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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 03:52

Le 30 avril 1787

Le f. Thory V :. en exercice a exposé que se trouvant dans une des assemblées du G.O. de France en qualité de député de la R.L., il y fut proposé la réunion au G.O. d'un corps se qualifiant Grand Chapitre Général de France, que cette proposition mise en délibération, il déclara qu'il ne donnerait pas son avis sur une matière aussi délicate, sans avoir pris des instructions de la R.L. qu'il représentait, que vendredi dernier 27eme jour du 2eme mois s'étant rendu au G.O. il y avait Entendu la lecture d'une planche tracée qui annonçait que la réunion était consommée & qu'il ne s'agissait plus que de traiter des conditions, sous les quelles elle doit avoir lieu, qu'il avait appris par la même planche que lors de la réunion du g. chapitre au go. De France, des membres de ce grand chapitre qui formaient la majeure partie de l'assemblée avaient voté, ce qui lui avait paru aussi irrégulier En maçonnerie que contraire aux usages de toutes les sociétés, ou les membres n'avaient pas voix, lorsqu'il s'agissait de leur intérêt personnel & individuel; Sur quoi, le f. Thory a demandé à la R.L., si elle approuvait la conduite qu'il avait tenue dans cette affaire, & Ta priée de lui tracer celle qu'il devait tenir par la suite. La matière mise en délibération, il a été observé que la forme selon laquelle, il avait été procédé dans l'assemblée ou la réunion du g. chapitre au G.O. avait été admise, rendait la délibération absolument nulle;

1° Vu que la délibération n'a point été libre, attendu la présence des parties intéressées ;

2° Vu que non seulement, la liberté au g.o. a été gênée, mais que même on peut dire que la délibération, est plutôt celle du g. ch. que celle du g.o., puisque le nombre des membres du g. ch. surpassait celui du nombre du g.o. ; qu'à ces vices qui rendent nul tout acte tant civil que maçonnique, se joignent des Irrégularités qui procèdent de la violation des règlements du g.o. En effet il est constant que lorsqu'il s'agit du sort d'une loge, non seulement son député n'a point voix délibérative; mais même est encore obligé de couvrir le temple pendant qu'on délibère; de même lorsqu'il s'agit de prononcer sur l'appel d'une décision d'une des chambres du g.o. les officiers qui composent cette chambre n'ont point voix délibérative. qu'il était par conséquent bien étonnant qu'au mépris de ces formes si sagement établies, les membres du g. ch. aient voté dans la délibération dont il s'agit, et qu'on ait souffert qu'ils aient été ainsi tout à la fois juges et parties, que la R.L. ne connaissant, ni la nature, ni les travaux, ni le régime du g. chapitre, que ne connaissant point non plus les conditions sous lesquelles sa réunion avec le g.o. était proposée, elle ne pouvait prendre aucune délibération sur le fonds même de l'affaire, qu'il ne s'agissait par conséquent que de délibérer sur la forme qui avait été adoptée dans les assemblées du g.o. où il en avait été traité. Tout mûrement examiné, les avis de tous les ff. recueillis, oui le f. Or. en ses Conclusions.

La R.L. en approuvant la conduite de son député a arrêté quelle inviterait le g.o. a revenir sur la délibération portant réunion du g. chapitre, attendu la nullité et l'irrégularité de cette délibération, arrêté en outre, que la R.L. inviterait aussi le g.o. à ne plus souffrir que dans les délibérations ou il s'agirait des conditions de la réunion du g. chap., les membres de ce g. chap. aient voix délibératives, et dans le cas où le g.o. n'aurait aucun égard à la prière de la R.L., elle déclare former opposition concernant les conditions de la réunion du g. ch. si les membres de ce ch. sont admis à voter, a moins cependant qu'ils ne soient porteurs d'une planche des loges dont ils sont députés qui contienne le vœu des dites L. sur chacune des conditions proposées.

arrêté de plus, pour donner au g.o. une marque de l'unanimité du vœu de la R.L. & de la déférence pour lui, que l'extrait de la présente délibération lui sera présenté dans son assemblée g"1 de vendredi prochain par une députation composée de 27 maîtres [de la loge de Saint Alexandre] au nombre desquels seraient le Vble & tous les Offrs dignitaires; en conséquence le f. Secrétaire adj a été invité à faire à l’instant l'extrait de la présente délibération pour être signé conjointement avec la planche tracée de ce jour.

 8 mai 1787

Le Vble a rendu compte à la R.L. que la députation arrêtée dans Sa dernière assemblée, pour se rendre au G.O. de France au nombre de 27 maitres avait eu lieu, que le G.O. après la lecture de l'Extrait de la Délibération qui lui a été présentée par lui Vble avait arrête qu'il Serait passé outre Sans avoir égard aux Oppositions formées par la R.L. ; Qu'en conséquence les Membres du Corps Se qualifiant Grand Chapitre Gal de France avoient votés dans les Délibérations concernant les Conditions de la Réunion dud. Corps au G.O. Pourquoi il avait cru de Son Devoir en qualité de V*'e et Député né de la R.L. au G.O. défaire de nouvelles Protestations par une Planche tracée qu'il a remise au G.O. le 6 du présent Mois, afin qu'elle puisse circuler dans les Trois ateliers du G.O. pour le rapport en être fait Vendredi prochain dans Son Assemblée Gale La R.L. a remercié le V :.de Son zèle et on a Suspendu de prendre aucune Délibération Sur cette Matière Jusqu'à ce que l'on Sache le Parti que le G.O. Prendra Sur la Planche contenant les Nouvelles Protestations de la R.L.

6 Mai 1787

Lettre de Thory au Grand Orient

A la Gloire du G. A. de L'U. Au nom et sous les auspices du Sme. G. M.

Le f Thory Vble de la T.R.L.

de St Alexandre d'Ecosse à l'O. de Paris

Au G.O. de France,

Salut, Gloire, Prospérité

TT.RR.FF.

Rien ne confirme mieux la légitimité de la Demande en Cassation que les RR. LL. opposantes à la Réunion du Corps se qualifiant Grand Chapitre General, au G.O., ont faite en sa dernière assemblée du 4 du présent Mois de Mai, que la Décision par laquelle il a prononcé, en cette même Assemblée, que sans s'arrêter aux Oppositions des LL., il serait procédé à l'examen des conditions de la Réunion; Car le G.O. n'a pris cette Décision sur lesdites oppositions que parce qu'il ne s'en était pas occupé. Comment donc a-t-il pu avoir délibéré sur l'objet de la Réunion et avoir arrêté cette même Réunion en son Assemblée Générale du 17 février 1786 au préjudice des oppositions alors formées. Ce défaut déforme constaté maintenant par le G.O. lui-même, rend nulle ladte Réunion et annuelle par conséquent de Droit tout ce qui a été fait sur cette affaire, même les Décisions prises en la dernière Assemblée.

En conséquence en ma qualité de Vble de la R.L. de S'Alexandre d'Ecosse, Je proteste de nouveau en Son Nom, contre toutes les Délibérations prises par le G.O. concernant la Réunion à lui du Corps se qualifiant Grand Chapitre Général de France.

fait à l'O. de Paris le 6e Jour du 3e Mois de L'an de la V.L. 5787 J'ai la faveur d'être...

TT. RR. ff. Votre très Dévoué et T. affectionné f. Thory

(Le Grand Orient ne tiendra pas compte de ces protestations.)

 

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