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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 01:44

Discours N°1 : Orateur

"Le voilà donc enfin arrivé, ce jour heureux, ce jour que nous désirions avec tant d'ardeur !   Les ténèbres qui nous enveloppaient vont se dissiper ;  le voile va se déchirer, et la vraie lumière va paraître dans tout son éclat aux yeux des bons Maçons qui la cherchaient avec tant d'empressement. J'en ai quelquefois été le témoin, mes Frères, depuis que vos bontés ont daigné m'associer de la manière la plus flatteuse aux travaux que vous avez entrepris ; j'ai vu,  j'ai admiré tout le zèle avec lequel vous cherchiez à découvrir, dans l'ombre de la nuit, des étincelles de ce feu pur et brillant qui va bientôt s'allumer pour nous ; mais les ténèbres étaient trop épaisses :  nul de vous n'eût pu en percer la profondeur.

Il était réservé à un prince que les Profanes respectent, que les Maçons chérissent, de briser les liens qui nous attachaient à des travaux utiles, de venir illuminer nos âmes, leur donner ce degré d'élévation qui les approchera de la sienne, et du but sublime de la Maçonnerie.    Il consent à se rendre à nos vœux,   et la nuée lumineuse semble déjà marcher devant nous ; il paraît ! ....  nous entrevoyons l'aurore d'un beau jour!....

Arrêtons, mes Frères!....   jouissons de ce spectacle magnifique! Savourons-en toute la douceur!....   il n'en sera jamais de plus brillant à nos yeux, de plus touchant pour nos cœurs.   Que notre attention soit uniquement attachée sur la personne de notre Sere­nissime Grand-Maître!   Que notre silence, le silence le plus exact, symbole de notre respect pour le chef de la Maçonnerie française, semble prêter, s'il est possible, un degré de majesté à la cérémonie imposante qui va rendre ce jour à jamais mémorable, et digne d'être consacré dans nos fastes!

Vous avez daigné me confier l'usage de la parole ; je sens, mes Frères, toute l'étendue de cette faveur ;  je sens toute l'immensité des devoirs qu'elle m'impose,  et je vous fais avec vérité l'aveu de mon insuffisance.

Pardonnez-moi, si j'ose interrompre quelquefois le cours de cette auguste cérémonie ; vous m'en avez fait une loi, en me chargeant de vous développer les symboles maçonniques, et d'être l'organe de la vérité.    Heureux si elle ne s'affaiblit point en passant par ma bouche !   et mille fois heureux, si elle vous persuade ! "

"Mes Frères, voilà votre chef ; voilà celui qui doit vous condui­re dans les sentiers de la vertu.    Ecoutez-le,  imitez-le, suivez son exemple."

 Discours N°2 Orateur

"Sérénissime Grand-Maître,

Très-Illustre frère Administrateur-général,

Très-Vén.*. F.*. Grand-Conservateur,

Respectables Frères, Grands-Officiers d'honneur, Très-Vénérables Frères en exercice du G.'.O.*. de France, frères Visiteurs en tous vos grades, frères Officiers dignitaires de cette Loge :

Mes Frères, nous venons d'assister à la plus auguste des cérémonies,  et nos cœurs doivent être pénétrés du respect qu'elle a dû imprimer dans nos âmes. Pendant qu'elle a duré, ma faible voix a été l'organe des lumières, pour vous développer les différens symboles qui nous entourent.    Permettez-lui, mes Frères, d'être encore l'organe de nos cœurs   ;  laissez-les parler par ma bouche. Réunissons nos accens, mes Frères ; que la voûte de ce Temple en résonne!   Osons les porter, avec nos respectueux hommages, aux pieds du Sérén.". Grand-Maître.

Les faveurs dont il vient de nous combler par sa présence, nous sont un sûr garant qu'il daignera en accepter l'offrande.

Que d'actions de grâces ne lui devons-nous pas ? Nous favoriser de son auguste présence, inaugurer lui-même notre Temple, installer un Vénérable que nos suffrages avaient désigné !   Ah ! mes Frères, l'excès de la reconnaissance m'ôte la voix. 

