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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 14:23

 

 OUVERTURE DES TRAVAUX AU GRADE DE MAÎTRE

TR.: *.

1 S. : *.

2 S. : *.

TR.: Mes Frères, l'ordre du jour appelle maintenant l'ouverture des travaux au grade de Maître.

Frère Compagnons veuillez vous retirer.

Quand cela est fait :

Les Frères se coiffent de leur chapeau.

Le Couvreur prend aussitôt son épée de la main gauche, la pointe basse, pousse le verrou et se place devant la porte.

Avec un boutefeu, le Premier Maître des Cérémonies allume les étoiles supplémentaires pendant que l'Architecte trace le tableau mystérieux sur le plancher. On pourra y substituer un tableau peint sur toile, qu'on étendra à terre.

 Lorsque cela est fait, le Très Respectable frappe un coup: *.

1 S. : *.

2 S. : *.

TR. : Debout, mes Frères.

Les Frères se lèvent sans se mettre à l'ordre, le glaive restant au fourreau. Ils restent face à l'axe central de la Loge.

TR. : Frères Premier et Second Surveillants, assurez-vous chacun sur votre colonne si tous les Frères sont Maîtres.

Les Frères premier et second Surveillants vont s'assurer si tous les Frères sont maîtres, en leur demandant séparément et à voix basse, les mots, signe et attouchement, formalité qu'il est bon d'observer, tant pour éviter les abus, que pour entretenir tous les Frères dans la connaissance des mots, que quelques uns pourraient oublier.

Lorsque les Surveillants sont de retour à leur place, ils rendent compte des Frères qu'ils ont trouvés peu instruits. Si ce sont des Frères de la Loge, le Vénérable les invite à s'instruire, et leur fait passer les mots qu'ils ont oubliés. Si ce sont des Visiteurs, il faut absolument qu'ils couvrent les travaux.

Quand on se sera assuré que tous les Frères sont maîtres, le Vénérable, ouvrira les travaux de la manière qui va être dite.

2 S., * : Frère Premier Surveillant, tous les Frères de la colonne du Nord sont Maîtres.

1 S., * : Très Vénérable, tous les Frères de l'une et l'autre colonne sont Maîtres.

De ce moment tous les Frères ont le titre de Vénérable et le Vénérable celui de Respectable.

Les Frères se couvrent.

TR -

1S -

2S -

TR  A l'ordre mes Frères et glaive en main.

Il tire son glaive qu'il tient de la main gauche. Tous les Maitre en font autant, le tiennent aussi de la main gauche, la pointe contre terre et se mettent à l'ordre.

L'Ordre est de tenir la main étendue horizontalement le pouce contre la poitrine, et les quatre doigts sérés les uns contre les autres.

Cet ordre est celui du repos.

Le Très Respectable fait les sept questions suivantes.

Vénérable Frère Premier Surveillant, quel est le premier devoir des Surveillants en Loge de Maître?

1 S. : TR, c'est de s'assurer si tous les Frères sont Maîtres.

TR. : En êtes-vous assuré?

1 S. : TR, nous le sommes.

TR. : Vénérable Frère Premier Surveillant, êtes-vous Maître?

1 S. : TR, éprouvez-moi, l'acacia m'est connu.

TR. : Donnez-moi le signe de Maître.

Il le fait.

TR. : Vénérable Frère Premier Surveillant, quel âge avez-vous?

2 S. : Sept ans et plus.

TR. : A quelle heure ouvre-t-on les travaux?

2 S. : A midi, Très Respectable.

TR. : Vénérable Frère Premier Surveillant, quelle heure est-il?

1 S. : Midi.

TR. : Puisqu'il est midi, Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères chacun sur votre colonne à se rèunir à moi pour ouvrir les travaux au grade de Maître.

1 S. : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maitres qui décorez la colonne du Midi, le Très Respectable nous invite à nous réunir à lui pour ouvrir les travaux au grade de Maître.

2 S. : Vénérables Frères qui décorez la colonne du Nord, le Très Respectable nous invite à nous joindre à lui pour ouvrir les travaux au grade de Maître.

Le Très Respectable frappe la batterie de maître : **  *    **  *    **  *, suivi par le Premier et le Second Surveillants.

TR. : A moi, mes Frères.

Tous les Frères ayant les yeux sur le Très Respectable font le signe de Maitre, et l'applaudissement par neuf qui est celui d'Apprenti répété trois fois.

**  *    **  *    **  * .

TR., * : Les travaux de Maître sont ouverts.

1 S., * : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérable Maitres qui décorez la colonne du midi, les travaux de Maître sont ouverts.

2 S., * : Vénérable Frères qui décorez la colonne du nord, les travaux de Maître sont ouverts.

Le TR pose son glaive nu sur l'autel puis il charge les Surveillants d'inviter les Frères à s'assoir.

TR. : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères à s'assoir.

1S Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Maitres qui décorez la colonne du midi, le TR nous invite à nous assoir.

2S  Vénérable Frères qui ornez la colonne du nord, le TR nous invite à nous assoir.

Tous s'assoient.

TR., * : Mes Frères, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère ... à la maîtrise. Si quelqu'un de vous a aujourd'hui des causes légitimes pour y former opposition, c'est ici le moment de le faire. Votre silence prouvera que vous persistez dans votre consentement.

1 S., * : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Frères de la Colonne du Midi, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère ... à la maîtrise. Si quelqu'un de vous a aujourd'hui des causes légitimes pour y former opposition, c'est ici le moment de le faire. Votre silence prouvera que vous persistez dans votre consentement.

2 S. : Vénérables Frères de la colonne du Nord, vous avez donné votre consentement pour l'admission du Frère ... à la maîtrise. Si quelqu'un de vous a aujourd'hui des causes légitimes pour y former opposition, c'est ici le moment de le faire. Votre silence prouvera que vous persistez dans votre consentement.

Les Frères qui le désirent demandent la parole.

S'il y avait quelque opposition  il faudrait l'entendre, la discuter et la juger sur les conclusions du Frères Orateur; et si elle était jugée valable, il faudrait rompre l'assemblée  et remettre la réception. Si le silence règne sur les colonnes le T.R dit:

TR:. Frère Maitre des Cerrémonies faites avertir le frère Préparatur d'amener l'aspirant

 

On installera à cet instant le grand tableau on remplacera les tapis bleus des plateaux par les tapis noirs.

