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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 20:34

GRAND ORIENT DE FRANCE

21 juin 1771. — La G.-L. de France reprend ses travaux.

24. — Les Frères bannis se présentent à l'assemblée de la Grande-Loge avec l'acceptation, signée de M. le duc de Chartres, de la dignité de Grand-Maître -, ils mettent pour prix, à la remise de cette pièce, le rapport du décret de bannissement prononcé contre eux, et la révision de toutes les opérations faites pendant leur absence. Les conditions sont acceptées ; on rapporte les décrets, et la Grande - Loge procède à l'élection du duc de Chartres comme successeur du comte de Clermont son oncle. Les Frères bannis récriminent de nouveau, dénoncent des abus, des vols, des exactions commises ; ils demandent la nomination d'une commission chargée de présenter un plan pour remédier aux maux qui affligent la Maçonnerie française. La Grande-Loge nomme huit commissaires pour lui faire un rapport à ce sujet.

4 août. — On publie des règlements pour la régularité des travaux des Loges.

10 septembre. —Depuis longtemps, des constitutions avaient été délivrées par des gens de tous les partis à une multitude de Loges en France ; d'autres avaient été expédiées par les Frères bannis ou par MM. Chaillon de Joinville, de La Chaussée, etc., au nom de la G.-L., pendant la suspension de ses travaux ; elle prend un arrêté portant que toutes les Loges de France seront tenues de faire renouveler leurs constitutions, et qu'à cet effet, toutes celles existantes seront déposées à son secrétariat pour être examinées par six commissaires, afin de les viser et de fixer la préséance des Loges.

17 octobre. — Circulaire de la Grande-Loge de France, annonçant l'élection de M. le duc de Chartres à la dignité de Grand-Maître , et son acceptation ; elle avertit les Loges que l'installation du Grand-Maître doit avoir lieu à la fin de novembre 1771, et les invite à assister, par députés, à cette solennité. Dans cette même circulaire elle fait part du projet qu'elle a d'écrire l'histoire générale de l'Ordre maçonnique en France ; elle demande des renseignements à ses administrés. (Cet ouvrage n'a pas été fait).

17 décembre. — Établissement de vingt-deux Grands-Inspecteurs provinciaux chargés de visiter toutes les Loges du royaume, de maintenir l'exécution des règlements, de vérifier les registres des Loges , de constater l'état des travaux, à la charge de tenir écritures de leurs opérations pour en rendre compte à la Grande-Loge dans les assemblées de communication de quartier. La durée de ces fonctions est fixée à trois ans.

1772-, on présente le plan d'une nouvelle Constitution pour l'Ordre Maçonnique en France. Il est arrêté par les huit commissaires de la Grande-Loge,

Ils déclarent, le 24 décembre, que l'ancienne Grande-Loge de France a cessé d'exister ; qu'elle est remplacée par une nouvelle Grande - Loge nationale , laquelle fera partie intégrante d'un nouveau corps qui administrera l'Ordre sous le titre de GRAND ORIENT DE FRANCE.

5 mars 1773. — Première assemblée du Grand-Orient dans sa G.-L. nationale.

8. — Il confirme la nomination faite par la G.-L. de France, le 24 juin 1771 de S. A. S. le duc de Chartres pour G.-M. , et du duc de Luxembourg pour Administrateur-général.

9- — Il proclame la Grande-Loge nationale de France comme le seul et unique Tribunal réunissant la plénitude des pouvoirs de l'Ordre.

7 et 14 avril. — Des députés des Maitres de Paris se réunissent à ce corps ; on s'occupe de la rédaction des statuts.

14 juin. — Suppression de l'inamovibilité des Maîtres de Loges pourvus de constitutions personnelles.

26. — Le code des nouvelles lois maçonniques est définitivement arrêté ; on ordonne son impression et son envoi aux Loges.

12 juillet. — Érection des trois Chambres d'administration , de Paris et des provinces.

L'abbé Rozier présente un projet d'établissement des Grandes-L. provinciales.

24. — Installation des trois Chambres par le duc de Luxembourg. Une commission est nommée pour faire un règlement de discipline pour ces Ateliers.

26 — Dénonciation d'un libelle injurieux au Grand-Orient ; arrêté portant que ses auteurs seront recherchés et punis.

I°- septembre. — Arrêté portant que tout rétentionnaire des archives de l'ancienne Grande-Loge sera tenu de les remettre dans les mains de M. Méry d'Arcy, Garde des sceaux du G. O., à peine de suspension.

22 — Dénonciation d'un imprimé de seize pages, dirigé par la Grande Loge de France contre le G. O., et lettre du duc de Luxembourg, par laquelle il déclare qu'il regarde comme illégale et contraire au bon ordre et à l'esprit maçonnique une réunion de certains Maçons se disant Grande-Loge de France, retenant illégalement les sceaux du G. O., et s'en servant pour sceller des constitutions, etc.

28 octobre.- Installation de Louis-Philippe-Joseph d'Or¬léans , duc de Chartres, prince du sang, à la dignité de Grand-Maître de toutes les Loges régulières de France. La cérémonie a lieu dans la petite maison du prince dite la Folie-Tilon , rue de Montreuil, faubourg St.-Antoine.

27.décembre —— Suppression de la nouvelle Grande Loge nationale, et création d'une Chambre de conseil investie de ses attributions ; décret portant que toutes les Loges de France seront tenues de faire renouveler leurs constitutions.

GRANDE LOGE DE FRANCE.

17 juin. —Les Maitres de Loges parisiens, qui ne veulent pas que soit supprimer l’inamovibilité des Maitres, se réunissent sous couvert de la Grande Loge de France.

La Grande Loge de France, déclare le nouveau corps qui s'est formé auprès d'elle , à Paris, sous le titre de Grand Orient, subreptice, schismatique et illégalement formé par une poignée de factieux.

Les huit commissaires qu'elle avait nommés en 1772 pour lui faire un rapport sur les abus introduits dans l'Ordre, sont déchus de tous privilèges maçonniques , dégradés du titre de Maçons et dénoncés à toutes les Loges de France comme des infâmes qui avaient trahi les intérêts de la Grande-L. en se rangeant du côté des factieux et en contribuant ainsi à la formation du soi disant Grand-Orient.

IER. septembre. — La Grande-Loge de France voulant arrêter les désordres qui devaient, selon elle, résulter des troubles occasionnés par le schisme introduit, députe M. Duchaussoy au Grand-Orient assemblé, avec mission de rappeler ces Frères à leurs devoirs et à leurs obligations, et de leur remettre en même temps les arrêtés pris contre eux.

Le député fut admis dans l'assemblée ; mais à peine eut-il exposé le sujet de sa mission, qu'il fut sommé de se retirer ; le G. O. lui déclara qu'il ne reconnaissait d'autre corps régulier en France que lui-même, et que les écrits qu'il présentait au nom d'une soi disant Grande-Loge ne méritaient aucune attention.

23 octobre. — Circulaire aux Loges de France, en réponse à la lettre adressée par M. le duc de Luxembourg au G. O., le 22 septembre précédent. La Grande-L. défend à celles de sa juridiction de reconnaître les arrêtés du G. O.

24 décembre. — Nouveaux décrets contre le G. O. — La Grande-Loge casse tous ses arrêtés, défend aux Loges de Paris et des provinces de se réunir à lui, enjoint à celles qui l'ont reconnu de s'en séparer à l'instant, sous peine d'être supprimées de la liste des Loges régulières de sa juridiction.

ACTA LATAMORUM
C-A THORY

 

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