Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 21:04

1774

GRAND ORIENT.

26 janvier. — M. Bacon de la Chevallerie est nommé Président de la Chambre de Paris.

Arrêté portant que les Officiers honoraires seront éligibles aux offices ordinaires, en déposant leurs brevets aux archives. M. Tassin de l'Etang est nommé Trésorier du G. O. de France. (Il a péri victime de la révolution.)

31. —-M. Poncet, architecte du G. O. , est chargé de chercher un local convenable pour les travaux, et de faire un rapport à la prochaine assemblée.

7 mars. — On communique des lettres de la Grande-Loge de Londres et de la Loge aux Trois - Globes de Berlin. — M. Poncet propose une maison dite l'ancien Noviciat des Jésuites, et un terrain ; rue du Pot-de-Fer, faubourg Saint - Germain, pour y construire un temple destiné au G. O. : le local est accepté et le loyer fixé à 54oo,f. par an, à compter du 24 juin 1774-

Ouverture d'une souscription pour l'acquit des dettes urgentes contractées par le G. O., avec les ouvriers, fournisseurs, etc.

Plusieurs Loges de Lyon se réunissent et demandent l'érection d'une Grande-Loge provinciale.

6 juin. —Création d'un office d'adjoint au secrétariat, avec appointements.

10. — Le G. O. prend sous son gouvernement les Loges d’adoption, à condition qu'aucun Maçon ne pourra se trouver dans ces sortes d'assemblées qu'avec des Maçons réguliers, et lorsqu'elles seront tenues par le Vénérable d'une Loge régulière où les Officiers qui doivent présider en son absence.

Deux Maçons dans le malheur et appartenant à des Loges de la constitution de la Grande-Loge de France font solliciter des secours. Arrêté, portant que le G. O. n'exercera aucun acte de bienfaisance envers les Maçons irréguliers.

24 — Assemblée du G. O. pour célébrer la fête de l'Ordre. Une collecte extraordinaire est faite : elle suffit pour délivrer tous les pauvres emprisonnés pour mois de nourrice et trente-cinq autres individus déjà condamnés à subir le sort de ces victimes infortunées. Règlement concernant les députés et représentants des Loges. Chaque député ne peut représenter que cinq Loges. Ce règlement fut renouvelé en 1777, et dans différents temps.

25 juin. — Envoi aux Loges de la décision du G.O. concernant les Grandes-Loges provinciales.

12 août. —Le Grand-Orient prend possession de son nouveau local, rue du Pot-de-Fer.

27 décembre. —Réunion pour célébrer la Saint-Jean d'hiver. — Décision portant que les L. françaises, en Europe, auront deux ans pour se faire régulariser et reconnaître par le Grand-Orient ; et que celles qui sont au-delà des mers auront un délai de trois années ; que, faute par elles de se présenter dans ces termes, elles seront supprimées des listes et considérées comme irrégulières.

Dans le cours de cette année, le G. O. arrête qu'il ne reconnaîtra pas les comédiens et gens attachés aux théâtres publics comme Membres de l'Association, et qu'il leur refusera tous certificats qui pourraient leur donner des droits à la correspondance et à visiter les Loges régulières.

Il prononce l'exclusion des Loges contre tous ceux qui, dans les arts et métiers, ne seront pas maîtres.

L'expression d’Ordre royal, par laquelle on avait jusque là désigné dans les Loges l'Ordre de la Franche-Maçonnerie, est proscrite. On décrète que la Confraternité sera à l'avenir dénommée Ordre Maçonnique.

On fait un règlement qui déclare inamovible l'office de Grand-Maître.

GRANDE-LOGE.

27 décembre. — Réunion en grande assemblée de communication de quartier. La Grande - Loge prend le titre de SEUL ET UNIQUE GRAND ORIENT DE FRANCE, et procède à l'élection de ses Grands Officiers, sous les auspices du duc de Chartres {élu. par elle en 1771), Grand-Maître de toutes les Loges de France.

Arrêté qui déclare les membres et partisans d'un soi disant Grand-Orient de France qui s'est établi à Paris en 1772, irréguliers, et les range dans la classe des Maçons clandestins ; défend aux Loges anciennes de les recevoir à leurs travaux, à moins qu'ils n'abjurent leurs erreurs dans les mains du Vénérable Maître président à celle de ces Loges auxquelles ils se présenteraient, et ne promettent soumission aux règlements de la Grande-Loge. Le même arrêté défend à tous les membres des Loges de son association de visiter ce soi disant G. O. , sous peine d'encourir l'indignation de la G.-L., etc.

