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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 15:35

PREMIER GRADE

OU

GRADE D’APPRENTI

AVANT-PROPOS

 

L'Ordre des Francs-Maçons est une association d'hommes sages et vertueux, dont l'objet est de vivre dans une parfaite égalité, d'être intimement unis par les liens de l'estime, de la confiance et de l'amitié, sous la dénomination de Frères, et de s'exciter les uns les autres à la pratique des vertus.

D’après cette définition, il est de la sagesse et de l'intérêt de toutes les Loges de n'admettre à la participation de nos Mystères, que des sujets dignes de partager tous ces avantages, capables d'atteindre le but proposé, et dont elles n'aient point à rougir aux yeux des Maçons de tout l'Univers.

Ainsi, lorsqu'il s'agit de l'admission d'un Profane, la Loge à laquelle il est présenté doit considérer qu'elle va donner un Membre à l'association générale, et un Frère à chaque Membre; qu'une fois admis, les Maçons de tout l'Univers, de quelque état, qualité et condition qu'ils soient, seront tenus de le reconnaître pour tel; que par conséquent il est autant de l'honneur de la Loge, que de l'intérêt dont elle doit être animée pour la gloire et la prospérité de l'Ordre, que cet Aspirant soit digne d'être présenté à tous les Maçons; il faut enfin que, sur le témoignage de sa Loge, il mérite d'être accueilli de tous les Frères, comme un homme vertueux, comme leur Frère, qui, en cette double qualité, a droit à leur amitié la plus intime: la Loge se rendant, par l'admission du sujet, moralement garante, envers tous les Maçons, des qualités que cette admission doit faire présumer en lui.

Les Loges ne peuvent donc apporter trop de scrupule, d'exactitude et de sévérité dans les informations sur les sujets qui leur sont présentés.

Un autre point non moins important est l'uniformité depuis longtemps désirée, dans la manière de procéder à l'initiation.

Animé de ces principes le Grand Orient de France, s'est enfin occupé de la rédaction d'un protocole d'initiation aux trois premiers grades, ou grades symboliques. Il a cru devoir ramener la Maçonnerie à ces usages anciens que quelques novateurs ont essayé d'altérer, et rétablir ces premières et importantes Initiations dans leur antique et respectable pureté.

Les Loges de sa correspondance doivent donc s'y conformer de point en point, afin de n'offrir plus aux Maçons Voyageurs une diversité aussi révoltante que contraire aux vrais principes de l'Art Royal.

 

SECTION PREMIERE

DES PREALABLES

 

Nul Profane ne peut être admis avant l'âge de vingt et un ans. Il doit être de condition libre et non servile, et maître de sa personne. L'admission d'un Profane ne pourra être arrêtée que dans la troisième assemblée, en comptant celle où il aura été proposé. L'intervalle entre la proposition et l'initiation sera de trois mois, mais cet intervalle pourra être réduit à quarante-cinq jours pourvu que dans ce temps, il y ait eu trois assemblées générales. Tout Profane admissible sera annoncé en particulier au Vénérable en exercice par l'un des membres de la Loge. Il en sera de même pour un Maçon qui désirera être affilié. Le Vénérable proposera, en la forme qui suit le Profane à la Loge assemblée et pendant les travaux, sans nommer ni désigner en aucune manière le Frère qui le présente.

V: Mes Frères, le profane N... (Les noms et surnoms), de tel état, âgé de ...ans, né à..., demeurant à ..., est proposé, et demande à être initié à nos mystères, à titre de membre de cette Loge; Frères Premier et Second Surveillants, annoncez le sur vos colonnes; invitez les Frères à se procurer, d'ici à la première assemblée, des renseignements sur le Profane proposé, à l'effet de délibérer alors s'il y aura lieu à nommer des Commissaires.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères qui décorez la colonne du Midi, le Vénérable propose le Profane N... (Il répète les noms, qualités, âge, profession, demeure), pour être initié à nos mystères, à titre de membre de cette Loge; il nous invite à nous procurer des renseignements, d'ici à la prochaine assemblée, à l'effet de délibérer alors s'il y aura lieu à nommer des Commissaires.

 

2S: Frères qui ornez la colonne du Nord, le Vénérable et le Frère Premier Surveillant, nous proposent le Profane N... (Il répète les noms, qualités, âge, profession, demeure), pour être initié à nos mystères, à titre de membre de cette Loge; ils nous invitent à nous procurer des renseignements, d'ici à la prochaine assemblée, à l'effet de délibérer alors s'il y aura lieu à nommer des Commissaires.

 

NOTA : Cette formule de faire circuler par trois toutes les annonces qui se font en Loge est de rigueur en toutes circonstances et détermine le caractère essentiel des travaux Réguliers.

 

Dans l'assemblée suivante on s'occupera de la proposition faite du Profane, et le Vénérable dira:

 

V: Frère Premier et Second Surveillants, invitez les Frères à nous faire part des renseignements qu'ils ont pu se procurer sur le Profane N... proposé dans la dernière assemblée.

 

Les Surveillants répètent chacun sur leur colonne cette annonce.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à faire part des renseignements que nous avons pu nous procurez sur le Profane N... proposé dans la dernière assemblée.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable et le Frère Premier Surveillant, nous invitent à faire part des renseignements que nous avons pu nous procurer sur le Profane N... proposé dans la dernière assemblée.

 

Si quelques Frères ont des observations à faire, ils demandent successivement la parole, en se levant et étendant la main. Le Surveillant sur la colonne duquel ils sont frappe un coup de maillet, auquel répond l'autre Surveillant, puis le Vénérable par un semblable coup.

 

S :

 

S :

 

V :

 

Le Surveillant dit :

 

S: Très Vénérable, un Frère sur ma colonne demande la parole.

 

Le Vénérable répond :

 

V: Mon Frère, vous pouvez parler.

 

Les Frères placés à l'Orient qui auront quelques observations à faire demanderont la parole au Vénérable. Dans le cas ou plusieurs Frères demanderaient concurremment la parole, c'est au Surveillant à voir qui l'a demandée le premier et à l'annoncer au Vénérable. Si personne ne se lève le Frère Second Surveillant dit à demi voix au Frère Premier Surveillant :

 

2S: Frère Premier Surveillant, il n'y a point d'observation sur ma colonne.

 

Le Premier Surveillant dit à son tour, à haute voix :

 

1S: Très Vénérable, il n'y a aucune observation sur les deux colonnes.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Frère Orateur, donnez vos conclusions.

 

Le Frère Orateur se lève, se met à l’ordre et fait telles observations qu'il juge à propos: après quoi, il attend un moment pour s'assurer si ses observations n'en détermineraient pas quelques-unes, et dans ce cas il faudrait les entendre et les débattre. S'il n'y a pas de nouvelles observations, ou lorsqu'elles sont suffisamment débattues, il conclut à ce qu'il soit nommé des Commissaires pour prendre des informations sur le Profane proposé. Si cependant la nature et l'importance des observations déterminaient l'Orateur à penser qu'il ne doit point être nommé de Commissaires, il y conclurait, mais dans l'un et dans l'autre cas le Vénérable ordonne le scrutin dans la forme qui suit.

