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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 18:15
RITE ANCIEN ACCEPTE
COMPAGNON


OUVERTURE.
 

 La loge étant ouverte au grade d'apprenti, le vén.·. frappe un coup, et dit:

Vén.. - Frères premier et second surv.·., annoncez sur vos colonnes respectives que les travaux sont suspendus, pour passer à ceux de compagnon, et invitez les apprentis à couvrir le temple.

 Les surv.·. répètent l'annonce, et rapportent au vén.·. que les app.·. ont couvert le temple.

Vén.·. - Frère premier surv.·., quel est le premier devoir d'un surv.·. en loge de compagnon?

Ier S.·. - Très-vén.·., c'est de s'assurer si tous les FF.·. ici présens sont compagnons.

 Le vén.·. frappe un coup, et dit:

Vén.·. - Debout et à l'ordre, mes frères.

 Tous les frères se tournent vers l'ouest.

Vén.·. - Frères premier et second surv.·., assurez-vous si tous les membres ici présens sont compagnons.

 Les surv.·. parcourent chacun leur colonne, à commencer par le dernier, pour prendre les signes, attouchemens et mots de passe de chaque frère. Quand ce

travail est terminé et que les surv.·. sont rendus à leur place, le premier surv.·. dit au vén.·.:

Ier S.·. - Tous les frères ici présens sont compagnons.

Le vén.·. se lève, se met à l'ordre de compagnon, envoie le mot sacré de comp.·. au premier surv.·., en lui faisant dire qu'il ouvre la loge de comp.·. maç.·.

 Le premier surv.·. envoie le deuxième diacre le porter au second surv.·., qui dit:

IIe S.·. - Tout est juste et parfait, vén.·.

 Le vén.·. frappe trois coups répétés par les surv.·., et dit:

Vén.·. - À moi, mes frères!

 Il fait le signe, la batt.·., l'acclamation, et dit:

Vén.·. - Au nom de Dieu et de Saint-Jean d'Écosse, la loge de comp.·. est ouverte; il n'est plus permis à aucun F.·. de parler, ni de passer d'une col.·. à l'autre sans en avoir obtenu la permission. = F.·. secrétaire, veuillez nous donner lecture de la pl.·. de nos derniers travaux de comp.·.

 La lecture terminée et la sanction à la pl.·. donnée:

Vén.·. - Frère Me.·. des cérémonies, veuillez vous rendre dans les parvis du temple, et assurez-vous s'il n'y a pas de visiteurs.

 Le F.·. Me.·. des cérémonies exécute l'o.·., et lorsqu'il est rentré, il fait son rapport.


RECEPTION.


Vén.·. - Frère Me.·. des cérém.·., veuillez aller préparer le candidat, et amenez-le dans l'état requis.

 Il y va, et l'amène les cheveux épars sur les épaules, et portant une règle de la main gauche, dont un bout est appuyé sur l'épaule gauche, la bavette de son tablier haute. Il frappe en app.·. à la porte du temple.

 Vén.·. - Voyez qui frappe ainsi, frère premier surv.·.

 Le frère premier surv.·. le dit au second, celui-ci au F.·. couvreur, qui entr'ouvre la porte, et demande: Qui frappe ainsi?

 Le maître des cérémonies répond:

Me.·. C.·. - C'est moi qui conduit un app.·. qui demande à passer de la perpendiculaire au niveau.

 Le second surv.·. le répète au premier, qui le dit au vén.·.

 Les demandes et réponses passent successivement du couvreur au second surv.·., et de celui-ci au premier surv.·., qui les répète au vén.·., et le frère secrétaire les inscrit .

Vén.·. - Comment a-t-il osé parvenir à recevoir ce grade?

Me.·. C.·. - Parce qu'il est né libre et de bonnes moeurs.

 Le vén.·. frappe, et dit:

Vén.·. - Faites-le entrer en app.·., et placez-le entre les col.·.

