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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 19:11

II

RÈGLEMENTS GÉNÉRAUX

modelés sur ceux donnés par le Très Haut

et Très Puissant Prince Philippe, duc de

Wharton, Grand Maître des Loges du

Royaume de France, avec les changements

qui ont été faits par le présent Grand

Maître Jacques Hector Macleane, chevalier,

baronet d'Écosse, et qui ont été donnés

avec l'agrément de la Grande Loge à la

Grande Assemblée tenue le 27 décembre

1735, jour de Saint-Jean-l'Évangéliste,

pour servir de règle à toutes les Loges

dudit Royaume.

Article Premier

Le Grand Maître ou son Député

a droit et autorité, non seulement

d'être présent dans toute Loge

régulière, mais aussi de présider

partout où il est, avec le Maître de

la Loge à sa main gauche, comme

aussi d'ordonner à ses Grands Surveillants

de l'accompagner, qui ne

doivent cependant pas agir comme

Surveillants dans les Loges particulières

qu'en sa présence et par son

ordre, parce que le Grand Maître y

peut ordonner aux Surveillants de

cette Loge, ou à quelques autres

Frères qu'il lui plaît, de l'accompagner

et d'agir comme Surveillants

« pro tempore »

ART. 2

Le Maître d'une Loge particulière

a droit et pouvoir d'assembler

les membres de sa Loge en

chapitre quand bon lui semble, au

lieu et à l'heure où ils doivent

s'assembler et, en cas de maladie,

mort ou absence indispensable

du Maître, le Premier Surveillant

doit agir comme Maître « pro

tempore », à moins qu'il ne s'y

trouve quelque Frère qui ait été

auparavant Maître de la Loge, car,

dans ce cas, l'autorité du Maître

absent retourne à celui qui a été

dernièrement Maître, quoiqu'il ne

puisse agir qu'après que le Premier

Surveillant (ou, en son absence, le

Second) aura assemblé la Loge.

ART. 3

Le Maître de chaque Loge particulière,

ou un de ses Surveillants,

ou quelque autre Frère

par son ordre, doit tenir un livre

en forme de registre qui

contienne leurs règles particulières,

les noms de leurs membres,

avec une liste de toutes les Loges

de la ville, le temps et le lieu ordinaire

de s'assembler, et tout ce qui

se passe chez eux qui convient

d'être enregistré.

ART. 4

Aucune Loge ne recevra

qu'avec la dispense du Grand

Maître ou de son Député, plus de

cinq nouveaux Frères à la fois, ni

personne au-dessous de vingt-cinq

ans qui doit être aussi son maître.

ART. 5

Personne ne peut être fait ni

reçu membre d'une Loge particulière

sans en donner avis à ladite

Loge un mois auparavant, afin de

faire les perquisitions nécessaires

de la capacité, vie et moeurs du

postulant, à moins qu'il ne soit

avec la dispense susdite.

 ART. 6

Personne ne peut entrer

comme Frère dans une Loge particulière,

ni en être membre, sans

le consentement unanime de cette

Loge et de tous ses membres alors

présents quand le postulant est

proposé, et leur consentement

doit être formellement demandé

par le Maître et ils doivent témoigner

leur consentement ou opposition

d'une manière prudente,

soit virtuellement ou en forme,

pourvu que cela soit avec unanimité,

et ce privilège n'est pas sujet

à dispense, parce que les membres

d'une Loge particulière se

peuvent mieux juger et, s'ils

étaient obligés de recevoir un

membre malgré eux, cela pourrait

ôter la liberté, nuire à l'harmonie

et même rompre et disperser la

Loge, ce que tous bons et véritables

Frères doivent éviter

ART. 7

Chaque nouveau Frère doit, à

sa réception, habiller la Loge avec

décence, et tous les Frères présents,

et déposer quelques fonds

pour secourir les Frères dans le

besoin, selon que le postulant

jugera à propos, au dessus de ce

qui est statué par les règles de

cette Loge particulière ; lesquels

fonds resteront ès mains du

Maître, Surveillants ou du Trésorier,

si les membres jugent convenable

d'en élire un. Le postulant

promettra aussi solennellement de

se soumettre aux Constitutions,

Règles, Charges, Coutumes et

bons Usages qui lui seront intimés

en temps et lieu convenables.


ART. 8

Aucuns Frères, ni nombre de

Frères ne se sépareront de la Loge

dans laquelle ils ont été reçus

Frères, ou après, admis comme

membres, à moins que la Loge ne

devienne trop nombreuse, ni

même alors sans la susdite dispense.