 

V: Frère Premier Surveillant, faites-vous assurer par le Frère Maitre des Cérémonies du nombre des votants et faite distribuer le scrutin.

 

Le Premier Surveillant donne cet ordre au Frère Maître des Cérémonies.

 

1S : Frère Maitre des Cérémonies, assurez vous du nombre des votants et distribuez le scrutin.

 

Celui-ci distribue à chaque Frère une boule ou fève blanche et une noire et rend compte au Premier Surveillant du nombre des votants.

 

MC : Frère Premier Surveillant, il y a ... votants.

 

Le Premier Surveillant en rend compte au Vénérable.

 

1S : très Vénérable, il y a ... votants.

 

Alors le Vénérable dit :

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, annoncez sur vos colonnes que le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce qu'il soit (ou qu'il ne soit pas) nommé des Commissaires, (selon les conclusions qui ont été données) pour prendre spécialement des informations sur le Profane proposé; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce qu'il soit (ou qu'il ne soit pas) nommé des Commissaires (selon les conclusions qui ont été données) pour prendre spécialement des informations sur le Profane proposé; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

2S: Frère de la colonne du Nord, le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce qu'il soit (ou qu'il ne soit pas) nommé des Commissaires (selon les conclusions qui ont été données) pour prendre spécialement des informations sur le Profane proposé; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

Un Expert, ou en son absence un Frère nommé d’office lève le scrutin dans l'ordre suivant: il présente la boite au Vénérable aux Surveillants et à l'Orateur, ensuite aux Frères qui sont à l'Orient, de-là aux Frères de la colonne du Midi, puis à ceux de la colonne du Nord, et après avoir mis sa boule, il porte la boite au Vénérable, qui, avant de l'ouvrir appelle un deuxième Expert pour être avec le premier, présents à l'ouverture du scrutin; il ouvre la boite, compare le nombre de boules avec celui des votants qui lui a été annoncé (ils doivent toujours être égaux). S'il se trouve plus ou moins de boules, qu'il n'y a de votants le scrutin est nul, et doit être recommencé. Si le scrutin est exact, le Vénérable frappe un coup de maillet que les Surveillants répètent, et annonce le résultat du scrutin. Si les suffrages sont unanimes le Vénérable dit :

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: Frères Premier et Second Surveillant, annoncez sur vos colonnes que les conclusions du Frère Orateur ont été adoptées à l'unanimité, et qu'il va être nommé des Commissaires chargés plus particulièrement de prendre des informations sur le Profane proposé. Invitez en même temps tous les Frères à se joindre à moi pour y applaudir.

Si le scrutin avait prononcé qu'il ne sera pas nommé de Commissaires, le Vénérable en fera l'annonce et on n'applaudira pas.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le scrutin a adopté à l'unanimité, les conclusions du Frère Orateur; en conséquence il va être nommé des Commissaires chargés plus particulièrement de prendre des informations sur le Profane proposé. Le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour y applaudir.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le scrutin a adopté à l'unanimité, les conclusions du Frère Orateur; en conséquence il va être nommé des Commissaires chargés plus particulièrement de prendre des informations sur le Profane proposé. Le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour y applaudir.

 

V: A moi, mes Frères !

 

Et tous ensembles applaudissent par la batterie de deux coups précipités et un lent, répétée trois fois et terminée par un triple Vivat. Le Vénérable nommera secrètement trois Commissaires parmi les Frères tant présents qu'absents. A l'assemblée suivante, le Frère Maître des Cérémonies sur l'ordre du Vénérable fera passer à l'Orient et sur les deux colonnes, un sac qu'on nomme Sac des Propositions, il le présentera à tous les Frères successivement, chacun sera tenu d'y mettre la main, comme si il voulait y mettre quelque chose sans être aperçu; par ce moyen les Frères nommés Commissaires dans l'assemblée précédente auront la facilité d'y mettre leur rapport par écrit, sans que personne puisse s'en apercevoir. Ce rapport peut être écrit sur un assez petit carré de papier plié de manière qu'on ne voie rien dans la main, et qu'ainsi les Commissaires demeurent inconnus. Il ne sera pas nécessaire que ces rapports soient signés, et l'on se contentera d'indiquer le Profane proposé par la lettre initiale de son nom. Le Frère Secrétaire ne fera sur la planche des travaux du jour et de celui ou la proposition aura été faite, et les Commissaires nommés, qu’une mention générale d’un Profane proposé, sans indication des noms, surnoms, ni demeure. Mais il portera sur une feuille séparée, timbrée scellée et revêtue des trois signatures au moins, les noms, surnoms, qualités, âge et demeure du Profane, il y portera de même tout ce qui aura rapport à lui, comme nomination de Commissaires, rapports de ces Commissaires, scrutin etc., jusqu’au moment de l’admission, si elle a lieu, et dans ce cas il transcrira sur le livre d’Architecture, tout ce qui avait été mis sur les feuilles volantes. Les informations que chaque membre de la Loge est invité à faire, et plus particulièrement les Commissaires, doivent avoir pour objet, non seulement la vie et les mœurs du Proposé, mais encore de connaître la trempe de son caractère, la nature de ses penchants habituels, de ses défauts, et surtout s'il n'a pas quelques vices qui pourraient être une raison suffisante pour ne pas l'admettre. Si le rapport des trois Commissaires est favorable, ou si des trois deux sont favorables, le Vénérable dit :

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: Mes Frères, dans l'assemblée du ..., le Profane N... a été proposé pour être initié à nos mystères; j'ai, en conséquence du scrutin nommé trois Commissaires pour faire les informations nécessaires. Ces trois Frères ont fait leur rapport, et il en résulte qu'en admettant le Profane, la Loge fera une bonne acquisition; le Profane persiste dans le désir d'être reçu. Frère Premier et Second Surveillants, proposez le profane N... aux Frères de vos colonnes, et demandez leur s'ils ont des observations à faire.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable, propose pour être initié à nos mystères le Profane N... et il nous demande nos observations.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable et le Frère Premier Surveillant, proposent pour être initié à nos mystères le Profane N... et il nous demande nos observations.

 

S'il y a des observations on les entendra.

 

S :

 

S :

 

V :

 

Le Surveillant dit :

 

S: Très Vénérable, un Frère sur ma colonne demande la parole.

 

V: Mon Frère, vous pouvez parler.

 

Si personne ne se lève le Frère Second Surveillant dit à demi voix au Frère Premier Surveillant :

 

2S: Frère Premier Surveillant, il n'y a point d'observation sur ma colonne.

 

Le Premier Surveillant dit à son tour, à haute voix :

 

1S: Très Vénérable, il n'y a aucune observation sur les deux colonnes.

 

V: Frère Orateur, donnez vos conclusions.

 

Enfin le Frère Orateur debout et à l’ordre, conclut.

 

V: Frère Premier Surveillant, faites-vous assurer par le Frère Maitre des Cérémonies du nombre des votants et faite distribuer le scrutin.

 

Le Premier Surveillant donne cet ordre au Frère Maître des Cérémonies.

 

1S : Frère Maître des Cérémonies, assurez vous du nombre des votants et distribuez le scrutin.

Celui-ci distribue à chaque Frère une boule ou fève blanche et une noire et rend compte au Premier Surveillant du nombre des votants.

