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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 01:12

Tout étant préparé, et le jour fixé, la Loge régulièrement convoquée se réunit dans la salle des Visiteurs, dans laquelle les travaux furent ouverts. Là on reçut les Visiteurs qui se présentèrent avec les précautions d'usage,  et l'on nomma une députation de neuf membres, pour' rendre les hommages au Serenissime Grand-Maître. Ensuite le F.*. Orateur et le F.*. Terrible furent envoyés dans l'intérieur de la Loge, pour veiller à sa sûreté ;  ils en fermèrent après eux la porte, et le F.*. Orateur en retira les clefs, qu'il remit à la garde du F.*. Ter.*. Le trône, l'autel,  et tous les emblèmes maçonniques dans l'intérieur du Temple, étaient voilés.

Le T.*.-R.*. F.*. Duc de Luxembourg, Administrateur-général de l'Ordre fut annoncé et introduit ; reçu avec les honneurs dus,  le maillet de la présidence lui fut offert, et il l'accepta.

Bientôt le Sérén.". F.". Duc de Chartres, Grand-Maître de l'Ordre, fut annoncé,  introduit avec les grands honneurs, et placé dans le siège du président, qui lui remit "le premier maillet.    Après avoir pris place, le S.*. G.*. M.*, nomma, pour ses adjoints dans la cérémonie de l'inauguration,  le T.".-111.*.F.". Duc de Luxembourg,  et le R.*. F.*. Mis de Seignelay, Grand-Secrétaire d'honneur du G.'.O.". de France ;  et pour remplir les fonctions de Grand-Héraut d'armes et de Porte glaive de l'Ordre et du S.".G.",Me.*.,  le V.'.F.". Baron de Toussainct, Officier honoraire du G.'.O.*. de France.

Le signal donné,  le premier Maître des cérémonies a ouvert la marche, et a été suivi de l'harmonie, jouant la marche de l'Ordre. Les Frères de la Loge (sans distinction de dignité) suivaient trois à trois ; ils étaient suivis des deux autres Maîtres des cérémonies, des Officiers dignitaires de la Loge, marchant deux à deux, portant tous le glaive en ' main ; des Surveillans et du Vénérable, portant chacun un coussin d'azur, chargé d'un maillet.

Le Sérénissime GRAND MAITRE fermait la marche, précédé de ses deux Grands-Officiers adjoints, du Héraut d'armes,  et suivi des deux Experts de la L.*.,  tous le glaive en main ;  ils se sont rendus à la porte de la L.*.,  éclairés,  dans cette marche, par sept FF.*. Servans, chargés chacun d'un groupe de trois étoiles.

Le Vénérable et les deux Surveillans ont frappé alternativement à la porte de la Loge, chacun un coup de maillet,  auquel on n'a pas répondu ; ils ont réitéré plus fort : le F.*. Comte de Gouy, Orateur, qui était dans l'intérieur,  a demandé, sans ouvrir : Qui frappe ?    Le Vénérable a répondu  : Ce sont les Officiers et les Membres de la Loge de la Candeur, qui demandent l'entrée de leur asile»

Personne n'ayant répondu, le Vénérable et les Surveillans ont frappé pour la troisième fois ; l'Orateur a fait la même question que ci-devant, et le Vénérable a dit: C'est un Sage qui vient allumer dans nos cœurs le feu des vertus de notre Ordre, et leur consacrer notre édifice.