Et lorsqu'ils seront ainsi

séparés, il faut qu'ils se joignent

sans retard à une autre Loge qui

leur convient le mieux, avec le

consentement unanime de cette

Loge, où ils vont (comme il est cidevant

mentionné) ou il faut

qu'ils obtiennent l'agrément du

Grand Maître pour être constitués

dans une nouvelle Loge.

Si un nombre de Frères font

une Loge sans l'agrément du

Grand Maître, les Loges régulières

ne doivent pas les souffrir, ni les

favoriser, ni les reconnaître pour

légitimes Frères dûment assemblés,

ni approuver aucun de leurs

faits et actions. Au contraire, ils

doivent les traiter et les regarder

comme des rebelles, jusqu'à ce

qu'ils s'humilient selon que le

G.M. jugera convenable et qu'il

les reconnaisse en constituant une

Loge pour eux dans les formes, et

cela doit être communiqué aux

autres Loges, comme il est

d'usage lorsqu'une nouvelle Loge

doit être enregistrée dans la liste

des Loges.

ART. 9

Si un Frère se comporte d'une

manière à troubler et inquiéter sa

Loge, il sera deux fois dûment

averti par le Maître ou les Surveillants,

dans une Loge régulière-

-ment assemblée et, s'il ne se

corrige point en se soumettant

humblement à l'avis de ses Frères,

qu'il doit bien prendre garde de ne

plus offenser, on doit le traiter

selon les lois de cette Loge particulière,

ou selon que l'Assemblée

de Trimestre en décidera, et pour

ce que 5 l'on peut après faire un

règlement nouveau.

ART. 10

La pluralité des membres de

chaque Loge assemblée auront le

privilège de donner des instructions

à leurs Maître et Surveillants

avant l'Assemblée du chapitre ou

Loge générale, aux trois Assemblées

de Trimestre ci-après mentionnées,

et aussi avant l'Assemblée

annuelle et de la Grande Loge

parce que leurs Maître et Surveillants

sont leurs représentants et

doivent annoncer leurs sentiments.

ART. 11

Toutes les Loges particulières

doivent observer les mêmes usages,

autant qu'il est possible. Pour cet

effet et pour cultiver une bonne

intelligence entre Maçons libres,

quelques membres de chaque

Loge seront nommés pour visiter

les autres Loges tant qu'ils le jugeront

nécessaire.

ART. 12

La Grande Loge annuelle

consiste et est composée des

Maîtres et Surveillants de toutes

les Loges particulières et régulières

qui sont enregistrées à la

Grande Loge, avec le Grand Maître

 à leur tête, son Député à sa

gauche, le Grand Trésorier à sa

gauche, le Grand Secrétaire à sa

droite, le Porte-Épée à sa droite,

et les Grands Surveillants à leurs

lieux et places. Il doit y avoir tous

les ans trois Assemblées de Trimestre,

savoir le jour de la Notre-

Dame de mars, le jour de la Saint-

Jean-Baptiste 6 et le jour de la

Saint-Michel dans un lieu convenable

que le G.M. nommera où

aucun Frère qui n'en soit membre

ne peut être présent sans dispense,

et tant qu'il y restera, il ne

lui sera pas permis de donner sa

voix, ni de dire son sentiment

sans en demander la permission

de la Grande Loge, qu'elle lui soit

accordée, et qu'elle ne soit

dûment sollicitée par ladite Loge.

Toutes choses doivent être faites

et déterminées dans la Grande

Loge à la pluralité des voix,

chaque membre en ayant une et

le Grand Maître deux, à moins

que ladite Loge ne réfère certaines

choses à la décision du G.M. afin

d'accélérer.

ART. 13

A ladite Assemblée de Trimestre,

tout ce qui regarde la Fraternité

en général ou des Loges

particulières ou quelque Frère en

particulier, doit se passer tranquillement

et être mûrement pesé.

Les Apprentis doivent seulement

sans une dispense être ici

reçus Experts et Maîtres.

Tous les différends, qui ne

peuvent être accommodés dans le

particulier, ni dans une Loge particulière,

doivent y être décidés

après un exact examen et de

sérieuses réflexions sur la nature

desdits différends ; et si quelque

Frère trouve qu'on ne lui a pas

rendu justice dans cette Assemblée,

il peut en appeler à la prochaine

Grande Loge annuelle et

donner son appel par écrit au

G.M. ou à son Député ou aux

Grands Surveillants.

