ledin, trésorier; Zambault Secrétaire Gal étaient parties directes au Procès puisque c'était contre eux nommément que le libellé et la Protestation étaient dirigés, les ff. Martin, Saire pour Paris; Thierriat, Substitut Secrétaire pour Paris; le Lorrain trésorier des aumônes Lafin & Joubert de la Bourdiniere 3e et 5e expert examinateur étaient parties indirectes comme Chm d'orient & comme officiers de la G.L. les ff. Baquet, Paris 1° et Sd Grand Surveillants; Guainard hospitalier ; Lettre, et du Houssoy V 1° et Sd Expert examinateur Dabady Subst. Secrétaire des Provinces étaient encore parties indirectes en leurs qualités d'officiers.

Restait les seuls ff. Magnen et Baron de Tschoudy qui n'étaient pas officiers et encore le dernier était-il véritablement partie indirecte par ses liaisons et son intimité particulière avec les Chm d'orient, que l'intérêt de son grade d'Ecossais d'Ecosse avait fait naitre.

Réhabilitation du frère Ponsard –Exclusion des trois autres f.M

Dans l'intervalle de celle assemblée scandaleuse à celle du 14 mai suivant, six des neuf frères admis a rétractation se rétractèrent et les ff. Duret Guillet et Bigarré qui n’en voulurent rien faire furent exclus :

et le 3 juin ensuite le f. Ponsard fut réhabilité après s’être rétracté de manière que onze des dix huit maîtres qui avoient signé la Protestation restèrent exclus.

Proscription proposée sur f le Boucher de Lenoncourt

En cette même assemblée du 3 juin les Chevaliers d'orient que nous nommerons ainsi pour ne point répéter les noms des triumvirs et adhérents et parce qu'ils commençaient a être ainsi connus, voulant se sacrifier une nouvelle victime, proposèrent la proscription du f le Boucher de Lenoncourt d'après un mémoire arrivé, disait-on, de la Province, dans lequel il était inculpé. Le même frère qui avait osé réclamer en l'assemblée du 5 avril précédent contre l'infraction faite aux Principes naturels et maçonniques, osa encore réclamer contre la violence de condamner un frère sans l'entendre, le Président voulut arguer qu'a tort ou a travers on ne peut se tromper, condamnant un Pervers. Mais le f. Lafin quoique Chevaliers d'orient secondant une motion aussi juste et le Président remarquant l'altération répandue sur toutes les physionomies qui n'étaient pas initiés aux mystères d'iniquité qui s'étaient tramés e t se tramaient encore, retira cette espèce de dénonciation en la remettant pour l'assemblée suivante ou le f. le Boucher de Lenoncourt dit-il serait invité afin de l'entendre dans ses défenses.

En l'assemblée suivante du 17 juillet le f. le Boucher de Lenoncourt ne fut point invité et il ne fut plus parlé de cette prétendue plainte contre lui. Mais le f. de la Chaussée fidèle aux vues de son triumvirat, profita de la suspension des travaux de la GL qu'il eut l'art d'obtenir en 1767 et de la garde forcée des sceaux timbres et archives qu'il s’était réservée malgré le vœu de la C.L. pour exclure ce frère de son autorité privée en annonçant faussement a toutes les loges du Royaume et des Pays étrangers que la GL avait proscrit le f. le Boucher de Lenoncourt.

I es motifs de cette haine implacable sont difficiles a démêler : le f. le Boucher de Lenoncourt évincé des offices de la G.L. par la Domination des Chevaliers d'orient n'était point sans mérite, ni sans lumières il jouissait de la familiarité de nombre d'illustres frères, il en avait proposé quatre pour officiers de la T.RG.L en 1765 après avoir en 1762 réunis les deux partis opposés des ff. Peny et la Corne : il est le premier particulier qui dans la maçonnerie vulgaire ait appris aux Grands, qu'en loge ils doivent l'exemple de vaincre ses passions, de soumettre ses volontés ? aurions-nous deja désignés les motifs de cette animosité, de cet acharnement a lui nuire ? est il nécessaire d'y ajouter, la crainte des triumvirs de voir écrouler l'édifice qu'ils cherchaient a élever sur les débris de la GL qu’ils voulaient détruire si ce frère parvenait a être un des officiers de la T.RG.L ! Ce n'est pas que l'on n'ait insinué sous le sceau du secret que ce f. ne soutenait son existence que par la maçonnerie et les loges brillantes qu'il tenait: mais comment concilier cette imputation rigoriste puisque a supposer que cela soit il ne recevait que des hommes estimables et respectables; avec la délicatesse du f. le Roy, ce laborateur infatigable du triumvirat, lui qui peint si bien la misère des pères qui périssent faute de secours pour élever leurs enfants; qui après avoir été Surveillant du f. le Boucher de Lenoncourt a l'armée, le fut a Paris; même après avoir reçu de lui sans frais des constitutions de Me de loge toutes signées scellées timbrées ainsi qu'il en fut délivrées a plusieurs afin d'égaler le nombre des partisans du f. la Corne a celui du f.Peny lors de la réunion de 1762. Comment concilier toutes ces choses en voyant le f. le Roy constamment des loges ou dans la maison du f. le Boucher de Lenoncourt.

