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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 17:50

  PREMIERE PARTIE

ADAM, notre premier ancêtre, créé à l'image de Dieu, le Grand Architecte de l'Univers, dut avoir les Sciences libérales, particulièrement la Géométrie, inscrites dans son cœur, car depuis la chute même, nous trouvons ces principes [inscrits] dans le cœur de ses descendants, lesquels principes, au cours des temps, ont été exposés et combinés en une méthode adéquate de propositions, en observant les lois de la proportion empruntées à la technique. Si bien que les arts mécaniques donnèrent l'occasion aux savants de réduire les éléments de Géométrie en une méthode ; cette noble science, ainsi réduite, est le fondement de tous ces arts (particulièrement de la Maçonnerie et de l'Architecture) et la règle par laquelle ils sont conduits et appliqués.

Nul doute qu'Adam enseigna à ses fils la Géométrie et son usage dans les divers arts et métiers convenant, au moins, à ces temps anciens ; car CAIN, à ce que nous savons, construisit une Cité qu'il appela « CONSACREE » OU « DEDIEE », d'après le nom de son fils aîné ÉNOCH, et, devenu le prince d'une moitié de l'Humanité, sa postérité voulut imiter son royal exemple en développant à la fois la noble science et l'art utile.

Nous ne pouvons pas supposer non plus que Seth fut moins instruit qui, devenant le Prince de l'autre moitié de l'Humanité et aussi le premier qui cultiva l'Astronomie, a dû prendre un soin égal à enseigner la Géométrie et la Maçonnerie à ses descendants qui eurent aussi le puissant avantage d'avoir Adam vivant au milieu d'eux .

Mais, sans tenir compte des récits douteux, nous pouvons conclure avec certitude que le Vieux Monde, qui dura 1 656 ans ne pouvait pas être ignorant de la Maçonnerie et que la famille de Seth, tout comme celle de Caïn, érigea de nombreux ouvrages surprenants, jusqu'à ce qu'à la fin, NOE, le neuvième descendant de Seth, se vît commandé et dirigé par Dieu pour construire la Grande Arche qui, quoiqu'en bois, fut certainement fabriquée selon la géométrie et d'après les règles de la Maçonnerie.

NOE et ses trois fils, JAPHET, SEM et CHAM, tous maçons authentiques, amenèrent avec eux, après le Déluge, les traditions et les arts antédiluviens et les communiquèrent largement à leur descendance de plus en plus nombreuse ; c'est ainsi que 101 ans après le Déluge, nous trouvons un grand nombre d'entre eux, sinon la race entière de NOE, employés dans la vallée de Sbinear à la construction d'une ville et d'une grande tour, afin de se donner à eux-mêmes un nom et de prévenir leur dispersion. Et ainsi, ils élevèrent leur ouvrage à une hauteur monstrueuse et, par leur vanité, provoquèrent Dieu à confondre leurs desseins en confondant leur langage, ce qui occasionna leur dispersion; cependant leur habileté n'en doit pas moins être louée car ils ont consacré plus de cinquante-trois ans à ce travail prodigieux et, après leur dispersion, ils amenèrent avec eux la science suprême dans des contrées lointaines où ils en firent un bon usage dans l'établissement de leurs royaumes, républiques et dynasties. Et si, par la suite, cette science fut perdue sur la plus grande partie de la Terre, elle fut particulièrement conservée à Sbineur et en Assyrie où NEMROD, le fondateur de cette monarchie, après la dispersion, construisit beaucoup de splendides cités comme Erec, Accad et Calné en SHINEAR, d'où il passa plus tard en ASSYRIE et construisit Ninive, Rebovot, Calasb et Resen.

 Dans ces régions, au bord du Tigre et de l'Euphrate, fleurirent plus tard de nombreux savants prêtres et mathématiciens connus sous le nom de CHALDEENS OU MAGES  qui conservèrent cette bonne science qu'est la Géométrie, de même que les ROIS et les grands hommes encouragèrent l'Art Royal. Mais il n'est pas opportun de parler davantage des prémisses, sauf dans une Loge formée.

De là, par conséquent, la Science et l'Art furent transmis à la fois aux âges postérieurs et à des climats éloignés, malgré la dispersion des langues ou dialectes, qui a pu donner naissance à la possibilité qu'ont les maçons et à l'ancien usage universel de pouvoir converser sans parler et de se reconnaître l'un l'autre à distance plutôt qu'elle n'entravât les progrès de la Maçonnerie dans chaque colonie et leur communication dans leur dialecte national distinct.