On suspend au plafond une lampe de métal, ou d'autre matière non transparente, qui suffira pour éclairer les travaux jusqu'au moment de la réception. On aura soin que la lumière placée dans la lampe, n'excède pas les bords, afin que les objets intérieurs ne puissent être distingués.

On placera de même sur l'autel, une lampe dont la lumière faible ne réfléchira que sur le Très Respectable, à peu près comme sont les lanternes sourdes. Les neuf Maîtres qui auront été désignés pour cela par le T.R seront vêtus de capes noires, le chapeau en tête et rabattu, glaive en main, tablier de Maître.

Si la disposition du local s'y prête, ils se placeront sur deux lignes, au milieu de la Loqe, sur des sièges placés suivant la longueur du tableau, mais a une distance suffisante pour laisser passage entre eux et le tableau, et de manière encore que les voyages se fassent derrière eux.

Lorsque le local ne permet pas, comme c'est souvent le cas, de disposer des sièges de la manière indiquée les maîtres désignés resteront debout. Le TR parmi ces ç Maîtres désigne aussi à cet instant les 2 M qui prendront (un sur chaque colonne) les rouleaux ou outils en matière souple pour s'en servir comme il sera dit. Il désignera également les 6 Maîtres qui participeront a la recherche du corps.

Le dernier Maître élevé dans la loge se couchera sur le cercueil du tableau, la tête à l'Occident, la jambe gauche étendue, la jambe droite repliée en équerre, le genou élevé, le bras gauche étendu le long du corps et le bras droit à l'ordre de Compagnon. Il sera recouvert du voile décrit précédemment. Lorsque toutes ces dispositions auront été prises on éteindra les lumières profanes et le TR remettra les travaux en vigueur.

Le F Maître des Cérémonies transmet cet ordre au F Tuileur qui l'exécute. Le Premier Maître des Cérémonies éteint ensuite les neuf bougies selon la manière accoutumée puis va se placer à l'ouest du grand tableau.

Il doit être habillé, c'est-à-dire, avoir son tablier de manière qu'on puisse le lui retirer sans résistance.

Le Préparateur indique à l'Aspirant de frapper en Compagnon.

L'Aspirant : **  * * *.

Dès que l'aspirant aura frappé en compagnon le préparateur le placera à une distance convenable de la porte, le dos tourné à celle-ci l'aspirant ne bougera plus jusqu'à ce que le préparateur ne fasse entrer à reculons dans la loge.

C. : Vénérable Frère Second Surveillant, on frappe à la porte en Compagnon.

2 S., : Vénérable Frère Premier Surveillant, on frappe à la porte en Compagnon.

1 S., :  Très Respectable, on frappe à la porte en Compagnon.

TR. : Quel est le Compagnon assez osé pour venir troubler nos travaux? Vénérable Frère Premier Surveillant, faites voir qui frappe ainsi.

1 S., : Vénérable Frère Second Surveillant, faites voir qui frappe ainsi.

2 S., : Vénérable Frère Couvreur, voyez qui frappe ainsi.

Le Couvreur entrouvre la porte et demande: Qui frappe?

P. : C'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

Le Couvreur referme la porte et dit: Vénérable Frère Second Surveillant, c'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

2 S., : Vénérable Frère Premier Surveillant, c'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

1 S., : Très Respectable, c'est un Compagnon qui a fini son temps et qui demande à être reçu Maître.

TR., : Demandez-lui son nom, son surnom, son âge et son état civil.

1 S., : Vénérable Frère Second Surveillant, demandez-lui son nom, son surnom, son âge et son état civil.

2 S., : Vénérable Frère Couvreur, demandez-lui son nom, son surnom, son âge et son état civil.

Le Couvreur entrouvre la porte et dit: Quel est son nom, son surnom, son âge et son état civil?

P. : C'est le Frère Compagnon ..., âgé de ... ans, et son état civil est ....

Le Couvreur referme la porte et dit: Vénérable Frère Second Surveillant, c'est le Frère Compagnon ..., âgé de ans, et son état civil est ....

2 S., : Vénérable Frère Premier Surveillant, c'est le Frère Compagnon ..., âgé de ... ans et son état civil est ....

1 S.,: Très Respectable, c'est le Frère Compagnon ..., âgé de ... ans et son état civil est ....

TR. : Vénérable Frère Premier Surveillant, faites-lui demander son âge maçonnique, où il a travaillé et sur quoi il s'est exercé.

1 S., : Vénérable Frère Second Surveillant, faites-lui demander son âge maçonnique, où il a travaillé et sur quoi il s'est exercé.

2 S., : Vénérable Frère Couvreur, demandez-lui son âge maçonnique, où il a travaillé et sur quoi il s'est exercé.

Le Couvreur entrouvre la porte et dit: Quel est son âge maçonnique, où a-t-il travaillé, sur quoi s'est-il exercé?

P. : L'Aspirant a cinq ans passés; il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

Le Couvreur referme la porte et dit: Vénérable Frère Second Surveillant, l'Aspirant a cinq ans passés, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

2 S., : Vénérable Frère Premier Surveillant, l'Aspirant a cinq ans passes, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

1 S., : Très Respectable, l'Aspirant a cinq ans passés, il a travaillé à l'extérieur du Temple sur la pierre polie, et a préparé les outils.

TR., : Vénérable Frère Premier Surveillant, faites lui demander s'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et s'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

1 S., : Vénérable Frère Second Surveillant, faites lui demander s'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et s'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

2 S., : Vénérable Frère Couvreur, demandez-lui sil est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et s'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

Le Couvreur entrouvre la porte et dit: L'Aspirant est-il bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon, et n'a-t-il rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés?

P. : L'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon et qu'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

Le Couvreur referme la porte et dit: Vénérable Frère Second Surveillant, l'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon et qu'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

2 S., : Vénérable Frère Premier Surveillant, l'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement dispose à remplir les devoirs d'un Maître Maçon et qu'il n'a rien a se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

1 S., : Très Respectable, l'Aspirant déclare qu'il est bien sincèrement disposé à remplir les devoirs d'un Maître Maçon et qu'il n'a rien à se reprocher sur les serments qu'il a précédemment contractés.

TR., * : Introduisez le Compagnon.