 Lorsque le cand.·. est entré:

Vén.·. - Frère second surv.·., qui commandez le col.·. des app.·., celui qui demande à passer de la perpendiculaire au niveau

a-t-il fait son temps, et les frères de sa col.·. sont-ils contens de lui?

IIe S.·. - Oui, vén.·.

Vén.·. - Tous les frères consentent-ils à son avancement?

 Tous les membres étendent la main droite.

 Le vén frappe, et dit au candidat:

Vén.·. - Sans affecter, mon frère, de vous faire valoir comme une grâce particulière celle que vous fait aujourd'hui cette resp.·. L.·., en vous faisant passer aussi rapidement à la deuxième classe de ses ouvriers, je ne dois pas vous taire que dans les temps primitifs, il fallait travailler pendant cinq années, sans interruption, à la col.·. des apprentis; mais nous n'abrégeons pas ce terme à tous les sujets indistinctement, et ceux qui, comme vous, mon frère, en sont exempts, doivent la regarder comme une faveur qui les invite à s'en rendre dignes, et à mériter, par la suite, que cette loge ouvre les trésors inéfables de sa récompense.

Nous nous flattons que vous ne négligerez rien pour remplir notre attente et justifier la faveur de cette L.·.

D. Qui vous a procuré, mon frère, l'avantage d'être maçon?

R. Un ami sage, que j'ai depuis reconnu pour frère.

D. Dans quel état avez-vous été présenté en loge?

R. Ni nud , ni vêtu.

D. Pourquoi cela?

R. Pour me prouver que le luxe est un vice qui n'en impose qu'au vulgaire, et que l'homme vertueux doit fouler aux pieds tout sentiment de vanité et d'orgueil.

D. Pourquoi vous a-t-on couvert les yeux?

R. Pour me faire comprendre combien les ténèbres de l'ignorance et la nuit profonde des passions qui nous aveuglent y sont préjudiciable au bonheur de l'homme.

D. Pourquoi vous fit-on voyager?

R. Pour me faire connaître que ce n'est jamais du premier pas que l'on parvient à la vertu.

D. Que vîtes-vous quand on vous eût découvert les yeux?

R. Tous les frères armés d'un glaive dont ils me présentaient la pointe.

D. Pourquoi?

R. Pour me marquer qu'ils seraient toujours prêts à verser leur sang pour moi, si j'étais fidèle à l'obligation que j'allais contracter; ainsi qu'à me punir, si j'étais assez méprisable pour la violer.

D. Pourquoi vous mit-on un compas sur la mamelle gauche?

R. Pour me démontrer que le coeur d'un maçon doit être toujours juste et vrai.

Vén.·. - Vous avez, mon frère, cinq voyages à faire. = Frère maître des cérém.·., faites faire à cet apprenti son premier voyage.

 Le maître des cérémonies lui met dans la main gauche un maillet et un ciseau, le prend par la main droite, et lui fait faire le tour de la loge.

De retour en ouest, il dit:

 Me.·. C.·. - Frère second surveillant, le premier voyage est fini.

 Le second surv.·. le dit au premier, et celui-ci au vén.·.

Vén.·. - Mon frère, ce premier voyage figure le temps d'une année qu'un compagnon doit employer à se perfectionner dans la pratique de la coupe et de la taille des pierre, qu'il a appris à dégrossir comme apprenti, à l'aide du maillet et du ciseau. Cet emblême vous démontre que telle perfection que puisse avoir un apprenti, il est encore bien éloigné de finir son ouvrage; que le brut des matériaux consacrés à la construction du temple qu'il élève au grand Architecte, dont il est la matière et l'ouvrier ne sont pas encore enlevés, et qu'il ne peut se dispenser du travail dur et pénible du maillet, et de la conduite précise et attentive du ciseau fidèle; qu'il ne doit jamais s'écarter de la ligne

qui lui a été tracée par les maîtres. = Donnez-moi le signe d'apprenti. (Il le donne.)