 

MC : Frère Premier Surveillant, il y a ... votants.

 

Le Premier Surveillant en rend compte au Vénérable.

 

1S : très Vénérable, il y a ... votants.

 

Alors le Vénérable dit :

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, annoncez sur vos colonnes que le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce que le Profane proposé N… soit (ou qu'il ne soit pas) initié à nos mystères ; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce que le Profane proposé N… soit (ou qu'il ne soit pas) initié à nos mystères ; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

2S: Frère de la colonne du Nord, le scrutin va passer sur les conclusions du Frère Orateur, qui tendent à ce que le Profane proposé N… soit (ou qu'il ne soit pas) initié à nos mystères ; les boules blanches seront pour adopter les conclusions du Frère Orateur, et les boules noires pour l'avis opposé.

 

Un Expert lève le scrutin et le porte au Vénérable qui compte les voix en présence d'un Second Expert. Si le scrutin est unanime il en rend compte à la Loge à haute voix et on y applaudit.

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

V: Frères Premier et Second Surveillant, annoncez sur vos colonnes que les conclusions du Frère Orateur ont été adoptées à l'unanimité, et que le Profane proposé N… va être initié à nos mystères. Invitez en même temps tous les Frères à se joindre à moi pour y applaudir.

 

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le scrutin a adopté à l'unanimité, les conclusions du Frère Orateur; en conséquence le Profane proposé N… va être initié à nos mystères. Le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour y applaudir.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le scrutin a adopté à l'unanimité, les conclusions du Frère Orateur; en conséquence le Profane proposé N… va être initié à nos mystères. Le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour y applaudir.

 

V: A moi, mes Frères

 

Et tous ensembles applaudissent par la batterie de deux coups précipités et un lent répétée trois fois et terminée par un triple VIVAT. Si le scrutin avait prononcé qu'il ne sera pas initié, le Vénérable en fera l'annonce et on n'applaudira pas. Si le scrutin présente trois boules noires ou plus le Profane est refusé sans retour. Si le scrutin n'offre qu'une ou deux boule noire, la proposition sera renvoyée à l’assemblée suivante (ordinaire).Si dans cette quatrième assemblée le scrutin offre encore une ou deux boules noires, la proposition sera encore renvoyée à l’assemblée suivante (ordinaire). Si dans cette cinquième assemblée le scrutin n’offre qu’une boule noire, le Vénérable invitera et fera inviter par les Surveillants à haute voix le Frères qui a mis la boule noire à lui faire part hors de la Loge et sous le sceau du secret maçonnique des motifs de son opposition. Dans cette conférence secrète, le Vénérable jugera de l'importance des motifs d'opposition, et s'il les trouve légers, il tachera d'obtenir du Frère opposant qu'il s'en désiste, sans cependant qu'il puisse l'y contraindre sous aucun prétexte. Enfin, si dans une dernière assemblée le scrutin offre encore une boule noire, le Profane sera refusé. Si les motifs d’oppositions n’avaient pour cause que quelques statuts ou règlements généraux ou particuliers à la Loge, l’opposant pourra se lever, demander la parole et les déduire, afin que la Loge y délibère, et ce qui aura été arrêté sur les conclusions du Frère Orateur à la pluralité des voix par le scrutin, en la forme ordinaire sera exécuté. Si le Frère qui s'oppose à l'admission ne voulait pas déduire ses raisons au Vénérable, soit qu'il craignît de se faire un ennemi, soit qu'il eût de la répugnance à se lier avec le Profane proposé, il pourra s'abstenir de se faire connaître au Vénérable, et attendra le dernier scrutin, où il à été dit qu'une boule noire exclut le Profane. La Loge en ce cas doit préférer de conserver un membre dont elle connaît le caractère, l'esprit et les qualités, à acquérir un étranger qu'elle ne connaît pas.

 

SECTION DEUXIEME

RECEPTION

PREMIER PREALABLE

 

Tous les membres de la Loge doivent avoir été convoqués pour le jour de l’assemblée indiquée par le Vénérable. Les planches de convocation ont dû porter réception au premier grade. Nul ne doit manquer à l’assemblée sans une raison légitime, telles qu’affaires civiles, devoirs d’état etc. S’il y manque, il doit s’excuser auprès de la Loge par une planche adressée au Frère Secrétaire, sans quoi il doit être imposé à une amende au profit des pauvres.


 

SECOND PREALABLE

 

Le Profane Aspirant sera amené à la porte du local, au moins une demi-heure avant l’ouverture des travaux par le Frère qui l’a proposé. Cette porte sera s’il est possible différente de celle d’entrée ordinaire. Là, le Frère prendra congé de l’Aspirant, comme s’il se retirait tout à fait. Le Frère Préparateur s’emparera du Profane, si l’heure d’ouvrir les travaux n’est pas encore venue, il le conduira dans quelque endroit secret, où il ne puisse converser avec qui que ce soit ni voir ni reconnaitre personne. Le Frère Préparateur gardera un extérieur sévère, sans rudesse, évitera de lier conversation, et répondra brièvement et mystérieusement aux questions qui pourraient lui être faites par l’Aspirant, de manière à lui ôter le désir d’en faire d’autres. A peu près une demi-heure avant l’ouverture des travaux le Frère Préparateur conduira le Profane à la Chambre des Réflexions. Cette Chambre doit être fermée aux rayons du jour et éclairée d'une seule lampe: les murs en seront noircis et chargés d'emblèmes funèbres, afin d'inspirer le recueillement, la tristesse et l'effroi: des sentences d'une morale pure, des maximes d'une philosophie austère, seront tracées lisiblement sur les murs, ou encadrées et suspendues en divers endroits de la Chambre; une tête de mort et même un squelette si l'on peut s'en procurer un rappelleront le néant des choses humaines. Il ne doit y avoir dans cette Chambre qu'une chaise, une table, un pain, un vase rempli d'eau claire, du sel et du souffre dans deux petits vases, du papier des plumes et de l'encre. Au-dessus de la table seront représentés un coq et une horloge de sable, et au bas de ces emblèmes, on mettra ces mots; Vigilance et Persévérance. Voici quelques-unes des inscriptions qu'on peut y placer.

 

INSCRIPTIONS

 

Si la curiosité t'a conduit ici, va-t-en.

Si tu crains d'être éclairé sur tes défauts, tu seras mal parmi nous.

Si tu es capable de dissimulation, tremble, on te pénètrera.

Si tu tiens aux distinctions humaines, sors, nous n'en connaissons pas ici.

Si ton âme a senti l'effroi, ne va pas plus loin.

Si tu persévères, tu seras purifié par les éléments; tu sortiras de l'abime des ténèbres, et tu verras la lumière.

On laissera quelques temps le Profane seul dans la Chambre des Réflexions, après quoi, le Frère Préparateur lui donnera par écrit les questions suivantes, ou de semblables à résoudre aussi par écrit :

Qu'est-ce qu'un honnête homme se doit à lui-même ?

Que doit-il à ses semblables ?

Que doit-il à sa Patrie ?

On écrira ces questions de manière à laisser entres elles assez d'espace pour contenir les réponses que le Profane pourra y faire.