Et, il n'y a pas de doute, l'Art Royal fut apporté en Egypte par MITSRAÏM, le second fils de CHAM, environ six ans après la confusion de Babel et 160 ans après le déluge, quand il conduisit là sa colonie (car Egypte se dit Mitsraïm en hébreu). Nous savons en effet que l'inondation des rivages du fleuve du Nil a rapidement amené un progrès en géométrie qui, en conséquence, mit la Maçonnerie fort à contribution En effet, les anciennes et nobles villes, avec les autres magnifiques édifices de ce pays, en particulier les fameuses Pyramides, démontrent le goût précoce et le génie de cet ancien Royaume. De plus, une de ces PYRAMIDES d'Egypte est considérée comme la première des Sept Merveilles du Monde, sa description par les historiens et les voyageurs est presque incroyable.

Les Archives sacrées nous apprennent bien que les onze petits-fils de CANAAN (le plus jeune fils de CHAM), se fortifièrent tôt dans des places-fortes et des villes solidement entourées de murs et érigèrent beaucoup de beaux temples et maisons particulières aussi, quand les Israélites, sous le Grand Josué, envahirent leur pays, ils le trouvèrent si régulièrement défendu que, sans l'immédiate intervention de Dieu en faveur de son peuple élu, les Cananéens eussent été inexpugnables et invincibles. Et nous ne pouvons pas supposer que les autres fils de CHAM, à savoir Chush son ainé en Arabie du Sud et Phut ou Phuts (maintenant appelé Fes) en Afrique Occidentale, n'aient pas fait aussi bien.

Et sûrement, la belle et vaillante postérité de JAPHET (le fils aîné de Noé), même ceux qui voyagèrent à travers les îles des Gentils, doit avoir été aussi habile en Géométrie et en Maçonnerie, quoique nous ne connaissions que peu de leurs activités et de leurs œuvres puissantes, jusqu'à ce que leur surprenante connaissance fût presque perdue par le désastre de la guerre et parce qu'elle n'a pas maintenu de relations convenables avec les nations policées et instruites: en effet, quand ces relations furent ouvertes dans les âges postérieurs, nous savons qu'ils commencèrent à devenir de très surprenants architectes.

La postérité de SEM a eu aussi les mêmes occasions de cultiver l'Art utile, même ceux d'entre eux qui plantèrent leurs colonies dans le Sud et l'Est de l'Asie; et, à plus forte raison, ceux d'entre eux qui, dans le grand Empire assyrien, vécurent dans un Etat distinct ou furent mêlés à d'autres familles. De plus cette branche sacrée de SEM (de laquelle, par la chair, le CHRIST est venu), ne dut pas être maladroite dans les arts savants d'Assyrie: car ABRAM, environ 268 ans après la confusion de Babel, fut appelé en dehors d'Ur en Chaldée où il avait appris la Géométrie et les Arts qui en sont issus, chose qu'il dut soigneusement transmettre à Ismaël, à Isaac et à ses enfants nés de Ketura et, par Isaac, à Esaü et à Jacob et aux douze patriarches. Même les Juifs croient qu'ABRAM instruisit aussi les Egyptiens dans la science assyrienne.

En fait, la famille élue n' utilisera longtemps que la seule architecture militaire, car ils étaient passagers parmi les nations étrangères, mais, avant que les 430 années de leur pérégrination fussent expirées, 86 ans même avant leur Exode, les Rois d'Egypte forcèrent la plupart d'entre eux à abandonner leurs instruments de berger et leurs équipements de guerre et les exercèrent à un autre genre d'architecture en pierre et en brique comme la Sainte Ecriture et d'autres histoires nous l'apprennent; en quoi Dieu les dirigea avec sagesse, pour faire d'eux de bons maçons avant qu'ils ne possèdent la Terre promise alors fameuse par une très surprenante Maçonnerie.

Et tandis qu'ils marchaient vers Canaan, à travers l'Arabie, sous Moïse, Dieu prit plaisir à inspirer la sagesse au cœur de BETSALEEL, de la tribu de Juda, et d'AHOLIAB, de la tribu de Dan, pour ériger cette très glorieuse tente ou tabernacle, à l'intérieur de laquelle résidait la Shekina  qui, quoique n'étant ni de pierre, ni de brique, fut disposée selon la Géométrie. C'était une très belle pièce d'architecture (qui servit plus tard de modèle au Temple de Salomon), d'après le modèle que Dieu avait montré à Moïse sur la Montagne, en conséquence de quoi Moïse devint le MAITRE MAÇON GENERAL aussi bien que roi de Jeschurun, car il était à la fois habile dans toutes les connaissances égyptiennes et divinement inspiré par la plus sublime connaissance en Maçonnerie.

Ainsi les Israélites, à leur sortie d'Egypte, étaient un entier royaume de Maçons, bien instruits, sous la conduite de leur GRAND-MAITRE MOISE qui les ordonna souvent en une Loge régulière et générale, quand ils étaient dans le Désert et leur donna de sages obligations, règlements, etc. Les ont-ils bien observés ? Mais on ne peut mentionner davantage que les Prémisses.