Suppression des Mères Loges

L'assemblée du 14 août fut remarquable en ce que sur des plaintes multipliées contre les loges mères de lyon et Strasbourg que la GL. avait établie en différentes Provinces le 3 juin de l'année précédente 1765.

Elles furent toutes supprimées le dit jour 14 aout 1766. Ce Décret de la G.L,. amené et rédigé par les Chevaliers d’orient fut présenté en rame a signer en G.L. sans timbre ni sceau sur une grande feuille de papier pliée en deux, dont une des pages étaient remplie du Décret par une planche en cuivre burinée qu'ils avoient fait graver a cet effet & imprimer sur la dite page.

Surprise faite à la G.L. par les Chevaliers d’Orient

Munis de ces feuilles, les Chevaliers d’orient qui réunissaient la caisse, aux sceaux, timbres et secrétariat firent graver une seconde planche burinée qu'ils firent imprimer sur l'autre demi feuille de papier qui comprenait le décret signé de la G.L. appliquent ensuite le timbre de la Grande Loge sur le pli de cette feuille et celui des Chevaliers d'orient sur l'autre pli ou revers du Décret de la G.L.; et les sceaux respectifs de la G.L. et de leur prétendu Souverain Conseil des Chevaliers d'orient furent apposés aux Décrets y relatifs : de manière que les deux Décrets ne paraissaient ne faire qu'un, ou au moins être faits d'un commun accord entre la G.L. & les Chers d’orient: vu que l'on faisait ordonner par ces derniers l'exécution du Décret de la G.L..

Abus de confiance prévarication des Chevaliers d’Orient

La Preuve de cet abus de confiance et de prévarication dans les principaux officiers de la G.L. comme de la téméraire usurpation frauduleuse des Chers d'orient, ne parvint a être acquise par le renvoi de quelques loges des Provinces, que pendant la suspension des travaux de la G.L. le soin que les Chers d'orient avaient apporté de n'en répandre aucun exemplaire dans la capitale ayant été extrême.

Le S.C.S.M.L.E. fait proposer son union à la T.R.G.L.

Cette manœuvre ignorée, la Sublime M.L.E. qui en raison des connaissances renfermées dans son sein avait pris le titre de Souverain Conseil des Empereurs d'orient et d'occident Sublime Mère loge (vulgairement dite) Ecossaise du Grand Globe de France gémissant du despotisme que les Chevaliers d'orient exerçaient sur tous les maçons indistinctement despotisme qui aurait entraîné la subversion de la hiérarchie maçonnique pour en arrêter le cours, donna un exemple rare de sa modération, de son désintéressement et de son amour pour le bien général, en faisant proposer a la Grande loge en son assemblée générale du 2 octobre 1766 par son Grand orateur le Rf. Gaillard de confondre les deux autorités pour n'en former qu'une seule en y déposant ses connaissances, titres, meubles et effets.

Cette Proposition était trop conforme au vœu des maçons pour n'être pas reçue par acclamation; elle passait d'emblée avec une reconnaissance vive. Mais le Président, se faisant remplacer, passant ensuite entre les deux Surveillants et avec le cri du désespoir, pérora assez longuement pour que les fondés de Procuration du S.C.S.M.L.E. se crussent permis de lui accorder le délai de la prochaine assemblée générale fixée par les Règlements au 27 décembre suivant, qu'il invoquait afin de voter de nouveau sur l'union projetée.

 Manœuvre des Chevaliers d’Orient pour la faire avorter

Dés lors les Chevaliers d'orient s'attachèrent a faire avorter l'union proposée et la perte du R.f. Labady regardé comme le moteur de cette proposition fut par eux jurée dans leur conciliabule : ou sans rappeler les odieux moyens qu'ils agitèrent, il suffira d'exposer les faits qui en furent la suite pour développer leur insatiable avidité de dominer et combien les moyens leurs coutaient peu. D'un autre coté le Rfi Labady qui avait osé fronder leurs vues quoiqu’alors il fut isolé par les réclamations faites les 5 avril et 3 juin a l'occasion des proscriptions irrégulières prononcées ou que l'on voulait prononcer, avait trop de tort a leurs yeux pour n'en pas faire une hécatombe.