Dans cette année, plusieurs des officiers de la Grande-Loge qui avaient contribué à ériger le G. O. rentrent sous les bannières de la première, et abandonnent le parti de celui-ci.

1775

GRAND-ORIENT.

Le Grand-Orient s'occupe de fixer la forme du gouvernement maçonnique dans le royaume ; des règlements sont arrêtés concernant les députés et les représentants des Loges. Il adresse, le 18 mars, une circulaire dans laquelle il manifeste l'intention prononcée d'épurer l'Ordre et les Temples maçonniques profanés par la présence d'hommes corrompus. Il communique ses plans pour garantir l'institution de toute subversion nouvelle , et lui rendre sa splendeur et son utilité. Il charge quelques Loges des provinces de faire des informations sur la composition et les travaux d'autres Loges : celles-ci s'en formalisent et regardent ces recherches comme une injure. Un grand nombre refuse toute correspondance et ne répond point à ses appels.

5 juillet. — Une nouvelle commission est nommée pour réviser les règlements.

GRANDE-LOGE.

La Grande-Loge de France continue ses travaux, et constitue, dans cette année, huit Loges à Paris et un plus grand nombre dans les provinces.

1776

GRAND ORIENT.

i3 avril. — Traité d'union entre les commissaires respectifs du Grand Orient et les Directoires écossais établis selon le régime de la Maçonnerie réformée de Dresde , à Lyon, Bordeaux et Strasbourg.

31 mai. — Ce traité est adopté et sanctionné dans une assemblée extraordinaire.

24 juin. — Circulaire à tous les membres de l'Association ; le Grand Orient se plaint des Loges qui , jusque là, n'ont montré qu'un excès de défiance et de circonspection , qui refusent de répondre à ses circulaires et de l'aider à consolider son édifice. Il déclare qu'il ne reconnaîtra pour régulières que les Loges pourvues de constitutions accordées ou renouvelées par lui ; que les constitutions délivrées par les Grandes-Loges étrangères ne formeront point un obstacle qui puisse l'empêcher de délivrer de nouvelles patentes. Il fait passer l'état de ses recettes et dépenses depuis le 24 juin 1774 jusqu'au24 juin 1776, et sollicite de nouveau l'appui des Loges.

18 octobre. — Le Grand Orient arrête que ses délibérations les plus importantes et tout ce qui concerne l’histoire de l'Ordre en France sera imprimé dans un ouvrage qui aura pour titre : Etat du G. O. de France, et que cet ouvrage sera proposé par souscription aux Loges et aux Maçons réguliers.

Envoi des motifs du traité d'union avec les trois Directoires écossais établis selon le Rite de la Maçonnerie réformée d'Allemagne.

GRANDE-LOGE.

Cette année elle constitue huit Loges à Paris, et un plus grand nombre dans les provinces.

1777.

GRAND ORIENT.

I5 janvier. —Arrêté qui déclare irrégulières toutes les Loges de France qui n'ont pas fait renouveler leurs constitutions ; ordonne que , pour être reconnues régulières , elles seront tenues de se former en demande de constitutions nouvelles.

21 février. — Autre arrêté qui porte que les Loges et les Maçons ne pourront rien imprimer avant d'avoir communiqué leurs manuscrits -, que les Loges des provinces ne pourront rien faire imprimer en matière contentieuse.

11 avril. — Arrêté de la Grande - Loge du Conseil nommant une députation auprès du Grand - Maître pour solliciter de S. A. S. la faveur d'obtenir son portrait. Le prince accueille les députés et le promet, en disant : Je suis trop heureux que vous l'ayez désiré.

3 juillet. — Le duc de Chartres préside, pour la première fois, le Grand Orient depuis son installation. A cette époque, près de trois cents Loges en France concouraient à la composition de ce corps , et sa correspondance l'unissait , selon ses circulaires , à plus de douze cents Loges étrangères.

Le même jour, arrêté relatif à l'âge exigé pour être initié Apprenti , Compagnon et Maître ; on fixe , pour l'Apprenti, vingt-un ans ; pour le Compagnon, vingt-trois, et pour le Maître , vingt-cinq ans. On réintègre la Loge de l'Aimable-Concorde à Rochefort, laquelle avait été rayée des listes en raison de quelques irrégularités.

21 novembre. — Arrêté qui défend aux Loges de s'assembler dans des cabarets et chez des traiteurs.