 Et après qu'il furent possesseurs de Canaan, les Israélites ne se montrèrent pas inférieurs en Maçonnerie aux anciens habitants, mais, au contraire, la développèrent largement, grâce à la direction spéciale du Ciel; ils fortifièrent mieux et améliorèrent les maisons de leurs villes et les palais de leurs chefs et ils furent seulement inférieurs en architecture sacrée tant que le Tabernacle fut debout, mais pas pour longtemps, car le plus bel édifice sacré des Cananéens fut le Temple de Dagon à Gaza des Philistins, fort magnifique et assez grand pour recevoir 5000 personnes sous son toit, lequel Temple était artistement soutenu par deux colonnes principales et était une admirable découverte de leur puissante habileté en maçonnerie authentique, ainsi qu'on doit le reconnaître.

Mais ce Temple de Dagon, et les plus beaux agencements de Tyr et de Sidon ne peuvent pas être comparés au Temple du Dieu Eternel à Jérusalem, commencé et fini, à l'étonnement du monde entier, dans le court espace de sept ans et six mois, par le très habile homme et très glorieux Roi d'Israël, le Prince de la Paix et de l'Architecture, SALOMON, le fils de David, à qui fut refusé cet honneur car il était homme sanguinaire, sous la direction de Dieu, sans qu'on entendît le bruit des marteaux des ouvriers, quoiqu'il y fût employé non moins de 3 600 princes ou maitres maçons pour conduire le travail d'après les instructions de Salomon, avec 80 000 tailleurs de pierre ou compagnons dans la montagne; et 70 000 manœuvres: en tout 153 600 en plus de la levée, sous Adoniram, pour travailler dans les montagnes du Liban alternativement avec les Sidoniens, à savoir :30 000 faisant en tout : 183 600.

 Pour un aussi grand nombre de Maçons habiles, Salomon fut largement obligé par HIRAM ou Huram, roi de Tyr, qui envoya ses maçons et charpentiers à Jérusalem et les pins et cèdres du Liban à Jaffa, le plus proche port de mer.

Mais, par dessus tout, il envoya son homonyme, HIRAM ou Huram, le Maçon le plus accompli de la Terre.

  Et la prodigieuse dépense faite à cette occasion en augmenta encore l'excellence, car, à côté des vastes préparatifs du roi David, SALOMON, son fils, plus riche, et tous les Israélites fortunés et les nobles de tous les royaumes voisins y contribuèrent largement en or, argent et riches joyaux qui se montèrent à une somme presque incroyable.

Et nous ne lisons rien sur aucune chose en Canaan qui soit aussi grand le mur qui l'entourait faisait 7 700 pieds de tour ; aucune construction sacrée ne pourrait de loin lui être comparée pour l'exactitude de ses proportions et de ses belles dimensions, du magnifique portique à l'est au glorieux et vénérable Saint des Saints à l'ouest, avec les appartements très élégants et très pratiques pour les rois et les princes, les prêtres et les lévites , les Israélites et aussi les Gentils, car le Temple était une maison de prière pour toutes les nations et il pouvait recevoir dans le Temple proprement dit et dans toutes les cours et appartements réunis, pas moins de 300 000 personnes, en accordant une coudée carré par individu, selon un modeste calcul.

Et si nous considérons les 1453 colonnes de marbre de Paros avec ses pilastres en nombre double, les uns et les autres couronnés de splendides chapiteaux de divers ordres, ainsi qu'environ 2 246 fenêtres en plus de ceux du dallage avec les coûteuses décorations de l'intérieur que l'on ne peut décrire (et nous pourrions dire beaucoup plus), nous devons conclure que son coup d'¦il dépasse l'entendement et qu'il fut, à juste titre, considéré comme la plus belle pièce de Maçonnerie sur Terre, de très loin, avant comme après, et la principale merveille du Monde ; et il fut dédié ou consacré de la manière la plus solennelle par le roi SALOMON.

Mais en laissant de côté ce que nous ne devons pas et, par conséquent, nous ne pouvons pas transmettre par l'écriture, nous pouvons en confiance affirmer que, quel qu'ambitieux qu'aient été les païens en cultivant l'Art royal, cet Art ne fut jamais rendu parfait jusqu'à ce que Dieu condescendît à instruire son Peuple élu en élevant l'importante tente dont nous avons parlé et en construisant

 à la fin cette maison magnifique, élevée pour l'éclat spécial de sa gloire où il résidait entre les Chérubins sur le Propitiatoire, et de là, il leur donna fréquemment des réponses d'oracles.