C'est à cette Loge que les

Maître ou Surveillants de chaque

Loge particulière doivent

apporter une liste particulière des

membres qui ont été reçus ou

même admis dans leurs Loges particulières

depuis la dernière

Assemblée de la Grande Loge.

Et le G.M., son Député, ou

quelque Frère, que la Grande Loge

nommera Secrétaire, aura un livre

où l'on enregistrera toutes les

Loges, le temps et le lieu qu'ils s'assemblent,

les noms de tous les

membres de chaque Loge, et toutes

les affaires de la Grande Loge qui

conviennent d'y être insérées.

Ils doivent aussi songer à une

méthode prudente et effective

d'engager les Frères à secourir les

Frères indigents et disposer de

l'argent donné pour le soulagement

des vrais Frères pauvres ou

infortunés, et point d'autres, mais

chaque Loge disposera de leurs

fonds en faveur des Frères selon

leurs règlements particuliers,

jusqu'à ce que toutes les Loges

conviennent par un règlement

nouveau de joindre ces fonds à

ceux de la Grande Loge, à l'Assemblée

annuelle, ou à celle du

Trimestre, afin d'en faire des

fonds communs pour mieux et

plus solidement secourir les Frères

qui se trouvent dans le besoin.

Ils nommeront aussi un Trésorier,

qui soit un Frère d'un bien raisonnable,

qui sera, en vertu de sa

charge, membre de la Grande

Loge. Il sera toujours présent et

aura le pouvoir de proposer quelque

chose à la Grande Loge, particulièrement

ce qui regarde son office.

Il sera chargé de l'argent

donné pour faire des oeuvres charitables

ou quelque autre usage de

la Grande Loge.

Il doit l'écrire dans un livre et

marquer l'intention de celui qui

lui donnera telle ou telle somme

d'argent, qu'il ne doit débourser

que par un ordre signé : Tel, dont

la Grande Loge conviendra par

un nouveau règlement.

Il n'aura point de voix à l'élection

du G.M. ou Grands Surveillants,

mais bien dans toute

autre chose, de même que le

Secrétaire, qui sera membre de la

Grande Loge en vertu de sa charge,

et donnera sa voix en tout, excepté

à l'élection susdite. Le Trésorier et

le Secrétaire auront chacun un

commis qui doit être un Frère

Expert, mais il ne doit jamais être

membre de la Grande Loge, ni

parler sans être requis.

Le G.M. ou son Député ordonnera

toujours au Trésorier, au

Secrétaire et à leurs commis d'apporter

leurs livres pour les examiner

et voir ce qui doit se faire

lorsque l'occasion est pressante.

Un Frère Expert doit être

nommé pour garder la porte de la

Grande Loge, mais il n'en sera pas

membre.

Ces charges peuvent être plus

amplement expliquées par un

nouveau règlement lorsque la Fraternité

jugera que le cas le requiert.

ART. 14

Si le G. M. et son Député se

trouvaient absents de quelque

Grande Loge fixée ou non fixée de

trimestre ou annuelle, alors le

Maître actuel d'une Loge, qui est le

plus ancien Maçon libre, prendra

la chaire et présidera comme

G. M. « pro tempore », et sera

revêtu des honneurs et du pouvoir

attachés à la dignité de G.M.

pourvu qu'il n'y ait point de Frère

présent qui ait auparavant [été] 9

G. M. ou Député Grand Maître,

car le dernier G. M. ou le dernier

Député étant présent prend de plein

droit la place de G.M. ou de son

Député lorsqu'ils sont absents.

ART. 15

Personne ne peut officier, ni

exercer comme Surveillants dans

la Grande Loge que les Grands

Surveillants mêmes s'ils sont présents.

Mais s'ils sont absents, le

G. M. ou celui qui préside à sa

place nommera des Grands Surveillants

« pro tempore », dont les

places seront remplies par deux

Experts de la même Loge qui y

seront envoyés par le Maître de

ladite Loge et, s'il l'omet, alors ils

y seront appelés par le Grand

[Maître] afin que la Grande Loge

soit toujours complète.

ART. 16

Les Grands Surveillants ou

quelque autre Frère doivent premièrement

consulter le Député

sur les affaires de la Loge ou celles

des Frères, et ne doivent s'adresser

au G. M. sans la participation du

Député, à moins qu'il ne refuse

d'y concourir, auquel cas, ou en

cas de quelque opposition entre le

Député et les Grands Surveillants

ou autres Frères, les deux parties

doivent de concert se présenter au

G. M. qui peut facilement terminer

leur dispute et les mettre

d'accord en vertu de sa grande et

puissante autorité.

