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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 21:46

LE GRAND ORIENT DE FRANCE,

A TOUTES LES LOGES RÉGULIÈRES DU ROYAUME

Un Comité de Maçons irréguliers vous a adressé un imprimé à la tête duquel il prend les titres de Souverain Conseil des Empereurs d'Orient & d'Occident, sublime Mère-Loge Ecossaise du Grand Globe François, Souveraine G. L. de France : quoique nous ne devions pas craindre que des Maçons qui ont suivi nos travaux, puissent avoir quelque confiance dans cet ouvrage, nous croyons cependant devoir vous éclairer sur l'existence de cette prétendue G.L., & sur les lumières qu'on pourrait en attendre.

Avant l'établissement de notre G. O., la G. L. de France était chargée de l'Administration générale de l'Ordre en France, & composée des Vénérables des LL. de Paris, lesquels étaient presque tous inamovibles. Elle pouvait alors prendre les titres attribués aux hauts grades, puisqu'elle représentait toutes les LL., nous en exceptons celui de Souverain qui n'a jamais été Maçonnique : il n'y a point de souveraineté entre des égaux. Mais ces pouvoirs & ces titres furent anéantis lorsque les Députés de toutes les LL. du Royaume se réunirent pour former une Assemblée nationale des Représentants des LL. de France. C'était en eux que résidaient tous les pouvoirs des Maçons Français ; eux seuls purent donc élever, & élevèrent eu effet la G. L. nationale connue depuis sous le titre distinctif de G. O.. Dès cet instant la G. L. de France cessa d'exister sous ce titre & sous sa forme première, & en prit une nouvelle, celle de notre G. O..

Le premier travail des Représentants des LL. fut de détruire l'inamovibilité qui était entièrement contraire à la liberté & à l'égalité, ces bases fondamentales de notre Ordre, & qui avaient donné naissance aux abus les plus dangereux, surtout à des abus pécuniaires. Tous les Vénérables des LL. de Paris, tant ceux qui étaient inamovibles, que ceux qui ne l'étaient point, concoururent, par des Députés, aux opérations de la G. L. nationale, signèrent toutes ses Planches, & reconnurent ses décisions. Cependant plusieurs d'entre eux se virent avec regret privés du droit de présider continuellement leurs Frères, & des avantages que ce droit pouvait leur procurer. Plus touchés de leur intérêt personnel que de celui de la Maçonnerie, ils se séparèrent de la G. L. nationale, s'assemblèrent clandestinement, sans l'aveu du S. G. M., sans celui du T. Il. Administrateur-Général, & prétendirent continuer la G.L. de France, qui devenait alors une assemblée illégitime, sous un titre usurpé, puisqu'elle était sans pouvoirs, & qu'il n'y avait plus de G. L. de France depuis l'établissement de notre G.O..

Ces faux Maçons réclamèrent & réclament encore les actes d'acceptation du S. G. M. & du T. Il. Administrateur-Général, mais sur quoi cette réclamation est-elle fondée ? Ces actes ont été délivrés à l'ancienne G. L. de France, & ne peuvent donner aucun droit à celle qui prétend l'être aujourd'hui. Notre G. 0., autorisé par les pouvoirs les plus légitimes, a succédé à la première, par conséquent tous, les actes qu'elle avait lui appartiennent. Quand mène il serait vrai que cette prétendue G. L. eût quelques actes en sa possession, ils seraient détruits par ceux donnés depuis à notre G. O. par le S. G. M. & le T. Il. Administrateur-Général. Vous en avez la preuve dans la Planche du T. Il. F., Duc de Luxembourg, datée du vingtième jour du septième mois de l'an 5773, dont la copie est insérée dans la deuxième Partie du premier Volume de notre Etat, page 73. Le T. Il. Administrateur-Général y dit spécialement :

"Nous regardons comme irrégulière, illégale, contraire au bon ordre & à l'esprit Maçonnique, toute composition se disant G. L. de France, autre que celle à laquelle nous avons constamment présidé depuis le cinq Mars dernier (1773) jusqu'à ce jour et dont le détail des travaux a été envoyé à toutes les LL. du Royaume, souscrit du T. V. F. Baron de Toussaint, en sa qualité de Secrétaire Général du G. O. de France, & du T. V. F. Hue de Bréval, en celle de Garde des Sceaux dudit G. 0. ; & attendu l'abus que nous savons avoir été fait de notre signature & de notre sceau particulier, nous annullons tout titre constitutif & tout papier Maçonnique, auquel notre signature & ledit sceau sont apposés, sans le timbre nouveau du G. 0. & les signatures des deux susdits FF. (ils étaient alors, l'un Secrétaire-Général, & l'autre Garde des Sceaux de notre G. O..)"