 

 

OUVERTURE DES TRAVAUX

 

Les Frères étant rassemblés dans le local habillés et décorés le Vénérable frappe seul un coup de maillet pour appeler aux travaux, chacun se met à sa place et s’y tient debout.

 

V:

 

Tous les Frères se lèvent, le Vénérable dit :

 

V: Frère Premier Surveillant, êtes-vous Maçon?

 

1S: Mes Frères me reconnaissent pour tel.

 

V: Quel est le premier devoir des Surveillants en Loge?

 

1S: C'est de s'assurer si la Loge est couverte extérieurement et intérieurement.

 

(C'est-à-dire qu'il faut que la porte du Temple soit fermée, et qu'il n'y ait aucun Profane dans la Salle des Pas Perdus, qui puisse écouter à la porte).

 

V: Faites-vous en assurer, mon Frère.

 

1S: Frère Second Surveillant, faites-vous assurer si la Loge est couverte extérieurement et intérieurement.

 

2S: Frère Expert ou Frère Couvreur, faites votre office.

 

Alors le Frère Expert l'épée à la main, ouvre la porte de l'Atelier, en prend la clé, et la met sur la table qui est placée entre les deux Surveillants, ordonne au Frère Tuileur de veiller à la garde extérieure du porche dont il répond, referme la porte, et se place à l'entrée intérieure du porche l'épée à la main; quand cela est fait, le Frère Couvreur dit à voix basse au Second Surveillant:

 

C: Frère Second Surveillant, les travaux sont couverts extérieurement et intérieurement.

 

2S: Frère Premier Surveillant, les travaux sont couverts extérieurement et intérieurement.

 

1S: Très Vénérable, les travaux sont couverts extérieurement et intérieurement.

 

Le Vénérable dit :

 

V: A l'ordre, mes Frères.

 

Chaque Frère se met à l’ordre. Le Vénérable ajoute.

 

V: Frère Premier Surveillant, quel est le second devoir d'un Surveillant en Loge?

 

1S: C'est de s'assurer si tous les Frères sont à l'ordre.

 

V: Y sont-ils?

 

Le Second Surveillant dit au Premier :

 

2S: Frère Premier Surveillant, tous les Frères sont à l'ordre sur la colonne du Nord.

 

Le Premier Surveillant dit tout haut :

 

1S: Très Vénérable, tous les Frères sont à l'ordre sur les deux colonnes.

 

V: A quelle heure les Maçons ouvrent-ils leurs travaux?

 

1S: A midi

 

V: Quelle heure est-il?

 

1S: Il est midi

 

V: Puisqu'il est l'heure à laquelle nous devons ouvrir nos travaux, Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères de l'une et l'autre colonne à se joindre à moi pour ouvrir les travaux de la Respectable Loge de … à l'Orient de … au Grade d'Apprenti.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour ouvrir les travaux de la Respectable Loge de … à l'Orient de … au Grade d'Apprenti.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour ouvrir les travaux de la Respectable Loge de … à l'Orient de … au Grade d'Apprenti.

 

V: A la Gloire du Grand Architecte de L’Univers, j’ouvre les travaux.

 

Le Vénérable frappe sur le trône les trois coups mystérieux, que les Surveillants répètent.

 

V:

 

1S:

 

2S:

 

Après quoi le Vénérable dit.

 

V: A moi mes Frères.

 

Tous ayant les yeux sur le Vénérable, font le signe d'Apprenti, et applaudissent par la batterie ordinaire. Enfin, le Vénérable dit.

 

V: Mes Frères, les travaux sont ouverts, prenez vos places.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, les travaux sont ouverts, prenez vos places.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, les travaux sont ouverts, prenez vos places.

 

Tout le monde s'assied. Les Frères doivent observer de ne s’asseoir qu’après que les deux Surveillants les y ont invités. Le Vénérable dit ensuite :

 

V: Frère Secrétaire, voulez vous bien nous faire lecture de la planche tracée dans nos derniers travaux. Frère Premier et Second Surveillants, invitez les Frères à prêter attention à cette lecture.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à prêter attention à la lecture de la planche tracée dans nos derniers travaux.

 

2S: Frère de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à prêter attention à la lecture de la planche tracée dans nos derniers travaux.

 

Le Frère Secrétaire fait lecture de la planche.

 

NOTA. La planche doit nécessairement contenir toutes les délibérations qui ont été prises, les propositions qui ont été faites pendant le cours des travaux. Quelque exercé que soit le Frère Secrétaire quelque attention qu’il y apporte, il est difficile que cette planche soit rédigée pendant la tenue des travaux de manière à supporter une lecture réfléchie, d’ailleurs il est possible qu’un fait se soit passé, qu’il en ait d’abord été fait mention, et qu’ensuite la Loge arrête qu’il n’en sera nullement parlé dans la planche, ce qui nécessite des ratures, des renvois, etc. c’est pourquoi il est à propos que le Secrétaire ne trace pendant les travaux qu’une esquisse qu’il peut raturer, corriger suivant les circonstances, pourvu qu’il en porte la mise au net sur un registre destiné à cet usage. Il se servira donc pour l’esquisse de feuilles de papier timbré du timbre de la Loge. A la fin des travaux le Frère Secrétaire fera la lecture de cette esquisse pour que chacun puisse y faire telles corrections qu’il croira devoir indiquer: ces corrections n’auront pour but que de rendre plus exactement et plus clairement ce qui se sera passé pendant les travaux; et afin de constater légalement ce qui aura été arrêté sur l’esquisse, le Frère Secrétaire la fera signer par le Vénérable et le Frère Orateur. Pendant que le Frère Secrétaire fait la lecture de la rédaction sur le registre, le Frère Orateur collationne sur l’esquisse qu’il a sous les yeux, afin de s’assurer si dans la rédaction, le Frère Secrétaire n’a rien changé ou omis dans les délibérations de l’assemblée précédente.

 

Quand la lecture est finie, le frère Orateur doit faire part tout haut des changements ou omissions qu'il a remarqués; s'il n'y en a pas il dit :

 

O: Très Vénérable, la planche est conforme à l'esquisse.

 

 

Comme il serait possible que d'autres Frères eussent remarqué quelque chose d'essentiel à corriger, le Vénérable dit :

 

V: Frère Premier et Second Surveillant, invitez, je vous prie, les Frères de l'une et l'autre colonne à faire leurs observations sur la rédaction de la planche tracée dans la dernière assemblée, dont ils viennent d'entendre la lecture.

 

1S: Frères Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à faire nos observations sur la rédaction de la planche tracée dans la dernière Assemblée, dont nous venons d'entendre la lecture.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à faire nos observations sur la rédaction de la planche tracée dans la dernière Assemblée, dont nous venons d'entendre la lecture.

 

NOTA : Les observations ne peuvent concerner que la manière dont la planche est rédigée, on ne saurait rien changer au fond, qui a été irrévocablement arrêté dans la dernière assemblée.

 

Si quelque Frère a des observations à faire, il se lève demande la parole, et après l'avoir obtenue, il déduit ses observations, qu'on discute pour y avoir tel égard que de raison. S'il n'y a point d'observation, les Surveillants en avertissent tout haut.

 

2S: Frère Premier Surveillant, il n'y a point d'observation sur ma colonne.