Le G. M. ne doit recevoir

aucune communication d'affaire

qui regarde la Maçonnerie que de

son Député, excepté dans certains

cas dont Sa Grandeur peut bien

juger, car si l'on s'applique irrégulièrement

au G. M., il peut

ordonner aux Grands Surveillants,

ou à d'autres Frères qui

s'appliquent ainsi, d'aller trouver

son Député, qui doit accélérer

l'affaire en la mettant en bon

ordre devant Sa Grandeur.

ART. 17

Aucun Député G. M., Grand

Surveillant, Trésorier, Secrétaire,

ou quelqu'un qui agit pour eux

« pro tempore » ne peut en même

temps être Maître et Surveillant

d'une Loge particulière.Mais

lorsque aucun d'eux s'est acquitté

des obligations de sa charge avec

honneur, il retourne au poste

qu'il a eu dans sa Loge particulière

dont il avait été appelé.

ART. 18

Si le Député G. M. est indisposé

ou indispensablement obligé

de vaquer à quelque affaire, le

G. M. peut choisir un Frère

Expert, tel qu'il lui plaît, pour son

Député « pro tempore ».Mais

celui qui est élu Député par le

G. M. à la Grande Loge et aussi

les Grands Surveillants, ne

peuvent être déchargés sans que

la pluralité des voix à la Grande

Loge n'en décide et, s'il est mutin,

le Grand Maître peut assembler

une Grande Loge exprès pour

avoir leurs décisions et leur sentiment

touchant le fait. En ce cas, si

la pluralité ne peut pas réconcilier

le G. M. et son Député ou ses Surveillants,

elle doit concourir et

agréer que le G.M. décharge ledit

Député et lesdits Surveillants et

choisisse un autre Député sur le

champ, et que ladite Loge choisisse

en ce cas d'autres Surveillants afin

que l'Union, l'Harmonie et la

Concorde se maintiennent à

jamais parmi les Maçons libres.

Art. 19

Si le G. M. abusait de son autorité

et se rendait indigne de

l'obéissance et sujétion des Loges,

il sera traité de la manière dont on

conviendra par un nouveau règlement.

Mais jusqu'à présent cette

ancienne Fraternité n'a pas eu lieu

d'en avoir besoin, parce que tous

les Grands Maîtres se sont tellement

bien comportés qu'ils se sont

rendus dignes de cette honorable

et respectable charge.

Art. 20

Le G. M. avec son Député et

ses Surveillants, visitera au moins

une fois toutes les Loges qui sont

dans la ville pendant qu'il est en

charge.

Art. 21

Si le G. M. meurt durant son

ministère, qu'il soit malade, qu'il

soit outre-mer, ou de quelque autre

manière hors d'état de remplir sa

charge et s'acquitter de ses fonctions,

le Député, ou, en son absence,

le Premier Grand Surveillant, ou,

en son absence, le Second, ou, en

son absence, trois Frères actuellement

Maîtres de Loges, se joindront

pour assembler au plus tôt une

Grande Loge et consulter ensemble

sur ce qu'on doit faire dans une

occurrence aussi fâcheuse et aussi

pressante, et de députer deux

d'entre eux pour inviter le dernier

G. M. de reprendre la charge qui

lui revient "ipso facto" et, s'il la

refuse, il faut inviter l'avantdernier,

et ainsi en rétrogradant ;

mais si l'on ne peut pas trouver un

précédent G. M., alors le Député

agira comme chef jusqu'à ce qu'on

en élise un autre, et, s'il n'y a point

de Député, c'est au plus ancien

Maître à s'en charger.

Art. 22

Les Frères de toutes les Loges

dans la ville et aux environs de

Paris s'assembleront à la Fête et

Communication annuelle dans un

lieu convenable le 27 décembre,

jour de Saint-Jean-l'Évangéliste,

et les Loges éloignées enverront leur

députation. La pluralité des

Maîtres et Surveillants, avec le

G. M., son Député et ses Surveillants

doivent convenir à l'Assemblée

de Trimestre de la Saint-

Michel qu'il y aura une Fête à

l'Assemblée générale de tous les

Frères, car si le plus grand

nombre des susdits s'y opposent,

il faut la laisser tomber au néant.

