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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 15:05

D. D'où venez-vous, mon F. ?

R. T. R., je viens de la chambre du milieu.

D. Que fait-on dans la chambre du milieu?

R. On y honore la mort de notre R. Maît. A-h-m.

D. Comment y êtes-vous parvenu ?

R. Par un escalier en forme de vis, qui se monte par 3, 5, 7.

D. Que signifient ces nombres?

R. Qu'il faut trois ans pour faire un App., cinq ans pour un Comp., sept pour un Maît.

D. Comment vous y a-t-on reçu?

R. Comme on y reçoit les Maît. de notre ordre, en me présentant une branche d'acacia.

D. Où avez-vous été reçu Maitre?

R. Dans une Loge parfaite.

D. Qui sont ceux qui composent une telle Loge?

R. Neuf, désignés par les neuf lumières, qui sont un Resp. Maît., deux Vén. Surv. et six Maît.

D. Comment avez-vous été reçu ?

R. En passant de l'équerre au compas, sur la tombe de notre R. Maît. A-h-m.

D. Qu'avez-vous vu quand on vous fit entrer en Loge de Maît. ?

R. Il ne me fut pas permis de regarder ; je n'entendis que des gémissements.

D. Qu'avez-vous remarqué après avoir été reçu ?

R. Une grande lumière, dans laquelle je vis la lettre...

D. Que signifie cette lettre ?

R. Grandeur et Gloire; ce que tout mortel doit connaître, et qui est au-dessus de vous.

D. Qui peut être au-dessus de moi qui suis Maît. libre, et Maît. d'une Loge aussi bien composée ?

R. Dieu, parce que le.... est la lettre initiale du mot God, qui signifie, dans beaucoup de langues, L’Être suprême.

D. Que vous a-t-on donné en vous recevant Maît.?

R. Le mot sacré des Mac. et de la Maçonn.'.

D. Donnez-moi le point parfait de votre entrée.

R. Donnez-moi le premier, je vous donnerai le second.

D. Je garde.

R. Je cache.

D. Que cachez-vous ?

R. Tous les secrets qui m'ont été confiés.

D. Où les cachez-vous ?

R. Dans le cœur.

D. Y a-t-il une clef pour y entrer ?

R. Oui, T.R.

D. Où la gardez-vous ?

R. Dans un coffre de corail, qui ne s'ouvre qu'avec des clefs d'ivoire.

D. De quel métal est-elle ?

R. D'aucun. C'est une langue soumise à la raison, qui ne sait dire que du bien, en présence comme en l'absence de ceux dont elle parle.

D. Vous étiez sans doute App. et Comp. avant que d'être Maît.?

R. Oui, T. R. J et B me sont connus, ainsi que la règle de trois ; ce qui met la clef de toutes les Loges à ma disposition.

D. Quelle est cette clef?

R. La connaissance des signes, paroles, attouchements des trois grades qui m'ont été conférés.

D. Montrez-la-moi.

R. (On fait les signes des deux premiers grades, puis on se met à l'ordre en disant :)

La voici ; vous devez la connaître : elle est marquée de ce qui caractérise les vrais Mac.'.

D. Oui, mon F. D'où l'avez-vous tirée ?

R. De la gauche, et je la conserve comme ce qui m'est le plus précieux.

D. Pourquoi cette clef vous est-elle si précieuse ?

R. Parce qu'elle m'a fait connaître la vraie lumière, et qu'en la montrant je puis assister aux trois premiers travaux.

D. Pourquoi la portez-vous à votre gauche ?

R. Je veux dire qu'elle accompagne mon cœur, où sont renfermés les secrets de notre Ordre, et qu'elle me rappelle l'attitude dans laquelle on trouva le corps d'A-h-m, dont le bras gauche était étendu, et le droit formait l'équerre, en figurant le signe pectoral.

D. Qu'êtes-vous venu faire ici ?

R. Chercher la parole de Maît., qui était perdue ?

D. Comment fut-elle perdue ?

R. Par trois grands coups.

D. Quels sont ces grands coups ?

R. Ce sont ceux que reçut notre Resp. Maît., quand il fut assassiné, à la porte du temple, par trois Comp. scélérats, qui voulurent lui arracher la parole de Maître ou la vie.

D. Comment sut-on que c'étaient trois Comp. qui avaient commis ce crime ?

R. Par l'appel général qu'on fit des ouvriers, auquel trois Comp. ne se trouvèrent point.

D. La parole ayant été perdue, comment a-t-on pu la retrouver ?

R. Les Maît., instruits de l'assassinat des leurs, et craignant que la force des tourments ne leur eût arraché la parole de Maît., convinrent entre eux que le premier mot qui serait proféré en le trouvant, servirait à l'avenir pour se reconnaître ; et il en fut de même du signe et de l'att.

D. Combien envoya-t-on de Maît. pour la recherche d'A-d-m ?

R. Neuf, désignés par les neuf lumières.

D. Où trouva-t-on le corps de notre R. F. Maît. A-d-m ?

R. Dans un tas de décombres d'environ neuf pieds cubes, sur lesquels les neufs Maît. plantèrent une branche d'ac.

D. A quoi servait cette branche ?

R. A reconnaître l'endroit où était caché le corps d'A-d-m, et à prouver le respect que doivent les Maît. Mac. à sa mémoire.

D. Que fit-on du corps de notre Maît. A-d-m ?

R. Salomon le fit inhumer dans le sanctuaire du temple et fit mettre sur son tombeau une médaille d'or triangulaire, sur laquelle était gravé l'ancien mot de Maît., Jehova, qui signifie, en mot hébreu, l'Être Suprême.