L'Orateur a ouvert les portes ; mais le F.*. Terrible s'apercevant qu'il y avait beaucoup de monde, s'est mis en devoir de s'opposer à l'entrée de la Loge.    Dans ce moment, le F.". Orateur, la tête couverte, l'a engagé à ne faire violence à personne, et lui a parlé en ces termes :

"Arrêtez, mon Frère, suspendez le glaive : le règne de la violence est passé, quand celui de la vertu commence.    Un sage vient allumer dans nos cœurs   le feu des vertus de notre Ordre ; il veut leur consacrer cet édifice.    Que toutes les barrières se brisent devant lui !   Nous les avons élevées contre le vice : les engage-mens que le Vénérable prend avec nous les fait tomber, les réduit en poudre ; puisse-t-il seulement se souvenir sans cesse que sa parole est ma caution !   Je la reçois en lui remettant les clefs de la Loge, qui m'avaient été confiées ; elle m'est un gage assuré de notre bonheur.    Eloignez-vous, Frère Terrible, je vous en conjure !   Que les portes s'ouvrent !   Joignons-nous au Sage qui paraît, aux Frères zélés qui l'accompagnent ; nos cœurs   volaient déjà au devant d'eux ; empressons-nous de les aider dans leurs travaux."

Le F.". Orateur et le F.". Terrible ayant ouvert le passage, le Vénérable et les Frères de la Loge se sont rangés sur deux colonnes, et le Sérén.". Grand-Maître est entré.    Il s'est assis en face de l'Orient, dans le fauteuil qui lui était destiné.

Le Vénérable, après avoir présenté un vase à laver les mains au Serenissime Grand-Maître, et les deux Surveillans en ayant fait de même envers ses Grands-Officiers, ils ont eu la faveur de leur remettre à chacun les maillets et les gants d'usage ; après quoi l'Orateur a pro­noncé le discours suivant: (Discours 1)

Le discours du frère Orateur étant fini, le premier Maître des cérémonies a fait couvrir la Loge aux sept frères Servans, qui portaient les vingt-et-une étoiles ;  ensuite,  il s'est servi d'un briquet pour faire du feu nouveau, dont le Serenissime Grand-Maître a allumé une étoi­le vierge, qui lui a été présentée par le frère Orateur.

Le Très-Illustre Administrateur-général ayant pris les ordres du Serenissime Grand-Maître, accompagné du T.*.-R.*. F.*. Marquis de Seignelay, et du Vén.". F.", baron de Toussainct, précédés des Maîtres des cérémonies, se sont rendus, à l'aide de cette étoile, à la table triangulaire du second Surveillant, dont un des Maîtres des cérémonies a enlevé la gaze qui la couvrait.

Le frère Orateur a présenté le cordon de second Surveillant et le bracelet au T.".-111.*. Administrateur-général, qui en a décoré le F.*.

Marquis de Turpin de Crissé;  ensuite il a brûlé des parfums ; après quoi le F.". Orateur lui a adressé le discours suivant :

"Vous venez d'être revêtu, mon Frère, d'un cordon ; le bijou qu'il porte est le symbole de la droiture ; n'oubliez jamais les devoirs qu'il vous retrace ; nous sommes convaincus que vous les remplirez tous avec zèle et succès ; et nous nous applaudirons du choix que nous avons fait d'un F.", aussi vigilant, pour le mettre à la tête de la colonne du Nord."

Le T.*.-Ill.". Administrateur-général a remis ensuite au frère Marquis de Turpin le troisième maillet, en lui disant :

"Mon Frère, au nom du Serenissime Grand-Maître, je vous installe dans les fonctions de second Surveillant de la Loge de la Candeur, et en vous,  tous vos successeurs."

Les mêmes Frères se sont rendus dans le même ordre à la table triangulaire du premier Surveillant. Le Très-Illustre Administrateur a remis le cordon de premier Surveillant et le bracelet au F.". Comte de Saisseval, et a fait brûler des parfums.    Le F.*. Orateur lui a dit :

"Mon Frère,  vous connaissez mieux que personne les devoirs que vous impose votre dign.*. Frère d'un Vénérable éclairé, vous recevez de la première main la lumière : songez que vous devez la réfléchir aussitôt sur votre colonne,  et en faire passer les rayons dans les cœurs   de vos Frères.   Pratiquez austèrement cette vérité nécessaire pour relever leurs fautes,  et entretenir sans cesse parmi eux l'ordre, le silence, et cette aimable égalité dont vous portez le symbole."