Mais qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas

une Fête pour tous les Frères, il

faut toujours que la Grande Loge

s'assemble le jour de la Saint-

Jean-l'Évangéliste pour élire

chaque année un Grand Maître et

les Grands Surveillants.

Art. 23

Si le G. M. et [le] plus grand

nombre de Maîtres et Surveillants

conviennent de faire une grande

Fête, selon l'ancienne et louable

coutume des Maçons libres, alors

les Grands Surveillants auront

soin de préparer les billets qui

seront cachetés du cachet du

G. M., de distribuer lesdits billets,

d'en recevoir l'argent, de pourvoir

à tout ce qu'il faut pour la Fête, de

trouver un lieu propre et convenable

pour la célébrer, et finalement

d'avoir toutes autres choses

nécessaires pour bien recevoir et

bien dûment régaler les Frères.

Mais afin que tous ces soins ne fatiguent

pas trop les deux Grands

Surveillants, et que toutes choses

soient bien ménagées, le G. M. ou

son Député aura le pouvoir de

nommer un certain nombre

d'agents, comme le G. M. jugera à

propos, pour agir de concert avec

les deux Grands Surveillants, et

tout ce qui regarde la Fête doit être

décidé entre eux à la pluralité des

voix ; à moins que le G. M. ou son

Député ne décide sur quelque chose

qu'il veut qui se fasse.

Art. 24

Lesdits Surveillants et agents

s'adresseront en temps et lieu au

G. M. ou à son Député pour recevoir

leurs ordres sur ce qui est dit à

l'article précédent.Mais si Sa

Grandeur ou son Député sont

malades ou absents, pour d'autres

raisons indispensables, ils convoqueront

les Maîtres et Surveillants

des Loges pour avoir leurs avis et

leurs ordres sur ce qu'ils doivent

faire, ou ils pourront prendre sur

eux le tout et faire de leur mieux.

Les Grands Surveillants et agents

doivent rendre compte de l'argent

qu'ils auront reçu et dépensé à la

Grande Loge, après le dîner, ou

quand la Grande Loge voudra examiner

leurs comptes.

Si le G. M. veut, il peut ordonner

aux Maîtres et Surveillants des

Loges particulières de donner leur

avis sur ce qui concerne la Fête ou

de prendre sur lui le tout. *b

Art. 25

Chaque Maître de Loge

nommera un Expert habile et

prudent de sa Loge pour former

un nombre de commissaires qui

doivent se trouver dans un lieu

convenable pour recevoir les

Frères qui apporteront des billets,

et pourront converser avec eux,

s'ils le jugent à propos, afin d'ad-

mettre ou d'exclure selon que le

cas le requiert, pourvu toutefois

qu'ils ne renvoient personne

avant que d'informer les Frères,

qui sont au-dedans, de leurs

motifs pour qu'un véritable Frère

ne soit pas injustement exclu, ni

un faux Frère ou pur prétendant

furtivement admis. Ces commissaires

doivent s'y trouver de

bonne heure, le jour de la Saint-

Jean-l'Évangéliste avant que personne

y vienne avec des billets.

Art. 26

Le G. M. nommera un ou plusieurs

Frères de confiance pour

garder les portes et ils doivent

être de bonne heure pour des

bonnes raisons au lieu où l'on

s'assemble ledit jour et être à

l'ordre des commissaires.

Art. 27

Les Grands Surveillants ou les

agents nommeront d'avance un

nombre de Frères pour servir à

table, qu'ils jugeront capables de

s'en acquitter et peuvent

consulter les Maîtres et Surveillants

des Loges là-dessus s'ils

le jugent à propos et peuvent

admettre tel ou tel à leur recommandation,

car personne ne peut

servir ce jour-là que des Maçons

libres et acceptés comme tels,

pour que l'Assemblée soit libre et

remplie d'une agréable harmonie.