 

1S: Très Vénérable, il n'y a aucune observation sur les deux colonnes.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Frère Premier et Second Surveillant, invitez les Frères de l'une et l'autre colonne à se joindre à moi pour donner la sanction à la planche de nos derniers travaux.

 

1S: Frère Second Surveillant Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour donner la sanction à la planche de nos derniers travaux.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui pour donner la sanction à la planche de nos derniers travaux.

 

V: A moi, mes Frères.

 

Tous applaudissent en la manière accoutumée par la batterie ordinaire. Lorsqu'il se présente des Frères Visiteurs, ils ne doivent être introduits, qu'après la lecture de la planche, afin que, si cette planche contient quelques corrections fraternelles contre des Frères, qu'il y ait eu dans les derniers travaux quelque contestation, ou qu'on ait traité quelque matière qu'on doive concentrer entre les Frères de la Loge, aucun Visiteur n'en ait aucune connaissance. Le Secrétaire se lève et fait signer la planche par le Vénérable et l'Orateur puis rejoint sa place.

 

S'il y a des Visiteurs dans la Salle des Pas Perdus, le Frère Maitre des Cérémonies en avertit, tout bas, le Second Surveillant, qui frappe un coup pour demander de l'attention: il en avertit tous bas le Premier Surveillant, qui frappe un coup auquel répond le Vénérable.

 

MC : Frère Second surveillant, il y a dans la Salle des Pas Perdus, des Frères qui demandent à être admis à nos travaux.

 

2S:

 

1S:

 

V:

 

2S: Frère Premier Surveillant, il y a dans la Salle des Pas Perdus, des Frères qui demandent à être admis à nos travaux.

 

Le premier Surveillant dit :

 

1S: Très Vénérable, il y a dans la Salle des Pas Perdus, des Frères qui demandent à être admis à nos travaux.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Frère Second Surveillant, invitez le Frère Expert à s'informer quels sont ces Frères, à leur demander leurs noms, celui de leurs Loges, et leurs certificats, et à les tuiler aux travaux du grade.

 

Le Frère Second Surveillant charge le Frère Expert de cette commission :

2S : Frère Expert informez vous quels sont ces Frères, demandez-leur leurs noms, celui de leurs Loges, et leurs certificats, et tuilez-les aux travaux du grade.

Le Frère Expert sort, interroge tous les Frères l'un après l'autre en particulier, prend par écrit leurs noms, celui de leurs Loges et se charge de leurs certificats. Il frappe à la porte par la batterie du grade, le Frère Couvreur lui répond de même et l'Expert réplique de même. Le Frère Couvreur avertit le Second Surveillant qu'on frappe en Maçon, celui-ci en avertit le Premier Surveillant qui le dit tout haut au Vénérable, après avoir frappé chacun un coup de maillet.

 

C : Frère Second Surveillant, on frappe à la porte en Maçon.

 

2S:

 

1S:

 

V:

 

2S: Frère Premier Surveillant, on frappe à la porte en Maçon.

 

1S: Très Vénérable, on frappe à la porte en Maçon.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Mon Frère, faites voir qui frappe, si c'est un membre de la Loge, qu'on lui accorde l'entrée, après qu'il aura donné le mot de passe.

 

Le Premier Surveillant répète cet ordre au Frère Couvreur.

 

1S: Frère Couvreur, voyez qui frappe, si c'est un membre de la Loge, accordez lui l'entrée, après qu'il aura donné le mot de passe.

 

Le Frère Couvreur ouvre la porte, introduit le Frère Expert, si c'est lui qui a frappé, et referme la porte. Si c'est un membre de la Loge, le Frère Couvreur en avertit le Second Surveillant qui dit tout haut :

 

2S: C'est le Frère…, Très Vénérable.

 

Le Frère qui entre doit le faire par trois pas d'Apprenti, se mettre à l'Ordre entre les deux Surveillants, et attendre que le Vénérable lui dise de prendre place. Si c'est le Frère Expert, il se place entre les deux Surveillant, demande la parole, et après l'avoir obtenue, il rend compte de sa mission, et donne les certificats au Frère Maitre des Cérémonies qui va les porter au Vénérable. Il est à propos, d'engager les Frères Visiteurs à signer leurs noms sur un papier à part, afin qu'on puisse confronter ces signatures avec celles qui doivent être portées sur les certificats. S'il n'y a point de difficulté, le Vénérable ordonne qu'on leur procure l'entrée. A l’instant, ou ils entrent dans le Temple, le Frère Expert leur demande le mot de passe, qu'ils donnent à voix basse. Pour les recevoir, tous les Frères se tiennent debout et se mettent à l'ordre. Lorsqu'ils sont introduits, le Vénérable leur adresse la parole, et leur témoigne le plaisir qu'ils font aux Frères en les venant visiter. Il les invite ensuite à prendre place sur les colonnes, où le Frère Maitre des Cérémonies les conduit. Si parmi les Frères Visiteurs, il y a des Vénérables de Loges ou une députation de Loge, l’un des trois Grands Officiers de l’Ordre ou quelque Officiers d’Honneur ou en exercice du Grand Orient, on députera pour les recevoir à la porte du Temple, trois Frères précédés du Maitre des Cérémonies. On les recevra glaive en main. Pour le Grand Maitre, la députation se fera de neuf Frères précédés du Maitre des Cérémonies. Pour le Grand Administrateur, sept Frères. Pour le Grand Conservateur, cinq Frères. Pour un Grand Maitre d’un Orient étranger, sept Frères. A l’instant de leur introduction le Vénérable et les Surveillants frapperont trois fois neuf coups de maillet; après quoi le Vénérable en frappera un plus fort pour obtenir silence. Le Vénérable leur adressera un compliment de félicitation au nom de la Loge, sur la faveur qu'elle reçoit d'eux, et les invitera à prendre place à l'Orient, où le Maitre des Cérémonies les conduira. Les Frères qui les accompagnent forment la voute d'acier, les autres Frères sont debout, à l'ordre et glaive en main. Le Vénérable n’offrira son maillet, qu’aux trois Grands Officiers de l’Ordre. Quand les Frères Visiteurs auront pris place, le Vénérable invitera les Surveillants à engager les Frères de la Loge et autres à se joindre à lui pour applaudir à la présence de ces Frères.

 

V: Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères de vos colonnes à se joindre à moi, pour applaudir à la présence des Frères Visiteurs.

Les Surveillants annonceront :

 

1S: Frères Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui, pour applaudir à la présence des Frères Visiteurs.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à nous joindre à lui, pour applaudir à la présence des Frères Visiteurs.

 

Chaque Frère quitte l'ordre sans faire le signe et range son glaive.

 

V: A moi mes Frères.

 

Après quoi on applaudira par la batterie du grade. S'ils remercient on couvrira leurs applaudissements sur l'ordre qu'en donnera le Vénérable. On introduit les derniers, les Frères distingués par leurs qualités maçonniques, ou par leurs dignités dans l'ordre, de manière que le plus qualifié est introduit le dernier. Quand tout ce cérémonial est exécuté, le Vénérable dit:

 

V: Asseyons-nous mes Frères.

 

Ce qui est répété par les Surveillants.