Le Couvreur ouvre énergiquement la porte à deux battants: Vénérable Frère Préparateur, introduisez le Compagnon.

Le Frère Préparateur introduit l'Aspirant, le fait marcher en reculant jusqu'entre les deux Surveillants, où il se tient le dos tourné à l'Orient.

Les portes se referment avec bruit.

TR, d'un ton ferme : Vénérables Frères Surveillants, emparez-vous du Compagnon, ayez soin qu'il ne puisse rien voir de ce qui se passe ici, jusqu'à ce que nous soyons assures qu'il est digne d'être admis à nos mystères.

Les Surveillants quittent leur plateau.

Ils saisissent l'Aspirant par les bras.

Le Premier Surveillant dégaine son glaive et lui en pose la pointe sur le cœur.

Pendant tout le dialogue qui va suivre, l'Aspirant reste le dos tourné à l'Orient.

TR. : Compagnon, jurez et promettez, sous les peines auxquelles vous vous êtes soumis à votre premier engagement, de ne rien révéler de ce que vous pourrez apercevoir ici, de n'en rien communiquer à aucun Compagnon ni Apprenti, dans le cas même où vous ne seriez pas admis au grade que vous paraissez désirer.

L'Aspirant : Je le jure. (Réponse soufflée par le Deuxième Surveillant.)

TR. : Promettez de répondre avec candeur et franchise aux questions qui vont vous être faites.

L'Aspirant : Je le promets. (Réponse soufflée par le Deuxième Surveillant.)

TR. : Compagnon, que demandez-vous?

L'Aspirant répond librement.

TR. : Est-ce bien le désir de vous instruire qui vous anime?

L'Aspirant répond librement.

TR. : Avez-vous quelque connaissance du grade que vous demandez?

L 'Aspirant répond librement.

Le Très Respectable frappe un coup: Vénérable Frère Premier Expert, faites faire le premier des neuf voyages mystérieux. Vous tous Maîtres, membres de mon conseil, vous connaissez le Compagnon: venez me rendre compte de ce que vous en avez appris, afin que nous réglions la conduite que nous tiendrons à son égard, sur la manière dont il s'est comporté depuis qu'il a été admis parmi nous.

Compagnon, craignez de tourner la tête.

Les Surveillants reprennent leurs places.

Les neuf Maîtres qui étaient autour du tableau s'assemblent autour de la représentation, où le dernier Maître reçu à dû se coucher.

Ils forment entre eux et avec le Très Respectable la chaîne d'union en croisant les bras. Le Très Respectable fait, passer à sa droite l'ancien mot de Maître J..., qui doit lui revenir par la gauche.

Ceci doit se faire dans le plus grand silence, avec un appareil imposant, de manière à inspirer au Récipiendaire quelque inquiétude sur la conduite qu'il a tenue, et sur les légèretés qu'il a pu se permettre.

Premier voyage: La Premier Expert placé à la droite du Récipiendaire, lui porte la pointe d'un glaive sur le coeur, et lui en fait saisir la lame à peu près au tiers, de la main droite; le Frère Expert tient la garde du glaive de la main droite, et de la gauche il saisit fortement la gauche du Récipiendaire et lui fait faire le tour de la Loge en le poussant devant lui sans s'arrêter à l'Orient et en commençant par le Midi.

Il a soin, pendant ce voyage, de lui faire tourner le dos à l'intérieur afin que l'Aspirant, à aucun moment, ne puisse voir la représentation.

Ils passent derrière les Maîtres qui sont au bord du tableau.

Le voyage doit se terminer à l'Occident, entre les deux Surveillants, et le dos tourné à l'Orient.

Quand le Récipiendaire est de retour à l'Occident, 1 S., * : Très Respectable, le premier voyage est fait.

Les neuf Maîtres qui s'étaient levés pour tenir conseil avec le Très Respectable, restent debout autour de la représentation.

Le Très Respectable seul retourne à sa place, frappe un coup de maillet et dit: Compagnon, vous êtes soupçonné d'une faute grave.

Frère Conducteur, arrachez-lui son tablier, il n'est pas digne de le porter.

Le Frère Premier Expert le lui arrache.

TR. : Votre conscience ne vous fait-elle aucun reproche?

Soyez sincère, souvenez-vous de la promesse que vous nous avez faite il n'y a qu'un instant; répondez.

Le Récipiendaire répond librement.

TR. : La vie de l'homme ici-bas n'est qu'un passage.

Vénérable Frère Premier Expert, faites faire le second voyage.

Compagnon, pendant ce voyage, scrutez les replis de votre âme.

Le second voyage s'accomplit exactement comme le premier.

Le Très Respectable quitte à nouveau sa place, et vient se joindre aux neuf Maîtres, autour de la représentation.

Lorsque le Candidat est de retour à l'Occident (le dos tourné à l'Orient) 1 S., * : Très Respectable, le second voyage est fait.

Le Très Respectable retourne à sa place, * : Le crime et l'innocence, le mensonge et la vérité, ont des caractères qui ne permettent pas qu'on les confonde; hé bien, Compagnon ! votre conscience ne vous fait-elle aucun reproche?

L'Aspirant : Non. (réponse soufflée par le Premier Expert).

TR., * : Vénérable Frère Premier Expert, faites retourner le Compagnon; qu'il voie à quel excès peut nous porter l'oubli de nos devoirs.

Le Premier Expert lui fait faire trois pas en arrière vers l'Orient, retire le glaive qu'il avait sur le cœur, puis le tourne vers la représentation. Les neuf Maîtres qui étaient restés debout serrés autour se retirent d'un grand pas en arrière, de manière à dégager le tableau, portant la main droite sur le cœur, à l'ordre de Maître; de la gauche, ils dirigent la pointe de leur glaive vers la représentation, et tournent le visage vers le Récipiendaire.

TR. : Considérez quelle est la cause du deuil où nous sommes.

Il marque un moment de silence.

TR. : Vénérable Frère Premier Expert, le Compagnon parait-il ému ? Rien ne décèle-t-il le coupable?

1 E. : Non, Très Respectable.

D'un ton imposant, le Très Respectable dit: Chaque instant nous mène à notre fin dernière; le vrai Maçon ne la craint, ni ne la désire.

Vénérable Frère Premier Expert, faites faire le Troisième voyage.

Le troisième voyage se fait exactement comme le premier, mais face à l'intérieur.

