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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 10:14

Le Rite français, descend presque en droite ligne des premiers rituels anglais introduits après 1730 en France.

 Une tentative de reconstitution historique permet d’aborder le sujet.

En Angleterre au XVIIIe siècle les loges se réunissent autour d’une table, à l’étage d’une taverne ou d’un établissement similaire. Le Vénérable Maître siège à une extrémité et les deux surveillants à l’autre extrémité. Ce sont les seuls officiers dignitaires de la loge et là ils en sont les représentants aux tenues de Grande Loge où ils votent librement en fonction des intérêts de la loge. Les cérémonies proprement dites sont brèves et l’essentiel du travail maçonnique consiste en répétitions des catéchismes. Tous les membres arrivent ainsi à connaître le rituel par coeur. Cette mémorisation trouve sans doute sa source dans le fait que l’art de la mémoire est vivace dans une société où la Bible est très bien connue. Complémentairement les locaux de la loge sont mal éclairés, les frères n’ont pas une grande habitude de la lecture et les lunettes indispensables à partir d’un certain âge sont rares et chères.

Comment et où les fondateurs de la Franc maçonnerie française ont-ils été reçus Francs-maçons ? Nul n’a de réponse à cette question. Pas plus que nous ne possédons le moindre indice quant aux rituels en usage. Masonry Dissected  va être traduit en français avant 1738, et circule sous le manteau à Paris. En 1745, Les Franc-maçons trahis et le secret des Mopses révélé présente un rituel complet pour les trois degrés. Cet ouvrage et toutes les divulgations françaises qui vont suivre seront finalement codifiés par le Grand Orient de France quelques années avant la révolution de 1789. Le rite français sera publié par Roëttiers de Montaleau, Grand Vénérable du Grand Orient de France en 1801, sous le titre de Régulateur du Maçon.

Entre 1738 et 1801, la Franc-maçonnerie en France et en Europe va abandonner son rituel d’origine britannique pour établir un système purement français. Les raisons en sont multiples et provoquent un changement fondamental dans l’approche de la Franc-Maçonnerie. Au XVIIIe siècle, la Grande Loge d’Angleterre se considère comme la Mère Loge du monde et elle insiste pour que toutes les loges en Europe et d’ailleurs reconnaissent sa souveraineté. Elle n’intervient pourtant en rien dans le fonctionnement des loges qu’elle crée ou qui s’affilient à elle. Elle estime que toutes ces loges travaillent comme celles de Londres. Comme il est interdit de mettre sur papier les rituels, les mots et signes de reconnaissance, elle suppose que ceux-ci sont connus et semblables aux siens. C’est donc la mémoire des premiers fondateurs de loges en France sur lesquels repose l’usage correct des rituels. Alors même qu’un autre obstacle se dresse : les traductions d’anglais en français. Elles ne peuvent être effectuées par des traducteurs professionnels, pour autant qu’il y en ait eu qui soient Francs-maçons. Aussi les traductions du vocabulaire purement maçonnique sont presque toujours très approximatives. On fait plus souvent appel à une analogie plutôt qu’à une traduction correcte et cette situation existe toujours aujourd’hui. Si cela ne suffisait pas, il se glisse une fausse interprétation fondamentale de ce qu’est la Franc-maçonnerie en Angleterre. Elle est supposée détenir des secrets très précieux. Ce qui est une grave erreur pour une institution dont le but essentiel est la charité envers ses membres. Aussi les premières loges en Europe qui prétendent être en possession des secrets de la Franc-maçonnerie acquièrent la réputation d’être une société secrète, ce qui est interdit dans la plupart des pays, et de posséder des secrets très précieux. Si on ne possède pas ces secrets on les invente et ainsi apparaissent de nombreux prétendus Hauts Degrés. La communication de ces secrets, dans l’esprit de la plupart des gens, représente des moyens de s’enrichir, soit par magie ou par des opérations alchimiques. Ces secrets ne peuvent donc être connus que par des personnes dignes de les recevoir. D’où la hiérarchie des grades pour permettre à la Franc-Maçonnerie de s’adapter à la société de castes qui règne en Europe. C’est ainsi que dès 1745 des grades supérieurs à celui de Maître Maçon apparaissent sous le nom d’Écossais. Ragon cite plus de 1 000 grades divers.

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commentaires

chemistry dissertation 12/10/2009 15:06


Blogs are so informative where we get lots of information on any topic. Nice job keep it up!!


MONTALEAU 14/10/2009 23:00


Thank you very much.


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