 

1S: Asseyons-nous mes Frères.

 

2S: Asseyons-nous mes Frères.

 

Puis le Vénérable ajoute :

 

V: Mes Frères, par deux scrutins unanimes, vous avez admis le Profane N... à se présenter pour être initié à nos mystères. S'il n'y a point de nouvelle opposition, je vous prie de témoigner votre consentement en la manière accoutumée.

 

1S: Frère Second Surveillant, Frères de la colonne du Midi, le Vénérable nous invite à témoigner notre consentement en la manière accoutumée.

 

2S: Frères de la colonne du Nord, le Vénérable nous invite à témoigner notre consentement en la manière accoutumée.

 

Tous les Frères pour signe de leur consentement étendent la main et la laisse tomber sur leur tablier. S'il y avait quelque nouvelle opposition il faudrait la discuter. S'il n'y en a pas, le Vénérable dit:

 

V: Frère Maître de Cérémonies, faites avertir par le Frère Tuileur, le Frère Préparateur, que la Loge attend le compte qu'il est chargé de lui rendre.

 

Le Maître des Cérémonies se fait entrouvrir la porte de la Loge par le Frère Couvreur.

 

MC: Frère Tuileur, allez avertir le Frère Préparateur que la Loge attend le compte qu'il est chargé de lui rendre.

Le Frère Préparateur étant averti, frappe à la porte de la manière qui a été détaillée, et qu'on observe dans toutes les circonstances. Il se place entre les deux Surveillants, demande la parole, et après l'avoir obtenue, rend compte des dispositions du Candidat, et remet au Frère Maître des Cérémonies, qui l'apporte au Vénérable, le papier sur lequel sont les trois questions qu'on lui a proposées à résoudre, et les réponses qu'il y a faites. Le Vénérable dit :

 

V: Frère Préparateur, allez disposer le Récipiendaire dans l'état requis; faites moi parvenir son glaive (s'il en a un) et ses métaux.

 

Pendant la préparation, le Vénérable lit à haute voix les réponses que le Récipiendaire a faites aux questions qui lui ont été proposées. Si l'arrivée du Récipiendaire tardait trop, le Vénérable ferait faire lecture des Règlements de la Loge, et cette lecture serait interrompue au premier coup de maillet. Le Frère Préparateur de retour auprès du Candidat, lui fera des observations sur l'importance de sa démarche. Quand on s'est assuré de sa résolution, on cesse de lui parler, on affecte même le silence le plus imposant et on ne répond plus à aucune de ses questions. On le fait sortir de la Chambre des Réflexions, et on le met dans l'état où il doit entrer en Loge, c'est-à-dire, qu'il doit être nue tête, avoir les yeux bandés avec le plus grand soin, être en chemise, le bras et le sein gauches découverts, sans jarretières, le genou droit nu, le soulier gauche en pantoufle: il faut qu'il n'ait sur lui ni or ni argent, ni montre, ni boucle, ni aucun autre bijou, ni métaux. Le Frère Préparateur vient apporter à la Loge, les métaux bijoux épée etc., du Récipiendaire, il frappe à la Loge, et les remet au Frère Maître des Cérémonies qui va les porter au Vénérable. De retour auprès du Récipiendaire le Frère Préparateur l'amène à la porte de la Loge à laquelle il frappe trois grands coups irréguliers: 0 0 0

 

2S:

 

1S:

 

V:

 

2S: Frère Premier Surveillant, on frappe à la porte en profane.

 

1S: Très Vénérable, on frappe à la porte en profane.

 

V: Faites voir qui frappe ainsi.

 

1S: Frère Second Surveillant, faites voir qui frappe ainsi.

 

2S: Frère Couvreur, voyez qui frappe ainsi.

 

Le Couvreur entrouvre la porte et demande d'un ton un peu brusque:

 

C: Qui frappe ainsi?

 

Le Frère Préparateur sans quitter le Récipiendaire dit :

 

P: C'est un Profane qui demande à être reçu Maçon.

Le Frère Couvreur referme la porte un peu brusquement.

 

C: Frère Second Surveillant, c'est un Profane qui demande à être reçu Maçon.

2S: Frère Premier Surveillant, c'est un Profane qui demande à être reçu Maçon.

 

1S: Très Vénérable, c'est un Profane qui demande à être reçu Maçon.

 

V: Demandez-lui son nom, son surnom, son âge, son pays, sa qualité (c'est-à-dire sa profession) et sa demeure actuelle, demandez-lui ce qu'il désire de nous et quelle est sa volonté.

 

1S: Frère Second Surveillant, demander lui son nom, son surnom, son âge, son pays, sa qualité et sa demeure actuelle, demandez-lui ce qu'il désire de nous et quelle est sa volonté.

 

2S: Frère Couvreur, demandez-lui son nom, son surnom, son âge, son pays, sa qualité et sa demeure actuelle, demandez-lui ce qu'il désire de nous et quelle est sa volonté.

 

Le Couvreur entrouvre la porte.

 

C: Quel est son nom, son surnom, son âge, son pays, sa qualité et sa demeure actuelle, que désire-t-il de nous et quelle est sa volonté.

 

P: C'est Monsieur ... (prénom, nom, âge, pays, qualité, demeure actuelle), il désire de nous l’initiation à nos mystères et sa volonté est d’accepter les épreuves qui lui seront imposées.

 

Le Couvreur referme la porte.

 

C: Frère Second Surveillant, c'est Monsieur... (Prénom, nom, âge, pays, qualité, demeure actuelle), il désire de nous l’initiation à nos mystères et sa volonté est d’accepter les épreuves qui lui seront imposées.

 

2S: Frère Premier Surveillant, c'est Monsieur ... (prénom, nom, âge, pays, qualité, demeure actuelle), il désire de nous l’initiation à nos mystères et sa volonté est d’accepter les épreuves qui lui seront imposées.

 

1S: Très Vénérable, c'est Monsieur ... (prénom, nom, âge, pays, qualité, demeure actuelle), il désire de nous l’initiation à nos mystères et sa volonté est d’accepter les épreuves qui lui seront imposées.

 

V : Faites-le entrer.

 

1S: Frère Second Surveillant, faites-le entrer

 

2S: Frère Couvreur, faites-le entrer.

 

 

Aussitôt les portes s'ouvrent avec bruit, on semble ouvrir des verrous: le Frère Préparateur, tient le Récipiendaire par les deux mains, il l'entraîne jusqu'entre les deux Surveillants, les portes se referment avec bruit, on referme les verrous, et dans cet instant le Frère Préparateur dit:

 

P: Je vous le livre, je n'en réponds plus.

 

Les Surveillants sans se dessaisir de leur maillet, quittent leurs places, s'approchent du Profane, lui saisissent chacun une main, et après quelques instants de silence, le Premier Surveillant dit:

 

1S: Très Vénérable, voilà le Profane.

 

Le Vénérable s'adresse au Candidat:

 

V: Monsieur, les premières qualités que nous exigeons pour être admis parmi nous, et sans lesquelles on ne peut être initié à nos mystères sont: la plus grande sincérité, une docilité absolue et une constance à toute épreuve. Vos réponses aux questions que je vais vous faire feront juger de ce que nous devons penser de vous.