Quand le Récipiendaire est de retour à l'Occident (face à l'Orient) le Premier Surveillant frappe un coup du maillet et dit: Très Respectable, le troisième voyage est fait.

Les neuf Maîtres qui étalent debout, autour de la représentation reprennent séance.

TR. : Compagnon, tout vous annonce ici le deuil et la tristesse vous êtes soupçonné d'avoir participé à la perfidie de compagnons scélérats; avez-vous connaissance de leur complot détestable?

L'Aspirant : Non. (réponse soufflée par le Premier Expert).

TR. : Quel sera votre garant?

L'Aspirant : Ma parole d'honneur et ma foi de Maçon. (réponse soufflée par le Premier Expert).

TR. : Je les reçois; l'une et l'autre sont sacrées parmi nous; confirmez-les, par un signe qui ne nous laisse rien à désirer.

Le Récipiendaire porte la main sur le cœur, à l'ordre de Compagnon.

TR. : Ne soyez pas surpris, Compagnon, des précautions que nous prenons vis-à-vis de vous; depuis la mort de notre respectable Maître, tous les compagnons nous sont suspects, et vous avez dû vous en apercevoir, par la manière dont on vient de vous traiter; l'assurance et la naïveté de vos réponses, ont détruit nos soupçons à votre égard, et vous ont mérité notre confiance. Tâchez de vous rendre digne de la faveur que vous sollicitez. L'homme vulgaire se laisse prendre à l'apparence, mais le Vrai Maçon sait l'écarter, pour s'élever jusqu'à la vérité. Frère Compagnon, persistez-vous dans le désir que vous avez témoigné, de parvenir au grade de Maître?

L'Aspirant : Je persiste. (réponse soufflée par le Premier Expert).

TR. : Mon Frère, toutes les épreuves que vous avez subies jusqu'à ce moment, les préceptes qui vous ont été donnés, n'ont eu d'autre but que de vous faire parvenir dans l'intérieur, où vous acquerrez des connaissances particulières et satisfaisantes on ne peut y entrer qu'avec une âme pure. Nous ne pouvons pénétrer les replis de votre coeur; soyez vous-même votre juge, et craignez les rémords. Les Maîtres se sont plu à vous former: vous allez désormais être chargé d'enseigner les compagnons et les apprentis. Que la vertu soit le motif et l'objet de vos préceptes. Ne perdez jamais de vue que le bon exemple produit des effets bien plus sûrs que les leçons les plus sages.

Oui, mon Frère, tout ce que vous avez vu jusqu'à présent dans la Maçonnerie, tout ce que vous y verrez par la suite, est couvert du voile mystérieux de l'emblème; voile que le Maçon intelligent, zélé et laborieux, sait pénétrer. Faites bien attention à ce qui vous est arrivé, et à ce qui vous arrivera.

N'oubliez pas les trois voyages mystérieux que vous avez faits: le grade en exige neuf, mais la Loge veut bien les réduire à trois.

Vénérable Frère Premier Expert, faites monter au Frère les sept marches du Temple. Qu'il y entre par la porte d'Occident, et vous me le présenterez quand il en sera temps, par les trois pas mystérieux.

Vous, Vénérables Frères de l'une et l'autre colonne, n'oubliez pas votre devoir.

(Cet avis est pour les deux Frères qui se sont munis des deux rouleaux - ou des outils de matière souple).

Le Premier Expert fait monter au Candidat les trois premières marches, par les trois pas d'Apprenti en partant du pied droit.

Arrivé au premier palier, il donne le signe d'Apprenti; il monte deux autres degrés et, sur le second palier, il donne le signe de Compagnon.

Il monte en fin les deux dernières marches (6ème et 7ème) et s'y arrête, sur le pavé mosaïque, toujours au signe de Compagnon, les deux pieds en équerre.

Arrivé en cet endroit, le Récipiendaire se trouve avoir les pieds assez près de la tête du Frère qui, comme nous l'avons dit, est couché à terre; mais il ne peut le voir, le Frère étendu étant entièrement couvert du voile noir.

Quand le Récipiendaire est arrivé en cet endroit, le Très Respectable lui dit: Les deux premiers grades vous ont appris à connaître l'usage des instruments, et l'emploi de matériaux. Vous vous attendez sans doute à trouver dans celui-ci le développement des emblèmes sous lesquels la vérité s'est, jusqu'à présent, dérobée à vos yeux; mais tout dans l'univers est sujet à d'étranges révolutions tout périt !

Le Temple que Salomon s'était plu à élever au roi des rois, éprouva ce sort funeste.

La mort inattendue du chef de cette magnifique entreprise, peut vous retracer, par anticipation, la ruine de ce Temple fameux, que l'histoire nous représente sans cesse détruit, et sans cesse renaissant de ses propres ruines.

Salomon, fils de David, célèbre par sa sagesse et par t'immensité de ses connais-sances, résolut d'élever à l'Eternel un temple que son père avait projeté, mais que les guerres qu'il eut à soutenir contre ses voisins, ne lui permirent pas de construire; il envoya prier Hiram, roi de Tyr, de lui fournir les matériaux nécessaires à cette entreprise: Hiram accepta cette proposition avec joie; il envoya un de ces hommes rares dont le génie, l'intelligence, le goût, la supériorité des talents en fait d'architecture, et la vaste connaissance de l'essence des métaux, lui avaient acquis un tel degré de considération et de respect de la part du roi de Tyr, qu'il l'appelait son père, parce qu'il se nommait Hiram comme lui, quoiqu'il fût fils d'un Tyrien et d'une femme de la tribu de Nephtali.

Salomon donna à Hiram l'intendance et la conduite des travaux. Le dénombrement qui fut fait de tous les ouvriers, les porte a 183.300. L'histoire les nomme « prosélytes », ce qui dans notre langue signifie « étrangers admis », c'est-à-dire « initiés ».

Savoir:

- 30.000 hommes destinés à couper les cadres sur le Liban, qui servaient par tiers pendant un mois;

- 70200 apprentis,

- 80.000 compagnons et

- 3.300 maîtres.

Les habitants du Mont Gibel façonnaient les cèdres et taillaient les pierres.

Les ouvriers, divisés en trois classes avaient des mots, des signes et des attou-chements pour se reconnaître entre eux, et recevoir la paie proportionnée au genre de travaux auxquels ils étaient propres.