D. Que veut dire ce signe?

R. Il me rappelle le serment que j'ai fait lors de ma réception, par lequel je me suis engagé à avoir la gorge coupée si j'étais assez malheureux pour révéler les secrets qui m'ont été confiés. (Au besoin, on lui souffle cette réponse.)

 Le vénérable frappe, et dit:

Vén.·. - Frère Me.·. des cérémonies, faites faire à ce frère son second voyage.

 Le candidat prend dans la main gauche un compas et une règle, et le maître des cérémonies le conduit de la droite.

 Le voyage fini, le vén.·. dit:

Vén.·. - Mon frère, ce second voyage vous annonce que pendant la seconde année, un maçon doit acquérir les élémens pratiques de la maçonnerie, c'est-à-dire, l'art de tracer des lignes sur les matériaux dégrossis et dressés, ce qui se fait avec la règle et le compas. = Mon frère, donnez l'attouchement d'apprenti au F.·. premier surv.·.. (Il le donne.)

 Le premier surv.·. frappe, et dit:

Ier S.·. - L'att.·. est juste, vén.·.

 Le vén.·. frappe, et dit:

Vén.·. - Frère Me.·. des cérémonies, faites faire à cet apprenti son troisième voyage.

 On lui met dans la main gauche une règle, et il soutient, appuyé sur l'épaule gauche, une pince; on le conduit, et on fait l'annonce comme au deux premiers voyages.

Vén.·. - Mon frère, ce voyage vous figure la troisième année d'un

apprenti, pendant laquelle on lui confie la conduite, le transport et la pose des matériaux travaillés; ce qui s'opère avec la règle et la pince. La pince, au lieu de compas, est l'emblême de la puissance qui ajoute à nos forces individuelles les connaissances pour faire et opérer ce que, sans leurs secours, il nous serait impossible d'exécuter.

D. Qu'entendez-vous, mon frère, par maçonnerie?

R. (On lui souffle.) J'entends l'étude des sciences et la pratique des vertus.

 Le vén.·. frappe, et dit:

Vén.·. - Frère Me.·. des cérémonies, faites faire à cet apprenti le quatrième voyage.

 On lui met dans la main gauche une équerre et une règle; on lui fait faire le voyage, et on l'annonce comme aux précédens .

Vén.·. - Ce voyage, mon frère, est l'image de la quatrième année d'un apprenti, pendant laquelle il doit être occupé directement de l'élévation de l'édifice, à en diriger l'ensemble, et à vérifier la pose d'équerre des matériaux amenés pour terminer l'oeuvre maçonnique; il vous apprend que l'application, le zèle et l'intelligence que vous avez montrés dans vos travaux, peuvent seuls vous élever au-dessus des frères moins instruits et moins zélés que vous. = Frère Me.·. des cérémonies, faites faire le cinquième et dernier voyage.

 Le candidat a les mains libres. Le maître des cérémonies tient la pointe d'une épée sur le coeur du candidat; celui-ci l'y tient fixée avec le pouce et l'index de la main droite. Il lui fait faire le tour, et on annonce qu'il est terminé, comme aux autres voyages.

Vén.·. - Ce cinquième et dernier voyage désigne que, suffisamment instruit des pratiques manuelles, l'apprenti doit employer cette dernière année à l'étude de la théorie. Apprenez de là,

mon frère, qu'il ne suffit pas d'être dans les sentiers de la vertu pour pouvoir s'y maintenir; il est des efforts puissants à faire pour acquérir la perfection....... Suivez donc la route que l'on vous a frayée, et rendez-vous digne d'être admis à la connaissance de travaux maçonniques plus élevés. Donnez au frère grand-expert la parole sacrée d'app.·. (Le candidat la donne.)

 Le frère grand-expert dit: Le mot est juste, vén.·.

Vén.·. - Frère Me.·. des cérémonies, faites faire au candidat son dernier travail d'apprenti.

 Le maître des cérémonies lui met dans les mains un maillet, avec lequel il le fait frapper en apprenti sur la pierre brute, et annonce lorsque ce travail est fini.

