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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:46


"Cette Tradition française si cohérente qu'on trouve entre 1740 et 1821, elle continue, sans aucune rupture, une Tradition qui vient d'Ecosse et d'Angleterre et qui vient non seulement des années 1717, date de fondation de la Grande Loge des Modernes, , mais qui se prolonge, sans aucun doute possible jusqu'aux plus anciens textes connus... C'est à dire en particulier, les trois textes Ecossais si importants, qui sont à la fois des rituels, et des instructions, dont le plus ancien est le manuscrit des Archives d'Edimbourg, datant de 1696 Il y en a trois, qui sont des manuscrits « frères » très proches, et l'on trouve, avec stupéfaction, une similitude énorme entre ce Rite Français et ces Manuscrits écossais anciens.

Ca pose quand même un problème, dans lequel on ne peut pas partir maintenant, mais il est très probable que les auteurs, les fondateurs de la Grande Loge de 1717, on recueilli davantage d'usages Ecossais (le pasteur Anderson, en particulier était originaire d'Aberdeen  en Ecosse), que d'usages Anglais. C'est paradoxal... c'est ainsi. Ca explique d'ailleurs, peut être, les frictions et les troubles ultérieurs qui sont intervenus. En particulier, le pasteur Jean Théophile Desaguliers s'était rendu en 1721 en Ecosse à la Loge Sainte Chapelle de Marie, Mary's Chapel,  à Edimbourg et, tuilé, il avait été reconnu en tous points un maçon parfait. Peut être est ce clause de style, peut être ces similitudes avaient elles aidé beaucoup à cette reconnaissance...

Donc, continuité complète des plus anciens textes Anglais jusqu'à 1821".

  "Je voudrais dire quelques mots des hauts grades.

Le Rite Français était un système, non pas fondé, mais ordonné, aux environs de 1786, par le Grand Orient de France. L'apparition des hauts grades a eu lieu dans la seconde moitié du XVIII° siècle, d'une façon extrêmement désordonnée. Ce ne sont pas des systèmes qui sont apparus. Ce sont des grades. Ensuite, une espèce d'usage, variant certainement selon les cas , a fait qu'on a considéré certains grades comme devant être préalables à certains autres, d'autres, au contraire, devant être considérés comme des étapes initiatiques plus avancées. C'est ainsi que s'est constitué, d'une façon très empirique, très désordonnée, un certain nombre de systèmes en France, et l'un de ceux qui sont les plus connus, c'est le Rite de Perfection en vingt cinq grades, qui a fini, au début du XIX° siècle, par donner le Rite Ecossais Ancien et Accepté en trente trois grades. Mais, pendant très longtemps en France, le Grade de Rose Croix, de Souverain Prince Rose Croix, pour donner l'appellation complète avait été considéré comme un sommet, un « nec plus ultra ». Ceux qui soupçonnent la signification essentiellement christique de ce grade peuvent comprendre pourquoi c'est considéré comme un sommet. Lorsque le Grand Orient de France a accepté un système de grades supérieurs, il a mis au point, non pas des grades, mais des ordres. Il y avait une prolifération de grades et de rituels différents, alors il a fait une synthèse d'un groupe de grades semblables pour en faire un qui était synthétique, puis un deuxième, puis un troisième, puis le grade de Rose croix qui lui, n'avait jamais connu dans sa version traditionnelle, qu'une seule rédaction, remarquablement homogène provenant, non pas d'une source unique, mais d'une rédaction  originelle unique... rédaction dont la date est difficile à fixer,  mais dont toutes les manifestations extérieures se situent autour des années 1765. Si bien qu'on peut penser que ce grade existait quelques années avant 1765, sans doute entre 1760 & 1765, et il est très probable que le Comte de Clermont avait joué un rôle dans cette rédaction.

Le Grand Orient de France, avait fait cette rédaction des quatre Ordres, qui culminait avec le Grade de Rose Croix.

Il faut bien dire que si l'on considère le caractère essentiellement chrétien de ce grade de Rose croix, à l'époque, ça avait une signification, ce n'était pas une affaire purement honorifique et destinée à flatter la vanité des Frères. C'était vraiment une option Maçonnique. Pour les Maçons Français du XVIII° siècle, d'une façon toute naturelle, sans agressivité, sans hyperbole, la Maçonnerie était chrétienne, tout bêtement, tout simplement chrétienne. Personne ne se posait vraiment de problème à ce sujet.

Après, il y a eu le phénomène du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Le Rite Ecossais, Ancien et Accepté dérive du Rite de Perfection, qui avait vingt cinq grades, dont un certain nombre se considérait déjà comme supérieur au quatrième Ordre du Rite Français et on y a ajouté un certain nombre de grades différents, certains, administratifs, pour culminer à trente trois grades. Dans ce système à trente trois grades, le grade de Rose Croix n'était plus que le dix huitième. Sans doute, la signification  initiatique des grades s'estompant quelque peu, le grade n° 18 s'est trouvé avoir de très forts complexes d'infériorité par rapport au grade n° 30 et au grade n°33. Lorsque le système à trente trois grades est apparu, il y a eu accord entre le Grand Orient de France et les Frères du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Le Grand Orient de France gardait la gestion des grades jusqu'au 18°, ce qui était conforme à sa tradition, et il acceptait le prolongement jusqu'à 33. C'était peut être très bien sur le plan de la politique, mais le résultat est que ce Rite Français a été dévalorisé. Il n'était plus qu'une antichambre, il n'était plus qu'un marchepied, et, sa pratique est tombée peu à peu en des errances et il faut admettre qu'aux alentours de 1860 ces quatre ordres, qui de toute façon étaient prolongés par les parties supérieures du Rite Ecossais Ancien et Accepté on cédé leur place, tout bonnement au système normal du Rite Ecossais Ancien et Accepté.

Il y avait eu une disparition, et nous avons pensé que si nous voulions aller jusqu'au bout de la restauration, du rétablissement, il fallait non seulement pratiquer la Maçonnerie Française dans sa Tradition des trois premiers grades, mais il fallait aussi pratiquer le complément, pensant que le complément pouvait répercuter des explications et des éclaircissements sur les trois premiers grades... Et ça n'a, naturellement pas manqué de se faire".


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