S. A. S. le duc de Chartres étant tombé dangereusement malade, le G. O. célèbre sa Convalescence dans une fête, à la suite de laquelle on délivre des prisonniers détenus pour mois de nourrice ; — il ordonne l'impression d'un almanach des Francs-M., sous le titre de Comput Maçonnique ; — il décide que , dans les banquets , on joindra aux santés ordinaires celle de Caroline, reine de Naples, protectrice des Maçons persécutés.

GRANDE-LOGE.

Elle constitue plusieurs Loges à Paris et dans les provinces : le 1er. novembre, elle fait chanter un Te Deum dans l'église des RR. PP. Nazareth, rue du Temple, en actions de grâces de la convalescence du Grand-Maître. Une députation des Officiers de la Grande-Loge, composée de MM. Leveillé ; Lexcombal, Fordrain et Hamonis , est admise dans le palais du Grand Maitre, et lui présente une épitre en vers à cette occasion.

1778

GRAND ORIENT

1° Avril.- La G.L. Provinciale de Lyon fait lire par l’abée Jardin, dans l’assemblée de ce jour, un mémoire injurieux au grand Orateur ainsi qu’aux Directoires écossais ; mémoire dans lequel elle protestait contre leur réunion. Cette G.-Loge est suspendue de toutes fonctions maçonniques par une décision du Grand-Maître, confirmée par le G. O. — Le jugement fut annulé quelque temps après.

21 novembre. — Arrêté portant que tous les titres constitutionnels déposés au secrétariat du G. O. par celles des Loges de France qu'il a refusé de reconnaître , soit à cause de l'invalidité de ces titres , soit pour la mauvaise composition des membres , leur seront rendus ; il décide, le27 décembre suivant, que ces Loges pourront appeler, à la chambre du Conseil, du jugement qui les concerne.

GRANDE-LOGE.

27 décembre.— Assemblée de communication de quartier. Elle décrète l'envoi à toutes les Loges de France et de l'étranger d'une circulaire contenant ses griefs contre le Grand Orient. M. Gouillard fait, sur ses travaux, un rapport duquel il résulte que plusieurs Loges ont été constituées à Paris , et un plus grand nombre dans les provinces. La G.-Loge fait imprimer et distribuer ses règlements particuliers.

1779

GRAND ORIENT

19 Mars.- Arrêté du Grand Orient de France qui supprime la Loge des Neufs Sœurs, à Paris, du nombre des Loges régulières de sa correspondance pour cause d'indécences commises par un abbé envers une jeune personne , destinée à l'initiation , dans une assemblée d'adoption tenue le 9 mars, et pour d'autres motifs d'irrégularité.

M. de La Dixmerie répondit à ce jugement par un mémoire très-piquant; et le G. O. révoqua son arrêt quelques mois après.

i3 juillet. — La Loge de la Triple-Espérance, à Saint-Malo , fait passer un projet concernant l'armement, par les Francs-Maçons français , d'une frégate de 40 canons.

21 novembre. — M. de Chaumont prête serment au Grand Orient en qualité de Secrétaire particulier des commandements de M. le duc de Chartres pour les affaires concernant la Franche-Maçonnerie.

Cette année le G. O. fait imprimer, pour la première fois, le tableau géographique de toutes les Loges. —Pour célébrer la naissance de Madame (Marie-Thérèse-Charlotte de France), fille de Louis XVI, il distribue de nombreuses aumônes aux familles indigentes.

GRANDE-LOGE .

Elle donne, le 24 juin, une fête à l'occasion de la naissance de Madame , et délivre neuf prisonniers détenus au Fort l'Evêque pour mois de nourrice.

1780

GRAND ORIENT.

L'énormité des dépenses de l'établissement du G. O. qui pesaient sur ses Officiers , en fait déserter un grand nombre. —3 mars, le Grand Orient supprime le droit de bienvenue de 150 liv. que chaque Officier était obligé de payer lors de sa nomination ; il fixe la redevance annuelle de chacun d'eux à 96 livres. — 7 avril. Décision portant que les chambres ne pourront délibérer qu'en la présence de sept Officiers ayant voix délibérative. — 29 août. Autre arrêté portant que la Grande-Loge du Conseil ne pourra délibérer que lorsqu'elle sera composée de quinze votants, etc. —Envoi aux Loges de règlements particuliers pour leur gouvernement intérieur.

GRANDE-LOGE.

27 décembre. — Assemblée de communication de quartier. On nomme trois Présidents d'honneur pour suppléer, dans les travaux, S. A. S. le Grand-Maître.