Les Apprentis recevaient leur salaire à la colonne J, les Compagnons à celle B, et les Maîtres dans la chambre du milieu. Le nom de la colonne des Apprentis signifie « préparation », et celle des Compagnons signifie « force ». Les monuments historiques qui nous sont parvenus nous apprennent que la colonne J fut placée au Nord et celle B au Midi, près de la porte d'Occident.

On entrait dans le Temple par trois portes celle destinée aux apprentis et, par la suite, au peuple, était à l'Occident ; celle destinée aux compagnons et, après l'achèvement du Temple, aux lévites, était au Midi; et celle destinée aux maîtres et, par la suite, aux pontifes, était à l'Orient.

Aussitôt que les portes furent posées, Salomon fit publier une ordonnance, par laquelle il était enjoint à tous les apprentis et compagnons, de sortir du Temple la veille du sabbat, et de n'y rentrer que le lendemain du sabbat au matin, à l'ouverture des portes sous peine d'être puni de mort.

L'ordre qui avait été établi parmi les ouvriers devait nécessairement assurer la tranquillité; la dernière ordonnance de Salomon avait pour but d'empêcher qu'on éludât, sous aucun prétexte, l'observation du sabbat; tout répondait aux voeux de Salomon, par les soins et la vigilance d'Hiram ; le Temple prenait chaque jour un nouvel accroissement, lorsque tout à coup un crime affreux vint suspendre les travaux, et jeter un deuil universel. Trois compagnons mécontents de leur paye, formèrent le projet d'obtenir celle de maître, à l'aide des signe, parole et attouchement, qu'ils espéraient se procurer à force ouverte.

Ils avaient remarqué qu'Hiram visitait tous les soirs les travaux, après que les ouvriers étalent retirés; ils se mirent en embuscade aux trois portes du Temple: l'un s'arma d'une règle, l'autre d'un levier et le troisième d'un fort maillet.

Hiram, s'étant rendu dans le Temple par une porte secrète, dirigea ses pas vers la porte d'Occident; il y trouva un des compagnons, qui lui demanda les mot, signe et attouchement de maître, et le menaça de le tuer s'il ne les lui donnait. Hiram lui dit: « Malheureux! que fais-tu ? tu sais que je ne peux, ni ne dois te les donner; ce n'est pas ainsi que je les ai reçus; efforce-toi de les mériter, et tu peux être assuré de les obtenir ».

A l'instant, le traître veut lui décharger sur la tête un coup violent de la règle qu'il tenait, mais le mouvement d'Hiram pour parer le coup, fit qu'il ne porta que sur l'épaule.

Dans ce moment, le Frère Premier Expert fait faire au Candidat un des trois pas mystérieux.

Il consiste à passer le pied droit par dessus la représentation, diagonalement de l'Occident où, il est placé, au Midi tenant la  gauche en équerre à la hauteur du gras de la jambe et restant quelques instants sur la jambe droite.

Le Premier Expert soutient le Candidat en cette posture en lui donnant la main. A l'instant où le Récipiendaire à fait le premier pas, le Frères de la colonne du Midi qui avait le rouleau, lui en donne un coup léger, mais sensible, sur l'épaule droite.

TR. : Hiram voulut chercher son salut dans la fuite, et tenta de sortir par la porte du Midi ; il y trouva un autre compagnon qui lui fait la même demande avec la même menace; mais à l'instant où il voulut s'enfuir, le compagnon le poursuivit et lui porta un grand coup de levier, qui ne l'atteignit que sur la nuque du cou.

Le Frères Expert fait faire en ce moment au Récipiendaire le second pas mystérieux; il passe la jambe gauche par dessus la représentation, diagonalement du Midi au Nord, et tenant la jambe droite en  équerre contre le mollet de la gauche.

Pendant ce passage, le Frère de la colonne du Nord, donne sur la nuque du Récipiendaire un léger coup du rouleau dont il s'était muni.

Le Frère Expert fait faire au Récipiendaire le troisième pas, en portant la jambe droite au bas de la représentation, où il vient joindre les deux pieds en équerre.

Aussitôt, les deux Frères Experts saisissent le Récipiendaire chacun par un bras, portant l'autre main sur sa poitrine, et posent chacun un pied derrière les talons du Récipiendaire ; pendant ce temps-là le Frère qui était couché se retire sans bruit, de manière que le Récipiendaire ne puisse s'apercevoir de rien et laisse à terre, à côté du tableau, le voile dont il était couvert.

Le Très Respectable quitte sa place, vient près du Candidat et continue: Ce coup mal dirigé ne fit qu'étourdir notre Respectable Maître qui, cependant, eut assez de force pour courir vers la porte d'Orient, où il trouva le troisième compagnon, qui lui fit encore la même demande et les mêmes menaces et, sur son refus, lui porta un grand coup de maillet sur le front et l'étendit mort.

Le Très Respectable donne sur le front du Récipiendaire, un coup de maillet, qu'il avait tenu caché ; aussitôt les deux Experts qui tenaient l'Aspirant, le poussent et le renversent, avec précaution, sur le dos.

Le Récipiendaire doit être couché, comme l'était le Frères qui occupait sa place; il a la tête un peu élevée et posée sur un coussin; il aura la jambe gauche étendue, la droite repliée en équerre; le genou élevé, le bras gauche étendu et le droit aussi plié en équerre ; l main  sur le cœur, à l'ordre de Compagnon, et recouverte de son tablier; enfin, on étendra sur lui le voile noir, de manière qu'il ait le visage découvert.

Chacun reprend sa place, on allume les neuf bougies et on éteint les lampes.

TR. : Mes Frères, le désordre s'est glissé dans nos travaux, la tristesse est peinte dans les yeux de tous les ouvriers; il ne nous est pas permis de douter que notre Respectable Maître Hiram ne soit mort mettons nous donc à la recherche de son corps, et tâchons par notre zèle et par nos soins de le découvrir.

Vénérable Frère Second Surveillant, prenez avec vous deux Maîtres et faites la recherche par le Nord.

Le Second Surveillant prend avec lui deux Frères qui étaient autour de la représentation; ils font le tour de la Loge en commençant par le Nord, dans le sens des aiguilles d'une montre et sondent le terrain avec la pointe de leur glaive, par petits coups irréguliers.