Cet édifice très somptueux, splendide, beau et glorieux attira bientôt des artistes curieux de toutes les nations [en sorte qu'] ils passèrent quelque temps à Jérusalem pour observer ses perfections particulières, tout autant qu'il était permis aux Gentils : de la sorte, ils découvrirent bientôt que le monde entier, toute habileté jointe, avait été fort inférieur aux Israélites en sagesse et en habileté dans l'architecture, quand le sage roi SALOMON était GRAND-MAITRE de la Loge de Jérusalem, que le savant roi HIRAM était Grand Maître de la Loge de Tyr et l'inspiré HIRAM ABI était Maître des Travaux et que la Maçonnerie était sous le soin et la direction immédiate du Ciel, quand les nobles et les sages tenaient à l'honneur d'aider les maitres habiles et les artisans et quand le Temple du VRAI DIEU devint la Merveille pour tous les voyageurs, au moyen de laquelle, comme sur le plus parfait modèle, ils corrigeaient à leur retour l'architecture de leur propre pays.

Ainsi, après l'érection du Temple de Salomon, la Maçonnerie fut développée dans toutes les nations voisines, car les nombreux artistes qui y avaient été employés sous la direction d'Hiram Abi se dispersèrent après son achèvement en Syrie, Mésopotamie, Assyrie, Chaldée, Babylonie, Médie, Perse, Arabie, Afrique, Asie mineure, Grèce et autres parties de l'Europe où ils enseignèrent cet art libéral aux fils de naissance libre des personnes éminentes, grâce à l'habileté desquels les Rois, Princes et Potentats construisirent beaucoup de glorieux édifices et devinrent GRANDS-MAITRES, chacun sur son propre territoire, et se piquèrent d'émulation pour exceller dans cet art royal. Bien plus, même à propos de l'INDE avec laquelle des relations furent ouvertes, nous pouvons conclure de même. Mais aucune de ces nations, même toutes ensemble, ne put rivaliser avec les Israélites, encore moins les dépasser, et leur Temple demeura le modèle constant.

C'est ainsi que le GRAND MONARQUE NABUCHODONOSOR ne put jamais, malgré ses indescriptibles avantages, élever sa maçonnerie jusqu'à la belle grandeur et magnificence de l'édifice du Temple, aussi, dans sa belliqueuse rage, le brûla-t-il après qu'il eut subsisté dans sa splendeur 416 ans depuis sa consécration. Mais après avoir terminé ses guerres et proclamé la paix générale, il dirigea son cœur vers l'architecture et devint le GRAND-MAITRE MAÇON; et comme il avait auparavant amené captifs les habiles artistes de la Judée et des autres pays conquis, il créa vraiment la plus grande œuvre sur Terre, les murs même et la ville, les palais et les Jardins Suspendus, le Pont et le Temple de Babylone, la troisième des Sept Merveilles du Monde, cependant de beaucoup inférieurs quant à la sublime perfection de la Maçonnerie au saint, charmant, gracieux Temple de DIEU. Mais comme les Juifs captifs furent d'une utilité spéciale à Nabuchodonosor pour ses glorieuses constructions, et continuant ainsi à travailler, ils conservèrent leur grande habileté en Maçonnerie et restèrent très capables de reconstruire le Saint Temple et la Cité de SALEM sur ses vieilles fondations lorsque cela fut ordonné par l'édit ou décret du GRAND CYRUS, conformément à la parole de Dieu qui avait prédit ce relèvement et ce décret. Et CYRUS ayant désigné ZOROBABEL, le fils de Salathiel (de la lignée de David par Nathan, le frère de Salomon dont la famille royale était désormais éteinte) comme tête ou Prince de la Captivité et comme le conducteur des Juifs et des Isruélites revenant à Jérusalem, ils commencèrent à poser les fondations du SECOND TEMPLE et l'auraient rapidement fini si CYRUS avait vécu. Cependant, à la fin, ils placèrent le chaperon dans la sixième année de DAR1US, le monarque perse, date à laquelle le Temple fut dédié avec joie et beaucoup de sacrifices par ZOROBABEL, le Prince et Maitre-Maçon Général des Juifs, environ vingt ans après le décret du Grand Cyrus. Et, bien que ce Temple de ZOROBABEL fût bien inférieur à celui de Salomon, qu'il ne fût pas si richement orné d'or et de diamants et de toutes sortes de pierres précieuses, qu'il n'y eût ni la Shekina ni les saintes reliques de Moïse, etc., et comme il avait été élevé exactement sur les fondations de Salomon et conformément au modèle, il était encore l'édifice le plus régulier, le plus symétrique et le plus glorieux du monde entier, comme les ennemis des Juifs en ont toujours témoigné et reconnu.


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