Vén.·. - Frère Me.·. des cérémonies, amenez le candidat au pied du trône, et faites-le marcher à l'ordre d'apprenti.

 Le frère maître des cérémonies exécute l'ordre du vénérable.

 Le candidat étant arrivé à l'autel:

Vén.·. - Considérez cette étoile mystérieuse, et que jamais elle ne s'écarte de votre esprit; elle est l'emblême du génie qui élève aux grandes choses; elle est aussi le symbole de ce feu sacré, dont le grand Architecte de l'Univers nous a doués, aux rayons duquel nous devons discerner, aimer et pratiquer le vrai, le juste et l'équitable.

Le delta que vous voyez tout resplendissant de lumière, vous offre deux grandes vérités, et deux sublimes idées.

Vous voyez le nom de Dieu comme source de toutes les connaissances et de toutes les sciences; il s'explique symboliquement par géométrie. Cette science sublime a pour base essentielle l'étude approfondie, les applications infinies des triangles sous son emblême véritable. Toutes ces vérités mystérieuses

se développent à vos yeux par gradation, et à fur et mesure de votre avancement dans notre art sublime.

 Le maître des cérémonies fait mettre le candidat à genoux.

 Le vén.·. frappe et dit:

Vén.·. - Debout et à l'ordre, mes frères. = Répétez avec moi votre obligation.


OBLIGATION.


Je jure et promets, sous les obligations auxquelles je me suis soumis précédemment, de garder les secrets des compagnons qui vont m'être confiés, envers les apprentis, comme je me suis engagé aux premiers envers les profanes; et je consens, si je deviens parjure à mon serment, à avoir le coeur arraché, (Ici tous les frères font le signe)Amen. mon corps brûlé, et mes cendres jetées au vent, pour qu'il ne soit plus question de moi parmi les frères que j'aurais trahis. Dieu me préserve d'un tel malheur.

 Le vén.·. lui pose le glaive sur la tête, et dit:

Vén.·. - Au nom de Dieu, et sous les auspices N..... et par les pouvoirs qui m'ont été confiés par cette R.·. L.·., je vous reçois et constitue comp.·. maç.·.

 Il frappe trois coups égaux de son maillet sur le glaive.

 Le maître des cérémonies relève le candidat.

 Le vén.·. lui rabat la bavette de son tablier, et lui dit qu'étant compagnon, il doit dorénavant la porter ainsi.

Vén.·. - Désormais, mon frère, vous devez travailler à la pierre cubique à pointe, et recevoir votre salaire à la colonne J.·.

Ce nouveau travail doit vous rappeler qu'un compagnon, destiné à réparer les défectuosités de l'édifice, doit employer tous

ses soins, non seulement à cacher les défauts de ses frères, mais même à les en corriger par ses exemples et ses conseils.

Je vais maintenant vous conférer les signes, les mots et les attouchemens de compagnon.

Le signe se fait, etc.

L'attouchement se fait, etc.

Le mot sacré est J.·..... (il ne se donne qu'en épelant les lettres.)

Le mot de passe est S.·...... (il ne s'épèle pas, et se donne en entrant en loge.)

Allez maintenant, mon frère, donner au frère grand-expert les signes, mots et attouchemens, accompagné du maître des cérémonies, afin qu'il vous fasse reconnaître pour compagnon.

 Le frère Me.·. des cérém.·. et le candidat vont exécuter les ordres du vén.·. Cela fini, le frère grand-expert annonce qu'ils sont justes.

Vén.·. - Frère Me.·. des cérémonies, faites travailler ce F.·. en compagnon, et montrez-lui la marche de ce grade.

 Le frère maître des cérémonies fait travailler ce F.·., en lui faisant frapper trois coups égaux sur la pierre cubique à pointe; lui fait faire le signe, la marche, et le fait asseoir sur la colonne destinée aux compagnons.

 C'est alors que l'orateur, ou le F.·. qui occupe sa place, prononce le discours.