De retour à l'Occident les 2 F reprennent leur place; le Second Surveillant frappe un coup de maillet sur son plateau et dit: Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

TR., * : Vénérable Frère Premier Surveillant, prenez avec vous deux Frères et faites la recherche par le Midi.

Le Premier Surveillant désigne deux Frères qui étaient autour de la représentation, avec lesquels il fait le tour de la Loge en commençant par le Midi, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, sondant la terre avec la pointe de leur glaive.

De retour a l'Occident, les 2 F reprennent leur place, le Premier Surveillant frappe un coup de maillet sur son plateau et dit: Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

TR., * : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères qui vous ont déjà accompagnés, à se joindre de nouveau à vous; je vais me faire accompagner de deux Frères et, tous de concert, nous ferons une recherche plus attentive: puissions nous être assez heureux pour faire cette importante découverte.

Ces Frères, au nombre de neuf, font le tour de la Loge dans l'ordre qui suit: le Second Surveillant, suivi de deux Maîtres de sa colonne part le premier par le Midi, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre; le Premier Surveillant, suivi des deux autres Maîtres de sa colonne, part par le Nord, dans le sens des aiguilles d'une montre.

Ils commencent ainsi le tour en se croisant à l'occident: quand ils sont parvenus à l'Orient, le Très Respectable se joint à eux, avec les deux autres Maîtres qu'il a désigné, et tous font trois fois le tour de la Loge, dans le sens des aiguilles d'une montre, en cherchant et sondant le terrain avec la pointe de leur glaive. Au second tour, le Second Surveillant s'arrête au Nord Est et dit: Très Respectable, je vois une vapeur s'élever d'un petit espace de terrain approchons.

Ils font le troisième tour, après lequel le Très Respectable s'arrête en face du tableau, à l'Orient, là où sont représentés un monticule et une branche d'acacia.

Les deux Surveillants sont à l'Occident aux places correspondant à leur chaire.

Tous les Frères sont debout autour de la représentation.

1 S. : Très Respectable, la terre me parait fraîchement remuée en cet endroit ; nous pourrions bien trouver ici l'objet de nos recherches.

Le Très Respectable feint de s'appuyer sur la branche d'acacia et dit: Vénérables Maîtres, cette branche n'est pas crûe en cet endroit : ceci me paraît suspect, et je pense que nos recherches ne seront pas vaines.

Il se pourrait que les assassins eussent, à force de tourments, arraché de notre Respectable Maître le mot et le signe de Maître n'êtes-vous pas d'avis que le premier signe que l'un de nous fera et le premier mot qu'il prononcera, si nous trouvons le corps d'Hiram, soient désormais le mot et le signe de reconnaissance des Maîtres?

Tous donnent le signe d'approbation et laissent tomber la main droite sur la cuisse.

Le Très Respectable lève avec la pointe de son glaive qu'il tient de la main gauche, une partie du voile qui couvre le Récipiendaire ; les huit autres Frères font de même et retirent entièrement le voile tous ensemble vers le Nord. Aussitôt, ils font le signe d'horreur.

Le Second Surveillant s'approche, prend l'index droit du Récipiendaire, le laisse aller, en disant Jakin et fait un pas en arrière en faisant le signe d'horreur.

Le Premier Surveillant s'approche ensuite, prend le second doigt ou médius du Récipiendaire, le tire à lui, et le laisse glisser en disant Booz ; il fait un pas en arrière avec le signe d'horreur.

Le Très Respectable s'approche du Récipiendaire et dit, en faisant le signe d'horreur, et reculant d'un pas: Vénérables Frères Surveillants, qui a dérangé le corps de notre Respectable Maître?

2 S. : Très Respectable, j'ai cru pouvoir le relever par l'attouchement d'Apprenti, mais la chaire quitte les os.

1 S. : Très Respectable, j'ai cru pouvoir le relever par l'attouchement de Compagnon, mais la chaire quitte les os.

TR. : Ne savez-vous pas que vous ne pouvez rien sans moi et que nous pouvons tout à nous trois.

Il s'approche du Récipiendaire, pose le pied droit contre le sien, genoux contre genoux ; de la main droite il lui embrasse le poignet, de façon que les paumes des deux mains soient l'une contre l'autre, et lui passe le bras gauche sous l'épaule gauche, ayant par ce moyen, estomac contre estomac ; puis à l'aide des deux Surveillants, il le relève et lui dit à l'oreille, en lui donnant l'accolade par trois, les trois syllabes du mot. M.B

Tous les Frères reprennent leurs places. Le Très Respectable retourne à la siènne.

Le Second Maître des Cérémonies rallume les lumières profanes.

Le Premier Maître des Cérémonies conduit le Récipiendaire au pied de l'autel ou, ayant le genou droit en terre dans l'équerre, la main droite dégantée sur le l'Evangile et l'épée, tenant de la main gauche le compas ouvert, la pointe sur son cœur, il prononce l'Obligation suivante.

TR. : *.

1 S. : *.

2 S. : *.

TR. : Debout et à l'ordre, Vénérables Frères, glaive en main.

Le Très Respectable se découvre et se met à l'ordre.

Tous les Frères se lèvent, se découvrent, se mettent à l'ordre, glaive levé de la main gauche.

Pendant l'Obligation, le Premier Expert se tient à la droite du Récipiendaire, le Premier Maître des Cérémonies à sa gauche. Tous les deux sont à l'ordre, découverts.

TR. : Mon Frère, déclinez vos nom et prénom et répétez après moi:

 

 

OBLIGATION

 

Moi, ..., je jure et promets, en présence du Grand Architecte de l'Univers, sur ma parole d'honneur et sous la  foi de Maçon, devant cette Respectable assemblée, de ne révéler en aucune manière, à aucun Compagnon, Apprenti ou profane, aucun des secrets de la maîtrise, qui m'ont été et vont m'être confiés, sous les peines auxquelles je me suis soumis par mes premières Obligations Je réitère en ce moment tous les engagements que j'ai déjà contractés dans l'Ordre. Que le Grand Architecte de l'Univers me soit en aide.

Le Très Respectable pose son glaive sur la tête du Récipiendaire et frappe dessus de son maillet, selon la batterie du grade, en disant: A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, au nom du Grand Orient de Louisiane, en vertu des pouvoirs qui m'ont été confiés par cette Respectable Loge, je vous reçois Maître Maçon.