 

Entre chaque question on attend la réponse du Candidat:

 

Quel est votre dessein en vous présentant ici?

Qui vous en a inspiré le désir?

La curiosité n'y a-t-elle pas la plus grande part?

 

Le Vénérable, attend les réponses du Récipiendaire, et lui fait des objections analogues au genre de son esprit et à son caractère.

 

Quelle idée vous êtes-vous fait de la Maçonnerie? Répondez avec franchise et surtout soyez vrai.

Êtes-vous prêt à subir les épreuves par lesquelles vous devez passer?

Savez-vous quelles obligations on contracte parmi nous?

Qui vous a présenté ici?

Le connaissez-vous pour Franc- Maçon?

Ne vous a-t-il pas prévenu sur rien de ce que font les Francs-Maçons?

Comment pouvez-vous désirer de connaître ce dont vous me dites n'avoir aucune idée?

Quelles réflexions ont occasionné en vous les objets qui se sont offerts à vos yeux dans la chambre où l'on vous a renfermé à votre arrivée?

Que pensez-vous de l'état dans lequel vous êtes actuellement?

Quelle idée vous formez-vous dune société dans laquelle on exige que le Récipiendaire soit présenté d'une manière qui doit vous paraître singulière? Encore une fois soyez vrai dans vos réponses, nous lisons dans votre cœur.

Votre confiance et votre démarche ne sont-elles pas un peu légères?

N'avez-vous pas à craindre que nous abusions de l'état de faiblesse et d'aveuglement dans lequel vous vous êtes laissé réduire?

Sans armes, sans défense et presque nu, vous vous livrez au pouvoir de gens que vous ne connaissez pas?

A chaque question, le Vénérable attend la réponse, pour insister et pour augmenter l'embarras, selon ce que le Profane répond. Après ces questions, le Vénérable dit :

 

V: Nous allons vous livrer à des épreuves indispensables, je vous préviens Monsieur, que si dans le cours de ces épreuves, le courage et la force qui vous seront nécessaires pour les supporter, venaient à vous manquer, vous serez toujours le Maître de vous retirer; ces épreuves sont toutes mystérieuses et emblématiques; apportez-y toute l'attention dont vous êtes capable.

 

Après quelques minutes du plus profond silence, le Vénérable dit:

 

V: Frère Expert, faites faire à Monsieur le premier voyage.

 

Les Surveillants reprennent leurs places. Le Frère Expert prend le Candidat par les deux mains, le fait voyager en partant de l'Occident où il est, passant par la colonne du Nord, du Nord à l'Orient, de l'Orient au Midi, et de là, à l'Occident, entre les deux Surveillants, où les voyages se terminent. Le Frère Expert, pendant ces voyages marche en reculant. Le premier voyage doit être le plus difficile, il doit se faire à très petits pas, très lentement, et d'une marche très irrégulière. On profitera de la disposition du local pour rendre ce voyage pénible, par des obstacles et des difficultés ménagés avec art, sans cependant employer aucun moyen qui puisse blesser ni incommoder le Récipiendaire, on le fera marcher tantôt à pas lents, tantôt un peu plus vite. On le fera baisser de temps en temps, comme pour passer dans un souterrain; on l'engagera à enjamber, comme pour franchir un fossé; enfin, on le fera marcher en zigzag, en sorte qu'il ne puisse juger de la nature du terrain qu'il parcourt. Pendant ce voyage on fera jouer la grêle et le tonnerre, afin d'imprimer dans son âme quelque sentiment de crainte. Quand le Récipiendaire est de retour à l'Occident, le Second Surveillant frappe un coup et dit:

 

2S:

 

Très Vénérable, le premier voyage est fait.

 

Le Vénérable s'adresse au Candidat:

 

V: Monsieur, qu'avez-vous remarqué dans le premier voyage que vous venez de faire?

 

Après la réponse du Candidat, le Vénérable dit:

 

V: Ce premier voyage est l'emblème de la vie humaine: le tumulte des passions, le choc des divers intérêts, les difficultés des entreprises, les obstacles que multiplient sur vos pas des concurrents empressés à vous rebuter, tout cela est figuré par le bruit et le fracas qui ont frappé vos oreilles, par l'inégalité de la route que vous avez parcourue.

 

Il marque un temps.

 

V: Frère Expert, faites faire le second voyage.

 

Ce second voyage doit être fait à pas moins lents, et un peu plus grands; il ne doit être remarquable que par de légers cliquetis de glaive, bien ménagés, aux oreilles du Candidat, et en petit nombre. De retour à l'Occident, le Frère Préparateur plongera le bras nu du Récipiendaire, dans une cuve pleine d'eau, qu'on aura eu soin de placer en cet endroit. Le Second Surveillant frappe un coup et dit:

 

2S:

 

Très Vénérable, le second voyage est fait.

 

Le Vénérable s'adresse au Candidat:

 

V: Quelles réflexions ce voyage a-t-il fait naître dans votre esprit?

 

Après une réponse quelconque, le Vénérable dit:

 

V: Vous avez dû trouver dans ce voyage moins de difficultés et d'embarras que dans le premier: nous avons voulu rendre sensible à votre esprit l'effet de la constance à suivre le chemin de la vertu; plus on y avance et plus il est agréable.

Ces cliquetis d'armes que vous avez entendus dans son cours, figurent les combats que l'homme vertueux est sans cesse obligé de soutenir pour triompher des attaques du vice.

Vous avez été purifié par l'eau; il vous reste encore d'autres épreuves à subir; armez-vous de courage afin de les supporter jusqu'au bout.

 

Il marque un temps.

 

V: Frère Expert, faites faire le troisième voyage.

 

Ce troisième voyage doit être fait à grands pas, avec liberté, mais sans précipitation; à peu près comme une marche de promenade. On suivra le Récipiendaire en secouant à quelque distance de lui, une torche qui produise une grande flamme, on aura soin que cette flamme ne puisse lui faire aucun mal. Le Récipiendaire étant de retour à l'Occident, le Second Surveillant frappe un coup de maillet et dit:

 

2S:

 

Très Vénérable, le troisième voyage est fait.

 

Le Vénérable s'adresse au Candidat :

 

V: Monsieur, vous devez avoir remarqué que ce voyage à été encore moins pénible que le précédent; les flammes par lesquelles vous êtes passé, sont le complément de votre purification: puisse le feu matériel dont vous avez été environné, allumer à jamais dans votre cœur, l'amour de vos semblables; que la charité préside à vos paroles et à vos actions, et n'oubliez jamais ce précepte d'une morale sublime, d'une morale commune à toutes les nations: « ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit à vous-même ». La constance que vous venez de montrer dans vos trois voyages, nous fait espérer que vous supporterez de même les épreuves que vous avez encore à subir.

V: Persistez-vous Monsieur?

 

Après sa réponse, le Vénérable dit:

 

V: Monsieur, une des vertus dont la pratique nous est plus chère, celle qui nous rapproche le plus de l'Auteur de notre être, c'est la bienfaisance; les métaux dont on vous à dépouillé sont l'emblème des vices; pouvez-vous, sans vous gêner, sacrifier, au profit des pauvres que nous assistons journellement, l'argent et le produit des bijoux qui vous appartiennent et qu'on m'a remis?