Ma bouche ne peut exprimer tout ce que sent mon cœur ; j'ose en appeler à celui du Sérénissime Grand-Maître, le conjurer de descendre dans les nôtres : il y verra nos dettes acquittées.

Et vous, Très-Illustres, Très-Respectables frères Grands-Adjoints, qui avez participé d'une manière si efficace à nos travaux, que ne vous devons-nous pas aussi !   Vous étiez les émanations de la vraie lumière que vous avez fait passer jusqu'à nous. Daignez agréer les témoignages de la plus sincère gratitude de la part des Frères qui vont se regarder comme vos enfans! Très-Vénérable, vous serez désormais la première lumière de cet Orient. Ce titre est magnifique ;  le grade qui vient de vous être conféré est sublime ; vous ne perdrez jamais de vue toutes les obligations qu'il vous impose,  tous les devoirs qu'il exige.

La vigilance, la prudence, la sagesse, la prévenance, la douceur et la fermeté, toutes ensemble vont entourer votre trône, comme elles habitent en votre cœur.

Vous éloignerez les mauvais Maçons ; vous préviendrez les désordres qu'ils feraient naître  ;  vous serez notre ami, comme vous serez notre chef  ; vous serez adoré de vos Frères  : c'est le sort qui vous attend, Très-Vénérable. Le mien sera d'admirer vos succès, de citer sans cesse pour exemple à mes Frères, notre Sérénissime Grand-Maître, notre Très-Illustre Administrateur-général, notre Grand-Conservateur, notre Vénérable ; de leur répéter les obligations que nous leur avons ; de prier le G.*.A.*.D.*.L'U.*. de leur accorder joie, salut et prospérité ; de répandre sur eux les lumières connues des seuls vrais Maçons,  et de favoriser de ses divines influences le temple de la Candeur, qui ne cessera de travailler sous leurs auspices."

Discours N° 3 Vénérable

"Très-cher, Très-Illustre et Très-Sérénissime Grand-Maître,

Vous voyez ici rassemblés des Maçons qui se sont rendus avec empressement, pour être témoins de la faveur que vous daignez nous faire aujourd'hui. Ceux de nos Frères qui maçonnent aux extrémités les plus reculées du royaume seraient accourus enfouie pour recevoir quelques rayons de la lumière éclatante que répand en tous lieux la présence du Sérénissime Grand-Maître, si nous avions été instruits assez tôt de notre bonheur, pour leur en faire part.

Pour nous, membres de cette Loge, nous n'avons jamais senti de joie si vive et si pure que celle que nous éprouvons dans ce moment, en vous voyant partager nos travaux.  C'est un bonheur trop grand pour que nous puissions espérer qu'il se répète souvent ; mais, au moins, Très-Sérénissime Grand-Maître, nous osons vous prier de nous donner l'espérance qu'il se renouvellera quelquefois.

Vous ne trouverez point dans notre Temple les plaisirs vifs qui doivent naître partout sous vos pas, nous vous offrirons la jouissance de la vertu que vous aimez, et dont nous suivrons bien plus sûrement les lois, si nous avons quelquefois sous les yeux un si grand modèle.

Nous vous y offrirons les plaisirs de l'égalité, dont vous vous trouvez      sans cesse éloigné par le rang où la nature et les lois vous ont placé, mais dont vos qualités personnelles vous rendent digne à tant de titres, aussi bien que des Grandeurs. Cette égalité a ses plaisirs, et nous connaissons votre cœur: nous savons trop à quel degré il possède la connaissance de l'homme, pour n'être pas persuadés que vous savez les goûter.

Jusqu'à présent, je n'ai été que l'organe de mes Frères ;  je n'en ai pas moins senti, Sérénissime Grand-Maître,  la faveur personnelle que vous avez bien voulu me faire, en m'installant Vénérable,  et en acquiesçant, à cet égard,  au vœu   d'une Loge, dont les suffrages se sont réunis pour me confier des fonctions si éminentes,  tout indigne que je suis de les remplir.

L'époque de cette cérémonie mémorable sera consacrée à jamais dans les fastes de notre Orient;  mais ce souvenir précieux sera gravé en caractères bien plus ineffaçables dans le fond de mon cœur."

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