Ensuite le F.·. maître des cérémonies conduit le candidat entre les deux colonnes.

 Vén.·. - Frères premier et second surveillans , annoncez sur vos colonnes respectives que nous allons applaudir à la satisfaction qu'éprouve la R.·. L.·. de compter désormais le frère N....... parmi ses compagnons.

 Les surveillans font la même annonce.

 Le vén.·. frappe, et dit:

Vén.·. - Debout et à l'ordre, mes frères.

 Tous les frères se lèvent: le vén.·. fait le signe, la batterie et l'acclamation de compagnon, conjointement avec tous les frères.

 Le candidat remercie lui-même, ou prie le maître des cérémonies de le faire.

 On couvre le remercîment .

 Le sac des propositions est présenté à tous les frères par un frère expert désigné par le vén.·.

 Le frère hospitalier fait également circuler le tronc de bienfaisance. Le produit en est constaté par le vén.·. et le frère orateur; et le frère secrétaire en fait mention sur l'esquisse des travaux du jour.

Vén.·. - Frères premier et second surv.·., demandez aux frères qui composent vos colonnes, s'ils n'on rien à proposer pour le bien de l'ordre en général, et celui de cette resp.·. loge en particulier.

 Les surveillans répètent l'annonce.

Vén.·. - Frère secrétaire, veuillez nous donner lecture de l'esquisse des travaux du jour. = Du silence, mes frères.

 Le frère secrétaire lit son esquisse.

Vén.·. - Frères premier et second surveillans, demandez aux frères s'ils ont quelques observations à faire sur la rédaction de l'esquisse des travaux du

jour.

 Les surv.·. annoncent, et on statue sur les observations qui peuvent être faites, en la manière accoutumée.


CLOTURE.


Vén.·. - Frère second diacre, où est votre place en loge?

R. Derrière le premier surv.·., s'il veut bien le permettre.

D. Pourquoi, mon frère?

R. Pour porter les ordres du premier au second surv.·., et veiller à ce que les frères se tiennent décemment sur les colonnes.

D. Où est la place du premier diacre?

R. À la droite du vén.·.

D. Pourquoi, frère premier diacre?

R. Pour porter vos ordres au premier surveillant et à tous les frères de la loge, afin que les travaux soient plus promptement et plus régulièrement exécutés.

D. Où est la place du frère second surveillant?

R. Au sud, vén.·.

D. Pourquoi, frère second surv.·., occupez-vous cette place?

R. Pour mieux observer le soleil à son méridien, rappeler les ouvriers du travail à la récréation, et de la récréation au travail, afin que le vén.·. en tire honneur et gloire.

D. Où est la place du F.·. premier surveillant?

R. À l'ouest.

D. Pourquoi, frère premier surveillant?

R. Comme le soleil se couche à l'ouest pour fermer le jour, de même le premier surv.·. s'y tient pour fermer la loge, payer les ouvriers, et les renvoyer contens et satisfaits.

 Le vén.·. frappe alors trois coups égaux de son maillet.

 Les surveillans les répètent.

 Le vén.·. se tourne du côté de son diacre, lui donne le mot, la tête découverte, et se couvre.

 Le premier diacre va rendre ce mot au premier surv.·.

 Le premier surv.·. l'envoie par son diacre au second surv.·.

 Le second surv.·. dit:

IIe S.·. - Tout est juste et parfait, vén.·.

 Le vén.·. se découvre, et dit:

Vén.·. - Mes frères, au nom de Dieu et de Saint-Jean d'Écosse, la loge est fermée. - À moi, mes frères.

 Tous suivent ses mouvements, font le signe de comp.·., et se retirent en paix lorsque le vénérable a dit:

Vén.·. - Les travaux sont fermés, mes frères, bénissons-en l'Éternel.

(NOTA. Le vén.·. fait l'instruction ci-après, avant la clôture des travaux, lorsqu'il le juge convenable.)


INSTRUCTION. 