Relevez-vous, Vénérable Frère.

Le Récipiendaire se relève.

TR. : Baissez vos glaives et reprenez séance, Vénérables Frères.

Tous les Frères se rassoient.

TR. : Vénérable Frère, nous avons pour nous reconnaître dans ce grade, ainsi que dans les précédents, un mot sacré, un mot de passe, un signe et un attouchement. L'ordre du grade est d'étendre la main, les quatre doigts serrés, le pouce écarté et posé sur le cœur. Le signe se fait en portant la main droit la hauteur du face, le pouce en dehors, la tête un peu effacée de côté droit, en faisant un mouvement de corps en arrière.

Il peint l'horreur dont les maîtres furent frappés au premier aspect du cadavre d'Hiram.

La parole sacrée est celle que je vous ai donnée à l'oreille en vous relevant; on la donne en recevant et en donnant l'accolade en trois temps, une syllabe à chaque temps; elle signifie « la chair quitte les os ».

Le mot de passe est GlBLIN, c'est le nom des habitants du Mont-Gibel, qui tiralent les pierres de la carrière et façonnaient les cèdres, pour la construction du Temple. Comme Maître, vous vous appellerez GABAON ; l'attouchement est celui que je vous ai donné en vous relevant, avec cette différence, que vous devez saisir le poignet comme on a saisi le votre.

Si un Maçon se trouve en péril, il doit porter les mains jointes sur sa tête, le plat de la main vers le Ciel, et dire : « A moi les Enfants de la Veuve ».

On ne doit prononcer la parole sacrée, et donner l'attouchement, qu'en Loge de Maître, et après s'être assuré que celui qui vous la demande est Maître.

Le Très Respectable met au nouveau Maître le tablier de son grade et dit : Vous porterez désormais la bavette de votre tablier abaissée.

La couleur bleue dont il est bordé doit vous rappeler sans cesse qu'un Maçon doit tout attendre d'en haut, et que c'est en vain que les hommes prétendent construire, si le Grand Architecte ne daigne construire lui-même.

Il lui rend son épée, en disant: Vous connaissez l'usage que vous devez faire de ce glaive.

Il lui rend son chapeau en disant: Désormais vous serez couvert en Loge de Maître ; cet usage très ancien annonce la liberté et la supériorité. Jusqu'ici, vous avez servi comme Apprenti et Compagnon; vous allez commander, mais craignez d'en abuser.

TR., * : Vénérable Frère Premier Surveillant, je vous envoie le nouveau Maître, afin que vous lui enseigniez à travailler en Maître, et que vous le reconnaissiez en sa nouvelle qualité.

Le Premier Maître des Cérémonies conduit le nouveau Maître entre les Surveillants.

Le Premier Surveillant quitte son plateau par l'extérieur et lui fait frapper trois coups sur chacune des trois portes représentées sur le tableau, à l'Orient, à l'Occident et au Midi, en tournant en sens inverse des aiguilles d'une montre.

Revenu directement à l'Occident, il reçoit de lui les mots, signes et attouchement.

Ensuite, le Premier Maître des Cérémonies conduit le Récipiendaire près du Second Surveillant qui reçoit pareillement mots, signes et attouchement.

1 S., * : Très Respectable, le Frère est reconnu; il a travaillé en Maître.

TR., * : Vénérable Frère Premier Maître des Cérémonies, veuillez placer le nouveau Maître en tête d'une des deux colonnes.

Puis, il s'adresse au Frère nouvellement reçu : Mon Frère, les Compagnons n'eurent pas plutôt commis leur crime, qu'ils en sentirent toute l'énormité. Afin d'en dérober la trace, s'il était possible, us emportèrent le corps d'Hiram à quelque distance des travaux, et l'enterrèrent dans une fosse faite à la hâte, se promettant de le venir prendre au premier moment favorable, et de le transporter bien loin et pour reconnaître facilement l'endroit, ils y plantèrent une branche d'acacia.

Les maîtres s'aperçurent bientôt de l'absence d'Hiram ; ils en avertirent Salomon qui, pour satisfaire son impatience, en ordonna la recherche.

Trois maîtres partirent par la porte du Nord, trois par la porte du Midi, et trois parcelle d'Occident. Ils convinrent de ne pas s'écarter les uns des autres, plus loin que la portée de la voix. Au lever du soleil, l'un d'eux aperçut une vapeur qui s'élevait dans la campagne, à quelque distance ; ce phénomène fixa son attention ; il en fit part aux autres maîtres, et tous s'approchèrent de l'endroit d'où sortait la vapeur. Au premier aspect ils virent une petite élévation, ou tertre, et reconnurent que la terre avait été fraîchement remuée, ce qui confirma leur soupçon ; la branche d'acacia qui céda aux premiers efforts, ne leur permit plus de douter qu'elle ne servit d'indice pour reconnaître l'endroit; ils se mirent à fouiller, et bientôt ils trouvèrent le corps de notre Respectable Maître déjà corrompu, et reconnurent qu'il avait été assassiné.

Il était à craindre que les assasins n'eussent à force de tourments, arraché à Hiram les signes et mots de maître: ils convinrent donc que le premier signe et le premier mot qui leur échapperaient lors de l'exhumation seraient, par la suite, le signe et le mot de reconnaissance parmi les maîtres.

Ils se revêtirent de tabliers et de gants de peau blanche pour témoigner qu'ils n'avaient point trempé leurs mains dans le sang innocent et députèrent l'un d'eux à Salomon pour l'instruire de la découverte du corps d'Hiram.

Salomon, instruit du crime affreux qui l'avait privé d'un ami et du chef des travaux à la perfection desquels il mettait toute son ambition, se livra à la plus vive douleur: il déchira ses vêtements et jura qu'il tirerait une vengeance éclatante d'un forfait aussi noir.

Il ordonna un deuil général parmi les ouvriers du Temple.

Il envoya exhumer le corps, avec pompe, par des maîtres ; lui fit de magnifiques funérailles et le mit dans un tombeau de trois pieds de large, sur cinq de profondeur et sept de longueur: il fit incruster dessus un triangle de l'or le plus pur, et fit graver au milieu du triangle, l'ancien mot de maître, qui était un des noms hébreux du Grand Architecte de l'Univers, et ordonna que les mot, signe et attouchement seraient changés, et qu'on y substituerait ceux dont les neuf maîtres étaient convenus.