Prenez-y garde, Monsieur, vous pensez bien qu'une société un peu nombreuse a, dans ce moment, les yeux fixés sur vos démarches, et quelle est attentive à la réponse que vous allez me faire: je sollicite un acte de charité, prenez garde de n'en faire qu'un d'ostentation.

 

NOTA BENE : Si le Récipiendaire ne montrait pas une détermination franche et précise, le Vénérable pourrait essayer de l'y ramener par quelque chose d'équivalent à ce qui est ajouté, ici, en note:

Cette charité que je vous recommande, cesse d'être une vertu lorsqu'elle est faite au préjudice de devoirs plus sacrés et plus pressants: des engagements civils à remplir, une famille à entretenir, des enfants à élever, des parents peu favorisés de la fortune à soulager, voilà les premiers devoirs que la nature nous impose, voilà les créanciers de tout homme qui règle sa conduite sur les principes de l'équité. Que penseriez-vous de celui qui voudrait paraître charitable avant de les avoir satisfaits? J'ai voulu vous éclairer sur les obligations communes à tous les hommes. Je reviens maintenant à la première proposition que je vous ai faite: pouvez-vous sans blesser aucun de ces devoirs, sacrifier, au profit des pauvres que nous assistons journellement, tout ou partie de l'argent et du produit des bijoux qui vous appartiennent, et qu'on m'a remis? … Répondez !

 

Si le Candidat ne voulait rien donner, ce serait à la Loge à voir si pour d'autres considérations, il mérite d'être reçu. Le Vénérable continue.

 

V: Monsieur, nous allons dans un moment, exiger que vous nous prêtiez une obligation qui nous assure de votre discrétion; cette obligation doit être écrite par vous et signée de votre sang.

Frère Chirurgien, faites votre office!

 

On prépare tout pour une saignée, et quand la bande est mise et que le Frère Chirurgien va piquer, le Frère Conducteur crie :

 

C: Grâce.

 

Alors, le Vénérable dit:

 

V: Monsieur, votre résignation nous suffit dans cet instant ; apprenez par cette épreuve que, dans tous les temps et dans toutes les circonstances, vous devez secourir vos Frères, et verser, s'il est nécessaire, votre sang pour eux.

 

Après cette épreuve, le Vénérable dit:

 

V: Frère Maître des Cérémonies, présentez au Profane le calice d'amertume.

 

Puis, adressant la parole au Profane, il lui dit:

 

V: Monsieur, avalez ce breuvage jusqu'à la lie.

 

Quand il a bu (ce dont le Frère Maître des Cérémonies avertit le Vénérable).

 

MC: Très Vénérable, le Profane a bu jusqu'à la lie.

 

Le Vénérable dit:

 

V: Monsieur, ce breuvage par son amertume, est l'emblème des chagrins inséparables de la vie humaine; la résignation aux décrets de la providence peut seule les adoucir.

 

Puis, s'adressant au Frère Expert il lui dit:

 

V: Frère Expert, faites avancer le Néophyte au pied de l'autel, pour y prêter son obligation : Debout, à l'ordre et glaive en main, vous tous mes Frères.

 

Le Frère Expert conduit le Récipiendaire à l'autel, il lui fait mettre le genou droit sur un coussin, sur lequel est tracée une équerre, le genou gauche élevé ; on lui fait tenir de la main gauche un compas ouvert en équerre, il en appuie une des pointes, qui doivent être émoussées de peur d’accident, sur sa mamelle gauche découverte, on lui met la main droite sur le glaive qui est à plat sur la Bible, et en travers sur l'autel; le Vénérable ayant la main gauche étendue sur celle du Récipiendaire, lui dit :

 

V: Monsieur, l'engagement que vous allez contracter ne contient rien qui puisse blesser le respect que nous devons tous à la religion, notre attachement et notre fidélité pour notre gouvernement, ni le respect aux bonnes mœurs: Je vous préviens qu'il est terrible, mais il est indispensable que vous le preniez de votre pleine et libre volonté; y consentez-vous?

 

Le Candidat doit dire oui, avec franchise. S'il s'y refusait, il faudrait tâcher de l'y ramener par la voie de la persuasion, et s'il persévérait obstinément, il faudrait le laisser sortir. S’il y consent, le Vénérable lui dit:

 

Répétez avec moi:

OBLIGATION

Je jure et promets sur le Volume de la Loi Sacré et sur ce glaive, symbole de l'honneur devant le Grand Architecte de l'Univers qui est Dieu, de garder inviolablement tous les secrets qui me seront confiés par cette Respectable Loge, ainsi que tout ce que j'y aurai vu faire ou entendu dire; de ne jamais les écrire, tracer graver, ni buriner, que je n'en ai reçu la permission expresse, et de la manière qui pourra m'être indiquée.

Je promets d'aimer mes Frères, et de les secourir selon mes facultés; je promets, en outre, de me conformer aux Statuts et Règlements de cette Respectable Loge.

Je consens, si je deviens parjure, à avoir la gorge coupée, le cœur et les entrailles

arrachés, le corps brûlé et réduit en cendres, mes cendres jetées au vent, et que ma mémoire soit en exécration à tous les Maçons.

Que le Grand Architecte de l'Univers me soit en aide.

Après que cette obligation est prononcée,on reconduit le Candidat entre les deux Surveillants. Alors le Vénérable lui dit:

 

V: Monsieur, le serment que vous venez de prononcer ne vous donne-t-il aucune inquiétude?

Vous sentez-vous le courage de l'observer ?

Consentez-vous à le réitérer quand vous aurez reçu la lumière?

 

Après que le Candidat a répondu oui, le Vénérable lui dit:

 

V: Que demandez-vous?

 

Le Frère Second Surveillant lui dicte tout bas la réponse qu'il doit faire:

 

2S: La lumière.

 

Le Candidat répète:

 

C: La lumière.

 

Le Vénérable dit :

 

V: Elle va vous être accordée.

Vous tous, mes Frères, faites votre devoir.

 

C'est les avertir de se tenir debout et glaive en main. Les Frères quittent l'ordre et passent le glaive en main droite.

 

NOTA : Il faut pour cet instant se pourvoir de torches garnies de mèches à l’esprit de vin, dans le corps desquelles est la poudre inflammable qu’on nomme chez les chimistes lycopodium ou bien de l’arcanson en poudre, mais ce dernier produit une fumée épaisse et acre. Ces torches sont faites de manière qu’en les secouant, la poudre en sort et s’enflamme à l’esprit de vin qui brûle et produit une très grande flamme, mais il faut se tenir à une distance suffisante du candidat pour qu’il ne lui soit pas possible de lui faire aucun mal.

 

Au premier coup de maillet du Vénérable, tous les Frères se tournent vers le Récipiendaire. Au deuxième, ils dirigent la pointe de leur épée vers lui. Au troisième, on fait tomber le bandeau, qu’un Frère dénoue par derrière.

 

V:

 

C'est en cet instant qu’on secoue les torches deux ou trois fois au plus. Après un moment de silence, pour donner au Récipiendaire le temps de considérer les objets qui l'environnent, le Vénérable dit:

 

V: Les glaives qui sont tournés vers vous... A suivre...........

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