Art. 28

Tous les membres de la

Grande Loge doivent être au lieu

dénommé longtemps avant le

dîner avec le G. M. ou leur Député

à leur tête, qui se retireront et se

fermeront eux-mêmes, et ceci se

fait par les raisons suivantes :

1° pour recevoir aucun appel

dûment fait à la Loge, il faut que

l'appelant soit entendu; après

quoi, s'il est possible, il faut à

l'amiable terminer l'affaire avant

dîner ; mais sinon, il faut la différer

jusqu'après l'élection du

G. M. et si elle n'était pas terminée

après le dîner, elle sera

remise et référée à un nombre de

commissaires particuliers qui la

termineront avec douceur et en

feront leur rapport à la première

Assemblée de Trimestre, afin que

l'amitié fraternelle règne toujours

parmi les Frères ;

2° pour prévenir toutes disputes

et désagréments qui peuvent

arriver ce jour-là, il est nécessaire

que chacun des Frères ait une

attention particulière de ne pas

interrompre l'harmonie et les

agréments qu'on doit trouver à

cette Fête ;

3° il faut consulter sur tout ce

qui regarde la décence de cette

grande Assemblée afin d'éviter

toutes choses à ce contraires ;

4° il faut examiner toute affaire

importante qui peut être proposée

par les Loges particulières

ou par leurs représentants.

Art. 29

Après que toutes choses seront

discutées à fond, le G. M., son

Député, les Grands Surveillants

ou les agents, le Secrétaire, le Trésorier,

leurs commis et tous autres

se retireront et laisseront les

Maîtres et Surveillants des Loges

particulières seuls afin de procéder

amiablement à l'élection d'un

nouveau G. M. ou à continuer

celui qui est actuellement en

charge, s'ils ne le font pas le jour

précédent, et au cas qu'ils soient

tous unanimement d'accord de le

continuer, Sa Grandeur sera

appelée et très humblement suppliée

de vouloir faire l'honneur à la

Fraternité de les gouverner l'année

suivante. Après le dîner, l'on saura

s'il accepte ou non, car si on le sait

que par l'élection même.

Art. 30

Alors les Maîtres, les Surveillants

et tous les Frères peuvent

se communiquer et se parler particulièrement,

ou de se mettre

ensemble comme il leur plaît,

jusqu'à ce qu'on serve le dîner et

que chaque Frère aura pris sa

place à table.

Art. 31

Quelque temps après le dîner,

la Grande Loge est formée en

présence de tous les Frères qui

n'en sont pas encore membres ;

par conséquent, ils ne doivent

pas parler jusqu'à ce qu'ils en

soient requis.

Art. 32

Si le G. M. de l'année précédente

consent en particulier et

avant le dîner, avec les Maîtres et

Surveillants, de continuer l'année

suivante, alors un membre de la

Grande Loge député pour cet

effet fera l'éloge et l'analyse du

sage gouvernement et de la prudente

conduite de Sa Grandeur,

etc. Et ensuite, se tournant vers

lui, il le suppliera très humblement

au nom de la Grande Loge

de faire l'honneur à la Fraternité,

s'il est noble, sinon il faut dire

d'avoir la bonté, de continuer

Grand Maître l'année suivante, et

Sa Grandeur déclarant son consentement

par une salutation ou par

une harangue, ledit membre

député pour la Grande Loge, le

proclamera G. M. et tous les

membres de la Loge le salueront

dans la forme requise et auront la

liberté pendant un peu de temps

de le congratuler et lui marquer le

plaisir et la satisfaction qu'ils ont

de l'avoir pour G. M.

Art. 33

Mais si les Maîtres et Surveillants

n'ont pas demandé en

particulier au dernier G. M. de

continuer une autre année dans sa

charge, et que cette demande n'ait

pas été faite ce jour-là ou le jour

précédent, ou si lui-même après

avoir été sollicité n'a pas consenti,

alors le dernier G. M. nommera

son successeur, et si la Grande

Loge l'approuve unanimement et

qu'il y soit présent, le nouveau

G. M. sera proclamé, salué et félicité

comme il est dit ci-devant et

sur-le-champ installé par le

dernier G. M. suivant l'usage.

Art. 34

Mais si l'on n'acquiesce pas

unanimement à cette nomination,

on en élira sans retard un autre

par billets, dans lesquels le G. M.

en charge, les Maîtres et Surveillants

des Loges particulières

écriront le nom de celui que

chacun d'eux veut nommer, et

celui qui aura la pluralité des voix

en sa faveur sera G. M. pour

l'année suivante, et, s'il est présent,

il sera proclamé, etc., comme

dessus suivant la coutume.

Art. 35

Le dernier G. M. ainsi continué

ou le nouveau G. M. ainsi installé,

nommera ensuite son Député, soit

le dernier ou un autre qui sera

déclaré, salué etc., comme il est cidevant

marqué. Le G. M.

nommera aussi ses Grands Surveillants

et, si la Grande Loge

adhère unanimement à la nomination,

ils seront déclarés, etc., de la

même manière ; mais si l'on n'adhère

pas, on les élira par billets, et

ainsi de l'élection des Surveillants

dans les Loges particulières, si les

membres de la Loge n'approuvent

pas le choix du Maître.