1781

GRAND ORIENT.

6 mars. —Le Directoire écossais de Septimanie, séant à Montpellier, ayant formé, le 22 janvier précédent, une demande d'agrégation au G. O. conforme au traité fait avec les Directoires écossais en 1776, on arrête que ce même concordat sera commun au Directoire impétrant.

La Loge provinciale de la Vraie-Espérance , à Fridericheten , transmet au G. O. le projet d'une banque de fortune dont les bénéfices devaient être destinés à former un établissement de bienfaisance en faveur des Maçons malheureux. Cette Grande-Loge invite le G. O. et toutes les Loges de France à souscrire. Le 6 avril, le Grand O. décide que ce projet ne doit être considéré que comme un objet civil, qui tendrait d'ailleurs à faire sortir des fonds du royaume, et que les règlements de la Maçonnerie ne permettent pas de s'en occuper.

24 avril. — Ou propose une souscription pour un acte de bienfaisance annuel à exercer en faveur des orphelins dits enfants trouvés à Paris : ce plan, examiné dans huit assemblées du G. O. et approuvé du ministre , a échoué. Il a été renouvelé en 1796 sans plus de succès.

5 novembre. — Toutes contestations entre le G. O. et la Mère-Loge du Rite philosophique sont conciliées par un concordat passé entre les commissaires des deux corps. La Mère-Loge renonce à prendre son titre à l'égard du G. O. seulement, et consent à ne le conserver, dans sa correspondance, qu'à l'égard des LL. de la constitution du Rite philosophique. Le droit de constituer des Loges dans l'étranger lui est réservé, mais elle consent encore à employer l'expression agréger au lieu de celle constituer dans les établissements qu'elle pourra former dans l'intérieur de la France , etc.

17 novembre. — Le Grand-Orient admet en principe qu'un corps constituant ne doit pas se permettre d'établir des Loges dans un état où des Maçons reconnaissent déjà la juridiction d'un autre corps constituant ; que si le premier délivre des constitutions pour un pays où la Franche-Maçonnerie n'est pas encore établie , il ne doit le faire qu'avec l'intention d'y jeter les fondements d'un Grand-O. national.

C'est après avoir manifesté ces sentiments qu'il établit, à Varsovie, une commission à l'effet d'y constituer des Loges et d'y fonder un G. O., lorsqu'elles seront en nombre suffisant.

GRANDE-LOGE.

On lit, dans l'assemblée de communication, une lettre de la Loge de la Concorde des Centrons, à Moutier en Savoie, sollicitant la correspondance de la Grande-Loge. Nous pensons, dit cette Loge, que la correspondance entre les vrais Maçons devient plus nécessaire, depuis qu'une prétendue réforme , en France, cherche à s'étendre de toutes parts et à saper les fondements des travaux des vrais enfants de la veuve , etc.

1782.

GRAND ORIENT.

18 janvier. — Les commissaires nommés parle G. O. pour présenter une nouvelle rédaction des hauts grades ne s'occupant pas de ce travail, le G. O., fatigué de ces lenteurs, nomme une chambre dite des Grades , chargée spécialement de cet objet.

Arrêté portant qu'aucune Loge, ou aucun Maçon, ne pourra envoyer directement aux autres Loges des projets 1782. généraux concernant la Franche-Maçonnerie, quel que soit leur objet ; que tout projet doit être adressé directement au G. O. , qui, après examen, se chargera de le transmettre aux Loges et en suivra l'exécution.

Dénonciation au G. O., par le Grand-Orateur, contre la Mère-L. du Rite philosophique, comme ayant installé à Paris la Loge de St-Alexandre d'Ecosse. Il joint à cette dénonciation la lettre d'invitation qu'il avait reçue de cette Loge pour assister à la cérémonie et au dîner qui devait avoir lieu à la suite. Le Grand Orient nomme un rap¬porteur. Le parti des Exclusifs qui existait alors au G. O. voyait de mauvais œil le traité fait entre ce corps et la Mère - Loge, et faisait des efforts inutiles pour le faire rompre.

GRANDE-LOGE.

4 janvier. — Réunion en assemblée générale pour célébrer la naissance de monseigneur le Dauphin.

1783

GRAND ORIENT.

16 mai. — Circulaire aux Loges pour les inviter à adresser à la Chambre des grades, instituée en 1782, tous les degrés maçonniques dont elles sont en possession ; afin de mettre cet Atelier à même de les examiner ; les apprécier et les réduire.