L'exposé de quelques faits vous donnera une idée de cette prétendue G. L. de France & de sa composition. C'est à regret que nous remettons sous vos yeux les fautes de nos FF., mais nous nous voyons forcés de vous instruire pour vous préserver de l'erreur. Le neuvième jour du premier mois de l'an 5773 la G. L. nationale établit une commission pour juger en dernier ressort un différend élevé entre le V.F. de la Chaussée, Officier honoraire de notre G. O., & le F. Labady dont il est fait un éloge pompeux dans l'imprimé du prétendu Conseil Souverain. Le F. Labady reconnut ladite Commission, se rendit à ses Assemblées, répondit à toutes les demandes qui lui furent faites, & sollicita son jugement. Cette Commission, dont le travail a été envoyé à toutes les LL., a regardé le F. Labady comme insuffisamment justifié des faits Maçonniques à lui imputés, & lui a interdit, pendant neuf mois, toutes fonctions Maçonniques quelconques. Le dix-huitième jour du premier mois 5775, nous vous annonçâmes, par notre Circulaire, que le même F. était toujours interdit, &, ce qui est à remarquer, c'est que, dans le même-temps, la prétendue G. L. de France avait sur la réquisition de son Orateur par un jugement solennel, (rendu sur plusieurs chefs d'accusation), exclu le F. Labady & qu'elle lui avait reproché, entr'autres choses, de ne s'être point lavé des inculpations à lui faites par la décision de notre Commission. Aujourd'hui cette prétendue G. L. de France élève une Statue à ce F. qu'elle a solennellement exclu.

Voici un fait qui caractérise de plus en plus l'esprit de cette Société clandestine. Lorsque l'imprimé de ce prétendu Conseil Souverain nous fut dénoncé pour la première fois, nous fûmes étonnés d'y voir les noms des VV. FF. Bruneteau & Gerbier, le premier, Officier honoraire de notre G. O., & le second Député d'une L. de Paris, & ancien Officier de notre G. O. ; nous invitâmes en conséquence ces deux FF. à se rendre à notre Chambre d'Administration, où ils déclarèrent, le vingt-unième jour du douzième mois de l'année dernière, qu'ils ne connaissaient

que de ce jour cet imprimé, que c'était sans leur participation qu’on y avait mis leurs noms, & que l'adresse pour les Souscriptions avait été indiquée chez le V.F. Bruneteau. Déclaration qu'ils ont consignée par écrit.

Vous voyez, TT. CC. FF. , quelle peut être cette prétendue G. L.* de France, composée de Maçons irréguliers, réunis sans l'aveu du S. G. M. , à laquelle même il a fait défendre expressément de se servir de son nom, & qu'elle valeur vous devez attacher aux actes qu'elle réclame. Il serait à souhaiter que nous fussions les maîtres d'empêcher toutes ces Assemblées clandestines qui font le plus grand tort à notre Ordre, mais les Maçons n'emploient jamais la puissance coactive. Nous devons donc nous contenter de vous faire connaitre l'irrégularité de pareilles Assemblées, & de vous inviter à laisser leurs ouvrages dans l'oubli.

Nous sommes, avec les sentiments de la plus tendre fraternité, par les N. M .A. V. C..

TT. CC. FF.,

Vos Affectionnés & très-dévoués FF.

 

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commentaires

van Win Jean 03/01/2010 22:52


L'important envoi de ce jour est à nouveau d'un très grand intérêt. Refélicitations et " pourvou qué ça doure" !!


MONTALEAU 09/01/2010 22:15


Ce sont en effet des documents fondamentaux et rares.
La mine est malheureusement épuisable et les textes importants commencent à manquer.
Fraternellement


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