Art. 36

Mais le Frère que le dernier

G.M. nommera pour son successeur,

ou que le plus grand

nombre de la Grande Loge élira

par billets, se trouve absent de la

grande Fête, soit par maladie ou

autrement, il ne peut être proclamé

G. M. à moins que le

dernier G. M. ou quelqu'un des

Maîtres ou des Surveillants de la

Grande Loge ne puisse répondre

sur l'honneur d'un Frère, que

celui qui est ainsi élu et nommé

acceptera de bon gré et de bon

coeur ladite charge, auquel cas le

dernier G. M. exercera comme

substitut et nommera le Député

et les Surveillants en son nom et

recevra pour lui les honneurs,

hommages et les acclamations de

joie ordinaires.

Art. 37

Alors le G. M. permettra à tout

Frère Expert ou Apprenti de

parler en adressant son discours à

Sa Grandeur et de proposer

quelque chose pour le bien de la

Fraternité, ce qui doit être décidé

sans délai, ou venu au jugement

de la Grande Loge à leur prochaine

Assemblée, quand tout cela

est fait

Art. 38

Le G. M., son Député ou

quelque Frère nommé par lui,

haranguera tous les Frères, et leur

donnera de bons et salutaires

conseils. Et finalement, après

d'autres certaines occupations qui

ne peuvent être écrites dans aucun

langage, les Frères pourront s'en

aller ou rester comme ils le jugeront

à propos et convenir (sic).

Art. 39

Chaque Grande Loge annuelle

a un pouvoir et une autorité

incontestable de faire de nouveaux

règlements ou de changer les

autres pour le bien et avantage de

cette ancienne Fraternité, pourvu

néanmoins que les anciennes

marques de la Terre soient inviolablement

conservées, et que

lesdits changements ou nouveaux

règlements soient proposés et

approuvés par l'Assemblée de Trimestre

qui précède la Grande

Fête annuelle, et qu'ils soient présentés

par écrit avant le dîner à

tous les Frères, même aux plus

jeunes Apprentis pour être par

eux vus et lus, parce que le

consentement de la pluralité des

Frères est absolument nécessaire

pour qu'ils soient obligés de les

observer, ce qui doit être solennellement

demandé après le

dîner, lorsque le nouveau G. M.

est installé, comme il a été

demandé et obtenu à l'égard des

présents règlements quand ils ont

été proposés par la Grande Loge.

III

APPROBATION

Comme depuis le gouvernement

de N.T.R.G.M. Philippe,

duc de Wharton, on avait pour

quelque temps négligé l'exacte

observance des règlements de la

Maçonnerie au préjudice de

l'Ordre et de l'harmonie des

Loges, Nous, Jacques-Hector

Macleane, chevalier, baronet d'Écosse,

présent G. M. de la très

ancienne et très honorable Fraternité

des Francs-Maçons dans le

Royaume de France, avec notre

Député, nos Grands Surveillants,

nos Grands Officiers, les Maîtres

et Surveillants des autres Loges

dudit Royaume et le consentement

unanime de tous les Frères,

ayant ordonné de faire les changements

que nous avons jugé

nécessaires dans les Règlements

qui ont été donnés par le susd.

G. M. et les ayant vus et examinés

dans la forme ci-devant transcrite,

les approuvons, et à

l'exemple de N.T.R. prédécesseur,

ordonnons qu'ils soient reçus

dans toutes les Loges particulières

sous notre juridiction, comme les

seuls règlements que les Francs-

Maçons dudit Royaume sont

obligés de suivre et ordonnons en

outre qu'ils soient lus à la réception

des nouveaux Frères et

lorsque le Maître de chaque Loge

le jugera convenir.

Donné à Paris et scellé des

sceaux de la Grande Loge le

27 décembre, jour de Saint-Jean

l'Évangéliste, 1735.

(Signé :)Macleane.

(Et plus bas :)

Par Ordre du T. R. G. M. :

L'abbé Moret, Grand Secrétaire.


IV

Nous Charles Radclisse (sic),

comte Darnenwater, pair d'Angleterre,

présent G. M. de la Très

ancienne et Très honorable Fraternité

des Francs-Maçons du

royaume de France, approuvons

les susd. règlements dans la forme

devant prescrite.