Arrêté qui invite les Loges de Paris à ne donner l'initiation à aucune personne qui n'aurait pas trois mois de domicile fixe en cette ville. —Autre portant que toutes les affaires qui seront traitées dans les Chambres seront énoncées sommairement dans les lettres de convocation. — Autre arrêté portant que tout député a le droit de consulter les opérations et projets du Grand O. , et d'en prendre la copie lui-même, sans pouvoir exiger que des expéditions lui en soient délivrées par les employés au Secrétariat.

GRANDE-LOGE.

27 décembre. — Réunion en assemblée de communication de quartier. Elle fait passer a ses Ateliers le tableau de ses Grands-Officiers et la nomenclature des Loges de sa juridiction au nombre de 352 , tant à Paris que dans les provinces.

1786

GRAND ORIENT.

La Chambre des grades , établie par le Grand Orient, donne son travail sur les nouveaux degrés maçonniques qu'elle avait été chargée de confectionner : elle les présente divisés en quatre ordres ; savoir , Élu, Écossais , Chevalier d'Orient et Chevalier Rose-Croix. Ils sont adoptés par le G. O. , qui décide qu'ils seront les seuls reconnus et pratiqués dans les Chapitres attachés aux LL. de sa juridiction.

17 février. — Réunion du Grand - Chapitre général de France au Grand Orient ; lequel , attendu le concordat fait entre ce Chapitre et celui de Rose-Croix , présidé par le docteur Gerbier, fait remonter les travaux de cette association nouvelle au 21 mars 1721.

26 août.— Le Grand-Chapitre de l'Ordre de H-D-M. , séant à Rouen, fait passer au G. O. la copie de ses constitutions d'Edimbourg, lui donne avis de son organisation et de l'intention dans laquelle il est de tenir ses travaux dans l'intérieur de la Loge de l'Ardente-Amitié , à Rouen. La communication est fort mal accueillie ; le G. O. déclare qu'il ne reconnaîtra pas cette Grande-L. ; et interdit à l'Ardente-Amitié de lui donner asile.

Cette Loge ayant persisté, des contestations survinrent, et, à leur suite , la Loge de l'Ardente Amitié fut rayée des Loges de la correspondance du Grand Orient. Elle a été réintégrée en 18o4-

GRANDE-LOGE.

27 décembre. — Assemblée, pour l'élection des Grands-Officiers. Rapport du Grand-Orateur sur le nombre des Loges constituées depuis la dernière élection ; vingt-sept avaient été ajoutées aux anciennes. M. Picard, avocat au parlement de Paris, est élu président.

1787

GRAND ORIENT.

Cette année le G.O.défend aux Loges de tenir leurs travaux dans les auberges et les cabarets. - M. Roettiers de Montaleau est élu président de la Chambre des Provinces.

1788

GRAND ORIENT.

13 Octobre. - Le G.O. arrête qu'aucune Loge régulière ne pourra tenir ses travaux dans un local occupé par une Loge irrégulière ou une société profane, à peine d'être rayée de la liste des Loges correspondantes.

1789

GRAND ORIENT et GRANDE LOGE.

Les circonstances politiques influent sur les travaux de l'institution et en arrêtent les progrès ; néanmoins, le G. O. constitue douze Loges , dont deux à Genève , dans le cours de cette année. La Grande - Loge de France en établit cinq, tant à Paris que dans le royaume.

20 avril. —M. le duc d'Orléans préside les travaux de la Mère-Loge du Rite écossais philosophique.

1790

GRAND ORIENT et GRANDE LOGE.

Les travaux maçonniques languissent en France. Les Frères entrainés par les affaires publiques négligent las Assemblées.

1791

GRAND ORIENT.

Presque toutes les Loges du royaume sont fermées et les maçons poursuivis dans toutes les provinces. Le G.O. constitue cependant encore, cete année, deux ou trois Loges.

GRANDE LOGE.

Elle interrompt ses travaux, et ses membres se dispersent. 

1792

GRAND ORIENT.

Le Grand Orient de France accorde encore, cette année, trois constitutions. Son administration et ses travaux sont interrompus par les troubles civils.

1793

GRAND ORIENT.

Malgré la dissolution de toutes les Loges de France, plusieurs Officiers du Grand Orient maintinrent ses travaux autant que les circonstances purent le permettre , pendant le cours de 1793 et 1794. On distingua surtout, parmi ces courageux soutiens de la Franche-Maçonnerie, M. Dubin de Saint-Léonard, aujourd'hui le doyen des Officiers en exercice du G. O. de France.