Le Très-Illustre Administrateur-général a remis au F.", comte de Saisseval le second maillet, et l'a installé dans les fonctions de son office, dans les mêmes termes que le deuxième Surveillant.

L'installation des deux Surveillans étant faite, le Serenissime Grand-Maître, précédé des Maîtres des cérémonies, des Experts, du Vénérable, du Héraut d'armes, et des Grands-Officiers de l'Ordre, a été conduit à l'Orient,  et s'est assis dans le fauteuil qui y était placé.

Le T.*.-Ill.*. Administrateur-général et ses Officiers adjoints, se sont rendus à la place du F.*. Secrétaire, pour procéder à son installation. Les Maîtres des cérém.*. ayant enlevé la gaze qui couvrait la table du F.*. Secrétaire, sur laquelle étaient les registres et les régi mens de la Loge, le Très-Illustre Administrateur-général a revêtu le frère Tissot du cordon de la dignité de Secrétaire, l'a décoré du bracelet, et a fait brûler des parfums ; ensuite le frère Orateur lui a dit :

"Ce serait en vain, mon Frère, que je voudrais vous tracer ici toute l'étendue de vos devoirs : votre zèle ne laisse plus rien à faire au mien.    Organe de mes Frères et de la vérité,  je vais changer les exhortations en éloges, vous remercier,  en leur nom, de ce zèle que vous leur avez témoigné jusqu'ici, et vous prier de ne le laisser jamais refroidir."

 Ensuite le Très-Illustre Administrateur a remis au F.*. Tissot la planche à tracer,  et lui a dit :

"Mon Frère, au nom du Sérénissime Grand-Maître, je vous installe dans les fonctions de Secrétaire de la Loge de la Candeur, et en vous,  tous vos successeurs dans cet office."

Les Grands-Officiers se sont ensuite rendus au dépôt du F.*. Trésorier ;  le Très-Illustre Administrateur-général a décoré le F.*. Vicomte d'Espinchal, du cordon et du bracelet de sa dignité,  et lui a remis les clefs du trésor. Le F.*. Orateur lui a adressé le discours suivant :

"On vous confie, mon F.*., les clefs de la colonne où nous renfermons nos offrandes. Ce métal est vil par lui-même ; nous l'ennoblissons par l'emploi que nous en faisons, en nous en dépouillant sans cesse pour le soulagement des malheureux. C'est à vous de les indiquer à nos cœurs : cette charge exige des soins, de l'activité, des détails pénibles ; mais qui la mérite mieux que vous ? Vous êtes bon Maçon : cet éloge renferme tous les autres."

Enfin le Très-Illustre Administrateur général a installé le F.*. Trésorier avec les mêmes cérémonies que le F.". Secrétaire………

 Cette cérémonie finie, les Grands-Officiers, précédés du Héraut d'armes et des Frères Experts, se sont rendus auprès du Serenissime Grand-Maître. Le Très-Illustre Administrateur-général lui a rendu compte de ses opérations.

Les Maîtres des cérémonies s'étant approchés du Serenissime Grand-Maître,  ont posé sur ses genoux un coussin azuré, richement décoré, et chargé d'une équerre que le Serenissime Grand-Maître a couvert du glaive de l'ordre.

Le Très-Illustre Administrateur-général a conduit le Vénérable frère Marquis de Saisseval, auprès du Serenissime Grand-Maître, aux pieds duquel il s'est mis à genoux, la main droite sur le glaive de l'Ordre.  Le Respectable F.". Marquis de Seignelay a présenté au Vénérable la formule de l'obligation des Vénérables des Loges, qu'il a prononcé à haute voix :  tous les Frères de la Loge de la Candeur,  et les frères Visiteurs avaient alors le glaive en main.