Donné à Paris et scellé des

sceaux de la Grande Loge le

27 décembre, jour de Saint-Jean

l'Évangéliste, 1736

(Signé :)Le comte Darnenwater

(sic). (Et plus bas :)

Par Ordre du T. R. G. M. :

L'abbé Moret, Grand Secrétaire.


  V

MANIÈRE DE CONSTITUER

UNE NOUVELLE LOGE,

ainsi qu'il a été toujours pratiqué conformément

aux anciens usages des Maçons.


[1] Une nouvelle Loge doit

être solennellement constituée

par le G. M. avec son Député et

ses Surveillants, et, en l'absence

du G. M., le Député doit agir

pour lui et choisir quelque Maître

de Loge pour l'aider et, en cas que

le Député soit absent, le G. M.

fera venir quelque Maître de Loge

pour faire les fonctions de Député

« pro tempore ».

[2] Les candidats ou le

nouveau Maître et les nouveaux

Surveillants étant encore parmi

les Compagnons, le G. M. demandera

à son Député s'il les a examinés

et s'il trouve le candidat

instruit dans la noble science et

dans l'Art royal, et dûment versé

dans nos mystères, etc. Et le

Député, répondant d'une

manière affirmative, citera par

ordre du G. M. le candidat

d'entre les compagnons et le présentera

au G. M. en disant : « T.V.

G. M., les Frères ici présents

demandent de s'assembler et de

former une nouvelle Loge. Je présente

ci mon digne Frère pour

être leur Maître, que je connais

être homme expert et de bons

principes, fidèle et sincère, et

amateur de toute la Fraternité en

quelque lieu de la terre qu'elle se

trouve dispersée. »

[3] Alors, le G. M., plaçant le

candidat à sa gauche et ayant

demandé et obtenu le consentement

unanime de tous les Frères,

dira : « Je constitue et forme ces

bons Frères en une nouvelle Loge

et je vous nomme le Maître, ne

doutant pas de votre capacité

pour préserver le ciment de la

Loge, etc. », avec quelques autres

expressions propres et usitées en

cette occasion, mais qu'il ne

convient pas de mettre par écrit.

[4] Sur cela, le Député fera le

récit des charges et devoirs d'un

Maître et le G. M. demandera au

candidat : « Vous soumettez-vous

à ces charges, ainsi que les Maîtres

tont fait de tout temps? » Et le

candidat ayant témoigné par sa

soumission de vouloir bien

remplir son devoir, le G. M. l'installera

avec certaines cérémonies

et coutumes anciennes, et lui fera

présent des Constitutions, du

livre de la Loge et des instruments

de son emploi, non pas tous à la

fois, mais l'un après l'autre. Après

quoi, le G. M. ou son Député

répétera combien la charge qui

répond aux choses qu'on vient de

lui présenter est facile et moelleuse

ou pleine de morale et de

bonnes intentions.

[5] Ensuite, les membres de

cette Loge doivent saluer tous

ensemble le G. M. et le remercier

incontinent après qu'ils rendront

hommage à leur nouveau Maître

et leur témoigneront leur sujétion

et leur obéissance.

[6] Le Député, les Grands Surveillants

et tous autres Frères présents

qui ne sont point membres

de cette nouvelle Loge, féliciteront

premièrement le nouveau

Maître, et ce dernier témoignera

sa gracieuse reconnaissance au

G. M., et ensuite aux autres,

suivant leur rang.

[7] Après quoi, le G. M. priera

le nouveau Maître de commencer

les fonctions de sa charge en

nommant ses Surveillants, et le

nouveau Maître, appelant deux

compagnons, les présentera au

G. M. afin qu'il les approuve, et à

la Grande Loge pour avoir leur

consentement. Ce qui étant

accordé, le premier ou le second

Grand Surveillant, ou quelque

Frère représentant pour eux, fera

le récit des charges des Surveillants

et les candidats étant

solennellement interrogés par le

nouveau Maître lui témoigneront

sa soumission.

[8] Sur cela, le nouveau

Maître, en leur faisant présent des

instruments de leur office, les installera

dans les formes. Et les

Frères de cette nouvelle Loge

exprimeront leur obéissance aux

nouveaux Surveillants par la félicitation

ordinaire.

[9] Cette Loge étant ainsi

constituée et formée sera [enregistrée

dans le livre du Grand

Maître et sa constitution ou formation

déclarée par son ordre

aux autres Loges.]

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