D. Quelle forme avait ce tombeau ?

R. Il avait sept pieds de long sur cinq de large, et trois de profondeur.

D. Quelles sont enfin les marques distinctives des Maît. ?

R. Un signe, un attouchement, deux paroles et les cinq points parfaits de la Maçonn.

D. Donnez-moi le signe.

R. (On le fait.)

D. Comment le nommez-vous ?

R. Le signe d'horreur.

D. Pourquoi ?

R. Parce qu'il marque l'horreur dont les Maît. furent saisis lorsqu'ils apprirent la mort d'A-d-m.

D. Donnez l'attouchement au F. 1er Surv.

R. (On obéit.)

D. La parole sacrée.

R. (On la donne comme l'Ordre l'exige.)

D. Que signifie cette parole ?

R. La chair quitte les os.

D. Quel est le mot de passe ?

R. (On le donne.).... surnom donné à notre R. Maît.

D. Quels sont les cinq points parfaits de la Mac. ?

R. Le pédestre, l'inflexion des genoux, les jonctions des deux mains droites, le bras gauche sur l'épaule, et le baiser de paix.

D. Donnez - m'en l'explication.

R. Le pédestre signifie que nous sommes toujours prêts à marcher au secours de nos FF.; l'inflexion des genoux, que nous devons sans cesse nous humilier devant celui qui nous a donné le jour ; la jonction des deux mains droites, que nous devons secourir nos FF. dans le besoin ; les bras que nous leur passons sur l'épaule, que nous leur devons des conseils dictés par la sagesse et la charité ; enfin, le baiser de paix annonce cette douceur et cette union inaltérable qui font la base de notre Ordre.

D. Sur quoi est soutenue la □ de Maît. ?

R. Sur trois grands piliers triangulaires, nommés Sagesse, Force et Beauté.

D. Qui est-ce qui les nomme ainsi ?

R. S-n; H-m, roi de Tyr, et A-nh-m., Grand Arch. du temple.

D. Pourquoi attribue-t-on la sagesse à S-n. ?

R. Parce qu'il reçut ce don de Dieu, et qu'il fut en effet le roi le plus sage de son temps.

D. Pourquoi la force au roi de Tyr ?

R. Parce qu'il fournit à Salomon le bois et les matériaux nécessaires à la construction du temple.

D. Pourquoi la beauté à A-nh-m ?

R. Parce que, comme Gr. Arch. du temple, il dessinait tous les ornements qui devaient embellir ce monument magnifique.

D. Ces trois noms de colonnes ne renferment-ils pas quelque autre signification ?

R. La forme de ces colonnes signifie la Divinité dans toute son étendue ; la sagesse symbolise son essence; la force, sa puissance infinie, et la beauté exprime combien les ouvrages de Dieu sont parfaits et sublimes.

D. Quelles doivent être les qualités d'un Maît. ?

R. Sagesse, force et beauté.

D. Comment peut-on réunir d'aussi rares qualités ?

R. La sagesse dans ses mœurs, la force dans l'union avec ses FF., et la beauté dans son caractère.

D. Y a-t-il quelques meubles précieux dans la □ de M.?

R. Oui, T. R.; il y en a trois, qui sont l'Évangile, le compas et le maillet.

D. Quelle est leur signification ?

R. L'Évangile démontre la vertu, le compas la justice, et le maillet, qui sert à maintenir l'ordre, nous rappelle que nous devons être dociles à la sagesse.

D. Pourquoi les trois premiers Off. se servent-ils du maillet?

R. Pour nous faire entendre sans cesse que la matière rend des sons quand on la heurte ; à plus forte raison l'homme, à qui Dieu a donné un cœur et la faculté de connaître et de juger, doit-il être sensible au cri de la vertu, et rendre hommage à son créateur.

D. Comment s'appelle un Maît. ?

R. G-b-n, qui est le nom du lieu où les Israélites déposèrent l'Arche dans des temps de trouble.

D. Qu'est-ce que cela signifie ?

R. Que le cœur d'un Mac. doit être assez pur pour être un temple agréable à Dieu.

D. Comment s'appelle un fils de Maît. ?

R. Loweton, mot anglais, qui signifie élève en architecture.

D. Quel est le privilège d'un Loweton ?

R. C'est d'être reçu Mac. avant tout autre.

D. Sur quoi travaillent les Maît.

R. Sur la pl. à tracer.

D. Où reçoivent-ils leurs gages ?

R. Dans la chambre du milieu.

D. Comment voyagent les Maît. ?

R. Sur la surface de la terre.

D. Pourquoi ?

R. Pour y répandre la lumière.

D. Si vous perdiez un F., où le trouveriez-vous ?

R. Entre l'équerre et le compas.

D. Expliquez-moi cette réponse.

R. C'est que l'équerre et le compas sont le symbole de la sagesse et de la justice : aussi un bon Mac. ne doit jamais s'en écarter.

D. Que feriez-vous si vous étiez en état de danger ?

R. Je ferais le signe de secours, en disant : A moi, les enfants de la veuve !

D. Pourquoi dites-vous les enfants de la veuve ?

R. C'est qu'après la mort de notre R. Maît. les Mac. prirent soin de sa mère, qui était veuve, et dont ils se dirent les enfants, A-h-m les ayant toujours considérés comme ses FF.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Sept ans.

D. Que signifie cet âge ?

R. Le temps que Salomon employa à construire le temple.

D. Quelle heure est-il ?

R. Midi plein.

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