Il vous est aisé maintenant de saisir l'analogie des épreuves par lesquelles vous venez de passer, avec le récit historique des circonstances duquel elles sont l'emblème.

Pour peu que vous ayez réfléchi aux différentes circonstances qui ont accompagné votre réception, aux grades auxquels vous avez été admis, peut-être aurez-vous remarqué quelques points qui paraissent se contredire, ou du moms n'avoir pas entre eux une parfaite connexité ; suspendez encore votre jugement à cet égard. Cette diversité vient de celle des objets que les trois premiers grades vous présentent. Ils sont les points fondamentaux de toutes les con naissances maçonniques. Vous verrez par la suite, à force d'études et de recherches, ces contradictions apparentes s'évanouir. La réunion de toutes les connaissances, vous présentera un ensemble, lié, suivi, satisfaisant, et destine à conduire aux objets les plus élevés. C'est assez que l'Ordre vous ait indique la route que vous avez à tenir.

Vous avez été traité en compagnon suspect ; cela fait allusion aux profanes ennemis de notre Ordre, qui le calomnient et le persécutent sans le connaître, et contre lesquels nous devons employer la force pour repousser leurs traits, la douceur pour les ramener à des sentiments plus modérés, et la prudence dans le choix des moyens qui y sont propres.

A peine vous êtes vous justifié, que vos Frères se sont empressés de vous donner de nouvelles marques d'amitié, en vous admettant à la participation de leurs mystères les plus intimes; dès ce moment vous êtes parvenu dans l'intérieur.

Les courses et les voyages sont l'emblème de la recherche du crime, et désignent l'état errant et vagabond du criminel qui cherche en vain à échapper aux remords et au châtiment.

La marche mystérieuse est le symbole des efforts que fit Hiram pour se dérober aux coups des assassins.

Les trois coups que vous avez reçus figurent ceux qui lui ont été portés; ils doivent vous faire sentir le danger de trois passions funestes dont l'homme est souvent aveuglé: l'orgueil, l'envie et l'avarice.

Ces mêmes épreuves sont encore l'emblème de la haute importance de nos mystères; elles doivent nous convaincre que toujours, en tous lieux, dans toutes les circonstances, nous devons être prêts à tout souffrir, comme notre Respectable Maître Hiram, plutôt que de révéler nos secrets et de manquer à nos engagements.

Enfin, elles sont encore des emblèmes allégoriques d'une infinité de connaissances, qu'une étude profonde peut seule vous procurer, et que je ne puis ni ne dois vous communiquer en ce moment.

On vous a fait parvenir au septième degré ; troisième et nombre parfait de la maçonnerie ; vous avez obtenu par là l'âge de votre grade ; gardez-vous de redescendre et de déchoir du nombre de perfection dont vous êtes décoré.

Le discours fini, le Très Respectable frappe un coup et dit: Vénérables Frères Premier et Second Surveillants invitez les Frères qui décorent l'une et l'autre colonne à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Maître Maçon; qu'il soit reconnu comme tel par tous les Maçons répandus sur la surface de la terre.

1 S., * : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Frères de la colonne du Midi, vous êtes invites par le Très Respectable à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Maître Maçon; qu'il soit reconnu corn me tel par tous les Maçons répandus sur la surface de

la terre.

2 S., * : Vénérables Frères de la colonne du Nord, vous êtes invités par le Très Respectable à reconnaître à l'avenir le Frère ... pour Maître Maçon ; qu'il soit reconnu comme tel par tous les Maçons répandus sur la surface de la terre.

TR., * : Applaudissons mes Frères

**  *    **  *    **  * 

Le nouveau Maître  remercie en tirant seul la même batterie.

 **  *    **  *    **  * 

TR. : Vénérables Frères, couvrons cette batterie.

**  *    **  *    **  *.

Tous les Frères applaudissent.

Le nouveau Maître ne tire pas cette batterie.

Tous les Frères mettent leurs glaives dans le fourreau et s'asseyent.

Le Très Respectable fait l'instruction entière du Grade. 

 

CLOTURE DES TRAVAUX AU GRADE DE MAÎTRE

 

TR. : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, demandez au Vénérables Frères de l'une et l'autre colonne s'ils n'ont rien à proposer.

1 S. : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Frères de la colonne du Midi, n'avez-vous rien à proposer ?

2 S. : Vénérables Frères de la colonne du Nord, n'avez-vous rien à proposer?

S'il y a quelque proposition, on la discute ou, si elle est trop importante, on la renvoie à une autre assemblée.

S'il n'y en a pas, ou lorsque tout est fini le deuxième Surveillant frappe un coup.

2 S., * : Frère premier Surveillant la colonne du Nord est muette.

1 S., * : Très Respectable, les deux colonnes sont muettes.

TR., * : A l'ordre mes Frères.

Tous les Frères se tiennent debout, à l'ordre de Maître, tirent leurs  glaives qu'ils tiennent de la main gauche la pointe basse.

Le couvreur prend son épée de la main gauche, la pointe basse et se place devant la porte.

TR. : Vénérable Frère Premier Surveillant à quelle heure devons-nous fermer nos travaux?

1 S. : A minuit.

TR. : Quelle heure est-il?

1S. : Minuit.

TR. : Puisqu'il est minuit et que c'est l'heure à laquelle nous terminons nos travaux, Vénérables Frères Premier et Second Surveillants invitez les Frères à m'aider à fermer les travaux de Maître.

1 S. : Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Frères de la colonne du Midi, le Très Respectable nous invite à l'aider à fermer les travaux de Maître.

2 S. : Vénérables Frères de la colonne du Nord, le Très Respectable nous invite à l'aider à fermer les travaux de Maître.

TR. : **  *    **  *    **  *.

1 S. : **  *    **  *    **  *.

2 S. : **  *    **  *    **  *.

TR. : A moi, Vénérables Frères.

Tous les Frères, ayant les yeux sur le Très Respectable, font le signe d'horreur et donnent la batterie de Maître.

TR. : Prenez séance.

Tous s'assoient et se découvrent.

Le premier Maître des Cérémonies éteint avec un éteignoir les 2 chandelles supplémentaires de chaque grand chandelier, Il replace la chandelle subsistante au point central des chandeliers, et enlève les chandelles éteintes.

Le Frère Architecte, remplace le tableau.


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