M. Tassin, président de la chambre d’administration, étant mort sous la hache des bourreaux révolutionnaires, M. Roettiers de Montaleau est élu en sa place.

17. février. —M. le duc d'Orléans, Grand-Maître , fait insérer dans le journal de Paris( n°. 55, supplément), une lettre dans laquelle il s'exprime ainsi : Comme je ne connais pas la manière dont le G. O. est composé, et que, d'ailleurs, je pense qu'il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblée secrète dans une république, surtout au commencement de son établissement, je ne veux plus me mêler en rien du G. O. ni des assemblées des Francs-Maçons, etc.

13 mai. — La-Grande-Maîtrise est déclarée vacante.

3 septembre. — L'abbé Lefranc, auteur de l'ouvrage intitulé : Le voile levé pour les curieux, écrit dans lequel il vomit les injures les moins méritées contre l'Ordre maçonnique, est massacré, à Paris, dans la prison des Carmes. M. Ledhui, chasseur du bataillon des Filles St.-Thomas, et Franc-maçon, qui s'était porté au lieu de cette scène sanglante, et était parvenu à sauver quelques victimes, reçut un coup de sabre, et faillit périr en voulant soustraire l'abbé Lefranc à la fureur de ses bourreaux.

6 novembre. — Mort de Louis - Philippe – Joseph d’Orléans, sixième Grand Maitre de l’Ordre maçonnique en France.

1795

GRAND ORIENT.

Le Grand Orient propose à M. Roettiers de Montaleau, comme une récompense de ses services, la dignité de Grand-Maître, vacante par la mort de M. le duc d'Orléans. Il la refuse, et se contente d'accepter le titre de Grand-Vénérable, fonctions qu'on environne de toute la puissance attribuée aux G.-Maîtres de l'Ordre.

Un petit nombre de Loges, en France, reprend ses travaux.

1796

GRAND ORIENT.

Le Grand Orient reprend ses travaux. Il délivre des constitutions à la Loge des Amis Sincères à Genève, sous la date du 17 juin.

Cette année, il n'y avait que dix-huit Loges en activité de travaux dans toute la France ; savoir, trois à Paris, deux à Perpignan, sept à Rouen, quatre au Havre, une à Melun et une à La Rochelle.

La Commission des règlements est chargée de présenter un mode pour les honneurs funèbres à rendre à la mémoire des Frères de l'Ordre qui avaient péri sous la hache révolutionnaire.

GRANDE-LOGE.

17 octobre. — Le petit nombre des anciens membres de la Grande-L. de France qui existaient encore, se réunit et reprend les travaux totalement suspendus depuis 1792. — 27 décembre. Assemblée de communication de quartier ; nomination des Grands-Officiers et réorganisation de la correspondance.

1797

GRAND ORIENT.

24 février— Le G. O. arrête qu'il sera opéré un acte général de bienfaisance, et qu'il sera décerné un prix au mémoire qui présentera la meilleure manière de parvenir à ce but, auquel tendent les Francs-Maçons français.

Un très - petit nombre de Loges ayant repris les travaux, le G. O. arrête que les Frères munis d'anciennes députations seront maintenus jusqu'à la S1.-Jean 1798, comme si leurs Loges étaient encore en activité.

1798 

GRAND ORIENT et GRANDE LOGE.

28 septembre— M. Le Charlier, ministre de la police générale, consulté par le commissaire du département du Nord sur la question de savoir s'il doit tolérer les réunions de Francs-Maçons à Lille , lui écrit que ces assemblées n'étant prohibées par aucune loi, il l'autorise à les permettre.

Cette année, M. Roettiers de Montaleau entame une négociation pour réunir la Grande Loge de France au G.O., et faire cesser les divisions qui existaient entre ces deux corps depuis près de trente ans.

 1799

GRAND ORIENT et GRANDE LOGE.

21 mai. — Les Commissaires de la Grande-Loge et du G. O. de France concluent un traité d'union qui a pour base l'abolition de l'inamovibilité des Maîtres de Loges, objet principal des discussions qui existaient depuis si longtemps.

22 juin. — Les deux corps se réunissent dans une assemblée solennelle pour n'en plus former qu'un seul.

28. —Assemblée pour célébrer la fête de l'Ordre et sceller le Concordat, dont le résultat fut la fin de ces discussions.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Le blog de MONTALEAU
  • : Instruction du rite Français
  • Contact

Recherche

Liens