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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 17:33

* La position des surveillants.
Dans la maçonnerie des « Modernes », le Vénérable Maître est à l'orient et les deux surveillants à l'occident.
Dans la maçonnerie des « Anciens », le Vénérable Maitre est placé à l'orient, un surveillant est placé plein ouest et un autre plein sud.
* La position des 3 grands chandeliers.
Dans le système des « moderne », on trouve deux chandeliers à l'orient et un seul à l'occident. Ces chandeliers ne sont pas associés aux officiers et représentent le Soleil, la Lune et le Maître de la loge.
En revanche, dans le système des « Anciens », ces chandeliers sont associés à chacun des 3 officiers et aux vertus Sagesse, Force et Beauté.
* Les trois grandes lumières.
Selon les « Modernes », ces lumières sont le Soleil, la Lune et le Maître de la Loge.
Pour les « Anciens », ce sont le Volume de Loi Sacré, l'Equerre et le Compas.
* La position des mots sacrés.
Les  "Modernes"  ont le mot en J pour le premier grade et les  Anciens le mot en B.
* Les prières.
Absentes dans les rituels "Modernes".

*L'ouverture et la fermeture des travaux.
Longues chez les « Anciens », qui déclinent durant ces deux phases les foctions des officiers.

* L'Arche Royale.
Pratiquée chez les "Anciens" qui la considèrent comme la racine, le coeur et la moelle de la Franc Maçonnerie.
* L'Installation Secrète du Vénérable.
Cérémonie pratiquée uniquement par les "Anciens".
* Les Diacres.
Officiers de loge "Anciens".

Une tentative d'explication
Il existe dans la maçonnerie anglo-saxonne du début du XVIIIe siècle, un certain nombre de thèmes appartenant aussi bien aux « Modernes » qu'aux « Anciens » : les officiers (vénérable et surveillants), les mots en J. et en B., les 3 lumières, la Bible, l'Equerre et le Compas, les pierres, les bijoux, les 4 points cardinaux, etc. On pourrait alors avancer l'hypothèse que ces invariants ont été disposés de manières différentes et spécifiques pour former les deux systèmes que nous connaissons. En effet, à la fin du XVIIe siècle, le contenu symbolique de la maçonnerie anglo-saxonne (rituel, cérémonie et instructions) est extrêmement simple et réside essentiellement dans le serment et le Mot.
Au début du XVIIIe siècle, la Maçonnerie se structure. Il est très possible que cette volonté d'organisation ait amené à des choix différents en Angleterre et en Irlande. Les structures étaient encore embryonnaires et l'agencement du matériel symbolique de base a pu se faire au gré des circonstances, des intérêts locaux, des idées, des goûts, de l'imagination de chacun. Dans cette perspective, il est évident que l'interprétation symbolique des significations fondamentales de ces choix devient très relative d'autant que la mise en place cohérente de tous ces éléments n'offrait sans doute pas un nombre de possibilités infinies. Les solutions retenues sont sans doute celles qui ont paru les plus intéressantes, les plus commodes, voire les plus belles, sans signification spécifique l'une par rapport à l'autre. D'ailleurs, pour nous en tenir à la seule question de l'ordre des mots sacrés, on serait bien en peine de distinguer la différence de signification selon que les mots soient donnés dans un ordre ou dans l'autre ! Enfin, n'oublions pas que c'est seulement avec Hutchinson, en 1775, que la Maçonnerie anglaise accède vraiment au statut de Maçonnerie spéculative, symboliste, ce qui n'était guère le cas auparavant, lorsqu'on se contentait d'harmoniser des éléments très simples.
Pour couronner le tout, le mélange de ces deux systèmes une fois constitué va aggraver, si cela était encore possible, la confusion inhérente à ces associations au point de la rendre quasi inextricable. Ce fut le cas en France, avec le Guide des Maçons Ecossais, qui combine la tradition des « Anciens » avec des usages français donc « Modernes ».

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