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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 02:44
D. D'où venez-vous, mon F.?

R. De la Loge Saint-Jean, Vén.

D. Qui fait-on à la Loge Saint-Jean?

R. On y élève des temples à la vertu, et on y creuse des cachots pour les vices.

D. Qu'apportez-vous en □ ?

R. Salut, prospérité et bon accueil à tous les FF.

D. Que venez-vous faire en □ ?

R. Vaincre mes passions, soumettre mes volontés, et faire de nouveaux progrès dans la Mac.

D. Qu'entendez-vous par la Maçonnerie ?

R. J'entends l'étude des sciences et la pratique des vertus.

D. Dites-moi ce que c'est qu'un Maçon ?

R. C'est un homme libre, fidèle aux lois, et l'ami de tous ceux qui sont vertueux.

D. A quoi connaîtrai-je que vous êtes Mac.?

R. A mes signes, à mes marques et aux circonstances de ma réception, fidèlement rendus.

D. Quels sont les signes du Mac. ?

R. L'équerre, le niveau et la perpendiculaire.

D. Quelles en sont les marques ?

R. Certains attouchements réguliers qu'on se donne entre FF.

D. Qui vous a procuré l'avantage d'être Mac.?

R. Un sage ami, que depuis j'ai reconnu pour mon F.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Mac.?

R. Parce que j'étais dans les ténèbres, et que je désirais voir la lumière.

D. Que signifie cette lumière ?

R. La connaissance et l'ensemble de toutes les vertus, symbole du G. A. D. L.U.

D. Où avez-vous été reçu Mac. ?

R. Dans une □ parfaite.

D. Qu'entendez-vous par une Loge parfaite?

R. J’entends que trois Mac. assemblés forment une □ simple ; que cinq la rendent juste, et sept la rendent parfaite.

D. Quels sont les trois M. de la □ simple ?

R.Un Vén. et deux Surv.

D. Quels sont les membres de la juste ?

R. Ce sont les trois premiers et deux Maît.

D. Quels sont enfin les sept qui rendent une Loge parfaite ?

R. Un Vén., deux Surv., deux Maît., un Comp., un App.

D. Qui vous a préparé pour être reçu Maçon?

R. Un expert, T. V.

D. Qu'a-t-il exigé de vous ?

R. Que je l'instruisisse de mon âge, de mes qualités civiles, de ma religion et de mon zèle à me faire recevoir ; après quoi il m'a mis ni nu ni vêtu, mais cependant d'une manière décente ; et m’ayant dépourvu de tous métaux, il m'a introduit à la porte de la □, à laquelle il a frappé trois grands coups.

D. Pourquoi l'Exp. vous a-t-il mis ni nu ni vêtu, et vous a-t-il dépourvu de tous métaux?

R. Il m'a mis ni nu ni vêtu pour me prouver que le luxe n'en impose qu'au vulgaire, et que l'homme vertueux doit se mettre au-dessus des préjugés. Il m'a dépourvu de tous métaux, parce qu’ils sont le symbole des vices, et qu'un bon Maç. ne doit rien posséder en propre.

D. Que signifient les trois coups de l'Expert?

R. Trois paroles de l'Écriture : Frappez, on vous ouvrira; cherchez, vous trouverez; demandez vous recevrez.

D. Que vous ont-ils produit ?

R. L'ouverture de la Loge.

D. Lorsqu'elle fut ouverte, qu'est-ce que l'Expert fit de vous ?

R. Il m'a remis entre les mains du second Surv.

D. Qu'avez-vous aperçu en entrant en □ ?

R. Rien que l'esprit humain puisse comprendre ; un voile couvrait mes yeux.

D. Pourquoi vous avait-on bandé les yeux ?

R. Pour me faire comprendre combien l'ignorance est préjudiciable au bonheur des hommes.

D. Que vous a fait faire le second Surv. ?

R. Il m'a fait voyager trois fois de l'Occ à l'O. par

la route du Nord, et de l'O. à l'Occ. par la route du Midi, puis il m'a remis au 1er Surv.

D. Pourquoi vous fit-on voyager ?

R. Pour me faire connaître que ce n'est jamais du premier pas que l'on parvient à la vertu.

D. Que cherchiez-vous dans votre route ?

R. La lumière, de laquelle je vous ai donné l'explication.

D. Que vous a fait faire le 1er Surv?

R. Après m'avoir ôté le bandeau par l'ordre qu'il en reçut, il me fit placer les pieds en équerre, et m'a fait parvenir au Vén. par trois grands pas.

D. Que vîtes-vous quand on vous eut découvert les yeux ?

R. Tous les FF. armés d'un glaive, dont ils me présentaient la pointe.

D. Pourquoi ?

R. Pour me montrer qu'ils seraient toujours prêts à verser leur sang pour moi si j'étais fidèle à l'obligation que j'allais contracter, ainsi qu'à me punir si j'étais assez méprisable pour y manquer.