Cette instruction se fait entre le vén.·. et les deux surveillans.

D. Êtes-vous compagnon?

R. Je le suis. Examinez-moi, éprouvez-moi.

D. Où avez-vous été reçu compagnon?

R. Dans une loge régulière de compagnon.

D. Comment avez-vous été préparé?

R. Je n'étais ni nud, ni habillé, ni pieds nuds , ni chaussés, privé de tous métaux, et fus conduit ainsi par un frère à la porte de la loge.

D. Comment fûtes-vous admis?

R. Par trois coups.

D. Que vous dit-on?

R. Qui est-là ?

D. Que répondîtes-vous?

R. Un apprenti qui a fini son temps, et qui demande à être reçu compagnon.

D. Comment espérâtes-vous y parvenir?

R. Par le mot de passe.

D. Vous l'avez-donc, le mot de passe?

R. Oui, je l'ai, vén.·.

D. Donnez-le moi.

R. (Il le donne.)

D. Que vous dit-on alors?

R. Passe Sch......

D. Que devîntes-vous alors?

R. Je fis cinq voyages autour de la loge.

D. Où trouvâtes-vous la première opposition?

R. Derrière le premier surv.·., où je fis la même réponse qu'à la porte.

D. Où trouvâtes-vous la seconde opposition?

R. Derrière le maître, où je fis encore la même réponse.

D. Que fit-il de vous?

R. Il me renvoya au premier surv.·., pour recevoir des instructions.

D. Quelles instructions vous donna-t-il?

R. Il m'enseigna mon devoir, et à faire le pas sur le deuxième degré d'un angle droit d'un carré-long, mon genou droit incliné, mon pied gauche formant une équerre, mon corps droit, ma main droite sur la bible, mon bras gauche soutenant la pointe d'un compas formant une équerre, et je prêtai ainsi mon obligation.

D. Avez-vous retenu cette obligation?

R. Oui, vénérable maître.

D. Répétez-la moi.

R. Je le ferai avec votre assistance.

D. Levez-vous, et commencez.

R. Je jure de ma propre volonté, etc.

D. Après cette obligation, que vous montra-t-il?

R. Le signe de compagnon.

D. Que fit-il de vous ensuite?

R. Il ordonna qu'on me fît reprendre mes habits, et qu'on me ramenât, pour remercier la loge de mon admission.

D. Après avoir été admis compagnon, travaillâtes-vous en cette qualité?

R. Oui, vén.·., je travaillai à la construction du temple?

D. Où avez-vous reçu votre salaire?

R. À la colonne J....

D. Quand vous arrivâtes à cette colonne, que vîtes-vous?

R. Un surveillant.

D. Que vous demanda-t-il?

R. Le mot de passe.

D. Le lui avez-vous donné?

R. Oui, vénérable.

D. Quel est-il?

R. Sch........

D. Comment parvîntes-vous à la colonne J....?

R. Par le portique du temple.

D. Vîtes-vous alors quelque chose de remarquable?

R. Oui, vénérable maître.

D. Que vîtes-vous?

R. Deux belles colonnes de bronze.

D. Comment se nomment-elles?

R. B... et J....

D. Quelle hauteur avaient ces colonnes?

R. Vingt-cinq pieds cubes , avec un chapiteau de cinq pieds cubes, qui font quarante pieds de hauteur. (Voy. deuxième Chro.·., chap.·. 3, v. 15; selon la Bible, le cube est d'un pied six pouces anglais.)

D. De quoi étaient terminés et ornés les chapitaux ?

R. De filets de lys et de grenades.

D. Les colonnes étaient-elles creuses?

R. Oui, vénérable maître.

D. De quelle épaisseur était l'enveloppe extérieure?

R. De quatre pouces.

D. Où furent-elles fondues?

R. Dans la plaine du Jourdain, dans une terre d'argile, entre Succoth et

Zarthan, où les vases sacrés de Salomon furent coulés.

D. Qui les fondit?

R. Hiram-Abif.

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