Le Serenissime Grand-Maître a donné l'accolade au Vénérable, et l'a fait suivre du baiser de paix, qui a été répété par les deux Grands-Officiers.

Le Serenissime Grand-Maître a fait asseoir à sa place le Vénérable frère Marquis de Saisseval ; et, pendant qu'on a allumé les quatre-vingt-une étoiles, une harmonie douce et agréable s'est fait entendre.

Ensuite, le Serenissime Grand-Maître, accompagné du Très-Illustre Administrateur-général, du respectable frère Marquis de Seignelay, et du Héraut d'armes, est entré dans le sanctuaire.    Y étant arrivé, le Très-Illustre Administrateur-général a frappé un coup de maillet, répété successivement par les deux Surveillans.    Les Maîtres des cérémonies ont conduit le Vénérable aux pieds des degrés du trône, sur lesquels il a frappé trois coups.    Le Héraut d'armes ayant pris les ordres du Serenis­sime Grand-Maître, a été chargé d'y introduire le Vénérable.

Le Serenissime Grand-Maître ayant découvert l'autel, a fait mettre la main du Vénérable sur chacune des pièces qui y étaient déposées, lui a fait prêter les obligations particulières qu'exigeait chacune de ces pièces, lui a ceint le glaive, l'a revêtu des ornements de Vénérable, de ses habits maçonniques, à l'exception du triangle, et l'a muni du bracelet et des autres symboles de la Candeur,  pareils à ceux dont les Frères de la Loge sont revêtus dans leurs travaux ;  ensuite on lui a donné le secret et le mot de Vénérable de Loge.

Pendant cette opération,  le H.*, d'armes est sorti du sanctuaire, s'est placé à l'entrée, et a annoncé à tous les Frères de la Loge et aux frères Visiteurs, qui étaient debout, à l'ordre et le glaive en main, que la cérémonie de l'inauguration serait bientôt achevée,  et que le temple de la Candeur, consacré en ce jour à la vertu, allait voir son chef installé.

Dans ce moment,  le signal donné, l'harmonie s'est jointe à l'acclamation qui s'est faite en même temps que le rideau du sanctuaire s'est élevé.

On a vu le Très-Vénérable Marquis de Saisseval assis sur le trône, ayant à sa droite le Serenissime Grand-Maître, et le Très-Illustre Administrateur-général ; à sa gauche,  le respectable frère Marquis de Seigne-lay.    Le Hérault d'armes, armé du glaive de l'Ordre, était sur le quatrième degré du sanctuaire.

On a ouvert ensuite les portes du Temple, pour laisser jouir de ce spectacle le peuple maçonnique, qui était représenté par une foule de frè­res Servans.

Le Sérén.". Grand-Maître ayant frappé un coup de maillet répété successivement par les deux Surveillans, a dit à la Loge: "Mes Frères, voilà votre chef ; voilà celui qui doit vous conduire dans les sentiers de la vertu. Ecoutez-le,  imitez-le, suivez son exemple."

Les applaudissemens de la Loge se sont mêlés aux sons éclatans de la musique.    Le Sérénissime Grand-Maître et ses Grands-Officiers, ont embrassé le Vénérable F.". Marquis de Saisseval ;  ce qui a été imité par tous les Frères de la Loge, qui se sont rendus deux à deux en cérémonie au Trône.

A mesure que le Vénérable recevait d'eux le baiser de paix, il les a couronnés de fleurs. Après cette cérémonie, le frère Orateur a dit: (Discours 2)

Après avoir applaudi au discours du F.*. Orateur,  le Très-Vénérable Marquis de Saisseval, a dit : (Discours 3)

L’harmonie et les applaudissements d’usage, ont terminé la cérémonie de l’inauguration de la Loge de la Candeur, dont le Sérénissime Grand Maitre a signé les constitutions.

                                                       IN RENAISSANCE TRADITIONNELLE

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