Affaire de Salla contre le R.f. Labady

En l'assemblée du 16 octobre suivant on introduisit sur la scène un de ces esprits inquiets et errants qui ne peuvent se fixer, qui croient n'être bien qu'où ils ne sont pas, qui dans leurs courses vagabondes n’ont recueillis que les vices des nations qu'ils ont fréquentées, sans s'attacher a leurs vertus, du masque desquelles cependant ils cherchent à se décorer, et qui, par l'espoir d'un avantage quelconque, se prêtent a tout ce qu'on désire d'eux. Ce frère, si l’on peut lui donner ce titre avait été trésorier de la loge de Salomon, et pour des raisons particulières à cette R.L, elle l'avait abandonné, même avec les fonds qui appartenaient a la loge d'où il passa a la loge de David ensuite sans qu'elle l'obligeât a restitution ni présentation de certificat et qui finit par le renvoyer.

Accueilli par les Chevaliers d'orient qui venaient de l'admettre parmi eux il se chargea de rédiger un mémoire infamant ou la méchanceté prodigua les calomnies les plus atroces et les invraisemblances les plus monstrueuses contre le Rf. Labady dont il avait eu la confiance jusqu'à ce qu'il en eut été connu; et a l'aide des Chevaliers d'orient ses co-associés il se présenta en G.L. ce qui n'avait pas eu d'exemple jusqu'alors (les seuls M. de L. pouvant y siéger) et demanda des commissaires pour être entendu dans la plainte qu'il entendait rendre contre le Vénérable de la Loge de Salomon. Sur quoi le R.f. Labady sans attendre de Délibération et prenant la parole Nomma les f.f. Moet et le Roy ses ennemis reconnus, pour commissaires, qui, tout en rougissant acceptèrent et balbutièrent que le Rf. Guainard dont la probité était intacte, formerait le troisième avec eux, en ajoutant qu'il fallait au moins un membre du S.C.S.M.L.E. dont il était le Secrétaire général.

F. Thierriat contre le R ;f Gailard

Afin que les Maîtres de loge qui devaient voter sur l'union du S.C.S.M.L.E. avec la T.R.G.L. au 27 décembre suivant fussent en état de le faire avec connaissance de cause le S.C.S.M.L.E. avait ordonné l'impression d'un nombre suffisant du discours du Rf. Gaillard qui fut adressé a tous sans distinction, & cet envoi occasionna une plainte contre ce Rf. aussi dirigé au conventicule des Chevaliers d'orient et que l'un

de ses familiers (le f. Thierriat) ne rougit point de présenter a la GL. en cette même assemblée. Cette plainte aussi ridicule qu'illusoire n'eut aucune suite quoique constatée sur le Registre, et c'était toujours quelque chose pour les Chevaliers d orient.

Observons que les V.M. présents furent si indignés de la conduite des Chevaliers d'orient qu'ils se retirèrent sans vouloir signer les délibérations qui n'eurent que les signatures des ff. Zambault, la Chaussée et Joubert de la Bourdiniere.

Dans l'intervalle de cette assemblée a celle du 15 novembre suivant les deux commissaires nommés par le Rf. Labady n’ayant pu tromper ni séduire le troisième par eux nommé, et ne pouvant l'amener a leurs fins, se réduisirent a vouloir être les médiateurs entre l'accusateur et l'accusé, qui n'ayant que du mépris pour son adversaire et ses lâches calomnies répandues mystérieusement sous le sceau du secret dont on ne voulut pas lui accorder la plus faible communication quels que fussent les moyens qu'il employa pour y parvenir rejeta constamment cette proposition insidieuse.

Annonce publique de la manœuvre des Chevaliers d’Orient

En cette assemblée donc du 15 novembre le f. Moet en rapportant le refus du R.f Labady de se prêter a la conciliation qu'il avait projetée et rédigée mit les papiers dans sa poche en disant que cette affaire ne serait pas jugée par des maçons.

Cependant malgré cette menace que le f. Moet se permit comme attaché alors a M. le Comte de St Florentin, nous allons voir la manière dont elle fut jugée par d'autres que des Maçons; après avoir rappelé qu'étant question dans le projet de conciliation de couvrir par une quittance les fonds de la Loge.. Emportés par le f. Salla le R. f. Labady s'échappa d'un mouvement d'indignation en disant lui présent qu'il lui délivrerait plutôt cent coups de barres.

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