D. Pourquoi vous fit-il mettre en équerre, et vous fit-il faire trois grands pas ?

R. Pour me faire connaître la voie que je dois suivre, et comment doivent marcher les App. de notre Ordre.

D. Que signifie cette marche ?

R. Le zèle que nous devons marquer en marchant vers celui qui nous éclaire.

D. Qu'est-ce que le Vén. a fait de vous ?

R. Comme il était certain de mes sentiments, après avoir obtenu le consentement de la Loge, il m'a reçu Mac. avec toutes les formalités requises.

D. Quelles étaient ces formalités ?

R. J'avais le soulier gauche en pantoufle, le genou droit sur l'équerre, la main droite sur l'Évangile ; et de la gauche, je tenais un compas à demi-ouvert sur la mamelle gauche, qui était nue.

D. Que faisiez-vous dans cette posture ?

R. Je contractais l'obligation de garder à jamais les secrets des Mac. et de la Maçonnerie.

D. Pourquoi, en prêtant cette obligation, aviez-vous le genou nu et le soulier en pantoufle ?

R. Pour me démontrer qu'un Mac. doit être humble.

D. Pourquoi vous mit-on un compas sur la mamelle nue ?

R. Pour me démontrer que le cœur d'un Mac. doit être juste et toujours découvert.

D. Que vous a-t-on donné en vous recevant Mac. ?

R. Un signe, un attouchement et deux paroles.

D. Donnez-moi le signe, les paroles et l'attouchement.

R. (On les donne.)

D. Comment nommez-vous le signe, et que signifie-t-il?

R. Il se nomme guttural, et fait partie de mon obligation ; il signifie que je dois préférer avoir la gorge coupée plutôt que de révéler les secrets des Mac. aux profanes.

D. Donnez-moi le mot sacré des App.'.

R. On ne m'a permis que de l'épeler ; dites-moi la première lettre, je vous dirai la seconde.

D. Que signifie ce mot ?

R. Que la sagesse est en Dieu. C'est le nom de la

colonne qui est au septentrion, auprès de la porte du temple où s'assemblaient les App.

D. Quel est votre mot de passe ?

R. (On le donne) qui veut dire possession mondaine. C'est le nom du fils de Lamech, qui le premier inventa l'art de travailler sur les métaux.

D. Quelle est la batterie?

R. (On l'exécute.)

D. Ne vous a-t-on rien donné de plus en vous recevant Mac. ?

R. On m'a donné de plus un tablier blanc, des gants d'homme et de femme de la même couleur.

D. Que signifie le tablier ?

R. Il est le symbole du travail ; il nous démontre la candeur de nos mœurs, et l'égalité qui doit régner entre nous.

D. Pourquoi vous a-t-on donné des gants blancs ?

R. Pour m'apprendre qu'un Mac.', ne doit jamais tremper ses mains dans l'iniquité.

D. Pourquoi donne-t-on des gants de femme ?

R. Pour montrer au récipiendaire qu'on doit aimer et estimer sa femme, et qu'on ne peut l'oublier un seul instant sans être injuste.

D. Que vîtes-vous quand vous fûtes reçu Mac.'. ?

R. Trois lumières placées en équerre, dont l'une à l'o., l'autre à l'occ., la troisième au midi.

D. Pourquoi n'y en avait-il pas au nord ?

R. C'est parce que le soleil éclaire faiblement cette partie.

D. Que signifient ces trois lumières ?

R. Le soleil, la lune et le Maî. de la Loge.

D. Pourquoi les désignent-elles ?

R. Parce que le soleil éclaire les ouvriers le jour, la lune pendant la nuit, et le Vén. en tout temps dans sa Loge.

D. Où se tient le Vén. en □ ?

R. A. l'0.

D. Pourquoi ?

R. A l'exemple du soleil, qui paraît à l'O. pour commencer le jour, le Vén. s'y tient pour ouvrir la Loge, aider les ouvriers de ses conseils, et les éclairer de ses lumières.

D. Où sont placés les Surv.?

R. A l'Occ.

D. Pourquoi ?

R. Comme le soleil termine le jour à l'occ. les Surv. s'y tiennent pour fermer la Loge renvoyer les ouvriers contents, et faire bon accueil aux FF. Visit.

D. Pourquoi, après votre réception, vous a-t-on placé au septentrion ?

R. Parce que c'est la partie la moins éclairée, et qu'un App., qui n'a encore qu'une faible lumière, n'est pas en état de travailler au plus grand jour.

D. A quoi travaillent les App.?

R. A dégrossir et ébaucher la pierre brute.

D. Où sont-ils payés ?

R. A la colonne J.

D. Quels sont les plus grands devoirs d'un Mac. ?

R. De remplir les devoirs de l'état où la Providence l'a placé, de fuir le vice, et de pratiquer la vertu.

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