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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 17:36

CONSTITUTION EN USAGE AU ROYAUME DE NAPLES ENTRE 1750 ET 1785.

Statuts préliminaires du R. Ordre des Francs-Maçons à lire lors de la Réception de tout nouveau Frère, dans lesquels sont prescrits les principaux critères requis de tous ceux qui aspirent à être admis selon les Anciennes Archives des Loges répandues sur la surface de la Terre et qui sont pratiqués et observés par toutes les Loges de l'Ordre. 

 I Qui aspire à être admis dans le Très Respectable Ordre, doit avant toute autre chose, promettre et jurer solennellement, un zèle sincère et inviolable pour la Religion, pour son Souverain et pour celui qui règne là ou la Loge est ouverte et d'être de bonnes et honnêtes mœurs.

II Les Athées déclarés sont refoulés ou exclus de l'Ordre, à moins qu'ils n'aient abjuré, préalablement leurs erreurs en pleine Assemblée et sont également proscrits les Juifs, les Turcs et les Gentils, tous les membres devant absolument être Chrétiens, c'est-à-dire professer l'une des différentes Communions Chrétiennes des Baptisés.

III Quiconque sera également suspecté de vice infâme et contre nature sera indigne d'être admis dans la Respectable Société, à moins qu'il n'ait donné des preuves assez claires de son innocence durant trois ans et de son respect pour le beau sexe ou à moins qu'il s'amende.

IV Tous ceux qui placeront leur bonheur dans la boisson, la bonne chère ou dans toute autre sorte de vice et le perfectionnement de leur Esprit dans le jeu, faire le pitre ou en apprenant l'histoire des Favorites, parler dans le langage des ruelles et lire des Œuvres variées, ne sont pas capables d'entrer dans l'Ordre.

V Ceux qui sont habituellement bizarres, idolâtres et préoccupés de leur propre personne ou de leur apparence, de leur perruque et de leurs ornements, sont obligés, dès leur réception dans l'Ordre, de se vêtir simplement, sans galons, sans broderies sans frange et sans aucun ornement féminin durant tout le temps de son Noviciat.

VI Les tristes hypocrites en valeur et en fausse dévotion probatoires, sont proscrits de la Société.

VII Qui sera en conflit avec un Membre de la Société, ne pourra être admis s'il n'a promis préalablement, de se réconcilier avec son ennemi et chacun qui le verra à l'Assemblée ou dans la Société, devra le traiter à l'avenir comme un Ami et un Frère.

VIII Ceux qui désirent ardemment être admis dans l'Ordre, devront obligatoirement, dès leur réception, être disposés et résolus à ne pas montrer le moindre ressentiment ou à vouloir tirer vengeance d'un Frère pour quelque motif que ce soit, dispute ou occasion qui pourrait survenir, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la Loge mais il doit se sentir obligé de porter ses justes doléances devant l'Assemblée des Maîtres et en attendre le règlement ou la sentence et s'en remettra absolument à la sagesse et à l'arbitrage qui devra arranger et accorder les parties qui, d'aventure, pourraient s'être opposées entre les Membres.

Ceci est un article primordial, s'il en était autrement, il s'agirait d'une procédure diamétralement opposée à l'esprit des excellents et fondamentaux Statuts de l'Ordre dont le but, vrai, sérieux et important, consiste, avant out, à maintenir une Amitié et une Fraternité entière et inaltérable entre les Membres de ce respectable Corps.

IX Il n'est permis à aucun Frère se trouvant en conversation ou dans quelque réunion ou avec des échanges mal à propos, de discourir sur les défauts et faiblesses de Frères mais on doit se reconnaître dans l'obligation précise d'en parler toujours en bien et avantageusement, avec prudence, de manière à excuser et couvrir de la meilleure façon qu'il sera possible ces défauts , petites légèretés ou manquements dans lesquels ce Frère se retrouverait.

X Le critère principal et fondamental, à la base de tous les autres, que la Respectable Société nous propose, étant de vivre en harmonie entre Frères dans une Amitié et une Fraternité sincères et indéfectibles, elle exige rigoureusement à cet effet qu'avant chaque admission s'il avait eu ou s'il ya une relation galante avec la femme d'un Frère, que dans ce cas, on doive jurer solennellement de s'abstenir dans l'avenir de telles relations afin de ne pas donner la moindre occasion de rancœur, de dérangements ou de rixes entre Frères. Et cela ne doit pas seulement comprendre la femme du Frère de cette Loge mais , en général, de toutes les Loges de Frères Francs-Maçons, reconnus comme tels, de quelque Loge qu'ils soient dans celles réparties sur la surface de la Terre.

XI Celui qui aspire à être admis parmi les Frères de l'Ordre, est tenu et déclare qu'il est sincère, loyal et de bonne foi en toutes choses et, à cet effet, il doit promettre solennellement lors de sa réception, de n'être ni menteur, ni mensonger de quelque manière que ce soit et avec qui que ce soit et particulièrement avec les Frères car le mensonge est un vice intrinsèquement destructeur de la société humaine.

XII Toute personne qui, jouant de son esprit, s'est amusée à écrire des satires ou autres compositions, en vers ou en prose, au détriment de la réputation d'autrui, ne pourra être admise dans l'Ordre si elle ne promet pas préalablement et publiquement devant l'Assemblée des Frères à détruire les écrits médisants et si elle ne s'engage pas à réparer le préjudice occasionné par les autres écrits.

XIII Tous ceux qui ont été reçus dans l'Ordre, sont tenus de promettre qu'à l'avenir, ils placeront le plaisir de savoir avant celui de briller et qu'ils auront le Beau à l'esprit et le Bien dans le cœur et que jamais il ne montreront sans l'amour de l'autre.

 Document transmis par notre B.A.F. VOLKER

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